Tag: Santé

  • Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    C’est faire d’une pierre deux coups. Mardi soir, le théâtre Jean-Hetsch de Fos-sur-Mer s’est rempli pour l’annonce du programme et de la liste de Rémi Esnault (DVG), candidat présenté comme le successeur du maire René Raimondi. Près de 80 mesures en 12 points sont avancées par le chef de file de la liste « Notre Fos », accompagné de 34 colistiers, avec un fort renouvellement par rapport à 2020.

    De nouveaux visages à l’image de Romain Trolliet, connu pour son engagement à la CGT sur le golfe de Fos. « Le renouveau de l’équipe donne un nouvel élan, avec des jeunes comme moi au sens politique », estime le candidat, soulignant tout de même qu’« on ne pourrait pas avancer sans le socle solide laissé par les élus d’avant, qui savent comment gérer la ville et honorer nos engagements ».

    Les engagements seront nombreux. Les trois priorités de Rémi Esnault sont la sécurité, la santé et le pouvoir d’achat. « Nous avons un policier pour 380 habitants, mais il nous faut une police municipale plus forte. Nous créerons un nouveau central de police municipale et un poste mobile sur les événements et les plages pour assurer la sécurité au plus près », annonce le candidat.

    Un complexe médical

    « Il n’y a pas une ville où on n’en parle pas, mais nous, on peut le faire », assure Rémi Esnault au sujet de son projet de complexe médial pluridisciplinaire aux Vallins. Le projet serait même « déjà entamé ». Dans la même thématique, Monique Potin, cheffe d’entreprise, défend la création d’une plateforme de répit pour les aidants : « Pour les patients d’Alzheimer ou de maladies chroniques qui veulent rester chez eux, la plateforme permet de donner du répit à l’aidant. On prend en charge le malade la journée pour que l’aidant puissent avoir des loisirs. »

    Concernant le pouvoir d’achat, le candidat Cédric Carian, commerçant, revient sur les chèques proposés par la Ville : « Pour aider le porte-monnaie des familles et dynamiser le commerce local, on veut aller plus loin avec deux nouveaux chèques de 100 euros, un pour le sport car les clubs coûtent vite cher, et un pour la culture, le cinéma ou le théâtre. » Rémi Esnault complète ce volet en mentionnant une autre mesure phare : « Notre cantine de qualité, déjà accompagnée par le pass restauration, passera à 0,50 euro pour tous les enfants, quels que soient les revenus des parents, et le prix du temps périscolaire sera réduit de moitié. »

    Sur le terrain social, Rachel Tarantino annonce l’implantation d’une ressourcerie à la Mériquette. « Un lieu de rencontre et d’échanges qui permet de donner », afin de favoriser « une économie circulaire et la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps », complète-t-elle.

    Parmi les autres annonces figurent un complexe aqualudique, un lycée industriel, trois nouvelles plages, un festival de musique et de nouveaux loisirs à Parsemain. Un programme « budgétisé et planifié », affirme le candidat au fauteuil de maire.

  • À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    « J’étais venue récupérer un colis alimentaire. J’en ai profité pour remplir un test et j’ai un rendez-vous chez le rhumatologue », explique Alia, 57 ans, en repartant avec son chariot plein et un dépliant médical. Le parking de L’Après M était la première étape de l’année pour cette démarche volontaire et itinérante mise en place par la municipalité en collaboration avec l’ARS Paca, la CPAM, la préfète à l’Égalité des Chances, l’AP-HM et des associations de prévention et de promotion de la santé.

    Nadine, chargée de gestion de service santé publique de la Ville, fait le point sur sa liste : « Plus d’une vingtaine de passages depuis le début de la matinée. » Elle oriente sur Sésame 13 à La Rose pour des bilans de santé complets. Plus loin, Malika, de l’association Femmes familles Font-Vert, est passée « en voisine » voir Jessica, de la CPTS Actes santé, « qui nous a beaucoup aidés. On avait fait un Quiz café à la cité avec des thèmes comme “le gras c’est la vie” ou “je bois donc je suis” ».

    Venues de la Busserine, Mounira et son amie se renseignent sur le dépistage du cancer du sein et les effets de la ménopause. Elles apprécient le dispositif, « parce que pour avoir un rendez-vous, c’est la galère ». Jessica leur présente Albert, une application répertoire des acteurs de santé « pour orienter plus facilement les patients ».

    Proche, pluridisciplinaire

    Sur le stand de la Pass Santé de ville, qui a ouvert une antenne dans la copropriété extrêment dégradée des Rosiers, en novembre dernier, aux côtés d’un orthophoniste et de l’Addap 13, « on fait beaucoup d’ouvertures de droits AME, des rattrapages de vaccination… On reçoit surtout des femmes avec enfants », explique Roxanne. Grégoire confirme : « Il y a du travail, on sent qu’il faut être là, prendre le temps, mettre en confiance. » Proximité et pluridisciplinarité font bon ménage avec la prévention. Kader fait le tour des stands, découvre, puis s’avance avec hésitation vers Antoinette qui sensibilise sur les dangers du tabac. Après discussion, il a pris des informations et se laisse orienter vers une consultation au centre anti-tabac de la Timone.

    La municipalité poursuit son engagement d’aller vers des populations éloignées de l’offre de soin pour leur permettre d’échanger avec des associations et des professionnels. En 2025, cinq Villages Santé ont accueilli près d’un millier d’adultes, permis la prise de plus de 100 rendez-vous médicaux, réalisé 150 vaccinations et 200 consultations de dépistage du diabète, orienté 190 personnes vers des structures adaptées.

    Une approche que défend Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire : « On a besoin du médico-social. Notre objectif est de faire en sorte que l’accès à la santé ne passe pas par des centres lucratifs pour permettre aux Marseillais de renouer avec la nécessité de veiller sur leur santé. »

  • La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    « On lance la bataille ! », annonce Karim Ghendouf. Avant qu’Ève et Eddie n’entonnent leurs chansons sociales, dans un Cercle de la Renaissance plein comme un œuf – environ 80 personnes -, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien (La Ciotat nous rassemble) ont esquissé quelques thèmes de leur programme. Celui-ci sera dévoilé le lundi 2 mars prochain, salle Saint-Marceaux. La liste La Ciotat nous rassemble, a tenu à souligner Mariann Chrétien, est « soutenue par le PCF et composée à 40% de gens non encartés ».

    « La question du logement est une de nos priorités », a appuyé Karim Ghendouf. « Alors qu’un ménage sur deux, à La Ciotat, est éligible au logement social, nous avons décidé de porter le taux de logements sociaux à 30% », a-t-il annoncé. La loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose un taux de 25%.

    Rouvrir le cinéma

    En matière de santé, LCNR entend créer une mutuelle municipale et voudrait rouvrir le centre médical Calisti. Ce dernier « manque car il pratiquait le tiers payant et abritait médecine générale, gynécologie, gérontologie et faisait beaucoup de prévention », a expliqué Karim Ghendouf.

    Les transports ? « L’offre n’est pas attractive à La Ciotat », a-t-il tranché. « On a des bus qui occupent la moitié de la voirie, qui fonctionnent au gasoil et qui passent chaque demi-heure. » Le tract où figurent les grandes lignes du programme, qui sera distribué dès ce mardi à 6h30 à la gare, puis sur le marché et devant les écoles, précise que LCNR tentera d’obtenir de la Métropole la gratuité pour les scolaires et les étudiants et apprentis.

    LCNR, confortée par les pétitions lancées par le collectif « La Culture ça urge », souhaiterait rouvrir un cinéma dans les Halles Lumière. « Il y a une demande de la population sur un cinéma en cœur de ville », plaide Régine Douzenel. « L’Eden [le cinéma art et essai, Ndlr ] ne suffit pas. Il a un seul écran. Le lieu est parfois privatisé, il accueille des concerts… ». Alors que la délégation de service public de l’Eden s’achève fin 2026, elle estime « qu’on pourrait mutualiser les moyens pour gérer le cinéma L’Eden et le cinéma Lumière ».

    Au Cercle de la Renaissance, au 130 avenue Gallieni, l’ambiance maintenant, alors que le public partage un moment convivial, s’est bien réchauffée. « Il y aura ici des permanences électorales chaque jour de 9h à 12h et de 17h30 à 20h. Le public pourra venir rencontrer les candidats, s’informer de l’agenda de la campagne », rappelle Karim Ghendouf.

  • La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    « Seule, je ne suis rien, ensemble, on ira loin », lance Aurélie Grach lundi soir en conclusion de la réunion publique de la liste d’union de la gauche, Vivons mieux Port-Saint-Louis, (DVG) qu’elle conduit. Les colistiers et colistières, âgés de 28 à 86 ans, sont dispatcheuse de navire, retraitée et fille de communistes italiens ayant fui Mussolini, militants syndicalistes ou communistes, coiffeuse ou électromécaniciens.

    Toutes ont décidé de suivre Aurélie Grach dans la bataille des municipales pour « porter la voix de l’éducation et de l’école », dans le cas d’Emmanuel Stamatiou, ouvrier docker, syndicaliste, communiste et musicien. « C’est le premier sanctuaire de la République pour chaque enfant. Les enfants ne doivent plus avoir froid l’hiver et chaud l’été, il y a urgence d’accélérer la rénovation des groupes scolaires », estime le candidat, qui parle également de « pilier de l’égalité » dans le fait de bien manger à l’école, dans une cantine « accessible ».

    La culture aussi, doit être accessible, dans l’idée d’Elisabeth Taormina, fonctionnaire métropolitaine et passionnée de peinture.

    « L’essentiel, la santé »

    « La vie de nos quartiers, la jeunesse et les seniors font ensemble battre le cœur de notre ville. Trop de quartiers sont laissés de côté », considère la candidate, selon laquelle « la culture créée du lien entre les générations. Elle ne doit pas être un luxe, mais fédérative et vivante, accessible à tous ». Et considérée comme « un outil de vivre ensemble ».

    Le centre-ville et les commerces sont le credo d’Emélia Dragonas-Guérini. « J’ai assisté à la défiguration du centre-ville », juge-t-elle, parlant de « mission impossible pour s’acheter un pantalon » dans un centre-ville qu’elle présente « sans commerce ni lieu de passage ». « J’ai la folle envie de voir un centre-ville attractif toute l’année, avec des lieux d’échanges et de convivialité et pas juste des feux d’artifice les soirs d’été », tacle la candidate.

    « Revenir à l’essentiel, la proximité et la sincérité » est le mantra de François Barges, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Marcegaglia et colistier, souhaitant « assurer la santé et la sécurité pour tous ».

    « Des personnes de valeur prêtes à travailler pour notre ville et tous ses habitants », pour Aurélie Grach, « fière d’être tête de liste citoyenne et de gauche », face à « la politique de droite macroniste » du maire sortant « qui défile avec le député RN » selon la candidate.

  • Un plaidoyer populaire pour le Château en santé

    Un plaidoyer populaire pour le Château en santé

    « On a que ça de riche dans nos quartiers, le ministre ne nous enlèvera pas notre château ! » Dans l’espace de la petite bastide préservée au cœur du Parc Kalliste, grand ensemble très dégradé du 15e arrondissement, plus une chaise ni une place de libre sur le canapé. Ils sont venus de toutes les cités du secteur Notre-Dame-Limite former une forteresse autour de l’équipe pluridisciplinaire du Château en santé.

    Exceptionnel par sa forme, ce qui se pratique à l’intérieur de ce centre de soins l’est tout autant. Ici, « on ne va pas chez le docteur, on va au Château ». Au-delà d’une consultation à l’acte, l’accueil avec un thé ou un café, le temps de l’écoute, le suivi par les médecins, infirmiers, psychologue, orthophoniste, médiateurs en santé, assistantes sociales et des interprètes, les activités physiques, les ateliers collectifs, à Kalliste, la Granière, la Solidarité et aux Bourrely, les habitants sont unanimes « ça a changé nos vies ». Démarrée en 2021, l’expérience s’inscrit dans « les engagements pris par l’État après la pandémie Covid, qui a mis en lumière les inégalités sociales et territoriales de santé », rappelle Bénédicte. Fin janvier le gouvernement leur a annoncé « la suppression du dispositif » en avril. « C’est 40% du budget qui est menacé », précise Elisa, chargée de l’accueil.

    Avant d’ouvrir en 2018, « c’était juste un domaine sans vie » se souvient Rabbia, une locataire de la Granière, à « la Solidarité il n’y avait plus de médecin. Et pour un rendez-vous chez un spécialiste, il fallait deux à quatre mois d’attente ». Habitante de Kalliste, Hakima, intervient : « Nous, la classe la plus fragile, ici c’est le contraire, on est soigné comme des princes. Quand on repart on a le smile. Il y a le soin du corps, mais de la tête aussi. »

    Un interprète traduit pour un monsieur Kurde : « Avec l’écoute, on a mieux avancé contre la maladie. Sans interprète, comment on fait ? Il y a les logiciels, mais ce n’est pas bon. » Comment traiter la santé sans savoir ce qui la dégrade ? « Pendant le Covid, j’étais malade, je marchais mal. Ils m’ont fait faire du sport. Regardez comme j’ai maigri ! » s’exclame Khadija les mains sur le ventre. Des rires et des larmes. « Quand il y a eu l’incendie dans mon appartement, toute l’équipe est venue pour m’aider. Vous voyez ça ailleurs ? », témoigne une retraitée. Une maman complète : « Mon fils est décédé en juin, sans vous je serais en psychiatrie aujourd’hui. »

    Une pétition en ligne

    Dans la salle comble, on s’arrache le micro pour témoigner. « On a confiance, vous nous avez montré nos droits, vous prenez le temps sans rechigner. Et pourtant j’en prends beaucoup moi », reconnaît en riant une patiente. Latifa, 76 ans, qui cumule les pathologies, s’est extirpée de son appartement à la Solidarité pour venir soutenir l’équipe. « On m’appelle chaque mardi pour prendre des nouvelles, On se déplace chez moi une fois par mois ! Et quand je vois un spécialiste, il félicite le suivi, il y a tout dans le dossier. »

    Sur les neuf postes, la moitié de l’équipe est concernée par cette révision budgétaire qui entraînerait la suppression des activités ne relevant pas du domaine médical. « Une décision inacceptable », pour le directeur du centre social. Marion de l’association Marseille Handball Nord, plaide aussi : « Les jeunes ont désacralisé leur rapport à la médecine. »

    « C’est fou qu’un Premier ministre amène ça à sa perte. Mais il ne sait pas qu’on a du bagou, réagit Alia, 35 ans, Ils ont pris soin de nous, aujourd’hui, c’est à nous de les sauver. » Une pétition est déjà lancée en ligne. Houria assure à une soignante très émue, « ne pleure pas ! On va gagner ». Déterminés à sauver leur Château, les habitants sont prêts à « aller jusqu’à l’Élysée s’il le faut ».

    Le gouvernement étudie les financements

    Pas de remise en question des 26 Secpa selon le gouvernement. Le dispositif doit être généralisé avec un « modèle financier » qui « sera arbitré très prochainement » précise le ministère de la Santé.

    Le dispositif Secpa doté de 14 millions d’euros en 2025, versés par l’Assurance maladie, représente jusqu’à « un tiers du budget annuel » des 26 structures, dont le Château en santé à Marseille, le Village de santé d’Échirolles en Isère ou la Place santé en Seine-Saint-Denis. Le gouvernement s’est voulu rassurant en s’engageant à « pérenniser » leurs financements. L’exécutif présente cette décision comme un « passage dans le droit commun », mais cela « se traduit en réalité par un basculement vers le Label Maisons France Santé, plafonné à 50 000 euros annuels par structure » contre plus de 500 000 euros pour le dispositif Secpa, et un « recours aux Fonds d’intervention régionaux des Agences régionales de santé (ARS) », explique l’équipe de Château en santé.

    Du côté de l’ARS Paca, on indique que « les crédits délégués par le ministère à l’ARS pour financer ces actions complémentaires n’ont pas encore été communiqués ». Interrogé par la députée écologiste Cyrielle Chatelain devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis que les 26 Secpa seront « pérennisées et financées », renvoyant vers la ministre de la Santé Stéphanie Rist pour le détail des sommes. Un modèle financier sera arbitré en « repartant des budgets adoptés et en mobilisant différentes sources de financement (Assurance maladie France Santé, FIR et collectivités) ».

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Le Crédit mutuel sécurise le balisage des randonnées dans les Bouches-du-Rhône

    Le Crédit mutuel sécurise le balisage des randonnées dans les Bouches-du-Rhône

    Les baliseurs seront désormais visibles dans les sentiers des Bouches-du-Rhône. Au siège marseillais, le Crédit mutuel méditerranéen (CMM) a remis 190 gilets de balisage aux bénévoles de la Fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée). Cette dixième remise s’ajoute aux 1 080 gilets de balisage déjà distribués à travers neuf caisses méditerranéennes. L’engagement du Crédit mutuel, partenaire de la FFRandonnée, vise à sécuriser les 226 000 kilomètres de sentiers. « Pour les randonneurs du dimanche, mais pas [forcément] tous les dimanches », plaisante un des représentants du Crédit mutuel, pour qui la randonnée est au cœur de leur initiative axée à la fois sur l’environnement et la santé.

    Se vêtir d’une légitimité

    Perçu comme « œuvre d’utilité publique » par la présidente du comité départemental de FFRandonnée Marianne Clarté, les quelque 240 bénévoles du département de Marseille maintiennent l’état des sentiers pédestres. Peinture de marquages, coupe de végétaux, remise en place des pierres, les baliseurs agissent dans l’ombre pour la sécurité des randonneurs. Ces gilets jaunes éclairent leur mission. « Quand on porte le gilet, ça nous donne une légitimité. Les gens s’intéressent à nous », raconte Gérard Mrugala, responsable commission Sentiers et Itinéraire. Leur travail s’étend sur les milliers de kilomètres homologués par ce comité, des bords de mer à la montagne Sainte-Victoire.

    Cette année, la FFRandonnée affiche l’objectif d’irriguer le pays d’Arles par la création d’un GR. 2026 sera aussi marquée par le Rando Challenge à destination des petits et des grands, et par l’Ultrarandonnée pour les plus aguerris.

  • Un espace mobile pour dépister le cancer dans les Bouches-du-Rhône

    Un espace mobile pour dépister le cancer dans les Bouches-du-Rhône

    La camionnette « Au fil de la Ligue », garée sous le soleil de la place Jules Guesdes, à Marseille, a été inaugurée ce mardi, à la veille de la journée mondiale de lutte contre le cancer. Les représentants du projet ont coupé le ruban, ouvrant les routes des Bouches-du-Rhône à ce véhicule décoré à l’effigie de la Ligue contre le cancer.

    En ralliant trois communes par semaine, dans « les marchés, sur les plages ou dans les entreprises », la camionnette est un « nouvel outil pour aller là où sont les gens, les rencontrer dans leur lieu de vie » notamment « ceux qui manquent d’information, isolés », détaille Magali Maugeri, directrice générale de la Ligue contre le cancer des Bouches-du-Rhône.

    En commençant par le marché de Gardanne le vendredi 6 mars, cet espace mobile de prévention parcourra le département, avec des missions de prévention et de dépistage. Avec une psychologue, une onco-esthéticienne et une médecin interne à son bord, les habitants pourront être sensibilisés à l’importance du dépistage, dans une région où le cancer est la première cause de mortalité. Pour Michelle Philip, retraitée et bénévole depuis 4 ans au sein de la Ligue, la camionnette « est magnifique, et va permettre d’aller au plus près des gens, partout », chose importante car « le cancer touche toutes les familles, tous les environnements possibles ».

    « Au plus près du dépistage »

    Le dépistage précoce d’un cancer permet très souvent un meilleur traitement, moins lourd et avec plus de chances de guérison. Or, sur les traitements des cancers du colon ou de la prostate, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur constate un retard de 20 à 25 points par rapport aux autres régions, en raison d’un « manque de prévention sur le dépistage, sur lequel il nous reste encore des choses à faire », insiste Renaud Muselier, président du conseil régional PACA. Ambition régionale donc que de travailler à une meilleure prévention, « faire en sorte d’être au plus près du dépistage ».

    Mais pour se faire dépister, il faut oser. La peur de connaître le diagnostic freine : un sondage réalisé par l’IFOP pour Biogroup à l’occasion d’octobre rose en 2025 montre qu’une personne sur deux interrogées redoute le dépistage, quand 12% renoncent à la démarche. Justement, Charlotte Douchet, responsable de la prévention au sein de la Ligue, affirme qu’il s’agit bien « d’être disponible, d’aller contre les peurs des personnes ». En se rendant dans « des lieux retirés ou populaires, pour aussi aller vers des personnes qui ont moins accès à l’information », la camionnette est une tentative de généraliser le dépistage dans le département.

    Ainsi, c’est avec le soutien de la première région française à avoir adopté un « Plan cancer » que la Ligue souhaite rendre accessible sa connaissance de la maladie. Déjà pionnière, la branche des Bouches-du-Rhône, qui accueille entre 650 et 700 personnes par mois dans ses centres, lutte notamment contre les déserts médicaux. La camionnette « Au fil de la ligue » rejoindra donc des communes isolées, dans lesquelles les rendez-vous médicaux sont parfois longs à obtenir.

    Rendre la santé mobile est une manière de généraliser l’accès au soin et à l’information. Si la camionnette n’a pas encore entamé son périple, Renaud Muselier est confiant : en 2020, la région avait développé une camionnette de vaccination et de tests Covid, qui avait « très bien fonctionné ». Selon lui, « pour un développement harmonieux de la région, il est nécessaire de lutter contre les déserts médicaux, d’aller vers les habitants dans les lieux où il y a moins de médecins ».

  • Un centre médical transitoire ouvre à Monteux

    Un centre médical transitoire ouvre à Monteux

    La Ville a acheté les locaux au bailleur Grand delta habitat pour y implanter un centre médical municipal transitoire pour pallier la pénurie de médecins. D’ailleurs, les sept praticiens généralistes et trois spécialistes (cardiologue, néphrologue et endocrinologue) sont tous des retraités reprenant du service à temps partiel.

    « Le centre a été conçu pour répondre aux attentes des Montiliens les plus fragiles et rencontrant des difficultés d’accès aux soins. Il a vocation à être transitoire en attente d’une Maison de santé pluriprofessionnelle ».

    Le cabinet accueillera en priorité des patients sans médecin traitant, résidant à Monteux, et âgés de plus de 65 ans ou reconnus en ALD (affection longue durée). « Il n’a pas vocation à prendre en charge les urgences médicales », précise la municipalité. La prise de rendez-vous sera possible soit par téléphone, soit directement sur place auprès du secrétariat.