Tag: Programme

  • Gaby Charroux invite à un meeting jeudi

    Gaby Charroux invite à un meeting jeudi

    « Mettre les citoyens à l’honneur, c’est notre méthode. » C’est en tout cas la formule qu’a retenue l’équipe de Gaby Charroux, maire sortant (PCF) et candidat à Martigues pour appeler à participer au grand meeting de jeudi soir, 18h à la salle du Grès.

    Une méthode qui, selon l’équipe du candidat, est celle avec laquelle « nous avons construit cette ville, bâti notre bilan, et c’est précisément ainsi que nous avons écrit, ensemble, notre projet pour 2026-2032 ».

    L’entourage du candidat annonce que ce meeting politique « ne sera pas un simple discours » mais « un moment de partage », où la parole sera donnée « à celles et ceux qui font battre le cœur de notre territoire au quotidien ». En l’occurrence, sont annoncés : Clémence Calvin, vainqueure de la coupe d’Europe du 10 000 m en course de fond, Céline Kobu, l’une des relogées du bâtiment sinistré à Notre-Dame-des-Marins, Siti Hamadi travailleuse sociale, ainsi que plusieurs autres acteurs du monde associatif, culturel et économique.

    « Une mobilisation exceptionnelle »

    L’ambition est clairement affichée : « C’est cette force collective qui nous permet d’avancer, et c’est avec cette même union que nous gagnerons dimanche », peut-on lire dans l’invitation. À tel point qu’une projection du meeting sera prévue à l’extérieur de la salle, en prévision d’une marée populaire.

    Ce meeting est le débouché d’une « mobilisation exceptionnelle » dans la campagne, de l’avis d’Axel Samuel, secrétaire de la section du PCF de Martigues, en dépit de l’actualité nationale et internationale. Le responsable fait état d’une « centaine de personnes, militants, camarades et compagnons de route mobilisés aux porte-à-porte et distributions, au phoning, aux boîtages et sur les réseaux sociaux ». « Pas que les deux dernières semaines, mais depuis cinq mois », relève le communiste. Une mobilisation qui se voit aussi « dans la manière dont la liste a construit le bilan et le programme : avec les gens », conclut-il.

  • A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    « On finit deux mois de porte-à-porte et de présence sur le terrain pour partager le programme et la liste », livrait Laurent Belsola lundi après-midi, au café Le Phocéen de Port-de-Bouc. À quelques jours du scrutin, le maire (PCF) et candidat a tenu à revenir sur plusieurs sujets de la campagne.

    « Nous allons poursuivre la rénovation des écoles dont certains bâtiments vieillissent » explique l’édile, à l’image de l’école Tichadou rénovée cette année. D’autre part, Laurent Belsola veut « uniformiser le kit de rentrée scolaire offert par la Ville pour tous les primaires, qu’ils aient tous la même chose ». L’école des Arcades, au nord de la ville, sera agrandie pour accueillir les nouveaux arrivants du domaine de Castillon. « Le bus va bientôt arriver pour relier le quartier », annonce le maire.

    De nouveaux emplois

    Laurent Belsola indique l’arrivée prochaine de nouvelles activités économiques le long du canal de Caronte. « 30 nouveaux emplois sont prévus », précise le maire, relatant que « les entreprises nous ont demandé 25 CV de port de boucains ! C’est important de faire travailler nos habitants ici », relève l’édile.

    Dans la même veine, le hangar faisant face au Chantier naval de Provence pourrait accueillir une entreprise de modification de conteneurs. « Une piste bien avancée » souligne le maire. Le reste est à découvrir jeudi soir, 18h salle Gagarine.

  • « L’urgence » de la santé à Port-Saint-Louis

    « L’urgence » de la santé à Port-Saint-Louis

    « Notre objectif est de redonner vie au centre médical », affirme Aurélie Grach, postée devant l’édifice dont les portes sont closes samedi matin. La tête de liste (DVG) de l’union de la gauche hors LFI avance que la santé est « une urgence, plus qu’une priorité, un engagement plus qu’une volonté », insiste-t-elle.

    Le centre de santé Joliot Curie est un symbole. Les effectifs ont fondu depuis plusieurs années, la commune ne compte plus que trois médecins généralistes pour 8 500 habitants. « Il y en a eu jusqu’à 14, plus la clinique du Golfe de Fos et les professionnels de Joliot Curie », remarque Valérie Coulomb, infirmière libérale et colistière. « Après l’incendie de 2015, le centre était fermé. On a estimé que près d’un cinquième de la population ne se soignait plus », complète Aurore Raoux, colistière et ancienne conseillère départementale PCF qui avait obtenu une enveloppe de 116 000 euros au conseil départemental pour la rénovation. « Il faut de la volonté, on va se donner tous les moyens pour attirer les professionnels de santé », argue Aurélie Grach.

    « La ville ne peut se dédouaner de ses responsabilités, le travail est fait par une médecin qui va chercher les professionnels de santé, notamment des internes, en plus de sa vie professionnelle et sa vie de famille », indique Aurélie Grach, « ça n’est pas normal quand on sait qu’entre 2008 et 2014 il y avait au CCAS une référente pour les questions de santé ». « On recréera ce poste supprimé en 2014 par Martial Alvarez », plaide-t-elle, à propos du maire sortant divers centre.

    Et la médecine libérale ? « Ce n’est pas suffisant », tranche Aurore Raoux. « Le projet qu’on porte est celui de la médecine accessible à tous et sans avance, une vision particulière de la santé. » La colistière argue que « les Saint-louisiens sont inquiets de la fermeture d’Oxance. Qu’a fait le maire actuel ? Rien sinon répéter que la menace ne concerne pas Port-Saint-Louis et que la santé n’est pas de la compétence du maire », tacle-t-elle, estimant que « ce n’est pas qu’en faisant des annonces qu’on résoudra les problèmes mais en allant demander des subventions à l’Agence régionale de santé, en montant un projet global de santé, en lien avec l’éloignement géographique, l’implantation de nouvelles industries, la santé au travail et la prévention ».

    Au-delà des élections

    L’équipe d’Aurélie Grach insiste, en fond, sur l’importance de la lutte avec la population et les travailleurs. Notamment en 2012 lorsque les centres médicaux étaient menacés de fermeture. « On avait mis près de 1 000 personnes dans les rues avec les organisations syndicales et les forces de gauche locales », rappelle Annie Stamatiou, ancienne adjointe à la santé de Jean-Marc Charrier (PCF) et directrice de campagne. D’où la remarque de Valérie Coulomb : « Si on n’implique pas la population avec des pétitions, des manifestations et des actions fortes comme on l’a fait à l’époque, nos revendications ne remontent pas », affirme-t-elle. C’est notamment le rôle de la commission extra-municipale dédiée à la santé, qu’Aurélie Grach veut renforcer et développer. « Elle ne s’est réunie que trois fois en six ans », déplore sa colistière infirmière.

    Le handicap, thème cher à la tête de liste, n’est pas oublié. « Nous sommes en carence, on avait auparavant une permanence du Conseil départemental », pour aider à remplir les dossiers de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). « Un projet de vie est la base de tout le dossier, il y a des termes clés à insérer, c’est technique. C’est ce qui donne droit aux prestations demandées, des enfants jusqu’aux personnes âgées handicapées », détaille-t-elle. Aurore Raoux précise que ce rôle serait endossé par le référent santé de la Ville, qui serait « également référent handicap, un soutien précieux pour les enfants et les familles ».

    Le meeting de 1er tour de la liste est prévu jeudi 12 mars à 18h30 salle Marcel Pagnol.

  • La droite détaille son plan Condorcet pour les écoles

    La droite détaille son plan Condorcet pour les écoles

    Les écoles marseillaises consacrées honte de la République après deux décennies d’abandon étaient un gros point noir de la municipalité de droite sortante en 2020. Six ans plus tard, ses héritiers voient grand et font la leçon. Mardi, Robert Ciampi (HOR), proviseur de la cité scolaire Marseilleveyre et rédacteur du programme, présentait avec Romain Simmarano (Ren) et Laure-Agnès Caradec (LR), son projet pour les écoles de la ville. Un « plan Condorcet », inspiré du plan Charlemagne des collèges destiné à rattraper le retard. Il se décline en six axes et démarrera sur un audit mené avec les agents, parents et la DSDEN, pour établir un diagnostic de l’état du bâti, du matériel, des personnels et des besoins. Classique.

    Objectif ? « Dans tous les quartiers, une école sûre, entretenue, moderne, accessible et remplie de projets », glisse Robert Ciampi pour qui la rénovation constitue le pilier majeur « même si ne parler que du bâti, c’est se tromper ». Au-delà d’un « audit flash » de la SPEM, le programme table sur un Pôle de rénovation des écoles chargé de traiter 60 écoles par an. Mais pas que donc.

    Sur le plan pédagogique, la droite promet une hausse de 20% du budget par élève, des bibliothèques numériques et des études surveillées par des enseignants revalorisés. Le programme prévoit aussi un parcours éducatif adapté à chaque niveau – de l’initiation au goût en maternelle à l’apprentissage des premiers secours en CM2 -, une « maison médicale éducative », une « brigade d’infirmières », un plan DYS, ou la réhabilitation des conciergeries. Tout y est jusqu’à la création d’espace de répit pour les AESH. Pour l’encadrement des élèves en revanche, aucun chiffre n’est donné, si ce n’est celui d’une Atsem par classe de maternelle.

    Les abords des écoles seront sécurisés, avec contrôle d’accès vidéo et médiateurs. Enfin, côté restauration scolaire, Robert Ciampi promet de « travailler avec ceux qui ont le marché » sur des « assiettes de Provence » et d’œuvrer à trouver des cuisines centrales.

  • [Entretien] Marc Pietrosino : « L’extrême droite n’a pas une politique au service des citoyens »

    [Entretien] Marc Pietrosino : « L’extrême droite n’a pas une politique au service des citoyens »

    La Marseillaise : L’UD a réalisé un vaste document sur les élections municipales, quel est le sens de cette initiative ?

    Marc Pietrosino : La CGT n’est pas neutre. Nous sommes en contact permanent avec les salariés du département, nous avons donc une vision pour améliorer le quotidien des travailleurs dans le cadre de ces élections. Cette campagne pour le scrutin n’aborde pas toujours de la bonne manière toutes les compétences des communes. À partir de celles-ci, l’idée était de mettre sur la table notre vision des choses, de donner des pistes, aux différents candidats, hors RN et extrême droite évidemment. Et cela fait écho à d’autres travaux d’organisations syndicales CGT, comme ceux de nos camarades de la Métropole ou de la santé, qui ont interpellé les candidats, dans leur domaine de compétence. Pour l’Union départementale, nous avons une démarche globale. Nous aimerions d’ailleurs que les candidats, a minima les progressistes, se positionnent sur nos propositions.

    Vous abordez largement la réindustrialisation, qui n’est pas une compétence directement municipale, qu’attendez-vous des candidats sur le sujet ?

    M.P. : Nous appelons les candidats à se saisir des problématiques industrielles. Je prends l’exemple d’Arcelor : toutes les collectivités doivent être à l’unisson pour accompagner la décarbonation, pour sauver l’usine. Nous avons besoin d’acier en France. Par extension, pour décarboner nos industries et les activités maritimes, on va être obligé d’avoir une alimentation massive en électricité. En ce sens, la ligne Très Haute Tension [projet de ligne de 300 000 volts entre Jonquières et Fos, Ndlr.] doit se faire dans le respect des normes environnementales, en concertation, en n’opposant pas industrie et écologie. Mais je préviens les candidats et futurs élus : si on ne veut pas finir dans le tout-tourisme, il faut cette ligne. Plus globalement, il faut qu’ils activent tous les leviers pour qu’on ne loupe pas ce tournant : sur les services publics qui doivent suivre, la demande en logement… Ils ont une grande responsabilité pour l’avenir de la zone. Par contre, nous avons été très déçus par la campagne pour le volet activité portuaire de notre département. Il y a eu de grosses attaques sur les bassins Est de Marseille. Le candidat RN propose la construction d’une marina, ce qui équivaut à supprimer 15 000 emplois. Et une déception vis-à-vis des candidats progressistes qui ne parlent du port que pour donner des accès à la mer et de nouvelles plages.

    Printemps Marseillais comme LFI parlent de l’emploi comme une priorité sur le port…

    M.P. : Nous sommes heureux quand ils affirment que c’est une priorité. Mais nous avons été surpris par les positions voulant donner de nouveaux accès à la mer au détriment des activités. Nous veillerons à ce qu’ils réaffirment ce soutien à l’emploi.

    Vous évoquez aussi les attaques sur les Bourses du travail, comme à Arles. C’est un exemple des politiques antisociales qui peuvent être menées contre les travailleurs par les mairies ?

    M.P. : Avant d’attaquer frontalement les salariés, ils s’attaquent d’abord aux corps intermédiaires, aux contre-pouvoirs, aux représentants des salariés. Priver les syndicats de leurs lieux de vie historiques n’est pas anodin. Cela revient à les empêcher de travailler, c’est une façon d’annihiler ceux qui défendent les intérêts des travailleurs. Et par ricochet, les droits de ces derniers. Les maires progressistes doivent sanctuariser les Bourses. L’exemple d’Arles est parlant : De Carolis est dans la ligne droite de la macronie, son gros chantier à Arles a été d’attaquer la Bourse du travail… Pour vouloir en faire un office de tourisme, ça en dit long.

    Dans cette lignée, il y a déjà eu des mairies passées aux mains de l’extrême droite dans le département, quelles conséquences pour les travailleurs ?

    M.P. : Les camarades de la fonction publique pourraient expliquer longuement ce qu’ils ont subi durant les mandats de l’extrême droite, à Marignane ou Vitrolles il y a quelques années… Ce sont des mises au placard, un management détestable, une politique qui n’est pas au service des citoyens. Si on a le malheur d’en avoir d’autres après ce scrutin, on ne fuira pas, on combattra et on montrera qu’une autre voie est possible.

    Vous appelez les militants à soutenir les listes progressistes au regard du danger de l’extrême droite dans certaines communes ?

    M.P. : Quand les forces progressistes réussissent à s’entendre, on appellera toujours à voter pour celles-ci. Bien souvent, leur programme reprend ce que l’on demande syndicalement, on aurait donc tort de ne pas les soutenir. Pour le cas des listes dispersées, nous appellerons au rassemblement des forces progressistes au second tour face à l’extrême droite.

    Vous tirez la sonnette d’alarme sur le logement, vous revendiquez plus de logement social ? Quid de l’encadrement d’Airbnb ?

    M.P. : Il y a deux aspects : certaines communes jouent le jeu du logement social, d’autres préfèrent payer des pénalités plutôt que d’en avoir. Nous enjoignons les communes à être dans les clous au niveau de la loi. Et à bâtir des logements sociaux partout sur le territoire. Nous avons le droit d’avoir des logements sociaux près de la plage, dans des communes dites touristiques. D’où le lien avec une autre problématique : celle des plateformes comme Airbnb. Il faut vraiment les encadrer, que les maires privilégient les logements pour ceux qui travaillent et vivent dans leur commune. Le nombre de logements de ces plateformes, dans certaines villes, provoque une hausse des prix de l’immobilier et empêche les travailleurs de s’y loger. Le logement est une compétence de la municipalité, les maires doivent agir dans ce domaine.

    Il y a tout un panel de revendications pour « renverser la fragilisation des services publics », comment faire ?

    M.P. : Nous devons avoir une fonction publique territoriale forte, qui ne délègue pas au privé. Cela passe par une fin des emplois précaires, le recours à des contractuels. Les partenariats public-privé se résument par « financement par le public et bénéfice pour le privé ». De fait, nous sommes favorables aux régies publiques. Avoir l’eau en régie publique, c’est une eau moins chère pour les citoyens, et de meilleure qualité. Pareil pour la restauration scolaire : il faut sortir de cette privatisation à tout va. Ce n’est que par des régies publiques qu’on pourra avoir une alimentation saine et équilibrée pour nos enfants dans les écoles. C’est une question de contrôle citoyen sur le service en question.

    Vous vous inquiétez aussi de l’enjeu métropolitain ?

    M.P. : C’est un scrutin dans le scrutin. La couleur politique qui sortira des différentes élections municipales, aura une influence directe sur la couleur politique de la Métropole. Et quand on connaît les prérogatives de cette dernière, notamment en matière économique, ça ne sera pas la même chose d’avoir une métropole majoritairement à gauche ou à droite. Le pire serait d’avoir une Métropole aux mains du RN. Ce serait une catastrophe pour le développement de l’emploi.

  • Sophie Joissains avance ses priorités en vue d’un nouveau mandat

    Sophie Joissains avance ses priorités en vue d’un nouveau mandat

    À une semaine du premier tour, un programme émane pour Sophie Joissains, maire sortante et candidate (DVD) à sa réélection pour la première fois. Au total, une centaine de propositions, étalées sur 16 pages, articulées autour de trois axes : « Préserver les Aixois, améliorer le quotidien, construire la ville de demain. » Et un credo : « Écouter, concerter, puis décider en responsabilité. » Parmi les promesses de campagne mises en avant, « pas d’augmentation d’impôts », mesure annoncée depuis le lancement de la campagne. En figure de proue, « plus de moyens et d’humains pour préserver la sécurité des Aixois », avec renforcement des effectifs de police municipale, la création d’un nouveau commissariat et le développement de brigades spécialisées. Le programme mise aussi sur « des services publics, des équipements sportifs et culturels dans chaque quartier et village », mais aussi un « art de vivre à l’aixoise, adapté à la transition énergétique ». Une liste de « projets emblématiques », portés par la candidate qui prône notamment : la réhabilitation du quartier du Faubourg, déjà lancée, le projet de rénovation urbaine du quartier d’Encagnane, qui a fait couler l’encre, ces dernières années, « l’écoquartier bioclimatique et culturel » de la Constance, « deux nouveaux parkings pour le pourtour du centre-ville » et un parking relais sur le tracé du futur BHNS, la mise en place d’une ferme photovoltaïque ou encore le développement de la géothermie… Autant de mesures qui seront développées ce mercredi, au meeting de la candidate.

  • Jean-Philippe Musso fait salle comble aux Pennes-Mirabeau

    Jean-Philippe Musso fait salle comble aux Pennes-Mirabeau

    « Musso le maire qu’il nous faut ! ». L’espace Tino Rossi affiche complet. Des chaises sont sorties des placards pour les 600 participants recensés par les organisateurs. C’est ici, que Jean-Philippe Musso, le candidat DVG à la mairie des Pennes-Mirabeau donne son dernier grand meeting de campagne. « Les 15 et les 22 mars prochains, ce n’est pas mon élection, c’est la vôtre », lance-t-il à l’assistance. « Si vous voulez une équipe qui se bat, qui vous écoute, faites le bon choix ! » À ses côtés figurent la trentaine de personnes qui figurent dans sa liste, soutenue par le PS, le PCF et les Écologistes. « Notre équipe elle est unie, unique et engagée », martèle Joël Desroches, qui en est partie prenante.

    À l’entrée de la salle, le programme officiel est distribué par les équipes. Le document a été conçu à partir des huit réunions publiques participatives menées dans toute la commune. « Nous avons travaillé main dans la main pour construire un programme qui vous ressemble », insiste Sandrine Gras-Trubert, colistière, « nous sommes allés vous rencontrer dans chaque quartier des Pennes-Mirabeau », ajoute-elle. La responsable relations entreprises dont c’est la première campagne électorale, défend un programme « réaliste et réalisable ».

    Ancien adjoint aux Finances au sein de la majorité sortante, Jean-Philippe Musso a chiffré ses propositions : il prévoit 37 millions d’euros d’investissements sur les six prochaines années et 34 millions d’euros de fonctionnement. « Nous n’augmenterons pas les impôts », assure-t-il sous les applaudissements de salle. Les deux mesures phares résident dans la construction d’un lycée et la création d’un commissariat de plein exercice à Plan de Campagne. Une proposition soutenue par la municipalité de Septèmes-les-Vallons. « La sécurité est un droit pour tous, qui doit être garanti par les services publics », fait valoir le candidat.

    Aussi, face aux inquiétudes soulevées par le projet de data center dans la zone d’activités des Sybilles, Jean-Philippe Musso promet : « Si je suis élu je procéderai au retrait immédiat du permis autorisé par Monsieur Amiel [le maire sortant, Ndlr.]. » L’édile soutient la liste de l’actuel adjoint aux Finances Grégory Bouchet (SE) qui propose, entre autres, un référendum sur la loi SRU. « Donc pour ou contre la loi de la République ? », ironise Jean-Philippe Musso.

    Et, sur un trait d’humour il balaye d’un revers de la main l’hypothèse d’un « mariage » au second tour avec la liste son concurrent.

  • Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Alors que les élections approchent à grands pas, les colistiers Christophe Madrolle et Anne Claudius-Petit, de la liste « Marseille je t’aime », ont exposés leurs engagements sur les thématiques de l’environnement et de l’écologie accompagnés de Romain Simmarano, deuxième de la liste. L’occasion pour ce dernier de critiquer le bilan du maire sortant, qu’il accuse « d’un énorme gâchis en matière environnementale les six dernières années ».

    « Capitale de l’écologie »

    Christophe Madrolle, écolo-centriste, a affirmé sans détour avoir « le seul projet vraiment écologique pour la ville », présentant des mesures destinées à faire de Marseille la « capitale de l’écologie ». Il propose par exemple un passage à 30% d’énergie photovoltaïque en cinq ans, contre 12% actuels, sans détailler le modèle d’action. Dans le même élan, Anne Claudius-Petit déclare : « L’écologie devait irriguer toutes les politiques publiques », exposant ses idées pour obtenir « des effets concrets pour les habitants ». Elle a notamment proposé de faire « pousser des haies sur les grandes avenues pour assurer la continuité écologique », et de végétaliser la ville, assurant que « la biodiversité doit aller le long des avenues et sur les places des noyaux villageois »…

    Romain Simmarano, qui a annoncé l’installation d’un
    « corridor vert » pour les navires Corsica Linea, d’ici 2031, a conclu de manière piquante, vantant la liste d’une politique environnementale « non dogmatique : on ne supprime pas les sapins de Noël, sans pour autant être dans l’inaction comme la mairie sortante ».

  • Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    1. Réunir une ville jugée « à deux vitesses »

    Premier objectif affiché, martelé : rééquilibrer les politiques publiques entre les quartiers. La liste estime que certaines zones populaires souffrent d’un manque d’équipements et de services. Pour y répondre, elle propose la création de « Places communes » dans chaque quartier, des lieux de proximité mêlant services publics, activités associatives et espaces de rencontre. Ces structures pourraient accueillir, par exemple, des permanences d’élus, des jardins partagés, des ateliers associatifs ou des équipements sportifs ouverts aux habitants.

    2. Redonner du pouvoir aux habitants

    La question démocratique constitue un autre pilier du projet. La liste promet de renforcer la participation citoyenne avec des conseils de quartier plus décisionnels et des budgets participatifs. L’idée serait de permettre aux habitants de décider directement d’une partie des investissements municipaux : rénovation d’une place, aménagement d’un square ou création d’équipements de proximité.

    3. Renforcer la solidarité

    Face à la précarité, la coalition propose plusieurs dispositifs sociaux. Parmi eux, la création d’une mutuelle municipale négociée par la ville pour permettre aux habitants d’accéder à une complémentaire santé à tarif réduit. Le projet évoque aussi un campus des solidarités, destiné à coordonner associations, services publics et initiatives citoyennes. Des mesures plus concrètes sont envisagées, comme le développement de jardins partagés, d’épiceries solidaires ou de ressourceries.

    4. Une approche de la sécurité mêlant prévention et proximité

    Sur la sécurité, la liste défend une approche combinant présence policière et médiation. La liste propose notamment de renforcer la police municipale de proximité, avec des postes mobiles dans les quartiers, des bornes d’appel et d’augmenter les effectifs de médiateurs urbains chargés de prévenir les conflits. Elle souhaite aussi réaliser un audit du parc de caméras de vidéoprotection pour en évaluer l’efficacité.

    5. Faire de la jeunesse une priorité municipale

    La situation des jeunes à Nîmes constitue un axe central du programme. Parmi les propositions : gratuité progressive des transports publics pour les moins de 25 ans, création d’un pôle ressource jeunesse pour accompagner les jeunes dans leurs démarches (logement, formation, emploi) et renforcement du conseil municipal des jeunes avec un budget propre. Des actions sont également prévues contre le décrochage scolaire, notamment via des dispositifs d’accompagnement éducatif.

    6. Adapter la ville au changement climatique

    Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, la liste met en avant une transformation écologique de l’espace urbain. Elle propose notamment une végétalisation massive de la ville, la création d’îlots de fraîcheur et la désimperméabilisation des sols pour lutter contre les fortes températures et les inondations. Les écoles et les quartiers les plus minéralisés seraient prioritaires dans ce plan d’adaptation.

    7. Développer l’économie sociale et solidaire

    Enfin, le collectif souhaite renforcer la place de l’économie sociale et solidaire dans le développement local. Le projet évoque notamment la création d’une école de la coopération, destinée à former habitants, entrepreneurs et associations aux pratiques coopératives. L’objectif serait d’encourager des modèles économiques plus participatifs, selon le principe « une personne, une voix ».

  • À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    Ancien adjoint aux finances du maire actuel Jean-Jacques Coulomb (DVG), ayant démissionné en 2023 en raison de désaccords avec ce dernier, Claude Passrel (SE) tente aujourd’hui de reprendre la mairie à celui dont il fut le colistier.

    À 66 ans, celui qui a été responsable des finances de la commune et acteur associatif local s’est entouré d’une équipe intergénérationnelle, de 21 à 76 ans, composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons : anciens élus, chefs d’entreprise, professionnels de santé, enseignants, agents publics, éducateurs sportifs, bénévoles et présidents d’associations, étudiants ou jeunes actifs.

    « Une nouvelle page »

    Une liste qu’il décrit « d’une diversité rarement observée dans la vie politique locale, engagée et tournée vers l’avenir, déjà investie dans la vie du village et porteuse d’une dynamique nouvelle. Cette pluralité traduit la volonté d’incarner une alternance collective et crédible, fondée sur les compétences et l’engagement citoyen ».

    Par ailleurs, « Saint-Zach’ pour vous et avec vous » compte de nombreux jeunes parents, dont plusieurs ont été délégués de parents d’élèves dans les écoles du village. Une composition qui, selon Claude Passerel, incarne « une attention particulière portée à la jeunesse, à l’éducation et à la qualité de vie des familles. » Il conclut : « Sans renier le passé, nous faisons le choix d’ouvrir une nouvelle page pour Saint-Zacharie. Cette équipe rassemble des habitants qui partagent une même envie : servir le village avec sérieux, transparence et esprit collectif. »