Tag: Transports

  • Un nouveau pôle multimodal mis en service à Lamanon

    Un nouveau pôle multimodal mis en service à Lamanon

    Il comprend un parking relais de 49 places, l’aménagement de cheminements sécurisés pour les piétons et les cyclistes, une zone de dépose minute ainsi qu’un abri vélo sécurisé.

    Cette opération vise à faciliter et fluidifier les plus de 6 000 déplacements recensés chaque jour sur le site, grâce à une meilleure connexion aux réseaux de transports en commun, notamment le TER. Les travaux, entamés au printemps 2025, représentent un investissement global de 1,06 million d’euros HT, financé majoritairement par la Métropole Aix-Marseille-Provence, avec le soutien de l’État.

  • La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    « On lance la bataille ! », annonce Karim Ghendouf. Avant qu’Ève et Eddie n’entonnent leurs chansons sociales, dans un Cercle de la Renaissance plein comme un œuf – environ 80 personnes -, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien (La Ciotat nous rassemble) ont esquissé quelques thèmes de leur programme. Celui-ci sera dévoilé le lundi 2 mars prochain, salle Saint-Marceaux. La liste La Ciotat nous rassemble, a tenu à souligner Mariann Chrétien, est « soutenue par le PCF et composée à 40% de gens non encartés ».

    « La question du logement est une de nos priorités », a appuyé Karim Ghendouf. « Alors qu’un ménage sur deux, à La Ciotat, est éligible au logement social, nous avons décidé de porter le taux de logements sociaux à 30% », a-t-il annoncé. La loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose un taux de 25%.

    Rouvrir le cinéma

    En matière de santé, LCNR entend créer une mutuelle municipale et voudrait rouvrir le centre médical Calisti. Ce dernier « manque car il pratiquait le tiers payant et abritait médecine générale, gynécologie, gérontologie et faisait beaucoup de prévention », a expliqué Karim Ghendouf.

    Les transports ? « L’offre n’est pas attractive à La Ciotat », a-t-il tranché. « On a des bus qui occupent la moitié de la voirie, qui fonctionnent au gasoil et qui passent chaque demi-heure. » Le tract où figurent les grandes lignes du programme, qui sera distribué dès ce mardi à 6h30 à la gare, puis sur le marché et devant les écoles, précise que LCNR tentera d’obtenir de la Métropole la gratuité pour les scolaires et les étudiants et apprentis.

    LCNR, confortée par les pétitions lancées par le collectif « La Culture ça urge », souhaiterait rouvrir un cinéma dans les Halles Lumière. « Il y a une demande de la population sur un cinéma en cœur de ville », plaide Régine Douzenel. « L’Eden [le cinéma art et essai, Ndlr ] ne suffit pas. Il a un seul écran. Le lieu est parfois privatisé, il accueille des concerts… ». Alors que la délégation de service public de l’Eden s’achève fin 2026, elle estime « qu’on pourrait mutualiser les moyens pour gérer le cinéma L’Eden et le cinéma Lumière ».

    Au Cercle de la Renaissance, au 130 avenue Gallieni, l’ambiance maintenant, alors que le public partage un moment convivial, s’est bien réchauffée. « Il y aura ici des permanences électorales chaque jour de 9h à 12h et de 17h30 à 20h. Le public pourra venir rencontrer les candidats, s’informer de l’agenda de la campagne », rappelle Karim Ghendouf.

  • LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    Le principal problème dans les quartiers Nord ce sont les logements », affirme Rabya Boinaheri, tête de liste pour les 15e et 16e arrondissements. Ce samedi, Sébastien Delogu, accompagné d’autres candidats insoumis de France, présentait les deux têtes de liste des 13-14, Mohamed Bensaada, et des 15-16 à Marseille devant environ 400 personnes. Les candidats ont rappelé leur programme et dénoncé, selon eux, « le système corrompu et clientéliste » de la ville.« Le logement est la priorité, lance Sébastien Delogu. Dès le 23 mars, nous mettrons en place un plan contre le sans-abrisme, une brigade contre les marchands de sommeil et la réquisition des logements vides. La ville manque de logements, donc nous construirons 30 000 logements très sociaux. »

    Un tramway de l’Hôpital Nord à la Valentine

    La question des transports a également été soulevée par Mohamed Bensaada, tête de liste pour les 13-14, en proposant le projet du tramway des collines, pour relier l’hôpital Nord à la Valentine. « Et des transports gratuits pour les moins de 26 ans », ajoute le chef de file des 13 14.

    L’enjeu de la tranquilité publique a été évoqué avec notamment le développement de la police de proximité. « Elle devra être un service public, c’est-à-dire un outil à la vie en collectivité des habitants et non un moyen de répression. […] On ne réglera pas la question du crime organisé par des effectifs supplémentaires ou des caméras. À la France insoumise on a un plan national qui prend en compte l’aspect sanitaire, sécuritaire et remonter les flux financiers et mettre fin au trafic d’armes », martèle Mohammed Bensaada. Un meeting marqué par la volonté d’être en « rupture.»

  • [Entretien] « “La Marseillaise” dans les Hautes-Alpes, ça montre qu’on est attractif »

    [Entretien] « “La Marseillaise” dans les Hautes-Alpes, ça montre qu’on est attractif »

    La Marseillaise : Comment percevez-vous l’arrivée de « La Marseillaise » dans votre département à partir de ce samedi ?

    Jean-Marie Bernard : On ne peut que se féliciter de l’arrivée d’un nouveau journal dans le département des Hautes-Alpes. C’est un interlocuteur supplémentaire pour nous. Je pense que cela va renforcer la cohésion du territoire en apportant une vision ouverte sur toute la région. C’est bon signe pour vous mais aussi pour nous parce que ça montre que notre territoire est attractif !

    Quelles sont les thématiques qui marquent, d’après vous, ce territoire ?

    J.-M. B. : Pour ce qui est du conseil départemental, la compétence numéro 1 c’est la solidarité. On fait beaucoup sur l’insertion des personnes en difficulté qui sont allocataires du RSA. La question des déplacements est aussi très importante dans un département comme le nôtre. La Région va réaliser de nombreux chantiers pour l’amélioration de la ligne ferroviaire Marseille-Briançon.

    Ces travaux interviennent en vue des JO. Comment vont-ils transformer le territoire au-delà des transports ?

    J.-M. B. : Tout le monde connaît la partie sportive. Ce que je vois dans les Jeux, c’est l’implication de l’État et des Régions pour favoriser la mise en place d’améliorations accélérées. Par exemple sur le réseau routier, ce qui va se faire en 5 ans, j’aurais mis peut-être 15 ans à le financer seul. On va faire 350 millions d’euros de travaux sur la voie ferrée qu’on n’aurait jamais pu faire sans les JO, idem pour les 180 millions sur le réseau routier départemental et national. On va en profiter aussi pour enterrer des parkings dans les stations pour camoufler les voitures et améliorer la vue depuis ces très beaux sites. Et puis on espère beaucoup de la transformation du village olympique à Briançon en quartier de ville où on trouvera des logements de qualité, des logements sociaux, des lits hôteliers…

    Les JO sont aussi l’occasion de réfléchir à l’avenir en prenant en compte le changement climatique. Elle ressemblera à quoi la montagne de 2050 selon vous ?

    J.-M. B. : On va continuer à faire du ski. Peut-être qu’au lieu de faire des saisons de 120 jours, on en fera de 100 jours. Les Hautes-Alpes vont vivre encore longtemps avec les sports d’hiver mais il faudra diversifier, trouver des accroches pour un tourisme d’été et de demi-saison. On s’aperçoit que les vacances de Toussaint ou de printemps sont attractives aussi. On va démultiplier les accroches.

  • Le transport fluvial entre Fos et Lyon se renforce

    Le transport fluvial entre Fos et Lyon se renforce

    Axe majeur pour le développement du Grand Port maritime de Marseille, la liaison MeRS (Méditerranée-Rhône-Saône) bénéficie de plusieurs annonces d’investissements inédits, ce vendredi. Et ce, à la suite d’un déplacement du ministre des Transports, Philippe Tabarot, et du président-directeur général, de la CMA CGM, Rodolphe Saadé, à Lyon, la veille. Et son entreprise montre les muscles avec « le lancement d’un projet de barge fluviale électrique et hybride sur l’axe Fos-Lyon ». Un navire « durable » de 185 mètres de long et d’une capacité de 156 EVP [équivalent vingt pieds, unité de mesure de volume de conteneurs]. La mise en service de la barge est « prévue à l’horizon 2028 » et implique « la création de stations de recharge dédiées le long du Rhône ».

    40 millions pour

    un terminal

    L’entreprise annonce aussi « investissement de 40 millions d’euros » pour moderniser les installations du Lyon Rhône Terminal (LRT). Si les travaux « seront lancés dès cette année », l’horizon est fixé à 2030 cette fois et dans l’objectif de « doubler les volumes fluviaux et ferroviaires ».

    D’un autre côté, le port de Marseille-Fos, la compagnie nationale du Rhône (CNR) et les voies navigables de France (VNF) s’associent pour le lancement d’un « nouveau dispositif d’aide pour soutenir le transport fluvial de conteneurs entre Fos et Lyon ». Le tout, afin de participer à la régularité des flux sur le fleuve puisque les financements entendent « aider les opérateurs fluviaux à maintenir leurs services même en cas d’aléas ». Le port et la CNR participent à hauteur de 100 000 euros chacun quand les VNF mettent 50 000 euros sur la table. Concrètement, le dispositif « repose sur une aide forfaitaire et un suivi mensuel ».

  • Occitanie : grandir sans perdre son âme, la recette Grabels

    Occitanie : grandir sans perdre son âme, la recette Grabels

    Une restauration solidaire bio avec trois tarifs en fonction de ses revenus (La Cantina). Une crèche avec une maison de la famille et de l’enfance. Une maternelle (Pierre-Soulages) et des logements sociaux arborés à taille humaine (Le Stradivarius). Au cœur du quartier moderne de la Valsière, l’ancien terrain vague devenu la place Pablo-Neruda est un condensé du projet de René Revol à Grabels. « Ça sent bon l’Amérique du Sud, ici ! », s’amuse l’élu Franck Fiandino face à la mairie de proximité Frida-Kahlo.

    Avant l’élection de René Revol en 2008, la Valsière comptait 2 400 habitants. Un « patchwork de propriétés privées sans même une boulangerie », se souvient l’ancien socialiste devenu Insoumis. Quatre mille Grabellois y vivent aujourd’hui avec services publics et commerces de proximité. Et ce n’est pas fini. Tout en stoppant l’étalement urbain – des terres de la plaine de l’Est ont été rachetées (dont une parcelle par la mairie) pour un projet agricole. La municipalité de gauche (si elle est reconduite) projette de transformer la place bétonnée du supermarché Lidl en une « esplanade marchande et conviviale » avec des « sols désimperméabilisés à 50% ». « On veut en finir avec le modèle de la ville SimCity qui cloisonnait le logement, l’emploi et les commerces », explique Franck Fiandino, adjoint aux finances et à la transition écologique.

    Continuer à grandir sans perdre son âme, ses valeurs, ses racines millénaires. C’est le challenge que s’est fixé René Revol dès son premier mandat. Ainsi dès 2015, à l’instar d’un cœur de village devenu trop étriqué, la mairie s’est déplacée près de la Poste. En ce lundi 26 janvier, le soleil illumine la place Jean-Jaurès accessible et qui n’attend que le printemps pour dévoiler son côté végétal. Sur le boulodrome aménagé, les pétanqueurs qui profitent de l’accalmie n’y prêtent plus attention mais tout est là. Le centre socio-culturel Gutenberg. Derrière le CCAS et une épicerie solidaire. Devant un parking gratuit (ça devient rare) et surtout le nouvel hôtel de Ville. Là encore, l’inscription « Maison commune » illustre la volonté de rendre service et d’accueillir tous les publics.

    Dans une société exaspérée qui parfois se radicalise, tolérance et solidarité ne vont pas de soi. Pas plus tard qu’en septembre 2025, le torrent d’insultes reçues par le maire – qui avait dressé le drapeau palestinien pour soutenir le peuple de Gaza massacré – rappelle que la fraternité et le vivre ensemble sont un enjeu quotidien pour les progressistes. En 2023 déjà, René Revol avait été pris à partie en marge d’une manifestation par un individu d’extrême droite.

    C’est par des réalisations concrètes que le maire LFI veut combattre la haine, le repli. La rénovation de l’école Delteil en est un bel exemple. Parvis réaménagé, récupération des eaux de pluie, bois, isolation phonique, thermique et assez de panneaux solaires pour rendre autonomes tous les bâtiments publics de la commune… Ce n’est pas un hasard si l’établissement qui accueille 400 élèves a obtenu la plus haute certification « bâtiment durable Occitanie or ». « L’été dernier, sans clim, la température est restée de 10 degrés inférieure à celle de dehors », insiste Franck Fiandino. Pour un total de 5 millions d’euros, l’école, dotée d’une cantine avec 100% de produits bio et en circuits courts, a été repensée pour valoriser le projet pédagogique. Dehors, des espaces de jeux conçus pour favoriser la mixité. Des lavabos extérieurs aux toilettes pour éviter le harcèlement entre enfants. Des nichoirs à oiseaux, des espaces verts aménagés pour tenir des cours en harmonie avec la nature et même un jardin pour apprendre à planter. « Cette école, c’est un bijou », lâche René Revol, fier du travail accompli.

    Les Granges rénovées

    À quelques pas de là dans le centre ancien, est en cours le vaste chantier de rénovation des Granges. À partir de ses arches de 1901, s’effectue la reconstruction de ce qui deviendra en octobre une salle de spectacles de 150 places labellisée jeune public. L’ancienne mairie attenante accueille déjà une bibliothèque pour tous, un gîte communal sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, la compagnie théâtrale internationale alligator (CIA). Et très bientôt, un café associatif poussé par la municipalité. Tisser du lien social, encore et toujours à l’instar du Calvaire religieux récupéré et devenu parc municipal.

    Depuis 18 ans Grabels poursuit sa mue en cherchant à rester à l’écoute de ses habitants. Devant les Granges, un membre de l’association La Dentellière croise René Revol. « Monsieur le maire, vous nous ferez un beau revêtement hein, qu’on puisse faire un loto sous les arbres ! ». Message reçu.

    Deux listes concurrentes divers droite se présentent. Elles sont conduites par Pascal Heymes
    et
    Régis Morvan.

  • Nouveau préavis de grève chez Beemob à Béziers

    Nouveau préavis de grève chez Beemob à Béziers

    À Béziers, le changement de gestionnaire du réseau de transports en commun, Beemob, semble avoir fait son lot de mécontents. Aussi bien les conducteurs que les usagers. En cause ? La restructuration du réseau – des horaires et des tracés ont été modifiés – lancée par le nouvel opérateur, RATP Dev, mais qui semble ne pas prendre en compte les réalités du terrain. « La vitesse commerciale des bus a augmenté, ce qui fait qu’il y a moins de temps de coupure pour les conducteurs en bout de ligne. Donc, ils ne peuvent pas tenir les horaires. Les usagers sont donc remontés et prennent à partie les conducteurs », explique Gilles Escarguel, représentant Unsa transport urbain. À cela s’ajoute un fort recours à des intérimaires. Le syndicat a donc déposé un préavis de grève du 22 janvier au 22 mars.

    Également dénoncée par l’Unsa, l’absence de revalorisation salariale en 2025. Face à la gronde qui montait, la direction a formulé plusieurs propositions, à savoir une revalorisation salariale de 1,5% et la signature d’un accord de substitution. Mais le compte n’y est pas pour l’Unsa, qui a décidé de poursuivre le mouvement. « L’accord proposé ne reprenait pas les règles du maintien de la mutuelle des salariés et nous demandions 2 % de revalorisation, ce qui n’a pas été accepté », poursuit Gilles Escarguel.

    Une grève soutenue ?

    Sauf que l’Unsa n’est plus le syndicat majoritaire de l’entreprise, la CGT ayant remporté les élections professionnelles avec 53% des voix en novembre 2023. Et les cégétistes ont eux signé l’accord avec la direction. « Nous sommes dans un dialogue social constructif, l’employeur a accepté d’augmenter nos salaires – Vectalia [l’ancien opérateur, Ndlr] est parti comme un voleur et avait refusé les NAO en 2025. Sur l’accord de substitution, la direction aurait pu essayer de nous enlever le 13e mois mais elle a décidé de rien nous faire perdre », soutient Mounir Youfsi, délégué CGT, reconnaissant néanmoins des « conducteurs en souffrance sur ces lignes », mais préférant attendre les nouvelles propositions de la direction, fin février. Ce n’est pas du goût de l’Unsa, qui prévoit d’amplifier le mouvement si rien ne se passe (le mouvement se concentre à une heure de grève le lundi, une autre le vendredi).

    Deux visions opposées, se traduisant également dans le soutien à la grève. Si l’Unsa avance le chiffre de 76% de grévistes, la CGT parle de… 10%. Après la lutte sociale, la bataille des chiffres ?

  • Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    La plupart du temps, les plus petits voyagent avec leur mère. Donc c’est encore sur les mères que cela retombe », déplore Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF dans le Gard et dans les départements limitrophes.

    Depuis le 8 janvier, la SNCF a lancé deux nouvelles classes (Optimum et Optimum Plus) interdites à la réservation pour les enfants de moins de 12 ans. Circulant au départ de Paris, elles se destinent à une clientèle professionnelle à qui la SNCF promet une tranquillité… optimale. Mais depuis quelques jours, cette offre est sous le feu des critiques. Comme de nombreuses associations, celle qui regroupe les usagers du Gard a accueilli la nouvelle avec scepticisme. « Cela crée de la discrimination. Pourquoi vouloir faire des espaces réservés à certaines personnes et en exclure d’autres ? Je pense que c’est l’inverse de ce qu’il faut faire. Dans les trains, les gens se mélangent, et ceux qui sont gênés s’éloignent  », poursuit Anne-Marie Skora, qui juge cette proposition « extravagante  ». « Ces classes ouvrent la porte à tout et à n’importe quoi. Quelle sera la prochaine étape ?  », questionne encore la présidente.

    Si l’UFC-Que-Choisir n’a pas encore officiellement pris la parole, le responsable de l’antenne de Montpellier partage la critique générale. « Si la SNCF offre un service personnalisé à certains types de passagers qui veulent de la tranquillité, qu’elle offre aussi un service personnalisé aux jeunes enfants ! », propose Claude Gaubert. « Des solutions de ce type existent dans d’autres pays… Je pense que la SNCF, trop obnubilée par son chiffre d’affaires, aurait dû réfléchir autrement.  »

    Cette offre s’inscrit dans la tendance plus large du « No kids », qui voit de plus en plus d’espaces et de restaurants interdits aux enfants. Un mouvement qui suggère que le confort des adultes passe forcément par l’absence d’enfant, et que la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïri a jugé « choquant » lors d’une intervention sur BFM…

    Via son compte X, la directrice des offres TGV de la SNCF a tenté de relativiser en précisant que ces offres ne représentent « que 8% des trains qui voyagent du lundi au vendredi  ». Mais pas sûr que ça suffise à convaincre l’opinion publique. Question de philosophie sans doute…

  • Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Pour ses vœux à la presse, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, s’est voulue résolument offensive, préférant insister avant tout sur son programme. Non sans oublier tout de même de viser sa cible première, l’extrême droite, jusqu’à appeler au « vote utile » en sa faveur évidemment dès le premier tour.

    « L’ADN de cette ville n’est pas et ne sera jamais le RN », a-t-elle martelé d’entrée. Parce qu’à Marseille, « on vit les uns à côté des autres », qu’« elle ne supporte pas les replis identitaires et ceux qui, en politique, viennent d’ailleurs », analyse Martine Vassal. Si elle dit comprendre « la colère », elle en appelle à la « responsabilité des électeurs », sans pour autant donner de consignes de vote. « On n’est pas propriétaire des voix », assène-t-elle, éludant la question d’un éventuel retrait au second tour, persuadée qu’il y aura alors quatre candidats.

    Ce qui compte aux yeux de Martine Vassal, c’est de pouvoir confronter sa vision de la ville. Une Marseille « balnéaire » où les « 57 km de littoral » seraient rendus aux habitants, de l’Estaque à la Pointe Rouge, une Marseille tournée vers son port, l’international, avec le développement des data centers, capable de convaincre des investisseurs.

    Plein pot sur le tram

    Elle repose sa proposition de créer un conseil de développement économique, social, culturel, sportif… Sur les transports, ce sera du tout tramway, « quatre fois moins cher qu’un métro », avec un développement « en étoile » : de Saint-Marcel à Saint-Loup, de Saint-Antoine à la Bricarde, de la Belle de Mai à Saint-Jérôme, des Caillols à la Valentine, de la Blancarde à la Pointe Rouge, mais en oubliant la Corniche, car « il faut aller vite ». Tout cela étant faisable le temps du mandat, a-t-elle calculé. Pour les financements, elle promet d’aller « les chercher avec les dents », du côté de l’État, de la Région et de l’Europe. Et si celle qui est aussi présidente (DVD) de la Métropole, autorité organisatrice des transports, a « perdu du temps » jusque-là, c’est parce que dans certains quartiers, on lui a mis « des bâtons dans les roues ».

    Parce qu’elle a bien compris la leçon de son échec en 2020, où « on avait fait travailler des experts » et produit un glossaire de plusieurs centaines de pages, Martine Vassal le martèle : elle a construit son programme « au fil des personnes qui [la] rejoignent » et préfère le distiller savamment. Un « teasing » pour « accrocher » l’électeur. « Mais vous verrez, d’ici la mi-février, tout sera calé » et révélé affirme-t-elle.

  • Les taxis s’enflamment sur la location-gérance

    Les taxis s’enflamment sur la location-gérance

    Au terme d’une journée de mobilisation des taxis marseillais, ce mardi, la municipalité a proposé aux manifestants un rendez-vous, ce mercredi en préfecture, afin d’aboutir à une position commune sur la gestion des locations-gérances de leurs licences et autorisations de stationnement. Ils étaient en effet 120 rassemblés devant l’hôtel de ville selon la préfecture de police, dès 7h du matin, pour dénoncer des blocages administratifs. « Remplacer un véhicule devient une gageure, cela pourrait prêter à sourire s’il n’y avait des centaines de personnes bloquées », déplorait Rachid Boudjema, président de l’union nationale des taxis et du syndicat des taxis marseillais.

    « En 2025, la préfecture a interpellé la Ville de Marseille suite au constat d’un grand nombre de pratiques non conformes », explique la municipalité dans un communiqué. Désormais, celle-ci a décidé de valider les nouveaux contrats suivant le cadre national, « dans le respect total des conditions réglementaires d’exploitation », indique-t-elle. Ce changement de braquet vis-à-vis de ce que le représentant des taxis reconnaît être « un système administratif unique en France, mais qui fonctionnait bien », a semé la zizanie, poussant la Ville à recruter des renforts pour gérer les dossiers, avec un retour à la normale annoncé le 10 février. Mais les taxis refusent l’évolution, s’appuyant sur une jurisprudence administrative. Après avoir été reçus en mairie puis en préfecture, ils ont de nouveau forcé les portes de l’hôtel de ville en soirée. Pour découvrir que l’injonction préfectorale n’était qu’un simple rapport de contrôle, daté du 16 avril 2025 et portant sur un seul taxi, dont ils contestent les conclusions. Dans le contexte électoral, la droite n’a pas manqué d’apporter son soutien à leur mobilisation. D’autant plus qu’une « étude technique, économique et juridique approfondie sur l’activité des taxis à Marseille » doit être lancée entre mars et avril, pour se pencher notamment sur l’augmentation du nombre d’autorisations de stationnement -et donc de taxis- « en assurant la sécurisation juridique des mesures proposées ». Au risque de jeter de l’huile sur le feu.