Tag: Sébastien Delogu

  • À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    La France insoumise avait choisi ce lundi de rentrée scolaire pour « sortir d’une campagne de caniveau », dixit la coordinatrice du programme Paola Hartepence, et parler du fond en présentant le volet école de son projet. Autour d’elle, les candidats insoumis partagent leur constat : manque de personnel, opacité, absence de concertation et défaillance du plan école. À la Castellane, Katia Bakri, parent d’élève et membre de l’association Solimam’s, dénonce un déficit d’Atsem. Candidat sur les 1-7, Aurélien Bourneuf pointe le manque d’animateurs sur la pause méridienne.

    Encadrement des élèves

    En réponse, les insoumis proposent d’en recruter 500 et de créer une filière d’animation municipale avec des animateurs formés qui pourraient renforcer les centres sociaux. Objectif : un taux d’encadrement d’un adulte pour 14 enfants en maternelle et d’un adulte pour 18 enfants en élémentaire.

    Sur la transparence, Élise Méouchy, du collectif Vaï, pointe les dossiers techniques amiante incomplets en l’absence de publication des Repérage avant travaux, et rappelle que l’accès à l’information donne la possibilité d’une « vigie citoyenne ». À Saint-Louis Gare (15e), Yasmina Habbache, une parent d’élève candidate sur le secteur, raconte une école rénovée « sans concertation ». L’occasion pour Axel Bruneau, enseignant et responsable du volet bâti scolaire du programme, de dresser un réquisitoire contre le plan école.

    Il critique les marchés globaux de performance, « contraire à l’esprit du Code de l’éducation », et annonce un nouveau plan fait d’écoles plus petites pour améliorer le maillage et faciliter l’entretien. Les vagues 2 et 3 de l’actuel plan ne seraient pas revues, mais la maintenance et l’entretien seront municipalisés après renfort de la brigade technique et intégration de la Spem aux services municipaux. L’occasion d’y ajouter un Plan ombre et fraîcheur, la végétalisation et la piétonnisation des abords des établissements, et la fermeture des rues aux heures d’entrée et de sortie scolaires.

    Les insoumis se fixent enfin l’objectif de remunicipaliser la restauration scolaire en préparant une sortie organisée de la Sodexo en 2029, « un des vrais renoncements du Printemps marseillais », tacle Sébastien Barles, adjoint en charge de la transition, désormais candidat insoumis dans les 1-7. Elle s’accompagnerait d’une gratuité progressive pour tous, estimée à terme à 18 millions.

  • À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    Dans la liste « Marseille fière et populaire » dévoilée ce jeudi, conduite par le député Sébastien Delogu, on retrouve de nombreux fidèles de La France insoumise et les principales figures déjà choisies par le mouvement mélenchoniste pour mener bataille dans les secteurs municipaux.

    On y retrouve aussi, en 3e position, Sébastien Barles, adjoint écologiste au maire de Marseille, exclu de son parti pour avoir fait le choix de monter le collectif Vaï, insoumis-compatible, et sa compagne, la conseillère départementale Nouriati Djambaé, en 8e position. Le militant LGBTQIA+ Alexandre Rupnik, élu écologiste de secteur et ex-candidat de la Nupes, apparaît en 27e position, tandis que la militante de la cause palestinienne Régine Fiorani est en 50e position.

    Annoncé en « position éligible » par l’équipe de campagne, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, est également candidat au 29e rang.

    La liste complète :

    1. DELOGU Sébastien

    2. HARTPENCE Paola

    3. BARLES Sébastien

    4. BIJAOUI Léa

    5. BENSAADA Mohamed

    6. DIETHELM Victoire

    7. TROCMÉ Imrane

    8. DJAMBAE Nouriati

    9. BRUNEAU Axel

    10. IROUCHE Sihem

    11. CORONADO Sergio

    12. DEWEERDT Charlotte

    13. MANSRI El Hocine

    14. SEVIN Kalila

    15. CHAMPION Maxime

    16. GAUDIN Anne-Laure

    17. BOURNEUF Aurélien

    18. IEHL Corinne

    19. BENNAHMIAS Antoine

    20. MEGHRAOUI Myriam

    21. ABDALLAH SALIM Alladine

    22. BENDAOUADJI Inès

    23. FEIX Alexis

    24. ESTEVENS Mouriès Maria

    25. OUACHANI Radhouane

    26. BOINAHERI Rabyata

    27. RUPNIK Alexandre

    28. HESKIA Florence

    29. BOMPARD Manuel

    30. MÉOUCHY Elise

    31. ALI SAID Hassan

    32. DELAUBIER Anne-Marie

    33. DIAS-LACHÈSE Dominique

    34. DUPUY Julie

    35. PRUVOST Bernard

    36. BAKRI Katia

    37. ESPI Frédéric

    38. SONCIN Lisa

    39. TRACOL Samuel

    40. RIPOSATI Daisy

    41. GEISSER Vincent

    42. VOYER Valerie

    43. BENHADDI Salim

    44. BROCHART Eve

    45. MOIROUX Xavier

    46. ESCOT Magalie

    47. LAHMER Samy

    48. MURAGLIA Magali

    49. PEPE-CAHUAC Lucas

    50. FIORANI Régine

    51. AGULLO Olivier

    52. MARTIN Laure

    53. ILLOUL Dorian

    54. MAZMOUR Rhizlane

    55. PINEAU Blaise

    56. SAI Ratiba

    57. AÏN-ESTABLET Vincent

    58. BURO Chantal

    59. SIMON David

    60. HEBBACHE Yasmina

    61. HAJJAJ Alain

    62. HAKIMIAN-PEREZ Lola

    63. BELAROUSSI Mohamed

    64. DALLIER Djamilla

    65. IMBERT Paul

    66. BERRICHE Karima

    67. BRECHET Pierre

    68. HRAGUA Donia

    69. MAROUANE Abderrahmane

    70. NAUROY Manon

    71. BLACHE Philippe

    72. YACOUB Nadine

    73. BELHADJ Benjamin

    74. MAZRHI Fayrouz

    75. AGEORGES Guillaume

    76. GIALLO Jacqueline

    77. BAREK Foukad

    78. MARCHAL Lucie

    79. YOUNÈS Amine

    80. COSMA Marie

    81. JOURDAN David

    82. AOUNALLAH Habiba

    83. RIGAULT Nicolas

    84. CHEVALLIER Sylvie

    85. TOSOLINI Matthias

    86. PREYNAT Leslie

    87. BA Cheikh-Oumar

    88. AMAMI Sihem

    89. FINETTE Charly

    90. BORDIER Gabrielle

    91. BOLZER Nicolas

    92. SIRE Floriane

    93. FALEK Khaled

    94. VALADEAU Hélène

    95. CHERBERO Pierre

    96. Dreyfus Valérie-Elvina

    97. CLAUSSE Quentin

    98. RABINE Alice

    99. AZIZ Otmane

    100. OLLIER Claire

    101. BILLOIS Julian

    102. VEINBERG Véronique

    103. DESCAMPS Lionel

    104. HUILLE Aminda

    105. CHEMINAL Luc

    106. KHELIFI Heinda

    107. GARIN Michel

    108. DIAZ Estelle

    109. TIMRICHT Rabah

    110. MARX Laura

    111. ESCOBAR Rolland

  • L’enjeu du soutien à SOS Méditerranée

    L’enjeu du soutien à SOS Méditerranée

    Six cent six : c’est le nombre de migrants morts ou disparus dans la mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). « Il s’agit du début d’année le plus meurtrier en Méditerranée depuis que l’OIM a commencé à recueillir ces données en 2014 », à travers son projet Migrants disparus, déplore l’agence onusienne. Depuis 2014, l’OIM recense 34 266 morts, dont la plupart en Méditerranée centrale, la route migratoire la plus meurtrière au monde. À titre comparatif, c’est légèrement moins que l’ensemble de la population du 7e arrondissement de Marseille et davantage que la totalité des habitants de la commune de Marignane. À noter qu’il ne s’agit là que des naufrages documentés, qui sait combien d’âmes ont sombré au fond de ce cimetière à ciel ouvert ?

    Les bouleversements géopolitiques ponctués de guerres, de changements de régime, de persécutions religieuses et sexuelles, de répression politiques favorisent ces départs qui se succèdent de même que les naufrages, faute de politique européenne coordonnée sur la question. Des ONG, telles que SOS Méditerranée tentent de pallier l’inaction de l’Europe. Si l’association européenne de recherche et de sauvetage fonctionne à 91% de dons privés, les 9% restant sont issus des subventions de 143 collectivités dites « solidaires ». Marseille, figure en pole position, devant Paris.

    L’an dernier, la municipalité de gauche a ainsi octroyé une subvention à hauteur de 130 000 euros à l’association. « C’est une obligation et une fierté pour la Ville de Marseille d’être le premier soutien en France de SOS Méditerranée. (…) Nous sommes une ville méditerranéenne et on refuse de détourner le regard sur ce qui se passe sous nos yeux », clame Audrey Garino, adjointe PCF au maire en charge de la Solidarité. « Bien évidemment, nous continuerons. Non pas par idéologie mais parce que le droit international n’est pas respecté, parce que l’Union européenne et ses États membres sont volontairement défaillants sur cette question », renchérit l’élue.

    Fracture politique

    À l’approche des élections municipales, le sujet est remis sur la table par la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal : « Si je suis élue maire, il n’y aura plus aucun centime versé à SOS Méditerranée et aux associations similaires. Je n’encouragerai pas le trafic d’êtres humains par dogmatisme politique », assurait-elle dans un communiqué transmis en janvier au JDD, désormais propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré. « On n’est pas dupes de la posture électoraliste. On s’inquiète de ce basculement de rhétorique dont on a l’habitude de l’extrême droite et qui n’est pas surprenante de leur part. En revanche, que cela vienne de candidats qui se revendiquent d’une droite républicaine c’est franchement inquiétant », déplore-t-on au sein de l’ONG.

    Car cette position est aussi celle défendue par Franck Allisio, le candidat du Rassemblement national à Marseille, qui promet lui aussi de mettre fin à ces subventions. « Marseille n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde », justifie Sandra Blanchard, cofondatrice du mouvement « Une génération pour Marseille ». Pour l’avocate, qui figure dans la liste de Martine Vassal pour le conseil municipal, « ces 130 000 euros auraient pu être affectés à des clubs sportifs, des associations qui s’occupent des jeunes dans les quartiers ou pour lutter contre la pauvreté », estime-t-elle.

    Dans le camp de Sébastien Delogu, qui maintiendrait ces subventions s’il était élu maire, ces propos sont jugés « scandaleux » : « SOS Méditerranée ne favorise pas l’immigration illégale mais sauve des vies. Même au Moyen-Âge on ne laissait pas les gens mourir en mer ! », gronde Hedi Bounouar, directeur de campagne du candidat insoumis. « Ce que dit Martine Vassal est dans la lignée de la campagne qu’elle mène : de caniveau et d’extrême droite. Pour nous, l’argent des Marseillaises et des Marseillais doit servir à la collectivité. S’il y a bien des personnes mal placées pour dire cela, ce sont celles mises en examen pour détournement de fonds publics, ce qui n’est pas le cas de SOS Méditerranée », tacle-t-il.

  • Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    « Marseille reste et restera antifasciste ». C’est le message unanime porté par les plusieurs centaines de personnes qui ont répondu à l’appel d’organisations telles que Riposte Antifasciste, Quartiers antifascistes 13 ou encore Ciao Facho, ce mardi soir, pour un rassemblement aux flambeaux.

    À grands coups de « Siamo tutti antifascisti », l’objectif était de « commémorer toutes les victimes du fascisme ». Comme une réponse à la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite à Lyon, le 14 février dernier, après une rixe et un lynchage avec des militants antifa’. « On veut éradiquer les idées fascistes, pas forcément les personnes. Mais le corps de ce militant n’était même pas encore froid que l’extrême droite avait son récit de fait. Le soir même, ils se félicitaient que ce drame offrait une justification à leurs violences », explique au micro Nina, représentante de l’Union étudiante à Aix-Marseille. Dans la même lignée, un membre de Riposte Antifasciste dénonce : « S’il y a un antifascisme de rue, c’est car l’État ne nous protège pas. Solidaires et la CGT Rhône ont subi des attaques, des menaces de morts… ».

    Les participants ont d’ailleurs largement énuméré toutes les morts et drames en lien avec des actions de l’extrême droite et ses groupuscules. Le député insoumis Sébastien Delogu a également pris la parole, en rappelant la mort d’Ibrahim Ali, tué en 1995 par des colleurs d’affiches du FN à Marseille. Une intervention régulièrement coupée par des slogans lancés par les manifestants et quelques interpellations salées : « Va faire ta campagne ailleurs. »

    En tout cas, la « poursuite du combat » a été lancée avec la date du 14 mars prochain à l’appel de la Marche des solidarités cette-fois.

  • À Marseille, l’hypothèse d’une majorité sur le fil

    À Marseille, l’hypothèse d’une majorité sur le fil

    Et si la prochaine majorité du Printemps marseillais ne tenait qu’à un siège ? Avec toutes les précautions que nécessite un tel exercice, c’est bien la composition de l’hémicycle municipale qui ressort du sondage Elabe publié par La Provence, BFMTV et Le Figaro ce mercredi soir, en projetant les intentions de vote pour le second tour dans le scénario d’une quadrangulaire.

    La réforme du scrutin des municipales à Paris, Lyon et Marseille (dite loi PLM) rebat en effet les cartes des équilibres politiques. Pour la première fois depuis 1959, les Marseillais désigneront directement les élus du conseil municipal, lesquels choisiront le prochain maire dans ce « troisième tour » du scrutin.

    Prime majoritaire

    Avec cette réforme, le candidat arrivé en tête du second tour obtiendra automatiquement un quart des sièges de l’hémicycle, soit 28 élus, tandis que les sièges restants sont attribués proportionnellement entre les listes présentes au second tour. Cette prime majoritaire reste en deçà du droit commun, ce qui avait suscité un débat à l’Assemblée nationale : dans les autres communes, la moitié des sièges est attribuée au vainqueur, assurant une confortable majorité. Et bouscule tout le jeu politique de l’hémicycle. Les majorités en effet s’en retrouvent beaucoup plus tenues. Ils sont aujourd’hui quatre candidats, selon le sondage Elabe, à se placer au-dessus de la barre des 10% à partir de laquelle ils peuvent se qualifier pour le second tour. De quoi rendre possible une quadrangulaire de plus en plus probable. Martine Vassal en effet a répété que quoi qu’il arrive elle se maintiendrait, tandis que si les Insoumis répètent « tendre la main à toutes les forces progrès », le Printemps marseillais déplore, par la voix de Benoît Payan, l’« ambition personnelle » de Sébastien Delogu. Or dans cette hypothèse, le Printemps marseillais obtient la majorité minimale dans l’hémicycle, de 56 sièges. De quoi comprendre la pression exercée par l’union de la gauche face aux Insoumis pour qu’ils ne se maintiennent pas au second tour, mais aussi l’importance des équilibres, au sein de la liste de Martine Vassal, face aux différents scénarios du « troisième tour » qui détermineront l’élection du futur maire.

    Ainsi dans le cas d’un retrait des Insoumis au second tour, alors que Sébastien Delogu annonçait ce jeudi soir sur BFMTV qu’il « ferai[t] tout pour faire barrage », le maire sortant pourrait s’appuyer sur une majorité de 65 sièges pour 111 élus, une majorité assez confortable notamment pour faire passer ses budgets alors que le mandat passé a pu démontrer l’érosion de la majorité face à l’exercice du pouvoir. Face à un retrait aujourd’hui peu probable de la candidate de l’union de la droite et du centre, c’est en effet l’extrême droite qui serait la plus grande vainqueure, obtenant 35 sièges dans l’opposition. Un quart seulement des électeurs de Martine Vassal irait vers Benoît Payan, 45% vers l’extrême droite. Et 28% s’abstiendraient.

    Reste la possibilité, encore moins probable, d’un duel entre le maire sortant (DVG) Benoît Payan et le candidat du RN Franck Allisio, un duel dans lequel les deux obtiendraient logiquement le plus grand nombre de sièges. Au prix de la disparition de la droite républicaine et de LFI des scrutins.

    Reste que ces chiffres ne sont que le fruit de sondages, le reflet temporaire de dynamiques de campagne. Dans l’entourage du maire, on souligne ainsi la fragilité de ces données du second tour, sondées quelques secondes au téléphone après le premier tour. De quoi éluder le poids de l’entre-deux tours. À droite, on souligne l’espoir de voir le scrutin se municipaliser davantage, pour jouer sur la stature d’une présidente de collectivité. « Je ne crois pas dans ces sondages qui nous mettent aussi bas », lance le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano. Espérant au moins 25 sièges quand le RN recule. Et de souligner que les 25 prochains jours feront la différence, avec une campagne qui va pouvoir s’accélérer pour remplacer les projections par le verdict des urnes.

  • Benoît Payan en tête d’un sondage, talonné par l’extrême droite

    Benoît Payan en tête d’un sondage, talonné par l’extrême droite

    Ce sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/La Provence/ Le Figaro a été réalisé entre le 9 au 16 février, sur un échantillon de 1 032 personnes représentatives de la population résidente de Marseille âgée de 18 ans et plus, dont 800 inscrits sur les listes électorales.

    Alors que les dernières enquêtes d’opinion donnaient une égalité entre la liste (Printemps marseillais) portée par Benoît Payan et celle de Franck Allisio (RN), avec 30% ou 31% des intentions de vote, ce dernier sondage, publié mercredi, redonne un léger avantage au maire sortant, au premier tour. Benoît Payan (DVG) est en tête (31%) avec deux points d’avance sur le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio.

    Cette enquête confirme un léger recul pour le candidat d’extrême droite (29%), par rapport aux derniers sondages. Mais ce résultat permet au chef de file RN de rester au coude-à-coude avec le maire sortant.

    Ce nouveau sondage confirme également un recul des intentions de vote pour Martine Vassal (DVD), créditée de 21% au premier tour. La candidate de la droite et du centre affichait 26% dans un sondage en décembre dernier(Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio) en décembre dernier, puis 23% dans celui paru le 12 janvier dans nos colonnes (La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA).

    Dans un communiqué de presse publié en réaction à ce sondage, mercredi, la liste menée par la présidente de la Métropole et du Département réaffirme que Martine Vassal est « la seule capable de gagner face à Benoît Payan ». Et d’affirmer : « Il n’y aura aucun retrait, ni accord. Martine Vassal se maintiendra. »

    Du côté de la liste de la France insoumise, le candidat Sébastien Delogu est crédité de 12% au premier tour. Le député des 15-16 élu dans les quartiers nord depuis 2022 compte deux points de moins que dans l’enquête d’opinion publiée par La Marseillaise, le 12 janvier.

    Le candidat Erwan Davoux (divers droite), qui se présente avec Nora Preziosi, et qui se positionne ouvertement contre Martine Vassal, affiche un score stable autour des 2% au premier tour. Rémy Bazzali ,de Lutte ouvrière, reste à 1% des intentions de vote. Le candidat de l’Écologie au centre ,Victor Hugo Espinosa, qui récolte 4% des intentions de vote, a déclaré, ce mercredi, se retirer, dénonçant « un coût de campagne » trop élevé et le danger « que Marseille bascule dans l’extrême droite ».

    Le sondage présente également quatre configurations possibles pour le second tour, en fonction des maintiens ou retraits de divers candidats en lice. Tous donnent la victoire à la tête de liste du Printemps marseillais, mais pas avec la même avance.

    Quadrangulaire

    ou triangulaire serrée

    Dans le cas de figure d’une quadrangulaire, sans désistement, le sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/ La Provence / Le Figaro donne la victoire au maire sortant, mais avec seulement 34% des intentions de vote, contre 32% pour le candidat RN. Martine Vassal gagnerait quant à elle un seul point (22%),et Sébastien Delogu resterait au même score (12%).

    Dans l’hypothèse d’un retrait de la présidente du Département, peu probable au dire de son communiqué, Benoît Payan l’emporterait avec 44%, Franck Allisio suivrait avec 42% et Sébastien Delogu gagnerait 2 points, passant à 14%.

    Dans le cas d’un désistement du candidat insoumis, le Printemps marseillais se démarquerait du candidat d’extrême droite. Dans le cas de cette triangulaire, le maire sortant recueillerait 45%, contre 32% pour Franck Allisio et 23% pour Martine Vassal.

    Dans le cas d’un duel entre le leader du Printemps marseillais et celui Rassemblement national, la liste de Benoît Payan l’emporterait avec 56% des intentions de votes, contre 44% pour le candidat d’extrême droite.

  • Municipales : Benoît Payan en tête, mais talonné par le RN dans un sondage à Marseille

    Municipales : Benoît Payan en tête, mais talonné par le RN dans un sondage à Marseille

    Ce sondage a été mené par téléphone du 9 au 16 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 032 personnes, dont 800 électeurs inscrits à Marseille.

    Le sondage présente également quatre configurations possibles pour le second tour, en fonction des maintiens ou retraits de divers candidats en lice.

  • Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Un dispositif de nettoyage et de collecte cher et inefficace… Les résultats du « plus grand baromètre citoyen jamais réalisé sur la propreté et les déchets à Marseille » dévoilés ce mardi 17 février par le collectif Basta sont finalement peu surprenants. Sur les 3 743 personnes qui ont répondu aux 48 questions, 79% trouvent la ville « très sale », 70% ne supportent plus les crottes de chiens, 40% ne connaissent pas les jours de passage de la collecte et 60% jugent « très prioritaire » de sanctionner les professionnels qui ne respectent pas les règles.

    Se basant sur les données de la Métropole, le collectif a établi que la quantité de déchets par habitant et par an est supérieure à la moyenne régionale, avec 342 kg contre 285, que le tri est à la traîne avec 38 kg d’emballages triés par an et par habitant à Marseille contre une moyenne régionale de 57 kg. Le tout pour un coût qui explose, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères se montant à 245 euros par habitant et par an contre 140 au national, Marseille restant la ville la plus taxée de la Métropole. Face à ces piètres performances, « nous, collectif apartisan mais politique, au service des Marseillaises et des Marseillais, voulons mettre fin à une mauvaise gestion », explique Félix de Monts, de Basta.

    Pression citoyenne

    Après cette étude, un pacte pour Marseille propre, 5 chapitres pour 25 propositions, sera soumis aux candidats. Parmi elles, qu’un élu marseillais soit responsable de la propreté, de la collecte des déchets et des aménagements de voirie nécessaires, la mise en place d’un comité citoyen trimestriel avec une déclinaison par secteur. Et enfin l’organisation d’états généraux.

    « Je signe moi », s’emballe le candidat insoumis, Sébastien Delogu, quand Sébastien Barles, allié de LFI avec son collectif Vaï, se demande comment le pacte peut être opposable. « Moi aussi je signe », embraye Erwan Davoux, de « Marseille pour Tous » pour qui « on ne pourra pas avancer tant que le problème de gouvernance [entre Métropole et Ville] n’est pas résolu. » Une des représentantes du Printemps marseillais constate, elle, que plus de 90% des propositions sont raccord avec les celles de Benoît Payan tandis que du côté de Christophe Madrolle (Union des centristes et écologistes), candidat sur la liste de Martine Vassal (DVD), actuelle présidente de la Métropole, on joue la prudence. « On va le signer ce pacte », promet-il émettant des réserves sur un baromètre dont le collectif a convenu dans ses biais qu’il n’était pas représentatif de tous les Marseillais, avec une surreprésentation des habitants des 5e, 6e et 7e arrondissements au détriment des 13e, 14e et 15e, faute de ressources. « Il faut voir qui compose le futur comité car une résidence dans le 14e et le 8e, c’est pas pareil. Et plus de cantonniers c’est bien mais il faut revaloriser leur statut aussi », nuance-t-il.

    « Nous ne sommes pas candidats, nous voulons faire signer les gens et suivre les indicateurs. On sera là pour vérifier ce qui a été mis en place », martèle Félix de Monts. Le collectif n’excluant pas en dernier recours, de passer par la justice pour se faire entendre.

  • Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Venus de la Busserine, de Font-Vert ou de Font Obscure, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement pour l’inauguration du local de campagne de Tina Biard Sansonetti (DVG), tête de liste du Printemps marseillais dans les 13-14. À l’aise, après avoir fait son entrée sur fond de Jump de Van Halen façon stade Vel’ aux côtés du maire sortant et candidat Benoît Payan (DVG), l’ancienne directrice du centre social de Saint-Joseph met en avant son expérience de terrain.

    « Je pense à Kamel, le premier jour où j’ai pris mes fonctions au centre où quand on parlait des transports, il m’avait qu’il n’y en a pas car “ils ne veulent pas qu’on descende”, je pense à toutes ces femmes qui se battent tous les jours pour simplement vivre dans des logements dignes, je pense à Élodie, Mounira après 20 ans de bataille pour avoir des écoles dignes, je pense à Daniel, Patricia, Gérard pour remettre du beau et avoir un jardin à Shollchaumel », égrène-t-elle.

    « Le RN, ici, on l’a vécu »

    Elle martèle : « Il est temps de transformer ce secteur » qui doit être traité comme « le premier de la ville » car le plus peuplé. Et de promettre de végétaliser la L2, des « grands équipements » avec un centre urbain du Merlan rénové assorti d’une bibliothèque et d’un cinéma, de créer des places de village pour « vivre ensemble », de réhabiliter les co-propriétés dégradées. Mais la mère des batailles reste la lutte contre l’extrême droite dans un secteur tombé aux mains de ce qui était alors le FN en 2014 avec l’élection de Stéphane Ravier. « Le RN ici on l’a vécu, c’est le clientélisme, le recul des services publics de proximité, la discrimination », rappelle-t-elle, estimant qu’il faudra se battre dès le 15 mars.

    Benoît Payan enchaîne, harangue une foule conquise. « De par l’histoire, vous, habitants de ces arrondissements, vous avez été relégués parce que vous ne votiez pas ou vous votiez mal, ou vous n’étiez pas nés dans le bon quartier. Ce n’est rien d’autre qu’une ville qui s’est coupée en deux qui s’est construite ici. C’est face à ces marchands de haine que nous nous dressons », lance-t-il.

    Il prône une politique faite avec « le cœur », sans « promesse d’appartements ou d’emplois », et appelle à agir « ensemble », dénonçant le poison de la division « dans le camp du progrès et de l’écologie. » Une pique claire au candidat LFI, Sébastien Delogu qui a fait des quartiers Nord son terrain favori.

  • À Marseille, la France insoumise présente ses huit têtes de secteur

    À Marseille, la France insoumise présente ses huit têtes de secteur

    Toujours sans QG de campagne, la France insoumise a officiellement présenté vendredi à la presse ses huit têtes de liste de secteur, au 3e étage de l’Artplexe sur la Canebière. Autour de Sébastien Delogu, candidat à la mairie, l’adjoint à la transition écologique (ex-EELV), Sébastien Barles, chef de file dans les 1-7, et un autre baroudeur de la politique locale, jamais élu, Mohammed Bensaada (13-14).

    à leurs côtés, des visages nouveaux. Alladine Abdallah Salim, tête de liste dans les 2-3, parle jeunesse et police de proximité. Léa Bijaoui, positionnée sur les 4-5 et Victoire Diethelm dans les 6-8, parlent justice environnementale et sociale, culture, logement… Candidate sur les 9-10, Myriam Megrahoui insiste sur les transports et la tranquillité publique, quand Radhouane Ouachani, qui mène la liste Marseille Fière et populaire dans les 11-12, revient sur la question des copropriétés dégradées.

    « Une équipe faite de gens qui vivent dans la ville, connaissent ses difficultés au quotidien et portent des engagements et des sujets que se posent les Marseillais », insiste Manuel Bompard, le député marseillais et coordinateur de la France insoumise, présent pour l’occasion.

    Député du secteur où Samia Ghali (DVG) se présente pour le Printemps marseillais, Sébastien Delogu sera n°2 sur la liste des 15 – 16, menée par Rabyata Boinaheri, « une mère de 39 ans qui élève seule ses quatre enfants » à la Granière où elle a grandi. « Nous nous laissons la place au peuple sur nos listes », justifie le député LFI des quartiers nord.

    Mobilisation

    « Nous ne sommes pas dans une guerre des gauches, nous sommes dans une bataille politique avec l’objectif d’appliquer un programme qui réponde aux besoins des habitants (…) On considère qu’il y a une municipalité qui sur un certain nombre de sujets n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire », reprend Manuel Bompard, interrogé sur la relation au reste de la gauche, partie unie sous la bannière du Printemps marseillais (PM).

    Et d’insister sur un adversaire : la droite et l’extrême droite. « Il faut une liste de la France insoumise parce qu’on ne battra pas l’extrême droite sans la mobilisation de secteurs très larges de la population marseillaise qui ne se mobiliseront pas en soutien à l’équipe municipale sortante », martèle le stratège LFI, persuadé que sa liste, créditée de 15% dans les derniers sondages, sera devant le Printemps Marseillais au 1er tour.