Tag: tourisme

  • L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    C’est l’attractivité phare du côté de Martigues. Le Fort de Bouc se dévoile au grand public avec des visites guidées que l’office de tourisme organise tous les mois. Un monument connu pour sa position stratégique dans le domaine maritime. Le fort contrôlait également la région en tant qu’ouvrage défensif et phare au XVIIe siècle. Au programme de cette visite : une traversée en bateau jusqu’au fort, une découverte des espaces intérieurs, des récits captivants autour de son histoire et de ses usages et des points de vue uniques sur le littoral martégal. Depuis des années, l’office du tourisme organise les visites à la même période de l’année.

    « C’est une visite qui fonctionne toujours bien, on remplit très souvent la billetterie. Les habitants ont envie de découvrir une autre facette de Martigues et ça leur plaît puisque tout le monde connaît le lieu mais pas son histoire », déclarent les organisateurs des visites.

    Depuis de nombreuses années, la structure organise les visites et compte énormément sur l’événement : « On a été coupé par la crise du Covid-19 mais depuis 2023, c’est un rendez-vous phare de la saison estivale », annonce l’office de tourisme. La prochaine visite aura lieu le samedi 2 mai à partir de 9 h 30, d’autres créneaux seront proposés en juin, juillet et août avec deux dates par mois, les samedis aux mêmes horaires. Une bonne occasion pour les touristes aussi de découvrir ce haut lieu.

    Pour tout renseignement
    et réservation : martigues-tourisme.com ou
    04.42.42.31. 10.

  • Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Prévue par l’arrêté préfectoral du 2 avril 2026 qui réglemente la police de la navigation, les activités aquatiques, nautiques, sportives et de loisirs sur ce plan d’eau très touristique.

    Réunie en début et fin de saison estivale avec les professionnels, les élus, les responsables associatifs, les services de secours, les services de l’État, les services d’Électricité de France, elle a pour mission d’identifier les problématiques présentes sur l’ensemble de la retenue et la sécurisation du plan d’eau : information des usagers, interventions et missions de secours.

  • [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce que la labellisation Géoparc va changer pour le département ?

    Jean-Louis Gély : Pour visibiliser ce patrimoine, en prendre conscience d’abord et le communiquer à tout le monde ensuite, afin de le rendre le plus accessible possible, encore fallait-il le structurer, l’organiser et le valoriser. Le label de l’Unesco nous permet de concrétiser et de valider cette démarche, bien mieux que si nous n’étions qu’entre nous, et de l’inclure concrètement dans notre vision territoriale globale et dans notre philosophie de tourisme durable. C’est une chance pour les entreprises, les artisans, les associations, les agriculteurs, entre autres acteurs, d’attirer et de développer de nouveaux projets.

    Comment comptez-vous accompagner cette labellisation ?

    J.-L.G. : Dans l’immédiat, un événement convivial est prévu pour associer à cette réussite tous les acteurs qui y ont contribué : communes, communautés de communes concernées, géomédiateurs, géopartenaires, autres partenaires institutionnels. Ce sera en juin.

    Quelles sont les retombées touristiques et économiques attendues ?

    J.-L.G. : C’est difficile à évaluer précisément. Dans d’autres Géoparcs labellisés par l’Unesco, une hausse de la fréquentation a été observée à hauteur de 30%. Mais nous ne sommes pas dans une course à l’échalote et surtout pas dans une recherche de massification. Bien sûr, l’appréciation quantitative des flux est un objectif, en vue, notamment, de faire tourner l’économie de nos territoires : hébergeurs, restaurateurs, commerçants… Et je ne doute pas que cela va se produire. Mais notre priorité, en matière touristique, c’est la qualité et la valorisation.

    Kléber Mesquida parle du « commencement d’une nouvelle étape », quels sont les nouveaux objectifs ?

    J.-L.G. : C’est une nouvelle étape parce que l’obtention du label de l’Unesco est à la fois une distinction, une reconnaissance et un moment fort pour notre engagement concret. Il est attribué pour une durée de quatre ans : à cette échéance, une réévaluation devra intervenir. Les acteurs du territoire vont donc conduire un travail s’articulant autour des cinq axes stratégiques définis : coordination de la démarche, communication, préservation et valorisation, éducation et développement du tourisme durable.

  • [Tourisme] Le nombre de réservations impacté par le prix de l’essence

    [Tourisme] Le nombre de réservations impacté par le prix de l’essence

    Alors que la hausse du coût du carburant impacte nombre de professions, en témoignent les diverses mobilisations qui ont essaimé dans l’Hexagone ces derniers jours, qu’en est-il pour les vacanciers ?

    Dans le secteur du tourisme, certains semblent avoir pris les devants, à l’instar du camping Maïana, à La Grande-Motte, où les gérants ont mis en place une ristourne sur le carburant. Pour une semaine de réservation complète cet été, les futurs touristes pouvaient recevoir un bon d’achat d’une valeur comprise entre 30 et 80 euros.

    À l’aune de la saison estivale, d’autres dispositifs émergent pour tenter d’attirer la clientèle. « Nous avons un rôle à jouer pour maintenir le pouvoir d’achat. Chacun fait son truc. Par exemple, j’ai décidé de ne pas augmenter le prix de la restauration et de baisser celui de certaines boissons. D’autres mettent en place des bons d’achat sur le gasoil mais cela reste marginal », développe Philippe Robert, président de la Fédération de l’hôtellerie de plein air d’Occitanie et gérant du camping 4 étoiles La Méditerranée, à Vias. Tous espèrent que la guerre et l’augmentation du prix du carburant seront de courte durée et qu’ils pourront faire le plein au cœur de l’été. « Sur le début de l’année, les réservations étaient bien engagées, à un niveau similaire à 2025, une très bonne saison pour le tourisme. Mais depuis un mois et demi, il y a un ralentissement dû à la guerre. Ce qui se traduit par une baisse des réservations et un changement de comportement : les gens séjournent plus près, des établissements ont eu des annulations justifiées par le fait qu’ils se trouvaient trop loin », observe Philippe Robert. D’autres encore préfèrent partir moins longtemps. Preuve que le porte-monnaie pèse sur le choix des vacances : « On observe un regain d’activité sur le camping avec emplacements nus, l’offre la plus accessible », note Philippe Robert.

    « Un effet ciseau »

    Des tendances qui semblent se restreindre à la France. « Nous travaillons beaucoup avec des Allemands, des Hollandais : eux sont au rendez-vous. Seuls les Français pêchent, c’est étonnant », précise Philippe Robert. Néanmoins, ces réticences impactent les professionnels. « Les réservations sont bonnes pour les mois de mai et juin, mais nous avons des difficultés sur la haute saison, alors que nous sommes déjà complets en temps normal », poursuit le président de la fédération. Au point d’avoir un impact sur l’emploi ? « On reste prudent et on regarde nos dépenses car on a bien compris que tout peut arriver à tout moment. On n’a aucune visibilité contrairement aux autres années. Il y a une part de risque et on est prudent sur les embauches. »

    Le gérant de camping veut croire en sa bonne étoile en tablant notamment sur le fait que des Français, partant initialement à l’étranger, se rabattent sur l’Hexagone. « Il y a aussi un effet ciseau. On voit qu’il est compliqué de partir du fait du problème de pouvoir d’achat mais, d’un autre côté, avec ce climat anxiogène, on a besoin de s’échapper, de partir », soutient Philippe Robert.

    Toutefois, ces changements de comportement sont à l’œuvre depuis la crise sanitaire, amplifiée avec la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Les gens partent moins longtemps et plus près pour un tourisme plus vert. Cette nouvelle hausse à la pompe ne serait-elle pas l’accélération d’un changement inéluctable ?

  • Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    À l’approche de l’été, l’État prépare le terrain dans l’Hérault. Réunie à Gignac avec les maires du département, la préfète Chantal Mauchet a présenté le dispositif estival de protection des populations pour 2026. Dans un département où la population peut atteindre 1,2 million de personnes durant la saison, l’objectif est de répondre à l’afflux touristique, au risque incendie, aux noyades et aux événements festifs.

    L’État annonce un dispositif du même niveau que l’an dernier. 162 gendarmes supplémentaires viendront renforcer chaque jour les effectifs départementaux, sur le littoral, dans l’arrière-pays et les hauts cantons. La police nationale bénéficiera aussi de renforts extérieurs, notamment à Agde et Sète.

    Des renforts sur tous les fronts

    La sécurité civile sera elle aussi fortement mobilisée. Le Sdis 34 prévoit un socle quotidien de 500 sapeurs-pompiers pour les interventions courantes. En cas de risque incendie élevé, ce volume pourra être renforcé de 50 à 400 pompiers supplémentaires. Sur le littoral et autour des plans d’eau, 250 sapeurs-pompiers volontaires saisonniers assureront la surveillance des baignades dans 50 postes de secours.

    Autre point de vigilance : les férias, fêtes votives, festivals et feux d’artifice qui jalonnent l’été héraultais. La préfecture insiste sur l’anticipation, avec des réunions préparatoires en amont et un guide remis aux maires pour mieux encadrer les festivités. Enfin, la préfète annonce une évolution prochaine des règles de fermeture des massifs forestiers, pour simplifier et renforcer la prévention.

  • Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    C’est un projet qu’il mûrit depuis 2017. L’artisan Nicolas Friedli rêvait depuis longtemps de créer un lieu dédié à la randonnée, sur le modèle des Cafés Rando flamands. Le 1er mai, il ouvrira donc les portes de son établissement juste au-dessus de l’office de tourisme, à Saint-Jean-du-Gard. Un lieu idéal puisque la commune est située au carrefour de deux itinéraires culturels européens (« Le Chemin de Stevenson » et « Sur les pas des Huguenots »), et d’un itinéraire de Grande Randonnée, le Chemin Urbain V.

    Le Café Rando accueillera un espace de restauration en circuit court, une boutique, mais aussi un espace d’échange et d’accueil touristique, pour s’informer sur les randonnées et activités de pleine nature, ou participer à des ateliers et à des événements culturels. « Nous organiserons notamment des
    départs de randonnée toute
    l’année
    , précise Nicolas Friedli.L’historienne Nelly Duret, spécialiste de la région, emmènera par exemple des petits groupes pour parler du patrimoine local, des résistantes ou des filatures. » Le Café Rando accueillera aussi du public du 22 au 25 mai à l’occasion du FIRA, le Festival de l’Itinérance, de la Randonnée et des Activités de pleine nature.

    Soutenu, entre autres, par la commune et par l’agence de développement Alès Myriapolis, le Café Rando a vocation à devenir un véritable café de Pays. Un aspect qui tient à cœur à son créateur : « Cela signifie que le lieu n’est pas réservé uniquement aux randonneurs, c’est aussi un lieu de vie pour les Saint-Jeannais, avec une cuisine locale, simple et en service continu. Il sera d’ailleurs ouvert toute l’année. » Et ce n’est peut-être que le début de l’aventure : le Café Rando a pour ambition de devenir une Maison de la Randonnée.

    96, Grand Rue à Saint-
    Jean-du-Gard.

  • Les paillotes ne prennent pas ombrage à la Grande-Motte

    Les paillotes ne prennent pas ombrage à la Grande-Motte

    Sur les plages du Grand Travers, le jeu du chat et de la souris ne se démode pas entre la municipalité qui accorde les concessions de plages et l’association Grande-Motte Environnement (GME) qui les attaque en justice.

    Le 19 février dernier, on aurait pu penser que c’en était fini des paillotes du Grand Travers. Dans sa décision, la Cour administrative d’appel de Toulouse confirmait le jugement du Tribunal administratif de 2023. À savoir qu’au titre de leur positionnement dans un Espace remarquable et caractéristique du littoral (ERCL), protégé par la loi Littoral, ces restaurants de plage éphémères sont illégaux.

    Deux d’entre eux (la Voile Bleue et l’Effet Mer) n’en prennent pas ombrage et sont en train d’être montés depuis quelques jours. Comment est-ce possible ? Avant même d’être réélu le mois dernier, le maire Stéphan Rossignol a décidé de prendre un nouvel arrêté, une sorte de permis de construire saisonnier, leur autorisant une concession de plage du 23 mars au 23 octobre. L’élu les Républicains n’aurait-il que faire des décisions de justice ? Que nenni selon lui. L’édile précise que l’emplacement de ces deux plages privées ayant été décalé vers la zone urbaine, au niveau de la Dune, il ne serait plus dans le collimateur de la loi Littoral. « On a fait une étude quatre saisons à la demande de l’État. Ces emplacements ont été décidés avec la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) », argumente Stéphan Rossignol. « Il y a juste à côté un bâtiment avec une discothèque, un restaurant et même une colonie de vacances. C’est le début de la zone urbaine, on n’est plus dans l’espace remarquable. On subit un véritable acharnement », s’agace-t-il.

    Intérêt touristique

    Un sentiment pas partagé par l’association GME qui vient de déposer un nouveau recours administratif. « Les paillotes n’ont été décalées que de quelques mètres. On se moque de nous et de la justice ! », s’agace Françoise Clerc. Depuis 2019, la présidente de GME revendique 14 victoires en justice et désespère de devoir encore batailler contre ces constructions estivales qui détériorent le cordon dunaire, assure-t-elle. « Deux fois par an, c’est le bazar. Le montage nivelle les dunes, ils grattent au bord des ganivelles. Quand le démontage est mal fait, on voit les eaux usées partir dans le sable. » Elle fustige aussi cette privatisation de l’espace public maritime. Il fut un temps où « des vigiles vous empêchaient de passer jusqu’au bord de l’eau », se souvient Françoise Clerc qui se dit victime « d’intimidations ».

    De son côté, le maire met en avant l’emploi et les intérêts touristiques. Désormais située vers le Port dans la zone du Couchant et donc plus concernée par le recours, « la Paillote Bambou a perdu une clientèle. L’été dernier, elle a recruté deux fois moins de saisonniers », illustre Stéphan Rossignol. Un argument irrecevable selon Françoise Clerc. « Il faut arrêter de dire n’importe quoi. Ce n’est pas parce qu’une paillote va bouger d’un kilomètre que ses clients ne vont plus y aller. » D’autant que si manque à gagner il devait y avoir, il pourrait être compensé selon la présidente. « Ils s’arrangent. »

    Ce qui est sûr c’est que les collectivités trouvent leur intérêt financier dans ces concessions. Parfois les Villes récupèrent directement un pourcentage du chiffre d’affaires. « Cela peut être entre 10 et 25% et dépasser les 100 000 euros par paillote », illustre Romain Ecorchard selon qui certains maires « n’en ont rien à carrer d’être dans la légalité, ils continuent à délivrer des actes illégaux. Ils jouent sur l’épuisement financier des associations ». Mais selon ce juriste de France nature environnement (FNE), les revers de la Grande-Motte pourraient finir par « faire jurisprudence ». Contre des schémas d’aménagement douteux ou des plans locaux d’urbanisme, de nouveaux recours sont dans les tuyaux à Vendres dans l’Hérault ou Leucate dans l’Aude.

  • Vincent Garel : « Le tourisme de proximité est devenu une vraie attente »

    Vincent Garel : « Le tourisme de proximité est devenu une vraie attente »

    La Marseillaise : Comment s’annonce la saison touristique 2026 en Occitanie ?

    Vincent Garel : On est clairement dans un contexte économique tendu, notamment avec le prix de l’essence qui pèse sur les arbitrages. Mais les premiers signaux ne sont pas mauvais : les ponts de mai sont très bien réservés, dans la continuité des bonnes saisons précédentes. En revanche, sur début juillet, on sent un peu d’attentisme, avec une stagnation, voire une légère baisse des réservations. Cela tient au contexte, bien sûr, mais aussi à une habitude qui s’installe : les réservations de dernière minute. Et parallèlement, on observe un report assez net vers septembre, qui progresse depuis plusieurs saisons.

    Le tourisme de proximité
    est-il devenu un vrai levier ?

    V.G. : Oui. Dès 2019, avant le Covid, nous avons travaillé ce tourisme de proximité. Aujourd’hui, il correspond à une vraie attente : 30% des Français cherchent à partir pas trop loin de chez eux. En Occitanie, les clientèles françaises représentent déjà près des trois quarts des nuitées. Et la région a un atout majeur : la diversité de ses territoires. On ne part plus forcément quinze jours au même endroit ; on rayonne davantage, on multiplie les courts séjours, les week-ends, les découvertes. L’offre culturelle, patrimoniale et paysagère de la région permet justement cette mobilité.

    Dans cette évolution, les transports collectifs semblent occuper une place centrale.

    V.G. : Oui, parce qu’ils répondent à la fois à la question du pouvoir d’achat et à celle de l’environnement. Quand le coût du transport individuel augmente, il faut offrir des alternatives accessibles. L’Occitanie Rail Tour, les lignes TER, les lignes d’autocar régulières et saisonnières permettent justement d’irriguer le territoire à bas coût. On a 19 lignes TER régulières et 270 lignes d’autocar régulières, auxquelles s’ajoutent des dessertes saisonnières… et on continue d’ouvrir des lignes ! C’est aussi une réponse écologique : la première externalité négative du tourisme, c’est le transport. On accompagne aussi des destinations avec le label Green Destination et on travaille sur la question du dernier kilomètre avec du vélo, des navettes ou du covoiturage.

    Le littoral reste-t-il la locomotive ?

    V.G. : Oui, le littoral reste clairement moteur sur la période estivale. Il a des attraits extraordinaires et une grande capacité d’accueil, avec les grands campings, l’hôtellerie et bien sûr l’attractivité de la Méditerranée. Mais ce qui est intéressant, c’est que les stations ne se font plus concurrence de la même manière : elles sont de plus en plus complémentaires, avec des offres différenciées. Et surtout, ce moteur littoral bénéficie aussi à l’intérieur des terres. Quelqu’un qui séjourne en station balnéaire peut aller découvrir l’arrière-pays, les villages, les sites patrimoniaux ou naturels. Les offices de tourisme proposent désormais de véritables parcours de découverte autour de leur destination.

    Quel cap faut-il donner au tourisme en Occitanie ?

    V.G. : Le tourisme est un secteur économique majeur, le deuxième pourvoyeur d’emplois en Occitanie après l’agriculture et l’agroalimentaire, avec une croissance moyenne de 4% par an depuis 25 ans. Mais il faut le développer autrement. La saison ne va plus seulement de juin à août : elle s’étend des ponts de mai jusqu’à fin septembre. Il faut mieux répartir les flux, développer les offres hors été et mieux prendre en compte les enjeux environnementaux. Et il faudra aussi, à un moment, ouvrir le débat sur les vacances scolaires, parce qu’on ne régulera pas vraiment les flux sans cela. On a des propositions, mais encore faut-il que l’État nous écoute.

  • L’été ne fait plus le printemps du tourisme en Occitanie

    L’été ne fait plus le printemps du tourisme en Occitanie

    « Réchauffement climatique, choix de consommation : les habitudes des vacanciers évoluent », constate l’Insee dans une étude menée en partenariat avec l’Agence d’attractivité et de développement de la Région Occitanie (AD’OCC) et Destination Occitanie qui charpente la stratégie touristique régionale.

    Cette étude, menée sur un temps relativement long d’un peu plus d’une décennie, de 2012 à 2024, révèle une tendance forte : « Depuis quelques années, la fréquentation touristique augmente tendanciellement moins fortement dans la région qu’au niveau national. Ainsi, entre 2012 et 2024, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques d’Occitanie progresse de 4,5% contre +11% en France métropolitaine », a calculé l’Insee. En outre, ajoutent Sophie Andrieu et François Hills, auteurs de l’étude pour l’Institut national de la statistique, cette hausse de 4,5% « n’est portée que par l’hôtellerie de plein air dont les nuitées augmentent de 19,4% alors que les nuitées diminuent dans les hôtels (-4,7%) et les autres hébergements (-12,6%) ». L’Occitanie est la cinquième des régions de France métropolitaine les plus fréquentées par les touristes en 2024 avec 55 millions de nuitées mais « Depuis 2012, le tourisme se développe au printemps et s’atténue en été », résume l’Insee qui image ce constat en chiffres : « Entre 2012 et 2024, la fréquentation touristique au printemps a augmenté de 17,7 %. »

    Pourquoi ces évolutions ? « Des facteurs multiples peuvent influer sur l’évolution de la fréquentation touristique », prévient l’Insee qui identifie cinq facteurs principaux. Le premier est le réchauffement climatique. Il « entraîne une hausse de la fréquence des canicules en été et une baisse de l’enneigement en hiver. Il peut conduire les touristes à modifier leur choix de destination ou décaler la période habituelle de leurs séjours. » Deuxième facteur, « les évolutions dans les choix de consommation peuvent avoir le même type de conséquences ».

    886 000 lits sont proposés par les plateformes internet

    Troisième facteur, le vieillissement démographique entraîne le développement du tourisme des retraités « particulièrement hors des périodes scolaires et estivaux ». Quatrième facteur, « la crise Covid a eu un fort effet sur le tourisme en 2020 et 2021 et a également entraîné des changements durables de comportement ». Cinquième facteur et non des moindres, « l’offre de logements locatifs sur les plateformes numériques, en essor depuis la décennie 2010, concurrence les hébergements collectifs traditionnels ». Les logements en location saisonnière proposés par les plateformes internet comme Airbnb, Booking ou HomeAway atteignent en 2024 « des volumes offerts proches de ceux des hébergements collectifs » et représentent en Occitanie 178 000 logements représentant environ 886 000 lits. « Ainsi, la fréquentation du locatif en plateforme se développe très nettement entre 2019 et 2024, bien que moins vite que l’offre », analyse l’Insee. L’exemple d’Airbnb est parlant : entre 2019 et 2024, la fréquentation estimée des hébergements sur cette plateforme, mesurée en nuits réservées croît de 57%.

    « L’évolution de la saisonnalité du tourisme en Occitanie est essentiellement portée par les campings », renseigne l’Insee. En Occitanie « ils représentent la moitié des nuitées annuelle, hors hébergements locatifs en plateforme et hors hébergements non marchands ». La hausse de 19% de leur fréquentation entre 2012 et 2024 « est portée par le littoral qui concentre les deux tiers de la fréquentation régionale en camping ». Elle est « particulièrement forte en début de saison estivale, entre avril et juin. Dans la région, ces trois mois concentrent 25% de la fréquentation en 2024 contre 18% en 2012 ». Les nuitées en camping augmentent aussi sensiblement en septembre, note aussi l’étude. « Ainsi, la période dite des “ailes de saison”, qui couvre les mois d’avril à juin et de septembre, pèse autant dans la fréquentation de 2024 que chacun des deux mois du cœur de l’été. » Une tendance de fond.

  • Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Face à un parterre de chefs d’entreprise, d’élus et de partenaires, Fanny Nadeau, directrice de l’office de tourisme de Gardanne, rappelle les enjeux derrière les Indus’3Days, lancés en 2016. L’édition 2026 vient d’être inaugurée ce mercredi, à la Société du Canal de Provence, l’un des partenaires historiques d’Indus 3’Days. « Pour nous, visiter une entreprise ce n’est pas uniquement du tourisme industriel, c’est plonger dans le cœur battant de notre économie, déroule Fanny Nadeau. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 130 entreprises mobilisées sur près de 5 000 km², des centaines d’heures de visite et près de vingt thématiques explorées, on peut le dire, c’est une véritable prouesse collective. »

    Sous la bannière de ce rendez-vous, des centaines d’entreprises, de la station d’épuration Aix-Ouest, à la Centrale de Provence, en passant par la confiserie du Roy René, au site Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer, les directions et équipes de petites, moyennes, grandes entreprises du territoire, ses ateliers, ses galeries et ses usines, inviteront le public à découvrir le quotidien entre les murs « de lieux devant lesquels nous passons régulièrement, mais derrière lesquels nous ne savons absolument pas ce qu’il se passe », glisse, à l’issue des discours, Fanny Nadeau.

    Plus loin, plus longtemps

    Les visites, organisées en nombre limité -les places sont à réserver au plus tôt sur le site de l’événement-, sont ouvertes à tous, adaptées aux familles. « C’est aussi la plus belle façon d’inspirer les vocations de demain », estimait la directrice de l’office de tourisme. Lancé en 2016 avec la participation de neuf entreprises mobilisées sur une durée de trois jours, cette édition s’étend sur une durée de trois semaines. Et s’exporte sur le territoire. De métropolitain, Indus’3 Days devient régional. « Nous avons pris notre envol pour nous étendre au pays de Manosque et à la Provenceverte », se félicite Fanny Nadeau, non sans rappeler qu’Indus’3 Days est né sur une terre de mineurs. « Ce n’est pas quelque chose de folklorique, c’est quelque chose d’utile, ajoute Arnaud Mazille, élu à la culture dans la majorité d’Hervé Granier, maire de Gardanne. Il est utile en ce qui concerne la connaissance et donc l’acceptabilité de nos opérateurs économiques. Tout le monde est d’accord pour consommer local, avoir des entreprises locales, pour avoir des investisseurs locaux, mais jamais à côté de chez soi. À Gardanne, on en est parfois le triste exemple. »

    Mathilde Benedetto, déléguée régionale pour l’antenne sud de l’association Entreprises et Découvertes, rappelle que : « La Région Sud occupe une place exceptionnelle en matière de tourisme de savoir faire, avec 4,2 millions de visiteurs sur un total national de 22 millions. » Soit « près de 20% de la fréquentation ». Eva Bonnet-Gonnet