Tag: Social

  • La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    C’est à nous de créer la société et non dépendre de directives gouvernementales sur le modèle d’une économie libérale débridée », donne le ton Erwan Bouisseren, de l’Union locale CGT d’Aubagne. « Avec cette fête, nous voulons montrer que des alternatives existent pour créer un autre monde non pas régressif, mais qui respecte l’humain et la planète », déclare-t-il. « Sensibles à l’impact de l’activité humaine sur notre environnement, soucieuses de la santé des travailleurs dans leur entreprise, inquiètes de l’évolution productiviste et capitaliste de notre économie et des restrictions de nos libertés que cela engendre, 25 associations se sont mobilisées pour organiser cet événement autour des alternatives possibles et nécessaires pour répondre à l’urgence écologique, économique et sociale », présente-t-il. La fête se déroule de 9h à 17h au boulodrome, sur le cours Négrel-Féraud, prêtés par la municipalité. L’expo Durance 360 degrés est à voir à la salle l’Univers du cigalon.

    De 9h à 13h, un marché paysan sera installé cours Négrel-Féraud. Le matin et l’après-midi, des tables rondes nourriront, elles, les réflexions. De 10h à 12h, Christian Ollivier, élu à Roquevaire et spécialiste de l’eau, participera, avec Marina Mesure (FI), élue au Parlement européen, un ex-cadre de la SPL Eau des collines, la référente biodiversité France Nature Environnement, à celle intitulée « Eau, bien commun ». De 14h à 16h, conférence et débat autour de « alimentation, production, consommation », avec par exemple le secrétaire de la Confédération paysanne 13. Sur place, le public retrouvera les stands des assos, un bar et une restauration engagés, et de la musique, avec les groupes Los Fralibos et le collectif Kalapech.

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.

  • Misère, quand les institutions maltraitent

    Misère, quand les institutions maltraitent

    « Nous devons insister sur ce qu’on est et ce qu’on n’est pas », enrage Julien Moisan, chargé de plaidoyer du Secours catholique en accueillant à l’ADJ de la rue Malaval à Marseille, entièrement refait à neuf. « Nous en avons assez de pallier les carences des pouvoirs publics. Notre mission n’est ni la distribution alimentaire, ni les douches publiques, mais d’offrir un espace confortable aux personnes dans le besoin et de prendre le temps d’échanger avec eux. »

    Il est 9h, les tables sont déjà toutes occupées et Eva et Saïd ne sont pas trop de deux pour offrir cafés, thés et parts de cake aux arrivants. Ils sont ainsi plus d’une centaine à venir se poser, discuter ou chercher une aide administrative, un accompagnement vers l’emploi, un accès aux droits, consulter le médecin ou le podologue, prendre rendez-vous avec le coiffeur, participer à l’atelier de français ou à celui d’initiation à l’informatique, chacun des quatre jours d’ouverture hebdomadaire. « Pour sortir de l’isolement », ajoute un monsieur hébergé dans un foyer Adoma. Et pour répondre au manque de bains publics, l’accueil dispose de deux douches. Les associatifs, notamment depuis la crise Covid, ont bien multiplié les points de distribution alimentaire, mais « où peut-on manger assis, dignement ? interroge Julien Moisan, de même que pour l’hébergement ou l’hygiène, dans la réalité, il n’y a plus de dispositif d’accueil inconditionnel ».

    Slimane, 65 ans, retraité du BTP, happe Danièle, qui gère l’aide administrative, au passage : « Je dors depuis plus d’un mois à l’aéroport. Le 115, c’est une fois oui, vingt fois non. Je ne sais plus où aller. » La bénévole confirme : « C’est de plus en plus difficile. Et avec les nouvelles réformes, il y a beaucoup de sorties de droits. Un manquement à la CAF et l’aide est coupée dès le 3e mois, un contrôle expéditif et l’allocation handicapé saute. On récupère les gens à la petite cuillère. » Un jeune étudiant étranger ressort d’un bureau soulagé. « Ils vont m’aider pour faire changer mes lunettes. Mon droit à l’AME avait été remis en cause. Il faut renouveler le dossier », indique-t-il.

    Des vies cadenassées

    À l’étage, la salle informatique est très sollicitée. Bien que le défenseur des droits ait déjà alerté sur le fait que la dématérialisation des services publics éloigne les plus fragiles de l’accès aux droits, on note ici peu d’amélioration. Une mère de famille est en panique. Son mot de passe est refusé sur son espace CAF. Arrivé à son secours, Julien Moisan réalise, après plusieurs tentatives, qu’un 3e code a été mis en place. « Pour protéger vos données », précise le site sur l’écran. « C’est un verrou de plus à une administration cadenassée, qui a déjà fermé ses accueils physiques. On supprime le lien humain, on met des algorithmes sous prétexte de lutte contre la fraude. En réalité, on cadenasse des vies !  » réagit-il.

    Au-delà des baisses budgétaires, ce responsable associatif pointe un grave recul des politiques publiques dans ses réponses à l’urgence sociale : « Il y a une priorité donnée au parcours d’insertion dans les dispositifs d’urgence. » Conséquence : « Ceux qui ne sont pas entrés dans un dispositif se retrouvent devant des portes fermées. On met des précarités en concurrence. » Et sur le terrain, la pauvreté ne recule pas, mais s’invisibilise : « Les plus isolés, les plus fragiles, les enfants, les femmes enceintes continuent de l’être. Le nombre de mineurs non pris en charge par l’aide sociale à l’enfance reste impressionnant. De même, le parcours de la sortie d’hospitalisation est si mal pensé que le retour à la rue est monnaie courante. »

    Au milieu de l’accueil, une petite fille court des bras de son père aux genoux de sa mère. Débouté de sa demande de droit d’asile, le couple, dont un des enfants est né en France, a dû libérer du jour au lendemain sa place en Cada. Un recours doit être mis en place, mais pour l’instant, c’est la rue qui les attend. Bien consciente que tous les dispositifs sont sous-dotés, Danièle a cependant contacté les centres d’hébergement, sans succès. « À partir de là qu’est-ce qu’on fait ? Le plus terrible, c’est de ne pas pouvoir apporter de solution », regrette-t-elle. L’heure de fermeture approche, l’accueil se vide lentement.

  • Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Mathieu Gatineau, originaire de la région lyonnaise, est officiellement entré en fonction comme sous-préfet le 15 septembre, succédant à Bruno Cassette. Il prend la tête d’un arrondissement préfectoral de plus de 500 000 habitants, répartis sur le Pays d’Aix et le Pays Salonais, soit 48 communes.

    Ce jeudi, cinq semaines après sa prise de poste, Mathieu Gatineau fait le point sur les grands dossiers du territoire et et les priorités qu’il entend porter dans les mois à venir. « On connaît toujours le haut du spectre [du Pays d’Aix], mais il y a tout le reste de l’arrondissement : les quartiers prioritaires de la ville, le territoire agricole, ses zones à forte protection environnementale », contextualise-t-il. Depuis son arrivée, Mathieu Gatineau s’est rendu dans dix communes de l’arrondissement.

    Ce mercredi, en sous-préfecture, il a installé le premier Comité opérationnel de lutte contre le logement insalubre. Sujet qui figure parmi les priorités de Mathieu Gatineau. Respect de la loi et lutte contre les trafics, respect de l’ordre publique, sécurité, s’affichent aussi parmi les « points importants » listés par le sous-préfet.

    Social et économie

    « Le préfet nous a demandé d’avoir des objectifs clairs. Quant aux priorités que l’on a ici, ce sont surtout nos politiques en matière de protection des personnes les plus faibles, avec le développement du logement social, qui reste un sujet très important, pour lequel il y a des solutions et qui peuvent convenir à la fois aux objectifs de l’État et des élus », estime Mathieu Gatineau. « Du contact que j’ai eu, il y a des communes carencées, mais je ne dirais pas que j’ai face à moi des maires réfractaires, rapporte le sous-préfet. Beaucoup aimeraient construire dans des conditions qui garantissent la mixité sociale, la diversité des habitats et qu’on respecte la liberté d’aménager… Avec du dialogue, on arrive toujours à produire du résultat ».

    Des « groupes de travail concrets » avec l’ensemble des services de l’État concernés sont déjà programmés. Dans les quartiers prioritaires, « il y a aussi beaucoup d’actions économiques à mener. On essaie de promouvoir des contrats d’initiative emploi pour les jeunes (…) Sous l’autorité d’Isabelle Epaillard [préfète déléguée à l’égalité des chances, Ndlr.], je tâcherais d’accélérer les choses », souligne Mathieu Gatineau.

    Dans le viseur du sous-préfet également, le développement économique du territoire. Parmi les enjeux : le projet international Iter, les mobilités, les aérodromes, le développement du bassin minier de Gardanne-Meyreuil… « Concilier le besoin de développement économique, le développement du tourisme d’affaires, de loisir, tout en garantissant la sécurité, la tranquillité de l’environnement et satisfaire aux demandes des riverains, c’est possible, assure Mathieu Gatineau. Encore une fois, il faut descendre dans le détail et chercher des solutions concrètes, plutôt que de se contenter de postures. »

  • Un grand rassemblement pour la Verrerie à Nîmes le 16 octobre

    Un grand rassemblement pour la Verrerie à Nîmes le 16 octobre

    Dans un contexte qui s’est à nouveau tendu ces dernières heures, plus de 150 personnes se sont rassemblées devant la Verrerie du Languedoc vendredi 10 octobre. Après les syndicats, plusieurs personnes ont pris la parole devant le site dont la maire (SE) de Vergèze, Pascale Fortunat-Deschamps, qui a renouvelé son appel à un grand rassemblement. À l’applaudimètre, la date du jeudi 16 octobre a été choisie pour se réunir sous les fenêtres de la préfecture du Gard à Nîmes (11h) où l’intersyndicale et les élus locaux espèrent être reçus par le préfet. Un appel a par la suite été envoyé à toutes les organisations syndicales du Gard et des départements voisins. « Les élus locaux répondront présents », a assuré Pascale Fortunat-Deschamps qui était déjà entouré par une bonne quinzaine d’élus. « Je demande à tout le monde de tout faire pour que l’on soit le plus nombreux possible jeudi », a martelé Yohan Goupille, le délégué syndical CGT. Toutes les organisations politiques présentes ont confirmé leur soutien et leur mobilisation jeudi. Une cantine solidaire sera même mise en place jeudi midi.

    Car la température est en effet remontée d’un coup jeudi 9 octobre sur le site de la Verrerie du Languedoc condamnée à la fermeture par son propriétaire américain Owens-Illinois (O-I). Après une salve de négociations qui a permis « des avancées » selon l’intersyndicale, la tension est repartie à la hausse sur les coups de 14 heures jeudi. La direction d’Owens Illinois a en effet envoyé un communiqué de presse (sans avertir l’intersyndicale de son contenu) pour annoncer la fermeture « dans les prochains jours » du four à cause de la mobilisation des salariés qui occupent l’entrée du site depuis une quinzaine de jours.

    « Il s’agit de la seule option permettant de rétablir la sécurité des personnes et des installations, tout en préservant l’intégrité du four », écrit la direction. L’intersyndicale, composée de la CGT, de la CFE-CGC et de FO, a immédiatement réagi en organisant un rassemblement avec les salariés et les élus locaux vendredi, accompagné d’un point presse, pour dénoncer « les mensonges de la direction d’OI ». « Ce sont des menteurs », a martelé Yohan Goupille, délégué syndical CGT.

    « Les prétextes cités ne sont pas justifiés. Pendant plus de dix jours, ce sont les salariés qui ont maintenu l’activité et la sécurité en l’absence totale de direction sur le site. C’est toujours OI qui met de l’huile sur le feu. Un accord de méthode a été signé stipulant la fin du PSE au 31 octobre. Pourquoi arrêter le four quinze jours avant ? OI sont des voyous », fustige Yohan Goupille qui confirme que si le four est arrêté, il ne pourra pas redémarrer.

    « Nous constatons une remise en cause du droit syndical par des pressions exercées sur notre Délégué Syndical Central CFE-CGC (Guillaume Boisson, Ndlr), également responsable maintenance, sommé d’organiser l’arrêt du four dans des délais intenables, alors qu’il est mobilisé depuis plusieurs semaines dans les négociations à Lyon. L’utilisation des heures de délégation ne peut être soumise à autorisation ni à contrôle préalable de l’employeur », ajoute l’intersyndicale.

    « Pour arrêter le four, il faut faire couler 400 tonnes de verre au sol. Ça ne se fait pas comme ça. La dernière fois qu’on l’a fait, on s’était préparé pendant trois semaines. On avait mis deux secours électriques, trois secours d’eau et louer deux chargeurs pour sortir le verre. Aujourd’hui, on n’a qu’un chargeur. S’il tombe en panne, c’est la catastrophe. On nous demande d’être prêts lundi matin (le 13 octobre). Mais nous sommes en sécurité avec le four qui fonctionne. Ça ne risque rien. Par contre, si on fait cette intervention rapidement, non organisée, on risque vraiment la catastrophe humaine et industrielle », précise Guillaume Boisson.

    « Toutes nos avancées négociées dans le cadre du PSE ont été conditionnées. S’il y a une destruction du stock, ou qu’une personne commet un acte qui ne va pas, on perd l’intégralité de ce qu’on a obtenu. On répète à nos salariés de rester calme. La frontière entre la négociation et le chantage est fine. Ils veulent que le personnel dégoupille pour justifier leurs actions sauf que le personnel reste très professionnel et ça ils ne l’avaient pas prévu », explique l’intersyndicale qui espère donc rassembler des centaines de personnes jeudi 16 octobre pour pousser l’État à intervenir contre cette fermeture jugée comme un non-sens « social, industriel, économique et environnemental ».

  • Ces femmes que l’on aide à reprendre la barre de leur vie

    Ces femmes que l’on aide à reprendre la barre de leur vie

    « C’est quelqu’un qui m’a laissée comme un chien écrasé au bord de la route », témoigne Dominique, 61 ans. Assise salle Marceaux, hier, où l’association Fifrelin- Femmes à la Barre en collaboration avec Cloud 9 a organisé le forum, Dominique fait référence à son divorce « très catastrophique » d’avec son ex-mari, avocat de métier. « Alors que je suis coach en développement personnel, je me suis retrouvée avec une perte d’estime de moi. Je n’avais plus de jus », image-t-elle.

    C’est à ce moment-là qu’on l’oriente vers « Femmes à la Barre ». C’était au printemps dernier. « Grâce à cette association, j’ai trouvé un repère, une bulle. Un environnement extrêmement bienveillant. Cécile Poujol, la présidente de l’asso, est profondément humaine. Elle aime profondément transmettre ce qu’elle a pu apprendre pendant ses courses au large », explique Dominique. Arrivée en 2004 à La Ciotat, Cécile Poujol, originaire de l’arrière-pays, y vit toujours. La navigatrice a réalisé sa 1ère course en solitaire La Rochelle-Salvador de Bahia à l’âge de 23 ans… Et en a fait bien d’autres. En 2018, elle crée « Femmes à la Barre ». « L’idée, c’est d’ouvrir les possibles. Rompre l’isolement. Retrouver la confiance en soi en faisant. C’est reprendre la barre de sa vie. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de tempêtes, mais au moins c’est toi qui décides de devenir actrice de ta vie », déclare-t-elle. L’association est soutenue par la Ville, la Métropole, et travaille avec nombre de partenaires sociaux.

  • À la verrerie du Languedoc, la colère de 164 familles sur le carreau

    À la verrerie du Languedoc, la colère de 164 familles sur le carreau

    Derrière l’épaisse fumée noire qui s’élève dans le ciel de Vergèze, la circulation se poursuit devant le site de la Verrerie du Languedoc. Les klaxons de soutien accompagnent le crépitement des palettes qui brûlent sans discontinuer depuis le 25 septembre et l’annonce des propositions de la direction d’OI pour le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Il faut dire qu’ici, la verrerie, indissociable de l’iconique bouteille verte de Perrier, est une institution. Sur ce bassin de vie, beaucoup connaissent quelqu’un qui travaille ou a travaillé sur cette plateforme industrielle, l’une des dernières dans le Gard.

    Comme pour beaucoup d’usines, s’en est même devenu une histoire de famille. Vincent, par exemple, occupe le site depuis l’annonce des premières propositions de la direction, aux côtés de son gendre Charley. « Ici sur le piquet de grève, il y a beaucoup de jeunes qui ont des crédits. Mon gendre, ça fait sept ans qu’il est embauché ici. Il a deux enfants avec ma fille donc je suis doublement touché », précise le mécanicien industriel de 57 ans, salarié de la verrerie depuis 38 ans. Quelques chips dans les mains, ses petites filles sont présentes et s’amusent sur le parking de la verrerie. « On veut leur apprendre qu’elles peuvent être confrontées à la même situation et qu’on a des moyens de lutter », explique leur mère qui n’a pas de travail fixe. Malgré tout, son mari Charley garde le sourire. Face à cette situation pesante pour les salariés et leurs familles, il continue d’animer les discussions pour maintenir l’optimisme dans les rangs. « J’ai la chance d’être soutenu par ma famille mais ça crée des conflits parce que cette semaine je n’ai pas été présent à la maison. Quand je suis rentré, c’était 3-4 heures pour dormir. C’est dur et le combat n’est pas fini », raconte-t-il.

    Un peu plus loin, l’une des seules femmes en combinaison souhaite garder l’anonymat. Mais elle qui vient d’être recrutée en intérim est aussi triplement concernée. Outre son cas personnel, son père et son mari travaillent sur le site. Ils perdront tous leur emploi à la fin du mois. « On vient d’acheter une maison. On ne sait pas ce qu’on va faire. Ça nous paraît encore irréel. Tant que la lettre de licenciement ne sera pas arrivée, on ne réalisera pas », précise-t-elle. Samedi 4 octobre, Micka, qui n’a pourtant travaillé que quelques mois sur le site comme cariste, est venu préparer une paella pour « un moment de convivialité entre les salariés » : « Mon grand-père livrait le site et mon père travaillait ici. Quand j’étais petit, il m’emmenait aux manifestations. Aujourd’hui, c’est une triste page qui se tourne. Ce qui est particulier ici, c’est la solidarité entre salariés, qu’ils soient syndiqués ou non, personne n’est laissé de côté ». Beaucoup de retraités de la verrerie ou de Perrier se relaient aussi pour apporter leur soutien aux salariés en lutte.

    « On ne comprend pas pourquoi on ferme »

    Ici règne toujours une réelle fierté d’appartenir à l’un des fleurons français. Car c’est bien à Vergèze qu’a été créée cette bouteille verte que les publicités hautes en couleurs de Perrier sont parvenues à faire connaître dans le monde entier. « On ne sait toujours pas pourquoi on ferme et qu’on met 164 familles sur le carreau parce qu’on est en licenciement économique alors que le site gagne de l’argent », ajoute Charley.

    Dans un communiqué envoyé le 2 octobre, la direction d’Owens Illinois se justifie par « un contexte difficile pour l’industrie du verre en France » et elle affirme qu’elle « n’a malheureusement pas d’autre choix que d’envisager une réorganisation de ses activités couvrant plusieurs sites en France, dont celui de Vergèze, pour renforcer sa compétitivité et assurer la pérennité de ses activités en France sur le long terme, ainsi que les emplois qui y sont attachés ».

    Des arguments réfutés par les salariés : « Le contexte social et politique en France leur permet de pouvoir fermer une usine d’une entreprise qui fait 59 millions d’euros de bénéfice en 2024. Ici à Vergèze, le niveau de profitabilité est de 7%. Ils ont racheté l’entreprise quand le four était neuf et ils n’ont fait aucun investissement depuis. Ils ont pressé le fruit et quand il a été complètement sec, ils l’ont jeté avec 164 familles. Notre capacité de production va être transférée à 600 km d’ici dans les Vosges sur un site qui est à -8 %. La raison c’est que notre four arrive en fin de vie et qu’il faut le renouveler. Un four c’est entre 50 et 70 millions d’euros. Dans les Vosges, le four a trois ans… », explique Jacky Cortier, le délégué syndicat CGT qui demande aujourd’hui « de partir dans la dignité ».

    « Non-sens écologique »

    Le groupe américain, leader mondial dans l’embouteillage, parle même de « contexte économique particulièrement tendu ». Au niveau mondial, le groupe a pourtant réalisé des résultats records au premier trimestre 2025. Son action a par exemple été au plus haut pendant 52 semaines et son chiffre d’affaires a dépassé les attentes à 1,6 milliard d’euros (1,55 milliard anticipé). Mais cette fermeture marque aussi un « non-sens écologique » comme le détaille Jacky Cortier : « Aujourd’hui, nous avons un mur à franchir pour livrer le client. Demain, ils vont faire venir 6 000 camions supplémentaires par an pour que Perrier soit livré. En ce moment, comme la livraison de notre verrerie est bloquée, les bouteilles sont fournies par une entreprise portugaise. On a arrêté un camion l’autre jour et les bouteilles partent d’Espagne et transitent par Brest pour arriver à Vergèze. C’est honteux ».

    Face à une telle situation, la solidarité s’organise. Tous les élus locaux ont apporté leur soutien et plusieurs communiqués d’organisations politiques (notamment du PCF, des Écologistes et de la FI) ont fait part de leur solidarité auprès des salariés. La maire de la commune, Pascale Fortunat-Deschamps (SE), s’est rendue à deux reprises sur le site début octobre et appelle à un grand rassemblement. Force Ouvrière a également offert les grillades aux salariés mobilisés sur le site vendredi soir. Comme d’autres, le syndicat réclame une nationalisation temporaire, le temps de trouver un repreneur qui pourrait assurer l’investissement d’un nouveau four.

    Le four arrêté

    Face aux actions de ces salariés et notamment après le blocage du site voisin de Perrier qui aurait coûté « 300 000 euros par jour à Nestlé » selon la CGT, la direction France d’OI a réagi en dénonçant « avec la plus grande fermeté les actions en cours ». « À cela s’ajoute le blocage illégal du site et la dégradation des installations de sécurité, qui compromettent gravement la sûreté du site de Vergèze. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le site abrite une installation classée Seveso », précise-t-elle avant d’annoncer jeudi 9 octobre, l’arrêt du four « dans les prochains jours » car c’est la « seule option permettant de rétablir la sécurité ».

    Des propos qui ont révulsé les salariés. « Je suis devant le site depuis jeudi (25 septembre, Ndlr), j’assure la sécurité du site et je filtre l’accès du site pour faire tourner notre outil de travail et j’empêche toute personne extérieure de rentrer. Ce matin, nous avons encore eu l’arrivée d’un camion d’air liquide qui nous a demandé d’éteindre notre feu car l’air liquide est nécessaire pour la combustion de notre four. Nous avons éteint le feu, le camion est rentré et quand il est sorti, nous avons rallumé le feu. Nous ne sommes pas là pour tout brûler parce que si on fait sauter le silo, il n’y a plus rien à 20 km à la ronde. Tous les salariés en sont conscients », précise Vincent. Pour preuve, les salariés ont sorti plusieurs extincteurs près du feu et des lances à incendie étaient aussi déployées à l’entrée du site. Mais le lendemain de l’envoi de ce communiqué, OI a dépêché sur place une dizaine d’agents privés censés sécuriser l’accès au site. Sauf que ces équipes partent à 19 heures tous les soirs laissant donc, de fait, la responsabilité de l’usine aux salariés.

    Une autre affaire a tendu les négociations. En effet, trois salariés ont été mis à pied à titre conservatoire après une altercation avec le directeur du site. « Cette altercation s’est déroulée devant deux membres des renseignements généraux. Le directeur a reconnu devant nous qu’il n’y avait eu ni menace physique ni verbale. En réalité, la direction France veut avoir un atout à jouer dans les négociations. Ils veulent s’en servir comme monnaie d’échange. Les trois salariés sont convoqués le 14 octobre », s’agace Jacky Cortier. Les trois salariés ont été contraints d’être mis en maladie pour éviter de voir leur salaire suspendu.

    Des négociations qui avancent

    Dans ce communiqué, la direction France d’Owens Illinois annonçait la suspension des discussions localement « tant que les conditions de sécurité sur le site n’auront pas été rétablies ». Les organisations syndicales ont de leur côté demandé d’être reçues par la direction Europe d’OI pour poursuivre ces négociations. Finalement, une nouvelle salve de négociations a tout de même bien eu lieu à Lyon mardi 7 octobre avec la direction France, avec à la clé plusieurs avancées concédées par le groupe américain.

    « Il reste encore deux réunions donc on va essayer de gratter un peu mais ça commence à prendre une bonne forme. Il y a encore à négocier parce qu’il en manque encore un peu par rapport aux exigences des salariés. Ils ont augmenté la prime de la clause de bonne fin. Ils ont progressé sur le congé de reclassement et sur tous les points importants que l’on demandait. Mais après ces grandes lignes, il y a aussi plein de petits détails à voir », explique Yohan Goupille, délégué syndical CGT qui négocie depuis le début de l’annonce de la fermeture du site. Il a présenté les premières conclusions de ces négociations aux personnels jeudi 9 octobre car toutes les décisions sont prises de manière collégiale. « Le problème c’est que rien n’est signé donc si les salariés ne sont pas d’accord, OI passe en force avec les conditions les plus basses de départ ».

    Deux nouvelles phases de négociations sont prévues les 13 et 17 octobre ainsi que les 20 et 24 octobre. D’ici là, les salariés ont décidé de rester mobilisés car ils ont bien compris que seul le rapport de force avait permis d’obtenir des avancées du côté de la direction.

  • À Martigues, ils ont marché ensemble pour soutenir et aider les aidants

    À Martigues, ils ont marché ensemble pour soutenir et aider les aidants

    « Un Français sur six est aidant, il faut mieux les reconnaître et les accompagner » plaide le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, au parc des sports Julien-Olive, mercredi après midi, alors que s’ouvre le 2e village des aidants organisé par la Ville, le CIAS du Pays de Martigues et l’association d’aide aux aidants Le Maillon. De nombreux partenaires sont de la partie, comme l’association France Parkinson, APF France Handicap ou l’association des malades à corps de Lewy.

    Au stand de l’association Le Maillon, chacun peut venir en quête d’accompagnement. « Vous avez quelqu’un qui peut venir chez vous et vous donner du temps. Oui, ça existe ! » explique Eric Palmieri, directeur de l’association, à une personne de passage. « Nous avons une psychologue qui reçoit les aidants et les aidés pour déterminer l’accompagnement à mettre en place. Généralement, notre aide médicopsychologique va ensuite intervenir au domicile et décharger l’aidant pendant 4 heures, dans le cadre du dispositif temps libéré », détaille-t-il.

    « Ils ne sont pas seuls »

    « On leur dit déjà qu’ils ne sont pas seuls », indique Sandrine Silvieri, psychologue coordinatrice de la plateforme de répit du Maillon, qui organise « du soutien psychologique et des actions collectives pour réinsérer socialement les aidants, car parfois, ils s’isolent du fait de leur rôle. On s’appuie sur le réseau partenarial qu’on voit ici, dans un esprit d’entraide mutuelle », dans ce village des aidants.

    Mais, comme le souligne la psychologue, « les dispositifs ne sont pas tous pareils selon les territoires. La plateforme du Maillon couvre 19 communes autour de l’étang de Berre et on observe des disparités ». À Martigues, Sandrine Silveri estime « qu’on est bien. Le pôle social est assez important et dispose de bonnes ressources ». « Si seulement ça pouvait être la même chose partout… », fait-elle remarquer.

    Pour le maire, Gaby Charroux, « oui, la question des aidants est une question sociale, mais aussi de santé publique », affirme l’édile. Une question « transversale, qui concerne le handicap, le grand âge, la santé mentale et touche toutes les générations. C’est tout l’enjeu des politiques publiques », rappelle Gaby Charroux, à l’heure des ponctions sur le budget des collectivités.

  • Nîmes. 3 000 manifestants pour maintenir la pression sur le budget

    Nîmes. 3 000 manifestants pour maintenir la pression sur le budget

    À 15 heures précises, le cortège nîmois s’est ébranlé des Jardins de la Fontaine. Derrière les banderoles de l’intersyndicale, la foule s’est dirigée en direction de la Maison Carrée, en passant par le centre-ville, ce jeudi 2 octobre. « Le monde du travail a assez souffert », a lancé d’entrée Thierry Biville, secrétaire départemental FO, donnant le ton de cette journée : « Aucune de nos demandes n’a été satisfaite au cours des dernières semaines. Alors nous recommencerons, autant de fois que nécessaire. La justice sociale, fiscale et environnementale ne peuvent plus attendre un budget qui ne vient pas. »

    Comme le 18 septembre, la manifestation a réuni des enseignants, des agents hospitaliers, des retraités, mais avec une affluence en léger retrait : 3 000 participants selon les syndicats, 1 000 selon la préfecture. Le cortège a marqué une halte symbolique devant la préfecture du Gard à 16h30, avant de se disperser sur l’avenue Feuchères. Cette fois, les slogans ont visé un nouveau responsable politique : Sébastien Lecornu, fraîchement nommé Premier ministre, a supplanté François Bayrou dans la bouche des manifestants. Il faut dire que l’impatience se fait attendre. Rencontré le matin même par les syndicats, « M. Lecornu nous a annoncés ce matin ne pas pouvoir agir faute de budget. Nous le pouvons, nous, en maintenant la mobilisation », avait annoncé d’entrée Thierry Biville. La reconduite dans le cortège de la banderole piquante qui avait marqué les esprits le 18 septembre, sur laquelle était inscrit « Lecornu entre dans l’arène, vivement la feria », témoigne de cette pression maintenue sur le nouveau numéro 2 de l’État. Emmanuel Macron et Bruno Retailleau sont restés, eux, les autres cibles habituelles.

    « Le moment ou jamais »

    Dans les rangs, l’ambiance oscillait entre fatigue et détermination. « Il faut maintenir la pression mais c’est dur, les citoyens s’épuisent », reconnaît Melissa Gil, présidente gardoise de la CFE-CGC. Marie Dufresne, secrétaire générale de l’UD CGT 30, reste quant à elle convaincue que « c’est le moment ou jamais d’agir. Nous en avons encore dans le ventre. Il faut profiter de ce moment propice où le budget est encore en construction pour que l’espoir que nous portons ait une portée réelle, pas seulement symbolique. » Elle rappelle que la question budgétaire n’est pas l’unique moteur de la mobilisation syndicale : l’abrogation de la réforme des retraites demeure également centrale. Elle dit également la CGT prête à reconduire une nouvelle fois la mobilisation « tant qu’un nouveau budget décent et juste ne sera pas proposé et appliqué. »

    Si la mobilisation reste syndicale, les partis de gauche, notamment le PCF, avaient relayé l’appel et étaient largement présents sur place. Dans un communiqué, les communistes dénonçaient un budget « austéritaire » et rappelaient que « le problème, ce n’est pas la dette, mais le coût du capital », qui fait écho à leur « pacte d’avenir pour la France » axé sur l’investissement public, l’emploi et la transition écologique. À la veille d’un automne social qui s’annonce tendu, syndicats et partis de gauche entendent maintenir une dynamique commune. La prochaine étape pourrait être annoncée dès la semaine prochaine.

    « Il faut profiter de ce moment propice où le budget est encore en construction pour agir. »

  • Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Dans la capitale des Cévennes comme ailleurs dans la ruralité, les services publics se font de plus en plus rares. Malgré une mobilisation, la Poste de Tamaris a par exemple fermé. Le nombre de médecins diminue. L’attente aux urgences reste insupportable. Les écoles manquent toujours cruellement d’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). Les fonctionnaires continuent donc de dénoncer une baisse des moyens. Ils étaient d’ailleurs nombreux à descendre dans la rue ce 2 octobre pour crier leur ras-le-bol et s’opposer aux premières lignes du budget annoncées.

    « Il est toujours prévu une baisse des financements à hauteur de 5 milliards d’euros pour l’ensemble du système de santé, dont 850 millions d’euros rien que pour l’hôpital public. L’absentéisme commence à remonter parce que les gens n’en peuvent plus et ne sont pas remplacés. C’est dans ce contexte qu’on nous annonce une nouvelle coupe. C’est insensé », s’agace Romain Sabran, de la CGT de l’hôpital d’Alès, qui réclame « l’embauche massive de soignants avec la fin de la taxe sur les salaires  », « l’ouverture de maisons de santé publique » et « l’augmentation des salaires ».

    Reçue en début de matinée par le sous-préfet d’Alès, Martine Sagit, la secrétaire CGT de la section locale, a également fait remonter un certain nombre de revendications au représentant de l’État : « Nous demandons que la sécurité sociale soit à 100% et d’arrêter avec toutes ces mutuelles. L’éducation manque de professeurs, tout comme il manque du monde chez les territoriaux. Il faut aussi arrêter les cadeaux fiscaux au grand patronat. » En effet, dans le cortège alésien, de nombreuses pancartes fustigent les 211 milliards d’aide aux entreprises sans contrepartie. La taxe Zucman ou la taxation des plus hauts revenus sont également souvent évoquées.

    « L’école publique est particulièrement malmenée depuis Blanquer », ajoute Myriam Vermale de la FSU. « Un tas de propositions ministérielles sont complètement à côté du terrain. Il y a un parlementaire qui a enquêté sur les financements de l’Éducation nationale et en réalité, il y a énormément d’argent reversé aux écoles privées. »

    Dans la sous-préfecture gardoise, de nombreux retraités sont également venus battre le pavé. S’ils ont des revendications propres, ils se mobilisent aussi pour le service public et notamment celui de la santé. « Nous demandons une revalorisation immédiate de 300 euros pour les petites pensions et de 10% en général. Sauf que là, nous sommes très inquiets parce qu’ils annoncent dans le prochain budget un gel des pensions. Nous défendons aussi le service public, qui est très attaqué. Je suis ancien postier et je vois que la privatisation arrive au bout. En ce moment, nous faisons signer une pétition pour protéger la sécurité sociale », explique Gilbert Pucheral, de la CGT des retraités.

    Qu’ils soient fonctionnaires ou non, les manifestants alésiens placent la défense du service public au centre de leurs revendications.