Tag: Toulon

  • Le quartier de l’Escaillon, à Toulon, retrouve sa boîte aux lettres de relevage

    Le quartier de l’Escaillon, à Toulon, retrouve sa boîte aux lettres de relevage

    « Après 16 mois de mobilisation collective, la boîte aux lettres de relevage a retrouvé sa place à l’angle du boulevard de la Convention et de l’avenue Édouard-Herriot, face à la pharmacie », annonce avec satisfaction Claude Franchitto, le président du comité d’intérêt local (CIL) des quartiers du Pont Neuf et de l’Escaillon.

    Pour mémoire, depuis son retrait par la Poste en juillet 2024, suite à un problème de fixation ayant entraîné sa chute, le CIL se bat pour que les habitants de ce quartier continuent de bénéficier de ce qu’il considère comme « un service public essentiel », en dénonçant une décision unilatérale, et donc jugée parfaitement arbitraire.

    Une mobilisation, ici, exemplaire qui a été menée conjointement par le comité d’intérêt local et la municipalité toulonnaise, insiste le président de l’association. Avec des courriers, pétitions et conférences de presse qui se sont succédé pour alerter la population sur la politique de la Poste visant à toujours plus restreindre les services non rentables. Et ce faisant mettre la pression sur la direction de cette entreprise publique. Et ça a marché.

    « Nous avons obtenu le rétablissement de cet équipement indispensable », se félicite le CIL. Pour Claude Franchitto « cette réinstallation constitue une victoire importante pour la population » et témoigne une fois encore « de l’efficacité de la mobilisation citoyenne dans la défense du service public de proximité ».

  • [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    « Cette pièce raconte un empêchement. Le personnage, Phèdre, souffre de ne pouvoir dire, de ne pouvoir jouir de son désir. Oenone souffre de ne pouvoir garder Phèdre. Hyppolite souffre de ne pouvoir être libre et Thésée souffrira d’avoir perdu son fils par sa faute. Chacun est en prison de lui-même », résume Muriel Mayette-Holtz au sujet de Phèdre. Jusqu’ici, rien de nouveau pour ce classique écrit en 1677 par Racine. Sauf que cette metteur en scène mêle les alexandrins du grand tragédien au slam pour cette pièce qui se joue au Théâtre Liberté du jeudi 4 au samedi 6 décembre.

    « Un chant du cœur »

    Après Andromaque, puis plus récemment Bérénice, Muriel Mayette-Holtz aime décidément se frotter au répertoire racinien. Dans Phèdre, elle dote son spectacle d’une distribution reluisante : Eve Pereur dans le rôle-titre, Nicolas Maury qui prête ses traits à Oenone et Charles Berling incarne le sanguin Thésée. « Rouge sang », comme le thème des décors et costumes de la pièce, symbole de « l’étouffement » qui enserre tous les personnages, animés tour à tour par le désir, la folie et la perfidie. Sans oublier le rôle pivot de Théramène, interprété par le slameur Jacky Ido, qui « casse d’emblée le quatrième mur en s’adressant directement au public », pose la metteur en scène. « L’alexandrin est un chant tout comme le slam, un chant du cœur. »

    Les 4 et 5 décembre à 10h.
    Le 6
     décembre à 18h. Entre 5 et 30 euros. www.chateauvallon-liberte.fr

  • Dans la rue à Toulon pour répondre aux besoins sociaux

    Dans la rue à Toulon pour répondre aux besoins sociaux

    Arrivés une demi-heure avant le rendez-vous, Marie-Christine, Jamal et Isabelle, de l’hôpital de Brignoles, veulent témoigner d’un service public mal en point qui ne supporterait pas une nouvelle politique austéritaire. Avec déjà « un manque de personnel et de moyens qui influe sur la qualité des soins et les conditions de travail ». « L’épuisement des équipes est flagrant », martèle cette aide-soignante. Et d’ajouter : « Je crois qu’on fait déjà le maximum. »

    « Écouter le peuple »

    « On est ici aujourd’hui pour demander une meilleure répartition des richesses pour qu’il y ait beaucoup moins d’injustices dans le pays » explique plus loin Pascal Brun (CGT Educ’action), en précisant c’est aussi un des meilleurs moyens de faire barrage aux idées de l’extrême droite.

    Il y a à présent du monde sur la place de la Liberté.

    « Ce qu’on veut, c’est un budget qui réponde aux besoins sociaux », tempête le secrétaire de la CGT Richard Roméo Giberti. Et pour cela, poursuit-il, « il faut cesser de donner de l’argent public aux grandes entreprises qui ne créent pas d’emplois et qui, au contraire, poussent l’exécutif à toujours plus de violence sociale ». Et au responsable syndical de rappeler « le concept de lutte des classes ». Il interpelle les députés : « Vous n’êtes qu’élus par la représentation du peuple, donc vous devez écouter le monde du travail et écouter la démocratie sociale. » Et de poursuivre : « La Sécurité sociale, c’est nous qui l’avons créée. Il est temps d’arrêter de faire croire que c’est un fardeau, alors que c’est une richesse qui ne manque que de recettes. Et ça, ce sont des choix politiques, uniquement. »

    Le secrétaire général de la FSU Alain Tournay met en garde lui aussi sur la casse des services publics. L’enseignant rappelle que celui de l’Éducation nationale est censé « construire la société de demain avec un budget qui n’a aucun sens ». Un choix politique délétère pour l’égalité des chances. Et de conclure : « Nous, on veut de l’argent pour les services publics et pas pour la guerre. »

    La lutte continue

    Le cortège vient de se mettre en branle sur le boulevard de Strasbourg. « On nous demande de faire 30 milliards d’euros d’économies sur le dos des salariés, des retraités, des malades. Stop, ça suffit ! », lâche Ola Hawryluk (Solidaires).

    Non loin de là, Madeleine Brun analyse : « À tout âge, et j’ai un âge certain, il faut lutter contre les mauvais coups qui sont en train de lapider tous nos acquis sociaux. » Pour l’ancienne conseillère municipale communiste de Toulon, le combat politique passe plus que jamais par la mobilisation dans la rue.

    Même son de cloche pour André De Ubeda (PCF) qui occupe aujourd’hui les mêmes fonctions dans l’opposition : « On veut faire pression sur les députés et les sénateurs pour un budget qui réponde aux besoins de la population. Ce n’est pas gagné, mais c’est dans notre ADN de se battre pour une vie meilleure. » « Il nous faut faire renaître l’espoir », précise à ses côtés son frère Jean José.

    Pour Brigitte Cheinet (CGT), la meilleure façon de sortir de la désespérance qui fait parfois chavirer les consciences, c’est par la lutte.

    Elle va donc continuer. C’est annoncé.

  • Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Face à une montée impétueuse du Rassemblement national, qui risque de s’emparer des plus grandes villes de notre département, il y a urgence à s’unir à gauche pour offrir une alternative à ce parti d’extrême droite, mais aussi à une droite qui est en perte de vitesse et accrochée par un certain nombre de procès et de condamnations pour des prises illégales d’intérêt notamment. » Pour Laurent Gilbert (L’Après), comme pour tous les membres des forces politiques rassemblées (Génération.s, Les Écologistes, L’Après et Le Var Debout), ce lundi matin sur le port de Toulon, pas question de se satisfaire du statu quo.

    Faire front contre l’extrême droite

    Tous dénoncent « les intérêts partisans qui s’imposent, notamment à Toulon et La Seyne ». Avec « des listes concurrentes montées au détriment du peuple de gauche ». Une situation qui risque, il est vrai, d’en démobiliser certains, avec les risques évoqués plus haut. Ils appellent donc à un ressaisissement collectif, en pointant les exemples réussis d’union, comme à Fréjus et Draguignan, où le rassemblement va du PS jusqu’à LFI.

    « C’est que nous avons réussi à faire au Pradet également », intervient Chantal Moutet (Les écologistes), qui met en garde sur la future composition du conseil métropolitain : « Quand on voit la porosité entre la droite actuelle et l’extrême droite, on ne peut pas imaginer leur abandonner l’hémicycle. » Elle insiste sur la nécessité absolue de renforcer la présence d’élus de gauche.

    « Si nous retrouvons nos quatre mouvements ensemble, dans cette initiative, c’est aussi le résultat du lancement au niveau national du Front populaire pour 2027 », explique Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes). Pour le responsable politique, l’un des enjeux majeurs de ces municipales est aussi de créer un rapport de force pour les prochaines échéances électorales, dont la présidentielle. Et de prévenir : « S’il n’y a pas une candidature unique à gauche, c’est la porte ouverte au RN. »

    Daniel Bombert (Le Var Debout) veut mettre en avant que, pour autant, la gauche est loin d’être éparpillée, même si certains ont décidé de faire cavalier seul (principalement les partisans de Jean-Luc Mélenchon), comme en témoigne le travail effectué par Toulon en Commun dans la ville préfecture. « Le machisme et les arrangements népotiques ne sont pas une fatalité dans le Var, et c’est un axe de travail qu’on est les seuls à vraiment pouvoir bien développer », ajoute-t-il. « Je pense que c’est de notre responsabilité, à gauche, de faire front contre ce qui risque d’arriver », affirme à son tour Jézabel Aded (Le Var Debout).

    Guy Calmes (L’Après) fait partie de ces militants seynois qui ont refusé la stratégie de division de LFI pour se reconstruire ailleurs et travailler à faire gagner le camp des progressistes. « Nous n’avons jamais cessé d’appeler à l’union et nous le faisons encore, même si, parfois, on peut désespérer de la situation », avoue-t-il. Il poursuit : « On est dans une ville qui a un passé ouvrier et où un habitant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté. » Et il est évident que ce n’est ni la droite ni l’extrême droite qui leur apportera du mieux-vivre. D’où la nécessité de construire un bloc fort.

    « J’ai peur que ça nous fasse perdre »

    Christian Bernezet (G.s) veut décrire, lui aussi, la réalité du terrain : « À Hyères, en 2020, il y avait deux listes. On s’est débrouillés pour que tout le monde se mette autour de la table pour discuter. Aujourd’hui, pratiquement tout le monde est sur une seule liste, à part le PS, mais on l’aura bientôt. » David Lapendry (G.s) poursuit : « à Toulon, la situation m’a surpris et m’attriste beaucoup, parce que j’étais souvent en contact avec LFI. J’ai peur que ça nous fasse perdre ! »

    Tout le monde est donc rappelé à ses responsabilités et devra en répondre devant le peuple de gauche.

  • Les rugbymen du RCT de retour au cœur des quartiers

    Les rugbymen du RCT de retour au cœur des quartiers

    À Toulon, le football
    reste ancré dans les mœurs, l’Olympique de Marseille suppléant allègrement l’absence -décriée- du Sporting Toulon au plus haut niveau depuis de trop longues années. C’est particulièrement le cas dans les quartiers populaires, où le rugby, religion séculaire du territoire, peine, à l’inverse, à faire des adeptes. Car historiquement, l’ovalie demeure un univers gentrifié malgré lui. Alors, pour y donner un accès plus large, le RC Toulon met en place, depuis neuf ans, l’opération « RCT au cœur des quartiers ».

    Un dispositif qui vise à initier 72 enfants de 8 à 12 ans en provenance de six associations du territoire à la pratique du rugby et à ses valeurs. « C’est un sport auquel ils ne sont pas forcément acculturés. On leur apprend les rudiments, mais on a aussi un contenu éducatif grâce aux joueurs espoirs et professionnels du RCT qui nous accompagnent à travers de petits ateliers. Par exemple, on essaie de les faire jouer sans arbitre pour qu’ils comprennent l’importance d’en avoir un, le respect de l’autorité », explique Melvin Vial, responsable du fonds de dotation du RCT, en charge de l’opération. Car à travers le rugby, ce sont surtout « des valeurs citoyennes, qu’on retrouve dans le sport collectif en général, qu’on essaie de véhiculer : la mixité, l’acceptation de celui qui va moins vite, moins haut, de celui qui est fatigué ou qui veut en faire plus… » Mercredi dernier, au stade de la Ferme des Romarins, entre Toulon et Ollioules, c’est avec un enthousiasme non dissimulé que ces enfants originaires de plusieurs quartiers populaires varois ont participé aux premiers ateliers de la saison, animés par quatre joueurs espoirs du RCT, et par les pros Rayan Rebbadj et Matthias Halagahu. « On est passé par là, les jeunes sont heureux d’être encadrés par des joueurs professionnels », se souviennent les deux hommes, dont l’objectif est avant tout « que les enfants prennent du plaisir. Ils s’intéressent moins à ce sport au plus jeune âge, on vient leur apprendre ce que c’est, leur donner envie et leur inculquer le partage et le sens de la communauté rugby, mais aussi le respect des éducateurs. Ça peut leur permettre de se canaliser pour être sérieux à l’école car c’est le plus important. »

    Au sein des associations partenaires, on se réjouit d’ouvrir ces enfants à « la mixité sociale, au partage, au respect et aux règles et valeurs du rugby », explique Najette Larbi, animatrice référente du dispositif Mêlées Crampons, porté par le club de l’US Seynoise, qui accompagne les enfants de la cité Berthe via l’aide aux devoirs, l’accès à de la culture, avec le rugby comme école du respect, de la solidarité et du dépassement de soi. « Ce sont des valeurs valables dans l’ovalie comme dans la vraie vie », qui plus est vectrices « d’inclusion sociale. Les enfants attendent chaque année ces actions », se réjouit l’éducatrice, à tel point « que deux jeunes se sont inscrits au rugby ». Parmi eux, Eya, une jeune rugbywoman qui a participé pour la première fois à l’opération l’année dernière : « Je regarde presque tous les matches du RCT. J’aimerais bien jouer dans l’équipe féminine et peut-être en équipe de France », rêve la jeune fille.

    Un dispositif qui dépasse le cadre du terrain : « On les emmène à chaque fois dans un quartier différent, en fonction de la présence des associations. On leur présente un peu les métiers du sport. On leur fait découvrir le Campus RCT, Mayol, où on avait fait un atelier l’année dernière, ce qu’on va essayer de refaire. Ils n’ont pas toujours les moyens d’aller voir des matches, donc on les invite. Ça crée des souvenirs et de l’affect », conclut Melvin Vial, avant le prochain atelier qui aura lieu le 17 décembre au stade Saurin, à Toulon.

  • Toulon est de retour sur le podium du Top 14

    Toulon est de retour sur le podium du Top 14

    Ils n’ont pas eu de pitié face aux promus. Les rugbymen toulonnais se sont imposés avec l’art et la matière contre Montauban (54-28), samedi après-midi au stade Mayol, à l’occasion de la 11e journée de Top 14. Grâce à ce succès, acquis avec l’obtention du bonus offensif, ils sont assurés de retrouver leur place sur le podium du championnat.

    « L’objectif comptable est atteint. Après, il y a des choses qui me dérangent », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « Il y a eu des efforts de faits, des choses ont été très intéressantes dans le jeu. Par contre, prendre 28 points ça me dérange même si j’ai trouvé Montauban bien mieux que la semaine dernière chez eux contre Toulouse. Comme je l’ai dit aux joueurs : une grande équipe, ça ne prend pas 28 points comme ça et ça me dérange », lance le technicien varois. Ce dernier estime que ses joueurs se sont trop relâchés lorsqu’ils ont pris quarante points d’avance sur leurs adversaires du soir à la cinquantième minute. Et même si l’entrée en jeu des remplaçants n’a pas été suffisante à son goût, ses protégés repartent quand même avec la septième victoire de la saison.

    « Il faut rester positif car les joueurs ont fait des efforts et nous avons été très peu pénalisés en première mi-temps. Deux fautes seulement. On a eu la main sur le match et il n’y a rien à dire, mais prendre 28 points ça me dérange. On ne peut pas se satisfaire de cela. On ne va pas dire que c’est une catastrophique mais pour être une grande équipe, il faut être discipliné dans son jeu, dans ses fautes et la défense. On a encore du travail et là il faut aller vite car la semaine prochaine, ça va aller très vite », ajoute Mignoni.

    Garcia et Ferté plébiscités

    Une belle opération avant de débuter leur campagne européenne, le 7 décembre (à 18h30) à Édimbourg en Écosse. « Maintenant nous sommes excités à l’idée de jouer la Champions Cup. C’est une compétition que j’adore car il y a du rythme, du jeu, de l’engagement. On va se mesurer face à des équipes européennes et on en a besoin en ce mois de décembre », se frotte les mains le demi d’ouverture Mateo Garcia, fier d’avoir retrouvé le chemin du but à Mayol. « C’est toujours un plaisir de buter, c’est quelque chose qui m’excite et qui me fait entrer dans mon match. Il y a de nombreux joueurs de qualité pour cet exercice. Je continue de m’entraîner toutes les semaines pour répondre présent quand on me sollicite », assure l’ancien pensionnaire de l’Union Bordeaux Bègles.

    Il n’est d’ailleurs pas le seul à avoir tapé dans l’œil du public face à Montauban. Mathis Ferté, qui a débuté le match au poste de 15 pour le terminer à la mêlée, a inscrit un doublé pour le plus grand plaisir de son entraîneur. « J’ai rarement vu un joueur aussi talentueux que Mathis dans sa compréhension du rugby. Tu peux le mettre de partout, même en 10 il sera bon et il ne tremble pas quand tu lui demandes de changer de poste. Il connaît son rôle et il se trompe rarement. Pour moi, il sera en équipe de France dans peu de temps, mais ce n’est que mon avis et ce n’est pas moi qui décide. Il arrive de Pro D2 [Brive] et c’est un gros talent. Il joue partout, il pue le rugby, il a un mental. Et il n’a que 21 ans. C’est quelqu’un qui va encore grandir et gagner en maturité. J’entends que c’est un petit gabarit, mais il se bat sur tous les ballons et il comprend le rugby. Il sait ce qu’il faut faire. C’est mérité qu’il soit mis en avant », insiste Pierre Mignoni, conscient qu’il avait juste besoin d’un petit coup de pouce pour retrouver son meilleur niveau. « Je lui mettais des pièces en début de saison pour lui demander de se réveiller », raconte Mateo Garcia, très content pour lui. « On ne le découvre pas. Ce sont des qualités qu’il montrait déjà les années passées. » Et que l’on attend encore à l’avenir.

  • Écoles délabrées : les candidats sommés de s’engager publiquement

    Écoles délabrées : les candidats sommés de s’engager publiquement

    Le collectif « Élémentaire Verne et Maternelle Mabily », né en 2017 de l’engagement commun des parents d’élèves des deux écoles et des organisations syndicales FSU, CGT et Unsa, dresse à nouveau un constat alarmant concernant les conditions de travail des élèves de ces deux écoles ainsi que des personnels de l’Éducation nationale et municipaux.

    Des établissements qui, grâce au rapport de force installé, devaient renaître de leurs cendres avec la construction d’un nouveau groupe scolaire avec restauration. Le projet avait été acté et budgété par la municipalité précédente, de gauche celle-là. Avec une entrée des élèves prévue pour septembre 2021. Mais c’était sans compter l’arrivée de la droite aux manettes. Annulé, retoqué, déplacé… Entre promesses non tenues et abandons successifs, le dossier est allé depuis de rebondissements dans la presse en démentis. Selon le dernier projet, le groupe devait être érigé sur l’emplacement de l’ancien CCAS. Ce sera au final un parking de 15 places.

    Sur le terrain politique

    La bataille se poursuit donc aujourd’hui sur le terrain politique. Les candidats aux élections municipales de 2026 étant sommés de prendre position sur ce dossier et des engagements. C’est ce qu’est est venu expliquer le collectif vendredi devant l’école Verne.

    Dressant une liste à la Prévert, malheureusement non exhaustive, les syndicalistes pointent pour la maternelle Mabily des locaux partagés avec une autre école, des salles de classe trop petites, pas assez de sanitaires, ou encore une cour et une bibliothèque inadaptées. Sans compter l’absence de salle des maîtres.

    Pour Verne c’est encore pire, insiste Cédric Turco (FSU), avec « la présence d’amiante du sol au plafond », des salles trop exiguës, un bâtiment délabré, une isolation défaillante. Sans compter l’absence de salle de motricité et de salle informatique. « Ils ont fait quelques travaux de peinture dans l’école Verne mais les conditions sont loin d’être réunies pour permettre aux élèves de travailler dans les meilleures conditions », ajoute le syndicaliste.

    « Les salles n’ont pas été agrandies. Quand il pleut, il y a toujours des fuites. Et ne parlons pas des fenêtres. C’est une véritable passoire thermique », ajoute Sophie Grimaud Chiantaretto (Unsa)

    Michèle Lherminier (CGT Éduc’action) dénonce plus globalement « un manque d’investissement de la Ville dans la restauration des écoles qui sont restées majoritairement délabrées, mal entretenues ». Avec une absence de planification et des interventions en urgence.

    Une question claire est donc posée aux postulants : « Si vous êtes élu, quelles suites comptez-vous donner au projet de construction, sur un même site des deux écoles Verne-Mabily avec restauration scolaire ? »

    Le collectif assure qu’il publiera sans changer une virgule toutes les réponses écrites qui lui seront parvenues à l’adresse suivante : ecolesvernemabily.laseyne@gmail.com

    Et de conclure : « On a rencontré les parents de Verne et de Mabily pour les informer d’une nouvelle pétition et on ne s’interdit aucun moyen d’action, de l’occupation d’école au rassemblement devant la mairie, tant qu’on n’aura pas ce nouveau groupe scolaire, on restera mobilisés déterminés et ensemble. »

    La balle est aujourd’hui dans le camp des politiques ? Que ce soit ceux déjà en responsabilité ou ceux qui le seront.

  • Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Ils ont infligé une sévère correction aux promus. Les pensionnaires du RC Toulon ont largement triomphé de Montauban (54-28), samedi 29 novembre au stade Mayol, pour le compte de la 11e journée de Top 14.

    Cette 7e victoire de la saison permet aux protégés de Pierre Mignoni de remonter provisoirement à la 2e place du championnat, avant le résultat de la Section Paloise et du Stade Rochelais, ce dimanche (à 21h05).

  • Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Le voyage. Une passion pour certains, un cauchemar trop fréquent pour des Toulonnais certes privés d’une vingtaine de joueurs, mais qui ont complètement coulé en fin de match face au Stade Français, dimanche dernier (51-24), laissant même aux Franciliens le luxe d’aller chercher un bonus qui leur permet de désormais devancer les Varois au classement. Même si Pierre Mignoni voulait voir le positif en soulignant que ses joueurs avaient « tenté des choses », l’opération demeure négative pour un RCT bouté hors du top 2 espéré, et qui sait qu’il devra cravacher pour retrouver sa place dans un Top 14 resserré, plus que jamais disputé à couteaux tirés.

    à froid, l’entraîneur toulonnais livre une autre analyse, reconnaissant une certaine contrariété vis-à-vis de cette erreur de parcours : « On était agacé, pas que moi, les joueurs aussi j’espère. C’est le premier vrai faux pas de la saison, je ne vais pas en reparler. » Le rebond apparaît donc comme nécessaire, pour ne pas laisser place au doute : « Le mot d’ordre de cette semaine était se concentrer sur nous. On s’est donné des objectifs et on repart. On n’est pas devenu nuls comme ça, on n’a pas fait ce qu’il fallait, on le sait. On a une analyse assez objective de notre performance, on sait ce qu’il faut pour ce samedi. » Pour cette mission rachat, le technicien varois pourra compter sur le retour de certains internationaux (Dréan, Serin, Tuicuvu) et de cadres comme Nonu et Priso, ménagés à Paris.

    « Faire en fonction

    des temps de jeu »

    Une quinzaine de joueurs manqueront tout de même à l’appel, parmi lesquels Gros, Brex, White et Garbisi, laissés au repos, et une longue liste de blessés à laquelle se sont ajoutés Ollivon, sorti sur commotion face à l’Australie avec les Bleus, et Gigasvhili, blessé au mollet avec la sélection géorgienne.

    Des aléas malvenus au moment de débuter un bloc de dix semaines, jusqu’au 31 janvier. « On y est habitué chaque année. J’essaie de ne pas mettre tout le monde en vacances au même moment, car ça fait un doublon de plus, et de faire en fonction des temps de jeu. Les internationaux ont besoin de se régénérer. D’autres, comme Gaël (Dréan) et Baptiste (Serin), de jouer, car ils n’ont pas joué depuis La Rochelle. J’essaie de faire au mieux en discutant avec les joueurs, en fonction des besoins de l’équipe aussi », explique Pierre Mignoni.

    D’autant que le RCT a bénéficié d’une semaine de coupure en moins par rapport à ses adversaires : « Je ne cherche pas d’excuse par rapport à Paris. Mais si tu as une semaine de reprise avant, c’est plus confortable, oui. Les joueurs ont bien travaillé, ont fait ce qu’ils ont pu, pour préparer Paris, même si ça ne s’est pas vu, mais aussi Montauban et la Coupe d’Europe », se projette déjà le technicien.

    RCT – Montauban

    11e journée de Top 14

    Samedi 29 novembre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    RC Toulon : Ametlla, Baubigny, Priso ; Ribbans (c), Javakhia ; Ludlam, Abadie, Mercer ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Ferté.

    US Montauban : Aouf, Greyling, Pomponio ; Bitz, Ma’afu ; Lezana, Fifita, Wilkins ; Powell, Fortunel ; Vallee, Mathy, Espeut (c), Vici ; Mouchous.

    Repères

    Fainga’anuku en visite au Campus

    Mercredi, l’ancien centre néo-zélandais du RCT (2023-2025), Leicester Fainga’anuku, a profité de la tournée européenne des Blacks pour rendre visite à ses anciens coéquipiers. « Tout le monde était content de le voir. Ça nous touche, ça montre que ses deux années passées ici l’ont marqué. Son enfant y est né, il adore les joueurs. Peut-être qu’il reviendra un jour », glisse Pierre Mignoni.

    Lucchesi de retour face à Bath

    Gianmarco Lucchesi, qui n’a plus joué depuis avril, devrait faire son retour face à Bath, le 14 décembre, pour la 2e journée de Champion’s cup.

  • Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Si le titre de champion de Pro D2 de l’US Montauban en a surpris plus d’un, ses difficultés du début de saison, beaucoup moins. Pire défense du championnat (455 points encaissés, dont un 84-31 face à l’ASM, record du Top 14), l’équipe de l’ancien toulonnais Sébastien Tillous-Borde, qui « a marqué l’histoire du club » et qui sera « accueilli comme il se doit, sauf pendant 80 minutes », dixit Pierre Mignoni, a tout de même su remporter le match couperet face à Perpignan (29-22), et accrocher Montpellier (22-22). Suffisant pour se fixer à une place de barragiste, qui semble être l’objectif maximal, le LOU, 12e, étant déjà à 15 points.

    Un match pour faire le plein de confiance ? « C’est normal que vous pensiez ça, car ils sont en difficulté à l’extérieur. Mais, si tu ne prends pas le match par le bon bout, ça va être compliqué. Ils ne ferment jamais le jeu, ils prennent beaucoup d’essais, mais en marquent aussi beaucoup », décrit l’entraîneur varois, pour qui « ce n’est pas un match piège, mais où on doit montrer notre maturité ».

    Attention, également, à ne pas se comparer aux équipes ayant jusqu’ici largement battu le promu : « C’est l’erreur à ne pas faire. Il faut se regarder nous, faire ce qu’il faut faire, avoir de bons process pour le match. Si tu en as, comme face à La Rochelle, tu seras récompensé. Si tu penses déjà au bonus offensif, tu vas mal commencer le match », prévient le technicien. « Ce n’est pas quelque chose auquel on pense », rassure Jules Coulon. « Il ne faut surtout pas l’aborder comme ça. Il faut faire les choses qu’on a mises en place, et on verra à la fin. »