Tag: Sébastien Delogu

  • Barles et LFI ont lancé leur campagne dans les 1er et 7e arrondissements de Marseille

    Barles et LFI ont lancé leur campagne dans les 1er et 7e arrondissements de Marseille

    Souffrant, Sébastien Delogu n’était pas là. Mais le portrait du député-candidat LFI à la mairie de Marseille trônait partout, vendredi, pour le lancement de campagne de la liste insoumise dans le 1er secteur où Sébastien Barles (Vaï) sera la tête de liste. à ses côtés, le député Manuel Bompard et Charlotte Deweerdt, la cheffe de la France insoumise sur ces 1er et 7e arrondissements.

    Suppléante d’Allan Popelard, candidat LFI du NFP lors des législatives de 2024 sur la 5e circonscription remportée par Hendrik Davi, le député sortant purgé de la France insoumise, la jeune femme est médiatrice culturelle, programmatrice, notamment sur le festival Aflam consacré au cinéma arabe, et historienne. Elle a travaillé sur le volet école de l’enquête « Marseille en vrai », réponse de la France insoumise au Plan Marseille en grand.

    Face à une cinquantaine de militants réunis au Theatri Afriki Djigui, au cœur de Belsunce, le duo a livré les grandes lignes de leur campagne, sur fond de réquisition des logements vacants et de lutte contre Airbnb. LFI vise l’ouverture d’une école au cœur de Noailles, et celle, au public, du toit terrasse des Galeries Lafayette transformés en vitrine des associations. Les candidats portent aussi la création d’un conseil de quartier, d’une halte soins addictions et entendent débaptiser le boulevard Dugommier pour le nommer Louise Michel.

    En janvier, une agora populaire permettra de décliner le programme municipal à l’échelle du secteur. Ce sera le cas dans d’autres arrondissements. Samedi à Frais Vallon, LFI lance la campagne de Mohamed Bensaada, candidat sur les 13-14 en 2020, et dimanche, celle de Léa Bijaoui dans les 4-5. Autre nom dévoilé, celui de Victoire Diethelm dans les 6-8.

  • Marseille : Sébastien Delogu veut sortir « le Kärcher »

    Marseille : Sébastien Delogu veut sortir « le Kärcher »

    On va nettoyer au Kärcher ce système corrompu. » Ce samedi, pour son premier meeting de campagne en vue des élections municipales, l’insoumis et député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, a joué à fond la carte du dégagisme.

    Dans une salle de la Cartonnerie pleine à craquer, à la Friche de la Belle de Mai (3e), l’élu LFI des quartiers Nord a martelé sa volonté de s’attaquer « aux élus corrompus » de la ville. « Une poignée de petits notables ne survivent que des fruits de la résignation qu’ils engendrent, échangeant des logements sociaux, des postes dans les collectivités et des subventions, contre des allégeances, des services et de l’argent », dénonce-t-il. Comme une reprise du fameux refrain « tous pourris », largement utilisé par l’extrême droite, en mettant tous ses adversaires dans le même panier : « Les candidats qui sont face à nous sont tous les mêmes. Ils nous donnent des leçons de République mais ils sont invisibles quand nous souffrons. »

    Car l’insoumis a notamment débuté son discours en s’attaquant aux violences policières et « aux souffrances des quartiers populaires », dans la foulée d’une intervention d’Assa Traoré, fondatrice du comité Vérité et Justice pour Adama et sœur d’Adama Traoré, mort des suites d’une interpellation par des gendarmes en 2016. En faisant référence à l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère d’Amine Kessaci, militant écologiste marseillais, il persiste et signe dans son tacle des élus locaux et nationaux : « Vous avez fait honte à Marseille en jouant des coudes, autour d’une famille en deuil pour faire oublier votre inaction. Mais quelques heures après, un enfant de 15 ans a reçu une balle dans la tête […]. Et aucun de ces hypocrites que vous avez vu autour de la famille Kessaci n’a dit un mot. »

    Faire cavalier seul

    En ouverture du meeting, le député Manuel Bompard reprenait la même rhétorique mais en faisant des distinctions : « Marseille ne veut pas d’un député touriste d’extrême droite élu de Vitrolles, Marseille ne veut pas de Franck Allisio. […] Marseille ne veut pas d’une incompétente, 8 ans à la tête de la Métropole qui n’a rien fait pour les habitants de la ville [Martine Vassal, Ndlr] ». Et sans retenir ses coups à l’égard de la mairie actuelle : « Marseille ne veut pas d’un maire qui se fait élire à gauche et qui gouverne au centre [Benoît Payan Ndlr]. » Enfin, sur les accusations de division de la gauche alors que la menace du RN plane sur la ville, Sébastien Delogu répond sans sourciller : « Ils nous reprochent de faire cavalier seul, de diviser la gauche… Mais nous ne sommes pas seuls : les vrais écologistes, le peuple qui s’organise sont avec nous. » Il s’appuie notamment sur le soutien de l’élu écologiste, Sébastien Barles, paradoxalement encore adjoint à la mairie, qui avait pris la parole plus tôt dans le meeting : « C’est la vraie tête de liste des écologistes à Marseille. » De quoi vanter un programme basé sur « plus de 200 auditions » et incarné par plusieurs tables rondes pendant le meeting, rassemblant des représentants d’associations de plusieurs quartiers de Marseille.

  • Sébastien Delogu officialise sa candidature à Marseille

    Sébastien Delogu officialise sa candidature à Marseille

    C’est à l’AFP que le député insoumis des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu a choisi d’annoncer dimanche qu’il avait été officiellement investi par La France insoumise pour être la tête de liste aux élections municipales, repoussant une expression directe auprès des autres médias à une date ultérieure. Non sans avoir publié dans le même temps, un « Je suis candidat à la mairie de Marseille ! » sur son compte instagram.

    Sans surprise, LFI présente donc une candidature autonome à Marseille, comme à Lyon et Paris. Les mots du député des quartiers nord sont durs à l’endroit de la majorité actuelle du Printemps marseillais, coalition de gauche menée par Benoît Payan, ex-PS. Il « devait être la rupture avec le système de droite alors qu’en réalité ils cogèrent la ville ensemble » lâche ainsi le député, en référence à la métropole dirigée par la DVD Martine Vassal, également candidate à Marseille. Et d’ajouter : « Je souhaite ramener le peuple au pouvoir et ne pas laisser Marseille aux magouilleurs qui font du favoritisme et du clientélisme comme la ville a toujours connu ». Pourtant, il précise également : « Nous ne fermerons pas la porte au second tour à une union des gauches ».

    La candidature insoumise a bénéficié en novembre du ralliement de Sébastien Barles, adjoint au maire en charge de la transition énergétique et son mouvement écolo-citoyen Vaï. Depuis dimanche, il compte également le soutien du parti du député apparenté LFI Aymeric Caron, la Révolution écologique pour le vivant (REV) via Julie Browne.

    La liste de Sébastien Delogu comportera « des gens engagés pour Marseille » a-t-il affirmé à l’AFP et son programme, présenté ultérieurement, sera axé autour du logement, de la santé et de l’urgence écologique.

    « Il s’agit d’une dangereuse manœuvre de division populaire, sous des accents de fausse radicalité qu’il nous faut démasquer », a réagi Anthony Gonçalves, chef de file des communistes marseillais pour les élections municipales dans un communiqué où il rappelle que le RN « n’a jamais été aussi fort »  et qu’il « menace de s’emparer du pouvoir », et « qu’une droite unie et revancharde, radicalisée » veut « reprendre la main ».

  • Élodie Malek est la tête de liste des Insoumis à Aubagne pour les municipales

    Élodie Malek est la tête de liste des Insoumis à Aubagne pour les municipales

    Cette décision a été prise en plénière, le 28 octobre dernier, par les militants aubagnais de LFI, des sympathisants de LFI, du PCF, de Lutte ouvrière, du Parti ouvrier indépendant, et de non encartés, développe Elodie Malek. Elle a été validée par le comité électoral le 3 novembre. »

    à la question de savoir si d’autres prétendants s’étaient manifestés, elle répond : « Un appel à candidatures a été fait et personne ne s’est désigné, pas même moi. C’est par consensus que j’ai été choisie, tout le monde s’est porté sur mon nom.»

    Originaire de la région parisienne, Élodie Malek est arrivée à Aubagne en 2024 « pour des raisons purement familiales et pour ma fille », explique cette graphiste de profession, militante à LFI depuis 2021. Elle a accepté de relever le défi électoral.

    Pour elle, ses adversaires politiques sont « la droite et son extrême. Gérard Gazay, dont le bilan est catastrophique, avec bétonisation à outrance, spéculation immobilière, précarité des services publics, opacité des décisions, incarne une droite traditionnelle que nous combattons pour ses choix austéritaires et son soutien à des figures comme Retailleau ». Quant à l’extrême droite, elle affirme : « Pour nous, le Rassemblement national n’est pas qu’un simple adversaire politique, c’est un ennemi de la République. »

    Programme bientôt dévoilé

    Alors qu’elle mène campagne depuis début septembre, et que la liste « Changer d’ère » a été présentée fin septembre en présence du député (LFI) Sébastien Delogu, Élodie Malek annonce que le programme sera dévoilé « très prochainement ». Parmi les mesures phares figure la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne, afin de « placer les habitants au cœur des décisions, notamment ceux issus des quartiers populaires et la jeunesse ».

  • Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le collectif « Vaï », indique sa décision de « de s’unir avec la France Insoumise au premier tour des élections municipales de mars 2026 à Marseille pour porter un projet de transformation sociale, démocratique et environnementale, aux côtés de collectifs citoyens et de forces sociales locales. »

    « Les promesses que le changement de majorité avait fait germer lors de l’élection municipale en 2020 n’ont pas été tenues : l’immense espoir suscité par la victoire de Michèle Rubirola, première femme maire de Marseille, en mars 2020 reste à concrétiser » poursuit le collectif, pourtant animé par Sébastien Barles qui avait présenté en 2020 une liste écologiste, au premier tour, concurrente de celle du Printemps marseillais alors emmenée par Michèle Rubirola.

    Le collectif « Vaï » promet de tourner de le dos à la « monarchie municipale » et de porter un « projet de rupture ».

    « Face à l’extrême-droite, nous ne croyons pas à la posture des figures providentielles si courantes dans une Vème République à bout de souffle », ajoute le communiqué qui renvoie au second tour la perspective d’une union des gauches.

    Sébastien Barles acte ainsi sa rupture avec le parti écologiste dont il est suspendu et qui a voté récemment son adhésion à un rassemblement dès le premier tour avec les autres forces du Printemps marseillais. LFI n’a pas encore officialisé de liste. Le député Sébastien Delogu est néanmoins pressenti pour la conduire.

  • Les commerçants de la rue de la République grevés par leurs loyers

    Les commerçants de la rue de la République grevés par leurs loyers

    Avec quelque 13 500 euros de loyer pour 185 mètres carrés, Alain Bétache, gérant du restaurant Chez Alain, rue de la République (2e), préfère jeter l’éponge : incapable d’assurer un montant qui représente plus de 50% de son chiffre d’affaires, il va accepter l’expulsion. Mais il n’abandonne pas pour autant « le combat » : faire en sorte que les loyers des locaux commerciaux soient encadrés, quand le sien relève « de l’emplacement et pas de la superficie » indique-t-il. Chose légale, assure son avocate, Maître Agathe Roblès, même s’il est possible de contester. « Mais la procédure, au fond, est très longue et les commerçants se font expulser avant par une procédure plus rapide, en référé », explique-t-elle.

    Un des commerçants de la rue dénonce des montants prohibitifs établis par des propriétaires « qui sont des fonds de pension et ont donc un objectif de rentabilité à remplir absolument », assure l’un d’entre eux. Tabac, pan cakes, restaurant, « c’est l’hécatombe », assure-t-il. Et de dénoncer, par la même occasion, des problèmes structurels patents, avec des caves qui prennent l’eau.

    La Ville en soutien

    « La Ville nous a soutenus immédiatement », se félicite Alain Bétache, qui se félicite aussi de la tenue de discussions avec le député marseillais Laurent Lhardit (PS). L’élu a déposé, le 14 octobre, une proposition de loi « visant à soutenir et valoriser les commerces de proximité » en encadrant le loyer des baux commerciaux. Parmi les principales mesures : supprimer la charge de la taxe foncière au locataire pour les baux commerciaux et professionnels, favoriser l’installation de commerces de proximité via la modification du Plan local d’urbanisme et permettre aux maires « d’engager une procédure visant à contraindre les propriétaires et bailleurs à remettre leurs locaux commerciaux sur le marché locatif lorsque le taux de vacance commerciale de la commune dépasse les 20% » au moyen d’une préemption « forcée ».

    Une solution nationale avec des leviers locaux que nos commerçants estiment indispensable pour arrêter l’hémorragie. Rue de Rome, rue Saint-Ferréol… La rue de la République n’est pas la seule concernée par les faillites, insiste Alain Bétache, particulièrement inquiet avec le coup d’arrêt mis aux Galeries Lafayette et un potentiel déménagement du Palais de justice.

    Les députés LFI Sébastien Delogu et Manuel Bompard se sont aussi fendus, le 8 octobre, d’une lettre à l’un des principaux bailleurs et au préfet, réclamant au premier une baisse des loyers, au second une révision et un encadrement. En France, plus de 10 000 commerces de détail et d’artisanat ont été perdus entre 2015 et 2020.

  • À gauche, une union pas gagnée des forces en lice pour les municipales

    À gauche, une union pas gagnée des forces en lice pour les municipales

    « Où est l’unité à gauche ? Si on l’a pas au 1er tour, je n’irai pas voter ! », lance, le 19 septembre au Charrel café, un homme à la chevelure blanche. Ce soir-là, le député insoumis des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, est aux côtés de la jeune Élodie Malek, et du retraité Christian Six, désignés en juillet dernier comme les chefs de file de LFI pour les municipales à Aubagne. Il s’agit de lancer de façon officielle la campagne de Changer d’ère. « La tête de liste sera désignée après que le programme soit élaboré », a précisé auparavant Christian Six, tout en assurant qu’il ne serait pas candidat. Avant les questions du public, Élodie Malek (LFI) a donné son point de vue sur l’existence pour l’heure de deux forces à gauche pour les municipales, Aubagne en commun (Écologistes, PCF, PS, Place publique, des citoyens, des membres de LFI… ) étant déjà partie en campagne depuis février dernier. « On nous dira que nous divisons la gauche, en réalité ce sont les compromis et le manque de transparence qui créent des divisions. Nous refusons de rechercher des alliances à tout prix. Nous ne gagnerons pas cette ville en faisant des compromissions », a-t-elle déclaré.

    Une histoire de portes

    Un peu plus tard dans la soirée, Sébastien Delogu explique la méthode LFI et enfonce le clou : « Les chefs de file vont parler de tous les sujets, transports, hôpital (…), établir un programme, et ensuite nous irons voir les forces de gauche pour dire voilà ce qu’on défend, on ne veut pas y déroger. » Si LFI consent à négocier, dans l’entrebâillement de la porte, Jean-Pierre Squillari, joint hier par téléphone, rappelle sa ligne de conduite : « Depuis qu’on a créé le Printemps des Aubagnais, puis Aubagne en commun, nous avons dit que la porte était ouverte à toutes les forces de gauche et les écologistes. Si LFI nous contacte, nous répondrons et puis on discutera. » Il ajoute : « L’union fait la force. La désunion amoindrit la force. » Le militant NPA Hugues Alexis, qui fut trésorier du NPA 13 de 2012 à 2015 et assiste aux réunions à la fois à Changer d’ère et Aubagne en commun, tient lui ce discours : « Personne ne veut dire que la porte est fermée, mais l’impression que ça donne est que personne ne veut vraiment faire un pas vers l’autre… »

  • Les insoumis lancent en solo leur campagne des municipales

    Les insoumis lancent en solo leur campagne des municipales

    Pour les prochaines échéances, on a besoin de rassembler les gens dans une politique de rupture, et surtout dans les quartiers populaires. Elodie Malek et Christian Six font un travail remarquable à Aubagne. Quoi qu’il arrive, je serai à vos côtés pour faire avancer LFI », s’enthousiasme Sébastien Delogu, le député (LFI) des Bouches-du-Rhône. Il est venu apporter son soutien aux deux chefs de file désignés par LFI pour conduire la campagne des municipales sur Aubagne. Au Charrel café, près de 70 personnes assistent à la réunion. « Nous avons tous un rôle à jouer dans cette élection pour reprendre en mains la gestion de la commune », lance Elodie Malek. Autodidacte en graphisme et communication, la jeune maman est au chômage. Christian Six, lui est « un jeune retraité qui s’est battu toute sa vie aux côtes de la CGT ». Après qu’Elodie Malek a énoncé les neuf axes adoptés au niveau national par LFI, à défendre lors des municipales, par exemple « gérer les communs par des régies publiques » ; Christian Six commence à citer de grands thèmes plus locaux.

    Et les risques de division ?

    « Nous voulons une ville qui lutte contre le changement climatique, qui place l’humain au centre. Aubagne doit stopper la prolifération des constructions et rentabiliser les habitations actuelles. Nous voulons une ville plus sociale et solidaire, festive et culturelle. Qui accepte les différences (…) », ditil. Changer d’ère propose de permettre l’organisation de Référendums d’initiative citoyenne sur de grands sujets. Très vite, le public évoque « le risque de division à gauche ». Allusion à l’autre liste, Aubagne en commun. Un homme fait remarquer : « Si on divise les voix de gauche, ça fera la moitié chacun, c’est mathématique. » « À Aubagne, les gens votent 60% à droite et 40% à gauche. Pour moi le cumul des logos ne réglera pas le problème. Il faut redonner aux gens la confiance en la politique et les inciter à aller voter », répond Christian Six. « Les chefs de file sont là pour organiser la campagne, établir un programme, et ensuite nous irons voir les forces de gauche pour dire voilà ce qu’on défend, sur quoi on ne veut pas déroger », éclaire Sébastien Delogu. Interrogé pour savoir s’il allait se présenter aux municipales à Marseille, il nous a répondu que « l’actualité nationale ne le permet pas ». Mais a ajouté : « Ça ne saurait tarder. »