Tag: Transports

  • La France insoumise présentera une liste à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    La France insoumise présentera une liste à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Pas d’union à gauche à Port-Saint-Louis-du-Rhône. LFI a annoncé, lors d’une réunion publique organisée lundi, en présence du député et candidat à la mairie de Marseille Sébastien Delogu, qu’elle présenterait sa propre liste.

    « On a eu des discussions avec le PCF pour l’éventualité d’une union, mais les conditions n’étaient pas réunies, donc on a pris acte, explique le chef de file local, William Silvestre Da Silva. On veut quand même faire porter notre voix qui est différente de celle du PCF, qui a un ancrage très fort à Port-Saint-Louis avec ses atouts et ses inconvénients, et de celle de Martial Alvarez (DVD). »

    Parmi les priorités de LFI : l’accès à la santé. Bien que le maire-candidat ait confié une mission extra-municipale au centre communal d’action sociale intégrant les professionnels pour lutter contre la désertification médicale, William Silvestre Da Silva estime que cela ne suffit pas : « On voudrait prendre contact avec les acteurs de la santé et les communes avoisinantes pour éviter la concurrence et mettre en place une coopération avec des permanences. Cette situation est assez liée aux transports : Port-Saint-Louis est enclavée, assez mal desservie et on perd des horaires de bus pour aller vers Istres. Il faudra qu’on se batte contre ça. » Une large partie du programme sera dédiée aux jeunes avec des dispositifs pour leur « redonner la parole ».

    Les têtes de liste n’ont pas encore été dévoilées, mais William Silvestre Da Silva et Martine Charrier, chefs de file du parti, sont pressentis.

  • Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Un soir tout particulier… Tout sourire devant la foule qui a envahi l’Après M à Sainte-Marthe (14e), Amine Kessaci (EELV) est venu, ce lundi 26 janvier, se porter candidat aux municipales aux côtés du maire DVG sortant de Marseille, Benoît Payan. « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », lance le jeune homme.

    Après avoir perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, le fondateur de l’association Conscience avait promis de ne pas lâcher son combat contre le narcotrafic. À la suite de son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus franchement pour et dans sa ville.

    « Pour Amine, ce n’est pas rien. C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble », a déclaré, ému, Benoît Payan. Et de revenir sur les engagements du Printemps « dans la conviction que nous devrions protéger les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi les rassembler, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur quartier. »

    « Je suis ici pour dire

    qu’on ne se résignera pas »

    Sous les bravos, en présence de sa mère, de ses sœurs et de la plupart des adjoints au maire, celui qui donne un coup d’accélérateur à une campagne atone, avec son combat à la résonance internationale, a martelé sa volonté de rester « debout » comme il l’avait fait lors de la marche blanche en hommage à son frère Mehdi.

    « Je suis ici pour dire qu’on ne se résignera pas. Nous avons su nous lever par milliers pour dire non, mais surtout pour dire oui à la paix, oui à la justice, oui à une vie meilleure. C’est ce que l’équipe municipale du Printemps marseillais a porté, tout au long de ses six années », enchaîne Amine Kessaci. Une majorité qui a agi selon lui « pour l’égalité, pour l’équité des territoires, pour les transports, pour l’école. Et comme le disait Nelson Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

    Son ennemi premier : l’extrême droite, contre laquelle il avait déjà bataillé aux législatives de 2024 sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il avait alors perdu de 835 voix son duel, au second tour, contre Gisèle Lelouis (RN). « Un engagement naturel » insiste-t-il, tant il était évident pour lui « de dire que jamais Marseille ne tombera aux mains des extrémistes. Jamais Marseille ne sera dirigé par le Rassemblement national. Ce n’est pas possible ».

    Le désormais candidat n’a pas manqué non plus de remettre sur l’ouvrage la charte du relogement des familles de victimes du narcotrafic avec les bailleurs sociaux. Il en est persuadé, « Benoît Payan sera le premier maire à la signer ».

    La force d’un destin.

    La sécurité, mantra de Martine Vassal

    La candidate de la droite et du centre à la Ville de Marseille a clairement fait de la sécurité un de ses thèmes favoris, bien avant la campagne, quitte à empiéter sur les plates-bandes du RN. Martine Vassal propose de créer une Brigade anticriminalité (BAC) municipale et de faire du centre-ville un lieu d’expérimentation de l’intelligence artificielle, avec « des drones et la police présente ». Le recours à la vidéosurveillance serait également renforcé. Celle qui est déjà présidente de la Métropole a, par ailleurs, déjà armé les 99 agents du Groupement d’assistance et de protection de la RTM de matraques et de bombes lacrymogènes. « La sécurité est la première de nos libertés », a-t-elle martelé.

  • Le parti pris de la Région pour accroître les transports publics

    Le parti pris de la Région pour accroître les transports publics

    Avec 46 600 personnes qui s’installent chaque année, l’Occitanie a la troisième croissance démographique -hors Mayotte- de l’Hexagone. C’est ainsi que la région dépasse les 6,2 millions d’habitants en 2025. De bons chiffres expliqués par un solde migratoire positif de 0,9 point malgré un solde naturel négatif de 0,1 point. En effet, depuis 2017, l’Occitanie enregistre plus de décès que de naissances. C’est donc le fort nombre d’arrivées qui permet l’augmentation continue de la population occitane.

    18 rames supplémentaires

    Face à cette croissance, qui devrait perdurer jusque dans les années 2040, la Région anticipe et développe notamment sa politique de transports.

    « Nous n’avons pas attendu ces chiffres pour nous pencher sur cette question. Cela fait partie des choses que l’on suit et on fait des points chaque année avec les associations d’usagers ou les comités départementaux des mobilités afin de suivre cette croissance. Notre volonté d’adapter régulièrement l’offre est liée avant tout à un travail de partenariat, de suivi et de démocratie citoyenne continue », soutient Jean-Luc Gibelin, vice-président PCF de la Région Occitanie.

    Ainsi, la collectivité dirigée par la socialiste Carole Delga prévoit de commander des rames supplémentaires. « Nous avons lancé l’acquisition de matériel roulant ferroviaire. 18 rames supplémentaires ont été commandées. Elles sont à deux étages – donc des rames plus capacitaires – et vont être déployées en particulier sur le littoral, car nous avons déjà des rames du côté de Toulouse. Elles vont arriver à partir de la deuxième moitié 2026 et sur toute l’année 2027, à raison d’une à deux rames par mois », poursuit le vice-président de la Région. Des délais expliqués par la lente construction des rames.

    L’autre offre à développer concerne les cars. Bien que la Région Occitanie ne soit pas propriétaire des cars – « elle est juste propriétaire de la régie des transports de Haute-Garonne, de celle des Pyrénées-Orientales, et de la SPL “D’un point à l’autre” dans le Tarn », précise Jean-Luc Gibelin – celle-ci garde néanmoins un œil sur les contrats passés avec les sociétés privées. « Dans les marchés passés, il y a des perspectives de développement de l’offre qui sont prévues. Dans ce cadre-là, les propriétaires prévoient l’acquisition de cars supplémentaires », note Jean-Luc Gibelin. Ce qui permettra d’agrandir la flotte actuelle de 5 000 cars occitans.

    Objectif décarbonation

    La Région priorise donc le développement tous azimuts des transports en commun. Une manière également de remplir les objectifs de transition environnementale. « La décarbonation passe par le développement des transports en commun. Mais nous sommes à rebours de Bercy, qui préférerait passer à 100% de véhicules électriques pour décarboner. Mais c’est faux. Il est complètement démagogique et ce serait une hérésie écologique de penser qu’en 2050, nous n’aurons plus que des véhicules électriques et que notre parc automobile sera décarboné. C’est la porte ouverte aux embouteillages », fait valoir le vice-président communiste.

    Anticiper cette croissance démographique dans les transports passe également par le développement d’infrastructures. En ce sens, la Région construit des pôles d’échange multimodaux (PEM) afin de permettre aux Occitans et futurs Occitans de se déplacer plus facilement.
    L.D.

  • L’Espagne en deuil après la terrible collision ferroviaire

    L’Espagne en deuil après la terrible collision ferroviaire

    C’est un jour de douleur pour toute l’Espagne », a dit notamment Pedro Sanchez, le président du gouvernement, qui s’est déplacé hier en milieu de journée à Adamuz, village de 4 000 habitants, et a annoncé un deuil national de trois jours. C’est au niveau de la gare de cette commune, que s’est produit ce tragique accident. Il était 19h45 dimanche, lorsqu’un premier train grande vitesse d’une compagnie italienne Iryo qui reliait Malaga à Madrid, s’est couché en partie sur la voie voisine après avoir déraillé. Vingt secondes plus tard un autre train grande vitesse un Alvia de Renfe, qui arrivait de Madrid à destination de Huelva, a percuté les voitures couchées sur les rails. Un choc d’une violence inouïe, qui a projeté des voitures de l’Alvia en contrebas, une chute de quatre mètres. C’est surtout dans cet amas de ferrailles de l’Alvia, que les sauveteurs craignent de trouver d’autres victimes ce qui viendrait alourdir le bilan humain qui était lundi en fin d’après-midi de 40 morts, 152 blessés dont 43 sont encore hospitalisés et 12 dont un enfant en unité de réanimation.

    Les habitants d’Adamuz ont été les premiers, dimanche soir, à se rendre sur place et apporter tant bien que mal leur aide auprès des personnes valides, pour les sortir du train et les réconforter. Très vite, le village s’est mobilisé et une chaîne de solidarité s’est mise en place. Les habitants ont tout de suite guidé les secours à travers les chemins qu’ils connaissent parfaitement bien pour accéder au lieu de la catastrophe. La commune a mis en place plusieurs lieux d’accueil où les villageois ont apporté couvertures, eau, alimentation.

    Les secours très rapidement sur les lieux, ont œuvré sans relâche toute la nuit de dimanche à lundi avec des températures en dessous de zéro, les recherches se poursuivent et une commission d’investigation est sur place pour essayer de déterminer la cause de cet accident.

    « Un accident étrange »

    Oscar Puente, ministre des Transports, qui était présent hier aux côtés du chef du gouvernement, a déclaré qu’il s’agissait « d’un accident étrange, il s’est produit sur une ligne droite sur une voie récemment rénovée pour un coût de 700 millions d’euros » de son côté le président de Renfe, Álvaro Fernández, interrogé par la radio Cadena SER, a précisé qu’il n’y avait pas eu d’excès de vitesse puisqu’un des trains circulait à 205 km/h et l’autre à 210 km/h au moment du choc, il ajoutait que ce tronçon de voie ferrée permet aux trains de circuler jusqu’à 250 km/h.
    « Bien que j’évite de tirer des conclusions, tout montre qu’il pourrait s’agir d’une possible défaillance matérielle soit sur le train, soit sur l’infrastructure. » Alvaro Fernandez devait rappeler que le système de sécurité et de signalisation LZB (système de protection automatique des trains) est opérationnel sur cette ligne, « il est précisément prévu pour empêcher les erreurs humaines ».

    La porte-parole de la Guardia Civil, Rosa Reina, a fait savoir qu’un appel était lancé aux familles des victimes afin de recueillir leur ADN, tant le travail d’identification s’avère difficile. Cinq centres sont ouverts pour cela : à Madrid, Huelva, Malaga, Cordoba et Séville. Ces centres permettent aussi aux familles d’obtenir des informations. L’émotion et la douleur sont grandes dans toute l’Espagne, comme le rappelait hier Pedro Sanchez, qui a assuré les familles de la solidarité du gouvernement « la tragédie exige unité dans la douleur et unité dans la réponse qu’il faudra apporter. La société espagnole se demande ce qui a pu se produire. Le temps de l’investigation va s’ouvrir, dès que nous connaîtrons les conclusions, c’est avec clarté et transparence que nous informerons les citoyens de notre pays. »

  • Hérault : de nouveaux outils pour la mobilité et le logement

    Hérault : de nouveaux outils pour la mobilité et le logement

    Pour que la forte croissance démographique reste soutenable autour de Montpellier, il est indispensable que les conditions d’accueil suivent. Le phénomène impose aux décideurs de penser le développement à long terme dans plusieurs domaines.

    Côté logement, seul le parc social de la Ville de Montpellier respecte la loi SRU (25% d’habitat minimum). Parce que les loyers privés sont souvent hors de prix, la majorité de Michaël Delafosse a créé en 2021 son Organisme foncier solidaire (OFS). Dans toutes les ZAC publiques, il permet 22% de logements abordables via le Bail réel solidaire (BRS). « Cela permet à des gens qui n’ont pas les moyens de s’acheter une villa à 800 000 euros de devenir propriétaires », résume Claudine Vassas-Mejri (PS). Sous conditions de ressources (plafond haut), il est ainsi possible d’acheter des murs et de payer une redevance à la collectivité (1,3 euro/m²) pour la location du foncier. « Cela permet aussi d’éviter la spéculation », précise la vice-présidente. Encore méconnu, cet outil privilégie les travailleurs essentiels, les familles avec enfants venant du logement social. Un millier d’habitats en BRS sont programmés, 4 000 à terme.

    Depuis le Covid, la crise du logement fait rage. L’actuel Plan local de l’habitat prévoyait la construction de 5 000 logements dans la métropole « mais on n’y arrivera pas », regrette l’élue. La faute à l’inflation, au désordre national, à la fin des incitations fiscales (type Pinel) et à la rareté du foncier. Sans compter que la loi Zéro artificialisation nette des sols (ZAN) freine l’appétit des promoteurs. « Dans les villages, le moindre projet de ZAC suscite une levée de boucliers alors que la plupart des gens qu’on reçoit cherchent un logement », témoigne C. Vassas-Meijri.

    Dès 2020, le président M. Delafosse (PS) a doté la Métropole de nouveaux outils. La régulation des locations AirBnB (déclaration obligatoire) vise à lutter contre la concurrence déloyale. Les loyers encadrés à Montpellier permettent d’éviter les abus. Et le permis de louer (à Celleneuve, Figuerolles, Saint-Martin et aux Cévennes) traque les marchands de sommeil.

    Le Service express régional…

    Dans un monde qui s’accélère, les mobilités sont aussi essentielles. Avec la 5e ligne de tramway et la connexion entre les deux gares, Montpellier est désormais bien maillée. Ce n’est pas le cas des territoires aux alentours. C’est la raison d’être du Service express régional métropolitain (Serm), sorte de RER métropolitain promis par Emmanuel Macron. « À Montpellier, 20% des trajets viennent d’en dehors de la métropole, où la dépendance à la voiture est forte », résume Julie Frêche. Elle a beau adorer le vélo, la vice-présidente sait que les pistes cyclables ne peuvent pas tout quand on se déplace aussi loin.

    Avec 8 intercommunalités de l’aire d’attraction de Montpellier, de l’agglo de Sète à celle de Lunel en passant par la vallée de l’Hérault et le Pic-Saint-Loup, un réseau de transports en commun est en cours d’élaboration pour connecter ces territoires qui concentrent 73% de la population héraultaise et accueillent 12 000 habitants de plus par an. Il y a bien sûr le grand projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan. Le premier tronçon vers Béziers (horizon 2032) aura vocation à désengorger la ligne ferroviaire du littoral. La Région pourra ainsi renforcer son offre de TER.

    Du côté de la Métropole de Montpellier, on travaille déjà sur les futures lignes de bustram ou cars dits « à haut niveau de service ». Ils seront non polluants et éviteront les bouchons grâce à des voies réservées. Trois études sont déjà en cours pour des cars vers le Cœur d’Hérault (Gignac, Clermont, Lodève…), Balaruc depuis Garcia Lorca et Saint-Mathieu-de-Tréviers depuis le rond-point de Girac. Deux autres lignes verront le jour : l’une depuis Castelnau vers Castries, l’autre vers Lavérune, Pignan, Cournonsec voire Poussan. Des liaisons vers Saint-Gély-du-Fesc ainsi qu’entre Baillargues et Mauguio sont aussi dans les tuyaux. Au total : 267 millions d’euros d’investissement qui créeront des emplois. Mais « l’État doit jouer son rôle », presse Julie Frêche.

  • Volotea ambitionne de prendre le leadership à Montpellier

    Volotea ambitionne de prendre le leadership à Montpellier

    En 2026, l’aéroport de la 7e ville de France va-t-il enfin prendre son envol ? En basant un avion en 2020, Transavia devait déjà faire entrer Montpellier dans la cour des grands. Mais la pandémie de Covid avait ralenti ses projets.

    Six ans plus tard, l’aéroport de Montpellier franchit un nouveau pas qui doit lui permettre d’atteindre les 3 millions de passagers, qu’il vise à terme contre 1,9 million actuellement. Mercredi 14 janvier, Volotea a officialisé sa volonté de faire de la capitale héraultaise sa 11e base en France. « Depuis 2012, nous avions 8 enfants (Ajaccio, Brest, Caen, Lille, Nantes, Rennes, Strasbourg et Minorque). Il était temps de se marier ! », se félicite Emmanuel Brehmer, président du directoire de l’aéroport Montpellier Méditerranée. « Il s’agit d’un mariage à l’ancienne sans divorce, ironise Carlos Muñoz. On va continuer à développer ce partenariat très longtemps », assure le fondateur et PDG de Volotea.

    La compagnie low cost ibérique va commencer par « faire dormir » un Airbus A320 (180 sièges) à Montpellier en attendant le second d’ici 2 ou 3 ans. « Cela signifie de la ponctualité puisque l’avion est sur place et aussi que nos collaborateurs connaîtront bien les clients car ils habiteront ici et feront vivre ce territoire », insiste Gilles Gosselin. Des recrutements vont être lancés afin de pourvoir les 30 emplois de pilotes, hôtesses de l’air et stewards créés à Montpellier.

    900 000 passagers visés d’ici 2030 au plus tard

    Dès novembre, Volotea proposera 4 nouvelles destinations : Bordeaux, Madrid, Tenerife Sud et Lanzarote. A la différence de son concurrent déjà installé, Volotea préfère développer les liaisons des villes telles que Montpellier. « 65% des Européens vivent dans des villes petites ou moyennes pas assez desservies », explique Carlos Muñez. Le PDG fait valoir un taux de réalisation des vols irréprochable (99,4%) et un indice de satisfaction en hausse (+24%) pour la compagnie à bas coûts. « Ça ne veut pas dire qu’on sert du caviar et qu’on propose des douches comme Émirates, mais 9 clients sur 10 nous recommandent ».

    Dans le courant de l’année, de nouvelles destinations vers l’Europe, le Maghreb ou les pays nordiques devraient être dévoilées à des « prix abordables » malgré l’impact de la taxe de solidarité (6,3 euros par billet). Certaines seront permanentes, d’autres saisonnières. « On s’adaptera à la demande et au succès des routes », promet Gilles Gosselin. Le directeur de la « première compagnie domestique en France » ne cache pas son ambition dans une Occitanie où Volotea est déjà implantée à Toulouse, Rodez, Lourdes/Tarbes. « On veut être la compagnie majeure de référence de l’aéroport de Montpellier ». En 2026, 400 000 sièges (+9%) sont espérés ici et 900 000 annuels sont visés d’ici 2 à 4 ans. Depuis 2012, Volotea a déjà transporté 2,8 millions de passagers depuis Montpellier.

  • La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    Une salle comble au Rowing club, ce mercredi 14 janvier, et une jeunesse toute acquise à la cause de la candidate DVD à la mairie de Marseille, Martine Vassal, pour une soirée organisée par Une génération pour Marseille, collectif des jeunes de la droite et du centre emmené par Romain Simmarano, par ailleurs directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région Sud. L’occasion pour Martine Vassal de décliner ses propositions.

    De la crèche, dont elle promet de doubler le nombre à Marseille, à l’école avec une sorte de déclinaison du « plan Charlemagne » que celle qui est aussi présidente du Département a mené, histoire de rénover la totalité des 88 écoles municipales. À l’image des maisons du Bel âge départementales qui accueillent les seniors, elle imagine aussi des « maisons de la réussite » dans tous les secteurs de la ville pour proposer aide aux devoirs et autres activités. Aux étudiants, elle qui a pourtant déjà la présidence de la Métropole, autorité compétente en la matière, promet les transports gratuits jusqu’à 26 ans, de quoi leur permettre d’investir un centre-ville propre et sécure. Sur la solidarité, elle évoque une réquisition des logements vides, la création de maisons de santé spécifiques, une plate-forme pour les aider à trouver un stage.

    Sécurité à gogo

    Mathieu, Chiara, Juliette, Bilal… Les jeunes qui soutiennent Martine Vassal sont aussi de fervents défenseurs de la cause animale, qui aura un référent si elle est élue maire. Ils seront aussi en sécurité avec plus de caméras de vidéosurveillance, une BAC municipale, et de la police que toute la salle applaudit fiévreusement. « Sur Marseille, ce sera tolérance zéro » pour que cette jeunesse qui a visiblement les moyens de sortir tard le soir puisse avoir de « la tranquillité publique ».

    Les jeunes soutiens de la candidate de la droite et du centre réclament aussi des grands événements. Ils en auront un, « nous allons le créer », promet-elle. Sur l’emploi, il faudra travailler sur tout le territoire…

  • Matraques et bombes lacrymo pour les agents de la RTM

    Matraques et bombes lacrymo pour les agents de la RTM

    Des armes non létales, mais des armes tout de même. Comme annoncé voilà près d’un an, la présidente de la Métropole, Martine Vassal (DVD) a officiellement équipé ce mardi 13 janvier les agents du Groupement d’assistance et de protection (GAP) de la RTM de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Seuls 9 des 99 traminots de cette brigade dédiée à la sécurité ont pour le moment été formés, par une agence composée d’anciens militaires nous précisera Christian, membre du GAP depuis sa création en 2022, qui insiste sur le côté dissuasif et de médiation de sa mission.

    Mais tout devrait aller très vite se félicite l’élue, déjà satisfaite que tous bénéficient déjà de caméras piétons depuis le 19 décembre. De quoi réduire de 40% les incivilités à leur égard et lutter contre le fameux « sentiment d’insécurité ».

    Surtout, la candidate à la mairie de Marseille a vu là une belle occasion de pilonner sur son thème favori. « C’est une belle séquence qui renoue avec la façon de faire de la politique, avec ma majorité et mes élus, quand nous faisons des promesses, nous les tenons », martèle-t-elle, quand « la sécurité est la première de nos libertés ». Et de préciser qu’il aura « fallu se battre » pour obtenir les habilitations tant convoitées, où le soutien de « deux ministres très engagés, Bruno Retailleau et Philippe Tabarot » aura permis d’aboutir.

    Un continuum de sécurité

    En attendant les métros climatisés cet été, on saura que les agents du GAP pourront désormais dégainer s’ils jugent que leur intégrité physique ou celle des voyageurs est menacée, précise Catherine Pila, présidente de la RTM.

    Également présent, le préfet de région, Jacques Witkowski, satisfait. « Un pas vient d’être franchi, vous entrez de plain-pied dans le continuum de la sécurité », résume-t-il, considérant « vain d’opposer les forces de sécurité les unes aux autres ». Pour lui, « il faut plutôt les additionner », chacun « à sa place ». Car police nationale et CRS sont déjà présents sur le réseau. Et « les résultats sont bons » affirme-t-il, taclant Benoît Payan, maire DVG de Marseille et candidat à sa succession, qui n’a de cesse de réclamer des moyens : « Comme quoi avec 40 policiers en ville, on arrive encore à faire des choses ! » Et qu’on ne voit pas là le morcellement d’une activité régalienne de l’État. « On ne répond pas toujours aux questions de sécurité par plus d’effectifs », assène le préfet. Il prône l’utilisation de « moyens modernes » comme les caméras de rues, considérant « le débat d’atteinte à la liberté individuelle » éteint quand elles sont devenues « un élément de fiabilité de la sécurité du quotidien » et que « les concitoyens appellent à avoir encore davantage ». L’ex-gendarme Witkowski assume son côté répressif, « désolé, mais on ne se refait pas », avec du Audiard : « Quand on négocie avec un 11.43 en pogne, on est nettement plus crédible. »

  • Une nouvelle ligne de bus pour Sète Agglopôle

    Une nouvelle ligne de bus pour Sète Agglopôle

    C’est un bus flambant neuf que les riverains de l’agglo de Sète ont pu apercevoir dans les rues en cette nouvelle année. Le 5 janvier, a été inaugurée la ligne A de bus reliant la gare routière de Balaruc-le-Vieux à l’arrêt Noël-Guignon, à Sète, en passant par la gare SNCF. Sa particularité ? Être un transport en commun à site propre (TCSP) 100% électrique. « Les bus auront une voie dédiée entre le canal de la Peyrade et la Pointe Courte, l’entrée de Sète [d’une distance de 1,9 km, Ndlr]. Ils sont prioritaires par rapport aux voitures pour la traversée de giratoires », détaille Eric Van de Putte, chef du service mobilités de l’agglo. Concrètement, quand un bus s’approche d’un rond-point, un radar le détecte et le feu passe automatiquement au rouge pour les voitures afin de le laisser passer. « L’été, par rapport à la voiture, le gain de temps estimé est près de 10 minutes », reprend Eric Van de Putte.

    D’autres lignes renforcées

    Un gain de temps non négligeable pour les travailleurs de toute l’agglomération. Car cette nouvelle ligne s’accompagne d’un renforcement du réseau. La fréquence des lignes desservant Montbazin, Poussan, Loupian, Mèze et Villeveyrac (20, 21, 22 et 23) est doublée. Tout comme l’offre les dimanches et jours fériés, qui se voit renforcée : chaque commune de l’agglo sera desservie par une ligne.

    Cette nouvelle ligne de bus contribue également à tendre vers l’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050. « Cette ligne facilite le lien nord-sud de l’agglomération. Dans les années à venir, nous compléterons ce service par la création de pistes cyclables et le développement de l’autopartage », soutient Loïc Linarès, président de Sète Agglopôle. Reste à voir si les habitants du Bassin de Thau délaisseront leur voiture.

  • Cinq nouveaux bus pour renforcer la ligne Aixpress

    Cinq nouveaux bus pour renforcer la ligne Aixpress

    Afin de poursuivre la dynamique engagée par la ligne de bus Aixpress, la Métropole Aix-Marseille met à disposition cinq nouveaux bus articulés de 18 mètres de long, soit six mètres de plus que les treize bus actuellement en service. Cette acquisition devrait permettre de désengorger l’axe routier principal de la ville, reliant l’arrêt Saint-Mitre et le parking relais Krypton plus au Sud.

    Une trentaine d’agents métropolitains étaient conviés pour le premier trajet de ce bus XXL. Catherine Pila, présidente de la Régie des transports métropolitains (RTM), a pris la parole pour se féliciter de cette nouvelle mise en service : « C’est une nouveauté, une innovation. » Cette inauguration s’est déroulée en présence de Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence.

    Faciliter les déplacements des habitants

    Les bus existants seront progressivement remplacés au profit de ces très grands bus (TGB), équipés d’une climatisation adéquate, d’un éclairage 100% LED ainsi que de deux caméras de vidéosurveillance. Un des cinq nouveaux bus est en phase d’homologation, le quintette devrait être déployé dans les prochaines semaines.

    Avec une capacité de 135 places contre 85 pour les bus actuellement en service, ces nouveaux véhicules « permettront de mieux absorber la fréquentation et d’offrir ainsi plus de confort aux voyageurs », explique la Métropole dans un communiqué. La ligne A est quotidiennement empruntée par les étudiants de la faculté d’Aix. Pour Angelina, étudiante en licence cinéma à la faculté : « Le bus étant régulièrement plein, il m’est arrivé de renoncer à le prendre. Si la capacité des bus augmente, cela améliorera mon quotidien », espère-t-elle.

    Inauguré en 2019, l’Aixpress est une ligne de BHNS (Bus à haut niveau de service) 100% électrique qui s’étend sur 7,2 km et qui dessert 19 stations, dont le secteur universitaire, en passant par le centre-ville, avec une fréquence de passage de 7 minutes. La ligne connaît un succès notable, avec plus de 20 000 passagers quotidiens, et revêt aujourd’hui un rôle central dans les déplacements des habitants.

    « L’acquisition des bus de 18 mètres a été financée par la Métropole à hauteur de 4 millions d’euros. Les travaux d’aménagements nécessaires à leur circulation ont bénéficié du soutien financier de l’État grâce à la dotation de soutien à l’investissement global pour un montant de 412 000 euros », détaille la Métropole.