Tag: Transports

  • Nouvelle mobilisation pour la ligne Alès-Bessèges le 25 avril

    Nouvelle mobilisation pour la ligne Alès-Bessèges le 25 avril

    « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase », reconnaît, enthousiaste, Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF du Gard, qui participe pleinement au collectif pour la réouverture de la ligne Alès-Bessèges. Car après de nombreuses mobilisations pour engager la remise en service cette ligne, la réouverture semble enfin actée. Le collectif souhaite désormais informer et mobiliser la population pour garantir le meilleur service possible sur cette ligne qui a la responsabilité de désenclaver le nord du département du Gard, composé de territoires pas épargnés par la pauvreté.

    C’est dans cet objectif que le collectif organise une journée de mobilisation samedi 25 avril avec, au programme, une marche entre la halte de Gammal et la halte de Molières-sur-Cèze (9h-11h) suivie d’une réunion publique à la salle Sainte-Barbe (11h), où les habitants sont invités à venir poser des questions. « Il faut que les gens viennent : on parle désormais de concret puisque l’on passe dans la phase de pré-travaux. Nous sommes face à de nouvelles problématiques », confirme Anne-Marie Skora, souvent confrontée à une population désabusée par les nombreux reports et qui a perdu espoir dans la réouverture de cette ligne. « Nous aussi nous avons eu des doutes parce que cette ligne est suspendue depuis 2012. Mais maintenant, nous avons des éléments qui nous permettent d’être positifs. Nous voulons redonner confiance, partager de l’information parce que les travaux pour la première phase, c’est peut-être dans un an ».

    En effet, en novembre dernier a été actée par la Région, porteuse du projet, une réouverture en deux phases : d’abord entre Alès et Saint-Ambroix pour 2028 puis jusqu’à Bessèges en 2030. En mai, l’enquête publique sera lancée sur la phase 1, avec des travaux prévus pour 2027. « Il y a de nouvelles actions à mener pour savoir comment va fonctionner la ligne. Les gens doivent s’emparer de ces sujets et donner leurs idées. L’enquête publique va durer trois mois donc on veut apporter des éléments à la population et la motiver à répondre », ajoute Anne-Marie Skora.

    Opposé à cette ouverture en deux phases, le collectif s’y est résolu mais il espère surtout que tous les préparatifs pour le lancement de la deuxième phase seront rapidement engagés. « On veut que l’étude environnementale publique sur la phase 2 démarre très rapidement », confirme Anne-Marie Skora. « L’enjeu c’est que tous les cliquets soient enclenchés avant la fin 2028 ». En d’autres termes, que tout soit bouclé avant les prochaines élections régionales pour éviter qu’une autre majorité ne puisse revenir sur le projet.

    Alès, bloquée en gare ?

    Pour autant, tout n’est pas encore résolu pour la phase 1. Si Olivier Martin, le président de la Communauté de communes de Cèze Cévennes (candidat à sa réélection, dont le vote est prévu le 23 avril) a confirmé que l’intercommunalité allait prendre à sa charge la création des deux pôles d’échanges multimodaux de Saint-Ambroix et de Bessèges, le blocage pourrait intervenir du côté d’Alès.

    En effet, la réouverture de la ligne s’appuie sur la création d’une halte au niveau du lycée Jean-Baptiste Dumas. Mais pour cela, la Ville doit céder un terrain pour la construction du quai. « Malgré nos sollicitations, on ne parle jamais avec la Mairie ou l’Agglomération d’Alès. Ils ne viennent pas, ils n’interviennent pas ou par petites bribes de déclaration. Avant les dernières élections, la Mairie d’Alès s’est dite favorable pour la halte-lycée mais, à ce jour, on n’a pas de réponse sur le fait que les démarches aient été lancées  », s’inquiète Anne-Marie Skora. Le collectif a échangé à ce propos avec le sous-préfet d’Alès lors d’une réunion le 7 avril.

    « Sur la halte, on ne sait pas où ça en est », s’agace aussi Thierry Ferré, autre responsable du collectif. « On est plus optimiste pour la réouverture de la ligne, mais on sent que ça traîne des pieds sur la halte Jean-Baptiste Dumas alors que des engagements ont été pris et que le reste avance bien. On a demandé à toutes les mairies concernées par la ligne de voter une motion pour demander à Alès où ils en sont ».

  • Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Après deux années de travaux, Bendor, île privée de la société Ricard, rouvre ses portes au public. Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a fait le déplacement pour participer à cet événement, marqué notamment par le baptême d’Amista : un navire de 11 mètres de long, à propulsion électrique, destiné à assurer une partie des liaisons avec le continent.

    Une visite qui intervient, a-t-il rappelé, dix jours seulement après les annonces du Premier ministre visant à accélérer l’électrification des transports, et peu après sa présence à l’inauguration du branchement électrique à quai des navires de croisière au port de Marseille-Fos.

    « C’est un grand moment d’émotion pour moi, d’être la marraine de ce merveilleux bateau », lance pour commencer Patricia Ricard, la petite-fille du créateur de la marque d’apéritif anisé, en revenant sur le nom même du bateau, Amista, qui signifie « amitié » en provençal. Et de poursuivre : « La plus belle phrase de notre grand-père, c’est “Fais-toi un ami par jour” ; là, je pense que ce bateau va nous en amener beaucoup, des amis. »

    La présidente de l’Institut océanographique Paul-Ricard a rappelé son engagement pour l’environnement, au service de la protection de la Méditerranée. Elle précise : « Ce bateau électrique va économiser entre 10 000 et 15 000 litres d’essence, soit 30 ou 40 tonnes de carbone… »

    Ses concepteurs néerlandais le décrivent comme « un ordinateur et une batterie flottants » pour souligner la technicité de ce navire qui peut tenir les 8 nœuds pendant 5 heures.

    Même l’évêque de Fréjus-Toulon a salué cette ingéniosité humaine qui permet de naviguer sur la mer et, peut-être demain, sans polluer.

    Le privé en transition ?

    Le ministre a ensuite été interrogé sur la voie ouverte par la décarbonation du transport touristique côtier. L’enjeu étant de savoir si ce type d’initiative, encore limité à une échelle modeste, peut être transposé plus largement à l’avenir. « Bien sûr, c’est un objectif », répond-il en soulignant que le transport maritime représente 3% des émissions mondiales et que, par conséquent, d’importantes actions doivent être menées.

    La bonne nouvelle, ajoute Philippe Tabarot avec peut-être un peu trop d’enthousiasme, c’est que le secteur est engagé dans une décarbonation progressive, portée par des initiatives tant privées que publiques. Et de continuer : « On a une mer Méditerranée extraordinaire et on a pu accueillir, il y a quelque temps, un sommet mondial à Nice. La France a pris un certain nombre d’engagements, maintenant, il faut les respecter. Et l’État doit montrer l’exemple. »

    Reste la question de l’accompagnement des autres acteurs du transport côtier vers des pratiques plus vertueuses, à l’image de l’opérateur TLV, qui transporte chaque année près d’un million de passagers vers Porquerolles.

    Là encore, le ministre se veut très rassurant, en mettant en avant un appel à projets lancé pour 60 millions d’euros, dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS). Il permettra d’accompagner financièrement, grâce à des fonds publics, des projets privés visant à décarboner le transport maritime. « Nous allons donc accompagner dans cette transition les armateurs, avec une volonté très forte de pouvoir porter ces projets indispensables pour notre Méditerranée », ajoute-t-il. D’autant que cela répond, en plus, à une demande des habitants et des touristes.

    Le ministre poursuit : « On parle beaucoup dans notre région de la question du surtourisme. Je pense qu’on a un endroit magnifique que le monde entier veut connaître. À nous d’organiser les choses pour que ça ne se fasse pas au détriment de ce qui est, quelque part, notre plus grande richesse. »

    Jusqu’à un transport maritime 100% électrique ? « L’État a pris des engagements au sujet de la décarbonation au niveau européen pour être à zéro émission avant 2050 », répond le ministre. Pour lui « les choses avancent très rapidement », grâce aux effets conjugués « des armateurs qui investissent beaucoup » et aux efforts déployés par l’État.

    Les compagnies, conclut-il, jouent d’autant plus le jeu que c’est également devenu un enjeu économique, « notamment celles qui ont des intérêts bloqués dans le détroit d’Ormuz et qui souhaitent tirer les enseignements de cette crise ».

    à moins que, sitôt la situation rétablie, elles continuent à mener tout le monde en bateau.

  • Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Le financement des transports peut faire dérailler la Métropole

    Un murmure parcourt les travées de l’hémicycle métropolitain, au moment où l’argentier de l’institution annonce l’addition. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », lance David Ytier.

    Ce jeudi après-midi au Pharo, la présentation du premier rapport d’orientations budgétaires de la mandature a pris un ton inhabituel quand il a fallu partager l’ampleur d’un déficit dont le successeur de Martine Vassal assure n’avoir pris connaissance que ce lundi. « Nous nous attendions à quelques haies, mais c’est une vraie muraille que nous avons », illustre le vice-président (LR) aux finances. En cause, les ponctions de l’État, à hauteur de 60 millions d’euros, bien plus que ce qui avait été anticipé. « Nous sommes parmi les quelques territoires les plus frappés en France par les choix de la loi de finances », souligne-t-il. Surtout, le déploiement des nouvelles infrastructures de transports, de l’extension du tramway aux nouveaux bus à haut niveau de service font exploser les coûts d’exploitation de 81 millions d’euros (notre édition du 16/04).

    Alors le nouvel exécutif métropolitain présente à l’hémicycle un budget volontairement en déficit, de 123 millions d’euros. Et met toutes les pistes sur la table. « Face à ça, il n’y a pas 36 solutions : c’est soit des augmentations d’impôts, soit des réductions drastiques, soit un mixte des deux. Ou soit on demande à l’État de décider lui-même. C’est eux qui nous imposent cette situation, c’est à eux de l’assumer », tempête le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Une menace agitée qui se double d’un appel face aux perspectives de voir dérailler les finances métropolitaines face aux charges de la RTM. « Soit l’État nous donne les moyens d’avoir une politique des transports ambitieuse, soit on ne pourra pas doter ce territoire des équipements qu’il mérite. »

    En face, seul le RN ferme la porte à toute recette fiscale supplémentaire, « une ligne rouge infranchissable », plastronne le député Franck Allisio. « Nous n’avons qu’un point en commun, d’avoir perdu les élections, alors je vous appelle à un peu d’humilité », le douche Romain Simmarano. « Nous avons besoin de ressources pour que nous puissions déployer les politiques nécessaires », abonde l’ancien député PCF Pierre Dharréville.

    « Les transports c’est la vie »

    « Il faut vite renégocier le pacte financier et fiscal, la méthode avait fonctionné », rappelle donc la maire (GRS) des 1er-7e, Sophie Camard, avant que l’institution n’approuve la préparation d’un nouveau pacte de gouvernance. Bientôt présidente de la RTM, la maire adjointe (DVG) Samia Ghali avertit : « Les choix qui ont été faits par le passé, je ne m’en sens pas comptable. » Mais elle défend la poursuite des chantiers. « Les transports, c’est la vie », lance-t-elle.

    « Nous n’avons pas de regret à avoir sur nos investissements », approuve le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Et appelle à ce que la Métropole obtienne ce que seule la région parisienne a la possibilité de faire, d’augmenter le versement mobilité payé par les entreprises au-dessus du plafond des 2% de leur masse salariale. « Il faut que le versement mobilité soit au niveau : un point, c’est 220 millions d’euros », répète-t-il, par trois fois, tandis que le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux appelle à solliciter les autres collectivités, pour préserver les dotations aux communes.

    Dans l’immédiat, c’est la conférence des maires ce mardi qui aura à trancher dans les arbitrages. Absent de la séance pour pouvoir rencontrer le président de la République, le maire (DVG) de Marseille a lui pu plaider la cause métropolitaine directement au plus haut sommet de l’État. Avant que ses habitants n’en fassent les frais.

    NOMINATIONS EN SÉRIE DANS LES ORGANISMES MÉTROPOLITAINS

    Une vingtaine de structures ont vu leurs représentants métropolitains désignés ce jeudi, des régies d’eau aux parcs régionaux. En particulier trois structures clé, dont la Ville de Marseille vise la présidence.

    Euroméditerranée

    Est nommé en représentant titulaire de la Métropole le maire (PS) des 2e-3e, Anthony Krehmeier, avec comme suppléant le maire (PCF) des 15e-16e, Jean-Marc Coppola. La municipalité aura aussi à désigner ses propres représentants.

    Provence Métropole Logement

    Sont nommés au conseil d’administration sept titulaires représentant le conseil métropolitain : Martial Alvarez, Audrey Garino, Tina Biard-Sansonetti, Audrey Gatian, Julien Rossi, Jean-Marc Signes, Pierre Huguet. S’y ajoutent six personnalités qualifiées : Romain Canicave, Candice Letourneur, Morgane Dutertre, Jean-Marie Angeli, Jean-Pierre Rolland, Hanifa Taguelmint. Et une représentante de l’association Habitat alternatif social, Cécile Suffren.

    Régie des transports métropolitains

    Sont nommés au conseil d’administration André Molino, Jean-Pierre Serrus, Gaby Charroux, Romain Simmarano, Frédéric Vigouroux, Eric Chevalier, Samia Ghali, Nicolas Hue, Marie Batoux, Julien Harounyan, Audrey Gatian, Julien Rossi, Josette Furace, Clara Jaboulay, Pierre Huguet, Amine Kessaci, Arnaud Drouot. S’y ajoutent en personnalités extérieures Christian Pellicani et Vincent Kornprobst, en représentants des usagers Jean-Marc Maini, Ouahid Boustila, Olivier Couqueberg, en représentante du conseil départemental Valérie Guarino, en administrateur désigné par la chambre de commerce et d’industrie Jean-Michel Lacaux.

    ONZE CONSEILLERS DÉLÉGUÉS POUR LE BUREAU

    Après la désignation de vingt vice-présidents lors de sa première séance (notre édition du 08/04), le conseil métropolitain a désigné ce jeudi onze conseillers délégués qui siégeront également dans son bureau. C’est le cas du maire (LR) d’Allauch, Lionel de Cala, de l’adjoint (PS) au maire de Marseille délégué aux finances Joël Canicave, de l’adjointe (DVD) à la maire d’Aix déléguée à la jeunesse, Kayané Bianco Roatta, du maire (SE) de Cornillon-Confoux Daniel Gagnon, du maire (DVG) d’Ensuès-la-Redonne, Michel Illac, de l’adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, Audrey Garino, du maire (DVD) de Venelles Arnaud Mercier, de l’adjoint (DVG) au maire de Marseille délégué à la propreté Hedi Ramdane de la maire (DVD) d’Auriol Véronique Miquelly, du maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon et enfin du maire (DVD) de Simiane-Collongue Philippe Ardhuin. « Les délégations seront connues dans quelques jours, sans surprises, en tenant compte des compétences », indique le président LR de la Métropole, Nicolas Isnard. En précisant qu’un certain nombre d’élus « auront une lettre de mission pour s’occuper de domaines particuliers que nous ne souhaiterions pas oublier ».

  • RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    RTM : l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets

    Il y a eu la révolution des transports, avec la mise en service de nouveaux bus à haut niveau de service, une première prolongation du tramway à Marseille. Mais ce jeudi, c’est son contrecoup financier qui sera présenté aux élus de la Métropole Aix-Marseille, avec de la présentation du rapport d’orientations budgétaires. Les finances des transports virent en effet au rouge vif. « Le budget annexe fait face à ces difficultés structurelles avec un besoin de l’ordre de 80M à 90M d’euros dès le budget primitif 2026 », alerte ainsi le document qui parle d’un « véritable mur » financier. Dès 2025, la contribution d’équilibre s’est révélée insuffisante et l’épargne nette devrait être en déficit de 135 millions d’euros en 2028. « On pensait avoir une haie importante à franchir, là on a une muraille, le chantier financier (…) est colossal », souffle le vice-président LR aux finances David Ytier, avant le « temps du partage des constats ». Et de déplorer : « On nous demande de financer un développement de l’offre sans mettre les recettes qui permettent de financer. » D’autant plus que la Métropole doit faire face à 35 millions d’euros de ponctions de l’État.

    Alors l’alternative est posée sur la table : « Dès le budget primitif 2026, augmenter les recettes et/ou baisser les coûts d’exploitation. » Sur la baisse des coûts, la Métropole propose d’emblée 14 millions d’euros d’économies « en supprimant les kilomètres peu productifs », les bus les moins fréquentés, sans toucher aux dessertes. Pour les recettes, elle espère préparer un nouveau plan Marseille en grand pour déployer les RER métropolitains et table sur une évolution législative pour augmenter le versement mobilité des entreprises… Mais surtout, la hausse des recettes commerciales « constitue un levier prioritaire, rapide et pérenne d’équilibre du budget ». Avec deux hypothèses : un prix du billet augmenté de 20 centimes (jusqu’à 3,6 millions d’euros de recettes) ou de 80 centimes (+10,2 millions d’euros). En augmentant au passage le tarif des dessertes de l’aéroport. Des hypothèses étudiées « pour le quatrième trimestre 2026 ». Même si David Ytier temporise : « Aujourd’hui il n’y a rien d’arbitré, on a seulement finalisé les constats. »

  • [Exclusif] Samia Ghali candidate à la présidence de la RTM

    [Exclusif] Samia Ghali candidate à la présidence de la RTM

    Dès son élection à la tête de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard promettait à la presse de s’attaquer rapidement « aux vrais problèmes » de l’institution, « le premier d’entre eux étant le transport » (notre édition du 08/04). Le sujet s’invite dès le conseil métropolitain qui se tient ce jeudi après-midi, avec à l’ordre du jour la nomination des représentants de l’intercommunalité dans ses différents satellites, dont la RTM. Tandis que le maire (LR) de Salon-de-Provence annonçait d’emblée confier la délégation des transports au maire (DVG) de Miramas Frédéric Vigouroux, il s’était accordé avec le maire (DVG) de Marseille pour confier la présidence de la RTM à un élu marseillais. Depuis le début de la semaine, c’est le nom de la maire-adjointe (DVG) Samia Ghali qui circulait.

    « Je serai dès jeudi nommée au conseil d’administration de la RTM, et je serai candidate à la présidence au nom du maire de Marseille et du président de la Métropole », confirme-t-elle ce jeudi à La Marseillaise, au moment d’ajouter à sa délégation la charge des mobilités à Marseille. Une présidence qui devrait être sanctionnée par le conseil d’administration de la Régie des transports métropolitains d’ici à la fin du mois d’avril. « C’est une demande du maire et du président de la Métropole, qui m’ont demandé de prendre cette tâche, qui m’ont dit que j’étais une des personnalités les plus à même de s’en occuper, raconte Samia Ghali. Je sais que la tâche est immense, qu’il ne faut pas faire n’importe quoi, mais le travail ne me fait pas peur, j’ai la tête sur les épaules. »

    Cette nomination sera complétée par la désignation des représentants métropolitains dans neuf organismes, dont parmi les plus stratégiques Euroméditerranée, où les voix de l’État seraient nécessaires pour changer la présidence, aujourd’hui occupée par la conseillère régionale (Hor.) Isabelle Campagnola-Savon, et celle du bailleur social Provence Métropole Logement (PML, ex-HMP), dont la municipalité marseillaise vise la présidence.

    Samia Ghali de son côté conserve ses actuelles délégations à la rénovation urbaine et aux grands projets, des dossiers qui sont « éminemment lourds, complexes, techniques, et qui nécessitent d’être 100% dévoués ». De quoi justifier son choix de ne pas prendre la tête de la mairie de secteur des 15e et 16e arrondissements, où l’ancien adjoint communiste Jean-Marc Coppola a pris la succession de Nadia Boulainseur (DVG).

    Promesse de transparence

    Les dossiers ne manquent pas. Dans son secteur d’élection, la prolongation du tramway T2 jusqu’à la Castellane doit entrer dans l’opérationnel, et elle s’était battue pendant sa campagne pour la desserte des cités des quartiers Nord par des bus en soirée. S’y ajoutent les promesses du Printemps marseillais de rouvrir le métro le soir, après 21h30, un engagement qui risque de se heurter aux aléas des chantiers de l’automatisation, de mettre en service les navettes toute l’année, d’étendre la gratuité des transports pour les moins de 26 ans. Autant de dossiers qui devront composer avec le « mur financier » du budget métropolitain des transports, avec un déficit de l’épargne nette qui risque d’atteindre 135 millions d’euros en 2028 et l’hypothèse d’une hausse du prix des tickets évoquée dans le rapport d’orientations budgétaires présenté ce jeudi en conseil métropolitain.

    Dans ce contexte, la future présidente de la RTM temporise lorsqu’on l’interroge sur ses priorités. « J’en ai plein, mais j’ai besoin d’abord de travailler mes dossiers, je parlerai ensuite », répond-elle. En s’engageant néanmoins à communiquer largement sur la situation de la régie pour faire œuvre de transparence. « Il est important que les Marseillais comprennent ce qui se passe », défend-elle.

  • À Paris, Galzi et Tabarot déterrent la LEO

    À Paris, Galzi et Tabarot déterrent la LEO

    Il y a une semaine, à peine élu président du Grand Avignon, Olivier Galzi érigeait la résurrection de la liaison Est-Ouest (LEO) en priorité et annonçait « des rendez-vous à Paris la semaine prochaine » (notre édition de vendredi). Chose faite ce mardi, où le maire (DVD) a déjeuné avec Philippe Tabarot, ministre des Transports. « Il a été acté que le dossier est rouvert et tout sera fait pour récupérer les crédits », savoure Olivier Galzi.

    S’il sait que le tracé de la phase 2 (Rognonas / carrefour de l’Amandier), validé en 2003, est « loin d’être optimal », le maire préfère un contournement routier imparfait à rien du tout. « Cela reste un projet structurant pour désengorger le bassin de vie et réduire les problématiques sanitaires sur la rocade », martèle-t-il, arguant auprès du ministre « du consensus politique » local désormais.

    Ancien vice-président de la Région délégué aux transports, Philippe Tabarot connaît bien le dossier pour avoir, en novembre, réorienter les crédits ou, à la Région, les avoir inscrits dans le budget. « Il semble que les planètes soient de nouveau alignées, indiquait le ministre, lundi, à La Provence. Je ne dis pas que cela va être simple, parce qu’il y a des procédures qui ont dû s’arrêter, des financements qui sont partis. »

    D’après Olivier Galzi, décision a été prise pour pousser la LEO sur une ligne budgétaire du projet de loi de finances 2027. Il a aussi plaidé en ce sens, lundi soir, auprès d’un conseiller du président de la République « pour mettre toutes nos forces dans la bagarre pour que l’état prenne conscience que c’est quelque chose d’indispensable pour l’avenir du territoire », appuie-t-il.

    L’un des premiers signaux attendus est la prolongation de la déclaration d’utilité publique qui s’achève à la fin de l’année. Le financement restera le chantier majeur. Estimée à 150 millions d’euros en 2014, la tranche 2 coûterait près du double aujourd’hui, dont 40% assurés par l’État, mais aussi la Région, les Départements 84 et 13 et le Grand Avignon.

  • Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Une « première en France » s’est félicité ce samedi 11 avril le ministre des Transports, Philippe Tabarot, venu sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) inaugurer le branchement électrique à quai des bateaux de croisière. Déployée dans le cadre du dispositif « Connexion électrique des navires à quai, Escale zéro fumée », cette technologie permet de connecter en simultané trois navires, dont les besoins peuvent atteindre les 16 mégawatts chacun, soit la consommation d’une ville de 13 000 habitants, et de couper les moteurs durant l’escale. De quoi améliorer la qualité de l’air quand le maritime représente « 37% des émissions d’oxyde d’azote » a rappelé en préambule Dominique Robin, directeur de l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud.

    Si « la trajectoire baisse depuis 15 ans, de 7 ou 10%, on a besoin d’accélérer », estime-t-il. Se basant sur une étude « récente » de la Ville de Marseille, il indique que « près de 780 personnes décèdent de façon prématurée en lien avec la pollution ». Mais pour Hervé Martel, président du directoire du GPMM, c’est une « étape majeure » qui a été franchie. Mieux, de l’avance a été prise sur la réglementation européenne qui impose que 90% des escales de navires de passagers et de porte-conteneurs utilisent l’électricité à l’horizon 2030.

    200 millions investis

    Et de citer une autre étude, du Pôle mer Méditerranée, selon laquelle le branchement des navires permet de réduire de 80% les émissions d’oxyde de soufre, de 75% les oxydes d’azote, et de 60% les particules fines. Dans un contexte de guerre au Proche et au Moyen-Orient, il s’agit aussi de réduire la facture énergétique, de se détacher des énergies fossiles pour renforcer sa souveraineté dans un secteur stratégique pour l’économie mondiale précise Philippe Tabarot. « L’État a investi plus de 50 millions d’euros, soit près de la moitié des investissements publics de ce projet » de 200 millions d’euros a-t-il détaillé.

    Côté croisiéristes, on se félicite de l’usage de cette électricité « verte » pour « se consacrer à toute la chaîne de valeurs entre le départ et l’arrivée du bateau », résume Jacques Hardelay, président de l’association Marseille-Provence croisière. Et de défendre l’impact économique « important » sur la Ville, « 57 euros par personne et par jour dépensés » par les passagers en transit avance-t-il, et aussi sur les entreprises, entre taxis et avitaillement. Parmi les représentants des collectivités, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), bombe le torse rappelant sa capacité à aller chercher les financements européens. Plus nuancé, Laurent Lhardit, député PS des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal, évoque, au nom du maire de Marseille, la volonté de maîtriser un tourisme que la Ville souhaite « durable » et « bien loin d’une massification qui devra être régulée ». Le nombre de croisiéristes accueillis par le port de Marseille étant passé de 62 000 en 1996 à… 3 millions prévus cette année.

  • Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Une « première en France » s’est félicité ce samedi 11 avril le ministre des Transports, Philippe Tabarot, venu sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) inaugurer le branchement électrique à quai des bateaux de croisière. Déployée dans le cadre du dispositif « Connexion électrique des navires à quai, Escale zéro fumée », cette technologie permet de connecter en simultané trois navires, dont les besoins peuvent atteindre les 16 mégawatts chacun, soit la consommation d’une ville de 13 000 habitants, et de couper les moteurs durant l’escale. De quoi améliorer la qualité de l’air quand le maritime représente « 37% des émissions d’oxyde d’azote » a rappelé en préambule Dominique Robin, directeur de l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud.

    Si « la trajectoire baisse depuis 15 ans, de 7 ou 10%, on a besoin d’accélérer », estime-t-il. Se basant sur une étude « récente » de la Ville de Marseille, il indique que « près de 780 personnes décèdent de façon prématurée en lien avec la pollution ». Mais pour Hervé Martel, président du directoire du GPMM, c’est une « étape majeure » qui a été franchie. Mieux, de l’avance a été prise sur la réglementation européenne qui impose que 90% des escales de navires de passagers et de porte-conteneurs utilisent l’électricité à l’horizon 2030.

    200 millions investis

    Et de citer une autre étude, du Pôle mer Méditerranée, selon laquelle le branchement des navires permet de réduire de 80% les émissions d’oxyde de soufre, de 75% les oxydes d’azote, et de 60% les particules fines. Dans un contexte de guerre au Proche et au Moyen-Orient, il s’agit aussi de réduire la facture énergétique, de se détacher des énergies fossiles pour renforcer sa souveraineté dans un secteur stratégique pour l’économie mondiale précise Philippe Tabarot. « L’État a investi plus de 50 millions d’euros, soit près de la moitié des investissements publics de ce projet » de 200 millions d’euros a-t-il détaillé.

    Côté croisiéristes, on se félicite de l’usage de cette électricité « verte » pour « se consacrer à toute la chaîne de valeurs entre le départ et l’arrivée du bateau », résume Jacques Hardelay, président de l’association Marseille-Provence croisière. Et de défendre l’impact économique « important » sur la Ville, « 57 euros par personne et par jour dépensés » par les passagers en transit avance-t-il, et aussi sur les entreprises, entre taxis et avitaillement. Parmi les représentants des collectivités, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), bombe le torse rappelant sa capacité à aller chercher les financements européens. Plus nuancé, Laurent Lhardit, député PS des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal, évoque, au nom du maire de Marseille, la volonté de maîtriser un tourisme que la Ville souhaite « durable » et « bien loin d’une massification qui devra être régulée ». Le nombre de croisiéristes accueillis par le port de Marseille étant passé de 62 000 en 1996 à… 3 millions prévus cette année.

  • L’épreuve de vérité de Nîmes Métropole

    L’épreuve de vérité de Nîmes Métropole

    Le 22 mars, Vincent Bouget a fait basculer la ville-centre. Le 14 avril, il peut faire basculer aussi l’agglomération. Ce « troisième tour » se joue au Colisée : 105 élus communautaires, 39 communes, dix-huit nouveaux maires, et un siège de président qui pèse lourd. Sur le papier, la route paraît dégagée : à ce stade, une seule candidature est officiellement déclarée, celle du maire de Nîmes. Mais, dans les couloirs, chacun vient avec ses priorités, ses craintes et ses lignes rouges.

    La force de Bouget, c’est son bloc nîmois : 37 voix (sur les 52 sièges de Nîmes) issues de sa majorité municipale. Pour atteindre la majorité absolue à l’agglo, il lui faut 53 voix : seize à aller chercher hors de Nîmes. Le travail a commencé, à la méthode : réunion collective, puis rendez-vous individuels à l’hôtel de ville avec les maires. Objectif affiché par son entourage : bâtir un fonctionnement « sans logique partisane », où la ville-centre ne dicte pas, mais entraîne.

    Le principal pivot, ce sont les communes regroupées autour d’Intérêt et esprit communautaire (IEC), groupe élargi et recomposé après les municipales. Selon les derniers comptages, 26 élus issus de 23 communes s’inscriraient dans cette dynamique, ce qui, additionné au bloc nîmois, assurerait une majorité confortable. Rémi Nicolas, maire de Marguerittes, revendique une ligne de « territoire » : s’inscrire dans la majorité du président, comme hier avec Franck Proust, tout en promettant d’être « constructif et vigilant ». Le groupe pourrait être présidé par Gaël Dupret (Sernhac), et Rémi Nicolas est pressenti pour un rôle majeur dans l’exécutif.

    En face, la droite des communes s’organise aussi. Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles (six sièges), a écarté l’idée de se présenter, plaidant pour un mandat « apaisé » et une intercommunalité « technique » tournée vers les projets structurants. Derrière cette posture constructive, une réalité demeure : beaucoup de maires veulent peser dans la future équipe, notamment via les vice-présidences (quinze au total). C’est l’autre négociation, la plus sensible : qui prend quoi, et avec quelles garanties.

    Les dossiers

    en embuscade

    Car au-delà de l’élection, c’est la liste des dossiers brûlants qui attend le futur président. D’abord, les mobilités : l’agglo tient les transports en commun, les arbitrages sur les lignes, les parkings-relais, les nouvelles stations, et l’équation « service /coût » qui revient à chaque budget. Dans le même bloc, la gestion des déchets et la Teom (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères) restent un marqueur politique : baisse de taxe revendiquée ces derniers mois, mais vigilance des communes sur la qualité du service et les investissements.

    Ensuite, le développement économique, où l’agglo joue le rôle de machine à projets : zones d’activités, attractivité, emplois. Sur ce terrain, la zone Magna Porta, sur Manduel, reste le serpent de mer : projet remodelé (160 hectares initiaux, réduit à 54 dont 29 constructibles), débats sur les coûts et la rentabilité, promesses d’entreprises, attentes d’emplois concrets. Un dossier symbolique esquissé dès 2010, qui engage des millions, et qui cristallise la question du cap de l’intercommunalité.

    Autre sujet explosif : l’urbanisme. Le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal), l’éventuelle montée en puissance institutionnelle, et la peur des petites communes de perdre la main sur leur plan local. Ici, les maires veulent entendre une méthode : consultation, pas de passage en force, et surtout une répartition équilibrée des efforts (logements, équipements, foncier). Enfin, le nerf de la guerre : les fonds de concours. Pour nombre de villages, c’est la condition de projets très concrets (écoles, voirie, équipements) et donc une ligne rouge. À cela s’ajoutent les satellites et syndicats où l’agglo pèse : déchets, SCoT, bassin-versant… des lieux plus discrets, mais stratégiques.

    Dans ce décor, les oppositions nîmoises arriveront en ordre dispersé : le RN dispose d’un groupe conséquent (dix élus nîmois, plus un élu d’opposition à Marguerittes) et entretient le flou sur sa stratégie. La droite nîmoise, elle, se retrouvera fragmentée, avec des élus parfois non inscrits. Si l’élection de Vincent Bouget semble largement acquise, le vrai vote commence après : celui des équilibres. Une présidence fluide entre Nîmes et les 38 autres communes, ou une présidence sous surveillance permanente, à chaque dossier structurant.

  • Le Port de Marseille lauréat d’un appel à projet pour l’éolien offshore

    Le Port de Marseille lauréat d’un appel à projet pour l’éolien offshore

    « Le Grand Port Maritime de Marseille fait partie — ne le répétez pas, je vous le dis en exclusivité — des cinq ports lauréats de l’appel à projets pour le développement d’activités industrielles liées à l’éolien offshore » a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot lors de l’inauguration du branchement électrique des navires de croisière à quai ce samedi 11 avril à Marseille. Pas moins de « 82 millions d’euros seront investis par l’État pour permettre l’assemblage d’une trentaine de flotteurs par an et le stockage d’une dizaine » a-t-il complété, estimant que « Fos sera une place forte de l’éolien en mer en Méditerranée. »

    Les appels d’offres relancés par l’État le 2 avril dernier représentent une puissance cumulée d’environ 10 GW (5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant), répartis sur l’ensemble des façades maritimes: Fécamp-Grand-Large, Bretagne-Nord-Ouest, Bretagne-Sud, Oléron, Narbonnaise Sud Hérault, Golfe du Lion Centre et Golfe de Fos. Soit l’équivalent de six réacteurs nucléaires nouvelle génération d’EDF, les EPR2.

    L’objectif est d’inverser la tendance actuelle, en passant de 60% de pétrole et de gaz dans la consommation finale d’énergie en France à 60% d’énergie décarbonée d’ici 2030.