Tag: Sébastien Delogu

  • Amine Kessaci tracte avec « le seul bulletin rempart au RN »

    Amine Kessaci tracte avec « le seul bulletin rempart au RN »

    « C’est compliqué, c’est pourquoi cette sortie se fait si tardivement, s’est expliqué Amine Kessaci devant le parterre de médias. Il y en aura d’autres, parce que j’ai décidé de sortir, d’aller parler aux gens, d’expliquer notre projet. » Exfiltré d’un meeting à Aix en février, c’est encadré par sa sécurité personnelle cagoulée et armée qu’Amine Kessaci est sorti accompagné de jeunes militants du Printemps Marseillais distribuer des tracts sur la place Jean Jaurès ce mardi.

    « Faire campagne dans ces conditions, ce sont des choses pas évidentes, pas faciles », a reconnu en préambule le jeune symbole de la lutte contre le narcotrafic, en remerciant « l’équipe de sécurité, extraordinaire, qui risque sa vie pour moi ». Une sortie que ce combattant de terrain vit cependant comme une nécessité : « Je me suis trop longtemps tu, trop longtemps gardé ça pour moi, ça a créé de la frustration pour moi, qui fait mal à la gauche », a-t-il regretté. Avant de préciser : « La République ne peut pas dire à des gens de ne pas circuler à cause du narcotrafic parce que des gens ont mis un contrat sur ma tête, parce que des gens ont décidé de m’assassiner, donc pour cela, le message est clair et simple : personne dans un État de droit, ne peut m’interdire de me déplacer et d’aller faire campagne. » De nombreux habitants ont salué son « courage », voire, comme Karima, « un grand homme ! Je le soutiens à mille pour cent. C’est à cause des réseaux que j’ai dû m’extirper de Campagne Lévêque ».

    « Sébastien Delogu est un marchepied du RN »

    Tracts, en main, il a exhorté les électeurs à voter « dès le premier tour avec le seul bulletin rempart à l’extrême droite, celui du Printemps marseillais ». Et revenant sur l’élection législative de 2024, il a fustigé la campagne du candidat LFI : « Sébastien Delogu est le marchepied de l’extrême droite, c’est lui qui m’a empêché d’être député, c’est lui qui a fait tomber les 13-14 aux mains du RN. » Lors du meeting du député LFI à Marseille à la Belle de Mai, Jean-Luc Mélenchon avait proposé une « fusion technique » entre les deux listes de gauche au second tour. Amine Kessaci a pour sa part clôt le débat : « Il faut que Delogu agisse en dignité. Si j’étais à sa place, je me retirerais entre les deux tours. » Le camp de Sébastien Delogu a réagi, parlant de « propos diffamatoires ».

  • Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Celle-ci fait suite à une enquête du Monde qui pointait des campagnes de désinformation ciblant LFI, notamment le parlementaire marseillais accusé de viol par des comptes anonymes et des sites trompeurs. Des sources sécuritaires ont indiqué à l’AFP que ces tentatives d’ingérences provenaient de l’étranger. L’enquête pourrait basculer vers le pôle national contre la haine en ligne. « Le lobby pro-israélien Elnet pourrait être impliqué », indique Sébastien Delogu, qui assure : « Ils ne me font pas peur. » « Nous demandons à ce que les autorités de notre pays fassent respecter l’intégrité du processus électoral », appuie le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard. « Si, comme Le Monde l’envisage, le gouvernement israélien est à l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent condamner cette ingérence et prendre toutes les initiatives nécessaires pour que cela cesse », complète-t-il.

  • Jean-Luc Mélenchon exhorte Marseille à résister face au RN

    Jean-Luc Mélenchon exhorte Marseille à résister face au RN

    C’est un Jean-Luc Mélenchon comme à la maison qui a investi, ce samedi, la scène de la Cartonnerie, à la Friche Belle de Mai (3e) pour le meeting de Sébastien Delogu, candidat insoumis à la Ville de Marseille. Un soutien de poids pour un « enfant du peuple de Marseille » qui a su rassembler, sur une liste, « des insoumis et des écolos », insiste le leader de LFI.

    « Benoît Payan, inventeur de la pochette-surprise »

    Fort des « immenses meetings de 2012 et 2017 » sur les plages du Prado et au Vieux-Port, de la présence de 2 500 personnes ce samedi, selon les organisateurs, Jean-Luc Mélenchon est venu « participer à la démonstration de force » face à la menace de l’extrême droite. « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune », assène-t-il, et « cela sera empêché par et grâce à nous ». Il revient sur la place de la ville dans son parcours politique et celui des insoumis : « Marseille qui m’élit, fait de moi le premier président de la gauche radicale depuis des décennies, Marseille qui a élu au premier tour Manuel Bompard et Sébastien Delogu ! »

    Et de s’en prendre au maire sortant, Benoît Payan (DVG), candidat à sa succession, qui selon lui fait partie de ces « personnages dérisoires, comparables d’une ville à l’autre », sans « un projet sans une idée, armés de mépris ». « Quand je viens ici pour préparer mon discours, je demande “qu’est-ce qu’il a fait ?” On me répond “rien” », ironise Jean-Luc Mélenchon. Il en remet une louche « sur les milliards du Grand Marseille qui devait se déverser ici », puis fait dans la blague : « Cet homme est l’inventeur de la pochette municipale surprise. Vous prenez la pochette, y a marqué dessus pochette Rubirola, vous ouvrez, coucou Payan ! »

    Après une longue digression sur la géopolitique internationale, il revient sur la menace d’une extrême droite violente face à la « division de la gauche, (….) un désastre », s’indigne-t-il, fustigeant le PS qui « met tout le monde en grand danger », en ostracisant les insoumis. Pour barrer la route au RN, il ne faut pas se désister, estime-t-il, rappelant la promesse de Benoît Payan de le faire si Sébastien Delogu arrive en tête. Il prône « un accord de fusion technique » comme un « front anti-fasciste ». Et si LFI venait à arriver derrière le Printemps marseillais ? C’est ce qui est demandé plus tard au député Manuel Bompard, Sébastien Delogu le laissant répondre aux questions de la presse. « Nous ferons la même chose, nous l’avons toujours dit », affirme-t-il.

  • À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    La salle de spectacle de la Friche Belle de Mai a fait le plein, ce samedi 7 mars, pour le meeting de Sébastien Delogu, candidat insoumis à la Ville de Marseille, avec en guest-star le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Plus de 2 500 personnes selon l’organisation étaient au rendez-vous.

    Logement, jeunesse, santé, écoles… La tête de liste à la mairie centrale a ouvert le bal, égrenant les grandes lignes de son programme sans oublier d’insister sur le courage du combat des Insoumis, rendant hommage « aux personnes emprisonnés, frappées, éborgnées, mortes pour défendre nos idées et l’intérêt général. » Il promet : « Chaque élu insoumis fera renaître l’espoir d’un avenir meilleur dans cette ville » quand « Marseille se meurt ».

    L’heure est bien vite venue d’accueillir son médiatique patron : « Jean-Luc, tu es chez toi ! » Ce dont ce dernier convient volontiers, avec les « immenses meetings de 2012 et 2017 » sur les plages du Prado. « Marseille c’est un refrain dans ma vie », pose le chef de file de LFI. Il est venu « participer à la démonstration de force » car « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune ».

    Jean-Luc Mélenchon harangue un public conquis : « Nous sommes des enfants du peuple, nous venons d’en bas », « vous voterez par enthousiasme pour un programme, nous ne sommes pas du bétail électoral », estime-t-il, soulignant les mérites de Sébastien Delogu qui a su rassembler.

    « Nous ne sommes pas des antisémites »

    Il revient sur la récente polémique qu’il a déclenché dans des meetings précédents , ironisant que la prononciation du pédo-criminel Jeffrey Epstein. « Je me vois insulté chaque jour quotidiennement. Ils me traitent d’antisémite. Nous ne le sommes pas. Nous ne sommes pas des anti-racistes à géométrie variable », balance-t-il.

    Et de s’en prendre au candidat du Printemps marseillais et maire sortant, Benoît Payan (DVG), dont il souligne l’inaction. « Quand je demande les milliards [du plan Marseille en grand], qu’est-ce qu’il en a fait ? On me répond rien », raconte Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, « cet homme est l’inventeur de la liste municipale pochette surprise. Y marqué pochette Rubirola, vous l’ouvrez et coucou, y a Payan », se marre-t-il.

    De la Chine au Liban

    S’en suit une longue leçon de géopolitique dans un contexte où « l’ordre du monde est en train de s’écrouler. » Il pointe « l’autoritarisme de Trump, signe de l’échec de son autorité », se considère un peu devin, LFI ayant compris avant les autres que « l’ère qui s’ouvre sera celle où la puissance centrale sera celle de la Chine, ce sera le pôle de stabilité du monde. C’est pourquoi la France ne doit pas être alignée sur les États-Unis d’Amérique. »

    Venu « parler de paix », Jean-Luc Mélenchon dénonce le génocide en Palestine, prône le retrait de l’Otan, dénonce une guerre illégale qui a embrasé le Moyen Orient. « L’annexion du Sud Liban est une vieille idée de monsieur Netanyahou », balance-t-il, appelant au « désarmement nucléaire général. » Pour lui, la guerre est « un désastre humain, économique, écologique. Cessez le feu, vous n’avez pas le droit de tirer. »

    Plus inquiétant : « Istres, c’est à côté, c’est une cible dorénavant puisque les avions américains s’y ravitaillent. La seule décision d’avoir accepté que les avions se posent donne ce résultat », s’indigne le leader des insoumis, qui appelle à « construire un front du refus avec les nations qui ne veulent pas la guerre ».

    L’extrême droite, des violents et des voyous

    Autre ennemi : l’extrême droite. « Et voilà le RN et ses brebis galeuses, une brebis même galeuse ce n’est pas dangereux voyons, mais ce sont des néonazis, des sexistes, des racistes. Un sur dix des candidats du RN est un ou une voyou », pointe Jean-Luc Mélenchon.

    Dans ce contexte, la « division de la gauche est un désastre » s’indigne-t-il s’en prenant au Parti socialiste qui « met tout le monde en grand danger », en ostracisant les Insoumis. Pour barrer la route au RN, il ne faut pas se désister, estime-t-il. Et de proposer, si Sébastien Delogu arrive en tête, un accord de fusion technique comme un « front anti-fasciste. « Halte au feu, arrêtez de nous tirer dessus, envoie-t-il. Vous vous mettez dans la main de la droite. »

    S’adressant « aux classes moyennes de Marseille », il leur demande : « C’est le moment de nous aider. Nous avons un enfant du peuple de Marseille à notre tête. »

    Et d’insister sur l’importance de la deuxième ville de France dans un scrutin qu’il estime préalable à la présidentielle : « Ce que nous sommes en train de comparer, c’est la grande confrontation de 2027, Marseille doit résister à la vague brune, car c’est de là, alors, que partira la victoire. »

  • Jean-Luc Mélenchon en meeting pour soutenir Sébastien Delogu à Marseille

    Jean-Luc Mélenchon en meeting pour soutenir Sébastien Delogu à Marseille

    À huit jours du premier tour des élections municipales, la liste de La France insoumise, « Marseille fière et populaire », entend marquer les esprits avec l’un des rendez-vous majeurs de sa campagne. Sébastien Delogu, candidat du mouvement à la mairie de Marseille, organise son grand meeting à la Friche de la Belle de Mai (3e), ce samedi après-midi (15h).

    Pour souligner l’importance de l’événement, Jean-Luc Mélenchon sera présent en invité d’honneur. Le leader insoumis, ancien député des Bouches-du-Rhône, multiplie les déplacements dans toute la France, ces dernières semaines, pour soutenir les candidats LFI. La venue de Jean-Luc Mélenchon intervient dans un contexte de relations tendues avec le maire sortant Benoît Payan (DVG), candidat du Printemps marseillais, rassemblement de la gauche et des écologiste.

    Plusieurs milliers de personnes sont attendues, ce samedi. L’équipe de campagne entend démontrer la capacité du mouvement à mobiliser largement à Marseille, alors que la liste portée par Sébastien Delogu, soutenue par le collectif Vaï! de l’adjoint écologiste au maire Sébastien Barles (3e position), plafonne autour de 15% des intentions de vote, dans les derniers sondages. Pour rappel, le coordinateur national de LFI et député des Bouches-du-Rhône, Manuel Bompard, est également candidat sur la liste, au 29e rang.

  • À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    La France insoumise avait choisi ce lundi de rentrée scolaire pour « sortir d’une campagne de caniveau », dixit la coordinatrice du programme Paola Hartepence, et parler du fond en présentant le volet école de son projet. Autour d’elle, les candidats insoumis partagent leur constat : manque de personnel, opacité, absence de concertation et défaillance du plan école. À la Castellane, Katia Bakri, parent d’élève et membre de l’association Solimam’s, dénonce un déficit d’Atsem. Candidat sur les 1-7, Aurélien Bourneuf pointe le manque d’animateurs sur la pause méridienne.

    Encadrement des élèves

    En réponse, les insoumis proposent d’en recruter 500 et de créer une filière d’animation municipale avec des animateurs formés qui pourraient renforcer les centres sociaux. Objectif : un taux d’encadrement d’un adulte pour 14 enfants en maternelle et d’un adulte pour 18 enfants en élémentaire.

    Sur la transparence, Élise Méouchy, du collectif Vaï, pointe les dossiers techniques amiante incomplets en l’absence de publication des Repérage avant travaux, et rappelle que l’accès à l’information donne la possibilité d’une « vigie citoyenne ». À Saint-Louis Gare (15e), Yasmina Habbache, une parent d’élève candidate sur le secteur, raconte une école rénovée « sans concertation ». L’occasion pour Axel Bruneau, enseignant et responsable du volet bâti scolaire du programme, de dresser un réquisitoire contre le plan école.

    Il critique les marchés globaux de performance, « contraire à l’esprit du Code de l’éducation », et annonce un nouveau plan fait d’écoles plus petites pour améliorer le maillage et faciliter l’entretien. Les vagues 2 et 3 de l’actuel plan ne seraient pas revues, mais la maintenance et l’entretien seront municipalisés après renfort de la brigade technique et intégration de la Spem aux services municipaux. L’occasion d’y ajouter un Plan ombre et fraîcheur, la végétalisation et la piétonnisation des abords des établissements, et la fermeture des rues aux heures d’entrée et de sortie scolaires.

    Les insoumis se fixent enfin l’objectif de remunicipaliser la restauration scolaire en préparant une sortie organisée de la Sodexo en 2029, « un des vrais renoncements du Printemps marseillais », tacle Sébastien Barles, adjoint en charge de la transition, désormais candidat insoumis dans les 1-7. Elle s’accompagnerait d’une gratuité progressive pour tous, estimée à terme à 18 millions.

  • À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    Dans la liste « Marseille fière et populaire » dévoilée ce jeudi, conduite par le député Sébastien Delogu, on retrouve de nombreux fidèles de La France insoumise et les principales figures déjà choisies par le mouvement mélenchoniste pour mener bataille dans les secteurs municipaux.

    On y retrouve aussi, en 3e position, Sébastien Barles, adjoint écologiste au maire de Marseille, exclu de son parti pour avoir fait le choix de monter le collectif Vaï, insoumis-compatible, et sa compagne, la conseillère départementale Nouriati Djambaé, en 8e position. Le militant LGBTQIA+ Alexandre Rupnik, élu écologiste de secteur et ex-candidat de la Nupes, apparaît en 27e position, tandis que la militante de la cause palestinienne Régine Fiorani est en 50e position.

    Annoncé en « position éligible » par l’équipe de campagne, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, est également candidat au 29e rang.

    La liste complète :

    1. DELOGU Sébastien

    2. HARTPENCE Paola

    3. BARLES Sébastien

    4. BIJAOUI Léa

    5. BENSAADA Mohamed

    6. DIETHELM Victoire

    7. TROCMÉ Imrane

    8. DJAMBAE Nouriati

    9. BRUNEAU Axel

    10. IROUCHE Sihem

    11. CORONADO Sergio

    12. DEWEERDT Charlotte

    13. MANSRI El Hocine

    14. SEVIN Kalila

    15. CHAMPION Maxime

    16. GAUDIN Anne-Laure

    17. BOURNEUF Aurélien

    18. IEHL Corinne

    19. BENNAHMIAS Antoine

    20. MEGHRAOUI Myriam

    21. ABDALLAH SALIM Alladine

    22. BENDAOUADJI Inès

    23. FEIX Alexis

    24. ESTEVENS Mouriès Maria

    25. OUACHANI Radhouane

    26. BOINAHERI Rabyata

    27. RUPNIK Alexandre

    28. HESKIA Florence

    29. BOMPARD Manuel

    30. MÉOUCHY Elise

    31. ALI SAID Hassan

    32. DELAUBIER Anne-Marie

    33. DIAS-LACHÈSE Dominique

    34. DUPUY Julie

    35. PRUVOST Bernard

    36. BAKRI Katia

    37. ESPI Frédéric

    38. SONCIN Lisa

    39. TRACOL Samuel

    40. RIPOSATI Daisy

    41. GEISSER Vincent

    42. VOYER Valerie

    43. BENHADDI Salim

    44. BROCHART Eve

    45. MOIROUX Xavier

    46. ESCOT Magalie

    47. LAHMER Samy

    48. MURAGLIA Magali

    49. PEPE-CAHUAC Lucas

    50. FIORANI Régine

    51. AGULLO Olivier

    52. MARTIN Laure

    53. ILLOUL Dorian

    54. MAZMOUR Rhizlane

    55. PINEAU Blaise

    56. SAI Ratiba

    57. AÏN-ESTABLET Vincent

    58. BURO Chantal

    59. SIMON David

    60. HEBBACHE Yasmina

    61. HAJJAJ Alain

    62. HAKIMIAN-PEREZ Lola

    63. BELAROUSSI Mohamed

    64. DALLIER Djamilla

    65. IMBERT Paul

    66. BERRICHE Karima

    67. BRECHET Pierre

    68. HRAGUA Donia

    69. MAROUANE Abderrahmane

    70. NAUROY Manon

    71. BLACHE Philippe

    72. YACOUB Nadine

    73. BELHADJ Benjamin

    74. MAZRHI Fayrouz

    75. AGEORGES Guillaume

    76. GIALLO Jacqueline

    77. BAREK Foukad

    78. MARCHAL Lucie

    79. YOUNÈS Amine

    80. COSMA Marie

    81. JOURDAN David

    82. AOUNALLAH Habiba

    83. RIGAULT Nicolas

    84. CHEVALLIER Sylvie

    85. TOSOLINI Matthias

    86. PREYNAT Leslie

    87. BA Cheikh-Oumar

    88. AMAMI Sihem

    89. FINETTE Charly

    90. BORDIER Gabrielle

    91. BOLZER Nicolas

    92. SIRE Floriane

    93. FALEK Khaled

    94. VALADEAU Hélène

    95. CHERBERO Pierre

    96. Dreyfus Valérie-Elvina

    97. CLAUSSE Quentin

    98. RABINE Alice

    99. AZIZ Otmane

    100. OLLIER Claire

    101. BILLOIS Julian

    102. VEINBERG Véronique

    103. DESCAMPS Lionel

    104. HUILLE Aminda

    105. CHEMINAL Luc

    106. KHELIFI Heinda

    107. GARIN Michel

    108. DIAZ Estelle

    109. TIMRICHT Rabah

    110. MARX Laura

    111. ESCOBAR Rolland

  • L’enjeu du soutien à SOS Méditerranée

    L’enjeu du soutien à SOS Méditerranée

    Six cent six : c’est le nombre de migrants morts ou disparus dans la mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). « Il s’agit du début d’année le plus meurtrier en Méditerranée depuis que l’OIM a commencé à recueillir ces données en 2014 », à travers son projet Migrants disparus, déplore l’agence onusienne. Depuis 2014, l’OIM recense 34 266 morts, dont la plupart en Méditerranée centrale, la route migratoire la plus meurtrière au monde. À titre comparatif, c’est légèrement moins que l’ensemble de la population du 7e arrondissement de Marseille et davantage que la totalité des habitants de la commune de Marignane. À noter qu’il ne s’agit là que des naufrages documentés, qui sait combien d’âmes ont sombré au fond de ce cimetière à ciel ouvert ?

    Les bouleversements géopolitiques ponctués de guerres, de changements de régime, de persécutions religieuses et sexuelles, de répression politiques favorisent ces départs qui se succèdent de même que les naufrages, faute de politique européenne coordonnée sur la question. Des ONG, telles que SOS Méditerranée tentent de pallier l’inaction de l’Europe. Si l’association européenne de recherche et de sauvetage fonctionne à 91% de dons privés, les 9% restant sont issus des subventions de 143 collectivités dites « solidaires ». Marseille, figure en pole position, devant Paris.

    L’an dernier, la municipalité de gauche a ainsi octroyé une subvention à hauteur de 130 000 euros à l’association. « C’est une obligation et une fierté pour la Ville de Marseille d’être le premier soutien en France de SOS Méditerranée. (…) Nous sommes une ville méditerranéenne et on refuse de détourner le regard sur ce qui se passe sous nos yeux », clame Audrey Garino, adjointe PCF au maire en charge de la Solidarité. « Bien évidemment, nous continuerons. Non pas par idéologie mais parce que le droit international n’est pas respecté, parce que l’Union européenne et ses États membres sont volontairement défaillants sur cette question », renchérit l’élue.

    Fracture politique

    À l’approche des élections municipales, le sujet est remis sur la table par la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal : « Si je suis élue maire, il n’y aura plus aucun centime versé à SOS Méditerranée et aux associations similaires. Je n’encouragerai pas le trafic d’êtres humains par dogmatisme politique », assurait-elle dans un communiqué transmis en janvier au JDD, désormais propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré. « On n’est pas dupes de la posture électoraliste. On s’inquiète de ce basculement de rhétorique dont on a l’habitude de l’extrême droite et qui n’est pas surprenante de leur part. En revanche, que cela vienne de candidats qui se revendiquent d’une droite républicaine c’est franchement inquiétant », déplore-t-on au sein de l’ONG.

    Car cette position est aussi celle défendue par Franck Allisio, le candidat du Rassemblement national à Marseille, qui promet lui aussi de mettre fin à ces subventions. « Marseille n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde », justifie Sandra Blanchard, cofondatrice du mouvement « Une génération pour Marseille ». Pour l’avocate, qui figure dans la liste de Martine Vassal pour le conseil municipal, « ces 130 000 euros auraient pu être affectés à des clubs sportifs, des associations qui s’occupent des jeunes dans les quartiers ou pour lutter contre la pauvreté », estime-t-elle.

    Dans le camp de Sébastien Delogu, qui maintiendrait ces subventions s’il était élu maire, ces propos sont jugés « scandaleux » : « SOS Méditerranée ne favorise pas l’immigration illégale mais sauve des vies. Même au Moyen-Âge on ne laissait pas les gens mourir en mer ! », gronde Hedi Bounouar, directeur de campagne du candidat insoumis. « Ce que dit Martine Vassal est dans la lignée de la campagne qu’elle mène : de caniveau et d’extrême droite. Pour nous, l’argent des Marseillaises et des Marseillais doit servir à la collectivité. S’il y a bien des personnes mal placées pour dire cela, ce sont celles mises en examen pour détournement de fonds publics, ce qui n’est pas le cas de SOS Méditerranée », tacle-t-il.

  • Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    Une commémoration aux flambeaux pour « les victimes du fascisme »

    « Marseille reste et restera antifasciste ». C’est le message unanime porté par les plusieurs centaines de personnes qui ont répondu à l’appel d’organisations telles que Riposte Antifasciste, Quartiers antifascistes 13 ou encore Ciao Facho, ce mardi soir, pour un rassemblement aux flambeaux.

    À grands coups de « Siamo tutti antifascisti », l’objectif était de « commémorer toutes les victimes du fascisme ». Comme une réponse à la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite à Lyon, le 14 février dernier, après une rixe et un lynchage avec des militants antifa’. « On veut éradiquer les idées fascistes, pas forcément les personnes. Mais le corps de ce militant n’était même pas encore froid que l’extrême droite avait son récit de fait. Le soir même, ils se félicitaient que ce drame offrait une justification à leurs violences », explique au micro Nina, représentante de l’Union étudiante à Aix-Marseille. Dans la même lignée, un membre de Riposte Antifasciste dénonce : « S’il y a un antifascisme de rue, c’est car l’État ne nous protège pas. Solidaires et la CGT Rhône ont subi des attaques, des menaces de morts… ».

    Les participants ont d’ailleurs largement énuméré toutes les morts et drames en lien avec des actions de l’extrême droite et ses groupuscules. Le député insoumis Sébastien Delogu a également pris la parole, en rappelant la mort d’Ibrahim Ali, tué en 1995 par des colleurs d’affiches du FN à Marseille. Une intervention régulièrement coupée par des slogans lancés par les manifestants et quelques interpellations salées : « Va faire ta campagne ailleurs. »

    En tout cas, la « poursuite du combat » a été lancée avec la date du 14 mars prochain à l’appel de la Marche des solidarités cette-fois.

  • À Marseille, l’hypothèse d’une majorité sur le fil

    À Marseille, l’hypothèse d’une majorité sur le fil

    Et si la prochaine majorité du Printemps marseillais ne tenait qu’à un siège ? Avec toutes les précautions que nécessite un tel exercice, c’est bien la composition de l’hémicycle municipale qui ressort du sondage Elabe publié par La Provence, BFMTV et Le Figaro ce mercredi soir, en projetant les intentions de vote pour le second tour dans le scénario d’une quadrangulaire.

    La réforme du scrutin des municipales à Paris, Lyon et Marseille (dite loi PLM) rebat en effet les cartes des équilibres politiques. Pour la première fois depuis 1959, les Marseillais désigneront directement les élus du conseil municipal, lesquels choisiront le prochain maire dans ce « troisième tour » du scrutin.

    Prime majoritaire

    Avec cette réforme, le candidat arrivé en tête du second tour obtiendra automatiquement un quart des sièges de l’hémicycle, soit 28 élus, tandis que les sièges restants sont attribués proportionnellement entre les listes présentes au second tour. Cette prime majoritaire reste en deçà du droit commun, ce qui avait suscité un débat à l’Assemblée nationale : dans les autres communes, la moitié des sièges est attribuée au vainqueur, assurant une confortable majorité. Et bouscule tout le jeu politique de l’hémicycle. Les majorités en effet s’en retrouvent beaucoup plus tenues. Ils sont aujourd’hui quatre candidats, selon le sondage Elabe, à se placer au-dessus de la barre des 10% à partir de laquelle ils peuvent se qualifier pour le second tour. De quoi rendre possible une quadrangulaire de plus en plus probable. Martine Vassal en effet a répété que quoi qu’il arrive elle se maintiendrait, tandis que si les Insoumis répètent « tendre la main à toutes les forces progrès », le Printemps marseillais déplore, par la voix de Benoît Payan, l’« ambition personnelle » de Sébastien Delogu. Or dans cette hypothèse, le Printemps marseillais obtient la majorité minimale dans l’hémicycle, de 56 sièges. De quoi comprendre la pression exercée par l’union de la gauche face aux Insoumis pour qu’ils ne se maintiennent pas au second tour, mais aussi l’importance des équilibres, au sein de la liste de Martine Vassal, face aux différents scénarios du « troisième tour » qui détermineront l’élection du futur maire.

    Ainsi dans le cas d’un retrait des Insoumis au second tour, alors que Sébastien Delogu annonçait ce jeudi soir sur BFMTV qu’il « ferai[t] tout pour faire barrage », le maire sortant pourrait s’appuyer sur une majorité de 65 sièges pour 111 élus, une majorité assez confortable notamment pour faire passer ses budgets alors que le mandat passé a pu démontrer l’érosion de la majorité face à l’exercice du pouvoir. Face à un retrait aujourd’hui peu probable de la candidate de l’union de la droite et du centre, c’est en effet l’extrême droite qui serait la plus grande vainqueure, obtenant 35 sièges dans l’opposition. Un quart seulement des électeurs de Martine Vassal irait vers Benoît Payan, 45% vers l’extrême droite. Et 28% s’abstiendraient.

    Reste la possibilité, encore moins probable, d’un duel entre le maire sortant (DVG) Benoît Payan et le candidat du RN Franck Allisio, un duel dans lequel les deux obtiendraient logiquement le plus grand nombre de sièges. Au prix de la disparition de la droite républicaine et de LFI des scrutins.

    Reste que ces chiffres ne sont que le fruit de sondages, le reflet temporaire de dynamiques de campagne. Dans l’entourage du maire, on souligne ainsi la fragilité de ces données du second tour, sondées quelques secondes au téléphone après le premier tour. De quoi éluder le poids de l’entre-deux tours. À droite, on souligne l’espoir de voir le scrutin se municipaliser davantage, pour jouer sur la stature d’une présidente de collectivité. « Je ne crois pas dans ces sondages qui nous mettent aussi bas », lance le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano. Espérant au moins 25 sièges quand le RN recule. Et de souligner que les 25 prochains jours feront la différence, avec une campagne qui va pouvoir s’accélérer pour remplacer les projections par le verdict des urnes.