Tag: Programme

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concert Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve, La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

    ILS Y SERONT…

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

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    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et
    chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président
    et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans
    les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves

    Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves

    Avez-vous déjà vu un carré sans angles droits ? ». La proposition de Loryne Barroche a de quoi décontenancer, mais elle n’effraie pas les quelques collégiennes de 3e faisant face à son stand. À l’entrée du forum des mathématiques de Miramas mardi matin, cette étudiante de 20 ans en licence maths-physique-chimie à Marseille propose de tout simplement changer de plan.

    « Le plan euclidien est le fondement de la géométrie sur lequel on a développé tout le reste » développe Loryne Barroche, c’est la géométrie que tout le monde a connu à l’école. Le plan hyperbolique est tout simplement une autre facette de la discipline, demandant de changer de paradigme par rapport à la réalité du quotidien. Le jeu vidéo HyperRogue sur l’ordinateur du stand permet une autre approche. Un personnage en vue de dessus parcourt une sphère de case en case à la recherche d’étoiles. « C’est bizarre, il n’y a que la sphère qui bouge » note Elyah, l’une des élèves de 3e du collège Lou Garlaban à Aubagne, « y’a pas de fin » remarque sa camarade. Normal, cela illustre que « le bord d’une sphère est infini » d’après Loryne Barroche, contrairement au plan euclidien où « l’infini est… très loin ».

    « C’est moins abstrait »

    Outre l’appréciation de l’infini, se déplacer sur des cases montre un autre aspect de la géométrie. « Les cases où on se déplace sont un pavage qui grossit quand on est dessus et rétrécit quand on s’en éloigne », explique Loryne Barroche.

    L’enseignante encadrant les élèves de 3e remarque que « ce n’est pas du tout au programme de 3e mais c’est bien de montrer ce qu’ils feront plus tard, d’autant plus qu’il faut maîtriser la géométrie euclidienne avant l’hyperbolique ». Ce forum permet aussi de raccrocher les élèves : « c’est moins abstrait, ils peuvent manipuler, plier, découper dans les stands, ce qu’on n’a pas le temps de faire en classe » selon l’enseignante, surprise de voir « pas forcément les meilleurs élèves se motiver » à y venir. C’est là tout l’esprit du Forum des mathématiques, organisé par l’association Maths pour tous que représente Laurent Beddou. « On part du monde réel pour le déchiffrer à l’aide des maths » explique ce professeur, « comment modéliser un traitement de chimio, gérer des robots ou représenter une épidémie de zombie » sont autant de « portes d’entrée ». La finalité : « pour ne plus jamais se poser la question à quoi servent les maths » selon l’enseignant, qui voit dans la matière « un art » dont les chiffres et le calcul ne sont que les outils.

    Plus de mille élèves du département ont pu s’en rendre compte.

  • À l’Opéra de Marseille, une saison en attendant

    À l’Opéra de Marseille, une saison en attendant

    La nouvelle saison 2026/2027 de l’Opéra de Marseille a été officiellement annoncée mercredi 6 mai en conférence de presse par Maurice Xiberras, le directeur général de la maison, Michele Spotti, son directeur musical et Gwénaël Richerolle, délégué au patrimoine municipal et aux équipements culturels. Maurice Xiberras se félicite des sept productions d’opéras et cinq d’opérettes proposées pour la saison prochaine. Elle s’ouvrira le 2 octobre avec Don Giovanni de Mozart mis en scène par la comédienne Agnès Jaoui. La basse Nicolas Courjal sera le séducteur et la distribution alignera des valeurs à suivre. Lawrence Foster reviendra pour l’occasion dans la fosse.

    Très intéressant aussi, Le Villi (titre en italien) en novembre. C’est le premier opéra de Puccini. Les « Villi » sont des esprits rancuniers qui se vengent d’amants infidèles. Paolo Arrivabeni en assure la direction. L’œuvre très brève, mise en scène par Stefano Poda rassemblera Alexandra Marcellier, Thomas Bettinger et Marc Scoffoni.

    Les fêtes de fin d’année résonneront des couplets d’une Périchole prometteuse. Eléonore Pancrazi y fera une prise de rôle aux côtés de Marc Barrard et Kaëlig Boché. Février verra la reprise du Don Carlo de Verdi dans la production signée Charles Roubaud de 2022 avec Nino Machaidze, Elisabeth de Valois et Enea Scala, Carlo. Michele Spotti à la baguette laisse présager de grands moments lyriques.

    Aussi bien des valeurs sûres que des trouvailles

    Il en sera de même avec la version concertante de Maria Stuarda de Donizetti. En invitée de marque Jessica Pratt chantera la Reine d’Écosse aux côtés du ténor John Osborn. Mireille de Gounod apportera, en avril, sa touche de couleur locale. Charlotte Bonnet sera Mireille et Julien Dran, Vincent. Le ténor est aujourd’hui l’une des valeurs les plus sûres du chant français. Fin de saison en majesté avec la reprise de Turandot de 2019, mise en scène par l’incontournable Charles Roubaud. Csilla Boross chantera sous la baguette de Fedrico Tibone, pour la première fois la reine frigide et Vicenzo Costanzo sera son Calaf.

    Pour ce qui est du Théâtre de l’Odéon, outre quelques titres alléchants, comme La fille de madame Angot de Lecocq, La Vie Parisienne ou le Prince de Madrid de Lopez, on pourra s’attarder sur Toi c’est moi. Une œuvre de 1934 de Moisés Simon, dont l’air le plus fameux invite à nous prélasser sous les « palétuviers roses ».

    C’est un retour à l’original que proposera « La vie de bohème » en rapprochant le roman de Murger et la partition de Puccini, mise en scène par Olivier Desbordes. Une saison qui aligne donc trouvailles et valeurs sûres.

    Programme complet dévoilé au public samedi 9 mai et visites des lieux entre 9h15 et 17h.

    Travaux en suspens

    Si la nouvelle équipe municipale ne mégote pas son soutien à l’Opéra, Benoît Payan étant un vrai lyricomane, il reste que les travaux de restauration du bâtiment, devenus nécessaires, voire urgents, ne sont toujours pas actés à ce jour. Le temps presse car il faut ajouter au temps des travaux celui des prises de décisions administratives. Le classement du bâtiment aux monuments historiques oblige à la circonspection. « On ne peut pas changer un clou sans en référer à la Drac », ironise Maurice Xiberras. Le choix d’un lieu de repli n’est toujours pas envisagé. Quid de l’Opéra hors-les-murs ? Une salle pérenne ou un lieu provisoire ? Comment s’assurer que le public sera fidélisé avec un lieu éloigné du centre-ville. Et surtout faudra-t-il pour Maurice Xiberras surmonter les obstacles que présentent la constitution des coproductions à venir et l’engagement des artistes. Une saison se prépare trois ans à l’avance et la saison 27/28 est toujours dans les limbes. Il n’est donc pas envisageable de laisser la deuxième ville de France sans salle d’opéra, quel qu’en soit le délai. Dont acte !

  • Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Si le Collectif Fiertés Toulon se dit « apartisan », ses « luttes restent politiques », martèle Elsa Nardini, sa porte-parole. Un constat particulièrement d’actualité au sortir d’élections municipales durant lesquelles il s’est ouvertement engagé et mobilisé. « On a eu peur pour l’avenir des marches. Mais on a encore beaucoup de droits à défendre », clame-t-elle.

    Car la montée en puissance de l’extrême droite, désormais à la tête de deux des cinq plus grandes villes varoises, et plus généralement des idées réactionnaires, est un état de fait. Ce qui fait craindre au Collectif un recul de ses libertés, comme en ont récemment témoigné l’annulation d’une exposition photo par la mairie de La Garde, ou encore les craintes de structures culturelles seynoises qui n’accueilleront pas certains événements par peur de se voir retirer leurs subventions. « On perd une visibilité importante », constate Elsa Nardini. Car si « la communauté est sous-représentée dans l’espace public, les jeunes LGBT viennent à manquer de modèles. »

    Un collectif de commerçants en soutien

    C’est pourquoi pour cette Quinzaine des Fiertés 2026, un mot d’ordre clair a été choisi : « Être soi-même est un droit, pas un privilège ». « Cette année, encore plus que les autres, nous voulons dire qu’on est là, pour que nos jeunes aient les possibilités culturelles de s’exprimer », appuie la porte-parole du collectif LGBT. Cette volonté de rappeler que « la marche des fiertés reste une révolte, une marche militante, même si on défile dans une ambiance festive » sera appuyée dès le 29 mai, pour le début de la quinzaine, par une exposition photo à l’Atelier l’Impression, retraçant les origines de la Pride. Ce même jour aura lieu la soirée d’ouverture, avec un grand concert place de l’Équerre. De nombreux événements rythmeront la quinzaine, entre soirées thématiques, drag shows, concerts, projections, spectacles, pièces de théâtre ou encore dépistages de MST gratuits.

    Cette année, pour la première fois, un collectif de 28 commerçants s’est formé pour soutenir l’événement. « Grâce à eux, on pouvait organiser la marche sans subvention, car on n’était pas sûr d’en avoir en début d’année selon les résultats des élections », salue Elsa Nardini. Ainsi, la librairie Charlemagne organisera, jusqu’au 11 juin, une vente de livres LGBT « que les gens pourront acheter et laisser en dons pour créer la bibliothèque du centre LGBT de Toulon », explique la militante.

    Enfin, le 13 juin marquera le point d’orgue de ces deux semaines, avec la traditionnelle Marche des Fiertés. Une quarantaine de partenaires, dont 22 stands associatifs, animeront le village des fiertés, installé place d’Armes. C’est d’ici que partira, à 17h, la marche, avec plus de 4 000 participants attendus. « C’est la plus grosse manifestation du département », se félicite Elsa Nardini. « Des personnes viennent de loin, dont des familles hétérosexuelles avec enfants. » Car, dans ce cortège, il est important « d’accueillir aussi nos alliés », souligne la porte-parole du collectif, qui espère que la maire Josée Massi sera présente pour répondre à l’engagement du collectif, en sa faveur, durant les élections.

    Programme : fiertés-toulon.fr

  • Entre ébauche de programme et manifeste, le PS se cherche

    Entre ébauche de programme et manifeste, le PS se cherche

    Sitôt le sprint des municipales clos, le marathon de la présidentielle 2027 vient de débuter. Du moins au Parti socialiste qui ne veut pas perdre une minute, 4 ans après l’humiliation d’Anne Hidalgo (1,75%) en 2022.

    Ces derniers jours, l’aile gauche et l’aile droite du PS viennent d’avancer dans leur stratégie qui, pour l’heure, diffère. Proche du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, Carole Delga vient de relayer l’appel à signer le manifeste « Construire 2027 ». Publiée par des personnalités de gauche et écologistes (Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud, Yannick Jadot…), cette tribune vise à bâtir une offre politique de gauche (hors France Insoumise) capable de l’emporter dans un an. Le but affiché n’est pas juste de contrer la menace d’un RN aux portes de l’Élysée. La démarche ambitionne d’élaborer un « projet collectif et crédible » capable de changer la vie des gens. « Dans notre Histoire, il y a eu les commentateurs du déclin et il y a eu les acteurs du sursaut. Nous serons de ceux-là », affirment les signataires qui veulent couper court aux querelles internes à gauche.

    Problème : le texte est critiqué pour son rejet implicite de Jean-Luc Mélenchon (21,95% à la présidentielle 2022). À la lecture des grandes orientations (projet social, de transformation écologique et économique, un projet républicain qui refonde la démocratie), on constate aussi que la plupart des sujets majeurs (fiscalité, retraites, Europe…) ne sont pas encore tranchés. Une manière d’éviter les sujets qui fâchent ou de laisser sa place au débat ?

    De son côté, l’aile gauche du PS vient de publier une ébauche de programme (144 pages) au bout d’un tour de France d’un an de travail avec un millier d’auditions auquel a participé Chloé Ridel. « C’est un récit politique autour de la liberté. C’était la grande promesse lors de l’abolition des privilèges à la Révolution et on constate qu’elle n’est pas tenue », résume l’eurodéputée gardoise en pointant le fossé grandissant des inégalités dans ce « nouvel âge du capitalisme de prédation ».

    S’il énumère aussi quelques grands principes théoriques, cet essai programmatique voulu par le premier secrétaire Olivier Faure a le mérite de trancher certaines positions. Parmi les « partis pris », Chloé Ridel cite celui du pouvoir d’achat. « Il n’y a pas que la hausse des salaires, il faut des mesures pour baisser le prix du logement, de l’énergie, des transports. » Ou de la sécurité. « On ne veut pas parler que de narcotrafic et d’étrangers mais d’insécurité liée à la pollution, au réchauffement climatique… ». Au contraire de l’aile droite du PS, l’eurodéputée s’autorise la critique du mandat décevant de François Hollande (2012-2017) qui a conduit au macronisme. « Le monde a changé. Regardons ce que fait Pedro Sanchez en Espagne… »

    Tandis que Carole Delga refuse l’idée de la primaire à gauche du 11 octobre jugée peu sérieuse et trop tardive, Chloé Ridel précise que la présidente de Région a été auditionnée. « Elle a amené de bonnes idées sur le train, la laïcité… » Et d’assurer : « Même si nos stratégies électorales divergent (aller vers le centre ou vers les classes populaires perdues), notre état d’esprit est de tous se retrouver in fine. » Un chemin semé d’embûches.

  • Le projet Var Bleu pour sécuriser l’accès eau du territoire est lancé

    Le projet Var Bleu pour sécuriser l’accès eau du territoire est lancé

    Face aux sécheresses répétées et à la pression croissante sur la ressource en eau, la Région Sud, le Département du Var et la Société du canal de Provence (SCP) ont officiellement lancé, jeudi 30 avril à Rians, le programme Var Bleu. Présenté comme « le grand réseau de l’eau » du territoire, ce projet structurant vise à garantir, sur le long terme, l’accès à l’eau potable, l’irrigation agricole et la protection contre les incendies dans un département particulièrement exposé au changement climatique.

    Liaison permienne

    « En Région Sud, nous faisons face à des sécheresses plus fréquentes, plus longues, qui mettent sous tension l’ensemble des usages. Dans ce contexte, agir n’est plus une option : c’est une responsabilité », souligne Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, rappelant que Var Bleu s’inscrit dans la continuité du Plan Or Bleu, lancé par sa collectivité pour préserver la ressource en eau. L’objectif est clair : « Préserver les besoins essentiels, de l’eau potable à l’agriculture, en passant par la protection contre les incendies. »

    Jean-Louis Masson, président (LR) du Conseil départemental du Var, insiste sur la dimension de solidarité territoriale du programme. « J’ai souhaité que les sujets de la gestion et de la préservation de l’eau soient au cœur de l’action de proximité du Département auprès des Varois », rappelle-t-il, évoquant la démarche Var Eau 2050 et le plan Var Eau Solidaire, adopté en 2025. Sa collectivité a d’ores et déjà engagé 20 millions en 2026 et 2027 pour sécuriser les ressources et promouvoir les économies d’eau, avec plus de 500 000 euros attribués depuis janvier à 11 communes et intercommunalités.

    Au cœur de Var Bleu, une nouvelle infrastructure hydraulique majeure : la liaison permienne. Plusieurs solutions d’aménagement sont à l’étude ; le scénario privilégié à ce stade consiste en une adduction de 52 km qui relierait Belgentier à Vidauban, en traversant le sillon permien. Cet ouvrage permettra de transférer une partie des ressources stockées dans les barrages du Verdon vers les territoires varois, via la branche varoise du canal de Provence, en complément – et non en substitution – des ressources locales. « L’objectif n’est pas de remplacer les ressources existantes, mais de les soulager en période de tension forte », précise la SCP, gestionnaire historique du canal de Provence depuis près de 70 ans.

    Enquête publique en 2030

    Sa présidente insiste sur la philosophie générale du projet : « Var Bleu, c’est d’abord une vision, fondée sur la solidarité entre les territoires, la sobriété des usages et la préservation des milieux naturels. » Le programme repose sur trois piliers : une infrastructure de transport d’eau, le déploiement de réseaux multi-usages à l’échelle locale, et des actions concrètes pour économiser la ressource. À terme, près de 60 communes supplémentaires et 15 000 hectares agricoles pourraient être raccordés.

    Avant le lancement des travaux, Var Bleu prévoit une large concertation : une phase préalable s’ouvre en 2026 et 2027 pour la liaison permienne, une enquête publique en 2030, et un dialogue continu avec les collectivités pour les réseaux de proximité. Le coût global du programme est estimé à 335 millions d’euros, dont 140 millions pour l’infrastructure principale. Un investissement d’ampleur, présenté par les élus comme indispensable pour « préparer l’avenir » d’un département confronté, dès aujourd’hui, aux limites de la ressource en eau.

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Les premières séances de conseil municipal de la mandature sont courtes, et personne ne s’en plaindra. Mais le mandat s’annonce long au regard de la faiblesse de l’opposition des élus d’extrême droite. Rassemblement national, UDR et Reconquête font bloc dans un grand n’importe quoi. Sur les gros dossiers du jour, consacrés aux questions budgétaires, le masque est vite tombé.

    582 millions d’efforts d’investissements

    Au moment de voter le rapport 6 actant le maintien des taux d’imposition de la commune, inchangée depuis 2022, Jessy Nakache (RN) s’embrouille, confond taxe foncière et taxe d’habitation, et reprend la question de son président de groupe, Franck Allisio, posée au conseil précédent, sur la crainte d’une augmentation des impôts durant le mandat. « Je ne peux pas prendre ce genre d’engagement », réplique Benoît Payan, arguant d’un contexte national incertain et renvoyant l’extrême droite à ses turpitudes, trois de ses parlementaires présents, ayant voté à l’Assemblée nationale le désengagement de l’État dans les collectivités territoriales.

    Les prises de paroles suivantes, sur le budget primitif (rapport 7), ne sont guère plus brillantes. Jöel Canicave, l’adjoint (PS) aux finances de la ville présente « un budget équilibré avec une trajectoire maîtrisée ». D’un montant de 2,16 milliards pour 1,57 milliard de fonctionnement, il confirme une capacité à maintenir « un haut niveau d’investissement ». « La dynamique des recettes de services constitue un levier majeur », observe l’élu de la majorité dans un contexte où les dotations de l’État (248 millions) compensent à peine l’inflation et celle des dépenses (+5%) est « maîtrisée au regard des contraintes nationales ».

    L’effort d’investissement (582 millions) « élevé et structurant » inclut 318 millions de dépenses nouvelles et dans la continuité des années précédentes : l’éducation avec la poursuite du plan école, la sécurité avec le doublement des effectifs de la police municipale… « Une stratégie financière responsable et tournée vers l’avenir et le maintien des équilibres budgétaires au plus près des ratios prudentiels », assume Joël Canicave.

    « Fiers de nos agents »

    Un « budget d’illusion » avec « une vision à court terme et sans cap » pour Franck Allisio qui n’a pas saisi la nature des 31,5 millions de reprise de résultat de 2025 et dénonce de façon populiste une masse salariale en hausse. « Les agents de cette ville ne sont pas simplement une charge », lui répondra Thomas Roller (PS), « Nous sommes fiers d’avoir plus de policiers municipaux, plus d’agents dans les écoles et dans notre ville. Ce ne sont pas des chiffres, ce sont ces femmes et des hommes qui font vivre nos services publics, gardent nos enfants, entretiennent nos parcs et sont au service des Marseillaises et des Marseillais. »

    « Un budget pas maîtrisé » et « une faute stratégique », attaque encore Thibaut Charpentier (RN) pour justifier le vote contre de son groupe. « Une lecture caricaturale », répond Pierre Huguet (G.s), assis au perchoir. Par la voix de Romain Simmarano (Ren.), « heureux de se prononcer sur un budget » après que les maires de la Métropole s’y soient refusés la veille, la droite républicaine plus constructive va s’abstenir.

    « Ce budget vous ressemble et ressemble au programme pour lequel vous avez été élus », glisse-t-il avant de pointer trois points d’attention. Le premier sur les fonds européens, « le 13e mois des collectivités ». Il réitère sa demande d’objectifs fixés. « Ils le seront en 2027 », lui assure Joël Canicave. Le deuxième sur la masse salariale avec une demande de clarification « pour comprendre de quoi il s’agit ? ». Le troisième enfin sur le désendettement, rappelant justement que « celui d’une commune ne peut pas être pris comme un signe de bonne santé par principe ».

    Contractualisation

    « Ce n’est pas maintenant qu’on va décider si ce budget est bon, c’est dans huit mois. C’est pour cela que nous nous abstiendrons », conclut-il, attendant de voir des bibliothèques ouvertes, un « mieux » sur les piscines, et de compter le nombre d’écoles construites. Évoquant une « période plénipotentiaire » pour un maire disposant désormais à la Métropole de « l’ensemble des outils » et « de toutes les manettes sans aucune contestation possible », Romain Simmarano amène une réaction attendue de Benoît Payan.

    « Ce n’est pas le climax du plénipotentat », répond ce dernier, rappelant malicieux qu’il n’a pas la main sur la Région et le Département. « Mais quoi de plus normal que la Métropole et la ville centre s’entendent ? », note-t-il avant d’évoquer une série de rendez-vous avec les deux collectivités : « Nous allons soumettre un certain nombre de demandes pour que nous puissions nous aussi avoir droit à un certain nombre de dispositifs », précise-t-il, répétant que la Ville n’a reçu que 2% de l’aide départementale aux communes alors qu’elle compte 42% de ses habitants.

    « M. Simmarano, nous comptons sur vous pour faire en sorte que les contrats ville-région et ville-département émergent assez rapidement », abondera un peu plus tard Joël Canicave.

    ET AUSSI

    Hommage à Hammache

    La séance s’est ouverte par « un hommage appuyé » à Azdine Hammache, adjoint (PM) à la culture à la mairie des 13 -14, décédé la semaine passée. Sa famille était présente dans l’hémicycle. « Nous ne l’oublions pas et il est ici », assure Benoît Payan, rappelant le livre de Rûmî, un poète perse, qu’il lui avait offert lors de leur première rencontre. Il « aurait apporté à ces arrondissements auxquels il tenait, la force de ses connaissances, la puissance de ses engagements, la beauté de son esprit, la force de ses mots et notre histoire collective. Il sera une grande perte pour nous toutes et tous », estime le maire avant de longs applaudissements.

    L’été marseillais est voté

    L’été marseillais permettra aux habitants d’accéder gratuitement à toute une série d’activités nautiques, sportives et culturelles, spectacles et concerts, du 21 juin au 6 septembre. Cette délibération présentée par le maire de Marseille, en personne, a été la première à être votée ce mercredi lors du conseil municipal par la majorité de gauche.

    Ravier grand-remplacé

    Le rapport 16 portant sur des subventions urgentes à destination des acteurs associatifs, a donné l’occasion à l’élu d’extrême droite, Antoine Baudino (REC), de déverser son fiel haineux. Dans son viseur, l’argent versé à « une filiale de l’Addap 13 » prenant en charge les mineurs non accompagnés pour qui « l’immigration est un business lucratif ». Après avoir fait le lien avec SOS Méditerranée, il s’en prend à l’Algérie, à ceux qui viennent « se faire soigner à l’œil », dénonce de « l’argent dans la poche des immigrationistes » et crie à la « submersion migratoire ». « Il fallait bien que quelqu’un remplace M. Ravier », ironise Benoît Payan, demandant une annotation au PV après qu’Antoine Baudino ait assimilé l’Addap 13 à la DZ Mafia. « Pour les financer un peu plus mais ce sera sur votre argent », conclut-il avec malice.

    Kit de rentrée scolaire

    Le rapport 11 présenté par Pascaline Lécorché (PP) sur le kit de rentrée scolaire, la dotation de fourniture de la ville dont le montant est revalorisé à 8,4 millions pour 2026, 2 de plus qu’en 2025, donne encore l’occasion à l’extrême droite de patauger. Thomas Battesti (RN) convoque l’école d’Aristote et les Hussards noirs pour parler « éducation populaire » et réclamer un effort de la ville sur « les niveaux d’apprentissage des enfants, et les savoir fondamentaux ». Après « une leçon d’histoire », le maire rappelle qu’il n’est pas ministre de l’éducation nationale et n’a pas accès aux contenus pédagogiques.