Tag: tourisme

  • Les 90 ans des congés payés célébrés à la Belle de Mai

    Les 90 ans des congés payés célébrés à la Belle de Mai

    L’événement a investi, ce jeudi 16 juillet, le deuxième étage de la Friche la Belle de Mai. Les panneaux de l’exposition sur les premiers congés payés instaurés en 1936 par le Front populaire ont attiré les curieux. Coordinateur régional du programme et président d’honneur du Mouvement Associatif Sud-Paca, Frédéric Rosmini a rappelé la dimension culturelle du Front Populaire avec un spectacle musical en soirée, intitulé Les jours heureux.

    La campagne nationale de célébration a été rejointe par nombre d’acteurs du tourisme inclusif, comme Vacances Léo Lagrange. Pascal Carrano, son directeur, souligne l’évidence de cette greffe : « En portant le nom du sous-secrétaire d’état aux loisirs en 1936, il y a un lien naturel à fêter les 90 ans des congés payés », rappelle-t-il. « Nous sommes dans cette logique d’éducation populaire », ajoute celui qui coordonne en parallèle le programme d’animation de cet anniversaire dans 350 villages vacances en France.

    La rencontre du jour a été pensée pour rappeler le chemin parcouru mais aussi prévenir d’un contexte politique qui pourrait menacer ces acquis sociaux historiques, et qui résonne auprès des participants. « Ça fait partie de l’histoire, c’est un point important pour tous les travailleurs », fait remarquer un membre bénévole du Mouvement associatif. « Maintenant ils auraient du mal à proposer ce qu’ils ont fait à l’époque », réagissent Agnès et Roxanne au sujet du programme de Léon Blum. Respectivement fille et petite-fille d’ouvriers, la plus jeune avoue ses inquiétudes face au panorama politique ambiant : « c’est dur de continuer à garder espoir donc ça fait du bien de se replonger dans cette époque. »

  • [C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi

    [C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi

    Quand la nuit tombe, Istres change de visage… Il devient la proie des loups-garous qui frappent en secret dans ce village où tout paraît pourtant paisible… Participez ainsi en famille ou entre amis à ce jeu ludique grandeur nature et directement inspiré du célèbre jeu de cartes Les loups-garous de Thiercelieux proposé par la troupe de théâtre Les ImposteurEs et organisé par l’office de tourisme de la ville.

    Une animation devenue un rendez-vous estival annuel et qui connaît toujours un grand succès. « Cela fait plusieurs années que le loup-garou géant est proposé tous les étés à Istres, c’est un moment de jeu qui plaît énormément et qui séduit tout type de public. D’ailleurs nous avons même des fidèles qui reviennent chaque année », sourit Julia Da Silva, présidente de l’association Les ImposteurEs.

    Une partie qui s’adapte

    à son public

    Que vous soyez loup-garou ou victime, il vous faudra faire preuve d’intuition, d’adresse et de malice pour dissimuler aux autres joueurs votre véritable identité dans ces parties immersives et théâtralisées. « Les gens adorent le côté immersif. Par exemple quand un joueur meurt, nous avons un personnage qui incarne la mort et qui se place derrière lui. Alors, au moment d’ouvrir les yeux chacun découvre, avec ce personnage très grand et au visage un peu effrayant, qui est mort dans la nuit. C’est très prenant », continue-t-elle. « Sans compter que nous avons à cœur de nous adapter à notre public et au jeu au moment où la partie se déroule bien que nous soyons sur une base classique de jeu. »

    Accessible à partir de 10 ans ou « 8 ans pour des joueurs avertis » qui ne craignent pas d’avoir « un peu peur », le Loup-garou géant vous attend cet été dans la cour du musée d’Istres pour une immersion dont vous vous souviendrez longtemps.

    5 euros la participation.

  • [C’est l’été] La liaison maritime entre Toulon et La Seyne

    [C’est l’été] La liaison maritime entre Toulon et La Seyne

    « Avec le bateau-bus, on allie l’utile à l’agréable. » Sur les quais de Toulon, La Seyne ou des Sablettes, la formule revient souvent. Pour les usagers, les navettes maritimes sont devenues bien plus qu’une attraction touristique : elles facilitent le quotidien en offrant un trajet plus agréable, souvent plus rapide et moins stressant.

    Depuis La Seyne-sur-Mer, Emmanuelle emprunte le bateau-bus pour rejoindre son travail à Toulon. « S’il n’y avait pas ce bateau, je prendrais la voiture. En bus, c’est galère. Là, on évite les embouteillages et les difficultés pour se garer. On gagne en qualité de vie. » Elle souligne aussi la ponctualité des traversées et la fréquence des départs. « Les horaires sont toujours respectés. » Même constat pour Patricia, employée dans un cabinet comptable, qui traverse la rade tous les jours pour aller travailler. « C’est plus rapide, il y a moins de monde, plus de fraîcheur. Qui n’apprécierait pas cette traversée ? » Pour moins de 30 euros par mois avec son abonnement, elle estime y être largement gagnante. « Mes sœurs qui vivent à Lyon me disent que j’ai vraiment de la chance d’aller travailler en bateau. » Pour Mohammed, développeur informatique, le principal avantage est d’éviter les bouchons. « Je ne suis jamais en retard et il y a toujours une place assise. » Avec un passage toutes les vingt minutes et un carnet de dix tickets à 6,50 euros, il juge que c’est « très abordable ». « Si la ligne était supprimée, ce ne serait pas top financièrement. »

    L’été, les bateaux-bus attirent aussi les amateurs de baignade et de balade. Gérard, retraité, ne s’en lasse pas. « Pour aller à la plage avec la serviette sur l’épaule, c’est idyllique. En voiture, c’est plus long et impossible de se garer. Là, en vingt minutes, on est aux Sablettes. » Avant de courir embarquer, il glisse avec le sourire : « Des gens payent pour visiter la rade en bateau. Nous, pour 2 euros, on profite des sous-marins, des voiliers… Si la ligne disparaît, je déménage ! » Puis il s’interrompt : « Bon, je vais prendre le bateau, il va partir sans moi ! » Pour les touristes aussi, l’expérience fait partie des vacances. Venue de Nice, Marie-Ange, a découvert le réseau grâce… à un chauffeur de bus. « C’est un déplacement sympathique tout en appréciant le paysage. Cette semaine, j’alterne entre Saint-Mandrier et les Sablettes pour me balader et aller à la plage. »

    Une alternative

    à la voiture

    Même enthousiasme pour la famille de Blandine, Sabine, Lidwine et Vincent qui embarque régulièrement avec des amis. « C’est magnifique, la vue sur la rade est incroyable. C’est vraiment quelque chose à faire quand on vient à Toulon. » Manon, lycéenne, l’utilise tous les jours. « Je pourrais prendre deux bus, mais je préfère marcher un peu jusqu’au bateau. Il y en a deux fois plus et je gagne du temps. » Elle ne cache pas sa préférence : « Quand j’étais petite, je rêvais de monter dedans. Depuis trois ans, je suis toujours aussi contente de le prendre. » Son amie Yasmine l’utilise l’été pour aller faire du shopping à Toulon ou rejoindre la plage. Pour Xavier, vacancier ariégeois, qui rejoint la gare de Toulon par la mer, la traversée est un plaisir en soi : « C’est pour le plaisir d’être sur l’eau. »

    Le succès du réseau se confirme. En 2024, les bateaux-bus Mistral ont franchi le cap des 2 millions de passagers. Avec 244 départs par jour l’été, une traversée à 2 euros et une correspondance gratuite avec le réseau de bus pendant une heure, ils s’imposent comme une véritable alternative à la voiture.

    Lydia, qui rejoint son travail aux Sablettes, résume l’opinion générale. « Je recommande à tout le monde. Avec les fortes chaleurs, c’est bien plus agréable. C’est dommage qu’on ne puisse pas aller jusqu’à Hyères, Bandol ou Saint-Cyr, ce serait génial. » Pour beaucoup d’usagers, les bateaux-bus transportent bien plus que des voyageurs, ils offrent chaque jour un peu de temps gagné, de stress en moins et le privilège rare de commencer ou terminer sa journée au fil de l’eau.

  • [C’est l’été] À Fos-sur-Mer, partez à la découverte de la Côte Bleue

    [C’est l’été] À Fos-sur-Mer, partez à la découverte de la Côte Bleue

    Que vous soyez visiteur ou Fosséen, l’office de tourisme de Fos-sur-Mer organise une croisière tout au long de la Côte Bleue. À bord du bateau le Cisampo, 80 passagers navigueront du Fort de Bouc à la calanque de Niolon, en passant par le quartier de Sainte-Croix, Carry-le-Rouet et la calanque de Sausset-les-Pins.

    « Le rendez-vous est fixé à 8 heures 30 à la Capitainerie de Fos-sur-Mer, pour un départ à 9 heures avec une fin prévue vers midi », précise la direction des festivités et du tourisme. Un aller-retour de trois heures commenté avec des explications sur la faune et la flore, ainsi que des anecdotes sur l’histoire des monuments qui jalonnent la Côte Bleue.

    Admirer la Côte Bleue sous un nouvel angle

    « Depuis la mer, on apprend beaucoup de choses et le visuel est magnifique », vante l’organisation.

    Elle remarque que « les passagers qui embarquent sur le Cisampo viennent de tous les horizons. Il y a des touristes qui sont en visite, tout comme des habitants de la région, mais qui ne connaissent pas la Côte Bleue sous cet angle ». Dans tous les cas, c’est une réelle « découverte pour tous les participants ».

    C’est la deuxième année consécutive que la balade est organisée, avec de « très bons retours des passagers l’année dernière », selon la direction. Un succès que l’office de tourisme a voulu renouveler, en augmentant le nombre de visites. En 2026, la visite aura lieu sur trois dates : le 17 et 30 juillet, puis le 17 août. Une croisière initiée « grâce aux sollicitations des touristes qui ont demandé à pouvoir découvrir la Côte Bleue par la mer ».

    Des visites déjà presque complètes

    Pour réserver sa place, rien de plus simple. Les inscriptions se font soit en se rendant à l’office de tourisme de Fos-sur-Mer, soit en ligne. Les places partent très vite, la sortie de ce vendredi est déjà complète.

    Côté tarif, la place est à 10 euros pour les adultes, 5 euros pour les enfants de moins de 10 ans, et gratuite pour les moins de 4 ans. Attention toutefois, réserver sa place en ligne vous coûtera un euro supplémentaire de frais de gestion.

    Pour réserver en ligne : fossurmer.fr

  • [Entretien] Robin Renucci : « Les congés payés ont été une conquête du temps libre »

    [Entretien] Robin Renucci : « Les congés payés ont été une conquête du temps libre »

    La Marseillaise : Dans quel contexte les congés payés se sont-ils imposés comme des acquis sociaux ?

    Robin Renucci : C’était dans l’urgence sociale, dans un étau menaçant lorsque les discours de fanatisme et de haine avaient libre cours dans une Europe vacillante. En 1936 une France républicaine a résisté à la couleur marron montante et s’est rassemblée en ce qu’on a appelé le Front Populaire, cette réunification syndicale de la CGT, de la CGTU, des socialistes, des communistes, des radicaux et des autres forces antifascistes autour de Léon Blum. La gauche l’a emporté et un grand mouvement de grève a poussé pour que des réformes soient mises en œuvre sans plus tarder. C’était donc une conjonction du consensus populaire, de la volonté de réforme du chef du gouvernement et puis d’une majorité parlementaire, qui a amené des avancées comme on n’en avait jamais vu dans le monde ouvrier : la semaine de 40 heures et les premiers congés payés.

    Que symbolisait cette mesure ?

    R.R. : Cette année-là, des femmes et des hommes ont réclamé et gagné quelque chose qui était immense, c’est-à-dire du temps. Du temps pour vivre, pour soi. Regarder ses enfants autrement qu’entre deux fatigues était devenu un événement. Ces mesures n’ont pas seulement été des acquis sociaux, mais une révolution sensible de l’existence, une transformation du regard sur la dignité humaine. Derrière ces idées, il y avait l’idée qu’une société juste est une société qui reconnaît à chacun le droit au repos, le droit à la beauté, à l’imaginaire et à la rencontre. Les gens ont aussi fait du théâtre, et toutes celles et ceux qui y sont sensibles sont aussi sensibles à l’idée que ces mesures ont fondé un modèle culturel : tout un peuple était entré dans le temps libre comme dans un horizon nouveau. Le théâtre public est né de tout cela. La culture n’est pas un luxe réservé à quelques-uns mais c’est un droit, un souffle qui doit se partager.

    Pourquoi déployer cette campagne nationale aujourd’hui ?

    R.R. : Déjà parce qu’on fête un anniversaire. Mais aussi parce que ces années 1936 nous rappellent qu’une société avance lorsqu’elle conquiert pour chacun davantage que la seule survie. Ces luttes sociales ont ouvert un droit nouveau, celui de disposer d’un temps à soi, libéré du travail contraint. Malgré cela, la précarité continue encore aujourd’hui et 40% des Français ne partent pas en vacances. C’est pourquoi il faut continuer à nommer le Front Populaire, à parler de ce bouleversement politique, social, mais aussi profondément culturel. Les montées totalitaristes sont en train de se répéter en Europe, le fascisme revient au galop et nous sommes dans une année électorale où l’extrême droite est en train de gagner beaucoup de terrain. La même extrême droite que dans les années 36, déguisée différemment. C’est important de fêter les congés payés et ce qu’ils racontent.

    Une campagne culturelle donc ?

    R.R. : Tout ça s’inscrit dans une année où la culture est menacée. Les coupes budgétaires qu’on subit sont une atteinte portée à ce temps-là, notamment aux festivals, qui se sont créés dans ce contexte. Les congés payés ont été une conquête du temps libre. À nous d’en faire un temps vivant, pour la culture, le partage du patrimoine, l’émancipation, la solidarité. Il faut rappeler l’histoire afin que nous soyons conscients de ce que nous risquons à nouveau en entrant dans la célébration de l’exclusion. Jean Guéhenno écrivait « la culture, c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. » Cette phrase marque mon engagement, mes convictions artistiques et politiques. C’est pour ça que je parraine l’événement, je veux faire un contre-don.

    * L’UNAT, l’ANCAV et l’association PARCOURS

    La Marseillaise : Dans quel contexte les congés payés se sont-ils imposés comme des acquis sociaux ?

    Robin Renucci : C’était dans l’urgence sociale, dans un étau menaçant lorsque les discours de fanatisme et de haine avaient libre cours dans une Europe vacillante. En 1936 une France républicaine a résisté à la couleur marron montante et s’est rassemblée en ce qu’on a appelé le Front Populaire, cette réunification syndicale de la CGT, de la CGTU, des socialistes, des communistes, des radicaux et des autres forces antifascistes autour de Léon Blum. La gauche l’a emporté et un grand mouvement de grève a poussé pour que des réformes soient mises en œuvre sans plus tarder. C’était donc une conjonction du consensus populaire, de la volonté de réforme du chef du gouvernement et puis d’une majorité parlementaire, qui a amené des avancées comme on n’en avait jamais vu dans le monde ouvrier : la semaine de 40 heures et les premiers congés payés.

    Que symbolisait cette mesure ?

    R.R. : Cette année-là, des femmes et des hommes ont réclamé et gagné quelque chose qui était immense, c’est-à-dire du temps. Du temps pour vivre, pour soi. Regarder ses enfants autrement qu’entre deux fatigues était devenu un événement. Ces mesures n’ont pas seulement été des acquis sociaux, mais une révolution sensible de l’existence, une transformation du regard sur la dignité humaine. Derrière ces idées, il y avait l’idée qu’une société juste est une société qui reconnaît à chacun le droit au repos, le droit à la beauté, à l’imaginaire et à la rencontre. Les gens ont aussi fait du théâtre, et toutes celles et ceux qui y sont sensibles sont aussi sensibles à l’idée que ces mesures ont fondé un modèle culturel : tout un peuple était entré dans le temps libre comme dans un horizon nouveau. Le théâtre public est né de tout cela. La culture n’est pas un luxe réservé à quelques-uns mais c’est un droit, un souffle qui doit se partager.

    Pourquoi déployer cette campagne nationale aujourd’hui ?

    R.R. : Déjà parce qu’on fête un anniversaire. Mais aussi parce que ces années 1936 nous rappellent qu’une société avance lorsqu’elle conquiert pour chacun davantage que la seule survie. Ces luttes sociales ont ouvert un droit nouveau, celui de disposer d’un temps à soi, libéré du travail contraint. Malgré cela, la précarité continue encore aujourd’hui et 40% des Français ne partent pas en vacances. C’est pourquoi il faut continuer à nommer le Front Populaire, à parler de ce bouleversement politique, social, mais aussi profondément culturel. Les montées totalitaristes sont en train de se répéter en Europe, le fascisme revient au galop et nous sommes dans une année électorale où l’extrême droite est en train de gagner beaucoup de terrain. La même extrême droite que dans les années 36, déguisée différemment. C’est important de fêter les congés payés et ce qu’ils racontent.

    Une campagne culturelle donc ?

    R.R. : Tout ça s’inscrit dans une année où la culture est menacée. Les coupes budgétaires qu’on subit sont une atteinte portée à ce temps-là, notamment aux festivals, qui se sont créés dans ce contexte. Les congés payés ont été une conquête du temps libre. À nous d’en faire un temps vivant, pour la culture, le partage du patrimoine, l’émancipation, la solidarité. Il faut rappeler l’histoire afin que nous soyons conscients de ce que nous risquons à nouveau en entrant dans la célébration de l’exclusion. Jean Guéhenno écrivait « la culture, c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. » Cette phrase marque mon engagement, mes convictions artistiques et politiques. C’est pour ça que je parraine l’événement, je veux faire un contre-don.

    * L’UNAT, l’ANCAV et l’association PARCOURS

    Les rencontres

    La campagne se déploie localement dans des centres sociaux et culturels du département. Au programme de ces événements tout public : exposition, projection du documentaire « été 36, les Premières vacances des Français », temps dédié au débat et représentation d’un spectacle sur mesure signé Christina Rosmini. Si le prochain rendez-vous affiche complet jeudi 16 juillet, d’autres rencontres sont prévues avant de clôturer la campagne au Sénat le 2 novembre.

    Infos : carte collaborative en ligne

  • [C’est l’été] Visite guidée à Pernes-les-Fontaines

    [C’est l’été] Visite guidée à Pernes-les-Fontaines

    Grâce à cette visite guidée de deux heures vous pourrez en apprendre davantage sur les coutumes, le folklore et les légendes de la région en découvrant les musées de la ville comme le musée du costume et le musée des traditions.

    De 10h15 à 12h15.

    Comptez 5 euros pour les adultes, 2,50 euros pour les étudiants et gratuit pour les – 18 ans.

    Infos et réservations : 04.90.61.31.04

  • Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    Des navettes franco-italiennes inaugurées dans les Hautes-Alpes

    « Une date importante dans l’histoire de nos deux communautés » : c’est ainsi que Michel Mouront, président de la Communauté de communes du Guillestrois-Queyras, a qualifié ce lundi 13 juillet, jour de l’inauguration des navettes reliant les vallées du Queyras et du Val Varaita. Les élus des deux territoires se sont donné rendez-vous au col Agnel, à 2 744 mètres d’altitude, là où les minibus franchissent la frontière. Sur la route, l’ascension peut s’avérer impressionnante. Mais, une fois au sommet, le panorama spectaculaire à 360 degrés sur les vallées françaises et italiennes révèle le col non pas comme un obstacle, mais comme un lieu de passage.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Alcotra, un projet européen de coopération transfrontalière entre les Alpes françaises et italiennes. Du 5 juillet au 30 août, une à deux navettes quotidiennes assureront un aller-retour entre Ville-Vieille, dans le Queyras, et Sampeyre, en Italie, en passant par Molines-en-Queyras, Chianale, Pontechianale et Casteldelfino. Du côté français, les départs sont prévus les mardis, jeudis, vendredis et dimanches à 8h et 13h30, ainsi que le samedi à 9h30. Depuis Sampeyre, les navettes partiront les mercredis, jeudis, vendredis et dimanches à 10h30 et 16h40, et le samedi à 15h40. Le trajet simple coûte 4 euros. « Nous pensons qu’il y aura des voyageurs, des gens qui vont faire les marchés en Italie et des randonneurs, détaille Michel Mouront. Or, on voit très bien que le col Agnel, notamment la descente italienne, est impressionnant et certains hésitent à s’y engager. Notre but est aussi d’apporter une offre touristique supplémentaire. »

    Le projet vise à renforcer l’attractivité touristique du territoire, mais aussi les liens entre les deux vallées. « On y travaille depuis longtemps, on pense que c’est vraiment important, car ça permet de faire passer les gens de chaque côté, de les faire se rencontrer, a souligné Silvano Dovetta, président de l’Union de montagne Val Varaita, en Italie. Il y a la coopération politique et aussi un rapprochement humain, des rencontres, du travail ensemble, des maires qui sont devenus des amis. »

    Un lieu symbolique

    Le budget total de l’opération est de 68 000 euros pour la communauté de communes du Guillestrois-Queyras et 30 000 euros pour le Val Varaita, pris à charge à 80 % par l’Union européenne. « Les habitants de nos différentes vallées vont se rendre compte que les projets européens ont des effets concrets et leur permettent de se déplacer facilement entre vallées », espère Michel Mouron. Pour l’élu, faire de ce lieu un point de concorde revêt aussi une portée symbolique : « Le but est de nous rapprocher et de construire à notre niveau une Europe pacifiée, sereine, où nous nous comprenons. Il ne faut pas oublier qu’ici même dans les Alpes, en 1940, les armées françaises et italiennes se sont affrontées. »

  • [C’est l’été] Une visite guidée originale pour découvrir Istres

    [C’est l’été] Une visite guidée originale pour découvrir Istres

    Guider les visiteurs à travers les ruelles du centre historique d’Istres, c’est ce que propose la visite guidée inversée organisée par l’office de tourisme de la ville ce lundi. Cependant, ce n’est pas une visite guidée classique ou comme les autres qui vous attend… Mais une visite originale, décalée et ludique où vous serez les acteurs de votre propre balade. « Je me fonds dans la masse des visiteurs et je fais mine d’avoir perdu ma boussole », explique Amandine Milic guide conférencière indépendante. « Pendant un peu plus d’une heure on va donc se perdre, si l’on peut dire ça comme ça dans les rues et ruelles et se laisser surprendre par ce que l’on découvre. »

    Au départ de l’office de tourisme, histoires, anecdotes et surprises vont s’enchaîner aux côtés de la professionnelle qui, bien heureusement, retrouvera la mémoire de temps en temps pour parler de la richesse du patrimoine présenté à ses hôtes. « J’ai eu envie de sortir du cadre classique de la visite guidée, celle-ci est ma visite signature et à travers ce format ludique et décalé, j’ai envie de pousser les participants à se questionner », continue-t-elle. « On stimule la curiosité et l’esprit d’observation avec l’objectif de créer une expérience participative et mémorable, où chacun a son rôle. »

    Une visite inspirée

    des enfants

    Naît alors un moment de partage et de spontanéité où carte en main vous serez invité à observer, analyser ou encore déceler les secrets du centre historique d’Istres. « C’est la toute première que je vais réaliser à Istres et j’en suis très heureuse », ajoute Amandine Milic. « La visite inversée me plaît particulièrement parce que j’ai beaucoup travaillé avec les enfants et souvent ils posent de nombreuses questions ce qui nous permet aussi de découvrir de belles choses. »

    8 euros la visite. Gratuit -12 ans.

  • À La Grande-Motte, la nébuleuse de l’office de tourisme percée à jour

    À La Grande-Motte, la nébuleuse de l’office de tourisme percée à jour

    À l’office de tourisme de La Grande-Motte, pas grand-chose ne se fait dans les règles. Voilà l’impression qui prédomine à la lecture du rapport définitif de la Chambre régionale des comptes (CRC). En mettant le nez dans les finances de ce satellite de la station balnéaire, l’organisme qui veille à la bonne utilisation des deniers publics est allé de surprises en surprises. Au point de parler d’une « gestion dénuée de contrôle interne, ayant conduit à l’installation de situations de conflits d’intérêts ».

    Nombreuses, les irrégularités constatées depuis 2020 sont regroupées dans 3 catégories par les magistrats financiers qui formulent 7 recommandations. Les deux premières ont trait aux recettes de l’Établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) qui a vocation à promouvoir et développer le tourisme sur son territoire. Son budget annuel moyen tourne autour de 3,7 millions d’euros alimenté à 90% par des recettes publiques de deux principales sortes : la taxe de séjour et les subventions de la Ville (entre 1 et 1,3 million d’euros).

    La CRC pointe d’abord le fait que l’Office ne respecte pas sa mission de contrôler le versement par les hébergeurs de la taxe de séjour. Deuxièmement, il apparaît que les recettes liées à cette taxe ont explosé entre 2018 et 2024 (+75%) pour atteindre 1,5 million d’euros en raison de plafonds hauts appliqués et d’une hausse des nuitées touristiques (+76% entre 2019 et 2024). Un point qui pourrait laisser penser que l’action de l’Office est efficace. « Le dynamisme touristique existe (6 millions de nuitées), d’où l’intérêt de contrôler », glisse Émilie Almero, première conseillère de la CRC. Autre souci, le fait que dans le même temps, la commune a augmenté ses subventions (sauf en 2025 : -250 000 euros) « en raison d’une hausse des charges » (animations, feux d’artifice…), plutôt que les réduire. « Depuis 2020, 4,9 millions d’euros ont été versés à l’office en plus des 6,6 millions perçus au titre de la taxe de séjour », calcule Valérie Renet, présidente de la CRC. Par ailleurs, la Ville n’était pas informée (elle ne cherchait pas vraiment à l’être) de l’utilisation de cet argent public. « Ce n’est pas vérifiable dans les comptes, toutes les recettes sont mêlées ». Isabelle Houvenaghel, 2e présidente de la CRC, ajoute que « le rapport financier de l’Epic n’était pas soumis au conseil municipal ». La CRC réclame que ce soit fait.

    Les 3e et 4e recommandations sont liées à la gouvernance. La CRC épingle l’Office de tourisme pour ne pas avoir appliqué la grille tarifaire adoptée par le comité directeur. « Des réductions importantes étaient accordées à certains clients », illustre la présidente. Elle pointe aussi des « modalités floues » de désignation des membres du comité directeur. Des « règles de nomination » doivent être instaurées afin d’éviter les « conflits d’intérêts ».

    D’étroits liens familiaux

    Les trois dernières recommandations concernent le personnel. D’une part, les conditions de rémunération du directeur [Jérôme Arnaud, Ndlr] s’avèrent « non conformes à son statut d’agent contractuel de droit public ». « Le président de l’Office [Stéphan Rossignol, maire de La Grande-Motte, Ndlr] a décidé entre 2020 et 2024 d’accroître de 30% la rémunération du directeur avec une indemnité de départ à la retraite à laquelle il n’a pas droit », recadre Valérie Renet. D’autre part, les procédures internes de recrutement n’étaient pas respectées. Entre 2021 et 2023, 9 ruptures conventionnelles « sans motif » ont été effectuées (coût : 277 000 euros), soit près de la moitié de l’effectif. Dans la foulée, 11 nouveaux agents ont été recrutés en dehors de la procédure prévue. « On n’a trouvé trace d’aucune annonce d’offre d’emploi, aucun CV, ni lettre de motivation », précise Émilie Almero. En revanche, le profil des recrutés a été facile à identifier. 7 d’entre eux ont des liens familiaux étroits (fils, fille, frère, genre, ex-mari, cousin) avec des membres haut placés de l’Office de tourisme. Ce qui ressemble fort à du copinage. Enfin, la CRC demande que soit assuré le contrôle effectif du temps de travail de tous les salariés.

    Si dans ses réponses l’Office tente de faire amende honorable en promettant de mettre en place les 7 recommandations, l’affaire pourrait avoir des suites judiciaires. Si elle estime les fautes lourdes, la CRC peut faire un déféré à la Cour des comptes. Laquelle jugerait les faits et pourrait prononcer des sanctions. En cas de soupçons de fraudes, les magistrats de la CRC peuvent aussi effectuer une transmission pénale au procureur de la République.

  • La Grotte Cosquer s’enrichit d’une nouvelle visite

    La Grotte Cosquer s’enrichit d’une nouvelle visite

    « Je n’étais pas le premier dans cette grotte : mais qui était venu taguer là-dedans ? » À 37 mètres de profondeur, la voix d’Henri Cosquer raconte dans les casques l’histoire de sa découverte, au fond de la calanque de la Triperie. La narration de 35 minutes par le plongeur remplace l’ancienne voix off de l’audioguide. C’est l’une des nouveautés de la grotte Cosquer, présentées ce mercredi 8 juillet au public. Une visite intitulée « Le Passage ».

    Une expérience revisitée

    Une visite « bien plus immersive et incarnée, selon la directrice de la grotte, Frédérique Michaud. L’idée c’était d’apporter de la nouveauté pour les plus connaisseurs comme les enfants. » Le site est ouvert depuis quatre ans, avec près de 365 000 visiteurs l’année dernière. Il a été financé intégralement par la Région Sud. Une « grosse prise de risque, qui a coûté pas mal d’argent », selon Renaud Muselier, président (Ren) de la Région, présent lors de l’avant-première, mardi. « C’est génial ça », chuchote-t-il devant le film d’animation qui reprend la chronologie de la découverte de la grotte.

    C’est en 1985 qu’Henri Cosquer pénètre pour la première fois dans la cavité, qu’il explorera pendant six ans. Celle qu’il appelle « la grotte de Lascau sous la mer », regorge de nombreuses peintures préhistoriques : chevaux, bisons, et même pingouins.

    Lors de la visite, mardi, l’explorateur Henri Cosquer s’est dit émerveillé : « C’est fabuleux de reconstituer toute l’histoire virtuellement. » Il est venu plusieurs fois dans la grotte reconstituée afin d’écrire son texte. « Ce texte retranscrit l’émotion de ce que j’ai vécu et le nombre de questions qu’on peut se poser face à ce qu’ont fait nos ancêtres. C’est magique. »