Tag: Santé

  • Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Au crépuscule de la saison estivale, l’heure est au bilan pour les services d’État décentralisés du Var. « Nous avions plusieurs enjeux : un exercice de transparence et de volume sur les contrôles, et des sanctions effectives et rapides », retrace le Préfet, Simon Babre. Et ses exigences ont été satisfaites sur plusieurs plans.

    Tout d’abord, celui de la sécurité routière. Le nombre de morts sur la route reste stable : 12 décès contre 11 l’été passé. « On est à 44 décès sur les routes cette année » note la directrice de cabinet du Préfet, Joséphine Guigliano-Boutonnet, mettant en exergue que ce chiffre correspond à la moyenne en cours (5,5 décès sur les routes par mois). Plus de 28 000 contrôles ont été effectués (environ 4 000 stupéfiants, 17 000 alcoolémies et 7 000 excès de vitesse), pour 657 suspensions de permis, soit une augmentation de 37% par rapport à 2024, dont 24,6% liés à l’alcool, 90,5% liés aux stupéfiants…

    En ce qui concerne ces derniers, 950 amendes ont été infligées. Les services des douanes annoncent par ailleurs la saisie de 198kg, dont 34kg de cannabis et 158kg de cocaïne, substance « en plein développement dans le Var » alertent-ils. Le tabac de contrebande n’est pas en reste avec 391kg saisis.

    La délinquance recule

    Si la délinquance routière a malheureusement progressé, celle du quotidien, elle, connaît un net recul selon la préfecture : entre autres,
    -4,24% de délinquance sur la voie publique, -21,12% de cambriolages, dont -37% à Toulon, -18% de vols avec violence,
    -9,7% des atteintes aux biens, -15% des violences sexuelles ou encore de -42,5% d’atteintes à l’environnement. « Ce sont de vrais résultats sur des faits qui ont l’été comme période propice », se satisfait le Préfet. Autre invité estival malencontreux : les feux de forêts. 183 incendies ont été relevés, pour 152 hectares brûlés. Une nette augmentation par rapport à l’an dernier (65 hectares), maîtrisée grâce à des moyens renforcés : 26 151 interventions des sapeurs-pompiers, quatre hélicoptères bombardiers d’eau (deux en 2024) pour 900 largages. Des renforts de départements voisins ont été mobilisés à hauteur de 12 journées. La carte d’accès aux massifs cessera d’ailleurs ses mises à jour le 29 septembre. En mer, 57 personnes ont été convoquées pour comportements dangereux suite à des contrôles, avec à la clé des suspensions de permis. On déplore 114 victimes de noyades, avec 9 décès après réanimation. 112 416 appels au Smur ont été décomptés (pour 2 153 sorties), et 1 812 appels par jour au Samu.

    Enfin, sur l’aspect sanitaire et environnemental, un cas de dengue a été relevé à Sanary et 71 cas de chikungunya. Au sujet de l’eau, 2 360 prélèvements ont été effectués en piscines (85% conformes), 2 650 en sites naturels (98% conformes). Des alertes renforcées ont été émises à la mi-août sur les zones Siagne, Arc Amont et Huveaune Amont. Le Gapeau, placé en alerte sécheresse, s’est quant à lui renfloué grâce aux récentes pluies et va voir les restrictions levées.

  • Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    La situation est trop sérieuse pour être tournée à la dérision. Mais voir l’Agence régionale de santé (ARS) lancer un appel à l’aide, presque désespéré, pour trouver des médecins généralistes, et « compter sur la presse régionale », en dit long sur la faillite de notre système de santé. Comme dans de nombreux coins de France, le Vaucluse est particulièrement touché par une démographie médicale en net repli (lire ci-contre).

    En avril, le Premier ministre annonçait le lancement d’un Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dont le dispositif « Un médecin près de chez vous ». L’idée ? Instaurer une mission de solidarité en incitant les praticiens libéraux à consulter dans les zones les plus tendues, moyennant une indemnité de 200 euros par jour. Trois territoires vauclusiens ont été retenus parmi les 151 au niveau national : le plateau de Sault, l’enclave des Papes et Rhône Lez Provence (Bollène). Prévue pour démarrer en septembre, la mesure s’affiche désormais à partir du 6 octobre. « On est dans le flou, je ne vois pas trop comment ça peut fonctionner dès octobre, d’autant plus que le formulaire de volontariat ne nous est pas encore parvenu », doute Bernard Arbomont, président du conseil de l’ordre des médecins de Vaucluse. N’importe quel médecin en activité ou à la retraite depuis moins de 3 ans est éligible. « Les volontaires pourront se faire remplacer dans leur propre cabinet, car si c’est pour qu’ils le ferment pendant ce temps-là, cela revient à déplacer le désert médical », précise le Dr Arbomont.

    Des concertations ont eu lieu avec la Préfecture, les différentes communautés professionnelles de santé ou les collectivités. Pour l’heure, aucun médecin volontaire à l’horizon. « On est prêts à en accueillir dans nos centres de santé, quand il y a de bonnes initiatives d’où qu’elles viennent, il faut qu’elles voient le jour », appuie Dominique Santoni. La présidente LR du Département réfute toute concurrence avec son plan santé qui, depuis trois ans, vise à recruter et salarier des médecins généralistes. Rappelons qu’il y a un an et demi, acteurs politiques et sanitaires, ont lancé Vaucluse santé attractivité, visant à draguer les médecins et faciliter leurs démarches.

    Encore 5 ans de pénurie ?

    Max Raspail, maire (DVG) de Blauvac et président de la communauté de communes Ventoux sud, fait partie des trois territoires retenus. Depuis le début de l’année, il peine pourtant à attirer un médecin dans la nouvelle maison médicale construite sur le hameau de Saint-Estève. « Lors du dernier conseil municipal, on a voté une délibération pour faire appel à un chasseur de têtes et attirer un docteur », expose-t-il. Le cabinet dispose déjà « d’un kiné, d’un ostéopathe et il y a un appartement de 90m2 avec terrasse pour se loger », insiste Max Raspail. Si Blauvac n’a jamais eu de médecin, les habitants se tournaient jusque-là vers les villages voisins de Mazan ou Malemort. « Mais il y a eu des départs à la retraite, il faut aller à Carpentras, c’est compliqué. On aura beau faire 1 000 efforts, on ne va pas inventer l’eau chaude : la réalité, c’est qu’on manque de médecins », diagnostique le maire. Avant que la fin du numerus clausus se fasse sentir, « on a encore bien 5 années difficiles devant nous », conclut Bernard Arbomont.

  • Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Le moustique tigre sévit toujours en Occitanie

    Chaque été, les cas de chikungunya, dengue, zika et désormais de West Nile (fièvre du Nil occidental) augmentent en Occitanie.

    Si pour le West Nile (deux cas autochtones ont été détectés dans l’Hérault, à Florensac et Agde) le virus est porté par des moustiques de genre culex, l’augmentation des autres virus est due à la prolifération du moustique tigre. En vigilance jusqu’au 30 novembre, l’Agence régionale de santé (ARS) rappelle que le moustique tigre continue de sévir et appelle donc à rester prudent en continuant de vider tous les contenants d’eau où il pourrait pondre et à consulter son médecin en cas de symptômes.

    Car cet été, il a été particulièrement actif. Ainsi sur les 145 cas de chikungunya recensés en Occitanie, 46 sont d’origine autochtone. Et tous ces cas ont été trouvés dans le Gard (24) et l’Hérault (22). Après un premier cas identifié à Bernis dans le Gard en juin, 10 ont été confirmés à Poulx. Ce foyer en a engendré un second à Caveirac où 11 cas se sont ajoutés. Deux autres cas ont été identifiés en août à Milhaud puis à Nîmes. « La surveillance dans le Gard concerne aussi la commune de Saint-André-de-Majencoules. Trois cas autochtones identifiés dans l’Hérault auraient pu être contaminés dans cette commune. Des investigations sont actuellement en cours », précise l’ARS.

    En effet, trois cas ont été recensés à Candillargues sur des personnes qui se sont ensuite rendues dans le Gard. Dans l’Hérault, Prades-le-Lez (1), Castries (14) et Mauguio (4) ont été les communes concernées par des cas autochtones de chikungunya. Le département a également été touché par un cas autochtone de dengue à Beaulieu qui s’ajoute aux trois autres détectés en Occitanie (Lot, Pyrénées-Orientales et Haute-Garonne).

  • Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    « L’offre est globalement favorable (…), mais l’accès aux soins et au soutien social peut être compliqué pour les publics fragiles », rend compte, le 17 septembre à l’Hôtel de Ville de La Ciotat, Florence Bekkar.

    Coordinatrice de l’Observatoire de la santé et de la qualité de la vie, elle présente une des conclusions du diagnostic territorial de santé, mené en 2024 à La Ciotat et à Ceyreste. « Il a porté sur les ressources, les manques et les besoins. » Parmi les constats, « la prévalence de certaines maladies augmente à cause du vieillissement de la population, la vulnérabilité des mères dans les familles monoparentales », donne-t-elle comme exemples.

    « Beaucoup d’initiatives existent à destination des personnes âgées mais il faut poursuivre les actions auprès des autres publics qui apparaissent comme des priorités. Je pense aux jeunes, petite enfance, enfance et adolescence, en matière sanitaire et sociale et notamment la question de la santé mentale, l’activité physique, le handicap. Je pense aussi aux publics précaires et vulnérables. »

    Elle a annoncé « la création d’un conseil local en santé mentale, instance de concertation entre les professionnels, les services psychiatriques, les usagers et les aidants ». La date n’est pas connue.

    Pour Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste, « ce contrat vise à diminuer les inégalités liées à la santé et au bien-être sur le territoire ». Pour Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat, « personne ne doit être laissé au bord du chemin ».

  • Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    À Béziers, la gauche se met en ordre de bataille pour les municipales. Réunies sous la bannière du Printemps de Béziers, les principales formations (le PCF, les Écologistes, le PS, l’Après, Génération.S, Place publique, seule LFI n’ayant pas rejoint le mouvement pour le moment ont dévoilé leurs axes pour le scrutin des 15 et 22 mars, après avoir désigné le 7 septembre l’écologiste et élu d’opposition Thierry Antoine pour mener la campagne.

    Bien que tête de liste, le candidat insiste sur le caractère collectif du Printemps. « Nous sommes avant tout une équipe de militants, de citoyens investis dans la vie locale. Des gens qui ont les pieds sur terre, ici, il n’y a pas d’ego surdimensionné. On n’aura pas de show à l’américaine, il n’y a pas d’obsession pour les caméras et les projecteurs », souligne Thierry Antoine. En ligne de mire, l’édile d’extrême droite Robert Ménard, « le maire de BFM qui ne s’occupe plus que de son image, persuadé qu’il a un destin national ». Ainsi, pour se démarquer, la liste de gauche entend « proposer tous les quinze jours des mesures qui répondent aux urgences des Biterrois ». Première priorité affichée, l’emploi. « Ou plutôt le manque d’emplois et son corollaire, la pauvreté. Nous aurons l’occasion de présenter prochainement un projet qui va générer la création de plusieurs centaines d’emplois », poursuit Thierry Antoine.

    Kits gratuits à l’école

    Vient ensuite la santé, dans un territoire s’apparentant de plus en plus à un désert médical. « La moitié des généralistes sur le Biterrois a plus de 65 ans et va donc bientôt partir à la retraite. Des gens n’ont pas de rendez-vous, pas de médecin traitant. Nous allons donc offrir un service de soins municipal avec des médecins salariés », insiste Évelyne Coulouma, représentante de Place publique.

    Côté éducation, alors que 52% des enfants de moins de 11 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Béziers, le Printemps de Béziers s’engage à lutter contre la précarité. « La mixité sociale n’existe plus ou trop peu à Béziers. Un uniforme [mesure introduite par Robert Ménard, Ndlr] ne nourrit pas un enfant. Nous voulons donc lever le frein du coût de la scolarité en distribuant gratuitement des kits pour chaque enfant, ce qui représente 192 000 euros, un montant moindre que les uniformes distribués à quatre écoles », soutient Marie Laloma, cheffe de file du PS dans le Biterrois. Et de promettre également le recrutement d’une Atsem par classe.

    À ces trois chantiers s’ajoute celui des transports. « Nous portons la remise en cohérence d’un réseau adapté à ce qu’est Béziers. C’est une ville qui a connu un développement exponentiel sans gagner beaucoup de population. Aujourd’hui, la ville n’est pas que l’hypercentre, sur lequel est concentré l’ensemble de notre réseau en commun », souligne le communiste Nicolas Cossange.

    La campagne municipale est bel et bien lancée à Béziers.

  • Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    Le 4e village santé de la Ville s’installe à Gèze

    À la sortie du métro Gèze, à gauche du magasin Lidl, se tient ce mercredi et jeudi un drôle de village dans les locaux de l’association Banlieue Santé. Pendant deux jours les habitants du quartier peuvent se faire vacciner, faire faire leurs lunettes, prendre rendez-vous chez des professionnels de santé ou encore actualiser leurs droits.

    C’est le 4e événement de ce type que la ville de Marseille organise cette année. Après Air Bel, Belle de mai et les Rosiers, c’est donc à Gèze que se retrouvent service de la Ville, assistance publique et hôpitaux de Marseille (AP-HM), sécurité sociale et associations. « La genèse de ce projet, c’est l’ambition de lutter contre les inégalités d’accès à la santé, explique Michèle Rubirola, première adjointe (EELV) au maire chargée des questions de la promotion santé. Parce que dans ces quartiers il manque de tout : praticiens, services publics… ». à l’entrée du bâtiment, des « passeports santé » sont distribués à toutes les personnes qui arrivent pour qu’elles puissent y inscrire leurs informations. Dans la première salle, les stands sont plutôt dédiés aux questions d’accès aux droits. La sécurité sociale y tient par exemple un stand pour aider ceux qui en ont besoin à faire leurs démarches.

    Préventions, vaccins et lunettes

    à côté, la maison des femmes est là pour venir en aide aux femmes victimes de violence. Souad Falhi, bénévole et diplômée en prévention en santé est là pour bien orienter celles qui seraient intéressées. « On fait de la prévention sur la santé, notamment sexuelle et reproductive. Quand il y en a besoin on peut les rediriger vers la maison des femmes ».

    Dans la cour, à l’arrière, d’autres associations sont présentes pour faire de la prévention, vacciner ou s’équiper en lunettes. Jeunes, personnes âgées, parents avec enfants, ils sont nombreux à s’arrêter au stand du centre de vaccination international de Marseille. Certains sont de passage sur leur pause de travail et en profitent pour faire un bilan de prévention. Nadia, la cinquantaine, est tombée sur le village santé par hasard. « Je ne connaissais pas l’endroit, mais en faisant mes courses, on m’en a parlé, explique-t-elle. Comme j’ai beaucoup de maladies chroniques, je voulais voir si tout allait bien. » Un peu plus loin, sur le stand de « droit de regard », les visiteurs choisissent leurs lunettes. « On est un opticien classique mais on pratique le 0 reste à charge, donc les clients repartent en ayant rien à avancer », explique l’opticien derrière des centaines de montures exposées.

    « Aller vers » les habitants

    Un village santé organisé par la Ville en partenariat avec l’AP-HM. « Les hôpitaux ont toujours été très concentrés à l’intérieur de leurs murs, explique François Crémieux directeur de l’AP-HM. Notre but est de sortir de cela pour aider à l’accès au soin et à la prévention. » L’organisation de ces villages répond à un besoin « d’aller vers » des populations qui peuvent être éloignées du système de soin. Mais pour l’adjointe au maire chargée de la santé ce n’est pas suffisant : « on ne fait pas que des événements one shot. On a ouvert 3 centres de soin avec l’AP-HM aux Aygalades, aux Flamants et à André Roussin pour avoir une meilleure couverture de soins à l’année car la santé devrait être un bien commun. » Un dernier village santé est prévu à Littoral Sud du 15 au 17 octobre.

    « La santé devrait être un bien commun »

  • Une association met en cause Arcelor pour sa pollution

    Une association met en cause Arcelor pour sa pollution

    C’est une énième accusation de pollution qui entache ArcelorMittal. Entre avril et juin derniers, l’association Respire a réalisé une nouvelle étude afin de mesurer les concentrations de particules fines dans une dizaine de lieux du quotidien aux abords des usines de Fos-sur-Mer et de Dunkerque. Du côté méditerranéen, deux capteurs ont été placés de part et d’autre de l’usine, dans l’axe du vent dominant, pour comparer les taux de particules fines en amont et en aval du site.

    Résultat : « Les valeurs de pollution de fond mesurées dépassent les seuils journaliers recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans 7 cas sur 8, avec des concentrations parfois deux fois supérieures aux seuils comme sur la plage du Cavaou », note l’organisation. « Les pics de pollution observés dans l’axe des nuages de fumée industrielle atteignent plus de trois fois les seuils journaliers OMS. »

    L’aciériste répond « que les particules fines proviennent de nombreuses sources : chauffage, agriculture, industrie, transport… » et assure mener des actions concrètes pour limiter la pollution de l’air : « Grâce à de nombreux investissements, à Fos-sur-Mer, les émissions de poussières ont ainsi été réduites de plus de 70% en 10 ans (2014-2024). » La direction met notamment en avant un dispositif de filtration abaissant le niveau de poussières au-delà des seuils réglementaires d’un coût de 30 millions d’euros.

    Une procédure de mise en examen en cours

    Cette présence « préoccupante » de particules fines montrée du doigt par Respire intervient alors qu’ArcelorMittal a été mis en examen en mars pour mise en danger de la vie d’autrui et atteintes à l’environnement. Le sidérurgiste ne souhaite pas commenter « car il s’agit d’une procédure en cours », « conteste les accusations et rappelle qu’elle bénéficie à la fois de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction ».

  • Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Parmi les différentes actions menées ce mercredi lors de la journée « Bloquons-tout », celle tenue à l’hôpital avait un caractère hautement symbolique : rendre à nouveau gratuit l’accès au parking du centre hospitalier. Jusqu’à 18h, plusieurs dizaines de personnes se sont relayées pour laisser la barrière ouverte.

    « Il est absolument scandaleux de devoir payer une place de parking à un opérateur privé lorsqu’on va à l’hôpital public », tonne le mouvement Indignons-nous Vaucluse, à l’origine de l’opération. Dans un communiqué post-action, il « dénonce la privatisation rampante d’un nombre toujours plus grand de lieux et de services publics ». Depuis presque trois ans, la direction de l’hôpital a délégué à Indigo la gestion des 450 places, dont 45 minutes restent gratuites. Une délégation du mouvement a été reçue par le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, qui, lui, insiste sur des tarifs abordables « à 2,54 euros le ticket moyen ».

    Le 28 août, ce dernier avait également reçu le député PS de Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot. Le parlementaire s’est lancé dans un tour de France des hôpitaux afin de déposer une proposition de loi interdisant le stationnement payant. Un projet qui rejoint celui déjà déposé, le 11 juillet, par les députés insoumis « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». Une démarche soutenue par les syndicats CGT et FO qui, au printemps, avaient rencontré le député local Raphaël Arnault (LFI) – présent mercredi sur l’opération – « pour aider à la rédaction d’un projet de loi qui mette fin à ce racket des patients de notre hôpital public », indiquent les deux syndicats dans un communiqué commun.

  • Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat

    Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat

    Parmi les différentes actions menées ce mercredi lors de la journée « Bloquons-tout », celle tenue à l’hôpital avait un caractère hautement symbolique : rendre à nouveau gratuit l’accès au parking du centre hospitalier. Jusqu’à 18h, plusieurs dizaines de personnes se sont relayées pour laisser la barrière ouverte.

    « Il est absolument scandaleux de devoir payer une place de parking à un opérateur privé lorsqu’on va à l’hôpital public », tonne le mouvement Indignons-nous Vaucluse, à l’origine de l’opération. Dans un communiqué post-action, il « dénonce la privatisation rampante d’un nombre toujours plus grand de lieux et de services publics ». Depuis presque trois ans, la direction de l’hôpital a délégué à Indigo (groupe Vinci) la gestion des 450 places, dont 45 minutes restent gratuites. Une délégation du mouvement a été reçue par le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, qui, lui, insiste sur des tarifs abordables « à 2,54 euros le ticket moyen ».

    Le 28 août, ce dernier avait également reçu le député PS de Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot. Le parlementaire s’est lancé dans un tour de France des hôpitaux afin de déposer une proposition de loi interdisant le stationnement payant. Un projet qui rejoint celui déjà déposé, le 11 juillet, par les députés insoumis « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». Une démarche soutenue par les syndicats CGT et FO qui, au printemps, avaient rencontré le député local Raphaël Arnault (LFI) – présent mercredi sur l’opération – « pour aider à la rédaction d’un projet de loi qui mette fin à ce racket des patients de notre hôpital public », indiquent les deux syndicats dans un communiqué commun.

  • Le sport fait sa rentrée pour petits et grands

    Le sport fait sa rentrée pour petits et grands

    Le sport pour tous martégal n’échappe pas à la rentrée. Les inscriptions aux Centres d’initiation sportive (CIS) pour enfants et adultes ont commencé lundi.

    Cette institution de la Ville de Martigues permet à tous les enfants de 30 mois à 14 ans et après 18 ans pour les adultes de profiter d’activités sportives de tous niveaux, encadrées par des éducateurs. Des animations gratuites pour les enfants et à tarif préférentiel pour les adultes. En l’occurrence, 90 euros à l’année et 60 de plus par activité supplémentaire.

    Cette année, chez les adultes, le futsal de niveau intermédiaire laisse la place à des séances de renforcement musculaire en musique appelé Full body. Les horaires sont adaptés au travail, donnant rendez-vous sur les temps de midi ou à partir de 18h.

    « Une volonté politique »

    Les Centres d’initiation sportive traduisent « la volonté politique de la Ville de permettre à chacun de faire du sport », indique Jean-Pascal Badji, conseiller municipal (PCF) délégué aux CIS. Le choix est large, en particulier pour les enfants, porteurs d’un handicap ou pas, avec 25 activités rien que pour les 8 à 14 ans, parmi lesquelles la natation, les activités multinautiques (voile) ou le handball, pratiqués dans les équipements de la Ville que sont respectivement la piscine municipale, la base nautique de Tholon et le gymnase Picasso.

    « C’est aussi un moyen de pratiquer le sport santé, car on sait qu’être en forme passe par là », abonde Jean-Pascal Badji, qui insiste sur le fait que les élus de sa majorité veulent « garder cette politique de gratuité pour les enfants, même si le gouvernement nous met en difficulté par ses restrictions budgétaires ». L’élu conclut : « C’est notre rôle de trouver des solutions pour que Martigues reste un exemple en termes de politique sociale ! »

    L’inscription se fait à l’espace enfance famille Simone-Veil pour les enfants, et à la direction des sports ou sur le site internet de la Ville pour les adultes. Lancement le 1er octobre.