Tag: photographie

  • Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Le rendez-vous de la photographie d’auteur, Clic’arts, s’installe une nouvelle fois dans les hauteurs du vieux Istres avec une exposition signée Christian Soupène, originaire d’Arles, et Geneviève Grimaldi, qui puise son inspiration dans les travaux du célèbre photographe américain Steve McCurry. Un rendez-vous porté par la municipalité d’Istres.

    Au programme, précise la Ville dans un communiqué, « une invitation à rêver dans un monde qui bouscule et nous assomme. Les deux artistes questionnent l’humain dans son environnement, un arrêt sur image empreint de silence et de lumière saisi à travers l’objectif ». Une double exposition qui fusionne pour un arrêt dans le temps, des instants de vie figés capturés à l’aide d’appareils numériques dans un monde où tout va très vite.

    Deux univers unifiés

    Christian Soupène capture son univers depuis une dizaine d’années. Son œil dompte aussi bien la couleur que le noir et blanc. L’artiste Arlésien dévoilera « La clarté indécise d’un songe, opus 1 et 2 », une série de 23 clichés déclinés en petites séries ou seules et qui retrace son voyage au Japon, dans les villes de Kyoto et Kobe, à l’automne 2015. « Chaque image est une tentative de retenir l’évanescence, de suspendre le réel dans une forme de poésie visuelle », décrit l’artiste sur son site internet. Le photographe avait déjà présenté une partie de son exposition au Festival Off de la photographie d’Arles, en 2024.

    Geneviève Grimaldi est affiliée à la Fédération française de photographie. Elle s’empare de la lumière pour raconter ce qui ne peut être prononcé. La Ville précise : « Dans son viseur, le monde contemporain et ses travers, regorgeant de vitalité, de frénésie et d’obscurité. à travers son exposition intitulée “Ligne de vie”, l’artiste est libre, elle réintroduit la lumière aux couleurs criardes tapissées par la pollution des mégapoles. Geneviève Grimaldi mêle mouvements, contrastes et jeux de lumière. » Les images associent rêve et réalité « et deviennent une halte, une respiration, une invitation à voir autrement », ajoute la municipalité. La photographe, originaire de Maussane-les-Alpilles, exposera également ses œuvres du 5 au 16 janvier à la Maison des arts à Fos-sur-Mer.

    Le vernissage de l’exposition des deux artistes se tiendra le mercredi 7 janvier à 18h30, à la chapelle Saint-Sulpice, avec entrée libre. Christian Soupène et Geneviève Grimaldi seront présents chaque samedi de 14h à 17h durant l’exposition, jusqu’au 8 février, pour échanger avec le public.

    Entrée gratuite

  • Portrait d’une époque avec les photos des « idoles des jeunes » à Allauch

    Portrait d’une époque avec les photos des « idoles des jeunes » à Allauch

    « Tout ce que je te demande, c’est que ça ne plaise pas aux parents. » Voici l’unique consigne que Daniel Filipacchi, alors patron de la revue Salut les copains, donne en 1962 à Jean-Marie Périer, lorsqu’il l’engage pour photographier « les idoles des jeunes ».

    « Avant, quand on était adolescent, on avait des boutons sur la figure, c’est tout. Là, tout à coup, les ados avaient leur musique, leur façon de danser, de s’habiller, leur argent de poche… Au fond, la parole leur était enfin donnée grâce à la musique partout dans le monde », relate, samedi par téléphone, le photographe. De cette époque, il se souvient « d’une liberté totale. Je n’avais aucune limite de moyens. Je me retrouvais à 22 ans le roi de la planète. »

    Insouciance

    « Je n’avais devant moi que des mômes qui avaient entre 16 et 20 ans et qui débutaient. On avait des rapports très directs. Ils avaient une totale confiance en moi parce qu’ils voyaient bien que mon but était de les mettre en valeur. Mes photos étaient faites pour être affichées au mur des chambres des adolescents », décrit-il.

    Près de 6 000 visiteurs sont déjà venus voir l’exposition proposée depuis le 22 novembre par la Ville, à l’initiative de Jacqueline Fabre, adjointe à la culture. à découvrir jusqu’au 29 mars.

    Plus de 100 photos, en noir et blanc comme en couleur, très bien scénographiées, présentent les stars des sixties. Sylvie Vartan en nattes blondes, des marguerites dans les cheveux, Françoise Hardy dans sa robe si sexy signée Paco Rabanne, Johnny Hallyday dans sa Ferrari qu’il va bousiller quelques minutes plus tard avant d’en racheter une illico, Jacques Dutronc, les Beatles, Mick Jagger, Chuck Berry, James Brown, Bob Dylan… Jean-Marie Périer saisit dans son objectif non seulement des visages, mais aussi toute l’insouciance d’une époque.

  • Les pépites de l’art asiatique à Montpellier

    Les pépites de l’art asiatique à Montpellier

    En partenariat avec le musée Guimet à Paris, qui dispose de l’une des plus importantes collections d’arts asiatiques d’Europe, ce dispositif proposera au public une initiation à l’Asie à travers le meilleur de ses productions artistiques.

    « Durant quatre ans, de fin 2025 à fin 2029, l’hôtel particulier de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, département des arts décoratifs du musée Fabre, devient un écrin pour Guimet+, avec quatre expositions de près d’un an chacune qui offriront l’expérience unique d’un voyage culturel et sensoriel à travers des objets rares venant tour à tour de

    Chine, du monde indien, du Japon et du monde himalayen », présente la directrice du musée Fabre, Justine Trey. Et c’est donc la Chine qui ouvre le bal, pour un an. « Ce sont quelques-unes des plus belles pièces de nos collections chinoises qui seront présentées au musée Fabre. À travers des œuvres spectaculaires dont certaines remontent au XIIIe siècle avant notre ère ou évoquent les prestigieuses dynasties Tang ou Ming, c’est à un voyage extraordinaire que vous invite Guimet + Montpellier », se félicite la présidente du musée Guimet, Yannick Lintz.

  • Depardon s’expose en couleurs au pavillon populaire de Montpellier

    Depardon s’expose en couleurs au pavillon populaire de Montpellier

    Voilà plusieurs années que Raymond Depardon tisse un lien fort avec Montpellier. En 2022, le Pavillon populaire, avait déjà accueilli l’exposition « Communes », dans laquelle le célèbre photographe rendait hommage, en noir et blanc et à la chambre, à ces villages oubliés de l’arrière-pays méditerranéen menacés par un projet d’extraction de gaz de schiste. L’année suivante, en 2023, Raymond Depardon et son épouse Claudine Nougaret faisaient don, au musée Fabre, de près de 200 tirages issus de l’œuvre du photographe, permettant de faire entrer la photographie au sein des collections du musée montpelliérain.

    L’exposition « Extrême Hôtel », à découvrir depuis le 3 décembre au Pavillon populaire -dont elle marque la réouverture après plusieurs mois de travaux- vient encore renforcer ce lien et l’empreinte artistique de Raymond Depardon sur la ville.

    Cette carte blanche au célèbre photographe s’écrit, cette fois, en couleur. Co-commissaires de l’exposition, Simon Depardon, son fils -également photographe- et Marie Perennès, historienne de l’art spécialiste de la photographie, ont eu envie de faire découvrir aux visiteurs les archives couleur de celui qu’on connaît surtout pour ses clichés en noir et blanc. « Raymond a fait, dès 1960, beaucoup de photographies en couleur, or on s’est rendu compte qu’elles étaient très peu montrées », explique Simon Depardon. « On le connaît surtout pour des photoreportages importants, politiques, dans une actualité forte, mais on connaît moins les photographies qu’il a faites pour son plaisir. Celles qu’on montre ici sont, pour beaucoup, des photos plus personnelles, intimes, qu’il faisait pour lui dans une forme de douceur », livre le commissaire d’exposition. Un grand nombre des 150 clichés présentés n’ont d’ailleurs jamais été vus auparavant. « On a pu accéder à ses planches contacts et à ses négatifs pour sortir des inédits », confie son fils.

    Explorations solitaires

    C’est notamment le cas dans la série principale, « Extrême Hôtel », qui donne son nom à l’exposition. Celui d’un hôtel sans chichi à Addis-Abeba, où Raymond Depardon aimait séjourner lors de ses voyages en Éthiopie. Cette série réunit des images, pour beaucoup inédites, donc, réalisées dans différents endroits du monde entre 2004 et 2019, pour le plaisir. Une photographie de l’errance, éloignée des contraintes du photojournalisme.

    Organisée en différentes séries, l’exposition s’ouvre sur « La terre des paysans », un hommage de Depardon à la ruralité française, lui qui est né dans une exploitation agricole de la vallée de la Saône. Celui qui n’a jamais osé photographier ses parents immortalise en couleur, dans les années 2000, ces paysans qui disparaissent, la fin d’un monde.

    La séquence « Press color », elle, retrace le parcours de photojournaliste de Raymond Depardon, de l’Algérie au Vietnam, des Jeux olympiques à l’affaire Claustre. « À l’époque Raymond avait deux appareils photos. Un chargé en noir et blanc pour les reportages que lui commandait son agence, et l’autre en couleur pour tenter d’accrocher la couverture, qui était en couleur et qui était le Graal du photoreporter », rapporte Marie Perennès.

    D’autres séries, plus solitaires, intitulées Datar, USA, Glasgow, Carthagène, Tokyo ou encore Méditerranée complètent cette plongée tout en douceur dans le regard de Depardon. Attentif aux couleurs et à la lumière, il y photographie des lieux où il ne se passe rien, des scènes de vie ordinaires… Une exploration intime et intense du monde qui l’entoure.

    * À découvrir jusqu’au 12 avril. Entrée libre et gratuite.

  • Letizia Battaglia : sa cause, sa bataille contre Cosa nostra

    Letizia Battaglia : sa cause, sa bataille contre Cosa nostra

    Dans son cliché La pauvre maison va s’effondrer, une fillette crie son effroi dans les bras de sa mère, au milieu d’une pièce fissurée de toutes parts. « Au début des années 1970, existe encore en Italie, une misère qu’aucun média ne montre jamais. Alors, je photographie sans relâche la souffrance de tous ces invisibles à qui l’on interdit de rêver. » Des mots de Letizia Battaglia -qui a photographié la pauvreté mais aussi la dignité des habitants de Palerme, sa ville- repris dans Letizia Battaglia, photographe des années de sang, documentaire réalisé par Cécile Allegra et projeté le 2 décembre à l’Alcazar dans le cadre du Primed, festival de la Méditerranée en images. Elle est la première femme à diriger, en 1974, le service photo d’un journal, celui du quotidien communiste L’Ora, documentant les crimes de Cosa nostra. « L’Italie n’a pas encore conscience de la réalité de la mafia. On compte alors quatre meurtres par jour. Mais les photos de ces morts ne parviennent pas à changer l’opinion publique », où règne l’omerta et la terreur, entretenues par la collusion des mafiosi et du monde politique, témoigne Roberto Scarpinato, ancien procureur général de Palerme. « Mais Letizia va tout changer. Elle photographie les mêmes scènes et soudain, le public est frappé. »

    Dans Ils l’ont tué dans l’obscurité, parmi ses nombreux clichés chocs, elle capte une mère implorant le ciel face au corps de son fils baignant dans le sang. Après s’être liée d’amitié à Boris Giuliano, chef de la police de Palerme, qui sera assassiné en 1979, elle multiplie les photos de scènes de crimes et de cadavres ensanglantés : de mafieux, mais aussi de magistrats ou de militants qui affirment un peu trop fort leur combat contre la pieuvre.

    « Mes photos en courant, la trouille au ventre »

    À travers ses photographies, Letizia Battaglia renvoie en pleine face des garants de l’unité de la société italienne, leurs propres responsabilités. Elle expose même ses clichés en plein cœur de Palerme, s’exposant ainsi elle-même aux menaces et représailles, avant de se lancer en politique. Avec son travail, elle rend aussi visible la lutte de magistrats membres du « pool antimafia » comme Paolo Borsellino ou Giovanni Falcone. Leurs assassinats en 1992 mettront un terme à son travail sur Cosa nostra. « J’ai fait mes photos en courant pendant 10 ans, la trouille au ventre. J’ai besoin de retrouver un peu d’innocence », dira-t-elle alors.

    Compagnon et photoreporter aux côtés de Letizia Battaglia lors de ces années-là, Franco Zecchin viendra quant à lui présenter, vendredi 28 novembre à 18h, au Centre d’animation municipal Michel-Lévy, un ouvrage sur les années qu’il a passées avec elle, à l’invitation de l’association de transmission de la culture italienne, Passa Parola. « À sa mort », explique cet homme installé depuis 20 ans à Marseille, « j’ai pensé que ca serait un bel hommage de témoigner de ce travail et de cette vie ». Dans Letizia, il livre un regard intime sur cette figure admirable dont les Palermitains se sont emparés, « pour voir son côté humain, plutôt que le mythe ».

  • JR joue les prolongations au Carré Ste-Anne, à Montpellier

    JR joue les prolongations au Carré Ste-Anne, à Montpellier

    Au cœur de Sainte-Anne restaurée, l’installation a déjà séduit plus de 225 000 visiteurs. Face à ce succès public, l’exposition est prolongée jusqu’au dimanche 4 janvier 2026 inclus.

    Avec cette installation participative et collaborative, JR explore la mémoire des lieux et des âmes à travers un arbre monumental et vivant dont les frondaisons, composées des mains des visiteurs mais aussi envoyées depuis le monde entier, ont évolué au fil des mois. En effet, grâce aux deux photocopieurs mis à la disposition du public au sein de l’ancienne église, chacun(e) pouvait laisser son empreinte et contribuer
    à la vie de l’installation. Aujourd’hui, ce sont plus de 45 000 mains qui emplissent la nef du Carré Sainte-Anne.

    * La visite est libre et gratuite

  • Une autre image de Damas chez Negpos

    Une autre image de Damas chez Negpos

    Lancé en pleine période Covid, le festival Villes invisibles se pérennise à la galerie Negpos de Nîmes malgré la « diminution impressionnante des membres permanents de l’équipe due principalement à la disparition intégrale des emplois aidés », précise Patrice Loubon, le directeur artistique de la galerie.

    Pour autant, le festival renouvelle sa proposition d’éclairer les villes invisibles autour d’une exposition du photographe arlésien Jean-André Bertozzi, qui s’était rendu à Damas, capitale de la Syrie, en 2005, six ans donc avant la révolution avortée suivie par l’émergence de l’État islamique, la guerre civile et la chute de Bachar El-Assad fin 2024. « On a beaucoup entendu parler de cette ville ces 15 dernières années, mais ici, on se plonge dans la période précédant les Printemps arabes où l’on peut percevoir que quelque chose va se passer. Il y a comme une tension sourde dans ces photographies, qui révèle une explosion imminente », résume Patrice Loubon.

    « Tourner la page »

    Avec cette exposition, Negpos se projette désormais sur la suite après une année 2025 marquée par les actes de vandalisme contre l’exposition « Benzine Cyprine », de Kamille Levêque Jégo, fin avril, quinze jours après son inauguration. Suite à ce saccage, la galerie avait été contrainte de revoir son programme pour accueillir à nouveau cette exposition féministe jusqu’au 15 octobre dernier. « L’enquête est au point mort. Le principal suspect doit être convoqué prochainement mais il manque des preuves concrètes même si cette personne nous avait plusieurs fois menacés. Mais nous sortons enfin de ce tunnel et « Villes invisibles » a permis de tourner la page », confirme le directeur artistique de Negpos.

    Désormais tourné vers l’avenir, Patrice Loubon connaît déjà le thème de la 7e édition du festival de l’an prochain : « Ce sera Gaza parce que c’est obligatoire. Ce sera le travail d’une photographe grecque avec un jeune Gazaoui qui a déménagé au Caire. Cela évoquera aussi ce jeune photographe palestinien car nous ne voulons jamais détacher l’urbain de l’humain ».

  • Plongée au cœur des profondeurs à Montpellier

    Plongée au cœur des profondeurs à Montpellier

    Une plongée au cœur des profondeurs aux côtés de ce natif de Montpellier passionné par le patrimoine marin, qui a bâti son œuvre en dialogue constant avec la Méditerranée, qu’il explore depuis plus de trente ans.

    Auteur de quatorze ouvrages photographiques et lauréat à quatre reprises du prestigieux prix Wildlife photographer of the year, décerné par le Museum d’histoire naturelle de Londres, Laurent Ballesta « incarne un regard à la fois scientifique et poétique sur le monde marin ».

    Présentée sur le stand de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, cette exposition constituée d’une trentaine de photographies propose une immersion dans des mondes marins proches comme l’étang de Thau ou la côte méditerranéenne, mais aussi lointains comme l’Antarctique ou la Polynésie. « Le titre, “Loin du ciel, et parfois près d’ici”, souligne l’idée que l’émerveillement ne réside pas nécessairement dans l’exotisme, mais peut se trouver à notre porte. Cette démarche rejoint la thématique d’Art Montpellier 2025, qui met le cap sur le voyage, en invitant les visiteurs à explorer de nouveaux horizons à travers l’art contemporain », expliquent les organisateurs de la manifestation. Être accueilli dans le milieu de l’art constitue, pour Laurent Ballesta, une reconnaissance particulière. « Si l’art peut sublimer la réalité, il existe aussi une réalité sublime, celle de la nature. Mes photos sont très figuratives parce que le monde sous-marin est déjà complexe à lire. Mon effort, c’est de rendre ces créatures visibles et compréhensibles, sans ajouter une couche d’interprétation qui risquerait de brouiller la lecture », précise-t-il. Cette exposition s’inscrit dans une série d’événements dédiés à l’art et à la nature, avec une exposition Mers et Mystères qui a été présentée jusqu’à fin septembre au Musée de la photographie Charles Nègre à Nice et une autre prévue au Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der (20-23 novembre).

    * Parc des expositions de Montpellier.

  • Une traversée de l’histoire dans l’œil des Detaille

    Une traversée de l’histoire dans l’œil des Detaille

    Une reproduction historique d’un atelier photographique du XIXe siècle accueille le visiteur. La chambre photographique en impose, majestueuse. Gérard Detaille, qui représente la troisième génération de la célèbre dynastie de photographes, a raconté cette aventure sur trois générations, lancée avec son grand-père, lors de la présentation de l’exposition, jeudi. L’événement fait figure de petite révolution au Musée d’histoire de Marseille.

    Le ministère de la Culture l’a labellisée au titre du « Bicentenaire de la photographie », qui se tiendra de septembre 2026 à septembre 2027. L’exposition présente les clichés de la cité phocéenne pris par les membres de cette famille.Si Nicéphore Niépce réalisait le premier cliché de l’Histoire en 1824, c’est en 1860 que Fernand Detaille pose les premières fondations de l’œuvre familiale qui donne à voir Marseille à travers le temps, sous tant de visages.

    « Portraitistes »

    L’histoire débute lorsque Nadar, photographe, lègue son atelier situé sur la Canebière (numéro 77) à Fernand Detaille (1875-1954), tombé amoureux de la mer. Rien ne prédestinait ce « jeune garçon de famille modeste, au père tonnelier et sans un sou, à partir à Genève, chez le grand photographe Boissonnas, qui le guida vers Nadar », témoigne le dernier de la lignée. C’est le début de l’empire.Le fils Albert (1903-1996) prend la suite en 1950, apportant poésie et sensibilité. L’atelier devient un lieu de rencontres effervescent de personnalités et journalistes. Son objectif capturera ainsi Joséphine Baker, de Gaulle ou Marcel Pagnol… Gérard, né en 1948, raconte reprendre le studio en 1971. « À l’atelier, mon père quittait la table pour aller sortir les plaques du bain. En fait, les Detaille étaient ouvriers à la maison, hommes du monde dehors et artistes quand il fallait », confie celui qui sera le modernisateur et qui introduira une dimension panoramique et aérienne aux clichés.

    Mille Marseille défilent au fil des décennies : aménagement de la ville, transformations modernes, la guerre, les mariages, les métiers, les baptêmes… « Nous étions des portraitistes intimes de la ville », conclut Gérard Detaille. L’exposition présente 225 photographies, quatre grands appareils photos anciens et autres objets emblématiques qui font remonter le temps.

    Jusqu’au 30 octobre 2026, 2 rue Henri-Barbusse (1er). Gratuit

  • Un documentaire dédié à Julia Pirotte

    Un documentaire dédié à Julia Pirotte

    C’est l’histoire d’une femme, juive polonaise, communiste, Résistante. Julia Pirotte qui, pour notre journal, a saisi sur la pellicule photographique, les premiers instants de l’insurrection pour la Libération de Marseille, a désormais un documentaire qui lui est consacré. Intitulé « La Marseille Résistante sous l’objectif de Julia Pirotte », le documentaire est signé par Julie Delettre.

    Un hommage largement mérité pour cette pionnière du photo-journalisme qui a risqué sa vie en accompagnant les combattants de la Résistance, l’appareil photo au poing.

    C’est à elle que l’on doit les clichés emblématiques de la Libération de Marseille mais aussi les photos du maquis de Venelles, bien connues de nos lecteurs.

    « Enthousiasmer le monde »

    Dans le film documentaire, en accès libre sur arte.tv, l’historienne Caroline François, Soria Makti la directrice du Préau des Accoules, ou encore Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, témoignent pour replacer son parcours exceptionnel dans les événements de l’époque.

    Dans un enregistrement sonore, avant son décès en 2000, la photographe avait resitué son engagement à La Marseillaise : « J’ai décidé que mes photos devaient se trouver dans La Marseillaise qui a tant réveillé d’enthousiasme, je voulais aussi enthousiasmer le monde ! »

    « La Marseille Résistante sous l’objectif de Julia Pirotte »
    est disponible gratuitement sur arte.tv