Tag: OM

  • Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    De ces échanges est sorti le constat qu’une union sacrée était nécessaire pour aider l’OM à réussir sa fin de saison. Avec en ligne de mire terminer sur le podium pour une qualification en Ligue des Champions. Ce gentlemen agreement a trouvé son illustration au coup d’envoi de la rencontre.

    Finis le silence et la bouderie des sorties à Toulouse et contre Auxerre. Dès l’échauffement des joueurs, le peuple du Vélodrome a fait entendre sa voix, avec des soutiens qui sont allés crescendo. Même lorsque les Dogues ont sorti les crocs, ils étaient toujours aussi intenses. Et lorsqu’Igor Paixão a délivré l’offrande du but d’Ethan Nwaneri, on devinait que l’union sacrée était bien effective.

    Malheureusement, l’acte II n’était pas du même tonneau. L’OM retombait dans ses travers défensifs, offrant deux buts aux Dogues. Et si le stade aura poussé jusqu’au bout, au coup de sifflet final, la colère reprenait le dessus.

  • OM : l’inquiétante rechute

    OM : l’inquiétante rechute

    Cet OM est vraiment incorrigible, avec une nouvelle défaite au Vélodrome, alors que les circonstances étaient favorables.

    Le succès de Monaco, vainqueur à Lyon (2-1) un peu plus tôt dans l’après-midi, offrait une belle perspective aux Marseillais. Encore fallait-il venir à bout de Lille. Des Lillois qui, comme les Lyonnais, espéraient effacer la frustration d’une élimination en 8e de finale de Ligue Europa, jeudi.

    Le premier quart d’heure donnait l’impression que l’OM allait avoir une promenade de santé. Poussant les Dogues dans leurs derniers retranchements, les hommes de Habib Beye avaient pris les clés du camion. Mais un grain de sable devait tout gripper. à savoir la sortie de Mason Greenwood.

    Au quart d’heure de jeu, l’Anglais, blessé, devait dire stop. Une sortie qui amenait une inversion des tendances. Avec des Lillois plus incisifs. Et des Olympiens visiblement plus fébriles lorsque les Nordistes s’approchaient de la surface de Gerónimo Rulli.

    Le milieu marseillais se montrait moins efficace. Tandis que la défense, avec l’axe Balerdi – Medina, faisait souffler le chaud et le froid dans les dos des supporters. Jusqu’à ce coup d’accélérateur d’Igor Paixão qui offrait à Ethan Nwaneri le ballon qui libérait son équipe.

    Virant en tête au repos, les Olympiens semblaient avoir retrouvé leur allant. Mais c’était sans compter sur la propension phocéenne à se tirer une balle dans le pied. En concédant un but casquette, dès la reprise, ils réveillaient leurs vieux démons.

    Les bonnes intentions entre-aperçues jusque-là étaient alors définitivement restées au vestiaire. Gerónimo Rulli fera ce qu’il pourra pour éviter le pire. Mais, une nouvelle fois trahi par ses deux défenseurs centraux, il voyait Olivier Giroud claquer un ballon hors de sa portée.

    Lille a donc su mieux rebondir que Lyon, après sa déconvenue européenne. Tandis que l’OM, qui pouvait être le bénéficiaire de la soirée, voit sa position sur le podium à nouveau menacée. Avec les retours de Lille, qu’ils ont facilité, et Monaco, chez qui ils iront pour une reprise la peur au ventre.

    OM 1 (1)

    Lille 2 (0)

    27e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 865 spectateurs)

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Nwaneri (43) pour l’OM, Meunier (49), Giroud (85) pour Lille.

    Avertissements : Greenwood (13) à l’OM, Ngoy (2), Haraldsson (13), Verdonk (13) à Lille.

    OM : Rulli – Weah, Balerdi, Medina, Emerson – Kondogbia (Gouiri, 64), Timber (Naédir, 90), Höjbjerg ( c ) – Greenwood (Nwaneri, 17, Traoré, 77), Aubameyang, Paixão.

    Entraîneur : H. Beye.

    Lille : Özer (Bodart, 45+7) – Meunier, Ngoy, Mandi ( c ), Verdonk (Perraud, 78) – Bentaleb, Bouaddi – Mukau, Haraldsson (Mbemba, 90), Correia (Giroud, 78) – Fernandez-Pardo.

    Entraîneur : B. Genesio.

    Double peine

    Mason Greenwood a été le héros malheureux du match. Sur un contre, il se fait découper par Camil Verdonk. Mais il se fait justice sur le milieu Indonésien. Ce qui lui vaut un avertissement, synonyme de suspension à Monaco.

    L’Anglais ne pourra malheureusement pas reprendre sa place, touché au mollet, il l’a cédée à Ethan Nwaneri.

  • Appel à l’union sacrée avant OM – Lille

    Appel à l’union sacrée avant OM – Lille

    D’un côté, Habib Beye, entouré de Medhi Benatia et Alban Juster. De l’autre, les représentants des groupes de supporters. Ce sont les acteurs de la rencontre qui s’est tenue à la Commanderie, samedi, en amont du match OM – Lille, comme indiqué par nos confrères de RMC Sport. Cette prise de contact était programmée avant la réception d’Auxerre, mais les clubs de supporters n’avaient pas souhaité y prendre part.

    Cette fois, l’entraîneur, le directeur du football et le président par intérim de l’OM ont pu donner leurs points de vue sur les besoins d’un soutien sans faille du peuple du Vélodrome, tandis que les portes paroles des supporters ont exprimé leurs inquiétudes et frustrations. Ces derniers attendent de connaître les intentions réelles de Frank McCourt, qui devrait rvenir à Marseille en fin de saison.

    Quant à Habib Beye, il a lancé un appel à l’union sacrée pour aider ses joueurs dans leur quête de qualification en Ligue des Champions.

    L’OM reçoit Lille, dimanche à 17h15, pour le compte de la 27e journée de Ligue 1

  • Les Marseillaises au Havre pour un nouveau pas vers le maintien

    Les Marseillaises au Havre pour un nouveau pas vers le maintien

    Match plus que crucial à venir pour les Marseillaises, ce dimanche (15h). C’est un déplacement au Havre qu’attendent les joueuses de Corinne Diacre durant le week-end. Une rencontre clé pour la suite de la saison puisqu’un seul point sépare les deux équipes. Le vainqueur s’éloignera inexorablement de la zone rouge, peut-être pour de bon, dans ce sprint final d’Arkema Première Ligue.

    Surtout que l’OM a amélioré son jeu ces dernières semaines. Le match sur le terrain du Paris Saint-Germain n’a pas tourné en leur faveur (2-1), mais le pressing, les sorties de balles, l’alignement défensif sont tant de points positifs qu’il faut cultiver pour la fin de saison. « Je suis très fière des filles et déçue pour elles, car elles ne sont pas récompensées. Mais la marche se réduit », décrivait la coach olympienne, à l’issue de la rencontre.

    Les Havraises doivent aussi être heureuses d’affronter une formation plus à leur portée. Après OL Lyonnes (3-0 et 7-0) puis le Paris FC (4-0), faire face aux Marseillaises peut leur permettre de prendre au moins un point. Mais le jeu de l’OM est en pleine évolution et contre une équipe rivale en championnat, l’envie de succès est débordante. Une victoire approcherait les Phocéennes d’un maintien, mission prioritaire pour stabiliser et développer le club. 9 points d’avance serait une avancée considérable. Valider cet objectif passe donc par un voyage en Normandie.

    18e journée de Première Ligue

    Stade Océane (dimanche, 15h)

    Le Havre : Philippe – Boisard, Nankya, Baron, Kouache – Kassi, Enguehard – Rossi, Gavory, Roth – Mbakem-Niaro

    OM : Shore – Carro, Blanchard, Laplacette – Kbida, Bourgoin, Bamenga, Elisor – Cabezas, Perret, Bourdieu

  • Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Benjamin Pavard et CJ Egan-Riley avaient une carte à jouer lors des deux derniers matches de l’OM.

    Le champion du Monde français et l’Anglais avaient disparu des écrans depuis quelques matches. Ils ont bénéficié de la blessure de longue durée de Nayef f Aguerd et de la rechute de Leo Balerdi pour retrouver une place dans le onze de départ. Avec des résultats différents.

    Benjamin Pavard a pris part aux deux derniers matches de son équipe. Au Stadium, sa prestation a été à la hauteur de ce que l’on attendait d’un joueur de son calibre lorsqu’il a débarqué à la Commanderie, prêté avec option d’achat par l’Inter.

    Néanmoins, le Ch’ti est un peu devenu le métronome de la santé collective phocéenne. Il a plongé en même temps que l’équipe. Douté et fait douter les plus fervents supporters.

    À tel point que celui qui était venu à Marseille dans l’optique de relancer sa carrière, et retrouver une place en équipe de France, s’est retrouvé à la croisée des chemins. Toutefois, l’arrivée de Habib Beye a semble-t-il eu un effet de catalyseur. Ayant retrouvé la confiance de l’entraîneur, il a lui même retrouvé la sienne.

    Cela s’est traduit par deux prestations de très bon niveau contre Toulouse et Auxerre. Avec à la clé deux clean shits. Ce que l’OM n’avait plus réussi depuis les 1e et 8 novembre, déjà contre Auxerre puis Brest. Benjamin Pavard était déjà titulaire lors de cette série. Comme il l’était à l’occasion des deux réalisées consécutivement contre Lorient et le PSG, en début de saison.

    Benjamin Pavard qui était aussi au cœur de la défense olympienne lors du succès à Metz, 3-0, également ponctuée d’une clean shit. Faut-il voir un lien de cause à effet ? Toujours est-il que sur les sept rencontres où l’OM n’a pas encaissé de but en Ligue 1 cette saison, l’ancien joueur du Bayern était titulaire.

    Egan-Riley à revoir

    L’autre retour en grâce, lors de la réception d’Auxerre, a connu une reprise plus contrastée. CJ Egan-Riley a bénéficié de la blessure de Leo Balerdi pour débuter la rencontre. L’Anglais n’avait plus joué depuis le 13 janvier, et la facile qualification en coupe de France contre Bayeux à Caen. Il était entré en début de seconde période, à la place de Facundo Medina. Et avait pris part au festival marseillais en inscrivant le septième but.

    Face aux Auxerrois, il n’est resté qu’une heure sur le terrain. Et a montré qu’il était dans le dur. Habib Beye a pris sa défense. « Il faut qu’on arrive à le faire monter sur l’aspect athlétique afin de pouvoir le faire jouer sur 90 minutes » a-t-il précisé à son sujet après la victoire contre les Bourguignons.

    L’entraîneur marseillais apprécie sa polyvalence, qui lui permet d’évoluer aussi bien à droite ou à gauche de l’axe. Ce qui pourrait lui offrir de nouvelles perspectives d’ici la fin de la saison. Sachant que le retour de Nayef Aguerd n’est pas certain. Et que Leo Balerdi reste fragile.

    Les choix de Habib Beye pour la réception de Lille, dimanche, seront un élément concernant les chances de CJ Egan-Riley.

    Un maillot symbolique dans le derby contre Nice

    Le week-end du 26 avril, l’OM recevra Nice au stade Vélodrome.

    À cette occasion, le club va effectuer une opération symbolique, qui rendra hommage à ses supporters les plus fervents. Placée dans le cadre de l’opération « Peuple Bleu&Blanc », la rencontre verra les Olympiens porter des maillots particuliers. Au lieu de porter leur nom dans le dos, ils arboreront celui d’un supporter, dont le patronyme aura été tiré au sort.

    Au-delà du marketing, le club met en avant la diversité et la passion de sa communauté, fidèle malgré les turbulences sportives récentes. Cette initiative vise à renforcer la proximité entre l’équipe et ses fans, en leur offrant une place symbolique.

  • Les Winners veulent réveiller les abstentionnistes

    Les Winners veulent réveiller les abstentionnistes

    S’adressant particulièrement aux abstentionnistes, ils évoquent une « urgence » face à « la montée de l’extrême droite », arrivée en deuxième position au premier tour, juste derrière le Printemps marseillais.

    Dans leur texte, les South Winners qualifient le RN de « parti de la division, du racisme et de la xénophobie ». Ils rappellent notamment « le devoir de mémoire », évoquant la mort d’Ibrahim Ali en 1995, tué par colleur d’affiches du Front national.

    Insistant sur l’âme profonde de Marseille, le célèbre groupe de supporters met en avant une ville marquée par le « vivre-ensemble. Le mélange des cultures, des religions et des classes sociales ne doit pas être remis en question ». Avec un goût amer, les Winners constatent : « Nous qui avons fanfaronné de ne pas avoir de fachos dans notre stade, contrairement à Lyon, Lille ou Paris – où le RN a réalisé des scores minimes – honte à nous. »

    Dans leur communiqué, le groupe appelle à un sursaut électoral, avec une abstention qui a atteint 47,83% lors du premier tour. Le message est clair : « Le plus grand allié pour eux est l’abstention. Il faut aller voter (…). Marseille, réveille-toi : près de 100 000 traîtres vivent parmi nous, 100 000 personnes qui ont cédé au populisme et au choix de la facilité, celui de vendeurs de rêves, d’une réalité inadaptée qui n’existera jamais pour notre ville et ses habitants. »

    Les Minots de Marseille mettent en avant la mixité

    L’association des Minots de Marseille, école de foot et acteur social, a publié un communiqué, mercredi. Un texte qui débute ainsi : « Il n’est pas possible de fermer les yeux et de se taire… » Le club réaffirme son refus de l’extrême droite et son attachement à la diversité : « Nous ne voyons pas des origines, des religions ou des couleurs (…) Nous voyons une richesse humaine qui donne du sens à tout ce que nous faisons (…). » L’association rappelle que ses terrains accueillent « des jeunes qui apprennent à se respecter et à grandir malgré leurs différences ». Le club, né en 2020, évoque son histoire : « En unissant les Minots du Panier et l’Amical Saint-Just, nous avons prouvé que ce qui peut paraître impossible peut devenir possible : réunir le centre-ville et les quartiers nord (…) et faire grandir ensemble une jeunesse diverse, mais unie. » « Le RN, qui propose un monde contraire à nos valeurs, risque de prendre le pouvoir dans notre secteur des 13e et 14e, ainsi qu’à la mairie centrale (…). S’abstenir, c’est laisser quelqu’un d’autre décider à notre place », notent les Minots.

    Roman Carlier Del Rio

  • Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Pas encore flamboyant, l’OM de Beye reste efficace

    Dans chaque tempête, il y a toujours une éclaircie. L’horizon s’est obscurci depuis le début de l’année calendaire à l’Olympique de Marseille. Les changements en interne ont été nombreux, sur le banc aussi un nouveau visage est apparu et le léger rayon de soleil transperçant les nuages est venu du terrain.

    Habib Beye s’est montré lucide et transparent depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône : son équipe ne joue pas très bien, en tout cas sur une partie entière. « Le contexte n’était pas simple et nous n’avons pas réussi à mettre du rythme. Nous avons joué de manière très sécuritaire. La deuxième mi-temps, en revanche, nous a permis d’emballer un peu plus le match, notamment grâce au soutien des supporters », dira le coach en conférence de presse. Mais ses joueurs ramènent tout de même de bons points et les Olympiens ont enchaîné un troisième succès de suite en Ligue 1, ce week-end.

    Deux clean-sheet consécutifs -contre Toulouse et Auxerre-, ce n’était plus arrivé depuis début novembre pour l’OM. Brest et, déjà, Auxerre n’avaient pas réussi à inscrire un seul but dans leur affrontement respectif face aux Phocéens. C’est quelque chose que l’on retrouvait chez le Stade Rennais de Beye. Cette capacité à savoir gagner des matches, même quand le niveau de jeu n’atteint pas des sommets. Un point qui peut être positif, mais qui ne va pas satisfaire longtemps le public marseillais, toujours avide de beau football, que ce soit dans la victoire ou la défaite.

    Des adversaires directs encore moins réguliers

    Justement, dans un Vélodrome bien calme durant 45 minutes, vendredi soir, l’OM a été timoré, avant de reprendre pied avec une intensité plus importante et des changements tactiques efficaces. L’entrée d’Emerson et le passage dans une sorte de 4-2-2-2 ont donné un nouveau souffle. La différence s’est vue immédiatement, notamment grâce à l’impact offensif d’un duo que l’on est amené à revoir ensemble : Gouiri- Aubameyang. « Nous savions qu’Auxerre allait défendre bas et Amine, avec sa qualité technique, peut faire la différence face à une équipe fatiguée », justifiait Habib Beye. Un choix payant puisque l’international algérien était au bon endroit au bon moment lors de l’unique but de la rencontre. De quoi poursuivre une dynamique alors que les adversaires directs ne font que trébucher.

    Lyon semble déjà exténué et n’a pas gagné en Ligue 1 depuis quatre matches. Rennes a lâché des points après une bonne série, mais Monaco et Lille grattent des positions au classement. Le Losc est le prochain adversaire des Marseillais, ce dimanche (17h15), et une victoire des pensionnaires du Vélodrome serait un avantage important. Surtout avant deux semaines de trêve, qui doivent permettre de recharger les batteries et de poursuivre cette progression dans le jeu. « Il reste huit rencontres et nous devons rester devant », souligne simplement l’ex-défenseur sénégalais.

  • Trois points pour remettre en route la machine OM

    Trois points pour remettre en route la machine OM

    Amine Gouiri décisif, deuxième match sans encaisser de but pour la défense. Et victoire au bout.

    En données brutes, la soirée de l’OM, vendredi contre Auxerre, a été parfaite. Les trois points ont permis aux hommes de Habib Beye de conserver leur troisième place. Le but d’Amine Gouiri montre le retour en forme de l’attaquant. Mais là s’arrête le positif de la soirée.

    Car face à une formation qui lutte pour sauver sa place en Ligue 1, le candidat marseillais à la prochaine Ligue des champions a encore montré des faiblesses. À commencer par la prestation collective de la première période.

    Une première période où l’OM a été au diapason du Vélodrome : amorphe. « C’était mou, nous n’avions pas les supporters avec nous » a noté Timothy Weah. Le latéral marseillais est lucide. « Les supporters font l’équipe, c’était dur en première mi-temps. Sans eux, nous ne sommes rien. »

    Un but à l’instinct

    Heureusement, durant les 45 premières minutes où il ne s’est strictement rien passé côté phocéen, Auxerre n’en a pas profité. Les Bourguignons sont restés dans leur moitié de terrain. Faisant preuve d’une timidité qui a aidé les hommes de Habib Beye à tenir bon. Comme si ces derniers attendaient l’acte II, et sa promesse de retour à la normale en matière d’encouragements du stade.

    « Ils ont le droit d’être en colère » a admis l’international États-uniens. Mais le désamour a été oublié au retour des vestiaires. Et quand le Vélodrome a retrouvé sa voix, l’OM a retrouvé son jeu. Du moins en partie. Suffisamment pour aller chercher une brèche dans la défense icaunaise.

    Habib Beye reconnaît la métamorphose de la seconde période. « Elle nous a permis, à l’image des supporters qui nous ont soutenus, d’emballer un peu plus le match mais en étant toujours conscients que nous pouvions être pris en transition. Le changement de système et les entrées nous ont fait du bien. » Tout en restant réaliste sur la manière dont son équipe s’est comportée. « Maintenant c’est un match que nous gagnons par la plus courte des marges mais qui est important pour nous aujourd’hui. »

    Un homme a permis à l’OM de sortir la tête de l’eau. Grâce à son but, Amine Gouiri a débloqué la situation et rendu le sourire à l’ensemble des coéquipiers. L’intéressé y est allé à l’instinct. « Je ne me dis rien du tout. Je me dis juste qu’il faut juste que j’enfonce. Le ballon arrive, il y a du monde dans la surface. En revoyant l’action, il passe entre des jambes. Il y a un peu de réussite, mais l’essentiel, c’est que ça finit au fond », a-t-il confessé en zone mixte.

    L’OM a gravi la première des neuf marches qui doivent le conduire à la prochaine Ligue des champions. Il en reste huit à négocier. Dont la prochaine encore une fois au Vélodrome, face à Lille. Un adversaire qui sera plus coriace. Mais qui sera un véritable test sur la capacité d’aller au bout du rêve de podium.

  • Le président lillois demande à nouveau un report d’OM – Lille

    Le président lillois demande à nouveau un report d’OM – Lille

    Côté lillois, la faveur accordée au PSG, dont la rencontre de la 26e journée face à Nantes a été reportée au 22 avril pour cause de préparation de 8e de finale de Ligue des Champions ne passe toujours pas. Car Lille, adversaire de l’OM le 22 mars, est également encore engagé en Ligue Europe. Et si les choses en restent là, le club devra se rendre à Marseille trois jours après son déplacement à Londres.

    « La Ligue nous avait dit que reporter le match serait difficile à cause du calendrier. Encore une fois, il faut être rationnel. Si on ne peut pas jouer à 20h45 parce que c’est trop dangereux, pourquoi jouer à 17h15 et nous faire sortir au moment où ça va être plus chaud ? » s’interroge Olivier Létang chez nos confrères de L’Equipe. Le président du Losc estime comprendre une partie de la décision. « Le match contre Marseille n’a pas pu être fixé à 20h45 malgré le souhait du diffuseur, Ligue 1+, et de la Ligue de football professionnel, car les autorités compétentes ont considéré qu’il y avait des risques trop importants en termes de sécurité. OK, c’est la position des services de l’État. Ma position à moi est de dire qu’en jouant à 17h15, notre délégation va sortir du stade entre 20h30 et 21 heures. Les premières estimations (des élections municipales, ndlr) sont communiquées vers 18h ou 19h. À 20h30, tout le monde saura quel est le résultat. Donc, si ce n’est pas moi, si ce n’est pas vous, mais la Préfecture de police qui dit qu’il est trop dangereux de jouer à 20h45, pourquoi notre délégation serait plus en sécurité en sortant à ce moment-là ? C’est pour cette raison que j’ai fait une demande de report de ce match, en amont, au conseil d’administration de la LFP qui l’a refusée. » Néanmoins, Olivier Létang espère encore un changement de la part de la LFP. «L’élimination de Marseille fait qu’il y a des dates disponibles» suggère-t-il.

  • L’OM attendu aux virages

    L’OM attendu aux virages

    En allant s’imposer à Toulouse, l’OM a effacé une partie de l’ardoise. Certes, il reste encore quelques bavures qui entretiennent une certaine défiance de la part des supporters, échaudés par la sortie de route au Vélodrome face à ces mêmes Toulousains, en quart de finale de Coupe de France. Mais avec la confiance engrangée grâce au succès en Haute-Garonne, les Olympiens se sentent prêts à relever le dernier défi qu’il leur reste : terminer sur le podium.

    Pour le moment, ils y sont. En enchaînant des victoires contre Lyon et le TéFéCé, les hommes de Habib Beye ont pu recoller, puis dépasser les Lyonnais grâce à une meilleure différence de buts. « Il nous reste maintenant neuf matches pour finir sur le podium », indique Gerónimo Rulli.

    Le gardien olympien, qui a rendu son premier clean shit de la nouvelle année, a conscience que cette quête, si elle est réussie, sera le minimum acceptable pour les supporters : « Nous avons raté beaucoup de choses, vécu beaucoup de désillusions dans les dernières secondes. Mais pour moi, dans cette série, il n’y a qu’un match de raté : à Bruges ! »

    L’échec en Ligue des champions doit désormais être définitivement digéré. Pour cela, rien ne vaut une belle série victorieuse en Ligue 1. Série lancée face à Lyon. Et qui, avec deux réceptions consécutives, Auxerre puis Lille, doit permettre à l’OM de s’ancrer plus solidement sur le podium.

    S’il est conscient de l’importance de cette dynamique, Habib Beye ne veut pas que ses joueurs s’y enferment : « Nous ne devons pas nous focaliser là-dessus. » Tout en reconnaissant qu’elle est très attendue par les supporters : « Nous l’avons enclenchée. Maintenant, nous devons la faire durer le plus longtemps possible. »

    Au-delà d’avoir engrangé trois points et doublé Lyon, le voyage à Toulouse a permis à son équipe de regonfler son moral collectif. Et certains de ses hoplites ont connu un regain de confiance, à l’image de Benjamin Pavard. « Il a traversé une période où il a été moins bien. Mais il a toujours eu ma confiance et, à Toulouse, il a fait ce que j’attendais de lui. Il a été à l’image de l’équipe », insiste Habib Beye.

    La confiance revenue, l’OM entend l’entretenir face à une équipe d’Auxerre qui n’a plus gagné depuis le 15 février contre Metz et n’a récolté que cinq points en neuf matches depuis le début de l’année. « Nous abordons ce rendez-vous dans une dynamique positive, reconnaît Habib Beye. Il nous faut l’alimenter par une victoire. » Gerónimo Rulli y voit « une option unique, aller droit au but et gagner. »

    « L’option
    est unique, aller droit au but et gagner »