Tag: Santé

  • Vers la fin des parkings payants à l’hôpital ?

    Vers la fin des parkings payants à l’hôpital ?

    La proposition de loi était jusque-là passée inaperçue cet été. Leurs auteurs viennent de communiquer dessus : le 11 juillet, trois députés LFI-NFP, dont le vauclusien Raphaël Arnault, ont déposé un texte « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». « Que l’on vienne pour se soigner ou pour porter soutien et réconfort à un proche, la première chose que l’on voit lorsqu’on arrive à l’hôpital public : une barrière. Et la seule façon de l’ouvrir, c’est de sortir sa carte bleue », déplore Raphaël Arnault.

    Un état de fait en cours à Avignon depuis bientôt trois ans, où l’actuelle direction a mis fin à la gratuité du site, confiant à Q-Park l’exploitation du stationnement. Le directeur relativise aujourd’hui les tarifs avec un ticket moyen à 2,50 euros et 45 minutes de gratuité. « Il y a quelques mois un homme a dû payer 200 euros de parking à l’hôpital d’Avignon pour avoir veillé sur sa femme mourante », rappelle le député. Pour l’heure, les autres hôpitaux publics de Vaucluse (Orange, Carpentras, Cavaillon) conservent leurs parkings gratuits.

    « La mise en place de parcs de stationnement payants dans des établissements publics de santé est un modèle qui se généralise en France : seul un quart des parkings des hôpitaux publics sont toujours gratuits. Nous assistons à une privatisation rapide qui entraîne des coûts importants et supplémentaires pour les usagers alors qu’une hospitalisation ou une urgence n’est jamais un choix », dénoncent Raphaël Arnault et ses homologues, Sandrine Nosbé (9e circonscription de l’Isère) et Pierre-Yves Cadalen (2e circonscription du Finistère).

    La proposition de loi, fruit d’un « échange constant avec les organisations syndicales et les associations d’usagers des différents hôpitaux », est composée de trois articles. L’un d’eux stipule que « les parkings ne devront plus faire l’objet de contrats de concession et permet de résilier ceux existants ». Du côté de Raphaël Arnault, on espère que le texte, inscrit à la niche parlementaire de la France insoumise, soit étudié en commission des affaires sociales fin novembre. Avec l’espoir réel d’être adopté « s’il n’y a pas d’obstruction », la mesure faisant plutôt consensus à gauche et au RN.

  • Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    « Cela fait depuis mars que l’on travaille pour faire une belle fête pour tous les Marseillais », se félicite Nacer Azzoug, directeur du centre social de la Rouguière. Sur le Vieux-Port, à côté de l’hôtel de ville, les centres sociaux vont investir l’espace pour proposer des animations et présenter à tous les Marseillais leur travail. De 11h30 à 20h30, des repas, spectacles, ateliers et DJ sets seront organisés sur la place Bargemon. Un emplacement stratégique pour Nacer Azzoug : « de la Solidarité à Bonneveine, on se retrouve au milieu et tout le monde se rencontre ».

    Lancé pour la première fois il y a trois ans à l’initiative de la ville de Marseille, cet événement est financé par la Municipalité, mais entièrement organisé par les centres sociaux. Après la ligue de l’enseignement et l’Ifac, c’est l’association Synergie family qui prend cette année en charge l’organisation en travail étroit avec les autres fédérations.

    « L’objectif de cet événement, c’est quand même de valoriser le travail qui est fait, qui est dans l’ombre, explique Joseph Richard-Cocher, délégué départemental de l’Union des centres sociaux. Parce que les centres sociaux ont toujours été au cœur des territoires et sont essentiels dans l’animation des quartiers. » Des villages santé, sport, culture ou encore petite enfance seront présents pour montrer les différentes facettes de ce travail.

    Diversité des activités

    Pour le délégué de l’Union des centres sociaux, la force de ces structures est leur diversité. « Tout le monde connaît les centres sociaux de son quartier, mais ils ne savent pas nécessairement tout ce qu’ils font de la garde d’enfant à l’informatique, en passant par la citoyenneté », insiste-t-il.

    Une soixantaine de centres sociaux seront présents. Un repas partagé « autour du monde » est prévu par les farandoleurs, avec des spécialités thaïlandaises, comoriennes, guyanaises et françaises. Chaque centre a pu inscrire 20 personnes pour participer gratuitement à ce repas « On aurait aimé faire plus mais en termes de logistique ça aurait été compliqué », sourit Nacer Azzoug. Pendant le repas un DJ set est prévu par The Only One Geemoney, ancien animateur en centres sociaux. À 15h30, ce sont d’autres talents issus de ces structures qui seront mis en avant grâce à une scène ouverte. Théâtre, humour, musique, de nombreux numéros d’environ huit minutes chacun vont s’enchaîner, créés par des jeunes qui fréquentent ces maisons pour tous.

    Casser les préjugés

    Pour l’adjoint (RDG) au maire chargé des Centres sociaux, Ahmed Heddadi, cet événement est aussi l’occasion de casser les préjugés qui entourent ces lieux. « Beaucoup pensent qu’ils sont réservés aux personnes précaires ou marginales. Mais ces maisons de quartiers sont pour tous les Marseillais », insiste-t-il. Il rappelle que bien qu’il y en ait plus « dans les quartiers prioritaires de la ville car ce sont des endroits où les populations sont précaires, il y en a dans tous les quartiers de la ville. Ils sont là pour tout le monde ».

    Pour le directeur de Synergie family, Frank Tortel, « c’est une belle journée qui s’annonce festive et conviviale. » Un événement qui prend chaque année un peu plus d’ampleur. Les organisateurs attendent ce samedi entre 3000 et 4000 participants sur le Vieux-Port.

    Plus d’informations sur l’Instagram @fetedesc.s.marseille

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • Santé mentale des jeunes : Nîmes tente une nouvelle approche

    Santé mentale des jeunes : Nîmes tente une nouvelle approche

    Tous les chiffres sur leur santé mentale le confirment : la jeunesse française va mal. Selon un sondage de la Mutualité française, un quart des jeunes (15-29 ans) souffre de dépression et 31% ont eu des pensées suicidaires. En 2023, 936 000 jeunes de 12 à 25 ans ont été remboursés pour un psychotrope, soit une augmentation de 5% par rapport à 2022 et 18% par rapport à 2019. Au total, c’est une augmentation de 60% des jeunes sous antidépresseurs et 38% sous antipsychotiques.

    Face à cette situation, le gouvernement qui en avait fait sa « grande cause nationale » a bien tenté de mettre en place des dispositifs comme « Santé psy étudiant » ou « Mon soutien psy » mais le manque de praticiens disponibles et le manque de moyens alloués au service psychiatrie à l’hôpital ne permettent pas d’améliorer la situation. C’est donc dans ce contexte que le Centre hospitalier universitaire de Nîmes a innové en lançant sa villa Orygen.

    Celle-ci tire son nom d’un centre australien fondé à Melbourne qui a repensé l’approche de la santé mentale des jeunes en réunissant dans un même lieu la recherche, la formation et les soins cliniques. L’objectif est d’intervenir le plus tôt possible (à l’origine, d’où son nom) pour déceler les troubles et les soigner avant d’intervenir également sur l’accompagnement des jeunes dans la société. Le CHU de Nîmes s’est donc inspiré de cette initiative pour créer sa propre villa Orygen où deux médecins pilotent l’équipe composée de trois psychologues, quatre infirmiers, un cadre de santé, une assistante sociale et une « job coach ». La prise en charge peut varier entre ateliers thérapeutiques, psychothérapies, suivi avec un job coach et/ou une assistante sociale ou encore l’accès à des appartements thérapeutiques (AEMC, centre le Peyron). Les familles se voient également proposer un accompagnement.

    130 consultations en 14 mois pour l’unité mobile

    Grâce à un financement de la Fondation de France, le CHU s’est doté de deux vans pour lancer PsyTRUCK 3.0 et ainsi aller rencontrer les jeunes sur leur lieu de travail, à l’université ou dans les quartiers. Cette unité mobile propose des consultations sans rendez-vous aux jeunes de 15 à 30 ans permettant ainsi « une évaluation rapide, une orientation adaptée et un accompagnement ciblé des jeunes en souffrance psychique ». Entre février 2024 et avril 2025, 130 consultations ont été réalisées dans le van aménagé. Ce dispositif est piloté par la psychiatre Aurélie Schandrin qui a passé une année en Australie auprès du Professeur Patrick McGorry, fondateur de la villa Orygen.

    Ce travail lancé à Nîmes a même été salué par Emmanuel Macron qui a envoyé un courrier cet été à la médecin pour la féliciter. « Avec le PsyTRUCK et les actions des équipes du docteur Schandrin, le CHU de Nîmes transforme l’accès aux soins psychiatriques des jeunes : proche, rapide et innovant. Cette démarche, saluée par le président de la République, est une reconnaissance de l’excellence médicale et scientifique de notre établissement et illustre l’impact majeur de ses innovations », a réagi Frédéric Rimattei, le directeur général du CHU de Nîmes.

    De son côté, Aurélie Schandrin a profité de la réception de ce courrier pour saluer le « travail collectif mené par l’ensemble des équipes de psychiatrie du CHU de Nîmes » et souhaite désormais « poursuivre et amplifier notre action auprès des jeunes ». La psychiatre qui a participé le 12 septembre dernier au Ferrepsy à Montpellier où étaient rassemblés au Corum les plus grands spécialistes de l’intervention précoce en psychiatrie, vient également de publier un livre* pour tenter de révolutionner les pratiques en soulignant la nécessité d’intervenir le plus tôt possible.

    *Troubles psychiques chez les jeunes – Intervenir tôt et donner de l’espoir, Éditions Érès.

  • Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Au crépuscule de la saison estivale, l’heure est au bilan pour les services d’État décentralisés du Var. « Nous avions plusieurs enjeux : un exercice de transparence et de volume sur les contrôles, et des sanctions effectives et rapides », retrace le Préfet, Simon Babre. Et ses exigences ont été satisfaites sur plusieurs plans.

    Tout d’abord, celui de la sécurité routière. Le nombre de morts sur la route reste stable : 12 décès contre 11 l’été passé. « On est à 44 décès sur les routes cette année » note la directrice de cabinet du Préfet, Joséphine Guigliano-Boutonnet, mettant en exergue que ce chiffre correspond à la moyenne en cours (5,5 décès sur les routes par mois). Plus de 28 000 contrôles ont été effectués (environ 4 000 stupéfiants, 17 000 alcoolémies et 7 000 excès de vitesse), pour 657 suspensions de permis, soit une augmentation de 37% par rapport à 2024, dont 24,6% liés à l’alcool, 90,5% liés aux stupéfiants…

    En ce qui concerne ces derniers, 950 amendes ont été infligées. Les services des douanes annoncent par ailleurs la saisie de 198kg, dont 34kg de cannabis et 158kg de cocaïne, substance « en plein développement dans le Var » alertent-ils. Le tabac de contrebande n’est pas en reste avec 391kg saisis.

    La délinquance recule

    Si la délinquance routière a malheureusement progressé, celle du quotidien, elle, connaît un net recul selon la préfecture : entre autres,
    -4,24% de délinquance sur la voie publique, -21,12% de cambriolages, dont -37% à Toulon, -18% de vols avec violence,
    -9,7% des atteintes aux biens, -15% des violences sexuelles ou encore de -42,5% d’atteintes à l’environnement. « Ce sont de vrais résultats sur des faits qui ont l’été comme période propice », se satisfait le Préfet. Autre invité estival malencontreux : les feux de forêts. 183 incendies ont été relevés, pour 152 hectares brûlés. Une nette augmentation par rapport à l’an dernier (65 hectares), maîtrisée grâce à des moyens renforcés : 26 151 interventions des sapeurs-pompiers, quatre hélicoptères bombardiers d’eau (deux en 2024) pour 900 largages. Des renforts de départements voisins ont été mobilisés à hauteur de 12 journées. La carte d’accès aux massifs cessera d’ailleurs ses mises à jour le 29 septembre. En mer, 57 personnes ont été convoquées pour comportements dangereux suite à des contrôles, avec à la clé des suspensions de permis. On déplore 114 victimes de noyades, avec 9 décès après réanimation. 112 416 appels au Smur ont été décomptés (pour 2 153 sorties), et 1 812 appels par jour au Samu.

    Enfin, sur l’aspect sanitaire et environnemental, un cas de dengue a été relevé à Sanary et 71 cas de chikungunya. Au sujet de l’eau, 2 360 prélèvements ont été effectués en piscines (85% conformes), 2 650 en sites naturels (98% conformes). Des alertes renforcées ont été émises à la mi-août sur les zones Siagne, Arc Amont et Huveaune Amont. Le Gapeau, placé en alerte sécheresse, s’est quant à lui renfloué grâce aux récentes pluies et va voir les restrictions levées.

  • Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    La situation est trop sérieuse pour être tournée à la dérision. Mais voir l’Agence régionale de santé (ARS) lancer un appel à l’aide, presque désespéré, pour trouver des médecins généralistes, et « compter sur la presse régionale », en dit long sur la faillite de notre système de santé. Comme dans de nombreux coins de France, le Vaucluse est particulièrement touché par une démographie médicale en net repli (lire ci-contre).

    En avril, le Premier ministre annonçait le lancement d’un Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dont le dispositif « Un médecin près de chez vous ». L’idée ? Instaurer une mission de solidarité en incitant les praticiens libéraux à consulter dans les zones les plus tendues, moyennant une indemnité de 200 euros par jour. Trois territoires vauclusiens ont été retenus parmi les 151 au niveau national : le plateau de Sault, l’enclave des Papes et Rhône Lez Provence (Bollène). Prévue pour démarrer en septembre, la mesure s’affiche désormais à partir du 6 octobre. « On est dans le flou, je ne vois pas trop comment ça peut fonctionner dès octobre, d’autant plus que le formulaire de volontariat ne nous est pas encore parvenu », doute Bernard Arbomont, président du conseil de l’ordre des médecins de Vaucluse. N’importe quel médecin en activité ou à la retraite depuis moins de 3 ans est éligible. « Les volontaires pourront se faire remplacer dans leur propre cabinet, car si c’est pour qu’ils le ferment pendant ce temps-là, cela revient à déplacer le désert médical », précise le Dr Arbomont.

    Des concertations ont eu lieu avec la Préfecture, les différentes communautés professionnelles de santé ou les collectivités. Pour l’heure, aucun médecin volontaire à l’horizon. « On est prêts à en accueillir dans nos centres de santé, quand il y a de bonnes initiatives d’où qu’elles viennent, il faut qu’elles voient le jour », appuie Dominique Santoni. La présidente LR du Département réfute toute concurrence avec son plan santé qui, depuis trois ans, vise à recruter et salarier des médecins généralistes. Rappelons qu’il y a un an et demi, acteurs politiques et sanitaires, ont lancé Vaucluse santé attractivité, visant à draguer les médecins et faciliter leurs démarches.

    Encore 5 ans de pénurie ?

    Max Raspail, maire (DVG) de Blauvac et président de la communauté de communes Ventoux sud, fait partie des trois territoires retenus. Depuis le début de l’année, il peine pourtant à attirer un médecin dans la nouvelle maison médicale construite sur le hameau de Saint-Estève. « Lors du dernier conseil municipal, on a voté une délibération pour faire appel à un chasseur de têtes et attirer un docteur », expose-t-il. Le cabinet dispose déjà « d’un kiné, d’un ostéopathe et il y a un appartement de 90m2 avec terrasse pour se loger », insiste Max Raspail. Si Blauvac n’a jamais eu de médecin, les habitants se tournaient jusque-là vers les villages voisins de Mazan ou Malemort. « Mais il y a eu des départs à la retraite, il faut aller à Carpentras, c’est compliqué. On aura beau faire 1 000 efforts, on ne va pas inventer l’eau chaude : la réalité, c’est qu’on manque de médecins », diagnostique le maire. Avant que la fin du numerus clausus se fasse sentir, « on a encore bien 5 années difficiles devant nous », conclut Bernard Arbomont.

  • Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Chaque été, les cas de chikungunya, dengue, zika et désormais de West Nile (fièvre du Nil occidental) augmentent en Occitanie.

    Si pour le West Nile (deux cas autochtones ont été détectés dans l’Hérault, à Florensac et Agde) le virus est porté par des moustiques de genre culex, l’augmentation des autres virus est due à la prolifération du moustique tigre. En vigilance jusqu’au 30 novembre, l’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que le moustique tigre continue de sévir et appelle donc à rester prudent en continuant de vider tous les contenants d’eau où il pourrait pondre et à consulter son médecin en cas de symptômes.

    Car cet été, il a été particulièrement actif. Ainsi sur les 145 cas de chikungunya recensés en Occitanie, 46 sont d’origine autochtone. Et tous ces cas ont été trouvés dans le Gard (24) et l’Hérault (22). Après un premier cas identifié à Bernis dans le Gard en juin, 10 ont été confirmés à Poulx. Ce foyer en a engendré un second à Caveirac où 11 cas se sont ajoutés. Deux autres cas ont été identifiés en août à Milhaud puis à Nîmes. « La surveillance dans le Gard concerne aussi la commune de Saint-André-de-Majencoules. Trois cas autochtones identifiés dans l’Hérault auraient pu être contaminés dans cette commune. Des investigations sont actuellement en cours », précise l’ARS.

    En effet, trois cas ont été recensés à Candillargues sur des personnes qui se sont ensuite rendues dans le Gard. Dans l’Hérault, Prades-le-Lez (1), Castries (14) et Mauguio (4) ont été les communes concernées par des cas autochtones de chikungunya. Le département a également été touché par un cas autochtone de dengue à Beaulieu qui s’ajoute aux trois autres détectés en Occitanie (Lot, Pyrénées-Orientales et Haute-Garonne).

  • Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    « L’offre est globalement favorable (…), mais l’accès aux soins et au soutien social peut être compliqué pour les publics fragiles », rend compte, le 17 septembre à l’Hôtel de Ville de La Ciotat, Florence Bekkar.

    Coordinatrice de l’Observatoire de la santé et de la qualité de la vie, elle présente une des conclusions du diagnostic territorial de santé, mené en 2024 à La Ciotat et à Ceyreste. « Il a porté sur les ressources, les manques et les besoins. » Parmi les constats, « la prévalence de certaines maladies augmente à cause du vieillissement de la population, la vulnérabilité des mères dans les familles monoparentales », donne-t-elle comme exemples.

    « Beaucoup d’initiatives existent à destination des personnes âgées mais il faut poursuivre les actions auprès des autres publics qui apparaissent comme des priorités. Je pense aux jeunes, petite enfance, enfance et adolescence, en matière sanitaire et sociale et notamment la question de la santé mentale, l’activité physique, le handicap. Je pense aussi aux publics précaires et vulnérables. »

    Elle a annoncé « la création d’un conseil local en santé mentale, instance de concertation entre les professionnels, les services psychiatriques, les usagers et les aidants ». La date n’est pas connue.

    Pour Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste, « ce contrat vise à diminuer les inégalités liées à la santé et au bien-être sur le territoire ». Pour Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat, « personne ne doit être laissé au bord du chemin ».

  • Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    À Béziers, la gauche se met en ordre de bataille pour les municipales. Réunies sous la bannière du Printemps de Béziers, les principales formations (le PCF, les Écologistes, le PS, l’Après, Génération.S, Place publique, seule LFI n’ayant pas rejoint le mouvement pour le moment ont dévoilé leurs axes pour le scrutin des 15 et 22 mars, après avoir désigné le 7 septembre l’écologiste et élu d’opposition Thierry Antoine pour mener la campagne.

    Bien que tête de liste, le candidat insiste sur le caractère collectif du Printemps. « Nous sommes avant tout une équipe de militants, de citoyens investis dans la vie locale. Des gens qui ont les pieds sur terre, ici, il n’y a pas d’ego surdimensionné. On n’aura pas de show à l’américaine, il n’y a pas d’obsession pour les caméras et les projecteurs », souligne Thierry Antoine. En ligne de mire, l’édile d’extrême droite Robert Ménard, « le maire de BFM qui ne s’occupe plus que de son image, persuadé qu’il a un destin national ». Ainsi, pour se démarquer, la liste de gauche entend « proposer tous les quinze jours des mesures qui répondent aux urgences des Biterrois ». Première priorité affichée, l’emploi. « Ou plutôt le manque d’emplois et son corollaire, la pauvreté. Nous aurons l’occasion de présenter prochainement un projet qui va générer la création de plusieurs centaines d’emplois », poursuit Thierry Antoine.

    Kits gratuits à l’école

    Vient ensuite la santé, dans un territoire s’apparentant de plus en plus à un désert médical. « La moitié des généralistes sur le Biterrois a plus de 65 ans et va donc bientôt partir à la retraite. Des gens n’ont pas de rendez-vous, pas de médecin traitant. Nous allons donc offrir un service de soins municipal avec des médecins salariés », insiste Évelyne Coulouma, représentante de Place publique.

    Côté éducation, alors que 52% des enfants de moins de 11 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Béziers, le Printemps de Béziers s’engage à lutter contre la précarité. « La mixité sociale n’existe plus ou trop peu à Béziers. Un uniforme [mesure introduite par Robert Ménard, Ndlr] ne nourrit pas un enfant. Nous voulons donc lever le frein du coût de la scolarité en distribuant gratuitement des kits pour chaque enfant, ce qui représente 192 000 euros, un montant moindre que les uniformes distribués à quatre écoles », soutient Marie Laloma, cheffe de file du PS dans le Biterrois. Et de promettre également le recrutement d’une Atsem par classe.

    À ces trois chantiers s’ajoute celui des transports. « Nous portons la remise en cohérence d’un réseau adapté à ce qu’est Béziers. C’est une ville qui a connu un développement exponentiel – sans gagner beaucoup de population. Aujourd’hui, la ville n’est pas que l’hypercentre, sur lequel est concentré l’ensemble de notre réseau en commun », souligne le communiste Nicolas Cossange.

    La campagne municipale est bel et bien lancée à Béziers.

  • Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    À la sortie du métro Gèze, à gauche du magasin Lidl, se tient ce mercredi et jeudi un drôle de village dans les locaux de l’association Banlieue Santé. Pendant deux jours les habitants du quartier peuvent se faire vacciner, faire faire leurs lunettes, prendre rendez-vous chez des professionnels de santé ou encore actualiser leurs droits.

    C’est le 4e événement de ce type que la ville de Marseille organise cette année. Après Air Bel, Belle de mai et les Rosiers, c’est donc à Gèze que se retrouvent service de la Ville, assistance publique et hôpitaux de Marseille (AP-HM), sécurité sociale et associations. « La genèse de ce projet, c’est l’ambition de lutter contre les inégalités d’accès à la santé, explique Michèle Rubirola, première adjointe (EELV) au maire chargée des questions de la promotion santé. Parce que dans ces quartiers il manque de tout : praticiens, services publics… ». à l’entrée du bâtiment, des « passeports santé » sont distribués à toutes les personnes qui arrivent pour qu’elles puissent y inscrire leurs informations. Dans la première salle, les stands sont plutôt dédiés aux questions d’accès aux droits. La sécurité sociale y tient par exemple un stand pour aider ceux qui en ont besoin à faire leurs démarches.

    Préventions, vaccins et lunettes

    à côté, la maison des femmes est là pour venir en aide aux femmes victimes de violence. Souad Falhi, bénévole et diplômée en prévention en santé est là pour bien orienter celles qui seraient intéressées. « On fait de la prévention sur la santé, notamment sexuelle et reproductive. Quand il y en a besoin on peut les rediriger vers la maison des femmes ».

    Dans la cour, à l’arrière, d’autres associations sont présentes pour faire de la prévention, vacciner ou s’équiper en lunettes. Jeunes, personnes âgées, parents avec enfants, ils sont nombreux à s’arrêter au stand du centre de vaccination international de Marseille. Certains sont de passage sur leur pause de travail et en profitent pour faire un bilan de prévention. Nadia, la cinquantaine, est tombée sur le village santé par hasard. « Je ne connaissais pas l’endroit, mais en faisant mes courses, on m’en a parlé, explique-t-elle. Comme j’ai beaucoup de maladies chroniques, je voulais voir si tout allait bien. » Un peu plus loin, sur le stand de « droit de regard », les visiteurs choisissent leurs lunettes. « On est un opticien classique mais on pratique le 0 reste à charge, donc les clients repartent en ayant rien à avancer », explique l’opticien derrière des centaines de montures exposées.

    « Aller vers » les habitants

    Un village santé organisé par la Ville en partenariat avec l’AP-HM. « Les hôpitaux ont toujours été très concentrés à l’intérieur de leurs murs, explique François Crémieux directeur de l’AP-HM. Notre but est de sortir de cela pour aider à l’accès au soin et à la prévention. » L’organisation de ces villages répond à un besoin « d’aller vers » des populations qui peuvent être éloignées du système de soin. Mais pour l’adjointe au maire chargée de la santé ce n’est pas suffisant : « on ne fait pas que des événements one shot. On a ouvert 3 centres de soin avec l’AP-HM aux Aygalades, aux Flamants et à André Roussin pour avoir une meilleure couverture de soins à l’année car la santé devrait être un bien commun. » Un dernier village santé est prévu à Littoral Sud du 15 au 17 octobre.

    « La santé devrait être un bien commun »