Bataille pour l’emploi, action contre la criminalisation syndicale, solidarité internationale, lutte contre l’extrême droite, comment faire peser les revendications de la CGT pendant les municipales… Autant de sujets qui ont été débattus par la cinquantaine de syndicalistes présents ce jour, à Arles. Enfin, les cégétistes ont réaffirmé avec force : « Depuis plus de cent ans, la CGT est présente à la Bourse du travail d’Arles et elle y restera ! »
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Jean-Pierre Squillari face aux lecteurs à Aubagne
URBANISME
Marc Vergès : Depuis que le maire (LR) Gérard Gazay est élu, il y a une vague de constructions de villas pour gens fortunés, alors qu’on manque de logements notamment sociaux. Comment peut-on se battre contre cette bétonisation maximum ?
Jean-Pierre Squillari : On va arrêter tout projet de bétonisation et on va faire un moratoire. Ensuite, nous allons créer une zone agricole protégée (ZAP), au niveau du triangle de l’autoroute, et renouveler la charte agricole. Pour les constructions anarchiques en pleine colline, on va instaurer un plan de prévention de risque d’incendie de forêt (PPRIF), qui a l’avantage de maîtriser la construction. Par exemple, quelqu’un peut construire une maison dans la colline, mais il faut que le chemin soit à la bonne largeur, qu’il y ait un point d’eau… On va donc protéger les fameuses zones menacées au Grand Pin Vert, Saint-Pierre-les-Aubagne, la Louve où il y a des projets faramineux pour bâtir des maisons sans tenir compte des accès par exemple. On va regarder ça. On va aussi sanctuariser les propriétés qui appartiennent à la commune. On ne va pas vendre les bijoux de famille. Par exemple, à côté de la caserne des pompiers, il y a des terrains communaux. On va faire très attention à ce qu’ils ne soient pas bradés. Ensuite, on va prioriser la rénovation, la réhabilitation pour les constructions. Il y a 1 500 logements vacants à Aubagne. Même s’il y a des problèmes d’héritage, d’usufruit, sur les 1 500 il y a quand même de quoi faire, surtout qu’on peut aller chercher des subventions pour aider les gens qui veulent rénover ces maisons. Et puis, en plus, ça donnera un cachet à Aubagne. Nous allons également désimperméabiliser les sols. Car l’eau qui ruisselle, elle va au point le plus bas, c’est-à-dire, chez nous, l’Huveaune. Alors je le dis, je le répète, cette année, l’année prochaine, dans dix, vingt, trente ans, l’Huveaune fera des dégâts. N’oubliez pas que l’Huveaune signifie « la dévastatrice ». Or les zones inondables sont de plus en plus bâties et c’est préoccupant surtout qu’il n’y a pas grand-chose comme moyen de secours préventif. Pour conclure, notre secret, notre envie, notre désir, c’est que les futures reconstructions qu’il y aura soient faites pour que les gens vivent bien.
CENTRE-VILLE
Hélène Trupiano : Quels sont vos projets pour le centre-ville et pour
la propreté ?Jean-Pierre Squillari : Je veux simplement que le centre-ville, qui est le quartier de tous les Aubagnais, revive. Car tout le monde se retrouve au centre-ville. Le constat, c’est que les magasins ferment les uns après les autres. Je sais, ce n’est pas qu’à Aubagne. La rue Rastègue, vous ne l’avez pas connue, avait tant d’échoppes qu’il était impossible d’y passer avec le petit véhicule des pompiers… L’animation aubagnaise était réputée, il y avait par exemple des spectacles de rue gratuits, très suivis. Il y avait un cachet et ce cachet, on va essayer de le redonner à Aubagne. Comment ? D’abord en travaillant avec les instances commerciales. Une fois par mois, il y aura une super braderie festive. Les commerces vont bénéficier de tout cela, si on fait de l’animation, des spectacles. Avant, lorsque je parlais d’Aubagne à mes collègues, ils me disaient : « C’est une ville provençale avec son cachet ». Maintenant, les gens qui habitent à sa périphérie me disent : « On ne sait plus où se garer… Les magasins, on ne sait pas où ils sont. Et ce n’est pas très propre ». C’est ce qui m’a fait m’investir pour qu’Aubagne redevienne une ville où l’on aime venir.
Michelle Dani : Dans le programme, il est question d’une halle au cœur de ville. Comment va-t-elle
se matérialiser ?Jean-Pierre Squillari : C’est un projet phare. D’abord, on n’a pas encore arrêté définitivement l’emplacement de la halle. Pour déterminer où on va la faire, il va falloir avoir des concertations. On ne veut pas que la décision vienne d’en haut. Cette halle va profiter aux producteurs locaux. J’ai déjà vu des commerçants prêts à occuper un local dans la halle. Elle sera ouverte toute la journée. Elle va être conçue de manière à ce qu’on puisse y faire ses achats, mais comporter aussi des espaces de distraction, de formation. Par exemple, on fera venir un cuisinier, un potier etc. Cette halle va vivre. Et les commerçants aux alentours vont en bénéficier.
TRANSPORTS
Bruno Fischer : Je pense qu’il faut absolument conserver la gratuité des transports et si possible, arriver à l’étendre sur l’ensemble de la Métropole. Quelle est votre position à ce sujet ?
Jean-Pierre Squillari : Sans ambiguïté, on maintient la gratuité. Il y a un élément important, c’est la Métropole Aix-Marseille. Il faut que la Métropole change au niveau politique, car c’est d’elle que vient le danger. Alors la spécificité aubagnaise, on connaît, on nous dit « c’est pas normal que les transports soient gratuits à Aubagne et les autres paient ». Nous, on dit, c’est pas normal que les autres paient. Si la taxe transport des Bouches-du-Rhône était égale à celle de la région parisienne, on aurait la possibilité de faire un transport gratuit dans tout le département des Bouches-du-Rhône. Cette taxe est prélevée sur les entreprises de plus de 11 salariés. Au sujet du développement des transports en voie douce, nous, on ne va pas peindre sur le trottoir un vélo pour dire c’est une piste cyclable. On va faire des pistes cyclables. Au centre-ville, on va réfléchir à une semi-piétonisation, mais on va également partir de la base, voir les commerçants, voir les habitants et leur demander ce qu’il faudrait faire.
SANTé
Edmond Laurenti : Comment peut-on intervenir pour que le nouvel hôpital ait un plateau technique tout à fait développé
et non pas en recul comme cela se prépare ?Jean-Pierre Squillari : Nous sommes à 100% pour l’hôpital public. Ce ne sera pas l’hôpital d’Aubagne, mais du Pays d’Aubagne. On connaît tous les problèmes qu’il y a. On ne sait pas si les terrains ont été achetés encore. On connaît des problèmes de transport, de pollution sonore… On sera très attentif à maintenir un service de qualité à l’hôpital public. En ce qui concerne le futur hôpital, on refuse que ce soit simplement un déménagement. Je m’explique : Nous sommes favorables à un nouvel hôpital mais avec des structures beaucoup plus importantes que ce qu’il a. Il ne faut pas que cela soit un déménagement mais un changement.
SOCIAL
Edmond Laurenti : On a fêté les 100 ans l’année dernière de la Bourse du travail. Jusqu’en 2014, nos actions de permanences juridiques et consommateurs étaient reconnues mais ce n’est plus le cas depuis l’élection de M. Gazay. Quelle sera votre action vis-à-vis de cette Bourse ?
Jean-Pierre Squillari : Gérard Gazay a abandonné toute aide à la Bourse du travail alors que c’est un service public qu’on peut considérer comme indispensable au monde des travailleurs. Avec nous, la Bourse du travail aura beaucoup plus de facilité à travailler dans ses locaux. On est conscient du problème.
Bruno Fischer : J’ai vu dans le programme une idée qui me paraît assez intéressante, c’est le service municipal d’inhumation. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
Jean-Pierre Squillari : Pour enterrer quelqu’un, cela coûte 4 000 euros. Là, nous souhaitons agir sur le pouvoir d’achat des gens avec ce service public.
Sécurité
Michelle Dani : Une commune ne peut pas tout, mais est-ce qu’elle peut quelque chose pour la sécurité ?
Jean-Pierre Squillari : Elle peut déjà agir sur le renforcement du travail de prévention. Le narcotrafic c’est quelque chose de sérieux et de constant. Dans la commune, il faut que la police municipale et la police nationale soient complémentaires. La police municipale doit être une police de proximité. Il faut que les gens des quartiers connaissent les policiers. Alors on parle des caméras. Encore faut-il qu’elles fonctionnent. Moi je voudrais savoir combien d’affaires ont été réglées avec une caméra… Le budget pour 4 caméras équivaut à un salaire de policier municipal. Le maire sortant Gérard Gazay a un projet de 200 caméras… La police nationale doit, elle se concentrer sur les trafics. C’est son boulot. Contrairement à ce que dit monsieur Gazay, l’insécurité à Aubagne n’a pas diminué. Quant au commissariat, ça fait douze ans qu’un terrain est prévu pour le faire. Il n’y a rien de fait. C’est vrai que ce n’est pas de la responsabilité de la Ville. Celle-ci met à disposition le terrain, mais le maire d’une ville de 50 000 habitants, vice-président du conseil départemental, il peut quand même un peu secouer la manche du préfet pour lui demander de faire enfin un commissariat digne d’une ville comme Aubagne… Parce que l’endroit où sont les fonctionnaires de police, c’est vraiment scandaleux.
Bruno Fischer : Pour moi, si on offre aux jeunes la possibilité
de pouvoir s’occuper, une partie du trafic de drogue disparaîtra. Qu’en pensez-vous ?Jean-Pierre Squillari : Cet été, j’ai visité toutes les maisons de quartier. Tous leurs responsables m’ont informé que leur budget avait diminué à peu près de 60 à 70%. Alors qu’auparavant avec un bus ils pouvaient amener 45 gamins à la mer, à la neige, maintenant c’est 6… Les anciens nous disaient qu’avec ce même bus de 45 places, ils allaient même jusqu’à Andorre… C’est terminé. Les maisons de quartier, si elles ne sont pas démolies, comme celles de l’Olivette, elles sont réduites comme peau de chagrin. Je félicite ces responsables qui font le grand écart pour pouvoir animer ces maisons, c’est extraordinaire. Et quand les jeunes sont dans une maison de quartier, ils ne sont pas dans le quartier. Donc oui, il faut occuper le terrain, et puis peut-être qu’on arrivera un petit peu à intéresser les jeunes à autre chose.
ÉDUCATION
Roseline Brundu : Quel est votre projet par rapport aux écoles ?
Jean-Pierre Squillari : Les écoles d’Aubagne ont été négligées par la mairie actuelle pendant longtemps, même si depuis que l’on approche de l’échéance municipale, il y a un léger sursaut que j’ai pu constater. Un des problèmes majeurs, c’était la propreté. Pendant des mois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de problème, que ce n’était qu’une vue de l’esprit, que nous n’étions pas vraiment honnêtes, que les voisins, justement, disaient qu’il n’y avait pas de problème de propreté. La Ville essayait de diluer le problème. Et dernièrement, la musique a changé. On nous a dit qu’effectivement, peut-être, il y a eu un problème de propreté, mais qu’on allait le résoudre en sanctionnant l’entreprise. Je ne suis pas tout à fait convaincu qu’on ait réussi à le faire. Et ça, c’est un vrai problème. Il n’y a pas de raison que les enfants aillent dans des écoles qui sont sales, pas bien nettoyées, où il n’y a pas de papier toilette dans les WC. Ce n’est pas acceptable. Il y a vraiment un chantier qu’il faut résoudre.
Roseline Brundu : Deux problèmes se sont posés de manière importante : la chaleur et le froid. Est-ce que vous avez un plan prévisionnel, surtout sur l’isolation thermique dans
les écoles ?Jean-Pierre Squillari : Notre programme phare, c’est un vaste programme de rénovation de toutes les écoles. Nous avons six ans pour cela. On ne va pas faire ça en un mois. Une des premières choses que les parents nous disent, c’est qu’une fois les gamins sortis de l’école, ils ne savent pas où les amener pour s’amuser. Le peu de jardins publics qui y a, ils ne sont pas aménagés, les agrès sont vétustes, ils sont dangereux. On a des projets de grands parcs urbains pour les gamins. Ça fait partie également, d’après moi, du bien-être.
Roseline Brundu : Pour les familles qui ont des difficultés à faire manger leurs enfants à la cantine, il n’y a plus de gratuité sauf erreur de ma part, et les familles trouvent le prix du repas élevé. Quelle sera votre réponse ?
Jean-Pierre Squillari : On a repéré le problème pour les repas. Pendant très longtemps, nous avions une cantine centrale qui faisait travailler les agriculteurs aubagnais avec les circuits courts. Pour le prix du repas qui est élevé, on va voir avec la société délégataire. C’est le problème de la délégation de service public. Vous dites que les repas ne sont plus gratuits. Cela ne plaît pas à tout le monde, mais nous allons faire une expérimentation de petit-déjeuner gratuit à l’école.
Roseline Brundu : Pour les transports, nous avons de plus en plus de mal nous aussi à organiser une sortie avec nos élèves parce que les prix ont explosé. Nous avons une dotation de 4 euros par enfant pour prendre un bus. Proposerez-vous quelque chose à ce sujet ?
Jean-Pierre Squillari : Vous m’avez parlé de budget pour le matériel scolaire et pédagogique, en effet. Nous avons relevé pas mal de problèmes, on les connaît et on va se donner une base de travail pour améliorer la scolarité. On est conscient du problème des écoles. On sait que c’est cela va être un chantier énorme. Je ne sais pas si dans le temps de la mandature, six ans, on arrivera à rattraper tout le retard. Je voudrais dire également que nous allons créer un service de surveillance des travaux.
François Gomez : Je fais partie d’une troupe de théâtre et il est difficile de trouver une salle pour répéter. Je pense que c’est valable aussi pour d’autres arts, et ça manque. Prendrez-vous ce problème en compte ?
Jean-Pierre Squillari : On va commencer par là, le soutien à l’activité et à la création culturelle. Il y a quelques années, Aubagne était citée en exemple pour sa culture. Il y avait une Maison des jeunes et de la culture qui rayonnait dans la région. Le groupe IAM a commencé à Aubagne. Aujourd’hui, il y a la Distillerie qui vivote, il y a des locaux qui étaient prévus pour de la culture et sont toujours en sommeil. Avec le théâtre du Comoedia, on va travailler avec son directeur pour avoir une programmation intéressante. On veut rendre la culture populaire. Son budget à la Ville a été réduit comme peau de chagrin. Gaëlle Rodeville, directrice de production de cinéma, organisait un festival de cinéma sur Aubagne, qui marchait du feu de dieu. Et puis elle a été mise dehors, la Ville sous Gérard Gazay lui a supprimé une subvention, il a fallu qu’elle aille ailleurs. Elle est allée à Marseille et à Marseille son festival du film casse la baraque. Aubagne s’est privée de beaucoup de personnes qui avaient du talent. La Ville s’en est séparée parce qu’elles n’étaient pas dans les idées du responsable de la culture, qui est à la botte bien entendu de monsieur le maire. Là aussi, on a déjà rassemblé des gens de la culture. Nous allons faire un rassemblement encore plus grand de manière à repartir du bon pied.
Marc Vergès : Comment les Aubagnais vont être informés pour être associés aux décisions ?
Jean-Pierre Squillari : Il y a des outils pour que la démocratie s’exprime. Les conseils de quartier que nous avons actuellement cela ne va pas. Le maire actuel explique que tout est beau dans le meilleur des mondes et lorsqu’on pose des questions, il répond qu’il va régler le problème. Non, les conseils de quartier sont là pour faire remonter les problèmes mais aussi les propositions. Et c’est comme cela que nous concevons la démocratie.
Bruno Fischer : Comment voyez-vous la façon de s’opposer au danger RN qui plane sur la ville pour ces municipales ?
Jean-Pierre Squillari : Le danger du Rassemblement national est présent et il faut entendre la colère des gens sans la mépriser. Le RN sera peut-être présent au deuxième tour. Mais avec les alliances et les mésalliances, on ne sait plus trop bien où on va. On entend un jour madame Vassal [présidente du Département et de la Métropole, candidate de la droite et du centre aux municipales à Marseille, Ndlr] qui dit « je vais faire ami ami avec le RN », puis après on voit qu’elle se fait taper sur les doigts et puis deux semaines après, elle parle pratiquement de Pétain… C’est compliqué. Sur Aubagne, Madame Mélin [elle est députée RN de la 9e circonscription, Ndlr], on ne l’entend pratiquement jamais, même en campagne électorale. Elle commence très tard sa campagne, elle n’en a pas besoin. Mais nous, on peut lui demander des comptes, ce qu’elle a fait à Paris, les lois qu’elle vote ou celles qu’elle ne vote pas.
Le RN surfe sur la nébulosité et sur le mécontentement. Donc à nous de dénoncer et d’expliquer ce qu’est le RN et qui est Madame Mélin. On a des exemples des lois qu’elle a votées au détriment des masses laborieuses. Elle a voté aussi contre l’augmentation des budgets des communes, et des pompiers. En revanche il faut éviter de faire des surenchères artificielles. Et le jour viendra où on pourra s’expliquer et il faudra qu’elle rende des comptes. Parce qu’on sera face à face. Et nous, on lui donnera des exemples concrets.
Bruno Fischer : Pourquoi vous êtes-vous engagé dans cette campagne ? Vous avez envie de faire carrière ?
Jean-Pierre Squillari : Je suis né à Aubagne. Très jeune, j’ai suivi mon père dans une fameuse campagne électorale. Et puis comme j’étais sapeur-pompier, je n’avais pas le droit d’être élu à la mairie. Lorsque je suis arrivé à la retraite, j’ai pu y prétendre. À l’âge que j’avais, je pensais avoir rangé les crampons, le casque et j’ai mis les bottes bien au chaud pour me consacrer à ma famille. En discutant avec deux de mes amis comme Maurice Marsiglia et Jean-Luc Dimitri, on s’est dit qu’il était impossible de laisser tomber notre ville. On a commencé à faire quelques réunions, au début nous étions 3, puis 5, 10 , 20… On était des citoyens et puis les partis politiques nous ont écoutés, ils ont trouvé que le projet était bon. Ils ont commencé à venir avec nous puis on a agrandi le cercle. Et puis je me suis déclaré, on en est là, mais je le dis, je le répète devant les journaux, je le dirai devant tout le monde, je ne ferai qu’une seule mandature. Je n’ai pas l’ambition de devenir député, sénateur ou autre chose. Je suis ici pour ma ville, pour éviter qu’elle tombe dans le chaos et pour que l’on redore le blason d’Aubagne. Une seule mandature pour ma ville.
A retrouver lundi prochain : Benoît Payan face aux lecteurs à Marseille
Nos lecteurs d’AubagneMichelle Dani, retraitée de l’enseignement supérieur
François Gomez, retraité engagé dans le social
René Profizi, retraité membre d’une troupe de théâtre
Roseline Brundu, directrice d’école
Edmond Laurenti, retraité de la construction militant mutualiste
Marc Vergès, retraité éducateur spécialisé
Bruno Fischer, retraité
Hélène Trupiano, nouvelle habitante d’Aubagne
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Debout face au péril RN : à Marseille, les retraités CGT réclament du progrès social
« Les retraités sont porteurs d’une mémoire des luttes sociales. Ils connaissent le recul des libertés que pourrait amener la montée de l’extrême droite au pouvoir. » Sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Marseille, Jean Pugens, membre du bureau de l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône (USR CGT 13), martèle que « les prochaines échéances électorales doivent s’inscrire dans le progrès social ». Et pour cela, l’organisation, « forte de ses 4 600 syndiqués retraités dans le département », mène une opération coordonnée avec des points presse dans toute la région. « Nous tenons à informer la population sur ce que vote l’extrême droite en France. Elle semble vouloir faire le bonheur du peuple, on sait que c’est faux », développe le syndicaliste retraité. Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca, appuie la démarche : « L’extrême droite cible la région pour se développer, avec cette action coordonnée de l’USR, cela montre que la CGT intervient dans le débat public. »
En clair, le syndicat espère « convaincre le maximum de retraités de ne pas basculer à l’extrême droite », comme le résume Claude Mas, secrétaire générale de l’USR CGT 13. « Les retraités prennent leurs responsabilités comme citoyens, au-delà d’appeler à voter pour les forces progressistes, on a aussi des retraités qui s’engagent dans des listes », développe-t-elle. De quoi faire le lien avec la position de l’Union départementale CGT 13 (UD CGT13) rappelée par le secrétaire de l’organisation, François Canu : « La CGT est indépendante des partis politiques, mais n’est pas neutre, elle a toujours pris ses responsabilités. »
La marina d’Allisio ne passe pasLes syndicalistes prennent des exemples concrets de « l’imposture sociale du RN ». « L’extrême droite vote contre la hausse du Smic à l’Assemblée, elle vote la réduction de 4,9 milliards les dotations pour les collectivités », explique François Canu. Et de prendre un exemple local : « Quand Franck Allisio [candidat RN à la mairie de Marseille, Ndlr.] propose de faire une marina sur le port de Marseille, alors que l’industrie dans le département est déjà en difficulté. C’est la preuve qu’ils ne sont pas dans le camp des travailleurs. » L’UD CGT 13 a justement développé cette position dans un communiqué de presse dans la journée et dénonce : « La transformation des Bassins portuaires de Marseille en marina de la Joliette à la tour CMA révèle une vision fondée sur la spéculation immobilière et des marinas de prestige. » Et pointe une « menace directe sur l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité ». Claude Mas conclut : « ça aura un impact négatif sur l’emploi industriel et donc sur les pensions de retraite. L’économie du tout-tourisme ne fait pas vivre. »
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À Marignane, la gauche détaille son programme santé
« Prévenir, c’est déjà soigner », affirme Gaëtan Maziani. Ce jeudi soir, la liste d’union de la gauche, emmenée par Ariane Lombardi (PCF), a présenté plusieurs propositions sur les thèmes de la santé et de l’environnement pour mieux vivre à Marignane.
L’équipe souhaite mettre en place une Maison de santé communale. « Le lien entre le médical et le social n’est pas assez fait dans les communes », commence le colistier, ancien infirmier. Bien que la santé relève d’une compétence d’État, pour Gaëtan Maziani, le rôle de la commune est de développer la prévention, de « garantir l’égal accès aux soins » et de coordonner les acteurs. Pour la liste, cette Maison de santé communale devra être un lieu d’orientation, où « l’on repère les fragilités avant qu’elles deviennent une urgence », où « les professionnels travaillent avec les associations et les habitants », où on étudie les « déterminants de santé ». Elle y envisage d’y organiser des ateliers et des accompagnements spécifiques pour les personnes isolées, à l’instar des seniors ou des aidants.
L’équipe d’Ariane Lombardi souhaite aussi mettre en place une mutuelle municipale « juste, solidaire et avec un haut niveau de protection » pour lutter contre le renoncement aux soins.
Pour Gispy Voisin, le bien-être passe aussi par la santé environnementale. Le groupe prévoit de planter 3 000 arbres sur le mandat, en cas d’élection. « Un arbre de 30 ans produit une fraîcheur équivalente à une clim individuelle », affirme la colistière, qui veut développer les mobilités douces pour lutter contre la pollution atmosphérique, largement imputable au trafic routier. « Il nous faut un parcours de pistes cyclables continu et sécurisé », assène Ariane Lombardi.
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Inna accompagne ceux qui vivent ce qu’elle a connu : « Repartir de zéro »
Inna est arrivée en France en 2022, évacuée d’Odessa avec ses enfants par l’Alliance Française. Au départ, elle pensait repartir si la guerre prenait fin rapidement. Trois ans plus tard, ses enfants sont scolarisés ici, elle a étudié le français à l’université Paul-Valéry, créé une micro-entreprise de consultation juridique et rejoint l’association SOS Montpellier Ukraine comme bénévole. Elle accompagne des Ukrainiens, mais aussi des Arméniens, des Polonais ou des personnes issues de communautés russophones dans leurs démarches administratives et juridiques. Quatre ans après le début du conflit, elle constate que les départs d’Ukraine se poursuivent et s’intensifient. Elle échange quotidiennement avec des familles nouvellement arrivées, confrontées aux mêmes obstacles que ceux connus en termes de logement, de sécurité sociale et de reconnaissance des diplômes. Car sans équivalence, certains métiers restent inaccessibles. Sans emploi, le logement l’est aussi. « Le plus difficile, c’est de comprendre le système administratif français, puis d’y trouver sa place. » Elle constate que les démarches administratives semblent plus longues qu’au début du conflit. En 2022, des dispositifs d’urgence avaient été mis en place. Aujourd’hui, les délais pour obtenir un rendez-vous en préfecture, un numéro de sécurité sociale ou un logement peuvent s’étirer sur plusieurs mois, dans un contexte de saturation administrative générale.
Entre soutien et lassitudeL’attention internationale, elle, s’est émoussée. Les positions évoluent sous l’effet des débats politiques. Elle comprend la fatigue des Français mais regrette qu’elle coïncide avec l’arrivée de nouvelles familles ukrainiennes, celles qui ont le plus besoin d’être accompagnées. Et pour beaucoup d’Ukrainiens, repartir de zéro, avec un moral fragilisé et des enfants à charge, est particulièrement éprouvant. Elle, estime avoir surtout perdu des biens matériels. « J’ai gagné en force, en sécurité. La santé, la sécurité, le moral pour les enfants, c’est tout ce qui compte. » A.S.
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À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers
La chaleur de ce lundi en fin de journée a motivé les partisans de Gaby Charroux à arpenter les allées et couloirs de la cité des 4 Vents pour présenter le programme de leur champion aux habitants. « Ça commence à tirer un peu », reconnaît l’un d’entre eux, militant communiste retraité. Mais le moral est là, tout comme l’objectif : « Il nous reste encore trois semaines avant le 1er tour », pour que chaque Martégal soit convaincu, ou au moins abordé.
Le rythme de la campagne est effréné depuis le début de l’année. Les séquences se succèdent, avec l’annonce de la candidature, du bilan et désormais du programme, avec chaque jour de la semaine un quartier différent couvert. Partis de la pharmacie, les militants essaiment. Dans les bâtiments G des 4 vents, les portes restent souvent closes à 17h30-18h. « Il est encore tôt », relève Roger Camoin, adjoint (PS) et candidat, programmes en main. Un tract laissé sur une porte n’empêche pas la plupart de s’ouvrir, souvent avec le sourire. « Je la trouve bien cette campagne » remarque Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint et en lice sur la liste. « Les gens sont préoccupés dans la période, mais rares sont ceux qui nous refusent ou sont hostiles », confie-t-il.
« Les élus n’ont pas peur de se mouiller les mains »Ce climat favorable est partagé par la militante accompagnant l’élu dans les escaliers du bâtiment G. « Il y a une bonne ambiance », estime Florence Dantin, militante associative du logement. Elle fait remarquer que « les élus se bougent et n’ont pas peur de se mouiller les mains », tout comme les candidats, à l’instar des deux adjoints et d’Annie Kinas, également de la partie. « C’est notre rôle de faire le trait d’union entre le bilan dont nous sommes comptables et le programme que l’on veut mettre en œuvre », résume Henri Cambessédès.
Dans ce grand ensemble d’habitat social, la proposition de « créer une assurance Habitation communale pour redonner du pouvoir d’achat à chacun » figurant dans le programme fait sens, aux côtés des engagements à « mener un combat déterminé pour la dignité des locataires du parc social et privé ».
Au dos du programme figure l’invitation au « grand meeting » d’avant 1er tour, prévu jeudi 12 mars à 18h à la salle du Grès. En attendant, deux réunions publiques de quartier sont organisées pour parler des propositions, au parc Julien-Olive de 15h à 17h mercredi 25 février, ainsi qu’à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi 26, à 18h.
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Un salon de l’Agriculture sous tension
C’est malheureusement devenu une constante. Le Salon international de l’agriculture, dont le coup d’envoi est donné ce samedi à Paris, Porte de Versailles, va se tenir dans un contexte de tension exacerbée, dans la lignée des précédentes éditions et de la colère du monde agricole.
En toile de fond, les politiques libérales, historiquement pointées du doigt par une large part du milieu. Et dans le rôle de l’ennemi public numéro 1, l’Union européenne, vectrice de dumping social, de concurrence entre ses membres et d’accords de libre-échange nocifs pour les agriculteurs. C’est justement sur ce dernier point que le courroux a atteint un niveau particulièrement important ces derniers mois, avec la signature, crainte depuis des années et désormais entérinée, d’un accord de libre-échange entre Bruxelles et le Mercosur.
De ce fait, la Confédération paysanne a annoncé qu’elle boycottait l’ouverture du salon et le traditionnel petit-déjeuner entre le président de la République et les syndicats. « Nous ne voulons pas être la caution de ce spectacle désolant lors duquel Emmanuel Macron a pour habitude de mentir », dénonce Thomas Gibert, porte-parole national du syndicat.
« Sortir du dogme
de la compétitivité »Ce dernier pointe du doigt l’absence de « la mise en place des prix planchers, qu’il avait promise il y a deux ans. L’année d’après, il nous avait promis, la main sur le cœur, de tout faire pour empêcher le traité de libre-échange avec le Mercosur. Encore une fois, la promesse n’a pas été tenue. Il n’a pas été assez proactif pour construire la minorité de blocage nécessaire ». Mais il indique que la Confédération paysanne sera bien présente pour le reste du salon, afin de porter « la question de la régulation du marché qui est selon nous indispensable pour avoir un revenu paysan et changer de modèle agricole. Les lois récentes, comme la loi Duplomb, ont pour objectif de rester compétitifs sur le marché international. Le problème est qu’on va aller vers toujours plus d’industrialisation, d’abaissement des normes environnementales et sociales. On a besoin de réguler le marché pour sortir de ce dogme de la compétitivité, de produire d’une manière moins intensive, pour utiliser moins de pesticides, avoir un meilleur revenu, pour protéger notre agriculture et de fait notre alimentation ».
Le syndicat compte également dénoncer la loi d’urgence agricole annoncée en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu : « C’est une réponse aux revendications de la FNSEA. On s’oppose à cette vision de l’agriculture, qui défend les intérêts d’une poignée au détriment de l’ensemble du monde paysan, toujours à destination de l’agro-industrie. On veut crier haut et fort cette différence, et pointer cette cogestion entre la FNSEA et le gouvernement, qui a poussé les politiques agricoles depuis des décennies dans l’impasse dans laquelle on se trouve », clame Thomas Gibert.
Autre problématique : la dermatose nodulaire contagieuse, et la critique de l’action gouvernementale en la matière. Pour la première fois de son histoire, aucun bovin ne sera présent au salon, ce qui constitue, pour le syndicaliste, « la vitrine de l’échec de cette politique sanitaire inhumaine. L’abattage n’est pas justifié, c’est une décision prise uniquement sous le prisme d’une visée exportatrice, alors que des solutions scientifiques existent ». Une maladie dont ce maraîcher de Haute-Vienne « craint la résurgence au printemps, car les vecteurs risquent de se réveiller avec la hausse des températures. Il est hors de question qu’on revive le même drame que cet hiver, mais on n’a pas de réponse, et il n’y a toujours pas de volonté politique de sortir de l’abattage total », martèle-t-il, annonçant une conférence de presse à ce sujet lundi.
« La régulation du marché
est indispensable » -

Rue d’Aubagne, les réparations encore repoussées
Au cœur des enjeux indemnitaires du drame du 5 novembre 2018 qui a fait 8 morts, le bailleur social Marseille Habitat, société solvable qui engage sa responsabilité civile pour des fautes non intentionnelles commises en dépit de sa relaxe pour homicides involontaires, blessures involontaires et mise en danger d’autrui.
Rappelons que les fautes d’imprudence et de négligence qu’elle a commises – la déstructuration de l’immeuble n°63 par un décloisonnement sans étaiement et la déconstruction du bâtiment situé en fond de parcelle – ont été regardées par le tribunal correctionnel dans son jugement du 7 juillet 2025 comme « insuffisantes à établir avec certitude un lien de causalité avec l’effondrement des immeubles ».
En revanche, devant l’exigence d’une réparation rapide et intégrale du dommage subi par les parties civiles, la 6e chambre correctionnelle de Marseille avait décidé à la demande des 72 parties civiles, de faire usage de l‘article 470-1 du code de procédure pénale. Cette passerelle lui permet, en dépit de la relaxe, de statuer sur la responsabilité civile de Marseille Habitat et d’accorder des dommages, pour épargner aux parties civiles d’avoir à se lancer dans un nouveau procès devant un tribunal civil.
« Faire évoluer
la jurisprudence »Or le procès en appel qui a été fixé du 2 novembre au 19 décembre 2026 fait peser une incertitude et une fragilité juridique pour les parties. Il peut rebattre les cartes. Il peut aussi éclairer les parties. Répondant donc aux vœux de nombreux avocats de partie civile, le président Pascal Gand a accepté de repousser les débats indemnitaires au 23 septembre 2027 après que la cour d’appel aura statué sur la faute pénale de Marseille Habitat.
Le président Gand a fait part du souhait de la 6e chambre de « faire évoluer la jurisprudence » pour accélérer la fixation des préjudices « sans les renvoyer aux calendes grecques ». Il a indiqué avoir demandé un avis au service de documentation, des études et du rapport (SDER) de la Cour de cassation « pour clarifier la question du renvoi des intérêts civils après appel qui retarde artificiellement le cours de la justice, charge le greffe, ne joue pas en faveur des parties civiles en ce que ce renvoi retarde le calcul, la fixation et la liquidation des réparations civiles ».
S’agissant des indemnisations réclamées à l’encontre de l’ex-adjoint au maire en charge de la prévention des risques, Julien Ruas (LR) et de l’expert judiciaire Richard Carta, tous deux reconnus coupables pénalement, elles relèvent de la juridiction administrative. La faute non intentionnelle de M. Ruas n’est pas détachable de ses fonctions d’adjoint au maire. C’est donc à la Ville de les assumer. Quant à Richard Carta qui s’était vu confier l’expertise judiciaire du n°65 par le tribunal administratif de Marseille à la demande des services de la Ville, ce serait à ce même tribunal de statuer en raison de son statut de « collaborateur occasionnel du service public ». Une position de juge et partie difficilement tenable quand la procédure se présentera.
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La CFDT d’Alinéa exige des garanties
L’annonce du retrait du seul candidat à la reprise des 35 magasins Alinea (Néomarché) a été un nouveau choc pour les salariés. Ils sont près de 1200 à ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait », rappelle la CFDT au national. À Aubagne, 250 salariés travaillent à la fois dans le magasin, et au siège social de Néomarché, maison mère d’Alinea, créée à Avignon en 1988. Alinea, propriété de la « galaxie Mulliez », a été placée en redressement judiciaire en novembre dernier.
Mobilisation à AlineaUne mobilisation a eu lieu devant le magasin d’Alinea Aubagne les 7 et 14 février pour obtenir un plan social « décent ». Dans un communiqué publié jeudi, la CFDT exige « la sécurisation de l’avenir professionnel des salariés ». Pour les salariés des magasins Alinea, le syndicat revendique : « La garantie de leur reclassement dans les sociétés de la galaxie Mulliez, des budgets renforcés pour la formation des salariés, pour les fins de carrière. Et une indemnité de licenciement supralégale, à la hauteur de l’engagement des salariés d’Alinea. » Les réponses de l’AFM à ces revendications « déterminer[ont] le maintien ou non des mobilisations de cette fin de semaine », prévient le syndicat.
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La liste progressiste Auriol en commun veut façonner une commune « sociale et solidaire »
On propose aux Auriolais une alternative, une autre vision de la politique que celle de la municipalité actuelle : par et pour les Auriolais », synthétise André-Pierre Dufresne. Auriolais d’adoption, cadre en recherche et développement dans le médical, l’homme de 35 ans, qui est aussi délégué syndical CGT, est la tête de liste de Auriol en commun. Cette dernière, composée à 85% de citoyens, a été déposée mardi en préfecture. En deuxième position sur la liste, Pascale Frechet-Fabre, retraitée de l’enseignement professionnel, souligne : « On a construit notre programme en écoutant les gens. » Dans cette ville de près de 14 000 habitants, dont la maire est Véronique Miquelly (DVD), candidate à sa réélection, et où le RN a également un candidat, Kévin Rahou ; Auriol en commun veut faire d’Auriol « une commune sociale et solidaire », énonce Pascale Fréchet-Fabre.
« Urbanisme maîtrisé »Dans une commune où « le social a été négligé, nous voulons redonner une place centrale au Centre communal d’action sociale, pour aider les personnes les plus fragiles. Nous porterons une tarification sociale pour la cantine, les activités sportives et culturelles », développe la numéro 2 de la liste. Alors que l’eau dans la commune fait l’objet d’une délégation de service public (DSP) à la société privée Saur, qui se termine à la fin de l’année ; Auriol en commun veut instaurer une gestion publique de l’eau. « Avec les 30 premiers mètres cubes presque gratuits. C’est un acte social envers les gens », défend la tête de liste. En matière de logement, Auriol en commun « s’engage à agir » alors qu’une quarantaine de maisons « sont classées en péril à Auriol. Il y a beaucoup de logements vétustes. Nous voulons créer un centre d’hébergement d’urgence pour que lorsque les gens sont évacués d’un logement en péril, ils aient un lieu. Nous créerons aussi un lieu pour mettre à l’abri les femmes victimes de violences intrafamiliales », évoquent les colistiers. Auriol en commun souhaite « mettre fin à la bétonisation » à tout va de l’équipe en place, pour aller vers « un urbanisme maîtrisé ». Auriol en commun entend utiliser des outils de démocratie participative, tels qu’un « conseil citoyen, un référendum municipal », illustre Guy Barbaroux, retraité et élu d’opposition sortant.
