Tag: Programme

  • À La Seyne, la gauche s’offre un séminaire en plein air

    À La Seyne, la gauche s’offre un séminaire en plein air

    Elle souhaite aujourd’hui réunir adhérents et militants de gauche pour à la fois faire le bilan de ces munipales et surtout parler de demain. Le rendez-vous est fixé samedi matin à 9h30 sous la pinède de la Verne. Un séminaire en plein air et au bord de l’eau, histoire de joindre l’utile à l’agréable. Les échanges seront suivis d’un pique-nique partagé.

  • [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    La Marseillaise : Vous êtes parvenue à déjouer tous les pronostics en écartant la menace du RN, grâce notamment à l’électorat de gauche. Une partie de celui-ci a même voté pour vous dès le premier tour. Diriez-vous que cette confiance vous engage ?

    Josée Massi : Je mesure la confiance que tous les Toulonnais m’ont apportée, parce que c’est vrai que si on a réussi c’est grâce à un élan. Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais et avec tous les Toulonnais, quels que soient les partis. C’est bien pour ça que mon slogan, c’était « Toulon, mon parti », et pas un autre. Et je remercie aussi bien la droite que la gauche et même ceux qui n’ont pas de parti. Je crois que ça m’a un peu réconciliée avec la nature humaine. Et ça fait sens.

    Pardonnez-moi d’insister sur la gauche. Elle a disparu du conseil municipal. Est-ce que, selon vous, ce n’est pas un peu dommageable ?

    J.M. : C’est le principe de la démocratie.

    Par contre, j’ai l’intention de les associer, notamment dans les conseils de secteur. Ça sera mon travail de l’été, pour voir leur composition et que cela soit vraiment des conseils de secteur démocratiques. Mais c’est vrai que je n’ai pas encore eu le temps de m’y pencher parce qu’entre la Métropole et la Ville, il y a beaucoup de désignations à faire. Mais j’ai à cœur d’avoir une nouvelle gouvernance et ces conseils de secteur pourraient être un lieu où chacun puisse exprimer ses opinions mais toujours bien sûr dans le sens de l’intérêt général et de la ville.

    En parlant de changement de gouvernance vous avez refusé de donner des vice-présidences à la Métropole aux maires RN…

    J.M. : Oui, ils en réclamaient trois sous prétexte que c’est ce qui se faisait habituellement… Chaque maire avait c’est vrai une vice-présidence. Mais ça se faisait au moment où il n’y avait qu’une majorité. On m’a rétorqué que Marc Vuillemot [ancien maire de gauche de La Seyne, Ndlr.] avait une vice-présidence. Mais il faut rappeler que de lui-même, il était venu nous voir pour dire qu’il était dans la majorité métropolitaine, ce qui n’est pas le cas des trois maires RN. Alors chacun sa place. On ne peut pas être à la fois opposant et dans l’exécutif. Mais je n’oublierai pas les habitants des trois communes, parce que ce sont des habitants métropolitains. Il n’y a pas de souci. Je ne vais pas pratiquer la chasse aux sorcières. Et bien sûr, ils font partie de la métropole. On travaillera avec eux.

    Aujourd’hui, on se retrouve avec un groupe RN très agressif, surtout Mme Lavalette. Ça risque d’être un peu long 7 ans comme ça, non ?

    J.M. : Pour elle vous voulez dire ! Parce que dans l’opposition, elle va au moins y rester 7 ans… Alors, elle a beau dire qu’elle a recueilli 48% et lancer en conseil municipal « Il faut oser, Josée ! », comme je lui ai répondu l’autre fois, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui avons été élus.

    Elle a la défaite amère. Voilà. Mais en même temps elle croyait tellement être maire… Après, elle a une tribune, une fois par mois, au conseil municipal. En fait, Laure Lavalette ne cherche pas le débat mais à faire le buzz. Ma mère disait que le silence, c’est le plus grand des mépris. Quand on ne peut pas débattre, ce n’est pas la peine.

    Vous insistez sur le fait de n’appartenir à aucun parti mais votre victoire a provoqué un espace politique. Comment cela va se traduire pour les prochains scrutins électoraux ?

    J.M. : C’est vrai qu’ils vont s’enchaîner, là. Mais, oui, je pense que notre étiquette « Majorité municipale » est toute trouvée et qu’on soutiendra des élus. Sauf pour les sénatoriales où je ne pense pas que nous ayons de candidat. Mais vous savez, je suis très convoitée pour ces sénatoriales. J’ai à présent beaucoup d’amis depuis le 22 mars, c’est marrant ! Mais, c’est peut-être le privilège de l’âge : je ne suis dupe de rien. Et je le répète : je n’ai pas d’ambition politique. Vous ne me verrez pas sur des sénatoriales, sur des législatives ou même sur des départementales. Je pense qu’être maire et président de la métropole, c’est plus qu’un temps complet. Et quand on s’engage sur un mandat, il faut pouvoir le tenir.

    Les Toulonnais vous ont élue sur un programme. À quoi peuvent-ils s’attendre prochainement ?

    J.M. : Sur la sécurité, on met en place la police de proximité sur le Pont du Las et sur Saint-Jean du Var. De façon à ce que les habitants connaissent les équipes et qu’on ne soit pas seulement dans la répression mais aussi dans la prévention, c’est important.

    Sur la proximité, on travaille sur les maisons de santé. Celle de Claret est bien lancée et j’espère pouvoir l’inaugurer au premier trimestre 2027. Pour celle de Pont du Las, la ville a préempté le local. En parallèle, on facilite également l’implantation de toutes les maisons de santé privées, avec différents médecins qui se regroupent.

    Proximité encore avec la concertation. On a pu le voir sur les plages de Mourillon, avec l’inauguration de la plaine de jeux que j’avais initiée en 2023. C’est un lieu qu’on améliore d’année en année avec une vraie concertation avec les utilisateurs de la plage. Il faut que le Mourillon reste ce lieu où les Toulonnais qui ne partent pas peuvent se considérer un petit peu comme s’ils étaient en vacances.

    Et dans les 5 jours, une expérimentation va débuter sur le boulevard de la République avec l’aménagement d’une piste cyclable sécurisée à double sens. On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau.

    Concernant le scandale des crèches privées, comment se prémunir de ce type de dérives ?

    J.M. : Nous avons prioritairement des crèches publiques et des crèches associatives que l’on finance. Vous savez, je l’ai souvent dit, l’objectif des crèches privées c’est faire du business. Et je peux vous dire, pour en avoir gérées, que pour faire du bénéfice sur une crèche, il faut soit réduire l’encadrement et avoir des personnes moins diplômées, soit rogner la qualité des services qu’on rend aux enfants. Alors nous on va en construire une de plus. On a rénové les deux de Lamalgue et on finance les associatives, puisqu’il y en a une qui va se faire à Barbès. Et on s’engage à ce que tous les parents qui travaillent aient une place en crèche.

    On a vu la semaine dernière dans cette barre délabrée de Pontcarral que la misère sociale continue de causer des ravages…

    J.M. : Un drame épouvantable ! Mais j’en profite pour rappeler à nouveau, qu’il n’y avait eu aucun signalement concernant cette famille. Ces enfants qui avaient été inscrits à l’école Basse Convention en avaient été radiés au mois de mars, parce que la maman avait déménagé et les avait inscrits à Marseille.

    Mais on ne reste pas sans rien faire. On travaille avec la préfecture sur deux copropiétés qui sont à peu près dans le même état : La Grande-Plaine et Pontcarral. La première étant plus facile à appréhender que celle de Pontcarral, parce qu’il n’y a que deux propriétaires. J’ai écrit au ministre pour avoir une dérogation parce que vous savez qu’on est en Quartier prioritaire de la ville et qu’on n’a le droit normalement de rajouter du logement social. Et si on rénove la Grande-Plaine, on va y faire des services publics en plus, avec un centre social dans la Maison Verlaque.

    Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour ce mandat ?

    J.M. : Que Toulon continue à être une ville apaisée, où il faut bon vivre, où on est contents de s’installer. On veut l’améliorer, mais ce que je veux dire aussi c’est que ça ne se fait pas à sens unique, pour reprendre la parabole du Colibri : il faut que chacun fasse sa part. Et puis que les habitants s’engagent aussi dans les CIL [Comité d’intérêts locaux, Ndlr.] qui sont les mieux placés pour remonter les besoins de la population.

  • Trois jours de rencontres pour lutter contre la xénophobie

    Trois jours de rencontres pour lutter contre la xénophobie

    Une première journée riche en information. Depuis ce mercredi matin, l’association Réseau Sanctuaire, et son fondateur Jean-Pierre Cavalié, ainsi que des bénévoles du collectif Marseille Hospitalités ont réuni des participants variés, travailleurs sociaux, étudiants, militants. La thématique : l’accueil des personnes étrangères à Marseille, qui est rentrée en 2020 dans le programme Anvita, l’Association nationale des villes et territoires accueillant. Le contexte : la montée de l’extrême droite et la recrudescence de la xénophobie en France et dans le monde. « On vit dans une culture de l’hostilité généralisée. Nous voulons enraciner une culture de l’hospitalité », explique Jean-Pierre Cavalié. En s’inspirant des « villes sanctuaires » américaines, dont les lois permettaient de protéger les personnes sans-papiers, le militant défend des pratiques de désobéissance civile douces. « Le droit à l’hébergement est un droit fondamental. C’est la base de tout. Il faut que les citoyens s’emparent de cette cause. »

    Le matin, plusieurs rencontres ont eu lieu, dont une avec des associations d’hébergement solidaire à la Friche Belle de Mai, comme le Collectif des habitants organisés du 3e (CHO3) mais aussi On le fait pour nous. « Ces associations sont le relais de la Cimade à l’échelle des quartiers », explique Bernadette, bénévole à l’accueil de la Cimade Marseille qui œuvre pour l’accès aux papiers.

    Trouver des solutions

    Une visite d’exposition au Musée d’Histoire de Marseille revenait sur son histoire postcoloniale. Cette visite était organisée par la doctorante Marie-Aude Salomon, dont la thèse dresse un parallèle entre l’accueil à Marseille et à Bristol, en Angleterre, qui fait partie du réseau des villes sanctuaires.

    Après un repas partagé sur la place de la Porte d’Aix, organisé par le collectif Les Anges du Bonheur 13, place à la réalisation d’une fresque collective sur la résistance active à Marseille. Durant deux jours, à l’Institut méditerranéen, auront lieu des tables rondes autour de la question de l’hospitalité, avec des chercheurs internationaux. En point d’orgue, une mise en commun et un bilan des trois jours de discussion se tiendront vendredi à partir de 14h.

    Au programme

    Ce jeudi 28 mai, à partir de 9h, rencontre avec des chercheurs. Repas partagé à midi.

    L’après-midi, deux tables rondes et une visio sur les réseaux sanctuaires aux États-Unis.

    Puis, vendredi 29 mai, à partir de 9h30, trois tables rondes, suivi d’un repas partagé, puis d’une mise en commun à partir de 14h et enfin un bilan de ces trois jours de rencontres.

    À l’IMVT (Porte d’Aix), programme complet sur www.marseille.archi.fr/agenda

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concert Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve, La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

    ILS Y SERONT…

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et
    chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président
    et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans
    les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves

    Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves

    Avez-vous déjà vu un carré sans angles droits ? ». La proposition de Loryne Barroche a de quoi décontenancer, mais elle n’effraie pas les quelques collégiennes de 3e faisant face à son stand. À l’entrée du forum des mathématiques de Miramas mardi matin, cette étudiante de 20 ans en licence maths-physique-chimie à Marseille propose de tout simplement changer de plan.

    « Le plan euclidien est le fondement de la géométrie sur lequel on a développé tout le reste » développe Loryne Barroche, c’est la géométrie que tout le monde a connu à l’école. Le plan hyperbolique est tout simplement une autre facette de la discipline, demandant de changer de paradigme par rapport à la réalité du quotidien. Le jeu vidéo HyperRogue sur l’ordinateur du stand permet une autre approche. Un personnage en vue de dessus parcourt une sphère de case en case à la recherche d’étoiles. « C’est bizarre, il n’y a que la sphère qui bouge » note Elyah, l’une des élèves de 3e du collège Lou Garlaban à Aubagne, « y’a pas de fin » remarque sa camarade. Normal, cela illustre que « le bord d’une sphère est infini » d’après Loryne Barroche, contrairement au plan euclidien où « l’infini est… très loin ».

    « C’est moins abstrait »

    Outre l’appréciation de l’infini, se déplacer sur des cases montre un autre aspect de la géométrie. « Les cases où on se déplace sont un pavage qui grossit quand on est dessus et rétrécit quand on s’en éloigne », explique Loryne Barroche.

    L’enseignante encadrant les élèves de 3e remarque que « ce n’est pas du tout au programme de 3e mais c’est bien de montrer ce qu’ils feront plus tard, d’autant plus qu’il faut maîtriser la géométrie euclidienne avant l’hyperbolique ». Ce forum permet aussi de raccrocher les élèves : « c’est moins abstrait, ils peuvent manipuler, plier, découper dans les stands, ce qu’on n’a pas le temps de faire en classe » selon l’enseignante, surprise de voir « pas forcément les meilleurs élèves se motiver » à y venir. C’est là tout l’esprit du Forum des mathématiques, organisé par l’association Maths pour tous que représente Laurent Beddou. « On part du monde réel pour le déchiffrer à l’aide des maths » explique ce professeur, « comment modéliser un traitement de chimio, gérer des robots ou représenter une épidémie de zombie » sont autant de « portes d’entrée ». La finalité : « pour ne plus jamais se poser la question à quoi servent les maths » selon l’enseignant, qui voit dans la matière « un art » dont les chiffres et le calcul ne sont que les outils.

    Plus de mille élèves du département ont pu s’en rendre compte.

  • À l’Opéra de Marseille, une saison en attendant

    À l’Opéra de Marseille, une saison en attendant

    La nouvelle saison 2026/2027 de l’Opéra de Marseille a été officiellement annoncée mercredi 6 mai en conférence de presse par Maurice Xiberras, le directeur général de la maison, Michele Spotti, son directeur musical et Gwénaël Richerolle, délégué au patrimoine municipal et aux équipements culturels. Maurice Xiberras se félicite des sept productions d’opéras et cinq d’opérettes proposées pour la saison prochaine. Elle s’ouvrira le 2 octobre avec Don Giovanni de Mozart mis en scène par la comédienne Agnès Jaoui. La basse Nicolas Courjal sera le séducteur et la distribution alignera des valeurs à suivre. Lawrence Foster reviendra pour l’occasion dans la fosse.

    Très intéressant aussi, Le Villi (titre en italien) en novembre. C’est le premier opéra de Puccini. Les « Villi » sont des esprits rancuniers qui se vengent d’amants infidèles. Paolo Arrivabeni en assure la direction. L’œuvre très brève, mise en scène par Stefano Poda rassemblera Alexandra Marcellier, Thomas Bettinger et Marc Scoffoni.

    Les fêtes de fin d’année résonneront des couplets d’une Périchole prometteuse. Eléonore Pancrazi y fera une prise de rôle aux côtés de Marc Barrard et Kaëlig Boché. Février verra la reprise du Don Carlo de Verdi dans la production signée Charles Roubaud de 2022 avec Nino Machaidze, Elisabeth de Valois et Enea Scala, Carlo. Michele Spotti à la baguette laisse présager de grands moments lyriques.

    Aussi bien des valeurs sûres que des trouvailles

    Il en sera de même avec la version concertante de Maria Stuarda de Donizetti. En invitée de marque Jessica Pratt chantera la Reine d’Écosse aux côtés du ténor John Osborn. Mireille de Gounod apportera, en avril, sa touche de couleur locale. Charlotte Bonnet sera Mireille et Julien Dran, Vincent. Le ténor est aujourd’hui l’une des valeurs les plus sûres du chant français. Fin de saison en majesté avec la reprise de Turandot de 2019, mise en scène par l’incontournable Charles Roubaud. Csilla Boross chantera sous la baguette de Fedrico Tibone, pour la première fois la reine frigide et Vicenzo Costanzo sera son Calaf.

    Pour ce qui est du Théâtre de l’Odéon, outre quelques titres alléchants, comme La fille de madame Angot de Lecocq, La Vie Parisienne ou le Prince de Madrid de Lopez, on pourra s’attarder sur Toi c’est moi. Une œuvre de 1934 de Moisés Simon, dont l’air le plus fameux invite à nous prélasser sous les « palétuviers roses ».

    C’est un retour à l’original que proposera « La vie de bohème » en rapprochant le roman de Murger et la partition de Puccini, mise en scène par Olivier Desbordes. Une saison qui aligne donc trouvailles et valeurs sûres.

    Programme complet dévoilé au public samedi 9 mai et visites des lieux entre 9h15 et 17h.

    Travaux en suspens

    Si la nouvelle équipe municipale ne mégote pas son soutien à l’Opéra, Benoît Payan étant un vrai lyricomane, il reste que les travaux de restauration du bâtiment, devenus nécessaires, voire urgents, ne sont toujours pas actés à ce jour. Le temps presse car il faut ajouter au temps des travaux celui des prises de décisions administratives. Le classement du bâtiment aux monuments historiques oblige à la circonspection. « On ne peut pas changer un clou sans en référer à la Drac », ironise Maurice Xiberras. Le choix d’un lieu de repli n’est toujours pas envisagé. Quid de l’Opéra hors-les-murs ? Une salle pérenne ou un lieu provisoire ? Comment s’assurer que le public sera fidélisé avec un lieu éloigné du centre-ville. Et surtout faudra-t-il pour Maurice Xiberras surmonter les obstacles que présentent la constitution des coproductions à venir et l’engagement des artistes. Une saison se prépare trois ans à l’avance et la saison 27/28 est toujours dans les limbes. Il n’est donc pas envisageable de laisser la deuxième ville de France sans salle d’opéra, quel qu’en soit le délai. Dont acte !

  • Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Si le Collectif Fiertés Toulon se dit « apartisan », ses « luttes restent politiques », martèle Elsa Nardini, sa porte-parole. Un constat particulièrement d’actualité au sortir d’élections municipales durant lesquelles il s’est ouvertement engagé et mobilisé. « On a eu peur pour l’avenir des marches. Mais on a encore beaucoup de droits à défendre », clame-t-elle.

    Car la montée en puissance de l’extrême droite, désormais à la tête de deux des cinq plus grandes villes varoises, et plus généralement des idées réactionnaires, est un état de fait. Ce qui fait craindre au Collectif un recul de ses libertés, comme en ont récemment témoigné l’annulation d’une exposition photo par la mairie de La Garde, ou encore les craintes de structures culturelles seynoises qui n’accueilleront pas certains événements par peur de se voir retirer leurs subventions. « On perd une visibilité importante », constate Elsa Nardini. Car si « la communauté est sous-représentée dans l’espace public, les jeunes LGBT viennent à manquer de modèles. »

    Un collectif de commerçants en soutien

    C’est pourquoi pour cette Quinzaine des Fiertés 2026, un mot d’ordre clair a été choisi : « Être soi-même est un droit, pas un privilège ». « Cette année, encore plus que les autres, nous voulons dire qu’on est là, pour que nos jeunes aient les possibilités culturelles de s’exprimer », appuie la porte-parole du collectif LGBT. Cette volonté de rappeler que « la marche des fiertés reste une révolte, une marche militante, même si on défile dans une ambiance festive » sera appuyée dès le 29 mai, pour le début de la quinzaine, par une exposition photo à l’Atelier l’Impression, retraçant les origines de la Pride. Ce même jour aura lieu la soirée d’ouverture, avec un grand concert place de l’Équerre. De nombreux événements rythmeront la quinzaine, entre soirées thématiques, drag shows, concerts, projections, spectacles, pièces de théâtre ou encore dépistages de MST gratuits.

    Cette année, pour la première fois, un collectif de 28 commerçants s’est formé pour soutenir l’événement. « Grâce à eux, on pouvait organiser la marche sans subvention, car on n’était pas sûr d’en avoir en début d’année selon les résultats des élections », salue Elsa Nardini. Ainsi, la librairie Charlemagne organisera, jusqu’au 11 juin, une vente de livres LGBT « que les gens pourront acheter et laisser en dons pour créer la bibliothèque du centre LGBT de Toulon », explique la militante.

    Enfin, le 13 juin marquera le point d’orgue de ces deux semaines, avec la traditionnelle Marche des Fiertés. Une quarantaine de partenaires, dont 22 stands associatifs, animeront le village des fiertés, installé place d’Armes. C’est d’ici que partira, à 17h, la marche, avec plus de 4 000 participants attendus. « C’est la plus grosse manifestation du département », se félicite Elsa Nardini. « Des personnes viennent de loin, dont des familles hétérosexuelles avec enfants. » Car, dans ce cortège, il est important « d’accueillir aussi nos alliés », souligne la porte-parole du collectif, qui espère que la maire Josée Massi sera présente pour répondre à l’engagement du collectif, en sa faveur, durant les élections.

    Programme : fiertés-toulon.fr

  • Entre ébauche de programme et manifeste, le PS se cherche

    Entre ébauche de programme et manifeste, le PS se cherche

    Sitôt le sprint des municipales clos, le marathon de la présidentielle 2027 vient de débuter. Du moins au Parti socialiste qui ne veut pas perdre une minute, 4 ans après l’humiliation d’Anne Hidalgo (1,75%) en 2022.

    Ces derniers jours, l’aile gauche et l’aile droite du PS viennent d’avancer dans leur stratégie qui, pour l’heure, diffère. Proche du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, Carole Delga vient de relayer l’appel à signer le manifeste « Construire 2027 ». Publiée par des personnalités de gauche et écologistes (Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud, Yannick Jadot…), cette tribune vise à bâtir une offre politique de gauche (hors France Insoumise) capable de l’emporter dans un an. Le but affiché n’est pas juste de contrer la menace d’un RN aux portes de l’Élysée. La démarche ambitionne d’élaborer un « projet collectif et crédible » capable de changer la vie des gens. « Dans notre Histoire, il y a eu les commentateurs du déclin et il y a eu les acteurs du sursaut. Nous serons de ceux-là », affirment les signataires qui veulent couper court aux querelles internes à gauche.

    Problème : le texte est critiqué pour son rejet implicite de Jean-Luc Mélenchon (21,95% à la présidentielle 2022). À la lecture des grandes orientations (projet social, de transformation écologique et économique, un projet républicain qui refonde la démocratie), on constate aussi que la plupart des sujets majeurs (fiscalité, retraites, Europe…) ne sont pas encore tranchés. Une manière d’éviter les sujets qui fâchent ou de laisser sa place au débat ?

    De son côté, l’aile gauche du PS vient de publier une ébauche de programme (144 pages) au bout d’un tour de France d’un an de travail avec un millier d’auditions auquel a participé Chloé Ridel. « C’est un récit politique autour de la liberté. C’était la grande promesse lors de l’abolition des privilèges à la Révolution et on constate qu’elle n’est pas tenue », résume l’eurodéputée gardoise en pointant le fossé grandissant des inégalités dans ce « nouvel âge du capitalisme de prédation ».

    S’il énumère aussi quelques grands principes théoriques, cet essai programmatique voulu par le premier secrétaire Olivier Faure a le mérite de trancher certaines positions. Parmi les « partis pris », Chloé Ridel cite celui du pouvoir d’achat. « Il n’y a pas que la hausse des salaires, il faut des mesures pour baisser le prix du logement, de l’énergie, des transports. » Ou de la sécurité. « On ne veut pas parler que de narcotrafic et d’étrangers mais d’insécurité liée à la pollution, au réchauffement climatique… ». Au contraire de l’aile droite du PS, l’eurodéputée s’autorise la critique du mandat décevant de François Hollande (2012-2017) qui a conduit au macronisme. « Le monde a changé. Regardons ce que fait Pedro Sanchez en Espagne… »

    Tandis que Carole Delga refuse l’idée de la primaire à gauche du 11 octobre jugée peu sérieuse et trop tardive, Chloé Ridel précise que la présidente de Région a été auditionnée. « Elle a amené de bonnes idées sur le train, la laïcité… » Et d’assurer : « Même si nos stratégies électorales divergent (aller vers le centre ou vers les classes populaires perdues), notre état d’esprit est de tous se retrouver in fine. » Un chemin semé d’embûches.