Tag: sciences

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards à Berthe, La Seyne

    [C’est l’été] Les petits débrouillards à Berthe, La Seyne

    En comprenant les phénomènes scientifiques, chacun peut mieux analyser son environnement, prendre des décisions éclairées et s’impliquer dans la vie de son quartier.

    Les Petits Débrouillards ne cherchent pas uniquement à transmettre des savoirs. Ils souhaitent donner envie d’agir, d’expérimenter, de proposer des solutions et de participer à la construction d’une société plus juste, plus démocratique et plus durable.

    Perceuses, pinceaux et bonne humeur étaient de sortie ! Jeunes et bénévoles retroussent leurs manches pour aménager le futur Tiers-Lieu de la Gare. Un chantier participatif où chacun apporte ses idées et son énergie pour préparer l’ouverture du 5 septembre. Plus qu’un chantier, une aventure collective animée par Marion.

  • [C’est l’été] Préparer l’éclipse solaire à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille

    [C’est l’été] Préparer l’éclipse solaire à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille

    à partir de 18h, dans l’auditorium de la bibliothèque régionale située quartier Belsunce, ce mercredi 29 juillet, Michel Marcellin, astrophysicien, évoquera les éclipses qui ont eu lieu à Marseille au XVIIIe et XIXe siècle. Le scientifique précisera également quels sont les bons gestes à respecter pour observer celle qui va avoir lieu en 2026 en toute sécurité.

    Sur inscription à www.academie-sla-marseille.fr

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards à La Rode, Toulon

    [C’est l’été] Les petits débrouillards à La Rode, Toulon

    Les Petits Débrouillards installent souvent leurs expériences au pied des immeubles, sur une place ou dans un parc. La rue devient un véritable laboratoire à ciel ouvert, où chacun peut s’arrêter, observer et participer.

    Cette présence au cœur des quartiers permet d’aller vers les habitants, y compris ceux qui ne fréquentent pas les structures culturelles ou éducatives. La science sort de ses murs et devient un bien commun, accessible à tous.

    Dans le quartier de La Rode à Toulon, Les Petits Débrouillards ont donc transformé le parc en laboratoire à ciel ouvert ! Cette semaine d’expériences sur l’alimentation a non seulement réuni tous les âges, mais a aussi favorisé la rencontre entre habitants et associations partenaires pour écouter les besoins du quartier et construire ensemble les prochaines animations. Ici, l’atelier était animé par Amélie.

  • [Entretien] Matthieu Ménager, chercheur : « Le Costa Rica invite à dépasser les définitions classiques d’aires culturelles »

    [Entretien] Matthieu Ménager, chercheur : « Le Costa Rica invite à dépasser les définitions classiques d’aires culturelles »

    La Marseillaise : Qui étaient les habitants de l’actuel Costa Rica il y a entre 2 500 et 1 400 ans ?

    Matthieu Ménager : Nous avons du mal à les caractériser et à les nommer. Certains chercheurs ont parlé de « zone intermédiaire », puis de populations chibchas – du nom d’une langue encore parlée par une population autochtone, mais nous ignorons si elle était parlée à l’époque. Aujourd’hui, certains parlent d’aire « isthmo-colombienne », mais ce n’est toujours pas très satisfaisant.

    Que sait-on de ces populations ?

    M.M. : Elles étaient structurées sous forme de sociétés hiérarchisées, probablement regroupées autour de pouvoirs locaux contrôlant différents territoires. Mais les objets que nous retrouvons témoignent d’un patrimoine culturel moins homogène que dans d’autres zones, comme celle des Mayas qui est une zone culturelle à part entière. Au Costa Rica, c’est moins évident et cela invite à dépasser les définitions classiques d’aires culturelles pour imaginer quelque chose de plus dynamique.

    Qu’apporte votre étude sur les objets en pierres vertes ?

    M.M. : Elle permet de mieux comprendre les interactions entre les populations de la région à l’époque. Il y avait probablement des contacts entre les élites mayas et celles du Costa Rica. Car, parmi les pierres vertes étudiées, seul le jade témoigne clairement d’échanges à longue distance entre les deux régions. Or il est associé aux objets de la royauté maya et se retrouve au Costa Rica dans les tombes de personnages apparemment importants. Il reste à savoir la raison de ces échanges.

  • [Week-end] Le jade, ce minéral absent du Costa Rica mais très utilisé il y a 2 000 ans

    [Week-end] Le jade, ce minéral absent du Costa Rica mais très utilisé il y a 2 000 ans

    Il y a environ 2 500 ans, les habitants de l’actuel Costa Rica se mettent à produire des objets en pierre verte : perles, pendentifs… et surtout des « dioses hachas » – des petites figurines rituelles les typiques de la région. Mais de quoi sont-ils faits ? La pierre verte peut aussi bien être du quartz, de la serpentine, du jade… « Difficile de le savoir à l’œil nu, admet Matthieu Ménager. Cela n’avait jamais été étudié précisément sur des objets au contexte archéologique connu. » C’est-à-dire des objets dont on sait l’origine et quand ils ont été produits. « Beaucoup ont été pillés, précise le chercheur à l’Université d’Avignon. Cela induit des biais et une perte d’information. »

    Avec ses collègues du projet MayaCosta, le chercheur a sélectionné plus de 900 objets au contexte archéologique clair, issus de 54 sites du Costa Rica et conservés dans deux musées : le Musée national du Costa Rica et le Muséum d’histoire naturelle de Carnegie, à Pittsburgh (États-Unis). Les analyses révèlent une variété de minéraux qui sont très souvent ceux présents sur place – la serpentine ou le quartz, par exemple. « Les artisans utilisaient principalement des matériaux disponibles localement qui ne semblent pas avoir été échangés d’une région archéologique à l’autre », pointe Matthieu Ménager. Sauf pour un minéral : le jade, pour lequel il n’y a pas de gisement au Costa Rica. « Les blocs et objets en jade venaient donc de plus loin et il existait des échanges inter-régionaux », ajoute le chercheur.

    Trois gisements

    Le jade était donc particulièrement apprécié. « Le côté symbolique a dû jouer, estime Matthieu Ménager. C’est une pierre qui était déjà importante chez les peuples olmèques. » C’est-à-dire il y a plus de 3 000 ans parmi ces populations établies sur la côte du Golfe du Mexique. Mais c’est aussi une pierre très dure aux coloris allant du vert au bleu. « Le bleu était très prisé des populations précolombiennes du Costa Rica », précise le chercheur.

    D’où vient ce jade utilisé par les populations costaricaines de l’époque ? « Il n’y a que trois gisements connus dans la région », relève Matthieu Ménager. Un au Guatemala, un en République Dominicaine et un autre à Cuba. Des glyphes sur les objets évoquaient une relation avec le Guatemala, à environ 1 000 kilomètres au nord-ouest, là où vivait une grande partie de la civilisation maya. « Nos analyses semblent confirmer cette origine », glisse le chercheur, précisant que l’étude est faite et l’article en cours de rédaction. « Peut-être ces objets en jade étaient-ils importés en échange de coquillages prisés des élites mayas : des espèces de spondyles absentes des côtes de la zone maya mais abondantes sur celles du Costa Rica, avance-t-il. Il nous faut encore confirmer cette hypothèse. » Tout comme il reste à éclaircir pourquoi, il y a 1 400 ans, le jade disparaît des objets façonnés au Costa Rica.

    REPÈRES

    MayaCosta

    C’est le projet financé par l’Agence nationale de la recherche dans le cadre duquel a été réalisée cette étude. Il vise à étudier les échanges de biens précieux entre Mayas et habitants du Costa Rica à l’époque précolombienne.

    Mayas

    Cette civilisation a vécu en Amérique Centrale, principalement dans les territoires correspondant au sud du Mexique, au Guatemala et à certaines parties du Honduras et du Salvador, sur environ 3 000 ans. L’arrivée des colons espagnols au XVIe siècle a bouleversé les sociétés mayas.

    Jade

    Depuis le Néolithique, cette pierre verte est utilisée pour faire des objets symboliques. Le terme désigne deux matériaux : le jade à jadéite et le jade néphrite. Des gisements du premier sont connus au Guatemala et dans les Alpes italiennes. On trouve le second plutôt en Chine, en Russie, en Nouvelle-Zélande et au Canada.

  • Acétamipride : la loi est votée, la question scientifique reste entière

    Acétamipride : la loi est votée, la question scientifique reste entière

    Dans la nuit du 20 au 21 juillet, l’Assemblée nationale a adopté, par 296 voix contre 224, les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Le texte ouvre la voie à une réintroduction dérogatoire de l’acétamipride pour la filière noisette, pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans, et du flupyradifurone – une substance apparentée – pour la betterave sucrière, la pomme et la cerise. Le Sénat se prononce une dernière fois ce mardi ; une saisine du Conseil constitutionnel a été annoncée.

    Le vote est acquis. La question scientifique, elle, ne l’est pas.

    En tant que vétérinaire ayant consacré une grande partie de mon activité à la santé des abeilles, je comprends les difficultés des producteurs. La filière noisette a subi des pertes lourdes face à des insectes ravageurs contre lesquels les solutions autorisées se sont révélées insuffisantes. Ces difficultés sont réelles et méritent des réponses. Mais une réponse législative ne fait pas disparaître un fait toxicologique.

    Le principal argument avancé en faveur de l’acétamipride est qu’il serait moins toxique que les autres néonicotinoïdes. L’affirmation ne vaut que pour une exposition unique et massive. Or les pollinisateurs sont exposés de façon continue, à faibles doses, tout au long de la saison. Les travaux disponibles décrivent une flore intestinale perturbée, une espérance de vie réduite chez les ouvrières, des altérations du développement et des effets sur le système nerveux. Pris isolément, ces effets paraissent modestes. Cumulés aux autres facteurs de stress – parasites, maladies, raréfaction des fleurs, dérèglement climatique – ils fragilisent durablement les colonies. C’est précisément ce que l’évaluation réglementaire, centrée sur la dose qui tue rapidement l’animal, ne capte pas.

    Sur la santé humaine, l’argument de l’innocuité s’est encore affaibli. En 2024, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a divisé par cinq la dose journalière admissible de l’acétamipride ainsi que le seuil d’exposition ponctuelle. Le motif est explicite : des incertitudes majeures sur les effets possibles de la substance sur le cerveau en formation, chez le fœtus et le jeune enfant. L’agence a également relevé que son potentiel de perturbateur endocrinien n’a jamais été évalué selon les méthodes en vigueur, et la Commission européenne a engagé un réexamen de son autorisation. Réintroduire une molécule au moment même où l’agence européenne divise par cinq son seuil de sécurité relève d’un calendrier difficile à défendre.

    L’enjeu dépasse la production de miel. Les insectes pollinisateurs assurent la reproduction de près de 84% des espèces cultivées en Europe. Les protéger n’est pas s’opposer aux agriculteurs : c’est préserver l’un des fondements biologiques de leur activité. Il n’y a pas, d’un côté, l’agriculture et, de l’autre, la biodiversité. Il y a une agriculture qui dépend de la biodiversité.

    La question concerne aussi notre alimentation. Une enquête rendue publique en juillet 2026 par l’Unaf et Agir pour l’Environnement a mis en évidence des résidus de néonicotinoïdes, dont l’acétamipride, dans plusieurs miels commercialisés ainsi que dans deux références de pâte à tartiner ; l’acétamipride était le résidu le plus concentré dans sept des dix miels analysés. Les concentrations restent inférieures aux limites réglementaires – mais ce constat rassure moins qu’il n’y paraît : la limite applicable au miel a été relevée à plusieurs reprises depuis 2008, jusqu’à une valeur environ vingt fois supérieure à la limite initiale, et il n’en existe aucune pour les pâtes à tartiner. Une conformité obtenue en déplaçant le seuil n’est pas une garantie sanitaire.

    Le texte confie à l’Anses la responsabilité d’accorder les dérogations, au nom de l’indépendance de l’expertise scientifique. C’est un garde-fou réel, et il faut le dire. Mais les députés ont ensuite rejeté l’amendement qui aurait porté de deux à six mois le délai laissé à l’agence pour instruire une demande. On demande donc à l’expertise scientifique de trancher, tout en lui refusant le temps de le faire sérieusement. Ce n’est pas un détail de procédure : c’est la différence entre une évaluation et une formalité.

    Des alternatives existent et sont documentées : rotations des cultures, haies, bandes fleuries et couverts végétaux, lutte biologique, diversification des systèmes de culture, accompagnement technique des producteurs. Elles sont plus lentes et plus coûteuses à mettre en place qu’une pulvérisation. Elles ne créent pas de dépendance. L’Inrae estime qu’il faut trois à cinq ans pour doter la filière noisette de solutions pleinement satisfaisantes : ce délai est un argument pour financer massivement la transition, pas pour suspendre l’interdiction en espérant que le problème se règle seul.

    Les abeilles sont les sentinelles de notre environnement. Lorsqu’elles nous alertent, il est imprudent de détourner le regard. L’histoire de la santé publique – de l’amiante au chlordécone – montre invariablement qu’il est moins coûteux de prévenir que de réparer. Le Conseil constitutionnel sera saisi ; il reviendra ensuite à l’Anses d’examiner chaque demande. Que ces deux instances disposent des moyens et du temps de faire leur travail : c’est désormais la seule chose qui sépare une dérogation encadrée d’un renoncement.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards à Ste Catherine, Avignon

    [C’est l’été] Les petits débrouillards à Ste Catherine, Avignon

    L’une des forces des Petits Débrouillards est de proposer une pédagogie active. Les participants manipulent, expérimentent, testent et recommencent. L’erreur n’est pas un échec, mais une étape normale de l’apprentissage.

    Dans les quartiers, cette approche valorise les compétences de chacun et chacune. Les enfants, les jeunes et les adultes deviennent acteurs de leurs découvertes. En construisant eux-mêmes les expériences, ils développent leur curiosité, leur autonomie et leur esprit critique.

    À Sainte-Catherine, un quartier d’Avignon (Vaucluse), les habitants ont retrouvé avec enthousiasme le festival Embarquement Immédiat. Toute la semaine, les enfants sont revenus, chaque jour, participer à des expériences ludiques autour des saveurs, des saisons et de l’alimentation, dans une ambiance conviviale au pied des immeubles grâce à de nombreux ateliers animés par Rudel notamment.

  • [C’est l’été] Bestiaire imaginaire à Saint-Paul-sur-Ubaye

    [C’est l’été] Bestiaire imaginaire à Saint-Paul-sur-Ubaye

    Une exploration à travers les sciences, l’art et l’imaginaire, qui nous éclaire sur les rapports des sociétés humaines avec la nature lors de cette conférence aux côtés de François Breton et en partenariat avec le parc national du Mercantour à l’Encabané.

    De 18h à 19h30. Gratuit.

  • Île des Embiez : Inauguration d’une plateforme scientifique

    Île des Embiez : Inauguration d’une plateforme scientifique

    Ce centre technique régional et national de 600 m² dispose d’installations expérimentales de pointe, dédiées à la recherche sur des thématiques clés : aquaculture innovante, sécurité alimentaire, bioremédiation, solutions fondées sur la nature, restauration écologique et conservation d’espèces menacées. Ce nouvel outil a vocation à favoriser les échanges entre acteurs académiques, scientifiques et privés, à soutenir les activités de recherche, de surveillance et d’innovation sur le littoral, et à sensibiliser les décideurs politiques en promouvant les bonnes pratiques. Catherine Chabaud se rendra par ailleurs sur l’Île de Port-Cros vendredi pour une nouvelle séquence liée à la protection du littoral et de la biodiversité méditerranéenne.

  • [Biodiversité] L’étau se resserre sur le lièvre variable alpin

    [Biodiversité] L’étau se resserre sur le lièvre variable alpin

    Difficile d’apercevoir le lièvre variable dans les Alpes : il vit plutôt la nuit et c’est un roi du camouflage avec un pelage qui blanchit en hiver. Cela pourrait être encore plus difficile demain tant le réchauffement climatique le pousse vers les sommets, le cantonnant à des « îlots dans le ciel » (« sky islands », en anglais) desquels il peine à s’échapper. Sans compter qu’il entre en compétition avec le lièvre d’Europe, qui peuple d’ordinaire les plaines mais tend à monter en altitude. C’est ce que révèle une étude publiée dans Global Change Biology. « C’était attendu mais notre modèle offre une vision à grande échelle de la connectivité génétique des deux espèces sur les Alpes françaises », résume Jérémy Larroque, ancien chercheur au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier, aujourd’hui à l’Université de Lyon, et premier auteur de l’étude.

    Des analyses ADN sur des échantillons prélevés sur des individus chassés et des crottes ramassées sur le terrain permettent de dire où se trouvent les lièvres variables et les lièvres d’Europe et où ils sont capables de passer ou pas. Il montre aussi la compétition entre les deux qui ne peuvent parfois pas coexister. « Nous savions que cela existait car en Scandinavie, quand le lièvre d’Europe a été introduit au XIXe siècle, il a repoussé le lièvre variable vers le nord », souligne Jérôme Letty, chargé de recherche à l’Office français de la biodiversité, à Pérols, et coauteur de l’étude. La même chose se produit dans les Alpes, mais vers les sommets.

    Corridors

    Le lièvre variable pourrait-il disparaître de nos montagnes ? « Si le réchauffement climatique se poursuit, c’est une possibilité, estime Jérôme Letty. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est sans doute passé dans les Pyrénées. » Le lièvre variable y était présent lors de la dernière glaciation, au Paléolithique, avant de disparaître. « Les Alpes sont aujourd’hui la limite la plus au sud de son aire de répartition. C’est là qu’il est le plus exposé », ajoute le chercheur. De plus, l’isolement des populations en altitude renforce le risque de consanguinité et menace la pérennité de l’espèce.

    Pour l’heure, le modèle identifie des corridors à protéger à moyenne altitude afin que le lièvre variable puisse continuer à se disperser. « Nous pourrions imaginer y limiter le développement humain, glisse Jérémy Larroque. Mais la montagne reste un lieu avec des contraintes liées à l’urbanisation et au tourisme. » Les chercheurs mentionnent aussi les lâchers de lièvres d’Europe pour la chasse récréative qui pourraient favoriser l’expansion de l’espèce, au détriment du lièvre variable. « Il n’y a aucune réglementation à ce sujet en France », écrivent les auteurs. Quant à la hausse des températures qui pousse le lièvre variable en altitude, la solution pour y remédier est bien connue : limiter les émissions de gaz à effet de serre.