Tag: Pétanque

  • À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    Ils sont tous venus, les proches, amis de Jacky et Bruno « Roger » Anginoni, figures emblématiques du monde des boules disparus à quelques mois d’intervalles en 2024. Jacky incarnait l’esprit d’une autre époque. Celle où la pratique de la pétanque et du Jeu provençal, dont il était un spécialiste, rimait avec joie et fête.

    Durant les années bonheurs (1980), ce personnage haut en couleur a sillonné Marseille en tenant les établissements où les boulistes aimaient se retrouver. Du Bar Central à la Viste à l’Artistic, situé près des Réformés, les Anginoni ont su fédérer, rassembler et être aimés. Il a transmis sa passion à ses enfants Bruno, que l’on appelait Roger, et Franck également joueurs de haut niveau

    Franck voulait que cette première édition soit un rassemblement qui leur ressemble.

    Il ne pouvait choisir meilleur endroit que Puyricard pour honorer la mémoire de Jacky, le papa, et Bruno, le frangin parti trop tôt. Un lieu qui sied à merveille à leur état d’esprit.

    Sous la houlette de Jean-Pierre Bossy et son équipe, la Boule Puyricardenne a su donner à ce souvenir la valeur qu’il mérite.

    Après deux jours de lutte, la victoire est revenue à l’équipe de la Boule Sieyenne, Michel Lombard, Jean-Pierre Aubert et Alain Rose.

    C’est à la fois la convivialité, l’émotion et le souvenir qui ont dominé ces deux journées. Rendez-vous est pris en 2027 pour la deuxième édition.

  • [Jeu provençal] Cédric Soma et Mickaël Martini entrent dans l’histoire

    [Jeu provençal] Cédric Soma et Mickaël Martini entrent dans l’histoire

    Quel exploit de Cédric Soma et Mickaël Martini. Dans le magnifique cadre de Briançon, ils ont supplanté tout le monde et ont gagné cette tunique tricolore tant convoitée. Ils ont fait preuve d’une régularité et d’un état d’esprit remarquables pour réaliser cet exploit. Dans un jeu particulièrement difficile à l’appoint, Soma a donné un récital, flirtant régulièrement avec le bouchon et Mickaël Martini a su gérer avec maestria tous les moments importants et surtout montrer une efficacité déroutante au tir.

    Dès les premières escarmouches de ce championnat, les tenants du titre Juan Lopez et Smaïn Ferhat ont rendu leur tablier, plutôt leur tunique tricolore. Une surprise suivie par d’autres. Notamment la double élimination de Anthony Kerfah et Alain Vincensini ainsi que celle de Thierry Terreno et Mohamed Benmostefa au stade des 16e de finale. Ces derniers sont tombés face à une vieille connaissance : Brice Marin aujourd’hui sous les couleurs landaises, Brice a été, pendant quelques années, un des meilleurs tireurs lorsqu’il évoluait dans la région marseillaise avec un style élégant aujourd’hui disparu.

    Après la chute des plus grands, le chemin était moins tortueux pour Soma et Martini qui se retrouvaient dans la peau des favoris. Encore fallait-il justifier ce statut.

    Ce qu’ils furent jusqu’au bout. Face à l’inusable Gérard Sigal et le pensionnaire de l’équipe de France Tony Lucchisi, on pensait que la finale pouvait être équilibrée entre deux spécialistes du Jeu provençal. Mais les Varois prenaient l’ascendant sans que toutefois l’adversaire soit étouffé. La fraîcheur était plus du côté de Soma et Martini qui s’imposaient logiquement.

    Un 4e titre pour Mickaël Martini (3 en triplette). et un second pour Cédric Soma. Pas mal pour un homme présent sur le circuit du Jeu provençal depuis cinq ans seulement.

    Finale

    Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34) 5–13 Soma Cédric / Martini Mickaël (83)

    Demi-finales

    Sebert Nicolas / Garnier Aurélien (70) 10–13 Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34)

    Soma Cédric / Martini Mickaël (83) 13–5 Dedieu Nicolas / Venant Stéphane (09)

    Quarts de finale

    Kirschtetter Dominique / Sotta Michel (12) 0–11 Soma Cédric / Martini Mickaël (83)

    Dedieu Nicolas / Venant Stéphane (09) 11–5 Rypen Jérôme / Riberol Lionel (58)

    Verdelli Pierre / Rissoan Jonathan (07)
    8–11 Sebert Nicolas / Garnier Aurélien (70)

    Chapuis Frédéric / Zizzi Christophe (05) 6–11 Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34)

  • Pétanque : Weibel part à l’assaut des Nationaux avec une nouvelle armada de luxe

    Pétanque : Weibel part à l’assaut des Nationaux avec une nouvelle armada de luxe

    Dans la lignée du projet porté par MPProno, notamment présent en finale du Mondial La Marseillaise à pétanque, en juillet dernier, avec Sébastien Rousseau, Patrick Laur et Sony Even, une nouvelle Team s’apprête donc à investir les terrains des concours les plus prestigieux de l’Hexagone via la société Batforpro. Cette dernière est spécialisée dans l’aménagement clé en main de club de fitness et de loisirs dirigée par Stéphane Rivière. Il a choisi de s’engager aux côtés d’une vingtaine de joueurs de haut niveau avec Claudy Weibel comme tête d’affiche.

    « J’ai rencontré Stéphane Rivière lors d’un stage à l’usine Toro. Il m’a demandé de venir faire un stage dans son club à Maule, dans les Yvelines. Le courant est directement passé entre nous et je cherchais, à ce moment-là, un sponsoring pour faire La Marseillaise avec Didier Chagneau et Logan Baton. Je lui ai proposé et il a accepté. Il nous a suivis pendant les trois jours de compétition. On était un petit peu ses poulains. J’ai bien senti que ça lui a plu. C’est comme ça que j’ai pensé à un projet concret de sponsoring. Mais je me disais que je n’allais rien lui apporter tout seul et qu’une Team serait un projet plus ambitieux », raconte le champion du monde belge.

    Marseille en ligne de mire

    Aux côtés de Cédric Delahaye, qui assurera le rôle de directeur sportif, Claudy Weibel pourra compter sur la présence de Bruno Le Boursicaud, Basil Jackel, Adrien Delahaye, Logan Baton, David Le Dantec, Yohan Cousin, Mayron Baudino, Stéphane Robineau, Mickael Mazuy, Fréderic Machnik, Dawson Miclo, Andsy Hut, Didier Sarro, Romain Barré, Cyril Martinez, Valentin Beulama, Didier Chagneau et le jeune Mika Gérardot, double vainqueur du Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes à La Marseillaise.

    « Tous les joueurs qui participent à ce projet n’ont pas d’engagements à respecter. Ils devront juste être habillés en Batforpro lorsqu’on ira jouer ensemble et communiquer sur l’entreprise », précise le pensionnaire de Saint-Mihiel en Meuse, qui insiste sur le fait que Stéphane Rivière ne finance pas ce collectif pour jouer avec ces grands champions. Deux à trois équipes Batforpro seront au départ de la 66e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, l’été prochain.

  • Pétanque : Lacroix et Doerr sans concurrent

    Pétanque : Lacroix et Doerr sans concurrent

    À la pétanque il y a des scénarios improbables, Celui de la finale du championnat de France doublette disputée à Saint-Florentin dimanche dernier est ahurissant.

    Les deux grands favoris se retrouvent pour une finale de rêve. Rocher face à Lacroix.

    Le réveil a été brutal pour les amateurs de sensations. En une demi-heure et trois mènes, la cause était entendue. Lacroix et Doerr exécutent leurs adversaires.

    Un court calvaire pour Rocher et Rizzi et un nouveau titre cette année pour le binôme Lacroix- Doerr après ceux acquis en triplette avec Laurent Matraglia (2025/2026).

    Les deux équipes du Comité 13 on fait un parcours honorable en s’inclinant en quart de finale. Stéphane Pagni et Sébastien ont été battus sur le fil par Donovan Lamberger et Christian Andriantseheno. Jérémy Fernandez associé à Michel Hatchadourian n’ont pu rivaliser avec Dylan Rocher et Diego Rizzi

    Chez les dames, battue en finale l’an dernier, Nelly Peyre prend sa revanche en écartant sur le fil l’étonnante joueuse de l’ Orne, Nadine Talvard.

    Encore une fois, le Var a dominé les débats dans les deux catégories

    Finale

    Henri Lacroix / David Doerr (83) battent Dylan Rocher / Diego Rizzi (83) 13 à 0

    Demi-finales

    Henri Lacroix bat Loïc Dupuy /Pierre Portier (41) 13 à 8

    Dylan Rocher (83) bat Donovan Lamberger / Christian Andriantseheno (69) 13 à 2

    Quarts de finale

    Donovan Lamberger bat Stéphane
    Pagni / Sébastien Batista (13) 13 à 12

    Loic Dupuy bat Jérôme Potier / Thomas Helbecque t (59) 13 à 0

    Henri Lacroix bat Mickaël Feyertag / Jean Pfeffer (057) 13 à 2

    Dylan Rocher bat Jérémy Fernandez / Michel Hatchadourian (13) 13 à 3

    Femmes

    Finale

    Nelly Peyre (83) bat Nadine Talvard (61) 13 à 12

    Demi-finales

    Peyrot Cindy (83) 12 – 13 Talvard Nadine (61)

    Frigara Daisy (22) 10 – 13 Peyre Nelly (83)

  • Jeu provençal : Ferhat et Lopez visent un triplé historique

    Jeu provençal : Ferhat et Lopez visent un triplé historique

    On prend les mêmes et on recommence pour ce championnat de France. À peine sortis du Provençal, voilà les joueurs replongés de plain-pied dans la haute compétition.

    Double tenant du titre Juan Lopez et Smaïn Ferhat auront comme objectif de conserver leur couronne et de rentrer dans l’histoire avec un triplé historique que seuls les frères Stievenart ont réalisé (1999 à 2001 et 2003 à 2005).

    Mais à Briançon, des montagnes se dressent face à eux. En premier lieu mes récents
    vainqueurs du Provençal Mohamed Benmostefa et Thierry Terreno. Ils pourraient surfer sur leur victoire. D’autant que Juan Lopez battu en demi-finale, comme l’an dernier, avec Enzo Paolucci et Hervé Fontani, est paru un peu émoussé sur la fin.

    La qualité est bien là

    Dans le lot des grands favoris il faut, bien entendu,
    nommer le binôme Alain Vincensini, Anthony Kerfah. Un duo formé il y a longtemps à la Boule Saint-Michel de Plan-de-Cuques et reconstitué cette année sous les couleurs de Mouans-Sartoux.

    Les absences de grands spécialistes comme Valdés, Stievenart, Aguero, Lacroix, Gosselin, Matraglia… seront-elles préjudiciables sur le niveau du jeu. Peut-être. Mais si on liste les prétendants, on peut se rendre compte que la qualité est bien là.

    On surveillera les champions de France triplettes Cédric Soma et Mickaël Martini. Ce dernier a porté trois fois la tunique tricolore. Du solide.

    Jean-Pierre Rambla et Pasquin Cristofari sortent d’un Provençal exceptionnel (finaliste). Sur leur forme du moment ils peuvent bousculer la hiérarchie. Julien Martinez et Christophe Martello (titré en 2006) ont aussi de sérieux arguments à faire valoir. Les équipiers de Kerfah en triplette sont capables de tout.

    Frédéric Stievenart et Rocco Ursida comptent 7 titres à eux deux. Ils peuvent donner la réplique à n’importe quelle équipe.

    Du côté des Bouches-du-Rhône, la famille Massini a haussé son niveau de jeu cette année en remportant le titre départemental. Disputer un championnat de France entre père et fils est déjà une victoire. Aller plus haut ne serait que du bonus.

    Serge Lombardi et Francis Conte peuvent viser haut dans ce championnat où le Var et les Alpes-Maritimes sont les mieux placés pour ramener le trophée.

    Programme

    Vendredi 4 septembre

    7h30 : début de la compétition,
    arrêt à midi, reprise à 14h.

    Samedi 5 septembre

    8h : 16e de finale

    14h : reprise jusqu’aux quarts de finale. Dimanche 6 septembre

    8h : demi-finales

    14h30 : finale

  • Kerfah face Benmostefa pour une affiche royale au Provençal

    Kerfah face Benmostefa pour une affiche royale au Provençal

    Ils sont venus, ils sont tous là les grands noms du Provençal pour attaquer cette avant-dernière journée qui va ouvrir les portes du dernier carré. Il faudra faire preuve de patience, adresse et condition physique pour l’atteindre.

    Et oui le Provençal a changé de formule avec trois parties par jour qui usent les organismes. Hervé Fontani vainqueur vendredi soir avec Enzo Paolucci et Juan Lopez était éprouvé. « Je prends de l’âge et la fatigue se fait de plus en plus sentir. Il y a aussi le côté émotionnel qui joue. J’ai perdu mon neveu il y a quelques mois et nous portant un tee-shirt à son effigie J’aimerais tant rentrer dans le dernier carré pour lui ».

    Dans les combats des chefs l’équipe Provins, Jean, Dusaillant a eu son quota. Depuis dimanche ils prennent des gros morceaux. Vendredi ils ont commencé avec Alain Vincensini, Manu Kerfah et Julien Aguero (13 à 11) avant de punir la famille Lombardi.

    Ils seront aussi présents à l’entame des 8es de finale. Au rayon suspense Salle, Valdes, Stievenart, en connaissent un rayon. Menés 5 à 12 par Tony Lafleur, ils ont su renverser la valeur après que leurs adversaires n’aient pas su conclure. On les retrouve aujourd’hui dans la dernière ligne droite.

    Les qualifications de Christophe Kerfah et Julien Martinez assez facile et celle de Fabrice Rouvin, Thierry Terreno, Mohamed Benmostefa un peu plus compliquée entrent dans la logique des choses.

    Le coup de tonnerre est arrivé au tirage au sort avec une opposition entre les deux équipes. C’est le choc des titans avec cinq représentants de l’équipe de France. La confrontation des chefs que les amateurs auraient voulu voir un peu plus tard. Partenaires souvent adversaires aujourd’hui les deux équipes se tiennent. Qui va remporter la bataille royale. Le rôle des pointeurs va être décisif. Qui de Rouvin ou de Martello prendra le dessus. Autant de questions qui trouveront réponse aujourd’hui fin de matinée.

    L’opposition reine peut occulter les autres parties mais il reste du beau monde. À l’heure où nous écrivons ces lignes des parties n’étaient pas terminées. On enregistrait toutefois la qualification de Jérôme Estrang une vieille connaissance. Celle également de Jean Pierre Masia le champion départemental triplette. Les deux capitaines d’équipe seront opposés ce matin.

    Nous voilà lancés dans un sprint final haletant avec un suspense et une tension qui seront à leur combler cet après-midi pour atteindre le dernier carré de l’épreuve reine du jeu provençal.

  • Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Ils sont venus, ils sont tous là. Les grosses pointures de la longue distance avaient fait le déplacement à Marseille pour jouer dans ce Borély unique, magique. Deux légendes du Provençal ont fait le déplacement. Il s’agit de Patrick Griseri et Jean Pierre Pironti. Ils sont là et bien là et arrivent à attirer la galerie. Un Pironti égal à lui-même avec la verve qui le caractérise. Dans la deuxième partie il lance à la cantonade, après un tir réussi de son adversaire sur une boule embouchonnée « ils sont durs à cuire, au début de la partie ils nous ont demandé d’être cléments avec eux. Maintenant on est 8 à 8 et le tireur a frappé 6 boules sur 9. Sacré Bambi. Il l’a fait à l’ancien et ça fait du bien ».

    Pour le reste que dire si ce n’est que les principaux favoris ont passé sans trop souffrir la première journée.

    Toutefois Fafou Cognard, Robin Rio et Adel Djafari demi-finales de l’édition 2024 ont baissé pavillon face à l’équipe emmenée par le redoutable Mathieu Moscioni.

    Les tenants du titre Fabrice Rouvin, Mohamed Benmostefa associé à Thierry Terreno ont bricolé la première partie avant de dérouler tout au long de la journée. Ils portaient un brassard pour rendre hommage à Patrick Pedragosa disparu il y a quelques semaines avec qui ils avaient gagné la dernière édition.

    À noter également les défaites de Michel Propos et Francis Conte, Stéphane Girardet

    Partis à l’aventure séparément mais qui ont connu le même sort

    Il y a aussi les anciens comme le vieux lion Franck Secchi qui rugit toujours et l’incontournable Félix Solinas qui a toujours bon pied, bon œil

    Cette première journée disputée un jeudi, une fois n’est pas coutume, a confirmé l’aisance d’anthologie de Anthony Kerfah avec son canonnier Julien Martinez et Christophe Martello semblent monter en puissance au fil des parties.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes des parties de cadrage se jouent encore. Le nouveau concept ( un jour en moins) a contraint les organisateurs à programmer trois parties par jour. Pour la première fois, l’éclairage a été utilisé au Parc Borély. Ce ne sera sans doute pas la dernière fois.

    Aujourd’hui nous rentrons dans une deuxième phase où la fatigue va commencer à se faire sentir, où les novices auront plus de mal à tenir la distance, pendant que les adaptes de la discipline auront plus de facilité physique. Et ouï le Jeu Provençal est un véritable sport et le Provençal est un véritable défi physique indispensable pour tenir la distance et toucher au but dimanche.

  • Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Cette dernière est la plus connue des trois avec un palmarès à faire pâlir de jalousie quelques joueurs. Elle a été Demi-finaliste du Provençal et vainqueur du National de Laragne avec comme équipier de luxe son compagnon Thierry Terreno. Elle fait partie du groupe France et est élue à la commission nationale du Jeu Provençal.

    Patricia Benoît Gonin est la fille de l’illustre et légendaire Loule Benoît Gonin cinq fois vainqueur de l’épreuve. Licenciée à la Boule Modérée, Patricia s’est lancée dans l’édition pour faire un grand clin d’œil à son papa Hélas disparu. Audrey Theron est une Varoise licenciée à Borme les mimosas et participe à l’épreuve de Coupe de France avec son club. « C’est ma première année affirme-t-elle et je prends goût à ce jeu plus physique que l’on peut considérer ».

    Trois femmes unies pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, elles l’ont connu en début de partie en menant rapidement 4 à 0 avec l’appréhension de voir leurs adversaires s’envoler vers la victoire.

    Qu’importe elles prouvent comme des dizaines de femmes que le jeu provençal peut se conjuguer au féminin.

  • Le Provençal : le grand retour

    Le Provençal : le grand retour

    Après une année d’absence, le Provençal est de retour pour quatre jours de compétition qui promettent de faire vibrer le Parc Borély à Marseille.

    C’est un ouf de soulagement pour tous les passionnés. Une année sans Provençal, c’est une saison inachevée.

    Les organisateurs ont voulu que l’épreuve débute un jeudi. Les esprits chagrins ont réagi avec véhémence sur ce choix, à tort ou à raison ? Le nombre d’équipes engagées (588) peut valider leur réticence. Mais il n’est pas dit, compte tenu du contexte actuel, qu’un démarrage, comme de coutume, un jour dominical, eut fait plus d’affluence.

    Toujours est-il que Parc Borély c’est le berceau de la longue distance, le lieu où se sont écrites les plus belles pages de l’histoire du Jeu Provençal.

    D’hier à aujourd’hui

    Les souvenirs s’empilent dans l’esprit des anciennes générations en se remémorant les exploits des stars de la discipline. Ceux de l’incomparable Dédé Massoni véritable idole. Tout Marseille accourait pour voir « le Blond » faire les trois pas dans un style coulé, avec une élégance incomparable et une adresse diabolique. D’autres bien sûr ont marqué l’histoire comme Milou Lovino l’autre star marseillaise.

    Mais l’histoire aujourd’hui s’écrit au présent avec d’autres joueurs, des styles différents, des champions moins charismatiques mais redoutables.

    Deux hommes aujourd’hui ressortent du lot par leur vécu, leur palmarès. leur classe. Mohamed Benmostefa et Anthony Kerfah. Ils ont gagné beaucoup de batailles ensemble mais jamais le Provençal. Ce ne sera pas cette année. Benmostefa et Fabrice Rouvin, tenants du titre, repartent avec Thierry Terreno, l’autre icône de la discipline (il remplace le regretté Patrick Pedragosa) sous les couleurs de l’équipe de France. Ils seront les favoris avec une équipe particulièrement équilibrée à l’expérience consommée et au talent immense. Le seul hic peut être le manque de compétition de Benmostefa et Rouvin. Anthony Kerfah est associé au grand Christophe Martello et Julien Martinez sous les couleurs de Mouans-Sartoux.

    Passion et suspense au rendez-vous

    On suivra également le finaliste 2024 Philippe Stievenart embrigadé avec l’homme en forme du moment Alain Valdés et Claude Salles. Au rayon prétendant, Adel Djafari, Robin Rio et Marc Cognard demi-finalistes de la dernière édition repartent ensemble tout comme l’inusable compétiteur Hervé Fontani avec les deux talents Enzo Paolucci et Juan Lopez également dans le dernier carré en 2024. La liste des outsiders est longue.

    Le Parc Borély va retrouver son ambiance unique, faite de passion, de suspense, de grandes parties et de ces moments de magie qui font la légende du Provençal. Les exploits des Benmostefa, Kerfah, Lopez et de nombreux autres grands noms sont attendus. Mais comme toujours, le charme du Provençal réside aussi dans les surprises, les outsiders et ces équipes capables de faire tomber les favoris au terme de parties acharnées.

    Le Provençal est de retour. Et avec lui, c’est tout Marseille qui va se mettre à l’heure du Jeu Provençal

    ET AUSSI

    Le programme

    Jeudi

    8h30 : premières parties.

    14h : deuxièmes parties suivies du cadrage.

    Vendredi

    8h : troisièmes parties.

    14h : quatrièmes parties suivies des cinquièmes.

    Samedi

    8h30 : 8e de finale.

    15h : quart de finale.

    Dimanche

    8h30 : demi-finale.

    17h : finale.

    Le choc du jour

    Il aura lieu au jeu 348 (les Pétouliers). Yoann Provins, Jérémy Jean et Marc Dusaillant seront opposés à François Gomez, Serge Penna, deux ex-vainqueurs, associés au Varois Laurent Faudon

    Le Provençal c’est aussi …

    Trophée des légendes

    28 et 29 août : huit équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal

    28 et 29 août : limité à 64 équipes.

    Quelques chiffres

    1908 première édition avec 167 équipes. Les vainqueurs : Baptistin Ravizza dit « le Pich », son frère Charles dit « le Parpelé » et Michel Prébois dit « le Grêlé ».

    Émile Lovino a remporté l’épreuve en 1959 et en 1995 soit 36 ans après. Un record. Il est suivi de près par Louis Ruggeri lauréat en 1963 et 1997.

    Record de participation en 1983 avec 1 849 équipes

    Efficacité au tir en finale : Benmostefa en 2013 avec 14 sur 17

    Le plus jeune vainqueur :

    René Giordanengo en 1983 à 16 ans

    Recordman des victoires : André Massoni avec 7 victoires

  • [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    La Marseillaise : Vous remettez votre titre en jeu. Comment se présente ce Provençal ?

    Mohamed Benmostefa : Je vous l’avoue je n’ai pratiquement pas joué depuis le début de la saison. J’ai juste fait les championnats doublette et triplette la Coupe avec mon club de Draguignan.

    On connaît votre capacité à être vite efficace et performant, surtout dans une compétition de cette envergure. Est-ce un handicap vraiment pour vous ?

    M.B. : Bien sûr. Tout joueur a besoin de rythme pour être efficace surtout au tir. J’espère simplement pouvoir me mettre dans le coup au fil des parties, si j’en ai l’opportunité.

    Et vos équipiers, dans quel contexte abordent-ils cette édition ?

    M.B. : Fabrice [Rouvin] est un peu dans le même cas que moi. Seul Thierry [Terreno] a accumulé les compétitions. Il semble le plus affûté.

    C’est votre première collaboration tous les trois au Provençal. Un coup d’essai peut devenir un coup de maître ?

    M.B. : C’est tout le mal que je nous souhaite. Surtout que nous jouons sous les couleurs de l’équipe de France. C’est un honneur et un devoir de faire honneur à ce maillot. Le Provençal c’est très spécial. Il n’y a pas plus ou peu de petites équipes utiles. Il faut prendre chaque adversaire au sérieux sinon on va au-devant de désillusions.