Tag: Transports

  • [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    Le 2 juillet dernier, c’est un Jean Castex tout sourire et un peu empreint de nostalgie qui débarque en gare d’Avignon centre, après avoir emprunté la Virgule, ce court trajet de 4 km et 5 minutes qui relie la gare TGV. Le PDG de la SNCF ne tarde pas à confier que se trouver ici lui « rappelle quelques souvenirs ». Car l’ex-Premier ministre a occupé le poste de secrétaire général de la préfecture de Vaucluse entre 1999 et 2001. « Dans mes attributions, j’avais en charge de préparer l’ouverture de la gare d’Avignon TGV », se remémore-t-il. Il n’était plus en poste quand, douze ans plus tard la Virgule a été mise en service. « Avignon a la chance d’avoir ces deux gares connectées [à la différence d’Aix-en-Provence notamment], aujourd’hui cela fonctionne mais, reportez-vous dans les archives, il en a fallu des réunions pour que le projet marche », rappelle encore Jean Castex.

    « Pratique », elle « évite de prendre un bus ou un taxi »

    Quelques jours plus tard, en ce samedi de la mi-juillet, l’historique de la Virgule est loin d’être la préoccupation des passagers en gare TGV. Le flot de passagers débarquant de la Virgule presse le pas dans le brouhaha des valises à roulette. « Je n’ai que 10 minutes pour attraper mon TGV pour Strasbourg », nous répond un homme sans qu’on ait le temps d’en savoir plus. Les deux voies A et B de la Virgule ont leur espace d’attente propre en parallèle du quai nord, afin de permettre une correspondance quai à quai. « Je suis arrivée de Nice, j’attends le TER pour aller dans le centre et profiter du Festival, ça évite de prendre un bus ou un taxi », apprécie Julie. Adam, étudiant à Paris, démarre ses vacances pour revenir chez ses parents… absents. « Ils ne sont pas loin de l’intra-muros, c’est pratique pour rentrer sans sortir de la gare », salue-t-il. Pas de bémol en ce samedi mais on sait parfois que les délais entre l’arrivée en gare TGV et le départ vers le centre peuvent avoisiner la demi-heure, malgré une trentaine d’allers-retours effectués jusqu’à environ 21h depuis Avignon centre et 22h en partance de la gare TGV, soit avant les dernières arrivées.

    Le chantier, d’un montant total de 38 millions d’euros, a nécessité deux ans et demi de travaux avant sa mise en service le 15 décembre 2013. Dans le détail, sur les 4 km de ligne, un seul kilomètre nouveau a dû être construit depuis la gare TGV pour ensuite raccorder le réseau Paris-Lyon-Méditerranée (PLM). Deux nouvelles voies de terminus TER ont vu le jour à Avignon TGV, entraînant la création d’un nouveau quai de 175 m de long. Côté génie civil, un pont-rail de 22 m de long pour le franchissement de l’échangeur routier de la gare a été bâti ainsi qu’une tranchée couverte sous la plateforme PLM pour permettre le raccordement de la nouvelle ligne à la voie classique.

    Une desserte locale vers Carpentras ou Cavaillon

    « Cette nouvelle liaison entre Avignon TGV et Avignon centre renforcera l’offre de services ferroviaires régionaux autour d’Avignon, espérait la SNCF il y a 15 ans, lors de la pose de la première pierre le 27 juin 2011. En assurant une desserte de la gare d’Avignon TGV par des TER d’origines multiples, cette connexion apporte une réponse efficace à l’important développement économique et urbain rencontré par les bassins de vie alentour et à l’engorgement routier. » Cette Virgule peut desservir également Cavaillon et Carpentras – depuis la réouverture de la ligne en 2015 – et les plus petites communes sur leurs trajets (Entraigues, Sorgues, L’Isle-sur-la-Sorgue, Morières, Saint-Saturnin, le Thor…) sans rupture de charge. Quelque 2 000 voyageurs par jour étaient attendus lors de la création de la Virgule. Aujourd’hui, SNCF Voyageurs refuse de communiquer les données de fréquentation, « étant donné que nous évoluons désormais dans un contexte concurrentiel », nous répond l’opérateur.

  • Fos-sur-Mer : le navire Deliver condamné pour défaut de pavillon

    Fos-sur-Mer : le navire Deliver condamné pour défaut de pavillon

    L’armateur a été condamné par le tribunal judiciaire de Marseille à une peine pécuniaire de confiscation pour avoir omis de justifier de la nationalité du navire.

    Le Deliver battait pavillon camerounais, bien qu’il figurait sur une liste de « navires radiés du pavillon camerounais » établie le 29 mai par le ministère des Transports de ce pays.

    Il est également sur la liste des navires sous sanctions de l’Union européenne depuis février 2025, et est le cinquième pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe arraisonné depuis septembre 2025 par la France.

  • L’aéroport de Nîmes en zone de turbulences

    L’aéroport de Nîmes en zone de turbulences

    Record de fréquentation d’un côté, trou financier de l’autre : l’aéroport de Nîmes-Garons cultive un paradoxe qui commence à peser lourd. Avec 259 000 passagers en 2024, la plateforme avait retrouvé son meilleur niveau depuis vingt-cinq ans. Loin, pourtant, des 400 000 voyageurs promis pour 2028 par le délégataire Edeis lors de la signature de la délégation de service public (DSP) en 2022. Et en 2025, la fréquentation a même légèrement reculé, à 245 552 passagers.

    Sur le plan comptable, la note est salée. Le rapport annuel d’Edeis affiche un résultat net négatif de 1,17 million d’euros en 2024, contre un excédent de 349 000 euros l’année précédente. Une provision exceptionnelle de 872 000 euros, liée à un vieux contentieux sur des autorisations d’occupation temporaires, gonfle l’ardoise. Mais même sans elle, le trou atteint près de 300 000 euros. Six lignes sont aujourd’hui exploitées, presque toutes par Ryanair, quasi seul maître à bord depuis le fiasco de la compagnie Odyssey l’an dernier, qui a annulé l’ensemble de ses vols.

    Élu à la tête de Nîmes Métropole en avril, Vincent Bouget (PCF) a hérité d’un dossier explosif. Devant le conseil communautaire fin juin, l’édile n’a pas mâché ses mots : « Les ambitions affichées lors de la signature de la DSP et les objectifs fixés au délégataire sont aujourd’hui loin d’être atteints. » Un contentieux qui pourrait, selon le contrat, déclencher de premières pénalités financières dès cette année.

    Coopérer

    plutôt que rivaliser ?

    Reste que pour Vincent Bouget, le trafic commercial n’est pas l’essentiel. « Le cœur du réacteur, c’est la sécurité civile », a-t-il tranché début juillet, rappelant le rôle de la base aérienne où sont entretenus les Canadair, avec quatre nouveaux appareils attendus d’ici 2032. Un statut de hub européen de la sécurité civile que Nîmes ambitionne depuis 2017, mais que Chypre pourrait bien lui souffler : la Commission européenne y prépare une plateforme régionale de lutte contre les incendies, confirmée en juin par la commissaire Hadja Lahbib. « S’il faut aller à Bruxelles avec Carole Delga pour que le hub européen soit bien ici, nous irons », promet le président d’agglo.

    Sur le volet commercial, la question d’une coopération avec les aéroports voisins refait surface. En septembre 2025, alors dans l’opposition, Vincent Bouget plaidait déjà pour une autre voie que la rivalité : « Rien ne peut s’envisager sans coopération avec les aéroports voisins, dont Montpellier. » Une ligne bien différente de celle défendue quelques mois plus tôt par son prédécesseur Franck Proust, qui menaçait ouvertement de « se tourner vers Marseille » face à ce qu’il jugeait être le manque d’ouverture de Montpellier.

    Aujourd’hui, l’opposition LR, par la voix de Franck Proust, avance un autre scénario : une reprise temporaire de l’aéroport en régie publique si Edeis venait à se désengager. Une piste que la majorité de gauche n’a, à ce stade, ni confirmée ni écartée. Après deux rendez-vous décisifs fin juin, avec le préfet du Gard puis le délégataire, Vincent Bouget maintient la prudence : « On travaille pour trouver une solution et sortir par le haut. » Le cap devra être fixé avant l’échéance de la DSP, fin 2028. Au-delà des désaccords, une question politique demeure : combien d’argent public faut-il mobiliser pour préserver cette vitrine aérienne, et pour quel service rendu au territoire ? Le débat ne pourra se limiter à une guerre de clochers : l’avenir de 850 salariés et de 200 élèves-pilotes est aussi en jeu.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    « Sa fréquentation est en constante évolution, passant de 930 voyageurs en janvier 2025 à 1 979 voyageurs en juin 2026 », se félicite la Région qui a dressé un bilan la semaine dernière à Malaucène. Ainsi, un véhicule de grande capacité de plus de 50 places, accessible aux personnes à mobilité réduite, a remplacé depuis le 1er septembre le car de 22 places initialement affecté au service. Cette ligne 924 circule toute l’année à raison de 2 allers-retours quotidiens du lundi au dimanche, y compris les jours fériés (sauf les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre).

  • Conforté, Loïc Linarès dévoile sa méthode et ses grands chantiers

    Conforté, Loïc Linarès dévoile sa méthode et ses grands chantiers

    Voilà plus d’un an que Loïc Linarès dirige l’Agglo de Sète mais seulement trois mois qu’il peut s’y projeter sereinement. Lorsqu’il s’installe en mai 2025 dans le fauteuil de François Commeinhes (LR) poussé à la démission par les affaires, Loïc Linarès sait sa marge de manœuvre réduite (2 petites voix). Depuis avril 2026, le président socialiste peut avancer, conforté par le soutien de 14 maires de diverses sensibilités politiques (hors extrême droite).

    Loïc Linarès a donc les mains libres mais n’a pas l’intention de révolutionner son approche. « Je travaille en collaboration, en équipe, je délègue », assure le socialiste. À la tête d’un territoire jugé « fragile », le président se veut un « porte-voix à l’échelle régionale et aussi nationale ». Côté Occitanie, on saisit bien l’idée, Loïc Linarès pouvant compter sur le soutien de la présidente de Région, Carole Delga (PS). Sur le plan national, ce sera autre chose…

    Côté dossiers, Loïc Linarès veut se projeter sur le temps long. D’ici 10 ans, il souhaite libérer entre 15 et 20 hectares de foncier grâce à la reconversion des zones industrielles en dépollution (Exxon Mobil, Timac Agro). En attendant, la réhabilitation de l’existant s’accélère avec une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah – rénovation urbaine) étendue à 6 communes : Marseillan, Mèze, Loupian, Poussan, Gigean et Frontignan.

    La LGV débloquée

    Maîtriser l’outil urbanistique est essentiel à la planification. Ainsi la révision du Schéma de cohérence territoriale (Scot) est-elle en cours de finalisation. Elle implique une révision du plan de déplacements urbains (PDU) lancée le 25 juin en conseil d’Agglo. « On doit pouvoir donner notre avis sur le développement économique, nous projeter à 20 ans. » Le tout dans le respect de l’environnement, insiste-t-il. « On a une responsabilité collective à respecter le vivant, à maîtriser notre empreinte carbone. »

    En disant cela, le président songe au travail à poursuivre pour « protéger le trait de côte », à la fois menacé par l’érosion, la cabanisation et les plages privées. L’élu se dit prêt à travailler au respect des règles avec la préfecture de l’Hérault tout en soulignant que la cabanisation révèle aussi « la difficulté à se loger ». Concernant les concessions de plages, des sujets existent sur le lido de Sète à Marseillan ou aux Aréquiers à Frontignan mais « sans contentieux », affirme Loïc Linarès. « Il y a une volonté de l’État de trouver un point d’atterrissage. » Quoi qu’il en soit, le lido devra être chouchouté. « On va travailler sur le confortement rocheux, notamment sur une crique de la Corniche à Sète. »

    Le conseil d’Agglo a aussi remis sur les rails le projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan. Un grand projet jugé « indispensable » par Loïc Linarès « si on veut arrêter de prendre l’avion et qu’on veut remanier le train ». Un projet toutefois contesté dans le bassin de Thau pour son impact environnemental, notamment en raison de la construction d’un viaduc à Poussan (début des travaux horizon 2029) dont les pylônes doivent être enterrés à proximité de la source d’Issanka, zone classée et protégée qui alimente Sète en eau potable.

    C’est parce qu’il estime avoir obtenu des garanties que le président d’Agglo a décidé le 25 juin de débloquer l’enveloppe nécessaire aux études (840 000 euros) jusqu’ici gelée par son prédécesseur. « La couche calcaire est située entre 30 et 50 mètres de profondeur, le forage ne descendra qu’à 15 mètres. Et les sondages se feront à 600 mètres des puits des secteurs de captage », tente de rassurer Loïc Linarès. Il fait aussi valoir des crédits de fonds de compensation et 30% supplémentaires dans le budget initial pour une « vraie démarche qualitative ». Pas sûr que cela suffise aux opposants mais voilà pour la nature.

    Côté économique, le président évoque une réserve foncière pour une halte à Poussan. Et un engagement de la SNCF à investir sur la ligne historique durant 60 ans. Sera-t-il tenu quand on connaît l’état des finances publiques à terme et le risque de submersion marine ? Quoi qu’il en soit, Loïc Linarès se félicite des avancées glanées par la Région. À savoir : la promesse du maintien de TGV sur la gare actuelle de Sète. « Nous n’avons pas de garantie du nombre de TGV car cela dépend de marchés à passer et de la libéralisation », concède le président. Qui préfère positiver sur les « 18 sillons quotidiens disponibles contre 11 actuellement ». Par ailleurs, 100 TER quotidiens (au lieu de 68) devraient pouvoir circuler « avec des amplitudes horaires étendues le soir jusqu’à environ minuit ». Enfin le nombre d’Intercités sera doublé (4 à 8) et les rames renouvelées.

  • Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    « Une date importante dans l’histoire de nos deux communautés » : c’est ainsi que Michel Mouront, président de la Communauté de communes du Guillestrois-Queyras, a qualifié ce lundi 13 juillet, jour de l’inauguration des navettes reliant les vallées du Queyras et du Val Varaita. Les élus des deux territoires se sont donné rendez-vous au col Agnel, à 2 744 mètres d’altitude, là où les minibus franchissent la frontière. Sur la route, l’ascension peut s’avérer impressionnante. Mais, une fois au sommet, le panorama spectaculaire à 360 degrés sur les vallées françaises et italiennes révèle le col non pas comme un obstacle, mais comme un lieu de passage.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Alcotra, un projet européen de coopération transfrontalière entre les Alpes françaises et italiennes. Du 5 juillet au 30 août, une à deux navettes quotidiennes assureront un aller-retour entre Ville-Vieille, dans le Queyras, et Sampeyre, en Italie, en passant par Molines-en-Queyras, Chianale, Pontechianale et Casteldelfino. Du côté français, les départs sont prévus les mardis, jeudis, vendredis et dimanches à 8h et 13h30, ainsi que le samedi à 9h30. Depuis Sampeyre, les navettes partiront les mercredis, jeudis, vendredis et dimanches à 10h30 et 16h40, et le samedi à 15h40. Le trajet simple coûte 4 euros. « Nous pensons qu’il y aura des voyageurs, des gens qui vont faire les marchés en Italie et des randonneurs, détaille Michel Mouront. Or, on voit très bien que le col Agnel, notamment la descente italienne, est impressionnant et certains hésitent à s’y engager. Notre but est aussi d’apporter une offre touristique supplémentaire. »

    Le projet vise à renforcer l’attractivité touristique du territoire, mais aussi les liens entre les deux vallées. « On y travaille depuis longtemps, on pense que c’est vraiment important, car ça permet de faire passer les gens de chaque côté, de les faire se rencontrer, a souligné Silvano Dovetta, président de l’Union de montagne Val Varaita, en Italie. Il y a la coopération politique et aussi un rapprochement humain, des rencontres, du travail ensemble, des maires qui sont devenus des amis. »

    Un lieu symbolique

    Le budget total de l’opération est de 68 000 euros pour la communauté de communes du Guillestrois-Queyras et 30 000 euros pour le Val Varaita, pris à charge à 80 % par l’Union européenne. « Les habitants de nos différentes vallées vont se rendre compte que les projets européens ont des effets concrets et leur permettent de se déplacer facilement entre vallées », espère Michel Mouron. Pour l’élu, faire de ce lieu un point de concorde revêt aussi une portée symbolique : « Le but est de nous rapprocher et de construire à notre niveau une Europe pacifiée, sereine, où nous nous comprenons. Il ne faut pas oublier qu’ici même dans les Alpes, en 1940, les armées françaises et italiennes se sont affrontées. »

  • Un appel aux habitants pour intégrer le comité mobilité du Grand Avignon

    Un appel aux habitants pour intégrer le comité mobilité du Grand Avignon

    Alors que la mandature qui s’est achevée laisse justement un goût d’inachevé sur les questions de transport et notamment les projets structurants, le Grand Avignon doit, d’ici à la fin de l’année, dresser une nouvelle feuille de route en la matière. Pour ce faire, l’agglomération dispose d’un comité des partenaires de la mobilité, réunissant des employeurs, des usagers ainsi que des représentants d’organisations patronales et syndicales.

    Et bientôt deux habitants. Le Grand Avignon vient en effet d’ouvrir pour un mois et jusqu’au 9 août, un appel à candidatures* pour intégrer ce comité, « espace de collaboration dynamique qui se réunira au moins 2 fois par an ». Conformément à la loi, le comité doit être composé de deux habitants, une femme et un homme, résidant parmi les 16 communes de l’agglo et qui seront tirés au sort. « Vous souhaitez participer aux réflexions autour des questions de transport et de mobilité sur le territoire, apporter vos idées pour améliorer les déplacements ? », enjoint le Grand Avignon dans son invitation.

    Une première réunion

    le 9 septembre

    Sous la présidence de Paul Mély, vice-président délégué aux transports et aux infrastructures, ce comité aborde plusieurs thématiques clés : l’évolution de l’offre de mobilité et de la tarification ; la qualité des services et l’information des usagers ; l’évaluation de la politique de mobilité ; les projets de mobilité structurants. À l’issue de l’appel à candidatures, un tirage au sort de deux habitants sera réalisé le 10 août, avant la tenue d’une première réunion le mercredi 9 septembre au siège du Grand Avignon, zone d’Agroparc.

    Ce comité est composé au total de 40 membres (CCI Vaucluse et Gard, Chambres des métiers, d’agriculture, Medef, CPME, zones d’activités économiques, mission locale, comité d’usagers Orizo et des TER, Inter’asso étudiante, festival Off, Atmo Sud mais aussi CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC). Rappelons qu’une grande enquête mobilité a aussi été menée de novembre à avril dernier auprès de 10 000 habitants, sur l’ensemble du bassin de vie d’Avignon. En vue notamment du projet de RER métropolitain (Serm) et dont les résultats sont attendus à la fin de l’année.

  • Tramway des Catalans : un avis favorable avec réserve

    Tramway des Catalans : un avis favorable avec réserve

    La commissaire enquêtrice, Clairette Gatineau, a émis un avis favorable à la réalisation du projet d’extension du tramway reliant la rue de Rome à la place du 4 septembre, l’estimant d’utilité publique. L’avis fait suite à l’enquête publique qui s’est tenue du 4 mai au 10 juin 2026. L’avis est toutefois assorti d’une réserve majeure sur un parking et de recommandations.

    En matière d’intermodalité et d’accessibilité, l’avis retient une amélioration nette de l’offre de transports dans le 6e arrondissement avec quatre arrêts prévus. S’agissant de l’environnement et du cadre de vie, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air et une baisse globale du bruit par la réduction de 10% des kilomètres parcourus en voiture. Le bilan quantitatif sur le patrimoine arboré est positif, passant de 366 à 470 arbres au total dont 137 plantés.

    La réserve de la commissaire porte sur l’utilité collective du projet de parking souterrain Dessemond de 220 places (12,6 millions d’euros). Il représente 30% des émissions de gaz à effet de serre en phase chantier et les subventions de « Marseille en Grand » ne couvrent pas ce parking. C’est pourquoi il est demandé à la Métropole de lancer une étude détaillée sur les besoins réels en stationnement. Le rapport entend les inquiétudes légitimes des riverains sur le report de trafic vers les rues adjacentes.

    Il est demandé des aménagements cyclables et de planter une seule essence par place, des faux-poivriers place Estrangin, et des tilleuls place du 4 septembre, de veiller à des mesures strictes de protection des platanes existants contre le chancre coloré. Il est recommandé à la Métropole de nouer un dialogue en amont avec les écoles, les commerçants et les professions médicales en vue de planifier les impacts du chantier.

  • Les ambulanciers de la région en plein malaise

    Les ambulanciers de la région en plein malaise

    « Pin-pon. » Les sirènes des ambulances retentissent Boulevard des dames, ce jeudi, devant l’Hôtel de Région. Ils sont 300 véhicules à bloquer les rues de la cité phocéenne. Rassemblés à l’initiative de l’inter-fédération des entreprises de transport sanitaire en raison d’un contexte économique difficile, les ambulanciers souhaitent se faire entendre par le gouvernement. « Nos tarifs sont trop bas pour assurer toutes les charges. Tout augmente, sauf nos tarifs, gelés depuis 2018. On souhaite une revalorisation des tarifs et une reconnaissance de notre métier », défend Virginie Allegre, 49 ans, chef d’entreprise et ambulancière dans le Vaucluse. « Je vois que les équipes souffrent. Les ambulanciers font de plus en plus de volume d’heures pour arriver à survivre. Mais on n’arrive pas à les payer correctement », regrette Tony Bondil, 27 ans, régulateur aux ambulances de Manosque.

    « Deux entreprises ferment chaque semaine »

    Le taux de rentabilité d’une entreprise d’ambulances varie entre 2 et 5%, selon eux. Mais les trois quarts seraient en déficit. « Notre société fait un chiffre d’affaires conséquent. Mais là, on a passé trois ans en négatif. Ça ne peut plus durer, ça va nous pousser vers la faillite », poursuit Tony.

    Depuis 2013, les coûts des entreprises ont explosé de 40%. Les tarifs des prestations des ambulanciers, eux, ont augmenté de seulement 10%, décrivent-ils. « On a plus aucune rentabilité. On arrive plus à assumer nos salariés et on nous en demande plus tous les jours. Ça fait des mois qu’on demande des audiences au ministre, des mois qu’on alerte, et on a aucun résultat. Les ambulanciers sont à bout. Deux entreprises ferment chaque semaine en ce moment. On est à un seuil où on a besoin que le gouvernement nous écoute, nous entende et prenne des mesures pour nous aider. Sinon, c’est toute la profession qui va s’effondrer. On est un maillon essentiel dans la chaîne de soins, ça va se retentir de tous les côtés », exprime Anthony Abihssira, représentant départemental de la fédération nationale des ambulanciers privés. Les transports sanitaires privés sont l’un des derniers services de proximité présents sur l’ensemble du territoire. « C’est aussi pour les patients qu’on se mobilise. Si on venait à disparaître, je pense que ça serait très compliqué pour certaines personnes », se désole Virginie Allegre.

    La mobilisation est nationale. Près de 400 ambulances se sont réunies à Paris, le 26 juin. Les ambulanciers se rassemblent ce vendredi, à Lyon.