Tag: Préfecture

  • Nouveau rassemblement pour défendre la gratuité des transports

    Nouveau rassemblement pour défendre la gratuité des transports

    « C’est la suite logique de notre première réunion. On veut continuer à appuyer nos élus et faire la lumière sur cette question de la gratuité », souligne Maurice Marsiglia, président de l’Association se déplacer en liberté (Asdel), qui appelle au rassemblement samedi, à partir de 10h au Pôle d’échanges d’Aubagne.

    L’objectif : défendre le maintien de la gratuité des transports en commun dans les 12 communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile*, en place depuis 2009 et menacée par le budget de la Métropole, en déficit de 123 millions d’euros. En effet, après que les élus de la collectivité ont refusé de voter leur budget, jugé unanimement « intenable », sa gestion a été déléguée à la préfecture qui a, dans la foulée, saisi la Cour régionale des comptes (CRC) pour son élaboration (lire page 2 à 4). Une situation qui inquiète les défenseurs de la gratuité, l’institution portant un regard critique sur le système. « La gratuité (..) entraîne, pour les réseaux importants et étendus, des effets négatifs sur le plan financier, tout en ne s’accompagnant que d’un report modal des automobilistes très limité », lit-on dans un de ses rapports, rendu public en septembre 2025.

    « Un bien commun »

    Mais, pour l’Asdel, comme pour de nombreux élus et citoyens locaux, un retour en arrière est inenvisageable. L’association avait d’ailleurs déjà appelé à la mobilisation à la fin du mois de mai, lors d’une réunion publique qui avait rassemblé 450 personnes. L’occasion, pour Maurice Marsiglia et ses soutiens, de revenir sur l’impact financier du système : « La gratuité correspond à un déficit de 2 millions d’euros par an, et représente 0,04% du budget total de la Métropole, ce qui est totalement anodin sur une dette de 123 millions d’euros », avait-il alors défendu. Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne, avait lui aussi rappelé son attachement à cet acquis social vieux de 17 ans : « La gratuité est notre bien commun. Elle fait partie de notre paysage et de notre fierté. On ne parle pas d’une utopie mais d’un acquis qui passera bientôt l’âge adulte. » Au-delà du bouclier financier qu’elle peut constituer pour les ménages, la gratuité est aussi défendue pour ses impacts positifs sur la santé publique et l’environnement.

    *Aubagne, Auriol, Belcodène, Cadolive, Cuges-les-Pins, La Bouilladisse, La Destrousse, La Penne-sur-Huveaune, Peypin, Roquevaire, Saint-Savournin et Saint-Zacharie.

  • [Droits des étrangers] Les Aixois militent pour un accueil digne

    [Droits des étrangers] Les Aixois militent pour un accueil digne

    « Non, à la maltraitance administrative. » Tel était le mot d’ordre des associations, élus de gauche et syndicats réunis à l’entrée des Allées Provençales, ce mercredi. À l’appel du Collectif BougeTaPréf, composé d’un groupe d’associations humanistes, dont la Cimade, Amnesty et le Planning familial, mais aussi d’Aix Solidarité, une petite centaine de personnes s’est réunie pour dénoncer des « blocages » dans les procédures administratives des personnes étrangères. Pour illustrer ces faits, d’ailleurs régulièrement dénoncés par les associations, (une manifestation, organisée par la Cimade, s’était déjà tenue en octobre 2025), un mur de témoignages a été monté au centre du rassemblement. Pertes de travail, de logements, d’aides sociales, risques d’expulsion… Autant de situations causées, selon les associations, par d’importants dysfonctionnements qui jalonnent les parcours de droit au séjour. « Les dossiers de renouvellement mettent un temps fou à venir, jusqu’à 15, 18 mois, voire 2 ans, sans explications données. La plupart du temps, ce sont des dossiers traités via la plateforme Anef [numérique pour les étrangers en France], s’indigne Marie-Françoise Huez-Robert, pour la Cimade. Les récépissés ou attestations d’instructions n’arrivent donc pas dans les temps. » Aussi, « on demande déjà à ce que la Préfecture ne soit pas bouclée en permanence, qu’il y ait un droit d’accès à la sous-préfecture et la préfecture, avec un accueil digne », poursuit cette bénévole. La Cimade espère prochainement avoir un rendez-vous en sous-préfecture.

  • Vaucluse : un forum pour guider les mairies dans leurs projet

    Vaucluse : un forum pour guider les mairies dans leurs projet

    « Quand on devient maire, il y a des paramètres que l’on ne prend pas en compte, avec pas mal de dossiers en cours et surtout les nombreux problèmes du quotidien », glisse ce mercredi Adrien Vogel, maire depuis deux mois de Villelaure – le plus jeune de Vaucluse à 28 ans – dans le hall d’entrée de la salle polyvalente de Montfavet. C’est justement pour accompagner au mieux les municipalités que la préfecture de Vaucluse organisait un « forum État-Territoires » pour permettre aux élus vauclusiens de découvrir leurs possibles interlocuteurs dans divers domaines.

    Ainsi, un peu plus de 120 représentants de mairies de tout le département étaient réunis toute la journée pour rencontrer les services de gendarmerie, la Banque de France, France Travail mais aussi l’Agence de l’eau ou les finances publiques. « Au cours du dernier mandat, beaucoup de maires nous remontaient qu’ils ne savaient pas vers qui se tourner pour réaliser des projets. On tente de répondre à ces enjeux de cohésion du territoire », précise ainsi Juliette Paradis, chargée de mission territoriale à l’Agence nationale de la cohésion des territoires PACA, qui participait à l’organisation de l’événement.

    « On ne peut pas se comparer à de plus grandes villes avec différents services. Nous, on est souvent seuls », témoigne Gérard Martin, maire (SE) de Saint-Romain-en-Viennois, petite commune de moins de 900 habitants. Avec seulement quatre adjoints, l’édile confie se sentir parfois « seul » face à ses administrés. Et, tout en estimant que ce genre de journée « nous aide en nous donnant des réponses et des contacts », il confie aussi être « assailli de communications » et ne sait parfois pas vers qui se tourner. « On apprend sur le tas et on s’améliore chaque semaine. L’association des maires nous accompagne aussi avec des formations », ajoute Adrien Vogel. Ce dernier pointe également la distance avec Avignon, à plus d’une heure en voiture, ce qui limite parfois les possibilités d’échanger ou de rencontrer les services.

    Tables rondes

    Pendant l’après-midi, plusieurs tables rondes ont été proposées sur divers thèmes tels que la sécurité, l’emploi, la santé ou la cohésion sociale. Devant une vingtaine d’élus en début d’après-midi, les responsables départementaux des forces de sécurité ont ainsi exposé les différentes thématiques sur lesquelles ils peuvent échanger. Comme Christophe Paichoux, directeur départemental des services d’incendie et de secours de Vaucluse, qui a rappelé que ces derniers doivent avoir des responsables incendie. Mais aussi que ce sont eux qui doivent superviser l’urbanisme. Ou encore le directeur de cabinet du préfet, Thibaut de Cacqueray, qui insiste pour « aller voir les bars dansants, parfois en sous-sol, pour voir ce qu’il s’y passe car il y a pas mal de lieux qui passent sous les radars », en résonance avec l’incendie du bar à Crans-Montana (Suisse), qui avait fait plus de 40 morts lors du dernier jour de l’an.

  • La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    Le projet de liaison routière entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence entre dans une nouvelle étape. La préfecture de région a annoncé lundi par communiqué l’organisation d’une nouvelle phase de concertation d’un mois sur le projet de liaison Fos-Salon, entre le 15 juin et le 15 juillet. Cette concertation menée par la Dreal Paca porte sur « le choix des variantes préférentielles sur les trois sections du projet » et sur « les modalités de financement envisagées pour la réalisation de l’infrastructure », tel que l’annonce la préfecture de région. En clair : où on passe, et qui paye.

    Le dossier de concertation sera accessible sur le registre numérique dédié à partir de lundi prochain, le 15 juin. Dans le même temps, quatre réunions publiques sont organisées par les services de l’État, dont la première pour la présentation du projet et de premiers échanges qui se tiendra salle Colomb à Miramas, lundi 22 juin à 18h30. Cette réunion sera suivie de trois ateliers dédiés aux trois tronçons de l’aménagement, soit le 1er juillet à 18h30 à la salle la Grange d’Istres pour la section centrale, entre Toupiguières et l’échangeur de Rassuen, le 7 juillet à la même heure à la salle des fêtes de Grans pour la section Nord entre l’échangeur de l’A57 et Toupiguières, pour finir mercredi 8 juillet à 18h30 à la Maison de la mer de Fos-sur-Mer concernant la section sud, entre les ronds-points de Rassuen et de la Fossette.

    Les variantes d’itinéraires présentés par l’État concernent la section nord, à choisir entre l’aménagement d’une portion de la RN569 ou de la D69. Au sud, à Fos-sur-Mer, il s’agit de choisir entre l’aménagement de l’actuelle RN569, ou d’une nouvelle route à proximité immédiate de la voie ferrée des Coussoul, au nord sur l’actuelle route du Ventillon ou au sud de celle-ci sur une nouvelle voie.

    Pas de contournement ?

    La concertation n’inclura pas de contournement de Fos-sur-Mer par le prolongement de celui de Martigues-Port-de-Bouc, devant déboucher à l’ancienne station-service près de la cimenterie Imerys. Cette absence est pointée par le président de l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF) Daniel Moutet, dans un courrier adressé au préfet de Région le 1er juin dernier. En référence au projet de contournement de Fos-sur-Mer parallèle à la voie ferrée, longeant les étangs d’Engrenier et de Lavalduc, « si le scénario du barreau des étangs avait été réalisé, l’accident du 27 mai dernier entre Fos et Port-de-Bouc n’aurait pas affecté les usagers, ni les populations, ni les secours », estime le président.

    Et insiste : « Les enjeux de mobilité sont très présents dans cette concertation et ressortent comme un des freins à l’acceptabilité nouveaux projets industriels par les populations. »

  • Le plan de sécurité des plages lancé sur tout le littoral

    Le plan de sécurité des plages lancé sur tout le littoral

    Alors que la saison balnéaire a débuté le 29 mai à Marseille, Corinne Simon, préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône et Pierre-Marie Ganozzi, adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité et des services de police, ont présenté ce lundi 8 juin les dispositifs de sécurisation des plages. « Ce dispositif, combiné entre police nationale et police municipale, doit permettre à chacun de passer le meilleur été possible », précise Corinne Simon. Effectif jusqu’au 31 août, il vise trois objectifs selon la préfète : « Assurer une présence pour rassurer les usagers, intervenir le plus rapidement en cas de besoin et pouvoir faire des contrôles. » Marseille compte 21 plages, dont 14 zones de baignade intégrées au dispositif de surveillance. Pour cet été, 104 nageurs-sauveteurs seront mobilisés sur le littoral et des équipes de CRS viendront renforcer les effectifs à partir de la mi-juillet, selon la préfecture. Sur le terrain, le plan prévoit également le déploiement de plus de 100 policiers municipaux dans les quartiers littoraux et sur les plages, afin d’assurer la sécurité des usagers.

    Un maillage de prévention renforcé

    Ville et préfecture veulent aussi miser sur la prévention. « Des médiateurs sociaux seront déployés pour faire de la prévention concernant notamment les plongeons, le protoxyde d’azote et autres pratiques addictives », explique Pierre-Marie Ganozzi. Des équipes de médiation seront donc présentes au quotidien sur les plages. « On va vers les gens, les acteurs locaux et les commerçants. On fait de la sensibilisation et de la prévention sur le vol par exemple, détaille Jérôme Borgeot, médiateur social et membre de l’association Pops, chargée de la médiation de jour. Le but, c’est de créer du lien pour que la population se sente le plus en sécurité possible », appuie-t-il. Le dispositif Safer Plage, déployé depuis deux ans, sera également reconduit pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. L’application « permet de faire des signalements que vous soyez victime ou témoin d’une agression », précise l’adjoint au maire.
    « Lorsqu’il y a un signalement, on envoie l’équipage le plus proche selon la zone géographique, explique Céline Lefléfian, directrice de la police municipale de Marseille. Les équipes de vététistes et de motards peuvent se déplacer assez vite pour intervenir », précise-t-elle.

    Comme les années précédentes, la plage des Catalans bénéficie cet été d’horaires d’ouverture élargis avec un accès au public de 7h à 23h, sur toute la semaine.

  • [Logement] Dans le Var, Jean-Louis Masson dénonce un « passage en force »

    [Logement] Dans le Var, Jean-Louis Masson dénonce un « passage en force »

    Le ton monte. Le préfet du Var a présenté, mercredi, sa stratégie pour augmenter la production de logements dans le département (notre édition du 4/06). Simon Babre a notamment affiché sa fermeté vis-à-vis des maires qui ne respectent pas les objectifs de la loi avec, par exemple, droit de préemption urbain sur les fonciers. Le préfet a annoncé avoir signé un arrêté pour récupérer la compétence de délivrance des permis de construire de Carqueiranne (un peu plus de 9 000 habitants).

    C’est dans ce contexte que le président du Département du Var, Jean-Louis Masson (LR), publie un communiqué, dimanche, intitulé « Logement : oui. Passage en force : non » : « J’apporte tout mon soutien à Arnaud Latil, maire de Carqueiranne (…). Personne ne conteste la nécessité de construire des logements. Mais cette politique ne peut se faire contre les territoires (…). » Il ajoute : « Les maires (…) doivent être écoutés et respectés, non placés devant le fait accompli. Je défends le principe d’un dialogue fondé sur la concertation et le respect des collectivités locales. L’avenir de nos communes ne se décide pas par injonction, mais par la coopération. »

  • Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Une réunion pour faire un point de situation. C’est ce que proposent, ce lundi 8 juin, Union Calanque littoral, l’association Santé Littoral Sud, Fare Sud au centre social Mer et Colline, engagées depuis des années pour réduire l’exposition des habitants et des visiteurs du littoral Sud aux polluants.

    Leur recours a permis de contraindre l’État, par une décision de justice en décembre 2024, de mener à bien un vaste chantier de dépollution entre le Mont Rose et Callelongue d’ici juin 2038. Si les associations se félicitent de « l’engagement de la préfecture » et « du professionnalisme des équipes de l’Ademe (Agence pour la transition écologique) qui ont appliqué les normes en vigueur », lors des travaux menés du 1er septembre au 31 mars, elles posent la question de l’avenir de l’usine Le gré Mante.

    Un véritable serpent de mer. Fermée en 2009, l’usine de production d’acide tartrique, précédée par une activité de traitement du plomb et de soude, a laissé près de 8,5 hectares de sol pollué au plomb, à l’arsenic, au zinc ou au cadmium, avec des « seuils inacceptables dépassés », pointe dans une étude l’Institut national de veille sanitaire.

    Une lettre au préfet

    Ce qui n’a pas empêché les promoteurs de proposer de nombreux projets immobiliers, au grand dam des riverains, qui ont soulevé les conséquences de l’arrivée massive de nouveaux habitants, sans moyens de transport supplémentaires, ni équipements publics. Le dernier, déposé en août 2025, porté par le fonds d’investissement Ginkgo propriétaire du site, et le promoteur Constructa, prévoit environ 130 logements, et reste pour le moment suspendu. Ginkgo a également été condamné par la justice à dépolluer et mis en demeure par la préfecture de sécuriser le site.

    Inquiètes, les associations relèvent elles que « ces travaux de dépollution (…) n’appliquent pas les mêmes standards que sur les calanques » et de s’interroger : « La dépollution sera-t-elle conforme à la réglementation des sites et sols pollués, la seule pouvant garantir la sécurité des futurs habitants et des riverains ? » Dans une lettre adressée au préfet le 13 mai, l’association santé littoral Sud rappelle que les trois parcelles du site « qualifiées de zones concentrées » en termes de pollution « au sens de la réglementation actuelle » nécessitent des « mesures de gestion adaptées au niveau de la pollution ». Elle s’inquiète d’un plan qui prévoit « un simple recouvrement de terre de 50 cm », alerte sur les jours d’épisodes orageux méditerranéens qui peuvent faire subir au terrain « en déclivité », un « fort lessivage » entraînant des « déchets en contrebas jusqu’au village de la Madrague ». Elle se demande également comment concilier « l’extrême sensibilité d’un secteur résidentiel où vivront des familles avec une utilisation limitée des espaces communs des résidences… »

    À 18h au 16 bd de la Verrerie (8e)

  • Marseille: ces nouveaux citoyens devenus français en préfecture

    Marseille: ces nouveaux citoyens devenus français en préfecture

    Ces personnes, originaires de 23 pays différents, accèdent ainsi à la nationalité française. À cette occasion, La Marseillaise a été interprétée par les jeunes musiciens de Les petits Violons des Calanques.

  • Les pompiers du 13 déjà parés, le Département insiste sur la prévention

    Les pompiers du 13 déjà parés, le Département insiste sur la prévention

    « Bienvenue dans l’un des 60 centres de secours du département ! » À la caserne de Mimet en pleins travaux d’extension et de rénovation, Richard Maillé (DVD), conseiller départemental délégué à la protection des massifs forestiers, a d’abord tenu à rappeler à quel point le Département investit dans la lutte contre les incendies. Pas moins de deux millions, dont 50% de subventions de la collectivité, pour ce seul site où travaillent 45 hommes et femmes pour assurer les gardes, dont trois professionnels, les autres étant volontaires. « Nous avons aussi construit à Gardanne, Istres, Port-de-Bouc, Aix, Allauch, Plan-de-Cuques, pour un coût entre 5 et 10 millions à chaque fois », ajoute l’élu.

    Alors qu’une première vague de canicule a frappé dès le mois de mai, les 7 500 sapeurs des Bouches-du-Rhône se préparent à affronter une nouvelle saison de lutte contre les feux, « comme tous les ans », commente Richard Maillé, même s’il convient que le terme de saison a perdu de son sens. « On peut se poser la question, on a déjà eu un feu en février, il y a 3 ans à Auriol », se souvient-il.

    Débroussailler,

    une obligation

    En attendant une réunion de tous les services en préfecture pour faire un point, la stratégie des pompiers 13 est déjà rodée. « On agit avec une évaluation massif par massif, pour affiner », explique l’élu. Côté dispositif, sont déployés des agents dans les vigies à l’affût de la moindre fumerolle, des patrouilles du Sdis (Service d’incendie et de secours) avec des véhicules légers, des membres de l’association départementale des comités communaux feux de forêt, des agents de l’ONF (Office national des forêts), tous « prêts à bondir », détaille l’élu, complétés par des groupements d’interventions répartis dans 80 sites. En cas de journée à risque, 700 pompiers 13 de plus que les 500 intervenants au quotidien dans le département, peuvent être mobilisés. « C’est selon la règle des 30 », illustre le conseiller départemental, un cocktail explosif composé de température à « 30 degrés, de vent à 30 km/h, d’un taux d’hygrométrie de 30% ou moins ».

    Mais le message, c’est également de rappeler à quel point la prévention peut peser dans la balance quand le feu, d’origine humaine dans 80% des cas, se déclenche. Montrant de la main la colline parsemée de maisons noyées dans les arbres, Richard Maillé martèle la nécessité de respecter les obligations légales de débroussaillement (OLD). « Seulement 20% [d’entre elles] sont respectées », déplore-t-il, encore marqué par le feu des Pennes-Mirabeau qui avait détruit en juillet 2025 plus de 750 hectares, atteignant allègrement l’Estaque après avoir été poussé par le vent. « Je me souviens de cette maison qui brûlait encore le lendemain, à cause d’un cyprès trop près de la cuisine… Il y a encore des gens n’ont pas compris que c’était pour leur bien », s’agace Richard Maillé, précisant qu’un nouvel arrêté a été pris par le préfet.

    Il y a aussi « les mégots jetés depuis la fenêtre de la voiture ». Le long des routes départementales, « en 2026 nous avons doublé la mise pour les OLD avec 1,5 million d’euros et on aide aussi les communes », se félicite l’élu.

  • Logement social : le préfet du Var pourrait prendre la main

    Logement social : le préfet du Var pourrait prendre la main

    Le préfet du Var a présenté mercredi matin, devant la presse, les enjeux de la production de logements sociaux dans le département pour répondre aux besoins des ménages varois mais aussi comme vecteur important de développement et d’attractivité économique du territoire.

    « Nous allons commencer nos entretiens à partir de la semaine prochaine avec les maires des communes soumises à la loi SRU et qui n’atteignent pas leurs objectifs », explique le préfet du Var Simon Babre. Le début d’un processus qui, à l’aide d’un bilan statistique et des éléments d’appréciation qualitatifs sur les efforts fournis pour se rapprocher des objectifs de loi SRU va conduire à prononcer, ou non, le constat de carence et les pénalités associées.

    L’objectif étant d’augmenter la production de logements sociaux et tenter de réduire le nombre de demandes insatisfaites qui s’établit aujourd’hui à 36 826. Des ménages qui ne peuvent ni accéder à la propriété ni répondre en termes de revenus aux exigences du secteur privé, souvent bloqués dans des logements inadaptés et parfois indignes.

    Mais le représentant de l’État préfère voir le verre à moitié plein et mettre en avant un record, de 2 173 logements agréés en 2025. Le meilleur chiffre depuis 2018.

    Une progression qui s’explique, argumente-t-il, par le très grand nombre de Contrats de mixité sociale , 26 exactement, signés dans le département. Le classant en première position en France.

    Pour mémoire, ils permettent grâce à un dialogue avec les élus de définir des objectifs intermédiaires consensuels et réalistes, qui vont permettre d’apprécier le volontarisme des communes. Avec de très bons résultats enregistrés par endroits, comme à Toulon. La ville préfecture pourrait cette année sortir de la carence.

    Reste les communes réticentes, qui comme La Crau (qui n’atteint pas les 8%) et Carqueiranne n’ont pas signé de contrat de mixité sociale et s’obstinent à refuser d’appliquer la loi.

    Toulon pourrait sortir

    de la carence

    Là, le préfet prévient qu’il existe pour les contraindre à l’action des outils d’urbanisme opérationnels qui seront si besoin utilisés. « Ils vont être au cœur de la stratégie de l’État pour les prochains mois », annonce-t-il.

    Le premier consiste à récupérer le droit de préemption urbain. Ce qui veut dire que toute transaction immobilière doit être portée à la connaissance de la Direction département des territoires et de la mer (DDTM) qui regarde de quels fonciers et de quels bâtiments il s’agit et vérifie si on pourrait y faire des logements sociaux. Dans les communes où la production qui est restée atone, un examen systématique de toutes les déclarations d’intention sera effectué.

    Le préfet peut également reprendre la compétence de délivrance des permis de construire, considérant que s’il ne prend pas la main, rien ne se fera.

    Cette possibilité a déjà théoriquement été utilisée pour Carqueiranne. Mais « il pourrait y avoir d’autres communes concernées en fonction de la teneur des discussions que nous aurons avec les maires dans les semaines à venir », prévient-il.

    Et de se faire plus précis : « On peut focaliser notre attention et notre action sur les communes où rien ne se passe, où on a trop de demandes de logements sociaux insatisfaites, des problèmes de dignité de certains de nos concitoyens et qu’il est absolument nécessaire d’accroître le parc social. »

    À bon entendeur !

    Pour en revenir aux élus de bonne volonté, le représentant de l’État veut mettre en avant ce qu’il appelle « une révolution de financement », avec la décision du préfet de région en 2025 de réorienter une partie des aides à la pierre vers le logement social diffus et les réhabilitations de bâtiments pour en faire des logements sociaux.

    Celles-ci pouvant atteindre 35 000 euros par logement social dès lors qu’on démontre qu’on est dans une opération d’acquisition-réhabilitation. Ce qui va permettre de réorienter les choix des bailleurs sociaux qui, jusqu’à présent se focalisaient sur des programmes neufs et les grands ensembles, plus rentables économiquement, et pour ça, avaient besoin d’identifier du foncier vierge. Ce qui était contradictoire avec les objectifs de l’État de sobriété foncière, notamment le zéro artificialisation nette. « Cela permet de crédibiliser le modèle économique pour des petits programmes de logements sociaux ou des opérations réhabilitation », souligne Simon Babre.

    Pour en revenir au bilan de cette période triennale qui s’achève, il montre qu’il y a des communes qui acceptent de jouer le jeu, et les aménagements leur permettant de combler en partie leur déficit pour lesquelles l’accompagnement bienveillant de l’État va continuer. Et puis il y a des cas où les choses n’avancent pas, et où il y a besoin de débloquer les situations par la contrainte faute de volonté politique.

    Plus diplomate, Simon Babre préfère présenter ces interventions à venir comme « des outils d’aide apportée aux équipes municipales qui ont des difficultés à envisager certains scénarios ». Pourquoi pas. Le tout c’est de ne plus hésiter à « aider » les contrevenants qui se vantent de ne pas respecter la loi par pure idéologie et contre l’intérêt général.

    Leurs jérémiades ont assez duré.

    CHIFFRES

    38 826

    ménages ont fait une demande d’accès à un logement social dans le Var, pour seulement 3 730 attributions en 2025.

    Et sur les 11 982 demandes de changement, 781 ont été acceptées.

    22 millions

    d’euros ont été engagés par la Direction départementale des Territoires et de la Mer du Var (DDTM) pour le financement de nouveaux logements locatifs sociaux (LLS) en projet par des bailleurs sociaux et 4,5 millions d’euros de subventions leur ont

    été versés pour des projets en cours de réalisation.

    26

    communes varoises, sur les 44 soumises à la loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) ont signé des contrats de mixité sociale (CMS) pour la période 2023-2025.

    Et concernant les copropriétés dégradées ?

    Interrogé sur le cas des copropriétés dégradées comme Pontcarral – là où la jeune mère de famille s’est donné la mort avec ses enfants – et la Grande Plaine, à Toulon, deux ensembles où la misère et le mal logement prospèrent, le préfet du Var Simon Babre, a répondu que « la politique qui consiste à traiter le sujet des copropriétés dégradées en faisant rentrer des bailleurs sociaux dans la propriété de ces ensembles est une politique gagnant-gagnant ».

    Puisque cela va permettre d’améliorer le sort des populations concernées, éviter les drames humains, et remettre aussi de l’objectivité dans la façon de comptabiliser l’habitat social, explique-t-il. Et de poursuivre : « Ce sont des logements pour populations modestes avec parfois des abus de la part des propriétaires privés. Et donc agir sur ces copropriétés, c’est une de nos politiques claires, et on le fait main dans la main avec certaines municipalités. »