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  • [C’est l’été] Suivez le nouveau parcours numérique des Arènes d’Arles

    [C’est l’été] Suivez le nouveau parcours numérique des Arènes d’Arles

    Les Arènes d’Arles sont parsemées de petites plaques contenant un flashcode depuis peu. D’un bout à l’autre de ce monument du premier siècle inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, l’application de visite Arles Monuments vers laquelle les visiteurs sont renvoyés livre de nouveaux récits sous la forme de vidéos, de capsules audio ou de diaporama d’images et d’archives commentées.

    En tout, ce sont pas moins de 25 minutes d’audio qui accompagnent un parcours étudié pour livrer les informations essentielles, en terme d’architecture, d’Histoire et de sociétés, au travers de 10 points d’intérêt répartis sur environs un tiers de l’emprise du monument. Tout le long de la visite, les explications sont ponctuées de mini-jeux donnant lieu à un bonus s’ils sont tous réussis. En outre, l’histoire est parfois racontée de manière scénarisée. À l’image de cette capsule à la mi-parcours mettant en scène un dialogue entre deux romains venus assister à un combat de gladiateurs.

    « C’est Thelonicus, le fameux rétiaire. Torse et tête nus, juste son filet et son trident. Tu te rends compte ? Il n’a que ce morceau de cuir sur l’épaule pour se protéger » explique le romain Gaius à son homologue dans cette scène. Ce dernier lui conseille de ne pas sous-estimer l’adversaire Sedulus, un secutor dont il est « impossible de deviner les intentions sous son casque » et dont « le bras armé est bien à l’abri sous ses écailles de métal ». Une forme de pronostic.

    « Le visiteur doit repartir avec la vérité historique »

    Cette scénarisation et la manière globale de rendre ludique la visite répondent à un objectif néanmoins sérieux. « Le touriste doit repartir avec une vérité historique sans inventions ou légendes » assure Claire de Causans, adjointe au patrimoine (Horizons) d’Arles. Cette application est « très suivie scientifiquement » selon l’élue, qui relève la mobilisation de l’équipe du service patrimoine.

    L’application est vouée à évoluer. Les langues anglaise, allemande, espagnole et italiennes seront déployées d’ici l’automne et d’autres monuments sont voués à accueillir la même application dans les prochains mois, d’après la Ville.

  • À l’abri du soleil, le filon touristique des grottes

    À l’abri du soleil, le filon touristique des grottes

    À mesure que le thermomètre grimpe, les touristes descendent. Sous les causses, les Cévennes ou les gorges de l’Hérault, les grottes d’Occitanie offrent une échappée spectaculaire à la fournaise : 12 °C aux grottes de Presque, dans le Lot, 13 °C au gouffre de Padirac, 14 °C à Trabuc et à la Cocalière, dans le Gard, ou encore 15 °C à Clamouse, dans l’Hérault. Une climatisation naturelle, façonnée goutte après goutte depuis des millénaires.

    Dans le Lot, la fréquentation des grottes de Presque a bondi de 25 à 30 % avec les fortes chaleurs. Les visites se concentrent désormais l’après-midi, lorsque le mercure atteint son sommet. Même mouvement à Bédeilhac, en Ariège, où la fréquentation estivale aurait triplé en cinq ans. « Le public répond présent quand il pleut ou qu’il fait chaud, nous restons un bon plan B », constate Anne Imbert, directrice de la grotte de Trabuc.

    Un refuge qui se réinvente

    Mais les cavités ne veulent plus être seulement des salles de repli climatiques. À Trabuc, des visites nocturnes à la bougie métamorphosent cascades, lacs et cristaux. La Cocalière mise sur des ateliers consacrés à la biodiversité cévenole et sur un parcours de spéléologie accessible dès 12 ans, qui emprunte en sens inverse l’itinéraire suivi par les découvreurs de la grotte dans les années 1950. À Clamouse, tyroliennes, ponts de singe et escape game prolongent l’immersion souterraine. Des formules plus ludiques et sportives qui permettent aux sites de renouveler leur public, notamment familial, tout en transmettant des connaissances sur la géologie, l’eau et les écosystèmes souterrains.

    Cette fraîcheur n’est pourtant pas hors du monde. Enfoncée à une centaine de mètres sous la montagne, Trabuc ressent les dérèglements de la surface avec retard, mais ne peut « d’aucune manière » s’en isoler, prévient Anne Imbert. « Nous allons subir les effets du changement climatique, mais en décalage », résume-t-elle. Les réserves d’eau y tiennent encore, tandis que l’humidité et la roche préservent un air plus respirable. Une stabilité précieuse, mais pas éternelle : les variations de température et de pluviométrie pourraient, à terme, modifier l’équilibre hydrologique de ces écosystèmes fragiles et ralentir la formation des concrétions. Refuges temporaires face aux canicules, les grottes en racontent donc aussi la progression. Sous terre, les visiteurs retrouvent leur souffle ; à la remontée, la chaleur rappelle combien cette parenthèse demeure fragile.

  • [Occitanie] Au mois de juin, la chaleur a refroidi les visiteurs

    [Occitanie] Au mois de juin, la chaleur a refroidi les visiteurs

    Annulations, réservations tardives, reports de séjours… La canicule historique et précoce du mois de juin a bien affecté le secteur touristique en Occitanie. C’est ce que démontre la note de conjoncture touristique publiée le 10 juillet par l’Agence d’attractivité et de développement d’Occitanie (AD’OCC). Le document met en lumière plusieurs tendances qui peuvent se résumer par un chiffre marquant : 55% des professionnels de la région ont eu la perception d’une activité touristique « dégradée » au mois de juin. Seuls 45% l’ont jugée « satisfaisante », soit un net retrait de 16 points par rapport à juin 2025. Il s’agit d’un des plus bas niveaux enregistrés depuis deux ans.

    Il faut dire que juin 2026 a été touché par un épisode caniculaire d’exception, le hissant au rang de mois le plus chaud jamais enregistré en France (+3,8 °C par rapport à la normale), avec une canicule précoce, durable et particulièrement intense, du 17 au 30 juin. À cette période, l’Occitanie figurait alors parmi les régions les plus exposées, avec des anomalies atteignant +6 à +8 °C sur l’intérieur des terres, et 8 nuits tropicales consécutives relevées à Toulouse à partir du 20 juin. Difficilement supportables, ces températures extrêmes ont impacté l’ensemble du secteur touristique avec trois conséquences principales : des annulations de séjours, une baisse de la fréquentation (notamment sur les activités et la restauration) et même quelques fermetures partielles pour les établissements non adaptés.

    « La canicule a impacté fortement l’activité de ce mois de juin et l’annonce d’une nouvelle vague de chaleur à la suite a entraîné des annulations de séjours pour le mois de juillet », rapporte ainsi un exploitant de camping en zone rurale, interrogé par l’Agence AD’OCC. Un avis partagé également du côté du littoral, où un professionnel des activités de loisirs constate lui aussi une conjoncture très difficile, « avec pas mal d’annulations de groupes dues au prix du carburant et à la canicule ».

    Un contexte particulier

    La modification des comportements au mois de juin en Occitanie ne s’explique toutefois pas uniquement par les fortes chaleurs. Les professionnels du secteur identifient deux autres facteurs complémentaires, à savoir la hausse des prix du carburant et la baisse du pouvoir d’achat des Français. « Les réservations avaient bien démarré en début d’année, et ça s’est complètement effondré à la suite du conflit [au Moyen Orient, Ndlr.] et de l’augmentation exponentielle des carburants », constatait ainsi le propriétaire d’un gîte rural au mois de juin.

    Il faut aussi noter que le calendrier était également moins favorable que celui de 2025, puisque le week-end de Pentecôte, qui s’était déroulé les 8 et 9 juin l’année dernière, a basculé cette année au mois de mai. C’est ce qui explique qu’en juin 2026, toutes clientèles et tous modes d’hébergement confondus, la fréquentation touristique en Occitanie a légèrement reculé par rapport à juin 2025 en termes de nuitées touristiques. Cependant, à l’échelle de la période mai-juin, la fréquentation touristique de la région demeurerait globalement stable.

    Dans le détail, après un mois de mai positif pour le secteur des hébergements locatifs en plateforme, avec une progression des nuits réservées de 6% par rapport à 2025, la fréquentation enregistrée en juin a nettement fléchi, avec des réservations en baisse de 10% par rapport à l’an dernier. L’activité des hôteliers semble avoir mieux résisté que les autres, avec un taux de satisfaction de 57%, tandis que les campings affichent le niveau le plus bas du secteur (seuls 39% de satisfaits). Les perspectives de réservation pour les mois suivants restent également orientées à la baisse. Ainsi, la part des professionnels qui jugent leur niveau des réservations « encourageant » est en net retrait par rapport à 2025 pour les mois de juillet (44% ;
    -11 points), d’août (48% ;
    -12 points) et septembre (36% ; -10 points). La part des avis les plus inquiets, soit « pas du tout encourageant », s’approche quant à elle des 20%.

    Si le bilan AD’OCC de l’activité touristique du mois de juillet ne sera publié qu’au début du mois d’août, tout porte à croire que les craintes des professionnels étaient fondées et que ces tendances pourraient être confirmées par les vagues de chaleur successives du mois de juillet. En attendant, au-delà de l’inquiétude, ces tendances rendent l’activité des professionnels plus difficile à organiser et à anticiper.

  • Tourisme et canicules : ce n’est que le début !

    Tourisme et canicules : ce n’est que le début !

    « Mesurer pour comprendre. » Telle est la mission de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). En ces temps de canicules à répétition, il est temps de remettre en lumière une étude choc* de l’Insee Occitanie. Rendue publique le 19 novembre 2024, elle porte un titre brûlant d’actualité : « En Occitanie, les trois-quarts de l’offre touristique seront exposés à de fortes chaleurs en 2050 », c’est-à-dire à partir de 30°C et au-delà. Autrement dit, « 72% des lits des hébergements collectifs de la région sont situés dans des zones où les températures élevées seront les plus fréquentes à l’horizon 2050 avec plus de 35 journées où les températures dépasseront 30° C ou plus de 50 nuits tropicales par an » ; une nuit tropicale étant « une nuit où la température ne descend pas en dessous de 20°C ». L’étude de l’Insee parue il y a près de 4 ans, doit permettre aux professionnels du tourisme, aux services de l’État et aux collectivités locales de s’engager fortement sur le chemin de l’adaptation et l’atténuation d’un phénomène structurel : le réchauffement climatique. Sinon, le risque est de voir s’effriter un des piliers de l’économie régionale qui, au plus fort de l’été, génère jusqu’à 180 000 emplois, soit 7% de l’emploi marchand régional.

    L’autrice et l’auteur de l’analyse de l’Insee, Séverine Bertrand et François Hild, rappellent qu’en Occitanie « les étés 2022 et 2023 ont été marqués par des températures dépassant régulièrement les 35° C (voire 40° C) dans plusieurs départements, des niveaux rarement atteints autrefois » ; ajoutant que « les simulations climatiques les plus récentes confirment que ces phénomènes s’accentueront au cours des 25 prochaines années ». Résultat, l’Occitanie « est une des régions de France métropolitaine qui seront les plus exposées à des épisodes fréquents de fortes chaleurs, à la fois diurnes et nocturne ». L’étude de l’Insee a suivi l’évolution de la fréquence des journées de fortes chaleurs et des nuits tropicales pour la période 1976-2025 et aux horizons 2030 et 2050. L’accélération est impressionnante : sur la période 1976-2005, 2% seulement du territoire régional était concerné par les fortes chaleurs fréquentes, notamment dans l’Hérault et le Gard. Dans 4 ans, en 2030, ce sera 12% de l’Occitanie et dans 24 ans, en 2050, 50% de la surface régionale sera concernée ! Les touristes optent déjà pour des destinations au climat plus clément, notamment le littoral atlantique et du nord. Au printemps 2026, l’Insee a publié une analyse** montrant l’évolution des habitudes des vacanciers entre 2012 et 2024, sous l’impact du dérèglement climatique. « Dans ce contexte, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques augmente moins fortement en Occitanie qu’au niveau national. En Occitanie, la concentration de la fréquentation touristique en juillet et en août tend à s’atténuer au profit d’un développement du tourisme au printemps, notamment en mai. » Une évolution portée par l’hôtellerie de plein air, « majoritairement sur le littoral méditerranéen ». Un bouleversement de la saisonnalité qui va exiger des adaptations structurelles de l’économie du tourisme.

    *Insee Analyses Occitanie, n°157, novembre 2024. **Insee Analyses Occitanie  168, mars 2026.

    CHIFFRES

    17,5

    millions de touristes ont été accueillis en 2023 dans les hébergements collectifs marchands d’Occitanie (hôtels, campings, résidences de tourisme, villages vacances) totalisant 55,2 millions de nuitées, soit 12% des nuitées de France métropolitaine.

    2e

    région de France pour la fréquentation des campings, l’Occitanie s’est hissée en 2025 au 3e rang des régions pour la fréquentation touristique, derrière l’Île de France et la Nouvelle-Aquitaine et devant Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    125 000

    emplois en moyenne par an sont générés par le tourisme en Occitanie. Cela représente 7% de l’emploi marchand de la région. Au cœur de l’été, le secteur emploie jusqu’à 180 000 travailleurs.

  • À Carry-le-Rouet, des renforts de gendarmerie pour sécuriser la saison d’été

    À Carry-le-Rouet, des renforts de gendarmerie pour sécuriser la saison d’été

    Le bleu est partout, à Carry-le-Rouet. L’eau turquoise de la Méditerranée, le ciel dénué de nuages et les uniformes des forces de l’ordre. Ce mercredi, à l’occasion de la visite du préfet de région, Jacques Witkowski, le dispositif estival de sécurité a été entièrement déployé dans la petite commune de 6 000 habitants. Deux groupes de gendarmes sont positionnés de part et d’autre du rond point qui mène au parking de la plage du Rouet pour contrôler les automobilistes, tandis que deux hommes patrouillent en civil sur le banc de sable. Du côté du centre-ville, d’autres militaires, associés aux agents la police municipale, sillonnent les rues.

    L’été, 7 réservistes et 12 militaires détachés viennent appuyer l’action des 26 gendarmes de la brigade, dont le périmètre s’étend aux secteurs du Rove, d’Ensuès-la-Redonne et de Sausset-les-Pins. Carry-le-Rouet a beau « ne pas être une cité balnéaire », la population « peut doubler sur une journée », affirme le maire (DVD), René-Francis Carpentier.

    Le commandant Jean-Yves Curci reconnaît : « C’est un territoire très préservé. (…) On a une délinquance maîtrisée, avec 1 300 faits de crimes et délits à l’année. » Les deux mois d’été n’en restent pas moins « un moment particulier », puisqu’ils représentent 27% des interventions. « En termes de volume, c’est 60% de plus que le reste de l’année. On a une saisonnalité très marquée avec des phénomènes assez particuliers, parce que l’essentiel du tourisme est local et journalier, avec, par exemple, des vols à la roulotte à proximité des zones de baignade, de la consommation de stupéfiant ou des atteintes à la tranquillité publique. On n’est pas forcément sur de la grande criminalité, mais le volume de faits est plus important que le reste de l’année et nécessite des renforts. »

    Au sein de la population, ces forces de l’ordre supplémentaires sont bien accueillies. « Beaucoup de gens viennent de l’extérieur, on veut que la Côte Bleue reste préservée », confie Anthony, patron d’un salon de coiffure dans le centre-ville. Justine, elle, aurait aimé qu’une attention particulière soit portée aux incivilités aux abords des plages plutôt qu’à la sécurité. « C’est une ville très tranquille, mais les gens sont très stressés. Pour moi, la vraie problématique, c’est plutot les atteintes à l’environnement, les jets de mégots etc… »

    Neuf nouveaux postes

    Le dispositif sécuritaire concerne tout le département. Le général Pierre Baillargeat détaille : « Il s’articule en interne avec des gendarmes qui sont redéployés sur les zones d’affluence touristique. On est également appuyés par 20 gendarmes mobiles et 34 réservistes qui viennent de toute la France. » Au total, 86 militaires supplémentaires sont déployés dans les Bouches-du-Rhône.

    « Ces renforts nous permettent d’ouvrir neuf nouvelles emprises, réparties sur Carry-le-Rouet, Cassis, Ceyreste, Cadolive, la Sainte-Victoire, Eygalières, Saint-Rémy-de-Provence, Les Baux-de-Provence et Les Saintes-Marie-de-la-Mer, poursuit-il. On est logés par les communes ou des établissements scolaires, comme le lycée militaire d’Aix. Ça nous permet d’avoir les bons personnels aux bons endroits, de pouvoir nous adapter aux mouvements de population. »

  • En Occitanie, « l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup »

    En Occitanie, « l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup »

    L’Insee prévoit une évolution de la croissance économique française similaire à l’année passée malgré l’instabilité géopolitique ambiante. « Le commerce mondial a progressé de 2,3 % grâce à la vigueur des exportations asiatiques, stimulée par les échanges de biens technologiques liés à l’intelligence artificielle », avance Katia Le Goaziou (Insee). Mais l’Occitanie peine à rattraper la dynamique nationale. L’activité technologique est principalement portée par l’aéronautique dans la région et l’évolution mensuelle des heures rémunérées dans l’industrie y est d’ailleurs en progrès. Cependant l’activité globale est en baisse de 0,3%, une diminution entraînée par les difficultés que rencontre le secteur de la construction. Comme toujours, la région observe des disparités entre ses territoires et si l’activité économique augmente dans l’Aveyron, l’Ariège et la Lozère, elle baisse nettement dans l’Aude et le Tarn qui font preuve d’une évolution négative de 1,5% comparé à 2025.De la même manière, là où l’emploi chute de 0,6% dans le secteur de la construction, il se rattrape dans le segment industriel de la filière aérospatiale(+0,4%). L’emploi piétine néanmoins dans la région et le taux de chômage (9,5%) surpasse de plus d’un point le niveau national (8,1%). Les défaillances d’entreprises atteignent un niveau historique(6 300 depuis janvier 2025) que les créations d’entreprises en nette hausse tentent de surpasser. Malgré une saison hivernale fournie sur le plan neigeux, la fréquentation touristique s’enlise(-0,8%). Les touristes en provenance de l’étranger affluent et redresseront peut-être la barre cet été, spécialement en Haute-Garonne, locomotive de la région quand les Pyrénées en sont le dernier wagon.

    Oriane Castan

  • [C’est l’été] À Istres, la rame traditionnelle se découvre sur l’Olivier

    [C’est l’été] À Istres, la rame traditionnelle se découvre sur l’Olivier

    Depuis cinq ans, l’office de tourisme d’Istres et l’association des rameurs de l’Olivier proposent, chaque été, une initiation à la rame traditionnelle. « L’idée est née d’une volonté commune entre l’office de tourisme et l’association des rameurs de l’Olivier de proposer une activité traditionnelle, de chez nous », explique l’office de tourisme.

    « Une vraie balade immersive et apprenante »

    Tous les lundis, comme ce 20 juillet, de 18h30 à 19h30, les participants embarquent pour une sortie commentée sur l’emblématique étang de l’Olivier, vaste de 220 hectares en plein cœur de la ville.

    Répartis sur deux embarcations de six places, ils s’initient aux gestes de la rame traditionnelle sous les conseils des membres de l’association. « On leur donne les techniques, donc c’est une vraie balade immersive et apprenante », souligne l’organisation. La jauge est volontairement limitée « pour permettre aux participants de bien profiter ».

    Le départ s’effectue depuis le mini-port de l’Olivier. L’itinéraire longe l’oppidum du Castellan, d’où l’on aperçoit le parc Dinosaur’Istres, avant de rejoindre « le pourtour de l’étang, plus isolé et arboré ».

    « C’est une belle balade sur l’étang de l’Olivier pour faire découvrir nos paysages et la rame traditionnelle que peu connaissent », poursuit l’office du tourisme.

    Une activité ouverte à tous

    Locaux curieux de s’initier ou touristes de passage, les profils des intéressés sont variés. « C’est calme comme activité, donc on a surtout des familles », observe la direction. Les enfants peuvent embarquer s’ils sont accompagnés d’un parent, mais seuls les plus de 16 ans sont autorisés à ramer.

    Les inscriptions se font soit directement en se rendant à l’office du tourisme d’Istres, soit en réservant son billet en ligne. Le tarif est fixé à 3 euros par personne.

    Clara Gazel

    Pour réserver en ligne : istres-tourisme.com

  • Les 90 ans des congés payés célébrés à la Belle de Mai

    Les 90 ans des congés payés célébrés à la Belle de Mai

    L’événement a investi, ce jeudi 16 juillet, le deuxième étage de la Friche la Belle de Mai. Les panneaux de l’exposition sur les premiers congés payés instaurés en 1936 par le Front populaire ont attiré les curieux. Coordinateur régional du programme et président d’honneur du Mouvement Associatif Sud-Paca, Frédéric Rosmini a rappelé la dimension culturelle du Front Populaire avec un spectacle musical en soirée, intitulé Les jours heureux.

    La campagne nationale de célébration a été rejointe par nombre d’acteurs du tourisme inclusif, comme Vacances Léo Lagrange. Pascal Carrano, son directeur, souligne l’évidence de cette greffe : « En portant le nom du sous-secrétaire d’état aux loisirs en 1936, il y a un lien naturel à fêter les 90 ans des congés payés », rappelle-t-il. « Nous sommes dans cette logique d’éducation populaire », ajoute celui qui coordonne en parallèle le programme d’animation de cet anniversaire dans 350 villages vacances en France.

    La rencontre du jour a été pensée pour rappeler le chemin parcouru mais aussi prévenir d’un contexte politique qui pourrait menacer ces acquis sociaux historiques, et qui résonne auprès des participants. « Ça fait partie de l’histoire, c’est un point important pour tous les travailleurs », fait remarquer un membre bénévole du Mouvement associatif. « Maintenant ils auraient du mal à proposer ce qu’ils ont fait à l’époque », réagissent Agnès et Roxanne au sujet du programme de Léon Blum. Respectivement fille et petite-fille d’ouvriers, la plus jeune avoue ses inquiétudes face au panorama politique ambiant : « c’est dur de continuer à garder espoir donc ça fait du bien de se replonger dans cette époque. »

  • [C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi

    [C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi

    Quand la nuit tombe, Istres change de visage… Il devient la proie des loups-garous qui frappent en secret dans ce village où tout paraît pourtant paisible… Participez ainsi en famille ou entre amis à ce jeu ludique grandeur nature et directement inspiré du célèbre jeu de cartes Les loups-garous de Thiercelieux proposé par la troupe de théâtre Les ImposteurEs et organisé par l’office de tourisme de la ville.

    Une animation devenue un rendez-vous estival annuel et qui connaît toujours un grand succès. « Cela fait plusieurs années que le loup-garou géant est proposé tous les étés à Istres, c’est un moment de jeu qui plaît énormément et qui séduit tout type de public. D’ailleurs nous avons même des fidèles qui reviennent chaque année », sourit Julia Da Silva, présidente de l’association Les ImposteurEs.

    Une partie qui s’adapte

    à son public

    Que vous soyez loup-garou ou victime, il vous faudra faire preuve d’intuition, d’adresse et de malice pour dissimuler aux autres joueurs votre véritable identité dans ces parties immersives et théâtralisées. « Les gens adorent le côté immersif. Par exemple quand un joueur meurt, nous avons un personnage qui incarne la mort et qui se place derrière lui. Alors, au moment d’ouvrir les yeux chacun découvre, avec ce personnage très grand et au visage un peu effrayant, qui est mort dans la nuit. C’est très prenant », continue-t-elle. « Sans compter que nous avons à cœur de nous adapter à notre public et au jeu au moment où la partie se déroule bien que nous soyons sur une base classique de jeu. »

    Accessible à partir de 10 ans ou « 8 ans pour des joueurs avertis » qui ne craignent pas d’avoir « un peu peur », le Loup-garou géant vous attend cet été dans la cour du musée d’Istres pour une immersion dont vous vous souviendrez longtemps.

    5 euros la participation.

  • [C’est l’été] La liaison maritime entre Toulon et La Seyne

    [C’est l’été] La liaison maritime entre Toulon et La Seyne

    « Avec le bateau-bus, on allie l’utile à l’agréable. » Sur les quais de Toulon, La Seyne ou des Sablettes, la formule revient souvent. Pour les usagers, les navettes maritimes sont devenues bien plus qu’une attraction touristique : elles facilitent le quotidien en offrant un trajet plus agréable, souvent plus rapide et moins stressant.

    Depuis La Seyne-sur-Mer, Emmanuelle emprunte le bateau-bus pour rejoindre son travail à Toulon. « S’il n’y avait pas ce bateau, je prendrais la voiture. En bus, c’est galère. Là, on évite les embouteillages et les difficultés pour se garer. On gagne en qualité de vie. » Elle souligne aussi la ponctualité des traversées et la fréquence des départs. « Les horaires sont toujours respectés. » Même constat pour Patricia, employée dans un cabinet comptable, qui traverse la rade tous les jours pour aller travailler. « C’est plus rapide, il y a moins de monde, plus de fraîcheur. Qui n’apprécierait pas cette traversée ? » Pour moins de 30 euros par mois avec son abonnement, elle estime y être largement gagnante. « Mes sœurs qui vivent à Lyon me disent que j’ai vraiment de la chance d’aller travailler en bateau. » Pour Mohammed, développeur informatique, le principal avantage est d’éviter les bouchons. « Je ne suis jamais en retard et il y a toujours une place assise. » Avec un passage toutes les vingt minutes et un carnet de dix tickets à 6,50 euros, il juge que c’est « très abordable ». « Si la ligne était supprimée, ce ne serait pas top financièrement. »

    L’été, les bateaux-bus attirent aussi les amateurs de baignade et de balade. Gérard, retraité, ne s’en lasse pas. « Pour aller à la plage avec la serviette sur l’épaule, c’est idyllique. En voiture, c’est plus long et impossible de se garer. Là, en vingt minutes, on est aux Sablettes. » Avant de courir embarquer, il glisse avec le sourire : « Des gens payent pour visiter la rade en bateau. Nous, pour 2 euros, on profite des sous-marins, des voiliers… Si la ligne disparaît, je déménage ! » Puis il s’interrompt : « Bon, je vais prendre le bateau, il va partir sans moi ! » Pour les touristes aussi, l’expérience fait partie des vacances. Venue de Nice, Marie-Ange, a découvert le réseau grâce… à un chauffeur de bus. « C’est un déplacement sympathique tout en appréciant le paysage. Cette semaine, j’alterne entre Saint-Mandrier et les Sablettes pour me balader et aller à la plage. »

    Une alternative

    à la voiture

    Même enthousiasme pour la famille de Blandine, Sabine, Lidwine et Vincent qui embarque régulièrement avec des amis. « C’est magnifique, la vue sur la rade est incroyable. C’est vraiment quelque chose à faire quand on vient à Toulon. » Manon, lycéenne, l’utilise tous les jours. « Je pourrais prendre deux bus, mais je préfère marcher un peu jusqu’au bateau. Il y en a deux fois plus et je gagne du temps. » Elle ne cache pas sa préférence : « Quand j’étais petite, je rêvais de monter dedans. Depuis trois ans, je suis toujours aussi contente de le prendre. » Son amie Yasmine l’utilise l’été pour aller faire du shopping à Toulon ou rejoindre la plage. Pour Xavier, vacancier ariégeois, qui rejoint la gare de Toulon par la mer, la traversée est un plaisir en soi : « C’est pour le plaisir d’être sur l’eau. »

    Le succès du réseau se confirme. En 2024, les bateaux-bus Mistral ont franchi le cap des 2 millions de passagers. Avec 244 départs par jour l’été, une traversée à 2 euros et une correspondance gratuite avec le réseau de bus pendant une heure, ils s’imposent comme une véritable alternative à la voiture.

    Lydia, qui rejoint son travail aux Sablettes, résume l’opinion générale. « Je recommande à tout le monde. Avec les fortes chaleurs, c’est bien plus agréable. C’est dommage qu’on ne puisse pas aller jusqu’à Hyères, Bandol ou Saint-Cyr, ce serait génial. » Pour beaucoup d’usagers, les bateaux-bus transportent bien plus que des voyageurs, ils offrent chaque jour un peu de temps gagné, de stress en moins et le privilège rare de commencer ou terminer sa journée au fil de l’eau.