Tag: photographie

  • « Les Montpelliérains » : une déclaration d’amour en images

    « Les Montpelliérains » : une déclaration d’amour en images

    C’est un pan d’histoire contenu dans un regard. 330 images, 330 tirages pour un hommage. Celui d’un photoreporter qui a puisé, dans 34 ans d’archives, des pépites sensibles brossant, couleurs et noir et blanc, le portrait multiple d’une ville adoptée et aimée : Montpellier.

    « C’est un hommage aux gens qui sont venus en visite, qu’ils soient célèbres ou non, artistes, politiques, sportifs ou rien, comme dirait d’aucun », livre Jean-Michel Mart. C’est aussi « une lettre d’amour, si si, à cette ville devenue grande qu’est Montpellier, ses rues et leur lumière et surtout à ses habitants toujours plus nombreux et toujours plus divers, si divers qu’on ne se sent jamais rejeté par eux ». Au détour d’une image, certains se reconnaîtront peut-être, « jeunes, vieux, riches, pauvres, sur deux ou quatre pattes, solitaires ou en foule mais fiers d’être de cette ville faite de toutes les autres, qui les vaut toutes et dans laquelle j’ai été tout simplement heureux. »

    Après une expérience à L’Indépendant, à Perpignan, Jean-Michel Mart débute en 1991 une longue carrière de photographe de presse au sein du quotidien régional Midi Libre, où il exerce toujours. Plus de trois décennies à pratiquer ce métier de localier, son art de la proximité. Des gens. Un art qu’affectionne ce taiseux, et dont ses photos sont pleines. En équilibre entre l’intime et la pudeur, Jean-Michel Mart porte sur ce qui l’entoure un regard tendre et affûté, où affleure souvent l’humour. Il saisit un geste, une situation, une émotion, un hasard.

    Présentées en tandem dans des juxtapositions qui prêtent à sourire ou à réfléchir, ses photos offrent une autre lecture de l’ordinaire. Un pas de côté nécessaire. Poétique. Parfois mélancolique. Ou subversif. Son regard révèle les angles morts du quotidien. « Picasso disait : je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense. Je fais pareil avec la photo. Pour moi, il y a une écriture photographique », exprime-t-il.

    Une ville arpentée durant 34 ans

    C’est son ami et ancien confrère Michel Marguier qui parle le mieux de cet « élégant sentimental et talentueux », « aussi discret que possible, mais tellement présent » dans un texte en exergue de l’exposition. Ensemble – « lui au Nikon, moi au calepin » – ils ont connu les grandes heures de ce métier de localier. 30 ans de terrain, 30 ans tous terrains à arpenter la ville, ses quartiers, ses rues, ses commerces, ses manifestations, ses lieux culturels, ses institutions… À sonder la vie des gens, « chez eux, mais sans salir leur intimité. Ou dans la rue agitée, voire furieuse, mais sans se laisser marcher sur les pieds. Au troquet du coin, à n’importe quelle heure, pour écouter et voir, sentir et laisser s’épancher. Dans le salon du consul de Grande-Bretagne, à parler whisky et entente cordiale sous le portrait de la reine. De nuit, à regarder dormir les TGV de l’hôtel terminus et y besogner, pour peu de sous, le personnel de nettoyage. Sous l’œil du Maréchal, dans le bureau tout en ordre moral d’un pathétique ancien pétainiste. Devant la tente igloo d’un SDF que le bruit de la rocade toute proche et indifférente n’empêche même plus de dormir… »

    Ce sont tous ces visages de Montpellier que racontent ces rencontres, ces événements, ces émotions, ces détails capturés dans un cadre professionnel ou non. Une exposition qui rend toute sa noblesse à la photographie de presse, « boulot qui, j’en ai peur, est en train de disparaître », souffle Jean-Michel Mart. Cette moisson d’une vie, longtemps mûrie, est aussi un hommage, en creux, « à tous ces gens avec lesquels j’ai travaillé, photographes et rédacteurs. C’est une époque où on vivait les uns sur les autres. On faisait les trois huit… Huit heures à bosser, huit heures à boire, huit heures à dormir ! J’ai connu la fin de ce genre de journalisme. »

    À vous, maintenant, de visiter ce regard, goûter ces instants. Et faire vivre « Les Montpelliérains ».

    * 1, place Paul-Bec. Entrée libre.

  • Quatre regards engagés sur l’Ukraine dans une exposition à Montpellier

    Quatre regards engagés sur l’Ukraine dans une exposition à Montpellier

    À l’aube des quatre ans de la guerre, ces photographies documentent le quotidien d’un peuple et sa force de résilience. Les clichés exposés saisissent la cruauté de la guerre et l’humanité dans sa plus grande simplicité. On y observe une étreinte amoureuse qui côtoie les silhouettes de soldats dans une tranchée. Sur un cliché, un enfant figé par le froid serré contre des mains adultes rougies par le gel. Comme
    pour rappeler la situation actuelle.

    Les Ukrainiens sont touchés par les frappes russes sur les infrastructures énergétiques, ils sont privés d’électricité et de chauffage. Mais la vie continue en Ukraine. Le commissaire de l’exposition a cherché à montrer ce lourd équilibre entre la vie et la guerre. Alors, le visiteur passe d’une scène de deuil où des proches pleurent autour d’un cercueil à une mère souriant devant la couveuse de son nouveau-né à l’hôpital. Cette juxtaposition rend hommage
    à la capacité d’un peuple à résister. À quelques jours du triste anniversaire de l’invasion, Michaël Delafosse, présent au vernissage, rappelait l’importance de ce geste, « Aujourd’hui, l’Ukraine risque d’être seule. Volodymyr Zelensky est victime d’humiliations. On voudrait faire croire que l’agresseur et l’agressé se valent, qu’il s’agit simplement de deux belligérants. Rappelons qu’il y a un agresseur et un agressé. Il faut respecter l’intégrité territoriale d’un État. Il convient de continuer à le dire, car ce conflit renvoie au droit international et au droit à la légitime défense. Après l’Ukraine, il pourrait y en avoir d’autres. »

    Jusqu’au 12 mars. Salle Danielle-Mitterrand, hall de l’hôtel de ville de Montpellier.

  • Ultimes jours pour replonger dans La Ciotat d’antan

    Ultimes jours pour replonger dans La Ciotat d’antan

    Alain, ancien instituteur installé à La Ciotat depuis 1984, vient d’observer avec intérêt les photos exposées à la chapelle des Pénitents Bleus*, boulevard Anatole-France. Quatre-vingts clichés inédits, en noir et blanc, de celui que les Ciotadens appelaient avec affection « Gara ».

    Né à La Ciotat en 1927, Garabed Garadedian a grandi dans une famille d’origine arménienne. Après avoir appris le métier de tailleur, s’être engagé dans la marine et parcouru le monde, « Gara » revient finalement jeter l’ancre à La Ciotat en 1952. Après avoir travaillé auprès du photographe Louis Sciarli, il ouvre son propre studio en 1955, au 73 rue des Poilus. Dès lors, également photographe pour le quotidien Le Provençal, rien de la vie ciotadenne n’échappera à son objectif.

    Travailleurs des chantiers

    « J’ai l’impression que les gens étaient peut-être plus heureux, car la ville était moins grande, les Ciotadens se connaissaient, il y avait une forme de convivialité. C’est une analyse personnelle », commente Alain.

    Au gré de la visite de l’exposition, toute une époque se met à revivre : le défilé des majorettes sur le port lors des fêtes votives du 15 août 1966 ; la préparation de la fête de la Cité ouvrière en été 1963 ; les filles en jupe et chaussures de ville aux abords du « Printania », présenté dans la légende de la photo comme « le premier supermarché de la ville » ; mais aussi, là où s’étend aujourd’hui un parc urbain, les vignes du domaine de la Tour et les vendanges… Venue en vacances dans sa famille, Martine, Toulousaine de 78 ans, s’enthousiasme : « Ces photos sont vivantes. Superbes ! »

    Garabed Garabedian a un sujet en or, et il le sait : les chantiers navals. Le 7 septembre 1968, il enregistre sur pellicule, car à l’époque la photographie est argentique, la foule des travailleurs du chantier qui, après leur journée de travail et le lancement du pétrolier « Fructidor », « passent les grilles de la porte du bassin ».

    Il photographie également un ravaudeur de filets sur le quai, en 1965. En arrière-plan, derrière lui, se dresse la colossale silhouette d’un navire en construction aux chantiers. Le 26 novembre 1964, sa prise de vue d’une équipe de pêcheurs sur un chalut montre également, en toile de fond, « le pétrolier Franche-Comté ».

    C’est tout cela que Gara a saisi sur pellicule : l’album de famille ciotaden, un fragment de mémoire collective. De quoi faire dire à Pierre, 66 ans : « Que de bons souvenirs ! »

    * Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30

  • Que faire faire pendant les vacances de février

    Que faire faire pendant les vacances de février

    Bouches-du-Rhône

    Marseille : escape game aux Archives municipales

    Les Archives municipales (3e) proposent un escape game consistant à retrouver le Livre rouge, précieux manuscrit contenant les statuts et chartes de la ville de Marseille au XIIIe siècle, caché par l’archiviste communal Joseph Billioud pendant les combats pour la libération de la ville. Les participants sont invités à revivre l’aventure et le défi logistique qu’ont été l’évacuation, le transfert et la mise à l’abri des œuvres d’art et à découvrir les enjeux de la protection des biens culturels en cas de conflit.

    Dates et horaires : mardi 17 et 24 février à 14 heures, mercredi 18 et 25 à 10 heures et jeudi 19 et 26 à 14 heures. Dès 11 ans. Gratuit.

    Aix-en-Provence : ateliers au Muséum d’histoire naturelle

    Le Museum d’histoire naturelle accueille, du 16 au 20 février, des ateliers à destination des enfants de 7 à 12 ans. Trois animations, organisées entre 14 et 16h, n’affichent pas encore complet : découverte du système de reproduction des plantes le mercredi, étude des effets du changement climatique sur la faune et la flore le jeudi et observation des dents des dinosaures de Provence le dimanche.

    Réservation recommandée au 04.88.71.81.81. Prix : 4,60 euros.

    Aix-en-Provence : carnaval Moby Dick

    Avec un départ prévu samedi 28 février de la place des Prêcheurs, le carnaval d’Aix promet un plongeon dans l’univers de Moby Dick. Invités à découvrir l’adaptation de la compagnie CPPP du best-seller d’Herman Melville, les spectateurs suivront le capitaine Achab dans une odyssée urbaine à la poursuite du célèbre cétacé. Le défilé sera composé de trois chars réalisés par le Comité officiel du carnaval d’Aix, un groupe de jeunes danseurs de la compagnie Grenade, un groupe de gymnastes de la Gym du Pays d’Aix et un dernier groupe d’Aixois pyrotechniciens encadrés par la compagnie Karnavires. Dès 15 heures les plus motivés pourront participer aux ateliers maquillage, création de masque et confection de chapeau, installés sur la place des Prêcheurs et la place Jeanne-d’Arc.

    Aubagne: balades et découvertes culturelles

    L’office du tourisme du Pays d’Aubagne propose pour ces vacances une ribambelle d’activités à destination des familles : visites guidées, ateliers créatifs, balade plein air… de quoi profiter pleinement du territoire. Conçue pour toucher tous les publics, la programmation inclut des moments destinés aux petits (contes musicaux, joutes médiévales, combats immersifs, randonnées médiévales) mais aussi aux grands (visite guidée « Aubagne dans les yeux de Marcel », ateliers à la maison Ferroni et activité reliure).

    Plus d’info sur le site de l’office de tourisme : https://www.tourisme-paysdaubagne.fr

    Arles: découverte de l’abbaye de Montmajour

    Le Centre des monuments nationaux organise plusieurs visites thématiques de l’abbaye de Montmajour à l’occasion des vacances d’hiver. Les 18, 20, 24 et 27 février à 15 heures, il sera possible de découvrir le cloître de l’abbaye, qui présente un bestiaire -ensemble d’animaux dans des œuvres d’art- étendu. L’occasion d’observer, dès 6 ans si on est accompagné d’un adulte, créatures réelles et imaginaires. Sur les mêmes dates à 11 heures, un atelier proposera de déconstruire 10 préjugés sur le Moyen Âge, souvent perçu comme une période sombre. L’accès aux ateliers est inclus dans le prix d’entrée : gratuit pour les moins de 18 ans et 7 euros pour les adultes.

    Réservations et info sur le site web : https://www.abbaye-montmajour.fr/agenda/montmajour-fete-le-carnaval

    Var

    Hyères: visite guidée de la villa Noailles

    Du mercredi au jeudi, la villa Noailles, propose des visites accompagnées d’un guide au tarif d’une visite libre (6 euros). L’occasion de découvrir l’intérieur et l’extérieur de la maison et la vie qu’y menaient Charles et Marie-Laure de Noailles. Des ateliers photographie (20 euros) et architecture (5 euros) sont également organisés les jeudi et vendredi 19 et 20 février.

    Infos et réservations : https://villanoailles.com/

    La Valette-du-Var: ateliers jardinage au Jardin de Baudouvin

    Le mercredi 18 février, à l’occasion de la journée « La Violette », le Jardin de Baudouvin ouvre ses portes au public pour une programmation conviviale et familiale. Ateliers de jardinage pour les enfants, cuisine autour de la violette et atelier artistique rythmeront cette journée placée sous le signe de la nature, de la créativité et du partage.

    Gratuit sur réservation au 04.94.23.74.04.

    Toulon: festival Bibliociné

    Du 14 au 28 février, les médiathèques de Toulon accueillent différentes animations dans le cadre du festival Bibliociné. Entrées gratuites pour les résidants toulonnais. Programme des ateliers, projections et rencontres proposées sur le site web des médiathèques de Toulon : https://mediatheques.toulon.fr

    Vaucluse

    Avignon: des vacances aux musées

    Le Bain Pommer, le musée Calvet, le musée Lapidaire, le muséum Requiem, le palais du Roure et le musée du Petit palais Louvre en Avignon organisent pendant les vacances d’hiver plusieurs visites-ateliers, à destination des familles et des jeunes publics.

    Programme et tarifs : https://avignon-tourisme.com/

    Alpes

    Digne : vacances sportives pour les 12-17 ans

    La Maison des jeunes et des étudiants de la Ville proposent du 16 au 27 février nombreux ateliers sportifs et créatifs pour les 12-17 ans. Natation, ski, yooner, escape game, création de tee-shirts personnalisés ou animation cuisine… Il y en a pour tous les goûts.

    Infos et inscription au 04.92.36.10.31. ou sur le site web de la mairie www.dignelesbains.fr

  • À Nîmes, une balade poétique dans des sites urbains abandonnés

    À Nîmes, une balade poétique dans des sites urbains abandonnés

    Dès l’entrée, le visiteur est plongé dans une atmosphère suspendue. Il n’y a pas de mise en scène spectaculaire. Les images montrent des lieux désertés, des histoires laissées en plan, parfois heurtées par les couleurs criardes des tags qui envahissent certaines façades. L’artiste pratique l’urbex, exploration urbaine de sites abandonnés, depuis une dizaine d’années, avec une approche presque instinctive. Son travail est au départ largement tourné vers la nature morte. Un héritage que l’on retrouve encore aujourd’hui : des espaces figés, des objets immobiles, comme arrêtés juste après le départ de ceux qui les occupaient. Ce qui l’attire, ce sont ces lieux abandonnés, ou plutôt les traces qu’ils portent. « On entre dans des endroits où il reste quelque chose. Une présence passée. » Pour l’artiste, chaque image devient une question ouverte, sans réponse définitive. Qui vivait là ? Que s’est-il passé ? Pourquoi l’abandon ? Pour autant, l’artiste ne cherche pas à documenter, mais à capter ce qui est en train de disparaître. « Je prends en photo ce qui a existé et qui n’existera plus dans quelque temps. »

    Parmi les lieux photographiés, l’ancien sanatorium du Grau-du-Roi, véritable marqueur de mémoire collective. Un site chargé d’histoire, aujourd’hui brûlé. Ces espaces sont marqués, dit-elle. Et en les photographiant, elle les marque à son tour, laissant une trace avant l’effacement. L’urbex devient alors un travail sur le temps.

  • Immersion dans « Ma part de Nîmes » de Philippe Ibart

    Immersion dans « Ma part de Nîmes » de Philippe Ibart

    « Ma part de Nîmes”, c’est des visages de la ville dans son quotidien, au fil des ans et des saisons, dans ses lieux de rencontres ou de solitudes urbaines », présente Philippe Ibars dont le travail photographique sur la ville est présenté jusqu’au 24 janvier au Prolé.

    À travers la trentaine d’images exposées, le photographe professionnel nîmois, qui expose également sur les murs des couloirs et de la salle polyvalente du lycée CCI du Gard, propose une déambulation sensible dans la ville. Sans message revendiqué ni intention démonstrative, ses photos invitent à faire une pause, à regarder autrement les scènes du quotidien.

    Les visages de la ville

    Dans chaque scène, des personnes habitent l’image et la ville respire. Juste des humains dans la ville. Philippe Ibart n’a d’autre prétention que de regarder la vie telle qu’elle se déroule. « Il y a toujours un peu de poésie dans le banal, et s’il y a aussi une part de beauté, elle est, pour paraphraser Oscar Wilde, confondue dans les yeux de celui qui compose et de celui qui regarde l’image », livre-t-il.

    De la promenade Cervantes aux jardins de la fontaine en passant par le bâtiment de la CPAM, l’artiste nous transporte au gré de ses déambulations. Des lieux familiers, presque anodins, que l’on traverse souvent sans les voir. « C’est une banalité pour moi, j’ai vécu ici toute ma vie. Je connais cette voiture jaune, comme tous les gens de Nîmes. Mais voir la ville sur ces belles photos, ça fait plaisir », confie un habitué du café.

    L’exposition donne à voir Nîmes non comme un sujet à défendre ou à expliquer, mais comme un espace vécu, traversé, habité. Une ville regardée sans discours appuyé, où l’ordinaire devient matière à attention. Et peut-être, simplement, une invitation à lever les yeux sur ce qui est là.

    * 20 rue Jean-Reboul.

    Entrée libre.

  • L’art brut, verso du monde ordinaire

    L’art brut, verso du monde ordinaire

    Composée de 60 œuvres originales, mêlant des supports et des médiums variés, cette exposition donne à voir des univers singuliers et sans filtre : ceux d’ouvriers, comédiens et techniciens des Esat Ateliers Kennedy et La Bulle Bleue, structures où des personnes en situation de handicap travaillent dans un cadre protégé. Depuis 2021, ces travailleurs participent aux ateliers créatifs animés par l’artiste Mathieu Renault dans le cadre du dispositif de l’Adpep 34 (Association départementale des pupilles de l’enseignement public de l’Hérault). « On ne cherche pas une orthodoxie des gestes », assure l’artiste. Les œuvres exposées donnent accès à des univers intérieurs bruts, qui ne cherchent pas à rentrer dans des cases sociales ou académiques. L’exposition bouscule ainsi la hiérarchie implicite entre art « légitime » et création populaire, questionnant les normes qui définissent ce qui mérite ou non d’être exposé, ou ce qui relève du « monde ordinaire », ou non…

    À voir jusqu’au 12 février, à l’espace Saint-Ravy.

    Entrée libre.

  • Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Le rendez-vous de la photographie d’auteur, Clic’arts, s’installe une nouvelle fois dans les hauteurs du vieux Istres avec une exposition signée Christian Soupène, originaire d’Arles, et Geneviève Grimaldi, qui puise son inspiration dans les travaux du célèbre photographe américain Steve McCurry. Un rendez-vous porté par la municipalité d’Istres.

    Au programme, précise la Ville dans un communiqué, « une invitation à rêver dans un monde qui bouscule et nous assomme. Les deux artistes questionnent l’humain dans son environnement, un arrêt sur image empreint de silence et de lumière saisi à travers l’objectif ». Une double exposition qui fusionne pour un arrêt dans le temps, des instants de vie figés capturés à l’aide d’appareils numériques dans un monde où tout va très vite.

    Deux univers unifiés

    Christian Soupène capture son univers depuis une dizaine d’années. Son œil dompte aussi bien la couleur que le noir et blanc. L’artiste Arlésien dévoilera « La clarté indécise d’un songe, opus 1 et 2 », une série de 23 clichés déclinés en petites séries ou seules et qui retrace son voyage au Japon, dans les villes de Kyoto et Kobe, à l’automne 2015. « Chaque image est une tentative de retenir l’évanescence, de suspendre le réel dans une forme de poésie visuelle », décrit l’artiste sur son site internet. Le photographe avait déjà présenté une partie de son exposition au Festival Off de la photographie d’Arles, en 2024.

    Geneviève Grimaldi est affiliée à la Fédération française de photographie. Elle s’empare de la lumière pour raconter ce qui ne peut être prononcé. La Ville précise : « Dans son viseur, le monde contemporain et ses travers, regorgeant de vitalité, de frénésie et d’obscurité. à travers son exposition intitulée “Ligne de vie”, l’artiste est libre, elle réintroduit la lumière aux couleurs criardes tapissées par la pollution des mégapoles. Geneviève Grimaldi mêle mouvements, contrastes et jeux de lumière. » Les images associent rêve et réalité « et deviennent une halte, une respiration, une invitation à voir autrement », ajoute la municipalité. La photographe, originaire de Maussane-les-Alpilles, exposera également ses œuvres du 5 au 16 janvier à la Maison des arts à Fos-sur-Mer.

    Le vernissage de l’exposition des deux artistes se tiendra le mercredi 7 janvier à 18h30, à la chapelle Saint-Sulpice, avec entrée libre. Christian Soupène et Geneviève Grimaldi seront présents chaque samedi de 14h à 17h durant l’exposition, jusqu’au 8 février, pour échanger avec le public.

    Entrée gratuite

  • Portrait d’une époque avec les photos des « idoles des jeunes » à Allauch

    Portrait d’une époque avec les photos des « idoles des jeunes » à Allauch

    « Tout ce que je te demande, c’est que ça ne plaise pas aux parents. » Voici l’unique consigne que Daniel Filipacchi, alors patron de la revue Salut les copains, donne en 1962 à Jean-Marie Périer, lorsqu’il l’engage pour photographier « les idoles des jeunes ».

    « Avant, quand on était adolescent, on avait des boutons sur la figure, c’est tout. Là, tout à coup, les ados avaient leur musique, leur façon de danser, de s’habiller, leur argent de poche… Au fond, la parole leur était enfin donnée grâce à la musique partout dans le monde », relate, samedi par téléphone, le photographe. De cette époque, il se souvient « d’une liberté totale. Je n’avais aucune limite de moyens. Je me retrouvais à 22 ans le roi de la planète. »

    Insouciance

    « Je n’avais devant moi que des mômes qui avaient entre 16 et 20 ans et qui débutaient. On avait des rapports très directs. Ils avaient une totale confiance en moi parce qu’ils voyaient bien que mon but était de les mettre en valeur. Mes photos étaient faites pour être affichées au mur des chambres des adolescents », décrit-il.

    Près de 6 000 visiteurs sont déjà venus voir l’exposition proposée depuis le 22 novembre par la Ville, à l’initiative de Jacqueline Fabre, adjointe à la culture. à découvrir jusqu’au 29 mars.

    Plus de 100 photos, en noir et blanc comme en couleur, très bien scénographiées, présentent les stars des sixties. Sylvie Vartan en nattes blondes, des marguerites dans les cheveux, Françoise Hardy dans sa robe si sexy signée Paco Rabanne, Johnny Hallyday dans sa Ferrari qu’il va bousiller quelques minutes plus tard avant d’en racheter une illico, Jacques Dutronc, les Beatles, Mick Jagger, Chuck Berry, James Brown, Bob Dylan… Jean-Marie Périer saisit dans son objectif non seulement des visages, mais aussi toute l’insouciance d’une époque.

  • Les pépites de l’art asiatique à Montpellier

    Les pépites de l’art asiatique à Montpellier

    En partenariat avec le musée Guimet à Paris, qui dispose de l’une des plus importantes collections d’arts asiatiques d’Europe, ce dispositif proposera au public une initiation à l’Asie à travers le meilleur de ses productions artistiques.

    « Durant quatre ans, de fin 2025 à fin 2029, l’hôtel particulier de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, département des arts décoratifs du musée Fabre, devient un écrin pour Guimet+, avec quatre expositions de près d’un an chacune qui offriront l’expérience unique d’un voyage culturel et sensoriel à travers des objets rares venant tour à tour de

    Chine, du monde indien, du Japon et du monde himalayen », présente la directrice du musée Fabre, Justine Trey. Et c’est donc la Chine qui ouvre le bal, pour un an. « Ce sont quelques-unes des plus belles pièces de nos collections chinoises qui seront présentées au musée Fabre. À travers des œuvres spectaculaires dont certaines remontent au XIIIe siècle avant notre ère ou évoquent les prestigieuses dynasties Tang ou Ming, c’est à un voyage extraordinaire que vous invite Guimet + Montpellier », se félicite la présidente du musée Guimet, Yannick Lintz.