Tag: Santé

  • FO réclame la sécurisation des hôpitaux marseillais

    FO réclame la sécurisation des hôpitaux marseillais

    Un cri d’alarme. « Nous comprenons la détresse des parents mais rien, absolument rien, ne peut justifier qu’un soignant soit insulté, humilié ou frappé alors qu’il tente simplement de sauver une vie », glisse Cindy, la gorge nouée. Cette infirmière en réanimation pédiatrique à la Timone est venue témoigner de l’insécurité touchant les hôpitaux marseillais. Il y a une semaine, un père de famille et des proches ont voulu en découdre avec le personnel et ont menacé de mort le chef de son service. Ce week-end, « une bande » a débarqué pour frapper le personnel de neurochirurgie.

    « Droit vers un drame »

    « Depuis un an, malgré les mesures insuffisantes prises par la direction générale, l’insécurité s’aggrave avec des incidents de plus en plus graves », note Audrey Jolibois, secrétaire générale de FO AP-HM, qui a déposé en novembre 2024 un préavis de grève reconductible sur le sujet. « Je croise vraiment tous les doigts pour ne pas avoir raison, mais on va droit vers un drame qui risque de tous nous marquer. »

    De janvier à septembre 2025, 47 faits de violences physiques ont été recensés sur la Timone. Une augmentation de 52% par rapport à la même période de 2024, selon le syndicat, qui déplore la présence de seulement 13 agents de sécurité pour un site de 18 hectares. « La Timone est une vraie passoire », reprend la secrétaire générale du syndicat, évoquant la « circulation de personnes étrangères » ou la présence « de SDF qui errent dans les couloirs, peuvent se coucher dans les lits, se servir des plateaux-repas, s’installer dans les offices du personnel paramédical… C’est devenu une auberge ».

    Jeudi, des représentants de l’ensemble des sites hospitaliers étaient présents pour témoigner du même constat : à l’hôpital Nord, certains accès ne sont toujours pas verrouillés la nuit malgré un plan de prévention de la violence mis en place il y a dix ans. À la Conception, les violences et agressions en psychiatrie et en urgences obstétriques sont en augmentation, des véhicules dégradés dans les parkings, des vols dans les bureaux…

    Force ouvrière exige donc auprès de la direction et des autorités de tutelle, État et l’Agence régionale de santé, des moyens supplémentaires pour la sécurité. Il pose sur la table plusieurs revendications : accélération des travaux de sécurisation et fermeture de tous les services de nuit avec digicode ou moyen d’appel au personnel, augmentation du nombre d’agents de sécurité. S’inspirant du CHU de Nice, le syndicat majoritaire de l’AP-HM envisage aussi l’installation de portiques de sécurité, ainsi que de nouvelles caméras de vidéosurveillance et la fermeture de l’ensemble des bâtiments et des accès de tous les sites la nuit.

  • On’Tchao dans la lumière du Marseille-Cassis

    On’Tchao dans la lumière du Marseille-Cassis

    Anne Courbier a eu l’idée de son association il y a cinq ans, quand elle a cherché un moyen d’aider sa fille Coline dans son combat contre la maladie.

    « Tout est venu du doudou de ma fille. Elle a vu en lui une aide. Cette présence, combinée aux soins suivis dans les hôpitaux de la région [Timone, Marseille Nord et Renée-Sabran de Giens, Ndlr], lui ont donné les forces pour surmonter la mucoviscidose », explique la jeune maman. Lorsqu’elle a créé l’association pour prolonger la thérapie, la Carnusséenne a demandé à sa fille de choisir un nom. « C’est celui du doudou qui s’est imposé. »

    Ainsi est née On’Tchao. Une structure au nom atypique, qui depuis cinq ans a fait son petit bonhomme de chemin. « Nous travaillons en collaboration avec l’association Grégory-Lemarchal qui nous a donné un bon coup de pouce pour nous lancer », poursuit Anne Courbier. Afin de faire connaître sa structure, elle a également relevé un défi lancé par Coline. « Courir Marseille- Cassis. C’était l’édition juste après le Covid. Moi qui n’étais pas du tout sportive, j’ai réussi à aller au-delà de moi-même. Je me suis surpassée pour aller chercher la médaille et lui offrir ensuite. »

    Après avoir fait la fierté de sa fille, elle a récidivé, terminant une seconde fois la plus belle course du monde. Et depuis, « nous engageons régulièrement un groupe ». Cette année, ils seront 80 à courir sous la bannière On’Tchao. Avec une nouveauté. « Les organisateurs de la course nous ont proposé de mettre en avant nos actions. Pour nous, c’est une très belle récompense. » Que Marseille-Cassis promeuve une association telle que celle d’Anne Courbier coule de source. Car la pratique sportive et la prévention des maladies pulmonaires peuvent être liées.

    Le 26 octobre, elle suivra la course, mais n’en prendra pas le départ. « Un petit pépin au genou m’en empêche », regrette-t-elle. Mais elle aura ses représentants, en tutus roses, avec ballons et licornes, qui porteront les couleurs d’On’Tchao. Les fonds récoltés serviront à poursuivre les interventions dans les centres hospitaliers. « Nous essayons d’apporter de petites douceurs aux enfants, en leur proposant des ateliers de cuisine, en décorant les chambres pendant les fêtes et en fournissant des kits de soins », détaille-t-elle.

    Des activités qui vont jusqu’à des semaines de pratique sportive à l’hôpital, une sensibilisation au don d’organes ou encore d’accompagnement aux personnes touchées par des handicaps invisibles. « Nous sommes petits, mais, comme le colibri, nous apportons notre contribution à ce combat de tous les instants contre la mucoviscidose. » Quant aux fonds provenant du Marseille-Cassis, « ils seront destinés à apporter un coup de pouce financier au centre de lutte contre la mucoviscidose de Nice », précise Anne Courbier.

    Renseignements : www.ontchao.com

  • Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Une éolienne en papier à la main, des écoliers de primaire quittent, le sourire aux lèvres, la place Bargemon. Derrière eux, un village des sciences, organisé par l’association des Petits débrouillards, a pris place tout autour de la mairie centrale de Marseille, depuis vendredi matin. Réservés vendredi aux scolaires, de la primaire au BTS, les stands montés à l’occasion de la fête nationale de la science ouvrent gratuitement leurs portes au public, ce week-end.

    Reconstitution de crânes, éprouvettes, microscopes et camp de base pour aller sur la Lune ont envahi l’hôtel Puget, la place et l’espace Bargemon jusqu’à dimanche. La soixantaine de stands, tenus par des laboratoires, associations ou entreprises innovantes sont réunis par thématiques. « Il y a d’abord un pôle autour du thème de la fête de cette année, qui est “intelligences”. Il y a des neurosciences, l’étude des intelligences animales ou sur l’intelligence artificielle, explique Lucille Rombi, chargée de mission fête de la science de l’association des Petits débrouillards. Il y a ensuite un pôle environnement, astronomie, mathématiques, santé et sciences sociales. »

    Chaque stand propose des activités différentes et ludiques en rapport à son domaine. La classe de CM1 de l’école de la Corderie (7e) a, par exemple, pu sentir et observer des champignons grâce à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). « C’était la première fois que je regardais dans un microscope, sourit l’une des écolières. C’était trop cool. »

    « Le but de cet événement organisé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est de regrouper autour d’événements des acteurs du monde scientifique et le grand public de façon ludique, explique Lucille Rombi, de l’association de médiation scientifique des Petits débrouillards. Les stands sont faits pour tout le monde : les enfants, avec des espaces pour les tout-petits, mais aussi les adultes. C’est vraiment pour tous les curieux », insiste l’organisatrice. En plus des activités proposées sur les stands, des spectacles et des visites sont prévus, avec des inscriptions sur place. L’espace agora permettra également la tenue de conférences et d’une émission radio.

    L’année dernière, le village des sciences avait réuni environ 10 000 personnes sur les deux jours, à Marseille.

    Plus d’info sur fetedelascience.fr

  • Mobilisation pour le droit à la santé et à l’action sociale

    Mobilisation pour le droit à la santé et à l’action sociale

    Des délais d’attente de plus en plus longs pour accéder aux soins. Des services d’urgence régulièrement saturés. Des structures médico-sociales incapables de répondre aux besoins des personnes âgées, en situation de handicap ou en situation de précarité. Une aggravation des inégalités territoriales et sociales d’accès aux soins… telles sont les conséquences, dans l’Hérault comme ailleurs, des politiques conduites depuis plusieurs années en matière de santé et d’action sociale par les gouvernements successifs.

    Alors que la France s’enfonce dans la crise politique au lendemain de la démission, quelques heures seulement après avoir formé une partie de son gouvernement, du Premier ministre Sébastien Lecornu, les professionnels du sanitaire, du social et du médico-social ont manifesté, jeudi 9 octobre, leur vive inquiétude des moyens qui seront alloués à la santé et la protection sociale dans le budget qui tarde à venir. À Montpellier, les manifestants, partis en cortège de la place de France, à Odysseum, se sont rendus devant les locaux de l’Agence régionale de santé (ARS) de l’Hérault.

    « Théoriquement, cette manifestation s’inscrivait dans le cadre du dépôt du PLF (projet de loi de finances) et du PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui tout ça est en suspens, mais le seul projet qui existe à l’heure actuelle est celui de François Bayrou, qui propose une cure d’austérité inédite [des dépenses de santé contenues à 5 milliards d’euros au lieu de 10, Ndlr.] », estime Lénaïc Berger, secrétaire générale USD CGT santé action sociale de l’Hérault.

    « Un épuisement massif des personnels »

    « De toute façon un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) inférieur à 5%, ça ne tient pas. Or là il est très inférieur. Qu’est-ce que cela traduit ? Que la santé continue de s’effondrer », poursuit-il. « On continue à fermer des lits, on est toujours en manque de personnels, surtout sur les petits centres hospitaliers locaux majoritairement ruraux, qui ont énormément de mal à recruter. Avec, à la clé, un épuisement massif des personnels  », assure Lénaïc Berger. « Dans l’établissement où je travaille par exemple, le foyer départemental enfance et famille, rien que pour 2024, sur 370 agents, 20 sont en disponibilité ou en détachement. Or c’est rare de quitter sa structure quand on y est bien : ce sont majoritairement des agents qui partent parce qu’ils n’en peuvent plus. Cela représente plus de 5% de la masse salariale. Ce sont des chiffres en pleine explosion sur l’ensemble des établissements  ».

    Quant à la Sécurité sociale, qui fête cette année ses 80 ans, « il y a de moins en moins de médicaments remboursés, on fait de plus en plus la chasse aux arrêts maladie prétendument frauduleux, il y a de moins en moins de maintien de salaire… et le trou de la Sécu continue de se creuser. C’est bien la preuve que ce que le gouvernement propose ne règle rien », insiste le cégétiste héraultais dont le syndicat défend l’instauration d’« un service public de la santé et de l’action sociale, avec une sécurité sociale universelle.  »

  • La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    « On travaille constamment à flux tendu. » Devant l’Agence régionale de santé (ARS), où se sont retrouvés, ce jeudi, plus d’une centaine de syndicalistes à l’appel de la CGT, Carole, infirmière à l’Hôpital de Martigues, dénonce la dégradation de ses conditions de travail et de la prise en charge des patients. Un appel à la grève et à la mobilisation nationale lancé par la fédération de la CGT des organismes sociaux, pour le retour « à une Sécu où chacun peut se soigner selon ses besoins, quels que soient ses moyens », affirme Sébastien Kassapian, secrétaire de la CGT CPAM 13.

    Les travailleurs dénoncent notamment des manques de moyens et d’effectifs au niveau des centres de santé, ainsi que des structures sociales qui impactent l’accès au droit et à la santé des Français. « C’est le serpent qui se mord la queue : on n’est pas assez, donc on a une surcharge de travail, donc il y a une augmentation des arrêts maladies, donc encore plus de sous-effectif et plus de travail », se désole Sylvie Berger, secrétaire départementale de l’union syndicale Santé sociale 13. Ce que Carole, infirmière, confirme. « on nous demande d’aller tellement vite qu’on ne peut pas bien s’occuper des patients. On est à la limite de la maltraitance », alerte-t-elle.

    « Ce n’est pas la crise économique, mais des choix politiques qui ont mené à cette situation », affirme Sylvie Berger sous les applaudissements des syndicalistes. La CGT réclame le retour de la Sécurité sociale comme elle a été imaginée il y a 80 ans.

  • Scalp de fin pour la clinique Urbain V qui vient de fermer

    Scalp de fin pour la clinique Urbain V qui vient de fermer

    Hormis quelques panneaux directionnels dirigeant encore vers la polyclinique Urbain V, presque plus rien sur place ne trahit la présence de l’établissement de santé. Car après 54 ans au Pont-des-deux-Eaux, la clinique a définitivement fermé ses portes, le week-end dernier. Sur place, des plaques en bois ont été apposées sur les entrées et plus aucun panneau ne mentionne le nom de la clinique. « On a déménagé mercredi, jeudi, vendredi, fini les derniers ajustements ce week-end, et, lundi, redémarrage des activités », campe Sofien Khachremi, directeur de la clinique Fontvert à Avignon nord, où a été transférée 95% de l’activité (chirurgie digestive, gynécologie, PMA, ORL…)

    Seul subsiste, jusqu’au 15 décembre, l’activité du caisson hyperbare avant d’être déplacée au sein de l’hôpital d’Avignon. À l’origine de ce regroupement, le groupe privé Elsan, en situation de monopole sur le territoire, qui a également redirigé les douleurs chroniques à Rhône Durance et la chirurgie esthétique à Montagard. Rappelons qu’en décembre dernier déjà, la maternité d’Urbain V avait plié bagages au centre hospitalier d’Avignon.

    L’aboutissement d’une réflexion entamée il y a cinq ans, accélérée avec la fin du bail entre Elsan et le propriétaire foncier, et une volonté du groupe de rationaliser, mais, insiste Sofien Khachremi, « la meilleure des nouvelles est que toutes les activités ont été préservées et ne disparaîtront pas de Vaucluse ». Après les deux premières journées, le directeur assure que « tout se passe bien, je suis au bloc opératoire tous les jours pour prendre la température ». Les 15 salles de bloc, dont quatre sont uniquement dédiées aux praticiens issus d’Urbain V, vont être davantage occupées. « On a réoccupé nos créneaux opératoires matin et après-midi, ce qui nous a permis de dégager de la capacité au niveau du bloc », précise le directeur.

    Du personnel

    dans l’expectative

    Mais la cohabitation est pour l’heure très serrée, étant donné que les 9 000 m² de surface d’Urbain V (moins la maternité) n’ont pas été compensées à Fontvert. Du moins jusqu’en septembre, où sera livrée une double extension (2 500 m²). Si une meilleure desserte en bus a été demandée au Grand Avignon, des travaux sont en cours pour ajouter une trentaine de places de parking supplémentaires.

    Quant au personnel, où une grande divergence de chiffres existait entre la direction et les représentants des salariés, Sofien Khachremi parle « de 55 personnes transférées » et reconnaît « des départs à la retraite non remplacés et des ruptures conventionnelles ». « On retrouve de l’oxygène, parce que les services sont mutualisés », assume le directeur. « On reste encore dans le flou », temporise Michel Pellarin, secrétaire de l’USD CGT Vaucluse, inquiet de « l’opacité sur le maintien des avantages précédents [primes, 13e mois…] ». Dans l’attente « de premières remontées, on reste vigilants », conclut le responsable syndical.

  • De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    « Le droit de retrait des deux collègues a finalement eu l’effet escompté… » Pour Charlotte Bourgougnon, cosecrétaire départementale de la FSU-SNUipp, la situation de l’école maternelle de Cuges-les-Pins est inquiétante : un rapport réalisé par le groupe Apave en date du 20 juin, mais « transmis seulement » le 2 octobre, pointe la présence d’amiante dans les dalles du sol des classes 2 et 3. Au niveau « AC2 », qui implique « que le matériau ou produit ne soit plus soumis à aucune agression ni dégradation ».

    Une enquête sanitaire ouverte

    L’amiante a été repéré « dès 2019, mais la mairie n’a rien fait », s’indigne la responsable syndicale, malgré les alertes répétées des enseignantes en conseil d’école, assure-t-elle. Après une nouvelle demande d’information de la commune, sans succès, ces dernières se sont repliées dans les autres salles, ce mardi 7 octobre. On ne sait pas ce qu’il en est « dans le reste de l’école et dans les autres bâtiments de la commune », ajoute Charlotte Bourgougnon se félicitant, néanmoins, que l’Éducation nationale ait pris le problème à bras-le-corps.

    Une enquête F3FCT (Formation spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail), dont la syndicaliste est membre, a été ouverte avec une visite dans l’après-midi.

    De son côté, la Ville s’adresse aux habitants et aux parents sur les réseaux sociaux. « Oui certaines dalles de sol de l’école contiennent de l’amiante, comme cela avait été identifié dès le diagnostic réalisé en 2019. Ces deux matériaux avaient été placés en évaluation périodique, c’est-à-dire qu’ils étaient en bon état de conservation et ne présentaient aucun risque immédiat, tant qu’ils n’étaient ni dégradés ni altérés », affirme-t-elle. Précisant que « le nouveau rapport recommande une action corrective de niveau 2, ce qui implique la réalisation de mesures d’empoussièrement afin de vérifier la qualité de l’air », elle promet que « ces mesures seront effectuées dans les plus brefs délais par un laboratoire agréé ».

  • À Apt, le transfert du service chirurgie mobilise toujours

    À Apt, le transfert du service chirurgie mobilise toujours

    Une nouvelle manifestation est prévue jeudi 9 octobre à 10h30 au départ du centre hospitalier d’Apt, en direction de la sous-préfecture, contre le transfert du service de chirurgie d’ici au 1er janvier 2026, à Cavaillon.

    « La situation est toujours la même », souffle Catherine Larsson, secrétaire de l’Union départementale CGT Santé du Vaucluse. Elle déplore « une direction qui agit sans avoir de décision officielle, avec cette fermeture qui n’est pas légitime ».

    Une action en justice est également en cours. En effet, trois requêtes ont été déposées, auprès du tribunal administratif de Marseille, par les avocats de la mairie d’Apt, par le comité des usagers du centre hospitalier et une dernière par le syndicat. Et au vu des délais qui peuvent dépasser la date de mise en œuvre du plan de déménagement du service, des référés de suspension vont être déposés dans les prochains jours « pour stopper le processus », précise Catherine Larsson.

    Retarder le départ

    « La situation devient intenable. Une aberration totale, alors que les besoins de santé de la population sont énormes », dénonce le syndicat dans un flyer posté sur les réseaux sociaux. Une assemblée générale avec le personnel va également se tenir, ce mercredi. « On va dire qu’ils ne doivent pas avoir peur et, pour l’instant, rester à Apt. C’est-à-dire ne pas répondre aux demandes de Cavaillon. Car s’il n’y a plus personne, le service va forcément fermer », poursuit la responsable syndicale.

    Pour l’heure, aucune mutation n’aurait été acceptée, d’après la CGT. Une pétition contre la fermeture du service, qui a récolté plus de 10 000 signatures, va être présentée au directeur de l’Agence régionale de santé, Loïc Souriau.

    Le collectif citoyen Apt.es à faire bloc a également organisé un rassemblement, samedi 4 octobre, tandis qu’une manifestation est prévue le 6 novembre, à 15h, devant l’ARS Paca, à Avignon.

  • Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Beaucoup de monde a répondu, ce mardi, à l’invitation lancée par le centre communal d’action sociale de Toulon pour assister à la présentation de l’application gratuite Icope* (Integrated Care for Older People). Elle permet de prévenir la dépendance grâce à un dépistage précoce des vulnérabilités au niveau de la mobilité, de la nutrition, de la cognition, de la vision et de l’audition. Mais, aussi, concernant l’état psychologique. L’objectif étant d’éviter le plus longtemps possible une perte d’autonomie qui fait peur à tout le monde. Et pas uniquement aux aînés, qui représentent l’essentiel de l’auditoire ce matin-là, les professionnels étant attendus dans l’après-midi.

    « Je suis kiné en retraite et je m’occupais justement de personnes âgées en fin de vie, à domicile. Alors, je connais bien le sujet, j’y ai été confrontée pendant des années avec tous les patients », confie avant le début de la conférence Monique Menu, bien décidée à essayer d’appréhender au mieux ce nouvel outil qu’on vient lui présenter, pour elle-même ce coup-ci.

    Prévenir la perte d’autonomie

    « On est tous là pour la même raison, je crois : c’est continuer à vivre en ayant un peu la patate, quand c’est possible », explique plus loin Cathy, une jeune infirmière retraitée. Et d’ajouter : « Comme je vois tout le monde s’écrouler autour de moi, je suis curieuse de tout ce qui peut éviter de prendre le même chemin. Vous savez, La moyenne de vie dans les Ehpad c’est entre 6 mois et 2 ans. »

    Samia, une retraitée de l’hôpital public, le dit avec d’autres mots : « J’ai une voisine qui a perdu du jour au lendemain son autonomie. Alors, on se dit qu’on sera peut-être les prochains… »

    « Le but de cette journée est d’informer la population et les professionnels de santé sur ce nouvel outil, qui permet aux seniors de pouvoir se tester eux-mêmes et être acteurs de leur vieillissement », explique la vice-présidente du CCAS de Toulon, Dominique Andreotti. Et d’insister sur l’importance, là encore, d’un diagnostic précoce.

    C’est un outil disponible sur les smartphones qui permet de s’autodépister afin d’accélérer le cas échéant la mise d’un plan de soins et de prise en charge du sujet âgé à partir de 60 ans, précise Frédéric Rodrigues, le directeur du Gérontopôle du Sud.

    Une autoévaluation déjà expérimentée dans la région de Toulouse, qui est aujourd’hui appelée à se développer sur tout le territoire, « afin d’accompagner au mieux cet axe de prévention nécessaire pour permettre le bon vieillissement de notre population ».

  • L’ARS sévit contre un centre dentaire d’Avignon

    L’ARS sévit contre un centre dentaire d’Avignon

    À la suite d’une inspection menée le 23 septembre par des agents de l’Agence régionale de santé (ARS), l’activité du centre dentaire Santéa d’Avignon a été suspendue de manière « immédiate et totale » à compter du jeudi 30 septembre, comme le stipule un arrêté publié le 1er octobre.

    L’inspection a en effet révélé une « absence de respect des règles de bonnes pratiques de stérilisation des dispositifs médicaux critiques et semi-critiques », ainsi qu’une « absence de respect des règles d’hygiène élémentaires lors des soins dentaires », d’après l’organisme de santé. Parmi les éléments incriminés : des porte-instruments rotatifs « susceptibles d’engendrer des contaminations croisées entre deux patients », l’absence « de preuve de maintenance interne et externe des équipements de la salle de stérilisation » et une « salle de stérilisation inadaptée à l’activité de préparation des dispositifs stériles du fait de sa configuration et de ses équipements ». Mais aussi des manquements aux règles de fonctionnement des centres de santé, comme par exemple « la non-protection d’ordonnances sécurisées vierges, des prescriptions de médicaments hors cadre de l’art dentaire, du matériel d’urgence incomplet et contenant des produits périmés ».

    Des constatations qui, toujours selon l’ARS, exposent « les patients de ce professionnel de santé à un risque de contamination bactérienne et virale (VHC, VHB, HIV) » et donc « caractérisent une situation d’urgence mettant en péril la sécurité des soins prodigués au sein du centre de santé dentaire ».

    Deux mois de travaux

    En ce début de semaine suivant la suspension, on ne peut que constater la fermeture de l’établissement. La porte coulissante automatique ne s’ouvre pas lorsque l’on s’en approche. Derrière les baies vitrées, entre les rideaux à moitié tirés, on peut apercevoir des employés en train de s’affairer sur du matériel médical. Et lorsqu’un patient se présente, il est accueilli par une personne en blouse blanche lui confirmant que « les rendez-vous sont déplacés à une date ultérieure. On vous recontactera », tout en assurant qu’il « aurait dû recevoir un SMS ». « Je trouve cela vraiment disproportionné », glisse une autre employée du site, interrogée par nos soins, tout en renvoyant vers sa direction au sujet des questions plus techniques. Celle-ci, contactée par La Marseillaise, n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Un recours peut faire l’objet d’un contentieux devant le tribunal administratif. Le centre a deux mois à compter de la notification de la décision pour se mettre en règle, ce qui sera contrôlé à l’aide d’une visite de conformité. « Dans le cas contraire, le gestionnaire du centre s’expose au maintien de la suspension de son activité jusqu’à l’achèvement des mesures correctrices et, à défaut, à la fermeture du centre de santé », précise l’ARS.

    Une situation qui ressemble à celle d’un centre dentaire de la Cité des Papes, Allodent, en octobre 2024. Celui-ci avait rouvert quelques semaines plus tard, après s’être remis aux normes.