Tag: Transports

  • Un tram du Nord au Sud, la « révolution » sur les rails

    Un tram du Nord au Sud, la « révolution » sur les rails

    Rapide, pratique, écologique, sécurisé, ergonomique, économique… », ne tarit pas Catherine Pila. La présidente de la RTM estimant un passage à « 93 000 passagers d’ici 2030 contre 38 000 aujourd’hui sur cette ligne ». Sur l’estrade montée devant le parc du 26e Centenaire, Martine Vassal, présidente de la Métropole, et Philippe Tabarot s’accordaient pour voir dans les 6,2 km supplémentaires de rails une « révolution ».

    La présidente DVD de la Métropole se félicite d’un moment « historique », tenant en trois dates : « 1977, pour l’inauguration du métro avec Gaston Defferre, 2007 pour le tramway avec Renaud Muselier et Jean-Claude Gaudin. Et nous ! » C’est pourtant sous l’impulsion de Defferre que le tram disparaissait pour laisser place au trolley puis au bus. La municipalité Gaudin avait quant à elle creusé la fracture Nord-Sud. Alors, en effet, combler enfin le retard marseillais avec un « T3 qui permet de rapprocher l’ensemble des quartiers », précise Martine Vassal, c’est une révolution dans la vision des déplacements collectifs. Même s’il reste beaucoup à faire pour remailler ce territoire.

    Qui se plaindrait d’une nouvelle ligne, avec des fréquences et une amplitude horaire dignes d’une métropole ? Certainement pas ceux qui vont enfin en bénéficier. Comme Alain, aide-soignant, qui pourra « l’utiliser au quotidien pour se rendre à l’hôpital Sainte-Marguerite, parce que même si j’ai le métro, c’est plus sympa le tram ». Ou Carole, qui se déplace à vélo sur les nouvelles pistes « sauf les jours de pluie » et laissera « plus sereinement » son fils « aller à l’école en tram qu’en bus ou métro ».

    Armes et caméras piétons

    Moins d’enthousiasme pour Marie, retraitée qui habite la Gaye : « Ce n’était pas une priorité. Il y a le 47, le 46 et le B1 qui passe toutes les 7 minutes. L’argent pouvait être investi pour désengorger les Goudes ou ailleurs. » Il est vrai que le T3 fait plus le plein côté Nord que côté Sud et double en partie la ligne de métro. « C’est évident que si un service existe, les gens l’utilisent », considère Tania, serveuse, qui peut « lâcher la voiture pour utiliser la ligne de Gèze pour aller bosser, car contrairement au métro, il ne s’arrête pas à 21h30 ». C’est le cas depuis 2023, « pour les essais techniques », a justifié Martine Vassal, avançant une probable réouverture « jusqu’à 1h du matin… en mai ».

    Si à la création de la Métropole « le premier sujet était la mobilité », sa présidente fait de la sécurité une nouvelle priorité, en portant « de 42 à une centaine » les agents de sécurité. L’État, qui a abondé « d’un milliard d’euros dans le plan Marseille en grand », a rappelé le ministre, continue à soutenir le territoire métropolitain pour « la création de plusieurs lignes BHNS, de pôles de report modal et la nouvelle ligne ferroviaire ». La loi Tabarot « permettra aux contrôleurs de la RTM d’être équipés de caméras-piétons et les agents du Groupe d’assistance et de protection (GAP) seront dotés d’armes non létales ». Des mesures seront aussi annoncées pour prévenir les accidents.

  • Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Dans le Gard, le 29 août 2022 fut un grand jour pour le ferroviaire. Après un demi-siècle d’inactivité, la ligne de la rive droite du Rhône circulait à nouveau entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit grâce au volontarisme de la Région Occitanie.

    Dans la lignée des états généraux du rail, la présidente Carole Delga (PS) et son vice-président Jean-Luc Gibelin (PCF) ne comptent pas s’arrêter là. En 2026, la Région va injecter respectivement 6,08 et 5,22 millions d’euros pour rénover les gares de Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure en sommeil depuis des années (1973 pour Villeneuve). Objectif : faire en sorte que des trains s’y arrêtent à nouveau.

    Dans le cadre de la réouverture de la ligne Nîmes-Le Teil (Ardèche), la remise en service de la gare de Villeneuve (déjà traversée par la ligne de la rive droite du Rhône) était prévue dès 2026. Mais une étude environnementale (protection de papillons et de fleurs) annoncée par l’État en décembre repousse le calendrier. De 2 ans pour les gares (2028) et de 4 ans pour l’ensemble de la ligne du Teil (2030).

  • Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Le Contournement ouest de Montpellier (COM) ne risque-t-il pas de devenir un A69 héraultais ? Voilà quelques années déjà que ce projet – qui doit permettre de décongestionner Montpellier en reliant l’A709 à l’A750 – est décrié par certains pour son impact environnemental. En novembre dernier, l’ancien préfet François-Xavier Lauch – depuis parti pour le Nord-Pas-de-Calais – donnait l’autorisation environnementale, actant le début du chantier. Une décision ayant ravi Vinci, qui pilote le projet. « Ce sont donc les travaux préparatoires qui débutent. L’arrêté préfectoral nous y autorisant désormais, c’est une phase de libération des emprises qui commence [avec la] mise en place des clôtures provisoires, débroussaillage, etc. Afin de permettre l’accès aux espaces pour la réalisation des diagnostics d’archéologie préventive et aux déviations de réseaux situés sur le tracé des futurs travaux », détaille Salvador Nuñez, le directeur opérationnel du COM.

    Trois recours en attente

    Ainsi, près de 40 hectares sur les 119 d’emprises liées au COM ont été sélectionnés comme « zone de prescription archéologique ». Pendant deux mois, un diagnostic sera établi afin de savoir si de véritables fouilles archéologiques devront être opérées à certains endroits. Vient ensuite le déplacement de 32 km de réseaux (électricité, eau, gaz, etc.) qui devrait se dérouler tout au long de l’année. En parallèle, sera réalisée la libération des emprises sur 40 hectares. Il s’agit notamment de débroussailler, déboiser, retirer les clôtures et les murets, etc.

    Mais l’autoroutier devra composer avec des collectifs opposés au COM, qui ne sont pas prêts à baisser les bras. En effet, six associations ont porté quatre recours juridiques. L’un a déjà été rejeté mais les trois autres sont en attente et pourraient mettre un coup d’arrêt au chantier.

  • À Béziers, la rocade en service en mai

    À Béziers, la rocade en service en mai

    Après quinze longues années, le chantier de la rocade de Béziers devrait s’achever en mai. Ce projet routier de 15 km de deux fois deux voies permettra ainsi de désengorger la ville et de gagner 10 minutes en heure de pointe pour traverser l’agglomération biterroise.

    Les derniers travaux sont en passe d’être réalisés. Ils portent sur un tronçon de 1,8 km de la section ouest, reliant l’échangeur de Maraussan à l’Ardide. Pour ce faire, un nouveau rond-point a été crée, qui servira d’échangeur, la rocade passera dessous. Celui-ci sera mis en service en janvier, une fois la pose des glissières de sécurité et de la signalisation réalisée.

    Trois nouveaux ponts ont été nécessaires pour ce vaste chantier. Deux sont d’ores et déjà terminés, à savoir les deux ponts pour la dénivellation du futur rond-point de l’Ardide. Le dernier, sur le Lirou à côté du pont existant, se poursuit. Viendront ensuite les terrassements et les finitions pour une inauguration prévue en mai prochain.

  • TER en retard en Occitanie : un mois offert aux fidèles usagers

    TER en retard en Occitanie : un mois offert aux fidèles usagers

    Après quelques semaines de négociations, la présidente de Région a dévoilé le « plan d’urgence » conclu avec la SNCF de Jean Castex en dédommagement et pour remédier aux retards – essentiellement côté Midi-Pyrénées – depuis octobre. Pour ne pas avoir respecté ses engagements, la SNCF se voit sanctionnée de 4 millions d’euros (ME) de pénalités. Une somme qui sera reversée aux fidèles usagers en guise de compensation. Dès février 2026, tous les abonnés aux trains Lio (sur l’année 2025) se verront ainsi rembourser l’équivalent d’un mois d’abonnement. Et même 2 mois pour les plus impactés : ceux ayant voyagé sur les lignes : Narbonne-Toulouse, Rodez-Albi, Auch-Toulouse, Tarbes-Toulouse et La Tour de Carol-Toulouse.

    Pour le géant ferroviaire, il s’agit des pénalités les plus fortes de France. « Depuis octobre-novembre, on a subi une dégradation inacceptable de la qualité de l’offre du service alors que l’année 2025 avait plutôt bien débuté », justifie Jean-Luc Gibelin (PCF), vice-président régional aux transports. La directrice régionale Occitanie SNCF Réseau concède « une hausse d’événements liés au changement climatique et à des intrusions avec actes de malveillance ».

    Plus de 60 millions d’euros promis

    Catherine Trevet annonce une enveloppe de 60 ME supplémentaires en 3 ans (dont 80% déployés les 2 premières années) en plus des 80 ME annuels dédiés à la maintenance des lignes. 50 ME iront à la « fiabilité des installations », par exemple via la suppression de 11 passages à niveaux (1 600 en Occitanie). Les 10 ME restants serviront à améliorer la qualité de l’exploitation service. Objectif prioritaire : « Les travaux destinés à lever les limitations de vitesse. » Une attention particulière sera donnée aux zones fragilisées par les phénomènes météo extrêmes (pluies, chaleurs…). Un travail sera engagé avec les chasseurs et les Chambres d’agriculture pour lutter contre la divagation des animaux sur les voies. Enfin, la sécurité sera renforcée sur les sites victimes de dégradations (tags…) ou actes de sabotage.

    À cela s’ajoute une enveloppe de 2,1 ME pour améliorer l’offre des voyageurs. « Recrutement de 15 techniciens de maintenance, présence humaine dans les gares, chaîne WhatsApp »… Au total des deux volets, Gaël Barbier, directeur régional de la SNCF Voyageurs, vise +1,1 point de régularité des trains Lio d’ici 2026 et +2 points d’ici 2028 soit 150 et 270 trains remis à l’heure. De son côté, Carole Delga, qui vise la barre des 100 000 voyageurs TER/jour, prévient qu’elle sera « excessivement exigeante ».

  • Sept nouvelles lignes à l’aéroport de Montpellier

    Sept nouvelles lignes à l’aéroport de Montpellier

    Premier rendez-vous est donné avec la compagnie Easyjet, qui proposera deux vols hebdomadaires vers Manchester à partir du 30 mars. Le 16 mai, deux vols par semaine seront assurés vers Stockholm par la compagnie Norwegian. Trois jours plus tard, c’est à Dublin que les héraultais pourront s’envoler avec la compagnie Aer Lingus – qui effectue son retour à l’aéroport après sept ans d’absence – avec deux vols hebdomadaires.

    En novembre, ce sera au tour de Volotea d’entrer dans la danse en ouvrant une base sur le tarmac montpelliérain. Ainsi, grâce à un Airbus A380, la compagnie espagnole proposera quatre nouvelles destinations : Bordeaux (à partir du 6 novembre, deux vols par semaine) ; Madrid (06.11, deux vols) ; Lanzarote (07.11, un vol les samedis) et Tenerife Sud (08.11, un vol chaque dimanche).

  • Avec l’extension du Zénibus, de 8 000 à 13 000 usagers quotidiens attendus

    Avec l’extension du Zénibus, de 8 000 à 13 000 usagers quotidiens attendus

    Marre des bouchons interminables aux heures de pointes ? Ce lundi 5 janvier, l’extension de la ligne du bus à haut niveau de service (BHNS) reliant les communes de Marignane, Saint-Victoret, Vitrolles et Les Pennes-Mirabeau a été inaugurée. Ce parcours sera désormais prolongé et la ligne dédoublée avec en moyenne un bus toutes les 10 minutes. Cette ligne permet ainsi de désengorger l’autoroute, de réduire le nombre d’automobilistes dans la zone et donc les émissions de gaz à effet de serre.

    Baptisées ZEN A et ZEN B, les deux nouvelles lignes permettront de rejoindre à l’Ouest, la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Technoparc des Florides à Marignane, et à l’Est Plan de Campagne. Ces nouvelles stations, dotées d’une accessibilité pour personnes à mobilité réduite (PMR), sont de nouvelles opportunités pour les travailleurs et les habitants. Entre 8 000 et 13 000 usagers quotidiens sont attendus.

    « On a souvent entendu dire que “Marseille en Grand” c’était beaucoup de paroles et beaucoup de promesses. Aujourd’hui ça se concrétise » se félicite le Préfet de la région Paca Jacques Witkowski. Ce Zénibus est « l’incarnation de mois de collaboration entre les collectivités locales, l’État et la métropole » s’exclame Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille-Provence, avant de souligner : « Accompagner la métropole, c’est aussi accompagner la transition écologique. » En effet, 22 de ces bus roulent au gaz naturel.

  • Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Industrie

    Une année cruciale pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Nécessaire pour la décarbonation de la zone, la ligne très haute tension doit obtenir le feu vert de l’état, après les municipales de mars, le temps de réaliser de dernières études. En attendant, les projets commencent à se concrétiser. à Fos-sur-Mer, le site de production de panneaux photovoltaïques Carbon, désormais allié au leader chinois du secteur Longi, doit faire ses premières livraisons avant la fin de l’année. La construction d’une aciérie électrique par l’Italien Marcegaglia, un investissement à un milliard d’euros, doit démarrer au 3e trimestre, tandis que le lancement du projet d’acier décarboné Gravithy est attendu pour la fin de l’année, si l’investissement est définitivement confirmé. Le Grand port maritime de Marseille-Fos, de son côté, fêtera ses 60 ans en lançant les travaux de son nouveau siège social au J0, en plus de poursuivre le branchement à quai pour trois navires de croisière.

    Transports

    Enfin : le métro à Marseille va de nouveau rouler après 21h30, avec la mise en service progressive des nouvelles rames « Neomma » au premier semestre. De quoi tourner enfin la page des difficultés techniques rencontrées sur ce chantier XXL du plan Marseille en grand, qui doit encore se poursuivre avec l’installation de portes palières sur les quais pour permettre l’automatisation complète du métro. Avant cela, l’année commence par l’inauguration de l’extension du tramway jusqu’à Capitaine-Gèze au nord le 7 janvier, jusqu’à la Gaye au sud le 10 janvier, ainsi que celle du bus à haut niveau service entre les Pennes-Mirabeau et Marignane ce lundi. à Aubagne, le Val’tram permettra, à compter de cet été, de rallier la Bouilladisse en tramway.

    Reste à préparer l’avenir : une enquête publique doit se tenir, cette année, pour prolonger le tramway à Marseille jusqu’à la Castellane (16e arrdt.), une autre dès la mi-janvier sur les parcelles concernées par la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur, alors que le chantier de la nouvelle gare Saint-Charles est officiellement lancé. Les marchés publics sont également lancés pour les premiers travaux préparatoires du tramway des Catalans. Enfin, l’aménagement cette année du rond-point de la Gaye (9e arrdt.) ouvre la voie à la relance du boulevard urbain sud.

    À Marseille

    à Marseille, l’année s’ouvre sur le rachat attendu par la municipalité du foncier des Galeries Lafayette au centre Bourse, qui doit s’accompagner d’un appel à manifestation d’intérêts pour une transition de trois ans. D’autres projets doivent se concrétiser : c’est le cas de la médiathèque Loubon, à la Belle de mai, dont la livraison est attendue à la fin de l’année. Le plan écoles continue aussi à se dérouler : tandis que le maire (DVG) Benoît Payan annonçait, lors de la dernière rentrée, six nouveaux établissements livrés d’ici au mois de mars 2026, les chantiers devraient être lancés dans quinze groupes scolaires au moins, dont celui, emblématique, de Saint-André – la Castellane, la justice ayant désormais validé la rupture du contrat initial après les carences du groupe Impresa Percassi. Les aménagements des parcs se poursuivent eux aussi, à l’image de la création du nouveau parc de l’Annonciade, sur deux hectares au pied du massif de l’Étoile. Côté santé, tandis que les premiers coups de pioche ont été donnés pour le bâtiment parents-enfants de la Timone, le nouveau Samu doit ouvrir ses portes au mois d’avril, sur 4 500 m2 face à des besoins toujours plus importants. Les premiers travaux préparatoires du nouvel hôpital d’instruction des armées doivent aussi commencer sur le camp de Sainte-Marthe, pour une livraison en 2031.

    Côte grands événements, le parc Chanot (8e arrdt.) poursuit sa grande transformation : le bitume du grand parking doit être retiré pour accueillir, sur plus de 13 000 m², une esplanade de loisirs, ne laissant plus sa place aux voitures que lors de grandes manifestations.

    Logement

    Avec l’année 2026 s’ouvre une nouvelle période triennale pour la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) : de nouveaux arrêtés de carence, avec des amendes à la clé, doivent être pris pour les communes n’atteignant pas 25% de logements sociaux. à Marseille, la société publique locale d’aménagement d’intérêt national, chargée de la réhabilitation du centre-ville, livrera ses premiers logements rénovés à l’automne. De manière symbolique, alors que commencent au printemps les premiers travaux dans les immeubles du haut de la rue d’Aubagne, le lieu ressource installé dans la « dent creuse » des effondrements doit ouvrir au début de l’année.

  • Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Un voyageur de passage, arrêté en gare d’Aubagne, aurait pu croire la scène banale. Mais non. Entre deux averses, ce vendredi 19 décembre, le maître d’ouvrage du Val’Tram, la Métropole Aix-Marseille- Provence, et ses maîtres d’œuvre pour la réalisation de l’infrastructure, opèrent, depuis la veille, « la première phase des essais d’ouverture de ligne avec les rames du Val’tram sur un premier tronçon, entre la gare d’Aubagne et Napollon », explique ce jour-là la cheffe de projet.

    « Ces essais nous permettent de vérifier que les roues du tramway s’insèrent correctement dans les rails, que le tram capte bien l’électricité délivrée par la ligne aérienne de contact et que les carrefours routiers réagissent bien à l’arrivée du tramway, c’est-à-dire stoppent les véhicules pour permettre le passage du tramway », détaille-t-elle. Elle poursuit : « Nous effectuons des essais sur ce tronçon jusqu’en février, et ensuite, on les poursuivra jusqu’à La Bouilladisse. On enchaînera par une phase de marche à blanc où, pendant un mois, l’exploitant fera circuler le tram sans voyageurs, mais en conditions réelles d’exploitation. Les essais vont donc durer six mois. »

    Fin décembre, la cheffe d’opération dressait l’état des lieux des travaux : « On a quasiment achevé toute la pose de la voie ferrée entre Napollon et La Bouilladisse. Début janvier, l’électrification de la ligne va se poursuivre. Ensuite, il y aura toute la phase d’installation des systèmes de sécurité destinés à contrôler le tramway, pour notamment empêcher que deux rames s’engagent sur une même portion de voie unique. »

    Bouffée d’oxygène

    pour le territoire

    Après plusieurs faux départs et atermoiements politiques (lire ci-dessous), le projet de Val’Tram -aujourd’hui chiffré à 180 millions d’euros, dont 30 millions apportés par le Département des Bouches-du-Rhône- a été relancé en février 2019 par Martine Vassal, arrivée à la présidence de la Métropole Aix-Marseille en septembre 2018. « Le Val’Tram offrira de nouvelles opportunités de déplacement sur l’axe La Bouilladisse-Aubagne, particulièrement chargé aux heures de pointe, et contribuera au renforcement de l’attractivité du territoire grâce à une meilleure intermodalité. Tout autour du tracé, l’espace public sera requalifié pour offrir plus de place aux piétons et cyclistes. Ce projet va considérablement améliorer le quotidien des habitants de l’Est du territoire métropolitain ! », se félicitait l’élue, en mars dernier, dans la lettre de la Métropole.

    Le Val’Tram fait partie des 16 projets de mobilité métropolitains prioritaires soutenus par l’état à hauteur d’un milliard d’euros, dans le cadre du plan Marseille en Grand, annoncé par le président Emmanuel Macron en septembre 2021.

    Le projet s’appuie sur la réhabilitation de 14,4 km de l’ancienne voie ferrée de Valdonne, reliant la gare d’Aubagne à La Bouilladisse. Cette nouvelle section s’ajoutera aux 2,7 km de ligne de tram déjà existants à Aubagne.

    Le nouveau tracé permettra de relier Aubagne à La Bouilladisse en 25 minutes, avec 11 stations desservant notamment Roquevaire, Auriol, Pont de Joux et La Destrousse. D’une amplitude horaire identique à l’actuel tram d’Aubagne (5h39- 21h05), le Val’Tram circulera « toutes les 10 minutes en heure de pointe, entre 6h30 et 9h le matin et 16h30 à 19h environ et toutes les 20 mn en heure creuse. On attend 15 000 voyageurs par jour sur l’ensemble de la ligne », rappelle la cheffe de projet. Pour faciliter l’intermodalité (par exemple de la voiture au tram), cinq parkings-relais sont aménagés, avec 150 places à La Bouilladisse, 25 à La Destrousse, 200 à Auriol, 100 à Pont de l’Étoile et 25 à Napollon-Solans.

    Selon la Métropole, l’intérêt majeur du projet est « d’offrir une meilleure desserte de la haute vallée de l’Huveaune sur un axe particulièrement fréquenté, avec 18 000 véhicules par jour ».

    14,4

    kilomètres de nouveau tracé entre Aubagne et La Bouilladisse, via Pont de l’Étoile, Roquevaire, Auriol et La Destrousse. Il faudra 25 minutes de trajet pour aller d’Aubagne à La Bouilladisse.

    15 000

    voyageurs devraient emprunter le Val’Tram par jour, ce qui devrait contribuer à désengorger les axes routiers, notamment ceux de la haute vallée de l’Huveaune, où circulent 18 000 véhicules par jour.

  • [Rétro 2025] Le dépôt SNCF de Béziers bientôt fermé ?

    [Rétro 2025] Le dépôt SNCF de Béziers bientôt fermé ?

    Alors que le feu couvait depuis avril, c’est en septembre que le couperet est tombé. « On nous a confirmé que le site fermerait d’ici trois ans », soupirait Nicolas Midague, secrétaire de la CGT des cheminots de Béziers. Au risque de mettre sur le carreau la quarantaine de salariés du site, qui s’attellent à réparer locomotives et contacteurs. Pourtant, les cheminots mettent en avant une solution pour éviter cette casse organisée. En effet, le projet d’un Centre de maintenance du matériel (CMR) est à l’étude afin de soulager les deux existants, saturés. Or, le savoir-faire et le foncier existent dans la cité de Riquet. Mais la direction de la SNCF ne veut pas l’entendre de cette oreille et penche plutôt pour Narbonne. Une solution néanmoins plus onéreuse, à en croire la CGT, si bien que l’édile narbonnais semble hésiter. D’autant que le choix biterrois pourrait s’accompagner de la création de « 40 à 80 emplois ». La lutte continue.