Tag: travaux

  • Fermetures nocturnes des tunnels à Marseille pour travaux

    Fermetures nocturnes des tunnels à Marseille pour travaux

    Ceux du Vieux-Port, de la Major et de Saint-Loup seront fermés du 31 août au 3 septembre de 22h30 à 5h30. Et la nuit du 3 au 4 septembre, aux mêmes horaires, ce seront les axes routiers de Saint-Charles et Saint-Loup qui ne seront pas ouverts à la circulation. Les travaux ont pour objectif de conserver les équipements dans un état de fonctionnement optimal. Les tunnels restant généralement ouverts toutes les nuits du week-end dans le but de ne pas entraver le trafic routier le samedi et le dimanche.

  • Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Il y a des choses qui ne changent pas : les affiches d’Arcimboldo placardées au mur, les pages de définition expliquant où se trouvent l’étymologie, les différents sens du mot ou les exemples, les tableaux blancs… Et puis il y a des choses qui évoluent. Face aux vagues de chaleur qui se multiplient, les écoles sont contraintes de s’adapter. À Martigues, sur l’année scolaire 2025/2026, la Ville a investi 1,52 million d’euros dans ses 28 établissements, principalement pour améliorer leur résilience face au changement climatique et leur accessibilité.

    À quelques jours de la rentrée, les ouvriers et agents municipaux s’affairent dans l’école élémentaire Antoine Tourrel pour installer les derniers brise-soleil électriques orientables au premier étage. « On est plein sud, donc ça va servir », souligne Christophe Logerot, chargé d’opérations. En plus de la pose de ces stores extérieurs, le désamiantage, l’étanchéité et l’isolation de la toiture, ainsi que le remplacement des menuiseries ont été réalisés en seulement sept semaines pour 250 000 euros. « C’est la complémentarité de ces actions qui permet d’avoir des résultats en termes de baisse des températures, souligne Gilles Picard, adjoint au maire à l’éducation (PCF). Chaque classe de chaque école et les restaurants scolaires bénéficient d’un ou plusieurs brasseurs d’air, et dans les maternelles chaque dortoir a la climatisation. » Pour l’élu, « la clim n’est pas l’alpha et l’omega de la lutte contre la canicule, à la fois parce que l’installation et l’entretien représentent un coût certain, mais aussi parce qu’on préfère avoir une perspective de long terme ».

    Deux ascenseurs créés

    Dans l’école Lucien Toulmond, la cour a bien changé entre la fin de l’année scolaire et la rentrée. 230 000 euros ont été fléchés pour la création d’îlots de fraîcheur et le changement de l’enrobé, qui est passé d’un noir qui emmagasinait la chaleur à une couleur beige clair, avec un matériau plus perméable. Ce lundi, les 400 élèves du groupe scolaire ne trouveront que des reliefs recouverts de copeaux, mais dès les vacances de la Toussaint (selon les conditions climatiques), 42 arbres seront plantés.

    Un travail topographique a été mené pour plus de continuité dans les espaces, et les marches extérieures sont devenues des pentes douces. À Antoine Tourrel, les sanitaires sous le préau ont bénéficié d’une réfection totale et une rampe pour les personnes à mobilité réduite a été aménagée. Mais ce sont les écoles Robert Desnos et Laure Moulin (à Canto-Perdrix) qui ont connu les plus gros chantiers d’accessibilité, avec la création de deux ascenseurs, dont les travaux seront prochainement achevés. Quatre autres groupes en sont déjà équipés. « Je pense qu’on peut dire que la rentrée est réussie », se félicite le maire Gaby Charroux (PCF).

  • Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    Au Cap Janet, le désamiantage inquiète

    L’association de défense des locataires du Cap Janet a adressé, jeudi dernier, une mise en demeure à leur bailleur Erilia, avec constat d’huissier, exigeant que les habitants de cette résidence installée sur les hauteurs de la Calade (15e), en surplomb du port, soient mieux protégés et informés contre le risque amiante. En cause, les travaux de réhabilitation de la cité engagés le 5 août (notre édition du 06/08), sans protection suffisante des appartements contre l’empoussièrement, dénoncent les locataires.

    Réunions d’information

    Les travaux prévoient une isolation complète des façades et des toitures, la modernisation du système de chauffage, la rénovation des salles d’eau. Un chantier à 15,61 millions d’euros, prévu pour être livré en mars 2028. Mais le bras de fer des habitants avec leur bailleur avait commencé dès son installation, sur fond de manque de stationnement. Et de fait, lorsque les places sont immobilisées pour les besoins du chantier, ils se mobilisent pour réclamer qu’en contrepartie, les voitures épaves qui bloquent, selon les habitants, une soixantaine de places soient retirées. Jusqu’à bloquer les entrées du chantier, le 19 août, pour obtenir gain de cause.

    Ce même jour, un locataire de la tour C remarque, sur la passerelle située à la hauteur de son balcon, les premiers panneaux signalisant la présence d’amiante. Et de filmer la fenêtre ouverte de sa cuisine donnant directement sur la coursive où circulent les ouvriers en combinaison intégrale, sans que son appartement ne soit protégé des poussières. « Nous ne sommes pas considérés, sommes des animaux », s’émeut-il. Dans une seconde vidéo, il va à la rencontre des ouvriers et leur demande d’arrêter le travail tant que les habitants ne sont pas abrités. « Il n’y a pas d’amiante », lui répond la gestionnaire de la résidence.

    Dans les jours qui suivent, la signalisation « danger amiante » est installée sur les palissades, indiquant aux ouvriers les précautions à prendre en fonction de l’empoussièrement, selon qu’il y ait moins de cinq fibres d’amiante par litre… ou moins de 100 fibres. « Quand ils ont installé le rail [de l’échafaudage, Ndlr], il n’y avait aucune signalisation, témoigne le président de l’association. Ils ont cassé les plaques de la façade sans avertir les gens qu’il y avait de l’amiante ! » En contrebas, les déchets du chantier sont entreposés sous des bâches sur le terrain de foot, derrière des grilles barrées d’une rubalise signalant le « danger amiante ». « Quand il y aura moins de soleil, les enfants vont retourner s’y amuser », s’inquiète Mohamed Aimeche, qui a aussi alerté la municipalité. Sollicité, le bailleur promet que « le chantier de réhabilitation de Cap Janet est conduit dans le strict respect de la réglementation ». Le plan de retrait des matériaux concernés a été transmis aux services de l’État avant le début des travaux, leur dépose réalisée par une entreprise spécialisée et certifiée pour être placés dans des contenants étanches dans une zone dédiée avant leur traitement, énumère le maître d’œuvre. Avec « un balisage et une sécurisation adaptés à l’avancement du chantier », et une attention spécifique sur les espaces extérieurs fréquentés par les enfants. « La santé et la sécurité des locataires, des riverains et des intervenants sont une priorité pour Erilia », promet-il. Et de préciser qu’« une information détaillée sera adressée aux locataires pour leur apporter toutes les précisions utiles sur le déroulement et la sécurisation de ces opérations ». Le bailleur a annoncé la tenue de permanences d’information le lundi.

  • Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique devrait être inauguré à Manosque à la mi-octobre, dans le cadre du dispositif national Quartiers de demain, qui permet à neuf villes françaises de réhabiliter des quartiers prioritaires en prenant en compte les impératifs écologiques.

    « La pose du gazon synthétique est prévue fin septembre, pour une semaine. L’avantage qu’on a sur le produit qu’on a pris, c’est qu’il n’y a pas besoin de substrats supplémentaires. Cela réduit largement le coût d’entretien », avance Laurent Fournaise, le directeur des services techniques. « À terme, la tribune devra également être étendue l’an prochain, et un tunnel sera construit sous une passerelle » pour séparer joueurs et public, selon le maire DVD de Manosque Camille Galtier. L’objectif de cette modernisation est aussi de créer « un lieu de vie dédié aux familles et convivial, en co-construction avec les habitants », a avancé Caroline Paolasso, conseillère municipale déléguée au Quartier de Demain. « Les épisodes pluvieux dégradent les pelouses. Le synthétique est une bonne alternative qui subit moins de dégradations, nécessite moins d’entretien et engendre un taux d’occupation plus important », a expliqué Allel Benferhat, directeur du service des sports.

    « Toutes les infrastructures sportives de la ville seront rénovées d’ici 2030, alors qu’en 2020 on était très en retard », a par ailleurs affirmé le maire. « On donne les infrastructures sportives aussi bien au basket, au hand et au rugby pour permettre de monter au dernier niveau national. » La modernisation du stade est réalisée pour un coût d’environ 1 million d’euros. La ville compte sur cette modernisation pour améliorer les conditions de pratique, la sécurité et la qualité de l’équipement. Ces travaux s’inscrivent dans le projet plus large de transformation de la Plaine des Sports et des Loisirs, destiné à moderniser le site et à favoriser la pratique sportive. Les travaux comprennent notamment les terrassements, la création d’un système de drainage et le passage de l’éclairage en LED.

  • À Avignon, le plan Faubourgs encore détricoté par l’avenue Monclar

    À Avignon, le plan Faubourgs encore détricoté par l’avenue Monclar

    Il est presque midi vendredi dernier. Au croisement de l’avenue Monclar et des boulevards Monod et Ferry, les automobilistes ralentissent et peinent à savoir s’il faut se fier au stop ou au nouveau feu tricolore encore éteint pour adopter la bonne conduite. Normalement, ce lundi à 9h, le feu fera foi et sera mis en service dans le cadre de la révision du plan Faubourgs, mis en place par la nouvelle majorité. Une nouvelle étape importante de franchie depuis trois mois et le lancement, en grande pompe, du premier ajustement de circulation autour de l’inflammable sujet des mobilités.

    Malgré l’absence de concertation, et trois semaines après la remise en double sens de la porte Saint-Lazare (notre édition du 28 juillet), le maire Olivier Galzi (DVD) continue de détricoter une des mesures phares du mandat précédent de sa prédécesseure, Cécile Helle (PS). Lors du conseil municipal de fin juin, au moins 300 personnes avaient bruyamment manifesté leur hostilité à ce démantèlement sous les fenêtres de l’Hôtel de ville, réclamant un moratoire. Olivier Galzi reste, lui, persuadé d’avoir l’adhésion d’une majorité silencieuse…

    « J’ai peur des risques pour nos enfants »

    Le changement sur l’avenue Monclar est encore perçu comme « une autre modification sans concertation ni étude d’impact » par l’association des 4 boulevards qui invite les riverains à faire remonter « les problématiques nouvelles soulevées par cette décision unilatérale ». L’opposition de gauche, qui avait porté ce dossier, parle d’un « contre sens historique », craignant « une insécurité routière ».

    Principal bouleversement, la réouverture de l’avenue Monclar dans le sens sud/nord (vers les remparts) depuis le croisement des boulevards Monod et Ferry. Les automobilistes pourront à nouveau passer devant l’école Marcel-Perrin, où plus aucune voiture ne circulait depuis plus de deux ans. La Ville assure que la « borne rétractable sera relevée aux heures d’entrée et de sortie » des classes. « J’ai peur qu’il y ait beaucoup plus de bruit et de risques pour nos enfants », redoute une maman d’élève croisée à proximité, anxieuse à une grosse semaine de la rentrée.

    Parmi les ajustements notables, la remise en circulation à double sens des boulevards Ferry et Monod dans ce secteur. La piste cyclable sur Monclar est maintenue en l’état. « Je suis assez partagée », ne sait pas trop quoi encore penser Lise Demeyer. Depuis mars, elle a ouvert le café créatif L’Éklâ, au quasi-croisement Monclar-Monod. « J’ai à la fois peur de perdre en calme avec plus de bruit, des difficultés de stationnement alors que je tiens un lieu de créativité et, d’un autre côté, je vais gagner en visibilité et avoir moins de bouchons pour venir travailler, ce changement pourrait débloquer tout ça », développe-t-elle.

    À quelques mètres de là, le pharmacien est, lui, beaucoup plus tranché. « Je vois clairement ce changement d’un très bon œil même s’il faut être prudent le temps des nouvelles habitudes », se projette Michel Paulet. Installé depuis 20 ans, il estime que les travaux de l’avenue Monclar lui ont fait perdre 100 clients par an depuis deux ans. « On était un peu coupé du reste de la ville, le plan Faubourgs c’est peut-être bien pour ceux qui y vivent, mais c’est catastrophique pour ceux qui y travaillent », juge le pharmacien. D’autres révisions sont encore prévues, mais pas datées officiellement, côté Saint-Ruf ou Sixte Isnard.

  • Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    À quelques jours de la rentrée, les écoles sont de véritables fourmilières. À l’intérieur, agents et travailleurs s’activent pour que tout soit prêt lors de l’arrivée des élèves, qui devraient être un peu moins de 900 cette année. « On profite de la saison estivale pour réaliser les gros chantiers, et à la fin de l’été on fait une tournée avec l’ensemble des services techniques pour voir les avancées, jeter un coup d’œil dans toutes les classes, essayer tous les interrupteurs, les robinets… pour que les jeunes et les équipes éducatives rentrent dans les meilleures conditions », explique Marc Minoretti, adjoint au maire délégué aux travaux, au cadre de vie et aux affaires générales.

    En 2026, 606 000 euros de travaux ont été consacrés aux sept établissements primaires et maternels de la commune. Dans le détail, 201 000 euros ont été alloués à la climatisation de tous les réfectoires, dortoirs et halls. « On avait fait l’isolation thermique par l’extérieur de 4 groupes scolaires il y a deux ans, ce qui nous a permis de gagner quelques degrés mais c’était pas suffisant, poursuit l’élu. Les clims ont été installées début juin, avant la première vague de canicule ».

    150 000 euros ont été dédiés à la rénovation complète de l’ancien logement de fonction de l’école Paul Éluard, désormais dédié au Rased et au périscolaire, 93 000 euros à la première tranche de rénovation des toitures, et 92 900 euros à la réfection des sols des quatre classes nord de l’école Jules Verne, qui avaient été déformés par les racines des platanes situés à proximité. 109 000 euros supplémentaires sont allés à l’entretien courant des classes, entre peintures, étanchéité, clôtures ou encore sécurisation des accès. La Ville a également fait l’acquisition de 12 écrans numériques interactifs. « C’est un renouvellement, toutes les classes élémentaires sont équipées depuis 5/6 ans », précise Maryline Oxisoglou, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

  • De grands travaux sur la ligne emblématique de la Côte Bleue

    De grands travaux sur la ligne emblématique de la Côte Bleue

    C’est une ligne qui longe l’une des plus belles côtes de Méditerranée. Sur près de 32 km, le train de la Côte Bleue offre un panorama exceptionnel entre calanques aux eaux turquoise, viaducs et petits ports, en passant notamment par l’Estaque, Niolon, Ensuès-la-Redonne, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, mais aussi Martigues, Port-de-Bouc, Fos-sur-Mer, Istres et Miramas.

    L’été, sa fréquentation explose. Sur les mois estivaux, l’augmentation atteint 66% en 2024 et 52% en 2025, d’après les chiffres de la Région Sud. L’an dernier, au mois d’août, 2,9 millions de voyageurs ont emprunté le TER. Ils étaient 1,5 million en janvier, soit une progression proche des +100%. « Le plan de transport est adapté en période estivale, avec deux trains supplémentaires dans le sens Marseille-Miramas le matin, deux trains en plus le week-end, mais aussi un renfort de capacité pour le retour des plages l’après-midi », détaille la collectivité.

    La CGT plaide pour plus de moyens humains. « La première revendication c’est de remettre du personnel dans les gares pour rouvrir des guichets, qui ont quasiment tous été supprimés depuis trois ans, appuie Christophe Morard, secrétaire général des cheminots de Miramas. On a des équipes mobiles qui vont d’une gare à l’autre, mais c’est pas suffisant, surtout l’été. Avant-hier, une personne s’est fait écraser à Istres, la circulation a été coupée. Pour renseigner les voyageurs dans ces situations-là, c’est compliqué. »

    Un viaduc reconstruit

    Le TER ne fonctionne pas qu’au retour des beaux jours. « C’est une ligne du quotidien empruntée par de nombreux travailleurs », souligne l’élu syndical, qui estime que l’offre est « adaptée », bien que de gros travaux soient à prévoir.

    Entre 2020 et 2021, 35 millions d’euros ont été investis urgemment par les pouvoirs publics (dont 19 millions par la Région) pour régénérer 26 km de voies entre l’Estaque et Carry-le-Rouet, supprimer les ralentissements, et rétablir une desserte équivalente à celle de 2019 (2 TER par heure en pointe). En parallèle, SNCF Réseau a investi 11,4 millions d’euros supplémentaires pour sécuriser tunnels et versants rocheux. La modernisation se poursuit dans le cadre du Contrat de plan État-Région 2021-2027, avec une nouvelle enveloppe de 48 millions d’euros financée à parts égales par l’État, la Région et la Métropole. D’ici 2030, environ 30 km de rails, de traverses et ballast devraient être renouvelés, les tunnels et les ouvrages d’art consolidés.

    « Situés en contrebas d’anciennes friches industrielles utilisant ou transformant des métaux lourds, les tunnels de Rio Tinto et des Riaux et le viaduc de Vauclair ont été dégradés par l’infiltration d’eaux pluviales polluées provenant de ces entreprises », explique SNCF Réseau, qui se donne l’objectif « d’empêcher la transmission de la pollution à l’intérieur des tunnels afin de garantir la pérennité des structures et de revenir à la vitesse nominale de 100 km/h (contre 40 km/h actuellement) sur le viaduc », qui sera entièrement démoli et reconstruit.

    Les travaux sont prévus à l’horizon 2028, pour environ deux ans. Compte tenu de leur ampleur, la ligne sera fermée temporairement. La concertation préalable, initialement prévue entre juin et juillet 2026, est envisagée à l’automne. Christophe Morard commente : « Ce chantier est une nécessité si on veut pas fermer la ligne. Il y a moins d’agents pour effectuer la maintenance classique, les problématiques sont remontées moins souvent, donc c’est sûr qu’on est toujours plus dans l’urgence que dans l’anticipation ».

  • L’insalubrité, une lutte qui ne connait plus de répit

    L’insalubrité, une lutte qui ne connait plus de répit

    « On commence à taper, à monter sur des astreintes financières », annonçait en avril le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, chef d’orchestre des dispositifs de lutte contre l’habitat indigne. La création à titre expérimental d’une « mission interservices de lutte contre l’habitat indigne » confiée à une commissaire divisionnaire, a en effet mis en synergie toute la chaîne de coproduction des arrêtés de traitement de l’insalubrité qui associait l’ARS, les inspecteurs de salubrité de la Ville, le DDTM et le CODERST, sous la houlette de la préfète à l’égalité des chances, Isabelle Epaillard sur le départ.

    Le nombre de signalements de situation de mal-logement dans les Bouches-du-Rhône enregistrés sur la plateforme Signal Logement et traités par les services de la DDTM continue de croître : 2 612 en 2023, 3 536 en 2024, 3 473 en 2025 et déjà 2 267 depuis le début de l’année, même si une grande partie relève plus de l’indécence, que de l’insalubrité. « La réalité dépasse de beaucoup les 60 000 logements potentiellement indignes dans les Bouches-du-Rhône [dont environ 40 000 à Marseille] » avait prévenu le préfet d’un département où la moitié de l’habitat exige d’être rénové.

    Une pièce noire, humide

    et sans ouvrant

    Depuis le début de l’année, 93 arrêtés préfectoraux d’insalubrité initiaux ont été publiés sur les Bouches-du-Rhône dont 51 à Marseille et déjà 9 arrêtés fixant une astreinte à des propriétaires récalcitrants dont des bailleurs sociaux (13 Habitat et Provence Métropole Logement). Pour l’année 2025, on comptait 70 arrêtés d’insalubrité engageant une procédure dont 39 à Marseille et 5 astreintes. Pour rappel, en 2016, aucun arrêté d’insalubrité n’avait été pris à Marseille, capitale de l’habitat indigne. C’est dire le coup d’accélérateur donné depuis. 11 arrêtés ont prononcé la main levée après constat de travaux dûment exécutés. Un arrêté du 30 juin 2026 a clôturé une procédure ouverte en février 2017. Il s’agissait d’un logement 15 rue des tours à Martigues et interdit temporairement du fait que sa pièce principale était une pièce noire, humide et sans ouvrant.

    En juillet, le préfet a signé un arrêté ordonnant au propriétaire du local situé 33 rue du refuge au Panier de cesser de le mettre à disposition et de procéder au relogement de l’occupant. Là encore, le taudis est sans eau chaude, sans fenêtre, sans éclairage naturel. Son accès se fait d’ailleurs « depuis la façade arrière entre le 4 et 6, rue du Bouleau » avec une porte d’entrée laissant passer l’air et de hauteur insuffisante…

    À la Capelette, le 20 juin, le préfet a interdit définitivement de mettre à disposition un local « impropre à l’habitation » en fond de cour du 24-26 rue des Forges, et qui constitue un « danger pour la santé et la sécurité physique des personnes ». Aucune pièce de vie n’a de surface ou de volume suffisant. La situation d’insalubrité est aggravée par la ventilation insuffisante et l’absence de stabilité de l’échelle de meunier. L’obligation de reloger le locataire est signifiée.

    À Fuveau, le préfet a fait fermer un logement non seulement insalubre au 21 chemin d’Arles à Fuveau mais « sans existence légale faute d’autorisation d’urbanisme ». Il est relevé que le logement présente en particulier une « absence partielle ou totale de la toiture, avec un réseau fuyard des eaux usées à proximité du logement ». Une curiosité est notée : l’occupante serait titulaire d’un bail depuis six ans dans le parc social.

    Parfois, l’insalubrité et le péril structurel se conjuguent. Ainsi au 1er étage du 9 boulevard Féraud à Saint-Mauront sous arrêté de mise en sécurité depuis novembre 2024 : la pièce principale est inférieure à 7 m2 là où le seuil légal minimal est de 9 m2. Il est noté aussi qu’une pièce louée comme pièce principale ne dispose pas de fenêtres sur l’extérieur. L’arrêté ordonne de « remédier aux causes de moisissure qui prolifère sur les murs de façade de la chambre et du bureau », dans un délai de trois mois.

    Au 6 rue d’Anvers, le préfet a ordonné de traiter en procédure d’urgence un risque d’intoxication aux peintures au plomb. Un diagnostic a détecté sur des revêtements dégradés la présence de plomb à une concentration supérieure à 1 mg/cm².

  • La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    Des grillages métalliques entourent les pieds de la passerelle. Les travaux de la gare de Miramas ne sont pas tout à fait terminés, mais la nouvelle infrastructure est accessible depuis ce mardi 11 août. Valises à la main, un couple de Miramasséens appelle l’un des quatre ascenseurs qui desservent les quais. « C’est sûr que ça met plus la gare en valeur que le passage souterrain un peu lugubre qu’on avait avant », commentent-ils.

    Pour eux, ce nouvel ouvrage de 75 mètres de long qui surplombe les voies est enfin à la hauteur du pôle de mobilité, qui voit chaque jour près de 110 trains transiter. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révélait Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud au sein de la SNCF, lors de la pose des piles de la passerelle en janvier dernier.

    Près de 27 millions investis

    Venue regarder passer les locomotives avec son fils Kenaël, Sabrina assure : « La gare est toujours pleine, parce qu’on est bien desservis : on peut aller à Paris en TGV, à Marseille ou à Avignon. C’est rare pour une petite commune de 26 000 habitants ».

    Les 26,83 millions d’euros investis par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26) doivent donc améliorer le service pour les usagers, qu’ils soient des habitués ou qu’ils fassent partie des nouveaux voyageurs. Reste encore à végétaliser les quais, qui ont été rehaussés, et à installer le nouveau mobilier. « Ces travaux sont une bonne chose pour les personnes en fauteuil roulant, les quais et les trains sont plus accessibles », souligne Sabrina.

    La Miramasséenne note aussi l’amélioration de la desserte du centre-ville : « Il n’y a plus besoin de faire le tour de la gare pour aller des quartiers nord aux quartiers sud ». Alors qu’ils attendent leur train, le couple de deux retraités fait remarquer : « La mobilité progresse dans toute la ville : nous, on a pris le BHNS (Bus à haut niveau de service) pour venir à la gare, et ça fonctionne vraiment bien ! »

  • Sur le boulevard Rabatau à Marseille, la voiture va enfin laisser une place au vélo

    Sur le boulevard Rabatau à Marseille, la voiture va enfin laisser une place au vélo

    Le boulevard Rabatau est en travaux. La Métropole Aix-Marseille-Provence a engagé la semaine passée un chantier de réaménagement entre le square Paul-Mélizan et la place du Général-Ferrié. Une opération à 2,7 millions d’euros qui doit s’achever au printemps 2027 avec l’objectif affiché de « redonner de l’espace aux mobilités douces et améliorer le cadre de vie des habitants » et sécuriser les abords de l’école Teisseire.

    Piste cyclable bidirectionnelle

    Sur près de 400 mètres, soit un peu plus de la moitié du boulevard, une voie de circulation sera supprimée pour créer une piste cyclable bidirectionnelle de trois mètres de large, séparée de la chaussée. Le projet prévoit aussi une réorganisation du stationnement, l’installation de 40 arceaux à vélos, la désimperméabilisation de certains espaces et la plantation d’arbres autour du square. La Métropole précise que les accès aux logements et aux commerces seront maintenus pendant les travaux.

    Au-delà du réaménagement de voirie, le tronçon concerné par l’opération à la particularité de s’inscrire dans la ligne cyclable n°5 dite « Nord-Est ». Destinée à relier les plages du Prado à Château-Gombert, elle est intégrée au Plan vélo de la Métropole adopté en 2019 pour structurer un réseau sécurisé à l’échelle du territoire. Or sept ans après son lancement, le déploiement du Plan vélo est toujours au ralenti et emprunter son tracé relève de l’exercice à trous.

    Il y a sept ans, la Métropole s’était engagée à doubler la part modale du vélo grâce à un investissement de 60 millions pour la création progressive d’un vaste réseau cyclable de seize grandes lignes représentant plus de 280 kilomètres, à l’horizon 2030. Huit traversent Marseille. Mais comme le note le collectif Vélos en ville qui suit l’avancement du programme avec son observatoire du Plan vélo, seuls 47 kilomètres ont à ce jour été réalisés, soit 39% du total.

    Les critiques portent moins sur l’ambition du plan que son exécution, car plusieurs tracés structurants, destinés à offrir des continuités cyclables sécurisées dans une ville pensée pour l’automobile, peinent à voir le jour. Rabatau illustre bien cette situation. Axe majeur du sud marseillais, très fréquenté et marqué par une circulation dense, il ne compte aujourd’hui qu’une « bande cyclable à hauteur de trottoir » sur 463 mètres entre le rond-point du Prado et le square Paul-Mélizan où elle se termine sèchement.

    Les travaux engagés devraient permettre de la connecter à d’autres aménagements déjà réalisés. Il sera en effet possible de rejoindre en sécurité la ligne 3 qui traverse la place du Général-Ferrié le long du nouveau tracé du tramway entre Dromel et Castellane, ouvert en 2025. Ils permettront aussi de se rapprocher de la ligne 5 dont la portion la plus aboutie a vu le jour sur le Jarret entre 2020 et 2022, avec les réaménagements des boulevards Maréchal-Juin, Sakakini, Françoise-Duparc et Jean-Moulin : une piste cyclable qui n’avait alors pas été raccordée à la place du Général-Ferrié.