Tag: salaires

  • Les employés d’Atalian obtiennent gain de cause

    Les employés d’Atalian obtiennent gain de cause

    La mobilisation a payé pour les employés de l’entreprise de nettoyage Atalian déployés sur 17 sites de la commune de Cuers. En grève mardi et mercredi, ils s’étaient réunis devant l’hôtel de ville pour alerter la municipalité, cliente d’Atalian, sur leurs conditions de travail, entre manque de matériel, volume horaire insuffisant pour les tâches à accomplir et les heures de travail non payées qui en découlent.

    Ils ont été entendus par la directrice de cabinet du maire Bernard Mouttet, puis par ce dernier. Des échanges qui ont permis de constater qu’« Atalian avait vendu à la mairie des services qu’elle n’a jamais eus dans les faits. Ensuite, le maire a certainement fait pression sur l’entreprise », explique Sébastien Bois, secrétaire général CGT propreté et services associés du Var.

    Avec l’effet escompté, puisque les salariés ont obtenu par écrit les engagements de la direction en échange de la fin de la grève : rappels de salaires sur plusieurs périodes en 2025 et 2026, inventaire pour le remplacement du matériel hors d’usage, renouvellement des tenues de travail. Reste encore à discuter, entre autres, de certains rappels de salaire remontant à 2024, pour lesquels un rendez-vous doit avoir lieu prochainement entre les employés et la direction d’Atalian. Cette dernière va aussi rencontrer la mairie de Cuers pour négocier des heures de travail supplémentaires sur l’appel d’offres.

    « Cette mobilisation démontre que, lorsque les travailleurs s’unissent et tiennent bon, leur voix est entendue. La lutte collective paie », salue Khadija Sandour, déléguée syndicale CGT d’Atalian. « La CGT prend acte de ces engagements, mais restera pleinement vigilante jusqu’à leur application effective. »

  • À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    Devant l’hôpital de Gap, les passants ne peuvent pas louper la pancarte « Hôpital en grève » agrémentée des drapeaux de la CGT, de la CFDT et de FO. Dans le hall gît un cercueil en carton. Autour, une quinzaine de membres du personnel portent un brassard noir pour signifier le deuil. En cette journée de mobilisation de la fonction publique hospitalière, les soignants du Chicas se sont mobilisés pour porter des revendications nationales et locales.

    « Un sentiment d’abandon »

    À commencer par une amélioration des conditions de travail, des effectifs et de la protection contre les fortes chaleurs. Manque de ventilateurs, agents contraints de scotcher des couvertures de survie sur les fenêtres, tenues non adaptées… « La canicule était une catastrophe pour les agents et les patients », regrette Florence Cheilan, déléguée CGT. Les syndicats dénoncent aussi le sous-effectif et l’obligation d’alternance jour/nuit qui « détériore gravement la santé physique et mentale ».

    Ils demandent par ailleurs une revalorisation salariale et un dégel du point d’indice, ainsi que la mise en place d’une Protection sociale complémentaire pour garantir une couverture santé pour tous les agents.

    « À Gap, on a l’hôpital central du bassin, donc on absorbe tout, lance Charlotte Blandin, aide-soignante. C’est un vrai sentiment d’abandon, et la population ne se sent pas concernée ».

    Les agents en grève sont tout de même assignés au travail. « Donc nous ne sommes pas entendus. Tant que ça continue de tourner, même si on en peut plus, personne ne fait rien », ajoute Ingrid Gallerini, diététicienne et secrétaire de la CFDT Chicas.

    Selon la direction, 41 agents se sont déclarés grévistes mais ont été assignés pour assurer le service minimum et un agent gréviste était absent sur les 892 prévus au planning.

    Agathe Di Lenardo

  • Les salariés d’Atalian en grève dénoncent la surcharge de travail

    Les salariés d’Atalian en grève dénoncent la surcharge de travail

    Ils ont décidé de dire « stop ». Enfin, surtout elles, car la majorité des salariés de l’entreprise de nettoyage Atalian, basée à la Seyne-sur-Mer, sont des femmes, et le « chantier » de Cuers ne fait pas exception. Mardi, six sur les huit qui travaillent au sein des bâtiments de la commune ont établi un piquet de grève devant la mairie pour faire savoir leur mécontentement. « La direction ne nous répondant pas, nous venons voir le client pour qu’il soit au fait de la situation, et demande des comptes à l’entreprise », déclare Sébastien Bois, secrétaire général CGT propreté et services associés du Var. Un moyen de pression qui a déjà fait ses preuves : « Au printemps 2025, deux salariées avaient fait grève devant le conseil départemental, ce qui avait coûté sa place au directeur d’Atalian », rappelle-t-il.

    Cette mobilisation fait suite à la dégradation des conditions de travail des employés. Khadija Sandour, déléguée syndicale et représentante du personnel de l’entreprise, dont elle est salariée depuis 14 ans, a pu s’en rendre compte à travers le temps. Principale cause : des appels d’offres sur lesquels « le client baisse au maximum les coûts, et les sociétés acceptent ça et économisent de l’argent sur le dos des salariés ». Cela se traduit par des contrats avec des volumes horaires réduits, pour des tâches qui restent pourtant similaires : « On donne 1h contre 3 auparavant, ce n’est pas possible. C’est inacceptable que les agents se mettent à quatre pattes. La surcharge de travail est inimaginable. Certaines salariées ont un quart d’heure pour faire un chantier, 1h30 pour faire un bâtiment de trois étages », peste-t-elle, appelant « les dirigeants à venir voir si ce qu’ils demandent est possible ».

    La directrice de cabinet du maire est venue échanger

    En conséquence, face à la pression exercée et l’insatisfaction exprimée par le client, les agents s’affairent à la tâche plus longtemps, et « les heures ne sont pas payées, les contrats pas à jour. On se bat depuis avril pour être payés », s’indigne la représentante du personnel. Les départs en congés, eux, ne sont pas compensés, et à leur retour, les employés, tous affectés à un site qui leur est propre, « doivent faire le double de travail ». Sans parler des périodes de vacances d’entreprise, durant lesquelles ces derniers ne sont pas payés, aucun chantier ne leur étant proposé. Il y a également des situations totalement incongrues, comme celle de Mohamed, pas prévenu de sa mutation d’un chantier à un autre car parti en vacances, et qui a, à cause de ce défaut de communication, « perdu 400 euros sur un salaire déjà très bas », déplore-t-il.

    Un contexte qui a déjà poussé certains « à démissionner et à partir en larmes », se désole Khadija Sandour. « Et malgré plusieurs courriers et des réunions CSE inutiles, la direction est sourde et aveugle. » Un nouveau mail a été envoyé à la direction – qui n’a pas répondu à nos sollicitations – ce mardi, avec plusieurs demandes : paiement des heures impayées et régularisation des situations ; augmentation du temps de travail et des salaires ; arrêt de la surcharge de travail et de l’ingérence des clients dans le travail des salariés ; respect des droits, des conditions de travail et de la dignité des salariés ; mise en place d’un 13e mois. « Dans le Var c’est une dégradation généralisée. Les clients veulent des prestations sans payer, et les entreprises de nettoyage le font payer aux salariés. À la CGT, on appelle ça de l’esclavage moderne », assène Sébastien Boi s.

    Parmi ces clients, la directrice de cabinet du maire de Cuers Bernard Mouttet (DVC), venue dialoguer avec les manifestants, a fait savoir qu’elle ferait remonter leurs doléances à l’édile. Un petit motif de satisfaction pour les salariés. « On est prêts à se mobiliser chaque jour tant qu’on n’obtiendra pas ce qu’on demande », prévient Khadija Sandour.

  • Ces tennismen qui bouclent difficilement leur fin de mois

    Ces tennismen qui bouclent difficilement leur fin de mois

    En atteignant les huitièmes de finale de l’US Open, Arthur Gea est d’ores et déjà assuré de repartir avec un chèque de 480 000 dollars, soit environ 431 000 euros. Une somme qui illustre les enjeux financiers d’un Grand Chelem, où seuls les joueurs classés parmi les 250 meilleurs mondiaux peuvent espérer prendre part au tableau principal. Mais cette dotation est loin de refléter la réalité de la majorité des tennismen professionnels. À titre de comparaison, le Vauclusien n’avait touché que 8 000 dollars, soit environ 7 000 euros, après sa victoire fin juillet au Challenger de Granby, au Canada. Sur ce circuit « secondaire », où figure notamment l’Open Cassis de Provence, les gains sont nettement moins conséquents. « Ce n’est pas possible de vivre sur les circuits secondaires sans mécènes prêts à investir sur nous ou sans parents qui mettent du beurre dans les épinards », souligne Benjamin Pietri (786e mondial). Le Fréjussien a franchi la phase des qualifications lundi en s’imposant face au Marseillais Hugo Car. Une victoire qui lui a rapporté quatre points au classement ATP et un chèque de 1 000 euros.

    La situation s’améliore

    « Je ne sais même pas si ça va me rembourser les frais que j’ai eus précédemment dans la saison », ajoute Pietri, conscient des charges qui pèsent sur un tennisman professionnel. « Il faut payer les salaires de l’entraîneur, du kiné et du préparateur physique, puis les chambres d’hôtel, les billets d’avion et les repas, pour moi et pour le coach. Ça peut facilement revenir à 2 500 euros par tournoi. Sur un Challenger comme Cassis, si tu fais quart de finale, tu gagnes 2 500 euros, une fois les taxes enlevées », détaille Antoine Escoffier (998e). À 34 ans, le pensionnaire du TC Marignanais a définitivement fait une croix sur le circuit Challenger. « Si l’on n’a pas le classement suffisant pour être aux qualifs des Grands Chelem, on ne peut pas suffisamment gagner sa vie », martèle Escoffier. L’Aixois d’adoption a toutefois remarqué que l’ATP a fait des efforts ces dernières années. En effet, la dotation globale du circuit Challenger a atteint un record historique de 32,4 millions de dollars pour la saison 2026. Le montant total des prize money a progressé de 167% depuis 2022. Des efforts ont été consentis, mais ils n’ont pas encore véritablement changé le quotidien de ces centaines de passionnés qui consacrent leur vie à leur sport.

    Résultats du lundi

    G. Brouwer (NED) b. M. Martineau (FRA) (6-2, 3-6, 7-6) ; D. Glinka (EST) b. R. Peniston (GBR) (7-6, 6-2) ;

    M. Echargui (TUN) b. L. Poullain (FRA) (6-4, 6-2) ;

    B. Harris (GBR) b. H. Grenier (FRA) (7-5, 6-3) ;

    T. Droguet (FRA) b. M. Chazal (FRA) (6-4, 6-4).

    Programme du jour

    Central – début 10h00

    U. Blanchet (FRA) vs L. Lokoli (FRA)

    M. Bobichon (FRA) vs J. Rodionov (AUT)

    L.Couturier (FRA) vs M. Lajal (EST)

    N. Budkov Kjaer (NOR) vs F. Balshaw (FRA)

    Court 1 – début 10h00

    M. Malige (FRA) vs S. Gueymard Wayenburg (FRA)

    B. Pietri (FRA) vs M. Erhard (FRA)

    G. Onclin (BEL) vs R. Perot (FRA)

    M. Scaglia (FRA) vs R. Bertrand (FRA)

    Court 2 – début 10h00

    D. Added (FRA) vs D. Masur (GER)

    M. Dhamne (IND) vs D. Rincon (ESP)

    M. Janvier (FRA) vs Y. Ghazouani Durand (FRA).

  • À Béziers, le PCF lancera la campagne de Roussel

    À Béziers, le PCF lancera la campagne de Roussel

    C’est un heureux hasard du calendrier que les communistes du Biterrois comptent bien mettre à profit pour donner leur coup d’envoi symbolique de la campagne.

    Dimanche 6 septembre (10h-18h) se tiendra, aux jardins
    de la Plantade, la 43e fête* du PCF de l’ouest héraultais. Réunissant chaque année plus d’un millier de militants, sympathisants et curieux (l’entrée au parc est gratuite et ouverte à tous) autour d’un grand débat, d’un repas et d’animations, l’événement, qui constitue « la seule rentrée politique dans le Biterrois », insiste Nicolas Cossange, tombe cette année le jour de l’investiture PCF à la présidentielle.

    « On pourra encore voter le matin même à condition d’être à jour de cotisation depuis au moins 3 mois », précise l’ancien secrétaire du PCF 34, désormais à la tête de la section de Béziers. Autant dire qu’après avoir dégusté la paella, les communistes devraient apprendre pendant les animations musicales l’officialisation de la candidature de Fabien Roussel à l’Élysée, qui semble une formalité.

    Changer de modèle

    À Béziers, l’issue du vote des adhérents PCF ne fait aucun doute. Même si les reproches de 2022 restent dans les esprits (il n’avait manqué que 400 000 voix à Mélenchon pour accéder au 2nd tour alors que Roussel en avait fait le double), une candidature communiste au 1er tour est jugée nécessaire pour porter les idées de rupture. « C’est le moment d’exposer ce que nous voulons : changer le fond des choses : passer de la social-démocratie au socialisme », pose Aimé Couquet.

    Pour ce membre historique de la section, « il faut sortir du piège de la présidentielle ». « On ne divise rien du tout. En 1981, il a fallu un PCF à 15% pour que Mitterrand soit élu. Sans un PCF qui fait des voix au 1er tour, on [la gauche de transformation sociale, Ndlr] ne gagnera pas au second. » Nicolas Cossange va dans son sens. « Bien sûr que les communistes se posent des questions [vu le risque RN, Ndlr] mais on s’est doté d’un processus démocratique. C’est autre chose que de dire : je suis candidat, allez cliquer pour me soutenir », critique-t-il à l’égard de Jean-Luc Mélenchon.

    Pour N. Cossange, le vrai problème c’est le poids de la gauche. « Tant qu’elle pèsera 30% toute mouillée… » Pour y remédier, quoi de mieux que de débattre pour expliquer en quoi « la société capitaliste nous mène dans le mur ». « Oui à la paix, non à l’austérité ! » sera d’ailleurs le thème du débat animé dès 11h par la secrétaire héraultaise, Clara Gimenez. Compte tenu du calendrier, il sera sans doute un peu question de Sénatoriales et de la séquence présidentielle/législatives de 2027. « Un débat, on sait comment ça commence mais jamais où ça finit », sourit N. Cossange.

    Quoi qu’il en soit, les communistes n’ont pas l’intention d’être cantonnés au simple témoignage. « Entre la canicule, les incendies et maintenant la tempête, l’été nous a rappelé combien il est urgent d’agir, de planifier. La 7e puissance mondiale est tout à fait capable de produire ses propres Canadairs. Il y a d’autres choix que le tout militaire », harangue N. Cossange. Cela vaut aussi pour l’économie commandée par les forces de l’argent. « On a besoin de travailler la question des salaires et de réindustrialiser. On voit bien avec les taux de pauvreté d’Agde/Pézenas que même le tourisme de masse ne redistribue pas beaucoup de richesses. » Aimé Couquet abonde : « Un parc d’attractions comme celui de Macron et Mohammed Ben Salmane, ça ne produit rien du tout. Il faut faire revenir de la production dans notre pays et donner les moyens aux travailleurs de pouvoir organiser leurs entreprises ». En somme changer totalement de modèle. Un point sur lequel le PCF va sûrement plus loin que la France insoumise.

    * 10h ouverture des stands
    et du vide-grenier (inscriptions
     : 07.66.28.71.05). 11h débat. 13h paella (réservations 04.67.76.43.78.). 14h30 animations avec Sophie Pascual, conteuse (histoires cubaines) et Les Z’étourdis (chansons engagées). 18h : Tirage tombola et clôture.

  • Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Un marché d’été sans recrue pour un OM diminué

    Les dirigeants olympiens ont toujours été actifs le dernier jour du mercato. Que ce soit le 31 août ou le 1er septembre, les heures avant la clôture n’ont jamais été de tout repos pour les fans marseillais. Chacun était scotché devant son écran, attendant les infos sur une nouvelle arrivée. Il y a 9 ans, ils étaient tous si bien ensemble que l’annonce du « grantatakan », Kostas Mitroglou, avait été faite après minuit, alors horaire de fermeture du marché des transferts. Pas plus tard qu’en 2025, Benjamin Pavard, Matt O’Riley et Arthur Vermeeren ont eu la permission de débarquer à Marignane ce fameux dernier jour.

    Le contexte est différent en cette fin d’été 2026. L’OM avait jusqu’à 19h59, ce mardi, pour enregistrer une recrue, mais sans surprise : le néant. Les départs n’ont pas été assez conséquents et Frank McCourt n’a pas pu mettre la main à la poche, la DNCG bloquant toute transaction. Les Phocéens peuvent encore ajouter un ou plusieurs joueurs à leur effectif grâce aux transferts nationaux libres, mais pas plus. Karl Toko Ekambi est le nom sortant du chapeau, l’ex-Lyonnais pourrait arriver libre dans les prochains jours. L’occasion de renforcer une attaque peu dense, comptant les titulaires Gouiri, Harit et Paixão, plus les jeunes Mmadi et Abdallah.

    Ce dernier jour du marché des transferts pouvait accoucher de départs. Plusieurs éléments à forte valeur marchande et/ou salaires élevés auraient pu quitter le navire : Højbjerg, Paixão, Emerson, Kondogbia. à noter qu’un départ de Quinten Timber semblait à l’étude, mardi soir, avec la piste Crystal Palace, revenu à la charge pour enrôler le milieu de 25 ans, le marché anglais se concluant à minuit (après notre bouclage). Deux visions se sont opposées : celle du propriétaire Frank McCourt, désireux de générer un maximum de rentrées d’argent, et celle du secteur sportif, avec Genesio et Lorenzi en tête, qui souhaitaient conserver un effectif compétitif avant les échéances importantes de l’automne.

    Que des départs

    Les hommes de terrain ont donc fait pencher la balance de leur côté, avec Igor Paixão qui n’a pas rejoint l’Angleterre, alors que Pierre-Emile Højbjerg n’est pas parti en Angleterre ou en Italie. Attention, des départs sont toujours possibles puisque certains marchés restent ouverts cette semaine [voir ci-contre]. Le bilan est simple : aucun joueur n’a signé à l’OM durant l’été, une situation inédite pour un club français engagé dans une compétition européenne. Ils ont tout de même été nombreux à quitter les Bouches-du-Rhône depuis le mois de juin. Dix au total, en comptant les fins de prêts de Nwaneri, Pavard et Vermeeren et le départ libre de Bilal Nadir vers Hambourg.

    Officiellement, trois joueurs ont été définitivement achetés avec le capitaine Timothy Weah, Facundo Medina et Hamed Junior Traoré, mais les deux derniers cités sont déjà repartis sous d’autres cieux. C’est aussi le cas pour Pierre-Emerick Aubameyang (La Corogne), Gerónimo Rulli (Manchester City), Leonardo Balerdi (AS Roma) et bien sûr Mason Greenwood (Fenerbahçe), dont l’OM ne verra que 60% des 39 millions d’euros récoltés. Un amincissement forcé, et le serrage de ceinture est toujours de mise.

    Le mercato encore ouvert dans certains pays

    Dans les cinq grands championnats, le marché des transferts s’est clos ce mardi 1er septembre. C’était à 19h59 pour la France, 20h pour l’Italie et l’Allemagne, minuit pour l’Espagne et l’Angleterre. D’autres pays ont choisi d’étirer ce mercato pour quelques jours supplémentaires.

    C’est le cas pour les Pays-Bas et les États-Unis (mercredi soir), la Belgique et le Qatar (jeudi soir) et le Portugal et la Turquie (vendredi 23h59).

    Les départs vers l’Arabie Saoudite sont encore possibles pour une longue période. Les Saoudiens ne fermeront le marché pas avant le 12 octobre prochain. En Europe, ce dernier ouvrira à nouveau le 1er janvier 2027.

  • À Digne-les-Bains, la CGT refuse de payer pour se rendre au travail

    À Digne-les-Bains, la CGT refuse de payer pour se rendre au travail

    Seuls 3% des travailleurs du département utilisent les transports en commun pour se rendre au travail, et le déplacement moyen pour aller sur son lieu de travail est de 36 km : le constat est édifiant pour la CGT, qui exige un accord avec le patronat pour prendre en charge les frais de transport de tous les salariés.

    « On est dans un département rural où la question du transport est majeure pour l’ensemble des salariés. Et malheureusement, quand on fait l’état des lieux de ce qui se passe sur le département, mis à part dans quelques très grosses entreprises où on a des indemnités de transport, pour la plupart des salariés, il n’y a rien qui existe », déplore Sylvain Moretti, secrétaire général de l’union départementale CGT. Une problématique accentuée par l’augmentation des prix des carburants. Le syndicat a engagé des discussions avec le patronat local à ce sujet. « Ce qu’on souhaite, à partir de ces discussions, c’est de couvrir, par un accord interprofessionnel, les frais de transport de tous les salariés du département, pour sortir de la situation où, aujourd’hui, il faut payer très cher pour aller travailler », a martelé Sylvain Moretti.

    Les organisations représentatives employeurs UDE (Medef, CPME), U2P et les organisations syndicales représentatives CFDT, CFE CGC, CGT, FO et Solidaire ont abordé ensemble cette question des transports pour les salariés, et en sont arrivées à un même constat : « on ne peut pas commencer sa journée en payant pour aller travailler », déplorent-elles dans un communiqué commun. « On insiste sur le fait que ce soit un accord qui a conduit à ce qu’il y ait une signature de tous. C’est intéressant en soi. Cela montre qu’il y a bien un problème perçu par tout le monde », a souligné Philippe Antoine, responsable TPE et membre de la direction de l’union départementale de la CGT. « Il y a un consensus très large sur la nécessité de trouver des solutions », a abondé Sylvain Moretti.

    Des transports en commun inadaptés

    « Les transports collectifs sont prévus pour le tourisme et le scolaire, pas pour les salariés », a expliqué Stéphane Sansano, qui siège au bureau de l’union départementale de la CGT. « 36 kilomètres, ça fait 18 euros par jour. Sur 20 jours de travail, ça fait 360 euros. Quand on voit aujourd’hui le niveau auquel est le Smic, une fois que le salarié a payé son carburant et son loyer, il lui reste pas grand-chose, ou il lui reste rien », a regretté Sylvain Moretti.

    Pour la CGT, le télétravail n’est « pas une solution pérenne » pour réduire les coûts de transport. « Le télétravail génère aussi des frais. Quand on télétravaille à la maison, le prix de l’énergie a fortement augmenté, il faut chauffer soi-même son domicile. Ce que pourrait faire gagner le télétravail d’un côté, ça le fait perdre de l’autre dans le portefeuille des salariés. L’idée, c’est vraiment d’arriver à une solution où il y a une indemnisation qui permet de se rendre sur le lieu de travail », a détaillé Sylvain Moretti.

    L’indemnisation des frais de transport est « la première revendication des salariés des TPE », selon la CGT. Les frais de transport peuvent souvent dissuader un salarié d’accepter un emploi ; ou un employeur de recruter un salarié qui habiterait trop loin du lieu de travail. La CGT compte aussi interpeller les communautés de communes et la Région à ce sujet.

  • Une bouffée d’espoir

    Une bouffée d’espoir

    Il y a la dette, le déficit public… tout le monde doit passer à la caisse, c’est comme ça, nous expliquait doctement la semaine dernière, David Amiel, le ministre des Comptes publics, rappelant le cap donné par Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron qui se résume
    en trois mots : « Austérité, austérité
    et austérité.
     » Mais attention, nous disait aussi le ministre, les très riches ont déjà donné les deux dernières années… il ne faudrait surtout pas les accabler de gros mots comme « impôts », « taxes », « prélèvements », « contribution » ou « charges ». Leur représentant syndical, le président du Medef, Patrick Martin, dénonce avec force le « carcan » français et appelle en bon capitaliste à « libérer » l’économie selon un axiome bien connu : moins d’impôts, moins de charges, plus de marges, plus de dividendes.

    Moins de salaires, plus de profits

    Cette course aux profits maximum et court-termiste, poursuivie des décennies durant, tape le mur, de plein fouet. Lorsque des salariés sont obligés d’aller aux Restos du cœur ou au Secours populaire pour manger, lorsque des centaines
    de milliers de familles n’arrivent plus à se loger correctement, lorsque
    les travailleurs qui
    ont pour ambition de vivre dignement et honnêtement de leur labeur, n’arrivent plus à faire un plein d’essence pour se rendre au bureau ou à l’usine, quand les budgets des services publics et des collectivités sont réduits à la portion congrue. Détricotant, fil après fil, notre modèle social français. Cette année d’élection doit nourrir l’espoir d’un changement radical de politique en lien direct avec ce mouvement social en ébullition. Comme
    une bouffée d’espoir.

  • [Entretien] Stéphane Audebeau, Snes-FSU« L’École continue à s’enfoncer doucement mais inexorablement »

    [Entretien] Stéphane Audebeau, Snes-FSU« L’École continue à s’enfoncer doucement mais inexorablement »

    La Marseillaise : Si vous deviez noter la préparation de cette rentrée, vous mettriez combien ?

    Stéphane Audebeau : Je mettrais 4 sur 10. Pas la moyenne, parce qu’il y a très peu de choses qui changent alors que les enjeux sont énormes. Le ministre n’a annoncé aucune mesure importante face aux dysfonctionnements du système éducatif. L’École continue donc à s’enfoncer doucement mais inexorablement. Le premier problème reste la lourdeur des effectifs. On parle de baisse démographique, mais elle se traduit surtout par des suppressions de postes de titulaires, d’AED et, on le craint, de contractuels. Dans l’académie, tous les départements sont concernés et le Gard a été particulièrement touché par les suppressions de postes décidées lors de la préparation de cette rentrée.

    Le ministère répond justement qu’il y a moins d’élèves. Pourquoi ne pas réduire aussi les postes ?

    S.A. : Parce que cette baisse démographique devrait au contraire être une chance historique. On pourrait enfin réduire les effectifs par classe. Dans l’académie, il faudrait plus de 120 équivalents temps plein pour retrouver le taux d’encadrement d’avant les années Macron-Blanquer. On tourne autour de 28 élèves au collège, parfois 30 autour de Montpellier. Au lycée, on dépasse régulièrement 35, parfois 36. Pour faire vraiment du suivi individualisé au collège, notamment avec les élèves à besoins particuliers, l’idéal serait plutôt autour de 20. Même en éducation prioritaire, on peut monter jusqu’à 25 élèves par classe. Or ce sont justement des établissements où l’accompagnement individuel est essentiel. On pourrait profiter de la baisse du nombre d’élèves pour améliorer durablement les conditions d’apprentissage plutôt que supprimer les moyens en proportion.

    Le ministère affirme pourtant que 96% des postes proposés aux concours ont été pourvus. Ça ne vous rassure pas ?

    S.A. : Non, parce que le nombre de postes mis au concours a lui-même baissé. Cela ne garantit pas qu’il y aura un professeur dans chaque discipline partout. On sait qu’il y aura encore des manques, notamment en français, mathématiques, anglais ou technologie. Et même si les postes sont pourvus la première semaine, les absences arrivent vite. On manque de titulaire sur zone de remplacement (TZR), de remplaçants, et il faut ensuite chercher des contractuels dans l’urgence.

    Vous alertez aussi sur les AED et les AESH…

    S.A. : Oui. Dans le Gard, des postes d’AED ont aussi été supprimés au nom de la baisse démographique. Mais ce n’est pas mécanique : qu’un établissement ait 200 ou 180 élèves, il faut toujours ouvrir le collège, surveiller les permanences, faire fonctionner la vie scolaire. Pour les AESH, c’est un problème permanent. Avec des contrats de 24 heures payés autour de 900 euros par mois, on n’attire pas. Et avec la mutualisation, certaines doivent passer d’un établissement à l’autre ; des élèves n’ont parfois qu’une heure d’accompagnement par semaine. Pour nous, c’est une forte dégradation. Une AESH peut ainsi devoir choisir entre accompagner un élève pendant une évaluation en mathématiques ou en laisser un autre sans aide dans un autre cours. On perd aussi la continuité du suivi, alors que la connaissance de l’élève et de ses besoins est essentielle. Et, derrière, une partie de cette charge retombe sur les enseignants.

    Qu’est-ce qui explique selon vous la crise d’attractivité du métier ?

    S.A. : Le salaire reste essentiel, parce qu’il traduit la reconnaissance d’une profession. Un enseignant débute aujourd’hui à moins de 2 000 euros par mois. Dans les années 1980, un débutant à bac +5 gagnait autour de trois fois le Smic ; aujourd’hui, on est à peine au-dessus. Mais il y a aussi les conditions de travail : classes chargées, tâches supplémentaires, nouvelles missions. Et pendant ce temps, le ministre parle du téléphone portable ou du 11-Novembre. Pour nous, c’est un écran de fumée : les vrais problèmes, ce sont les conditions d’apprentissage des élèves.

    À quelques jours de la rentrée,
    est-ce qu’il reste encore des choses
    à faire bouger ?

    S.A. : Oui, il faut se battre jusqu’au dernier moment. Les suppressions de divisions sont actées, mais les effectifs réels peuvent obliger à revoir certaines décisions. La première semaine, on va intervenir partout où il faudra obtenir des créations de classes. Le problème, c’est que beaucoup d’arbitrages ont déjà été faits en juin ou juillet. C’est au moment où les élèves arrivent réellement dans les établissements que certaines situations deviennent intenables : une division qui manque, des inscriptions impossibles ou des classes beaucoup plus chargées que prévu. Le syndicat compte donc utiliser les remontées des établissements dès les premiers jours pour réclamer des ajustements.

  • La rentrée frappée par des fermetures de classes

    La rentrée frappée par des fermetures de classes

    « Avez-vous le chiffre des fermetures de classes cette année et à venir, notamment en milieu rural ? À cette question posée, mardi 25 août à Paris, lors d’une rencontre avec des titres de la presse régionale (La Marseillaise n’a pas été conviée), le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a préféré botter en touche. « Pour cette rentrée, nous avions tablé sur 150 000 élèves de moins. En fait, c’est 161 000 élèves de moins dans le système éducatif à la rentrée. Nous sommes à peine à 11,6 millions d’élèves contre 12,3 millions en 2017. Nous sommes sur une baisse démographique majeure. Moi, je ne veux pas qu’un maire découvre en mars ce qu’il fait en septembre. » Pour la précision de la réponse, on repassera. Les chiffres sont pourtant connus, département par département, commune par commune. Et le constat est sec : la baisse de la démographie sert de prétexte au gouvernement pour faire des économies budgétaires.

    Dans les départements du Gard et de l’Hérault, en cette veille de rentrée scolaire, mardi 1er septembre pour les élèves (la veille pour les enseignants), les suppressions de classes dans le premier degré (maternelle et primaire) se comptent par dizaines. Le Gard perd 58 classes pour seulement 15 ouvertures. Le département voisin de l’Hérault paie le prix fort avec 100 classes fermées pour seulement 60 ouvertures. 20 postes d’enseignants sont aussi supprimés.

    Les directeurs académiques des services de l’Éducation nationale, les Dasen, appliquent les directives du ministère et les rencontres avec les syndicats au sein des CSA (comités sociaux d’administration) se sont considérablement tendues au fur et à mesure que les projets de suppressions de classes se confirmaient.

    Pour le SNUipp de l’Hérault, principal syndicat dans le premier degré, « les syndicats font l’amer constat que ce sont des écoles de même profil, dans les mêmes quartiers, qui sont impactées par ces décisions injustes, sans prendre en compte les difficultés du terrain. Ce qui exacerbe le sentiment d’iniquité ressenti par les habitants et les collègues. » Dans le Gard, la quasi-totalité des syndicats a voté fin juin contre les 58 fermetures de classes dont 20 classes en éducation prioritaires, près de la moitié d’entre elles étant situées à Nîmes, détaille le Syndicat des enseignants Unsa. « La parole des parents et des organisations syndicales représentant les personnels n’est pas entendue » renchérit le SUipp34.

    Dans ce contexte, les résultats du dernier baromètre du Syndicat des enseignants Unsa n’ont rien d’étonnant. Ils sont ainsi trois sur quatre à se déclarer inquiets sur leur avenir, et 71% ne se sentent ni respectés ni reconnus dans l’exercice de leur métier, selon cette enquête à laquelle ont répondu plus de 42 000 agents et rendue publique à la veille de la rentrée.

    « Le salaire, fatigue majeure des personnels »

    « Ça dit quelque chose de très important de la défiance qui s’est installée entre les personnels et entre les politiques éducatives qui ont été conduites ces dernières années », souligne la secrétaire générale du syndicat enseignant, Élisabeth Allain-Moreno. « Le salaire est devenu la fatigue majeure des personnels de l’Éducation nationale », ajoute Julie Duhamel, secrétaire nationale du SE-Unsa. Pour 48% des répondants, le mot qui vient spontanément à l’esprit lorsqu’ils pensent à leur travail est celui de « salaire », soit une hausse de 14 points par rapport à 2024. « Pour nombre d’entre eux, le salaire de base n’est plus suffisant pour vivre correctement de son métier », a-t-elle déploré. Le syndicat réclame une revalorisation générale des rémunérations, plutôt qu’un recours accumulé aux primes qui ne rentrent pas dans le calcul de la retraite. Pour Élisabeth Allain-Moreno, le malaise est le résultat de choix politiques accumulés depuis plusieurs années. « Le désengagement du gouvernement dans le service public » depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir en 2017 « à des conséquences dramatiques », a-t-elle jugé.

    Chère cantine à Béziers

    Alors que l’État met fin à l’expérimentation de l’uniforme à l’école, le maire d’extrême droite de Béziers le généralise au frais des Biterrois. En revanche, dénoncent les communistes, Robert Ménard n’a pas vanté la hausse des tarifs de la cantine de 20cts par repas. « C’est un coup dur pour les familles les plus précaires. » Le PCF demande l’annulation de la mesure et la création d’un échelon de gratuité « pour les familles les plus modestes. »