Tag: OM

  • Une présidence en taille patron

    Une présidence en taille patron

    La nomination de Stéphane Richard en qualité de président délégué de l’Olympique de Marseille marque un tournant dans l’histoire du club phocéen. L’ancien patron d’Orange, passé par des ministères et le privé, prendra officiellement ses fonctions le 2 juillet mais est déjà au travail. Avec une mission : rentabilité et durabilité. Pour la rentabilité, il s’agit de préparer l’arrivée d’un nouveau partenaire financier solide, seule option pour acquérir le niveau exigé pour atteindre le gotha du football européen. Pour la durabilité, Marseille n’a rien à prouver : le club devrait souffler ses 130 bougies en 2027. Une date idoine pour ramener un titre ? Un trophée ? Les supporters en rêve.

    Un titre pour les 130 ans ?

    Le rêve justement est le moteur du chaudron olympien. Mais dans le contexte dominant du foot business, il ne peut se concrétiser qu’à la condition d’en accepter les règles où l’argent règne. Stéphane Richard correspond à ce titre à l’époque et au profil recherché par le véritable patron de l’OM, son propriétaire, le milliardaire américain Frank McCourt. Il célèbre cette année ses 10 années à la barre du navire OM. Il rêve évidemment d’un titre, gage de prestige mais aussi de finances supplémentaires. Comment les amoureux de l’OM, les supporters vont accueillir ce tournant très gestionnaire après la fougue méridionale d’un Pablo Longoria ? L’âme de l’OM ce sont ses tifos, ses chants, l’engagement pour le maillot. Folklore penseront certains. Gare à ne pas se mettre à dos la communauté olympienne qui n’est pas dupe des affres du foot business et paie sa place, son abonnement.

  • Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Il s’est présenté comme un Marseillaise de cœur. Stéphane Richard, ancien PDG d’Orange, a été nommé nouveau président de l’Olympique de Marseille, ce vendredi, par le propriétaire américain Frank McCourt. « Marseille a besoin d’un leader fort avec une forte expérience entrepreneuriale pour s’assurer que l’OM puisse être rentable et durable », souligne le milliardaire bostonien, qui voulait absolument un candidat qui connait bien la cité phocéenne afin d’apporter du calme et de la stabilité à ce club qu’il dirige depuis une décennie.

    « C’est un honneur et une grande émotion pour moi d’être là aujourd’hui », se réjouit Stéphane Richard, qui voit en l’OM la réunification de ses deux passions : Marseille et le football. «J’ai toujours gardé des liens forts avec cette ville. C’est une ville que je connais intimement. Je sais ce que représente l’OM. Toute la ville pense et respire pour l’OM. Pas seulement pour l’amour du foot, mais aussi pour l’institution en elle-même», poursuit l’ancien haut fonctionnaire de 64 ans, qui succède à Pablo Longoria, et plus précisément à Alban Juster, qui reste président intérimaire jusqu’au 2 juillet, date où Stéphane Richard entrera en fonction.

    D’ici là, l’OM bataillera en championnat pour la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions. L’objectif sportif de la saison comme l’a rappelé Frank McCourt. « L’impact de Stéphane se ressentira davantage à partir de la saison prochaine », glisse l’homme d’affaire américain. Son nouveau protégé sera confronté à de nombreux défis, principalement économiques. le club phocéenne accuse en effet un déficit net dépassant les 100 millions d’euros. L’enjeu porte aussi sur les droits télévisuels, grande problématique du championnat français. Enfin, l’autre grand défi porte sur les relations avec les supporters où la nécessité d’un dialogue apaisé doit être réinventé. Un club à la croisée des chemins.

  • L’OM en quête de rebond

    L’OM en quête de rebond

    Lorsque Stéphanie Frappart donnera le coup d’envoi d’OM – Metz, les Olympiens sauront ce que Frank McCourt réserve pour l’avenir. Le boss de Boston sera en tribune et attendra de ses joueurs qu’ils se montrent plus efficaces que face à Lille, lors de la dernière sortie au Vélodrome, comme face à Monaco, où ils se sont fait sonner les cloches par les joueurs de la Principauté.

    Ces deux matches ont été autant de défaites. Des résultats qui fragilisent la situation sportive d’un OM qui se doit d’être en Ligue des Champions en septembre prochain, afin d’éviter une perte sèche financière, dont les conséquences seraient dramatiques.

    Après la frustration monégasque, Habib Beye estime que « c’est une très bonne chose de rejouer très vite ». Et si, jusqu’à présent, il avait refusé de parler de confrontation capitale lorsque son OM était opposé à Lille, puis Monaco, cette fois, il ose le qualificatif. « Il est capital, car nous sortons de deux défaites. »

    Néanmoins, si c’est un FC Metz pratiquement sûr de retrouver la Ligue 2 qui se présente sur le chemin de ses hoplites, l’entraîneur marseillais reste prudent. « Ce ne sera pas simple », reconnaît-il. Ce qu’il souhaite plus que tout, « c’est que nous ayons une volonté de conquérants, en étant capables de valider notre domination territoriale afin de mettre la pression sur nos rivaux », insiste-t-il. Son équipe a été le principal perdant dans la course à la troisième place lors de la précédente journée. Cette fois, l’OM espère bien reprendre la main, alors que Lille et Monaco seront en déplacement.

    Habib Beye exige que ses attaquants soient plus réalistes qu’à Monaco. « Pour aller chercher la victoire, il nous faudra faire mal et marquer quand les opportunités sont là. » Pour lui, le résultat de dimanche dernier est injuste. « Nous méritions plus qu’un but en notre faveur ! »

    Pour marquer, l’OM aura besoin de ses canonniers. Le retour de Mason Greenwood est une bonne chose. L’Anglais a manqué sur la pelouse du Stade Louis II. Alors que Igor Paixão, qui termine la saison en boulet de canon, voit dans la venue de Metz « la première des six finales pour la Ligue des Champions qui nous attendent ».

    Le Brésilien avait été le bourreau des Messins au match aller. « J’espère que cela va encore me sourire, même si c’est avant tout de gagner qui compte », souligne-t-il. Sa confiance devra être contagieuse pour tirer l’OM vers le haut.

    REPÈRES

    Metz cherche ses milieux

    Au moment de se rendre au Vélodrome, le club mosellan fait face à une pénurie de joueurs au milieu de terrain. Benoît Tavenot, le coach lorrain indique que six joueurs sont forfaits ou incertains.

    L’adieu à Jacques Bailly

    Une figure du banc de touche olympien a tiré sa révérence. Jacques Bailly, le kiné des heures de gloire, a rejoint le paradis des footballeurs. Il a été le confident des JPP, Basilou et autres Magis Waddle. un acteur majeur des trophées dans les années 1990.

    29e journée

    Paris FC – Monaco . . . . . . 19h00

    OM – Metz . . . . . . . . . . . . . . . . 21h05

    Auxerre – Nantes . sam 19h00

    Rennes – Angers . . sam 21h00

    Toulouse – Lille . . . . . dim 17h15

    Nice – Le Havre . . . . . dim 17h17

    Lyon – Lorient . . . . . dim 20h45

    Brest – Strasbourg . . . . . . . 13 mai

    Lens – Paris SG . . . . . . . . . . 13 mai

    Frank McCourt… et Stéphane Richard ?

    Le big boss de l’OM a fait le voyage depuis Boston et sera présent vendredi au Vélodrome.

    Néanmoins, si Frank McCourt a effectué le déplacement à Marseille, ce n’est pas pour être un simple spectateur du duel opposant le quatrième à la lanterne rouge de la Ligue 1. Ce dernier va s’exprimer officiellement, à l’occasion d’une conférence de presse qui devrait lever le voile sur certaines décisions qu’il se prépare à prendre. L’OM est en difficulté sportive, n’ayant pas encore assuré sa place dans la prochaine Ligue des Champions. Côté finances, ces dernières sont dans le rouge vif. Seul Lyon est en plus mauvaise posture. Enfin, le club est actuellement présidé par Alban Juster, qui assure l’intérim depuis le départ de Pablo Longoria. Stéphane Richard, l’ex-PDG d’Orange pourrait prendre sa succession, selon nos confrères de la Provence. Et Medhi Benatia est également démissionnaire de son poste de directeur du football. Autant dire que les paroles de Frank McCourt sont attendues.

  • L’OM dévoile le 12e logo de sa longue histoire

    L’OM dévoile le 12e logo de sa longue histoire

    C’est un bout de la longue histoire de l’Olympique de Marseille qui s’est écrit ce mercredi 8 avril. Lors du diner de gala du programme « Treizième hOMme », organisé dans l’agréable cadre du Fort Ganteaume, le club a révélé son nouveau logo. Le douzième écusson de l’OM est donc bien né et sera utilisé par les Olympiens dès la saison prochaine. Un emblème moins volumineux, plus épuré, avec le « M » encastré dans le « O », le slogan « Droit au but » toujours présent en compagnie de l’étoile symbolisant la Ligue des Champions 1993. Autre paramètre modifié sur ce logo : la couleur. Le bleu ciel n’est plus et laisse sa place à une teinte plus foncée. Alban Juster, président intérimaire, évoque la genèse de ce blason : « Ce qu’on se dit déjà, c’est que ce logo, c’est un travail, c’est l’aboutissement d’un travail de quasiment 24 mois. Le dernier logo, on l’a eu pendant 20 ans, donc celui-ci, on l’aura probablement plusieurs années. »

    Un écusson qui serait inspiré de celui utilisé entre 1935 et 1972, qui, en effet, se veut plus minimaliste et finalement plutôt ressemblant. Pourquoi ce changement d’identité ? Sous la présidence de Pablo Longoria, le club propriété de Frank McCourt avait émis l’idée d’une modernisation jusqu’aux emblèmes. Tourné vers le monde, l’OM se veut maintenant plus qu’un club, une marque reconnue et un business en développement. Cette modification arrive seulement quelques semaines après le déménagement d’une partie de la branche administrative au 480 avenue du Prado, pour rapprocher l’équipe du Vélodrome et de la ville.

    Pas au goût des supporters

    Le dernier changement de logo remonte à un temps que les moins de 25 ans ne peuvent pas connaître. 2004, Robert Louis-Dreyfus est encore le propriétaire de l’OM, l’ancien journaliste Christophe Bouchet en est son président et Pape Diouf arrive en tant que manager général. Les Phocéens s’inclinent par ailleurs en finale de la Coupe UEFA contre Valence. Une autre période.

    Retour en 2026. Ce mercredi, dans les rues de Marseille, les supporters étaient unanimes à la vue du design de cet écusson. « Je n’aime pas », « trop simple », « basique »Les avis sont tranchés. Mesut fait partie de ces fans-là : « C’est une blague. Comme c’est la période du 1er avril, je me suis douté au début. L’actuel est magnifique, je ne l’aurais pas changé. » Sa fille, maillot domicile sur les épaules, découvre le logo sur le moment et poursuit : « Il est trop minimaliste, on dirait celui d’une marque de voiture. »

    Mickaël, supporter originaire de Charente-Maritime, termine ses emplettes à la boutique officielle située sur la Canebière. Lui aussi rejoint l’avis de la majorité. « Je n’aime pas du tout, comme beaucoup de gens je suppose. Je ne sais pas, c’est peut-être à la mode, je ne suis pas designer. Mon logo préféré est celui de 1999. Le nouveau, on dirait qu’il y a des gouttes au milieu », décrit-il. Beaucoup sur les réseaux sociaux ont également remarqué ce détail. La façon dont l’intérieur du logo est designé laisse apparaître des gouttes. Un emblème peu populaire, mais qui sera bien celui de l’OM pour la saison 2026-2027, au minimum.

    Le Vélodrome touché par les pickpockets

    D’après une étude menée par les spécialistes de la billetterie sportive SeatPick, le stade Vélodrome est le 2e stade le plus touché par les pickpockets les jours de match. Le Grenoble Foot 38 arrive en tête de ce peu glorieux classement avec plus de 42 vols pour 1 000 habitants. L’Olympique de Marseille arrive donc deuxième avec un taux de 38,18 vols pour 1 000 habitants.

    Montpellier complète ce podium (35,01), alors que le FC Metz, adversaire cette semaine de l’OM en Ligue 1, affiche un score au plus bas, dépassant à peine les deux vols. Notons que Paris est en tête du classement, mais regroupe trois clubs, d’où sa non-présence au sommet du tableau.

    P.G.

  • L’OM sous pression avant le sprint final pour le podium

    L’OM sous pression avant le sprint final pour le podium

    Le pire scénario, pourtant le plus probable, s’est produit. Face à un calendrier relevé avec Lille puis Monaco, les Marseillais n’avaient pas le droit de repartir bredouilles de ces deux rendez-vous, sous peine de voir leur place sur le podium de Ligue 1 menacée. Battu par les Dogues puis sur le Rocher, l’OM a glissé à la quatrième place du championnat, s’engageant désormais dans une lutte acharnée. À six journées de la fin, cinq équipes se tiennent dans un mouchoir de poche pour décrocher l’une des places qualificatives en Ligue des champions.

    « C’est difficile. Les supporters ne méritent pas ce moment », a confié Facundo Medina, dépité après la neuvième défaite des Olympiens en championnat. « Mais on ne va pas lâcher. Personnellement, j’ai envie de changer cette situation. On ne peut pas proposer ce type de prestation, même si on a plutôt bien joué, on s’est créé beaucoup d’occasions. Il faut être efficace », a poursuivi le défenseur international argentin, apparu plus en jambes que lors des dernières semaines. « L’enjeu était énorme. Mais on a perdu. Aujourd’hui, ce qui reste, c’est le résultat. Moi, personnellement, j’ai envie de gagner. On travaille pour ça. Je suis un peu dégoûté. […] À la fin, ça ne dépend que de nous. Il faut arrêter de regarder les autres. On doit se concentrer sur ce qu’on fait, analyser ce qu’on fait mal et ce qu’on fait bien. Il y a des choses à améliorer. Le football, c’est simple », a-t-il ajouté.

    Alban Juster reste positif

    Dans les travées du stade Louis-II, la direction phocéenne a pourtant tenté de retenir les signaux encourageants. « Vous le savez, ce soir, nous sommes tous très déçus, très frustrés du résultat. Mais je crois que nous avons aussi vu une prestation très correcte, très cohérente, probablement l’une des meilleures depuis plusieurs mois », a estimé Alban Juster, président intérimaire de l’OM, déjà tourné vers la fin de saison. « Le plus important est de capitaliser sur cette prestation, sur le travail réalisé par Habib (Beye) et son staff au quotidien, et d’utiliser tout ce qui a été positif lors des six prochains matches pour aller chercher l’objectif que nous nous sommes fixé en début de saison : le podium. Rien n’est joué. Le résultat nous est défavorable, mais il reste six matches », a-t-il insisté.

    Ce sprint final débutera dès vendredi avec la réception du FC Metz, lanterne rouge du championnat. « Comme je l’ai dit, on est à l’Olympique de Marseille, on ne doit pas douter », a martelé Amine Gouiri, auteur d’une excellente première mi-temps, dimanche, à Monaco. « Personnellement, je ne doute pas du tout et je pense que l’équipe non plus. On est encore au contact du podium, à un point. Il reste des matches et c’est à nous de faire le travail pour finir sur le podium en fin de saison », a poursuivi l’attaquant international algérien.

    Les déplacements à Lorient, Nantes et au Havre, ainsi que les réceptions de Nice et Rennes, offrent en effet aux Olympiens un calendrier abordable, sur le papier. À condition, cette fois, de ne plus laisser filer de points en route.

    Habib Beye égale un triste record pas si ancien

    Nommé en février, Habib Beye a déjà connu sa troisième défaite, samedi à Monaco, en seulement sept matches sur le banc olympien. Selon le site Stats du football, il serait devenu le premier entraîneur phocéen à réaliser cette contre-performance depuis Jean Fernandez, en 2005. L’élimination en quart de finale de la Coupe de France contre Toulouse (2-2, 2 tab à 4) n’est bien entendue pas comptabilisée dans cette statistique. Mais il se trouve en que Gennaro Gattuso et Jean-Louis Gasset ont également connu trois défaites lors de leurs sept premiers matches lors de la saison 2023-2024. Le dernier intérimaire à avoir réussi à passer ce cap reste Jorge Sampaoli, lorsqu’il a repris les commandes de l’équipe, le 8 mars 2021.

  • Le PSG fonce tout schuss vers un nouveau sacre

    Le PSG fonce tout schuss vers un nouveau sacre

    Mercredi, c’est un PSG au moral gonflé à bloc qui jouera son quart de finale aller de Ligue des Champions face à Liverpool, au Parc des Princes.

    Car, si le week-end pascal a comblé les tout-petits avec du chocolat à l’envi, les cloches ont offert aux Parisiens une série de résultats qui leur ouvre un peu plus les portes d’un nouveau sacre. Vendredi, ils ont fait le job face à Toulouse (3-1), avec un groupe remanié. Samedi, c’est Lille qui leur a donné un coup de pouce en surclassant Lens, dans le derby du Nord (3-0).

    Avec quatre longueurs d’avance, et un match en moins, sur les « sang et or », les Parisiens sont en ballottage plus que favorable pour se succéder au palmarès de la Ligue 1.

    Statu quo

    Du côté des relégables, le match de la peur entre Metz et Nantes s’est soldé sur un 0 – 0 qui rapproche un peu plus les deux protagonistes vers la Ligue 2. Dans cette course pour éviter la descente, Auxerre, barragiste, n’a pas profité de l’aubaine de la défaite de Nice à Strasbourg (3 – 1). Les Icaunais n’ont pu faire mieux qu’un nul au Havre (1-1). Ce qui donne un statu quo dans le bas du tableau.

    Dans la course à la troisième place, synonyme d’accès direct à la Ligue des Champions, Rennes et Lille ont fait une bonne opération. Notamment les Bretons, qui sont allés chercher la victoire à Brest, au terme d’un match riche en rebondissements (4-3). L’autre grand bénéficiaire de la 28e journée est donc Monaco, qui épingle l’OM à son tableau de chasse. Ce qui laisse augurer d’une fin de saison à couteaux tirés pour la troisième place.

  • L’OM entame le sprint final sans le moindre joker

    L’OM entame le sprint final sans le moindre joker

    Que peut penser un entraîneur après que son équipe a perdu deux matches importants ?

    Habib Beye se montre résolument optimiste. Voyant le verre à moitié plein, alors que son OM vient de baisser pavillon face à Lille, au Vélodrome avant la trêve, puis à Monaco, lors de la reprise, dimanche. Dans les deux cas, le score est le même (2-1) et le sentiment d’inachevé reste en tête.

    « Pour moi, ce que je ressens, c’est de la frustration, estime l’entraîneur marseillais. Défensivement, nous avons trop donné, en étant passifs sur le premier but et en commettant une erreur payée cash sur le second », regrette-t-il. D’autant plus qu’avant les deux buts monégasques, qui ont été autant de coups de poignard dans le dos, son équipe a eu les munitions pour prendre le contrôle.

    « Nous avons eu les opportunités de passer devant. Et même de revenir », souligne Habib Beye.Mais ce constat, même s’il se veut rassurant pour la suite, ne masque pas la perte sèche de dimanche, où l’OM a abandonné a minima un point et a perdu sa place sur le podium.

    « Nous redevenons chasseur »

    Avec 49 points, les Phocéens reculent à la 4e place, un point derrière Lille. Mais Monaco revient à hauteur. « Perdre deux fois de suite, je ne peux pas m’en satisfaire. Surtout dans ce match à Monaco, qui fait que nous redevenons chasseur », note Habib Beye. S’il a vu du positif, malgré le résultat, il sait en son for intérieur que cela ne suffit pas à rétablir la confiance de supporters qui, au stade Louis II, ont encore une fois manifesté leur colère en restant muets durant la première demi-heure.

    L’entraîneur a également conscience que les victoires que ses ouailles ont pu obtenir « ne sont pas suffisantes dans leur contenu » pour ramener une certaine sérénité dans les virages. Habib Beye se projette sur le rendez-vous de vendredi avec la réception de Metz. « Nous pouvons encore aller chercher la troisième place, malgré notre dynamique négative », estime-t-il.

    Mais pour cela, la marge de manœuvre est de plus en plus ténue. L’OM abordant ses six derniers matches sans droit à l’erreur.

    28e journée

    PSG – Toulouse 3 – 1

    Strasbourg – Nice 3 – 1

    Brest – Rennes 3 – 4

    Lille – Lens 3 – 0

    Angers – Lyon 0 – 0

    Lorient – Paris FC 1 – 1

    Le Havre – Auxerre 1 – 1

    Metz – Nantes 0 – 0

    Monaco – OM 2 – 1

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. PSG 63 27 20 3 4 61 23 38

    2. Lens 59 28 19 2 7 54 27 27

    3. Lille 50 28 15 5 8 45 34 11

    4. OM 49 28 15 4 9 55 37 18

    5. Monaco 49 28 15 4 9 49 39 10

    6. Lyon 48 28 14 6 8 41 29 12

    7. Rennes 47 28 13 8 7 47 40 7

    8. Strasbourg 43 28 12 7 9 46 34 12

    9. Toulouse 37 28 10 7 11 39 35 4

    10. Lorient 37 27 9 10 8 37 41 -4

    11. Brest 36 28 10 6 12 37 43 -6

    12. Angers 32 27 9 5 13 24 37 -13

    13. Paris FC 31 27 7 10 10 32 43 -11

    14. Le Havre 27 27 6 9 12 22 35 -13

    15. Nice 27 28 7 6 15 33 55 -22

    16. Auxerre 22 27 5 7 15 22 36 -14

    17. Nantes 17 26 4 5 17 24 45 -21

    18. Metz 14 27 3 5 19 25 60 -35

    L’OM perd Egan-Riley

    Au-delà de la défaite, le déplacement à Monaco a coûté cher aux Marseillais. CJ Egan-Riley a dû quitter prématurément le terrain, victime d’une blessure musculaire sur le second but monégasque. Son indisponibilité n’est pas encore connue. Himad Abdelli a lui aussi rejoint l’infirmerie, se plaignant d’un coup à la cheville.

  • L’OM abdique à Monaco

    L’OM abdique à Monaco

    Les deux roues de vélo au tableau d’affichage à la pause étaient le reflet du spectacle montré sur le terrain dans une première période qui a laissé tout le monde sur sa faim. Monégasques et Marseillais n’avaient pas donné le sentiment de lutter pour revenir dans la course au podium concernant les premiers, et récupérer la troisième place pour les seconds.

    Certes, le statu quoi pouvait suffire au bonheur d’un OM toujours en quête d’une identité de jeu et d’une série dynamique dans ses résultats. Mais prendre trois points en Principauté aurait été la meilleure option possible, afin de s’offrir un peu de confort par rapport à la meute.

    Durant la première demi-heure, les Olympiens ont été comme leurs supporters : invisibles. Mais, lorsqu’à la demi-heure de jeu, les bâches sont ressorties, et que le parcage s’est remis à donner de la voix, le jeu phocéen a été plus percutant. Avec deux occasions, pour Hamed Traoré puis Igor Paixão, qui auraient pu permettre aux hommes de Habib Beye de virer en tête à la pause.

    L’OM allait regretter ce manque de réalisme et les autres actes manqués face à Lukas Hradecky en seconde période. Car les Monégasques, allaient, eux, jusqu’au bout de leurs intentions. Avec un premier but signé Alexandr Golovin au tournant de l’heure, avant que Folarin Balogun n’assoit définitivement l’emprise de son équipe sur la soirée. La réduction du score d’Amine Gouiri ne faisant qu’aviver les regrets chez des Olympiens qui chutent du podium.

    Monaco-OM : 2-1 (0-0)
    2e journée de Ligue 1
    Stade Louis II (15 000 spectateurs environ)
    Arbitre : C. Turpin.
    Buts : Golovin (59), Balogun (74) pour Monaco, Gouiri (85) pour l’OM.
    Avertissements : Camara (8), Kehrer (70) à Monaco, Medina (34), Balerdi (87) à l’OM.

    MONACO : Hradecki – Kehrer, Zakaria ( c ), Faes – Tézé, Camara, Coulibaly (Bamba, 65), Mawissa (Diatta, 65) – Akliouche (Adingra, 84), Balogun (Biereth, 84), Golovin (Fati, 75).
    Entraîneur : S. Pocognoli.

    OM : Rulli – Pavard, Egan-Riley (Balerdi, 77), Medina – Weah (Emerson, 89), Höjbjerg ( c, Abdelli, 89 ), Timber, Paixão – Traoré (Nawneri, 73)– Gouiri, Aubameyang.
    Entraîneur : H. Beye.

  • L’OM pour l’échappée belle

    L’OM pour l’échappée belle

    Avant que Clément Turpin ne siffle le coup d’envoi, l’OM connaîtra les résultats de ses rivaux directs dans la course à la troisième place.

    Lille et Lyon, qui sont à une longueur derrière, auront affronté Lens et Angers. Alors que Rennes, qui compte deux points de retard, aura fait son voyage à Brest. « Ce que font les autres ne nous concerne pas. Quels que soient leurs résultats, nous n’avons qu’un objectif, gagner à Monaco pour être sûrs de rester troisième. » Amine Gouiri résume le sentiment du vestiaire olympien au moment d’aller défier Monaco au pied de son Rocher.

    Monaco qui est l’équipe en forme de ce premier trimestre 2026. Monaco qui a flirté avec l’exploit face au PSG en Ligue des Champions. Monaco qui, après un passage à vide, a su revenir dans la course à la qualification en Ligue des Champions.

    Les joueurs de la Principauté ne sont plus qu’à trois points du podium. Et lorgnent désormais sur la marche qu’occupent les Marseillais. Des Marseillais fragilisés après leur défaite au Vélodrome, face à Lille, avant la trêve internationale.

    « Cette page est tournée. En revenant de sélection, j’ai retrouvé un vestiaire avec beaucoup de sourires », confie Amine Gouiri.

    Son OM se voit offrir une opportunité de repousser un rival à six longueurs. Dans un choc frontal « qui n’est pas crucial, mais important. Très important », poursuit l’international algérien. « Nous sommes toujours troisièmes et avons notre destin entre nos pieds. Il faut faire le job pour rester devant », insiste-t-il.

    Pour lui, « être devant dans cette course à la Ligue des Champions n’est pas anodin ». C’est le symbole que les Marseillais sont suffisamment costauds pour encaisser les mauvais coups, nombreux cette saison sur leurs têtes.

    Les deux semaines de trêve auront-elles permis d’effacer les frustrations du match raté contre Lille ? « Nous allons affronter un adversaire qui est dans une très, très bonne dynamique. À nous de faire en sorte de la stopper », insiste Habib Beye. L’entraîneur marseillais a profité de la longue séquence sans match pour faire réviser certains fondamentaux. Il avait noté que l’OM « n’était pas assez menaçant dans la profondeur et les attaques placées, manquait de continuité et avait trop de déchets ».

    Il estime le moment venu « de montrer nos forces en évitant de subir à Monaco ». Même sans Mason Greenwood. « Je me repose sur les qualités de ce groupe », conclut-il.

    « Nous avons notre destin entre nos pieds. Il faut faire
    le job. »

  • L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    Le championnat touche à sa fin, avec un OM qui, pour l’instant, est dans les clous des objectifs de début de saison.

    Avec un capital de 49 points, les Marseillais occupent la troisième place, synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Mais, avec encore 21 points à distribuer, ils vont devoir encore cravacher pour conserver cette place sur le podium, que convoitent plusieurs prétendants.

    Lyon, premier de la file, pointe à deux longueurs. Lille, vainqueur au Vélodrome avant la trêve, a également le même retard derrière les hommes de Habib Beye. Monaco, à trois points, et Rennes, à cinq, sont également dans la course à cette fameuse troisième place.

    L’OM sait donc ce qu’il doit faire pour sauver les apparences. Avec sept matches, dont quatre en déplacement, que les Phocéens devront être capables de maîtriser.

    Premier choc frontal

    Dimanche, les Olympiens se déplacent à Monaco. Comme face à Lille avant la trêve, c’est un choc face à un rival direct. S’il n’y a que trois points en jeu, celui qui les engrangera fera une excellente opération. L’OM, qui a raté le coche en permettant aux Dogues de revenir dans la course, doit montrer sa capacité à sortir le grand jeu, face à un adversaire qui a repris du poil de la bête.

    Les cinq matches suivants seront face à des adversaires tout aussi compliqués. À commencer par Metz, premier à se rendre au Vélodrome, le 10 avril. Même si les Lorrains sont pratiquement condamnés à retrouver la Ligue 2 en juin, il ne faudra pas sous-estimer leur capacité à surprendre.

    Suivra un voyage à Lorient. Les Merlus ont pratiquement assuré leur avenir en Ligue 1. Ils comptent 20 points d’avance sur Nantes, premier relégable. Un matelas qui devrait leur suffire. Et leur permettra de recevoir les Marseillais, le 18 avril, sans pression. Ce qui les rend redoutables.

    Nice, qui viendra ensuite au Vélodrome, sera plus difficile à manœuvrer. Car les Aiglons regardent toujours dans le rétroviseur et ont souvent joué des mauvais tours aux Marseillais. Réponse le 26 avril.

    Sur les trois derniers matches, deux sont déjà programmés. Au Havre et contre Rennes, dans le cadre des multiplex des deux journées. L’OM se rendra en Normandie, le 9 mai, et recevra Rennes en clôture du championnat, le 16 mai.

    Avant cela, il y aura un duel à la vie-à la mort à Nantes, chez des Canaris qui luttent pour ne pas accompagner Metz en Ligue 2. Une affiche qui pourrait être un tremplin des ambitions olympiennes et le tombeau des illusions bretonnes.

    Néanmoins, en fonction des résultats des six prochaines journées, c’est la réception de Rennes qui pourrait être décisive. En ouverture de la saison, le voyage en Ille-et-Vilaine avait déclenché une première crise et entraîné les départs de Jonathan Rowe et Adrien Rabiot. Assurer la Ligue des Champions au retour serait un beau symbole.

    L’arbitre de PSG – Toulouse placé « sur écoute »

    Éric Wattellier restera à jamais le premier arbitre de l’histoire du football français à être placé « sur écoute ».

    Celui qui sera au sifflet de PSG-Toulouse, en ouverture de la 28e journée de Ligue 1, ce vendredi à 20h45, sera équipé d’un micro qui permettra aux spectateurs du Parc des Princes et aux téléspectateurs d’entendre ses échanges lors de l’intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage.

    « La Direction de l’arbitrage se félicite du lancement de cette expérimentation en Ligue 1 par la LFP et souhaite qu’elle puisse être généralisée dès la saison prochaine, sur l’ensemble des stades et à chaque journée de championnat », se félicite Antony Gautier, son directeur.