Tag: Programme

  • Les Assises du droit de la nature, grande première à l’université

    Les Assises du droit de la nature, grande première à l’université

    La canicule n’est pas qu’un avertissement de plus sur lesconséquences du changement climatique. Elle est, au même titre que les atteintes à la biodiversité, un appel à interroger notre capacité juridique à protéger le vivant. C’est autour de cette réflexion que sont organisées les premières Assises du droit de la nature à l’université de Toulon, de mercredi à vendredi. Un événement en deux temps. D’abord, les 1er et 2 juillet, les 3es Rencontres de l’Association internationale des procureurs et poursuivants francophones (AIPPF) inviteront magistrats, procureurs et universitaires à échanger sur des cas concrets d’atteintes à l’environnement.

    Vendredi, place à l’Assemblée de la Terre – France, avec citoyens et personnalités qualifiées, et lancée à Toulon en juillet 2025 dans la lignée du programme onusien « Harmony with Nature ». Sa fondatrice, Maria Mercedes Sanchez, sera présente. Seront présentés les travaux de la première année sur le thème de la nature, visant à réécrire les Objectifs de développement durable de 2015 en vue du Sommet de la Terre 2030.

  • Des militants varois réclament une primaire pour l’union de la gauche

    Des militants varois réclament une primaire pour l’union de la gauche

    Réunis au Grand café de la Rade mercredi, les représentants de Génération.s, Les Écologistes 83, L’Après 83, et Le Var Debout ! ne s’avouent pas vaincus. Pourtant, à moins d’un an de l’élection présidentielle, le temps est compté dans l’optique de l’organisation d’une primaire visant à désigner un candidat unique à gauche. D’autant plus qu’elle se ferait sans LFI, ni le PCF, et potentiellement sans le PS, au sein duquel la question fait débat.

    Ouverture à une autre méthode que la primaire

    « Les universités d’été et les congrès des partis peuvent porter conseil », espère encore Daniel Bombart (Var Debout !). Car, souligne Christophe Godard (l’Après 83), « 82% des militants de gauche veulent une primaire ». Un chiffre qui traduit l’inquiétude face « au risque de voir le RN arriver au pouvoir », appuie Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes), qui rappelle que « depuis cent ans, les avancées sociales ont été faites grâce à l’union de la gauche ». « Le programme du NFP s’est construit en quelques jours, en 1936, Blum et Thorez se détestaient. On a connu les mêmes situations, pourquoi n’y arriverait-on pas aujourd’hui ? », demande Christophe Godard.

    Bien conscients, cependant, que l’organisation de la primaire, prévue pour le 11 octobre, reste hypothétique, les militants se veulent pragmatiques : « Si une autre méthode fait émerger un candidat, on emboîtera le pas », affirme Laurent Gilbert (L’Après). Un soutien à Jean-Luc Mélenchon, annoncé en tête à gauche, serait-il par ailleurs envisageable ? « On lui reproche de faire cavalier seul. Pourquoi ne pas rentrer dans la primaire ? S’il arrive au second tour, il sera battu sans accord et sans le soutien de toute la gauche », prévient-il.

  • Châteauvallon va tourner une page pour sa saison 2026-2027

    Châteauvallon va tourner une page pour sa saison 2026-2027

    Un parfum inhabituel flottait sur Châteauvallon lundi soir, lors de l’annonce du programme de la saison culturelle 2026-2027. Celui de la fin d’un règne qui lui a permis d’obtenir le titre de scène nationale en 2015 et de devenir la deuxième plus importante du pays. Cela, quatre ans après la création du théâtre Liberté, dans le centre de Toulon, un pourvoyeur de culture dont la 12e ville de France avait cruellement besoin.

    Dans le décor gréco-gallo-romain de l’emblématique amphithéâtre extérieur, Charles Berling, directeur de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, a ainsi procédé à sa dernière ouverture de saison culturelle, devant une foule digne de ses plus belles soirées, venue saluer celui qui rendra les clés de ce haut lieu de la culture française en août, après 16 années de bons et loyaux services.

    « C’est une décision mûrement réfléchie, difficile, mais profondément sereine », assure le principal intéressé, dont on ne connaît pas encore le successeur, mais qui reviendra sur ses terres le 7 octobre, pour jouer et mettre en scène Lost and Found, une pièce du dramaturge suédois Lars Norén. « Difficile car ces 16 années ont constitué une des aventures les plus passionnantes de ma vie. Sereine car l’institution doit se renouveler et se transmettre aux générations qui viennent. » Cet infatigable perfectionniste s’en va avec le sentiment du devoir accompli : « En fondant le Liberté en 2010, avec mon frère Philippe, nous avions une ambition simple : faire une maison en centre-ville, populaire, artistiquement exigeante, mais ouverte à tous. Aujourd’hui, en regardant derrière, je vois des milliers de spectateurs, des centaines d’artistes. Je vois des salles pleines de vie, des moments de partage. Je vois surtout une aventure collective. Rien n’aurait été possible sans les équipes qui m’ont accompagné. »

    « La culture est une nécessité démocratique »

    Mais plus que les concrétisations matérielles, Charles Berling retiendra l’engagement, dans la droite lignée de l’esprit historique des lieux : « Ce dont je suis le plus fier, c’est ce que nous avons défendu. Dans une époque souvent traversée par les peurs, les replis, nous avons essayé de faire vivre ici les valeurs qui font notre République. Nous avons défendu la diversité des points de vue, nous avons défendu et voulu le dialogue, la création, l’idée que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité démocratique. Je crois profondément que cette mission demeure plus essentielle que jamais. »

    Un postulat que Châteauvallon-Liberté continuera d’affirmer cette saison. Tout d’abord grâce à la reconduction du programme « Quartiers en Liberté », lancé il y a trois ans en partenariat avec la Ville de Toulon pour « apporter la culture dans la métropole et montrer que ce n’est pas un truc élitiste et barbant », appuie Charles Berling. Après Sainte-Musse et le Pont du Las, c’est la Beaucaire qui bénéficiera d’un projet participatif porté par la compagnie Gratte Ciel, intitulé « Tawa en Liberté ». Deux ateliers auront lieu les 29 septembre et 2 octobre, pour une restitution le 4.

    Ensuite, par la poursuite de son soutien à l’Opéra de Toulon, en travaux jusqu’à fin 2027. Une manière, par la même occasion, de décloisonner cet art, avec l’accueil de plusieurs représentations, dont Madame Butterfly de Puccini, les 26, 28 et 30 juin, en inauguration du Festival d’Été, et Don Giovanni de Mozart en juin 2027.

    Enfin, à travers ses « thémas » et festivals comme toujours éclectiques, mais surtout engagées et pédagogiques. La théma « Le Pouvoir ? », d’octobre à décembre, interrogera sur cette notion et son exercice. Avec au programme, entre autres, la saga Huit Rois, de Léo Cohen Paperman, qui met en scène avec humour et différentes formes théâtrales les présidents de la Ve République. La pièce Magistral.e.s d’Alexandra Cismondi offrira quant à elle une grande fresque judiciaire participative invitant à imaginer la dialectique homme-femme de demain, à travers un procès fictif dont les spectateurs seront les jurés. Citons également le festival In&Out, du 24 novembre au 4 décembre, qui incarnera, comme chaque année, un espace de réflexion des luttes féministes, antiracistes et LGBTQIA+.

    Programmation complète sur chateauvallon-liberté.fr

  • Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    C’est demain sur le pavé toulonnais que la nouvelle édition de la Marche des fiertés est attendue. Le principe est simple : rendre visibles celles et ceux qui ont longtemps été contraints au silence à cause de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, victimes de rejets et de violences ou de stigmatisations sociales.

    Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il reste encore du boulot, d’autant plus dans la Var, où l’extrême droite exerce de plus en plus son emprise sur les consciences. Rappelons que la députée RN Laure Lavalette avait dénoncé la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre avec ce type de propos : « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. »

    Raison de plus pour venir se mobiliser dans l’espace public et dire non à toutes les discriminations qui demeurent encore hélas une réalité dans de nombreux domaines.

    Festive et revendicative

    Et toutes les avancées obtenues ont été arrachées comme toujours par la lutte et la mobilisation. La Marche des fiertés s’inscrit dans cette tradition de lutte collective.

    L’occasion aussi d’alerter sur les violences homophobes et transphobes qui continuent.

    Une Marche des fiertés revendicative donc qui n’en oublie pas pour autant la dimension festive. La joie, la créativité et l’expression collective devenant alors aussi des moyens de résistance aux passions tristes exacerbées par les réactionnaires de tout crin.

    Rendez-vous donc ce samedi 13 juin dès 13h sur la place d’Armes.

    Pour ce qui est du programme, la journée sera marquée par plusieurs temps forts politiques et associatifs. Ainsi de 14h45 à 15h15, les associations prendront la parole afin de rappeler les réalités vécues par les personnes LGBTQIA+, les combats encore nécessaires et l’importance d’une mobilisation collective face aux discriminations.

    À noter également parmi les prises de paroles annoncées, la présence du premier adjoint à la mairie de Toulon, Julien Orlandini, ainsi que de Patrice Cazaux, adjoint à la Citoyenneté. Un signe fort envoyé par la municipalité à toutes les minorités.

    Vers 17h15, le cortège aura rejoint l’avenue de la République où un discours militant sera prononcé par le Collectif Fiertés Toulon et l’association Trans-mission Var. Afin de rappeler que « la République doit protéger tous ses enfants, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre ».

    Chacun devant prendre sa part dans la construction d’une société réellement égalitaire.

    La journée se terminera par la fête de 19h30 à 00h avec DJ Set sur la place de l’Equerre.

  • La forêt de Beynaves la nuit

    La forêt de Beynaves la nuit

    Le 13 juin, une balade sera concoctée par le plasticien Erik Samakh pour découvrir la forêt de Beynaves, classée Espace Naturel Sensible, où les vestiges d’un ancien hameau ont laissé place à une forêt de pins noirs d’Autriche plantés dans les années 1930 pour protéger les villages des crues. Au programme : une balade le long du GRP 946 pour rejoindre le site, suivie d’une présentation des actions de régénération menées en 2025 et d’une initiation à l’écoute des sons de la forêt avec un naturaliste. La soirée s’achèvera par une balade nocturne sur le sentier de la nuit, conçu par Erik Samakh.

  • Fort d’une année record, le Théâtre des Salins dévoile sa nouvelle saison

    Fort d’une année record, le Théâtre des Salins dévoile sa nouvelle saison

    Nouvelle saison, nouvelle programmation, mais toujours la même exigence. Alors que le Théâtre des Salins, qui fait partie des 78 établissements labellisés « scène nationale », ferme ses portes pendant l’été, sa secrétaire générale, Joanna Boutté, se réjouit des résultats de l’année écoulée, avec près de « 90% de remplissage sur l’ensemble des spectacles ».

    Son équipe présente désormais la saison à venir. Dans le marasme ambiant, entre la précarisation des intermittents du spectacle, les difficultés auxquelles font face les productions, l’émergence ardue de nouveaux talents, elle « refuse de baisser les bras », fidèle à son engagement pour le « service public de l’art et de la culture ».

    En 2026-2027, le public pourra donc voir 40 spectacles, dont 15 créations, traversant le théâtre, la danse, le cirque, la musique et des formes hybrides. Comme toujours, une grande place est laissée à la jeunesse avec 12 spectacles accessibles aux enfants, à l’instar de Du bout des doigts, un ballet à quatre mains filmé en direct sur scène, ou des doigts traversent l’histoire de la danse ; ou de Frasques, où les acrobates de la compagnie Galactik Ensemble « chutent, se relèvent, dans un monde en perpétuel déséquilibre », raconte Joanna Boutté.

    Un focus sur la création grecque

    La saison s’ouvrira le 3 octobre sur une soirée cabaret, animée par quatre formations, entre effeuillage, cancan, paillettes et music-hall. En cette année de Biac 2027 (Biennale internationale des arts de cirque), le Théâtre des Salins propose d’explorer un large panorama de la création circassienne contemporaine. À l’affiche : les acrobates du collectif XY, reconnus pour leur spectaculaire maîtrise des portés, Nadine O’Garra, qui convoque le rapport aux écrans dans Amour au temps de l’algorithme, ou encore Cirque Le Roux, avec sa dernière création Nature morte, au croisement du cirque, du théâtre physique et la composition visuelle.

    Côté musique, Walid Ben Selim chantera de grands textes de la poésie arabe, en écho à l’exposition du musée Ziem consacrée à Ernest Pignon-Ernest dans l’écrin dans la chapelle de l’Annonciade, « avec une petite jauge » pour « un moment privilégié », souligne Joanna Boutté. Thibault Cauvin, guitariste le plus primé au monde à 20 ans qui a tourné avec M, présentera Alter Ego, inspiré de ses voyages aux quatre coins du monde.

    Au programme également, un focus sur le meilleur de la création grecque, qui mettra en valeur une nouvelle génération d’artistes : Mario Banushi avec sa pièce sensorielle d’une puissance rare Mami, salué au festival d’Avignon l’an dernier ; le chorégraphe Christophe Papadopoulos avec My Fierce Ignorant Step, interprété par dix danseurs qui feront corps dans leur pluralité ; et Anna Lemonaki avec son spectacle de théâtre performatif, à cheval entre cabaret et récit auto-fictionnel, Bleu.

    La danse occupera une place centrale, avec des artistes majeurs de la scène internationale, à l’instar de Wim Vandekeybus, qui viendra célébrer les 40 ans de sa compagnie Ultima Vez avec le spectacle qui a « révolutionné la chorégraphie contemporaine dans les années 1990 », What the body does not remember.

    Côté théâtre, enfin, les spectateurs pourront notamment découvrir Orlando, mis en scène par Katia Ferreira d’après le roman de Virginia Woolf ; le diptyque familial entre règlement de comptes et comédie romantique Fête des mères d’Adèle Royné et Vincent Gardet ; ou Tellement sympa, une pièce qui brise l’omerta autour des violences faites aux femmes au sein de la communauté sourde.

    Une nouveauté à noter : la première édition du festival Vice Versa. Pendant deux semaines, en mars, les spectateurs seront installés au cœur du plateau pour une expérience immersive au plus près des artistes, avec une jauge resserrée.

  • L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    Le coup d’envoi de l’Été marseillais, organisé pour la 7e année consécutive par la Ville de Marseille, se fera au diapason du début de la saison estivale : le 21 juin, piétons et musiciens pourront envahir la corniche Kennedy (7e) en toute sécurité, à l’occasion d’une édition nocturne de l’opération la Voie est libre. De 17h à 23h, Marseillaises et Marseillais pourront donc célébrer la Fête de la musique au bord de l’eau, où seront installées cinq scènes aux styles musicaux éclectiques : latino, musiques urbaines, hits, musiques électroniques et disco. Une première étape d’un été qui s’annonce chargé.

    Côté musique, la traditionnelle Scène sur l’eau, installée au Vieux-Port, accueillera pas moins de 24 artistes marseillais, francophones et internationaux pour un total de dix concerts gratuits (lire sur lamarseillaise.fr). C’est Julien Clerc, icône de la chanson française, qui ouvrira le bal le 3 juillet, à la veille de la Pride Marseille. De nouvelles scènes feront aussi leur apparition cette année, notamment au stade nautique Florence-Arthaud (8e).

    Autre nouveauté : des DJ sets seront proposés tous les vendredis dans le cadre des « week-ends guinguette ». Dès 19h, ils se tiendront à l’Espace Mistral, à l’Estaque (16e) en juillet, puis au parc du Grand séminaire (14e) en août. Le karaoké géant, qui offre à tous la possibilité de devenir la star d’un soir, reviendra lui aussi, le 15 août, à partir de 19h sur l’esplanade du J4 (2e). Il sera suivi d’un feu d’artifice et d’un spectacle de drones.

    Sports, culture

    et convivialité

    Les parcs de la ville seront aussi mobilisés, chaque mercredi, pour divertir les plus jeunes. En juillet, c’est le spectacle Boom boom ! qui fera la tournée des espaces verts, suivi, en août, du jeu de piste Protocole Panthera.

    Côté sport, la Ville proposera aux petits Marseillais, entre le 7 juillet et le 29 août, plusieurs « journées tremplin sport », implantées directement au cœur des quartiers. Les volontaires pourront profiter d’activités sportives encadrées sur des équipements multisports. En parallèle, quatre bassins mobiles seront déployés dans les 3e, 9e, 13e et 16e arrondissements, pour favoriser l’apprentissage de la natation. Ouverts 7 jours sur 7, de 9h à 17h, ils accueilleront les enfants de 4 à 12 ans, mais aussi les adolescents, les associations et le grand public.

    À cela s’ajoutent les activités nautiques gratuites proposées à la base de Corbière (16e) et Florence-Arthaud, du 6 juillet au 31 août. Jeunes et moins jeunes sont invités, du lundi au vendredi, à découvrir gratuitement le voilier collectif, le kayak ou encore le paddle.

    La culture n’est bien sûr pas oubliée, avec le retour des emblématiques séances de « ciné plein air » et l’apparition des « jeudis à la Vieille Charité » (2e). Deux jeudis par mois, le bâtiment édifié au XVIIe siècle ouvrira ses portes, à partir de 19h, pour que le public puisse découvrir sans frais les expositions temporaires au rythme d’événements musicaux imaginés par quatre collectifs d’artistes différents.

    La saison se clôturera avec la Grande braderie, le 6 septembre, organisée de 10h à 19h dans le centre-ville et dans plusieurs noyaux villageois.

    Plus d’informations sur le site de la Ville de Marseille

  • Un tournoi de rugby au Stade Mayol pour les enfants des quartiers populaires

    Un tournoi de rugby au Stade Mayol pour les enfants des quartiers populaires

    Fouler la pelouse du mythique stade Mayol, y inscrire des essais comme les légendes qui ont fait l’histoire du RC Toulon : c’est le rêve qu’ont réalisé 60 enfants, âgés de 9 à 12 ans et issus de cinq associations des quartiers populaires du département, mercredi après-midi. Une opportunité offerte par la 9e édition du programme « RCT au cœur des quartiers », dont l’objectif est de faire découvrir le ballon ovale à des jeunes éloignés de la pratique.

    Après cinq étapes qui se sont déroulées tout au long de l’année, à La Seyne, au Campus RCT ou encore à Fréjus, ce sixième rassemblement, réalisé sous la forme d’un tournoi, marquait le point d’orgue du projet. « Le but de cette journée est de mettre en pratique ce qu’ils ont appris, avec le prestige de jouer à Mayol, de visiter les vestiaires », explique Melvin Vial, responsable RSE au RC Toulon. Mais l’essentiel dépasse l’apprentissage du rugby : « Il est important que ces enfants puissent s’approprier le RCT, casser l’impression que certains pourraient avoir que ce n’est pas leur club. Ce sont de petits toulonnais, de petits varois. Le fait de leur ouvrir le stade permet aussi de créer un lien émotionnel. »

    Une volonté d’étendre

    le programme

    Ce sont les joueurs du RCT en personne qui encadraient l’événement. « Ils apprennent et progressent sur de petites choses, observe Noham Moreau, joueur de l’équipe espoirs. Ils apprennent les valeurs du rugby, le respect, bien communiquer. Ça reste des enfants, donc ils continuent à jouer. Il faut aussi qu’on entre dans leur environnement, c’est donnant donnant. »

    Les premiers concernés ont apprécié l’expérience : « Le rugby, c’est le bébé des Toulonnais. Les enfants sont très contents car c’est le RCT, et ça a son importance », se réjouit Besma Djeribi, directrice adjointe du centre de loisir « Des enfants, un quartier, la vie », à Toulon. « Ils ont aussi découvert le campus, c’est magique pour eux car ce sont des lieux qu’ils n’ont pas l’occasion de visiter. » Et « ça laisse quelques traces », certains de ses petits protégés ayant décidé de se tourner vers le rugby l’an prochain. Pour encourager d’autres à le faire, Melvin Vial aimerait encore étendre le dispositif et, pourquoi pas, créer « un programme d’égalité des chances » qui pourrait prendre en charge la première année de licence des enfants intéressés.

  • À La Criée, une saison pour briser le silence et libérer la parole

    À La Criée, une saison pour briser le silence et libérer la parole

    « La saison repose sur un équilibre fragile. Les moyens consacrés à la création artistique diminuent et l’annonce tardive de coupes budgétaires crée une situation inédite », prévient d’emblée Robin Renucci. À l’occasion d’une conférence de presse de présentation du programme 2026-27, le directeur de La Criée enfonce le clou : « Si cela n’est pas encore pleinement visible, ces coupes auront une forte incidence sur les saisons à venir avec la fragilisation des projets et la mise en danger de l’emploi des artistes et techniciens. Des œuvres risquent de ne jamais voir le jour. » Autant d’incertitudes auxquelles se greffent des « travaux dont le bâtiment avait bien besoin », entraînant la fermeture au public du théâtre qui déploiera un programme hors les murs « entre septembre et fin novembre ».

    Top départ de la saison le 18 septembre à la Friche Belle de Mai avec Rien plus qu’un peu de moelle, « plongée » mise en scène par Malte Schwind dans les « plaisirs de la langue » et l’humour corrosif rabelaisiens. Parmi les autres créations de La Criée, Ma pensée creuse (dès le 30 septembre au Théâtre Joliette), épopée philosophico-scientifique et « cri de résistance au productivisme qui abîme tout » si ce n’est « la foi joyeuse dans la puissance de la poésie », résume sa metteuse en scène Kristina Chaumont, ou encore Jouer la Mouette, d’après le classique de Tchekhov dont la compagnie Vol Plané déploiera les ailes dramaturgiques en ces mêmes lieux.

    À noter, toujours dans le cadre de la programmation hors les murs, Le 6e jour, au Théâtre de l’Astronef, du metteur en scène François Cervantes et de la comédienne Catherine Germain qui « improvise » un récit clownesque de La Genèse. Pièce « entre documentaire et fiction », situe Robin Renucci, Boat people remettra quant à elle en lumière « l’accueil de réfugiés du Vietnam par une famille française en 1979 et cet élan de solidarité oublié ». À voir à la Friche Belle de Mai. Gros temps fort du retour à La Criée, Robin Renucci mettra en scène L’École des femmes de Molière. Face à Arnolphe, le « patron des cocus » incarné par François Morel, « la pureté d’Agnès » qui, près de deux heures durant, va passer « du silence à la parole. Pour que les jeunes femmes puissent se libérer des assignations dans lesquelles elles sont projetées par des hommes tout-puissants », résume-t-il à propos de cette pièce en alexandrins créée au XVIIe siècle mais toujours d’actualité.

    « De l’orée à l’onde »

    Pas pour rien que la thématique de la prochaine saison de La Criée suggère : « de l’orée à l’onde ». De libération de la parole, il sera notamment question dans Mémoire de fille, création d’après le roman autobiographique d’Annie Ernaux, « seul en scène sur sa première nuit avec un homme, une nuit de violence. Une pièce sur le désir écrasé par le patriarcat », développe Robin Renucci. Ou encore dans Chevaleresses, écrit, mis en scène et incarné par Nolwen Le Doth. « Elle brise le silence autour de l’inceste, passe du déni à la honte. Mais c’est aussi l’histoire d’une survivante », désobscurcit le directeur de La Criée. Fracasser le mutisme, un leitmotiv toujours plus vital, comme l’illustrera également La peau des autres, pièce autour des violences intrafamiliales programmée à l’Astronef, qui montre comment « l’amitié permet de déchirer le silence ».

    Programme complet sur www.theatre-lacriee.com

  • L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    Truites fario et brochets. à l’écloserie de Meyrargues, dans les Bouches-du-Rhône, les œufs sont choyés pour devenir alevins, jeunes poissons, et repeupler les différents cours d’eau du département. Un travail réalisé par la Fédération départementale de pêche, qu’Yves Vidal, conseiller départemental (Provence Unie) en charge de la pêche, tenait à féliciter jeudi dernier.

    « Avec cette écloserie, la Fédération fait un travail merveilleux pour la pêche et pour le milieu aquatique. En remettant dans les ruisseaux de nombreux poissons », s’enthousiasme Yves Vidal. Construite il y a plusieurs dizaines d’années, elle a été remise aux normes européennes il y a deux ans pour pouvoir pérenniser ses diverses productions. Seule infrastructure de cette ampleur dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle sert de nurserie à différentes espèces de poissons afin de les réintroduire dans les milieux aquatiques, tant dans les cours d’eau que dans les étangs, pour compléter la reproduction naturelle.

    Une fois grands de quelques centimètres, les poissons sont soit relâchés directement dans des cours d’eau soit dans des ruisseaux d’élevage. « L’intérêt de cette étape est de permettre aux poissons de grandir dans un milieu semi-naturel sans intervention humaine. Ils développent un comportement sauvage tout en bénéficiant d’une relative tranquillité loin des prédateurs », indique le site de l’écloserie.

    En 2020 et 2022, grâce en partie au soutien du Département, le centre a construit un nouveau bassin de reproduction et acheté du matériel d’incubation d’œufs. Un partenariat entre le Département et la Fédération qui, pour Yves Vidal, « bénéficie directement au territoire. Chaque année, des milliers de poissons sont déversés dans les cours d’eau des Bouches-du-Rhône. »

    Pêche et préservation

    Un exemple pour l’élu départemental de « lieu où l’on voit comment la passion de la pêche rejoint les enjeux de préservation de la biodiversité et de gestion durable des milieux aquatiques ». Si la Fédération a en charge de l’écloserie, c’est pour un soutien halieutique avant tout. Cependant, cela permet de rééquilibrer le fragile écosystème des rivières et des étangs. Comme chaque maillon de la chaîne, ces poissons sont essentiels pour l’auto régulation. La réintroduction de chaque espèce est d’ailleurs surveillée pour que leur nombre ne dépasse pas un seuil qui pourrait causer des déséquilibres. Les truites étant particulièrement sensibles aux pollutions de l’eau, la Fédération de pêche fait de la prévention pour la qualité de l’eau des rivières afin de pouvoir pêcher de la truite. La Fédération nationale a par exemple développé un programme de sensibilisation intitulé « Sauvons nos rivières ».

    C’est pourquoi, l’élu du Département a annoncé reconduire les 25 000 euros d’aides annuelles à la Fédération départementale de pêche. « Derrière la pêche, il y a une filière, des bénévoles, des passionnés, des familles, des jeunes… Le Département est fier d’être à leurs côtés. »