Tag: soutien

  • À Aix, une assemblée pour s’inscrire dans la durée

    À Aix, une assemblée pour s’inscrire dans la durée

    Avant de poursuivre leur mobilisation, les étudiants ont pris place une nouvelle fois au pied de la Rotonde. Cette fois, une assemblée générale y a été organisée. À la fois pour faire le point sur la manifestation de la matinée de ce lundi, qualifiée « d’historique » par les porte-parole de syndicats, mais aussi pour décider de la suite du mouvement, dans les jours et semaines à venir. Les étudiants ont rapidement été rejoints par des professeurs d’Aix-Marseille université.

    Initialement, l’assemblée générale devait se tenir sur le parvis Schuman. Les étudiants expliquent toutefois avoir changé de lieu en raison, notamment, d’une importante présence policière. Première échéance pour les mobilisés : la journée d’action de ce mardi 6 octobre, soutenue par plusieurs syndicats de travailleurs. « Les AG doivent servir à discuter de nos problèmes (…) et du fait qu’aujourd’hui, on a la police, on a des directions qui essaient de faire des politiques de terre brûlée. Ils essaient de réprimer ardûment, de manière ultra-dure dès le début, pour qu’il n’y ait pas de mouvement de jeunesse (…). Quand bien même il y aurait des flics en civil ou des fachos, on doit se réapproprier l’espace public et on doit discuter », lançait l’une des syndicalistes du Poing Levé. « On doit discuter d’une stratégie ensemble. Déjà, pour faire face à une répression policière, on doit faire front », poursuit la syndicaliste.

    Deuxième problématique : « Les fermetures administratives (…). Où va-t-on pouvoir s’organiser concrètement pour lutter et pour parler ? Il faut qu’on puisse continuer à structurer notre mouvement. » « La réponse du gouvernement est la répression, celle de l’université, de fermer ses sites d’Aix-Marseille, ce qui est inacceptable et illégal. On va déposer un référé liberté pour ouvrir les sites de l’MMSH et d’Aix », appuie Mohamed Ouerfelli, secrétaire du Snesup. à ses côtés, une enseignante précise : « L’université n’est pas passée en distanciel, c’est interdit (…). Dans le communiqué qu’on a eu, on nous laisse le choix ou non de la liberté pédagogique. »

    Pour Christophe Demarque, de Sud Éducation, les mobilisations chez les lycéens et les étudiants « se rejoignent » : « Ce qu’il y a en commun, c’est la destruction du service public de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. En tant que personnel mobilisé, on ne peut que soutenir ces revendications. »

  • Dans le Var, la CGT assure le service d’ordre

    Dans le Var, la CGT assure le service d’ordre

    « Notre but vraiment, c’est d’être leur service d’ordre et de faire en sorte que tout se passe bien. » Pour Anaïs Pascual, membre de l’UD CGT 83, pas question de laisser les lycéens seuls face à une police « sur les dents ». Encadrer et protéger seront les maîtres mots des militants CGT, mais aussi de la FSU, mobilisés, ce mardi 6 octobre, que ce soit au lycée Bonaparte à Toulon dès 7h30, au lycée Jean-Moulin à Draguignan à 8h et au rond-point Kennedy à 10h30.

    « On a vu, vendredi, une police très énervée, prête à en découdre avec des jeunes de 15 ans. C’est inquiétant pour nos enfants », estime Anaïs Pascual, alors que 30 « minots ont été interpellés à Toulon et qu’il n’y a pas eu de dégradations ». Une attitude qu’elle considère aussi comme très politique. À l’heure où « il y a l’examen du budget, cette mobilisation tombe mal dans le calendrier du gouvernement », analyse-t-elle.

    Revendications communes

    Les revendications portées par les lycéens, dont les chaînes infos ne disent souvent pas un mot, déplore la syndicaliste, rejoignent celles des enseignants mobilisés le 29 septembre pour la défense des services publics. « Ils dénoncent un manque de personnel, de surveillants, d’AESH, d’infirmières… » rappelle Anaïs Pascual. Une certaine convergence des luttes « sur le fond », reconnaît-elle, mais tient-elle à préciser, pas question de déposséder les jeunes de leur mouvement. « Cela reste le leur, nous sommes là en soutien, il va falloir rester zen… », martèle-t-elle.

  • Les Hautes-Alpes au soutien de BFM Dici

    Les Hautes-Alpes au soutien de BFM Dici

    « On vivait un ascenseur émotionnel depuis des mois, souffle un salarié de BFM Dici, qui souhaite garder l’anonymat. La décision a été une vraie surprise. » Mercredi 30 septembre, le groupe CMA Media a annoncé aux salariés de BFMTV qu’il renonçait à la vente des neuf chaînes locales, faute de repreneur. Mais deux d’entre elles, dont BFM Dici qui est en charge des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, vont devoir fermer d’ici la fin de l’année. Pourtant, « les signaux étaient encourageants », assure le salarié de la chaîne, sidéré.

    Dans les Hautes-Alpes, les réactions de soutien sont nombreuses. Jean-Marie Bernard (LR), président du Département, s’est dit « attristé » pour les treize salariés, mais aussi pour les Haut-Alpins, qui « méritent largement cette fenêtre lumineuse sur leur quotidien, qui méritent de la pluralité et de la diversité pour leur information ». « Dans un territoire rural et montagnard comme le nôtre, l’information locale n’est pas accessoire, a réagi la députée Marie-José Allemand (PS). Elle participe directement à la vitalité démocratique, à la connaissance de ce qui se passe dans nos vallées et à la mise en lumière de celles et ceux qui font vivre les Alpes du Sud. »

    Le préfet Philippe Bailbé s’est dit prêt à « appuyer les initiatives permettant de concourir, dans le respect des responsabilités et des prérogatives de chacun, à la recherche d’une issue et de préserver un média local important pour les Hautes-Alpes et les emplois qui y sont associés ».

    Le Parti communiste français du département s’inquiète également de cette fermeture : « La démocratie ne peut s’exprimer qu’avec une pluralité de voix libres », a relevé la secrétaire départementale Sophie Delfino. Pour Jean-Marc Passeron, le créateur de DICI TV, chaîne locale devenue propriété de BFM, « une fermeture serait à ce stade un gâchis ». Il espère qu’une initiative émergera rapidement pour contredire la direction prise.

    Agathe Di Lenardo

  • La contestation ne faiblit pas contre le projet photovoltaïque à Lambesc

    La contestation ne faiblit pas contre le projet photovoltaïque à Lambesc

    Les oppositions au projet grondent depuis près de deux ans. De nouveau, le Collectif de Défense des Collines, composé de citoyens, s’organise pour protester contre un projet de 20 000 panneaux solaires, prévu dans une zone ou plusieurs espèces, selon le Collectif, sont à protéger. Les opposants rappellent également qu’une partie du parc doit être implantée dans un secteur classé Natura 2000.

    Porté par la société Silversun Roquerousse, le projet est en préparation depuis six ans. Dans un contexte où « la préfecture est actuellement en train d’instruire le dossier » de permis modificatif et le défrichement modificatif, selon Laura Mouly, l’une des fondatrices du Collectif, un nouveau rassemblement est organisé, ce samedi 3 octobre, sur la Place des États Généraux, « juste en face de la mairie. On veut que ce soit festif et familial », précise Laura Mouly.

    Une action pour la protection de cette zone boisée, rappelle la co-fondatrice du collectif, mais aussi la protection de « l’aigle de Bonelli », le Circaète Jean-Le-Blanc, « une des espèces qui a justifié la création de la zone Natura 2000 », ou encore un « petit insecte qui s’appelle la Magicienne dentelée, très rare ». « On a reçu beaucoup de soutien, quasiment toutes les associations environnementales locales de communes alentour nous soutiennent (…) le Collectif Climat Pays d’Aix également… », estime Laura Mouly, qui les estime à « une quinzaine ». « Sans compter que France Nature Environnement (FNE) 13 va porter les recours juridiques, le groupe national de surveillance des arbres (GNSA)… On commence à avoir un soutien solide », affirme Laura Mouly. Rendez-vous est donné à 10h30.

  • Une action en soutien à l’enseignante agressée au lycée Rimbaud d’Istres

    Une action en soutien à l’enseignante agressée au lycée Rimbaud d’Istres

    « Les effectifs ont bondi de 50 cette année, mais le nombre d’encadrants est resté le même », dénonce Rachel Véran, représentante syndicale Snes-FSU.
    « On manque d’AED pour surveiller, d’AESH pour accompagner les situations de handicap, poursuit-elle.
    Il nous manque des formations, des heures supplémentaires pour pouvoir proposer du soutien à nos élèves. Il nous manque de tout
    . »

  • Soutien à Raphaël Kempf

    Soutien à Raphaël Kempf

    Par le SAF Marseille et le SAF Montpellier

    Chaque semaine, retrouvez « Robes noires », une chronique dédiée au monde de la justice, proposée par des avocats du SAF, issus des barreaux d’Aix-en-Provence, de Marseille et de Montpellier.

    Les sections de Marseille et de Montpellier du Syndicat des Avocat·es de France dénoncent fermement les poursuites pénales engagées contre notre confrère Raphaël Kempf pour avoir exercé sa liberté d’expression d’avocat de la défense. Ces poursuites visent à intimider les avocats et à les dissuader de défendre avec zèle les justiciables dont ils ont la charge. Sur renvoi du procureur de la République de Nancy, notre confrère comparaît devant le tribunal correctionnel le 25 septembre 2026 à 8h30 pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, en l’espèce la directrice de la maison d’arrêt de Nancy-Maxéville, pour des faits du 31 août 2023.

    La liberté d’expression de l’avocat est garantie par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

    Il lui est reproché un courriel critiquant la décision de l’administration pénitentiaire d’organiser un débat contradictoire en vue du placement à l’isolement de son client, alors que le tribunal administratif lui avait déjà enjoint de lever cette mesure. Il y qualifiait l’isolement de « torture blanche », expression rapportée par la Commission nationale consultative des droits de l’homme dès 2004.

    La liberté d’expression de l’avocat est garantie par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. La Cour européenne lui accorde une protection renforcée : les avocats « jouent un rôle clé pour assurer la confiance du public dans l’action des tribunaux, dont la mission est fondamentale dans une démocratie et un État de droit » (CEDH, gr. ch., 23 avril 2015, Morice c. France, n° 29369/10, § 132).

    Toute ingérence dans cette liberté, a fortiori par la voie pénale, ne se conçoit qu’à titre exceptionnel. Critiquer, fût-ce vivement, une décision privative de droits pour un détenu, en des termes employés par une institution nationale des droits de l’homme, relève de la mission même de la défense.

    Ces poursuites s’inscrivent dans un mouvement délétère d’intimidations et d’actions, disciplinaires ou pénales, dirigées contre des avocats pour l’exercice de leur métier. Alors qu’il devient toujours plus difficile de faire valoir les droits de celles et ceux que la société met au ban, l’avocat doit pouvoir parler et écrire librement.

    Quelle que soit l’intimidation, les avocat·es du SAF continueront de dénoncer les conditions de détention indignes, des Baumettes à Luynes en passant par Villeneuve-lès-Maguelone, ainsi que les traitements inhumains et dégradants infligés par l’administration pénitentiaire.

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    avocats@lamarseillaise.fr

  • [Fibre Excellence] En Haute-Garonne, l’usine de Saint Gaudens est soutenue

    [Fibre Excellence] En Haute-Garonne, l’usine de Saint Gaudens est soutenue

    Les 270 salariés de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens ont remporté une première victoire, le 15 septembre, avec la décision du tribunal de commerce de Toulouse d’accorder trois mois d’activités supplémentaire.

    Dans un entretien à La Marseillaise, le 18 septembre, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (PS) affirme que les deux sites du seul producteur de pâte à papier en France, Tarascon et Saint-Gaudens, doivent être appréhendés de concert, même si le premier est désormais fermé : « J’ai défendu jusqu’au bout auprès du tribunal la solution des deux sites. Aujourd’hui je pense aux salariés de Tarascon qui ont perdu leur emploi. On ne les laissera pas tomber : pour garantir la sécurité du site, pour empêcher son démantèlement et proposer un nouveau projet avec la Région Sud. »

    Offre déposée d’ici le 22 octobre

    Pour Carole Delga, les trois mois supplémentaires obtenus pour l’usine de Saint-Gaudens, « sont une nouvelle bataille gagnée pour l’avenir de Fibre Excellence ». La décision du tribunal de commerce de Toulouse a été rendue possible par les financements mobilisés par la Région (3,5 millions d’euros), qui a également obtenu l’engagement de l’État (2 millions d’euros), pour assurer la continuité de l’activité jusqu’en décembre. Une nouvelle offre devra être déposée d’ici le 22 octobre et sera examinée lors d’une audience début novembre. Dans l’intervalle, la Région poursuivra le travail engagé aux côtés des industriels. « Nous avons un projet solide, pérenne et rentable et les conditions sont aujourd’hui réunies pour avancer », précise Carole Delga. L’industriel alsacien, Soprema et un groupe portugais font partie du tour de table. Au total, la Région Occitanie mobilisera 13 millions d’euros et, à ce stade, le projet industriel de reprise se chiffre déjà à 90 millions d’euros. « Nous resterons aux côtés des industriels et des salariés jusqu’au bout pour assurer l’avenir du dernier producteur français de pâte à papier », insiste la présidente de la Région Occitanie. Un enjeu de souveraineté industrielle.

  • Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Alors que les aides aux sinistrés des incendies sont encore en cours de déploiement à de multiples niveaux (assurances, associations, CAF…), le Département du Var va apporter sa pierre à l’édifice. Une aide d’un million d’euros a été votée ce mardi, lors de l’assemblée plénière de rentrée du département, à destination des communes touchées par les feux cet été. Françoise Legraien, vice-présidente du Département et présidente du conseil d’administration du Sdis 83, a, à cette occasion, salué la « mobilisation, qui a permis de n’avoir aucune victime et de sauver 850 millions d’euros sur le bâti en forêt ». Sans oublier d’ajouter : « On attend des mesures fortes de l’État. »

    La gestion des risques

    au détriment de l’écologie

    Car la question de ce soutien financier, auquel il faut ajouter une dotation supplémentaire de 1,5 million d’euros accordée au Sdis 83 pour 2027 (et pour lequel Jean-Louis Masson, le président (LR) du Département, demande une refonte du mode de financement), s’est avérée quasiment anecdotique comparée aux revendications de renforcement de la flotte aérienne de lutte incendie, et surtout, d’autonomie pour les territoires dans la gestion des risques incendies. « Notre volonté politique est contrariée par les obligations et interdictions », pointe Jean-Louis Masson. Cela « pour l’entretien des forêts elles-mêmes, avec certaines interdictions de débroussaillement, de ramasser du bois mort, qui est un tapis de combustion considérable ».

    Celui qui fustige si souvent le poids exercé par les normes sur les collectivités veut « pouvoir mettre en place une vraie politique de gestion des forêts » au sein de laquelle la politique incendies serait « prioritaire, y compris sur la protection de l’environnement. Mais il n’y a pas d’antinomie. Protéger nos forêts c’est protéger l’environnement, mais pas forcément textuellement ». Donc pouvoir faire fi des injonctions de l’Office national des forêts et de l’Office national de la biodiversité. « La synthèse serait de mettre la sauvegarde et le respect de l’humain à même hauteur que le respect de l’environnement. On ne peut pas empêcher les agriculteurs de travailler au nom de la protection de certaines espèces », abonde la sénatrice (LR) du Var Françoise Dumont, qui participe à la mission parlementaire sur les feux de forêts, dont l’objectif est d’enrichir le projet de loi de modernisation de la sécurité civile de propositions sur les risques incendies, et dont les conclusions doivent être rendues la semaine prochaine.

    Christine Amrane, vice-présidente du Département et maire de Collobrières, tempère : « Il faut qu’on réapprenne à travailler la forêt. Si on ne saisit pas l’opportunité, on ne pourra pas dire dans quelques années qu’on n’a rien pu faire. » À cet égard, elle met en avant le projet du syndicat mixte du massif des Maures, dont elle est présidente, « pour adapter la forêt varoise au changement climatique. L’État a donné son feu vert. Ce sera un projet pilote sur le territoire des Maures pour ensuite être déployé sur le territoire varois ». Une prise de position qui prend en compte les responsabilités anthropiques liées au changement climatique, et donc à l’accroissement des risques d’incendies, largement occulté des débats.

  • Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Parmi les surprises, un peu feintes, il faut bien l’avouer, le contenu du vœu exprimé par la majorité en fin de séance, concernant « un soutien indéfectible aux sapeurs-pompiers et la valorisation de leur engagement citoyen ». La conseillère municipale d’opposition Alternative progressiste, Brigitte Cheinet (PCF), se félicitant au passage avec ironie que le maire adopte cette position, glissant toutefois que le groupe RN en novembre 2025 a voté contre l’augmentation du budget des Service départementaux d’incendie et de secours.

    Recevant la pique, Dorian Munoz cherche un peu à se défendre, puis abdique : « On a voté contre un projet plus global. Mais ce n’est pas grave on ne va pas se reprocher des choses. Votre camp politique a bien appelé à voter pour les macronistes contre le Rassemblement national. »

    On ne va donc pas chipoter. D’autant que le texte précise : « À l’heure où les crises climatique, sanitaire et environnementale se multiplient… » Terminé donc aussi le climatoscepticisme du parti d’extrême droite, apparemment. Serait-ce une inflexion idéologique ou une navigation au gré des courants ? Concernant le rapport social 2025 présenté, le conseiller municipal d’opposition Cédric Turco a déploré la faiblesse de l’analyse accompagnant les chiffres et surtout l’absence de véritable perspective. « Nous serons donc très vigilants sur l’évolution des effectifs et la défense du service public communal », prévient-il.

    « On m’a un peu forcé la main »

    Parmi les points positifs de la séance, on peut retenir, le projet de construction Altavilla, qui prévoit 41 logements sociaux pour jeunes actifs. Avec une livraison théorique du programme en 2028-2030.

    Mais aussi les 26 autres qui vont être réalisés en centre-ville dans le cadre de la convention pluriannuelle de renouvellement urbain conclue avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Cela va se passer entre autres sur le site de l’ancienne école Eugénie Cotton. Mais difficile d’en attribuer un quelconque mérite au maire en place qui en refuse d’ailleurs catégoriquement la paternité en précisant qu’il a été contraint de soutenir au final leur réalisation après s’y être fermement opposé lorsqu’il était dans l’opposition. « On m’a un peu forcé la main », déclare-t-il. Au risque sinon de perdre les 50 millions de l’Anru.

    « Avez-vous chiffré la pénalité SRU que la Ville devra payer en 2027 », interroge Stéphane Sacco (GRS) pour Alternative progressiste. Elle devait diminuer de moitié et passer de 1,2 million à 600 000 euros, annonce le maire de la 2e ville du Var.

    Concernant la mise en place de la taxe plutôt vertueuse sur les locaux commerciaux vacants en centre-ville, c’est l’intervention de l’ancien maire de droite Joseph Minniti qui a surpris tout le monde. Ce dernier s’emparant du vocabulaire du RN pour appeler à ne pas sanctionner « les propriétaires qui protègent notre ville »… De quoi ? « De l’arrivée des barber-shops », selon lui. Affligeant.

  • Promesses au rabais face aux prix records des carburants

    Promesses au rabais face aux prix records des carburants

    De nouveau, les prix des carburants battent des records en France. Moins d’une semaine après l’essence, c’est le gazole qui a atteint un niveau historique ce dimanche, avec 2,41 euros par litre à la pompe. De quoi battre le pic atteint au mois d’avril, deux mois après le déclenchement de la guerre par Israël et les États-Unis contre l’Iran.

    Face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué deux réunions ce lundi à Matignon, avec les directions des administrations centrales en matinée, puis dans l’après-midi avec le gouvernement, pour se pencher sur « l’accompagnement à court et moyen termes » des Français. Mais à l’issue des échanges, les annonces ont été encore repoussées, avec un rendez-vous donné ce mardi à 17h pour présenter de « nouveaux dispositifs d’aide et de soutien ». Emmanuel Macron de son côté s’exprimera à son tour jeudi à 20h, sur TF1 et France 2.

    Des tentatives de reprendre politiquement la main, au moment où la crise géopolitique percute de plein fouet la crise sociale. Face aux spéculations boursières qui nourrissent la flambée, les pénuries se sont en effet répandues dans les stations-service, principalement celles du groupe Total. Ce lundi matin, plus d’une station sur sept était en pénurie en France hexagonale selon les données de Bercy, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur faisant à peine mieux que la moyenne. « Pour les deux mois qui viennent, on n’a pas d’inquiétude », rassurait cependant le ministre de l’Économie Roland Lescure ce lundi matin, indiquant que les stocks stratégiques étaient pleins.

    « Cadre budgétaire »

    Comme lui, les membres du gouvernement se sont multipliés en matinée sur les chaînes de radio et télévision pour jouer les pompiers. « On voit bien qu’il faut réfléchir à une aide supplémentaire pour accompagner les gros rouleurs et les salariés modestes », assurait le ministre du Travail. Qui faute de mieux pour l’instant « encourage l’usage du télétravail » pour faire des économies. « Toutes les pistes sont sur la table, à condition que ça reste des aides ciblées et que ce soit respectueux du cadre budgétaire », indiquait de son côté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. Car quoi qu’il en soit, Bercy avait déjà indiqué refuser toute mesure structurelle, qu’il s’agisse d’une baisse des taxes ou un plafonnement des prix. « Ça coûte énormément d’argent », justifiait la porte-parole du gouvernement. Et d’assurer, très sérieusement, qu’elle préfère « viser les plus précaires ». Reste à savoir si les annonces de ce mardi sauront davantage viser la colère sociale, au moment où les mouvements, sans être pour l’instant massifs, commencent à se multiplier.