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  • Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Le glas va bientôt sonner pour Mason Greenwood. C’est en tout cas ce qui se dessine, puisque l’avenir olympien du joueur anglais s’assombrit grandement. Alors que la saison est à son crépuscule, l’attaquant formé à Manchester United n’est tout simplement plus le même depuis quelque temps. Le meilleur buteur du club lors de cet exercice 2025-2026 ne s’est pas vraiment remis de sa béquille subie contre Lille
    (1-2, le 22 mars). Depuis, il n’a plus marqué et a même été placé sur le banc, par son coach, face à Nice. Habib Beye l’a justifié par une méforme liée à sa blessure, mais la relation entre les deux hommes est également de plus en plus froide.

    C’est un secret de polichinelle, Mason Greenwood est plus discret dans le vestiaire depuis le départ de Roberto De Zerbi. Également en froid avec Medhi Benatia, le natif de Bradford se contente de jouer au football, mais son esprit est en train de s’éloigner des Bouches-du-Rhône. Il sait pertinemment que la suite de sa carrière se déroulera loin de Marseille et cela, vraisemblablement, dès cet été. Son affaire de violences conjugales, qui l’a indirectement mené à Getafe puis Marseille, fait que le joueur est toujours blacklisté en Angleterre. Les options sont donc plus fines pour lui. L’Espagne en est sans doute une et, bien entendu, l’appel de l’Arabie Saoudite n’est jamais bien loin.

    Il ne reste donc plus que deux matches à celui qui a porté l’OM depuis son arrivée, il y a près de deux ans. Rien que cette saison, l’Anglais a inscrit 25 buts et délivré 10 passes décisives, toutes compétitions confondues. Décisif, entre autres, contre Monaco (1-0, le 14 décembre) au Trophée des Champions ou encore à l’Union Saint-Gilloise, il a sauvé son club à bien des reprises. Mais cette phase est bien terminée, tant l’équipe est plongée dans une crise où il est impossible de savoir quand elle s’arrêtera. Greenwood est désormais à l’image de ses coéquipiers, traversant les rencontres comme il le peut, mais sans briller. Six matches qu’il n’a pas marqué, une disette rare pour l’attaquant de 24 ans.

    Son comportement s’est aussi modifié

    Son comportement est également pointé du doigt, comme bon nombre de ses coéquipiers. De manière générale, la flamme s’est éteinte dans l’effectif. Tous n’attendent qu’une seule chose, la fin d’une saison qui aura viré au cauchemar. Mason Greenwood a développé un langage corporel en adéquation avec l’environnement dans lequel il vit, à l’OM. Souvent tête basse, blasé, il ne dégage plus une confiance certaine. Jeffrey De Lange le disait, samedi, à la suite du match à Nantes : « On est trop paresseux, on pourrait se forcer à en faire un peu plus. » Il n’est plus le joueur virevoltant et sûr de lui d’il y a plusieurs mois. Rien que sur ses dribbles, quelque chose a changé. Beaucoup plus d’échecs, plus de déchets, ses puissants appuis, pour déborder ses adversaires, l’ont quitté.

    Mason Greenwood est donc de plus en plus proche de clore son chapitre marseillais et son départ devrait être l’un des feuilletons de l’été.

    Fin de saison pour Hamed Junior Traoré

    Ce refrain a souvent été entendu, cette saison, à propos de Hamed Junior Traoré. L’international ivoirien passé par Sassuolo et Auxerre a vécu plusieurs gros moments de blessure. La première aura duré tout l’automne, suite à sa sortie prématurée contre Lyon, avant la première fenêtre internationale. Sorti sur civière lors du match à Nantes, le couperet est tombé pour lui.

    Sa blessure est une lésion à l’adducteur droit et il ne pourra pas revenir pour les deux confrontations face au Havre et Rennes. Sa saison est donc bien terminée, pour celui qui a désormais un contrat jusqu’à juin 2030, son option d’achat ayant été levée automatiquement.

  • Habib Beye, le dernier qui ne veut toujours rien lâcher

    Habib Beye, le dernier qui ne veut toujours rien lâcher

    De notre envoyé spécial à Nantes, Michel Garoscio

    Trois buts encaissés en huit minutes. C’est le scénario qui a permis à Nantes de faire exploser en vol la navette marseillaise samedi.

    Après une première période jalonnée par les alertes sur le but de Jeffrey de Lange, titularisé suite au forfait de dernière minute de Geronimo Rulli, l’OM a fini par s’avouer vaincu. Sans avoir donné le sentiment d’avoir envie de continuer le combat.

    « Personne n’a lâché. Et surtout pas le coach. Mais ça doit commencer par soi-même. Peu importe le coach, tu dois être toi-même, te forcer à donner le meilleur. Pour moi, on ne lâche pas un coach, on se lâche soi-même quand on joue comme ça. ». Le gardien Néerlandais est le seul à avoir pris la parole, après le nouveau fiasco breton, le quatrième en quatre déplacements dans l’ouest.

    Ses coéquipiers se sont contentés de quitter la Beaujoire la tête basse, essayant de se faire le plus discrets possibles. Après une prestation indigne d’une formation qui ambitionnait encore de terminer sur le podium de la Ligue 1 au soir de la 34e journée.

    Désormais, cet objectif, qui s’il avait été atteint aurait été le cache-misère d’une saison de tous les ratés, est à oublier. Comme l’OM pourrait bientôt tirer un trait sur une campagne européenne, en Ligue Europa, ou même en Conférence européenne.

    Au rythme pris par ce qui ne peut plus être appelé un collectif, tant chacun semble jouer pour sa pomme, l’OM va droit dans le mur. Avec un avenir sportif incertain, et financier qui sera forcément compliqué sans la ressource d’une campagne européenne.

    Le message aux joueurs

    À Lorient, Medhi Benatia avait dénoncé le comportement des Olympiens, après ce qui avait déjà été un non match. A Nantes, après une prestation encore plus insipide, c’est Habib Beye a été tout aussi cash. « À la pause, j’aurais pu sortir 90% de l’effectif ». Il sentait que la déroute se profilait. « Je voulais agir, impacter, mais mettre des jeunes ne leur aurait pas rendu service ». Il a confessé avoir « essayé de mettre des pansements partout par rapport aux disponibilités de mon effectif… L’impuissance est liée à ce que nous vivons, à cette envie d’aider les joueurs, sans trouver la réponse. Quand vous vivez ça en tant que coach, ce n’est pas agréable. »

    Si à Lorient il avait encore pris la défense de certains joueurs, à Nantes, il n’épargne personne. « Je ne peux pas les protéger après un tel match. Si je le fais, je passe pour un menteur ». Quant à quitter le navire, alors qu’il reste deux matches et que l’OM est loin d’être assuré d’une place européenne ? « Je ne démissionnerai jamais, sauf si je le suis le problème. J’ai dit aux joueurs que je me battrais jusqu’à mon dernier souffle. Si on doit le faire avec nos difficultés, on le fera. J’assume, je ne me cache pas ».

    S’il reconnaît que, « pour certains, le supplément d’âme n’existe plus. Nous nous battrons jusqu’au bout ». Il reste deux matches pour le démontrer.

    Frédéric Guilbert et la « suffisance marseillaise »

    Frédéric Guilbert a été le premier joueur à s’exprimer en zone mixte, samedi soir.

    S’il a savouré une victoire qui a permis d’entretenir la flamme d’aller chercher Auxerre pour la place de barragistes, le défenseur des Canaris a surtout relevé un fait qui, dès la venue des deux équipes sur le terrain, a fait comprendre à son équipe que les Marseillais n’y étaient pas. « Nous avons analysé un petit peu leur échauffement et nous avons vu qu’ils étaient un petit peu suffisants », a-t-il assuré.

    Nantes a dû faire preuve de patience, avant d’être récompensé. « Nous avons voulu mettre du rythme, leur rentrer dedans et je pense que ça a fonctionné ce soir. » Le score parle de lui-même.

  • Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    « Personne n’a lâché. Et surtout pas le coach. Mais ça doit commencer par soi-même. Peu importe le coach, tu dois être toi-même, te forcer à donner le meilleur. Pour moi, on ne lâche pas un coach, on se lâche soi-même quand on joue comme ça. » Jeffrey de Lange, titularisé dans le but marseillais, samedi à Nantes, est le seul joueur à avoir pris la parole en zone mixte, après la rouste reçue (0 – 3).

    Un peu plus tôt, son entraîneur Habib Beye a été tout aussi cash. « À la pause, j’aurais pu sortir 90% de l’effectif. Je voulais agir, impacter, mais mettre des jeunes ne leur aurait pas rendu service ». Il a confessé avoir « essayé de mettre des pansements partout par rapport aux disponibilités de [mon] effectif… L’impuissance est liée à ce que nous vivons, à cette envie d’aider les joueurs, sans trouver la réponse. Quand vous vivez ça en tant que coach, ce n’est pas agréable. Je ne peux pas les protéger après un tel match. Si je le fais, je passe pour un menteur ». Quant à quitter le navire, alors qu’il reste deux matches et que l’OM est loin d’être assuré d’une place européenne ? « Je ne démissionnerai jamais, sauf si je le suis le problème. J’ai dit aux joueurs que je me battrais jusqu’à mon dernier souffle. Si on doit le faire avec nos difficultés, on le fera. J’assume, je ne me cache pas ».

  • L’OM à la dérive à Nantes

    L’OM à la dérive à Nantes

    Geronimo Rulli forfait de dernière minute, Himade Abdelli prié de rester à la maison. Ajoutés aux autres absences, prévues celles-là, cela donnait un onze de départ olympien totalement inédit. Avec le retour de Jeffrey de Lange dans le but.

    Le Néerlandais n’était plus apparu depuis le naufrage au Parc des Princes. A la Beaujoire, face à des Nantais à la dérive, il a permis à l’OM d’atteindre la pause sans handicap. Grâce à ses deux duels gagnés face à Rémi Cabella (34) puis Mohamed Kaba (37), Jeffrey de Lange a été l’homme de la première période. Mais il ne se doutait pas que la suite serait cauchemardesque.

    Le premier acte a ressemblé à un interminable enterrement des espoirs bretons de rester en Ligue 1. Tandis que l’OM ne donnait pas le sentiment d’avoir envie d’aller chercher les points lui permettant de rester dans la course au podium. Il fallait en effet attendre la toute fin de la première période pour assister à la première occasion marseillaise. Mais Pierre-Emerick Aubameyang manquait de conviction face à Patrick Carlgren, la doublure d’Anthony Lopes dans le but ligérien.

    Néanmoins, au retour des vestiaires, l’OM devait reprendre le rôle du début des années 2000, quand les Olympiens prenaient un malin plaisir à réveiller les morts. Leur prestation insipide redonnait vie à la Beaujoire, après que la défense marseillaise ait craqué face à Ignatius Ganago et, comme au Vélodrome, Rémi Cabella.

    Ces deux buts donnaient le coup d’envoi d’un feu d’artifice nantais. En huit minutes, les dernières illusions européennes des Phocéens étaient parties en fumée, après une troisième réussite des Canaris, signée Matthis Abline. Les Nantais pouvaient finir leur match en roue libre, face à des Olympiens qui ne montraient pas d’envie d’aller, au moins, sauver l’honneur. Ils subissent une nouvelle humiliation fragilisant un peu plus leur position au classement. Et qui devrait les priver de Ligue des Champions.

    Nantes – OM 3 – 0 (0 – 0)

    32e journée de Ligue 1

    Stade de la Beaujoire (29 000 spectateurs environ).

    Arbitre : J. Pignard.

    Buts : Ganago (50), Cabella (54), Abline (58).

    Avertissements : Abline (18) à Nantes, Timber (32), Lago (48), Medina (81) à l’OM.

    NANTES : Carlgren – Guilbert (Youssuf, 79), Awaziem, Cozza ( c ), Machado (Acapandié, 25) – Kaba (Coquelin, 69), Sissoko (Radakovic, 79), Lepenant – Cabella (Leroux, 69), Ganago, Abline.

    Entraîneur : V. Halilhodzic.

    OM : de Lange – Nnadi, Balerdi (Hamzaoui, 88), Medina, Emerson – Vermeeren (Gouiri, 62), Höjbjerg ( c ), Timber (Paixão, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lago, 46), Traoré (Lamare, 90+2).

    Entraîneur : H. Beye.

  • C’est la dernière chance pour l’OM

    C’est la dernière chance pour l’OM

    En règle générale, les duels ont lieu au petit matin, lorsque la brume masque le soleil levant.

    Mais samedi, dans la plaine entre Erdre et Loire, c’est après les agapes, à l’heure où l’on sort de la sieste, que Canaris et Phocéens vont en découdre. Avec comme objectif commun, celui de rester en vie. En vie dans la course à la place de barragiste, seule restant accessible pour les Bretons. En vie dans la course à la Ligue des Champions en ce qui concerne les Marseillais.

    Lors des dernières journées, les deux équipes ont semblé prendre un malin plaisir à se compliquer la tâche. Surtout l’OM, qui semblait bien en place sur le podium. Mais dont le parcours depuis la dernière trêve internationale est plus celle d’un candidat à la Ligue 2 qu’à la Ligue des Champions.

    L’OM qui, à force de gaspiller ses jokers, se retrouve à courir après la meute. En étant devenu tributaire de plusieurs faux pas de leur part, alors qu’il ne reste plus que trois journées, et neuf points à distribuer. L’OM qui compte quatre points de retard sur la troisième place, que convoitent les Olympiens, mais aussi Lyon, Lille et Rennes qui les devancent.

    Habib Beye est conscient que sa mission ne sera pas évidente. À la tête d’un groupe qui a eu du mal à digérer les dernières déconvenues, il compte sur le professionnalisme et l’envie de chacun pour la réussir. « Le levier, le moteur, ce sont les joueurs » a-t-il avancé en conférence de presse. « La solution, nous la trouverons avec ce groupe, qui doit comprendre que, sur ces trois derniers matches, nous n’avons plus de joker. Nous sommes en retard, n’avons plus notre destin en main, et, pour espérer avoir une position qui nous permettrait d’être dans les objectifs, ou en tout cas de se rapprocher de l’objectif, il faut gagner ces trois matches-là », insiste-t-il.

    Le match à Nantes doit donc être le tremplin des ambitions marseillaises retrouvées. « Il faut commencer à gagner celui-ci » clame l’entraîneur marseillais. Il a conscience que l’OM est condamné à faire le plein de point s’il veut remplir le contrat du début de saison. Habib Beye reste confiant. « Les joueurs sont, aujourd’hui, focus, ils travaillent bien, encore une fois, je n’ai rien à leur reprocher sur le travail, et samedi, il faudra valider ce que nous voyons la semaine. »

    Tout est donc prêt pour le duel. Reste à savoir si l’on entendra l’harmonica de Charles Bronson à la Beaujoire.

  • L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    Rien n’est encore joué, mais la troisième place s’éloigne petit à petit pour les Marseillais. Ces derniers, tenus en échec dimanche soir au Vélodrome face à un OGC Nice peu dangereux (1-1), ont désormais quatre points de retard sur l’Olympique Lyonnais et Lille, tous deux victorieux ce week-end. « Ne pas se résigner », lance comme message Habib Beye, après la désillusion face aux Aiglons. « Il reste neuf points à prendre. Aujourd’hui, on n’a plus notre destin en main, mais tant que rien n’est fini, on ne peut pas baisser la tête. La dynamique n’est pas bonne, c’est évident, mais il faut continuer à travailler et ne rien lâcher. Ce club mérite qu’on reste concentrés jusqu’au bout. Ce soir est difficile à accepter, car il y a eu une réaction après Lorient. On a mis de l’agressivité, récupéré des ballons hauts et créé des situations. Mais on ne maîtrise pas certains détails et on se punit avec ce penalty », ajoute le technicien franco-sénégalais. La non-titularisation du fer de lance Mason Greenwood a eu un impact significatif sur l’animation offensive olympienne. « Ce n’était pas un choix sportif », indique Beye. « Depuis le choc reçu contre Lille, il souffre d’une lésion et n’a pas retrouvé la mobilité de sa cuisse. Toute la semaine, on a ajusté sa situation. Il a été très honnête, y compris ce matin, en disant qu’il ne se sentait pas capable de débuter. C’était donc une décision prise pour préserver sa santé », poursuit-il, persuadé que l’état d’esprit global de l’équipe était « irréprochable », mais que certains entrants n’ont pas eu l’impact attendu en fin de match.

    Une saison difficile

    sur le plan mental

    La prestation du milieu international algérien Himad Abdelli, débarqué dans la cité phocéenne lors du dernier mercato d’hiver et loin d’être aussi performant qu’à Angers, est particulièrement mis en cause. « C’est une saison très, très dure pour nous, très, très compliquée au niveau mental. Pas sur le plan physique, mais plus mental », insiste Gerónimo Rulli, conscient que les trois prochaines journées seront décisives dans la course à la fameuse troisième place, qualificative pour la prochaine édition de la Ligue des Champions. Le sprint final débutera dès ce samedi (à 15h) au stade de la Beaujoire, face au FC Nantes, avant-dernier et en grand danger de relégation. S’en suivra le déplacement au Havre, installé dans le ventre mou du championnat et assuré de ne pas descendre en Ligue 2, puis la réception du Stade Rennais, qui compte à ce jour trois points d’avance sur les Olympiens. Un dernier duel qui décidera du sort européen, ou non, de la formation marseillaise pour la saison prochaine. « Quand on joue pour l’Olympique de Marseille, on n’a pas le droit d’être résigné. C’est difficile à vivre pour moi aujourd’hui, car j’ai le sentiment de ne pas amener ce club là où il doit être. Mais on ne va pas lâcher. Il reste trois matchs : soit on abandonne et on subit, soit on reste concentrés et on va challenger tout le monde. Il faut gagner nos matchs, c’est la seule vérité », martèle Habib Beye.

    Le rendement catastrophique d’Habib Beye

    Arrivé à la tête des Olympiens au mois de février, afin de succéder à Roberto De Zerbi, Habib Beye affiche des résultats plus que décevants. Le technicien marseillais ne totalise que 13 points après ses 9 premiers matchs officiels sur le banc de l’OM en Ligue 1, soit les pires débuts pour un entraîneur arrivé en cours de saison au club phocéen dans l’élite depuis Franck Passi en 2016 (13). Avec 40% de victoires, il s’apprête à connaître la pire saison de sa courte carrière d’entraîneur. En cas de succès sur les trois dernières journées, son taux de réussite remonterait à 54%. Ce qui resterait toutefois insuffisant compte tenu des hauts objectifs que se fixe annuellement l’OM, avec des recrutements massifs à chaque mercato.

  • Football : Les Marseillaises assurent

    Football : Les Marseillaises assurent

    La réussite de leur attaquante permet aux Marseillaises de s’imposer à Lens (1-0), samedi, dans l’avant-dernière journée du championnat de Première ligue. Les trois points ramenés d’Artois assurent surtout le maintien aux filles de Corinne Diacre.

  • OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    Son système devait permettre à l’OM de relever la tête. Avec un duo Vermeeren-Timber inédit pour épauler Pierre-Emerick Aubameyang qui envoyait Mason Greenwood sur le banc. Et la première titularisation de Tochukwu Nnadi dans le but de redynamiser un milieu devenu trop prévisible.

    Le jeu se concentrait aux abords de la surface azuréenne. Avec de très rares incursions visiteuses dans la moitié de terrain marseillaise. Malgré cela, les occasions de mettre en danger Yehvann Diouf demeuraient trop rares.

    Après l’heure de jeu, un coup d’accélérateur de Tochukwu Nnadi devait placer l’OM sur la voie de la victoire, grâce à la tête victorieuse de Pierre-Emile Höjbjerg. Les clignotants revenaient au vert. Pour quelques minutes seulement, puisque dans le money time, Jonathan Clauss obtenait un penalty, transformé par Elye Wahi, anéantissant les espoirs d’une rédemption marseillaise.

  • [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé en 2019 ?

    Pascal Rousseau : J’ai fait un malaise et à mon réveil, ma mémoire était vide. Tous mes souvenirs d’une vie de 57 ans avaient disparu. J’avais une mémoire immédiate, j’avais conservé mes capacités d’analyse. Mais, pour ce qui est du reste, c’était le grand vide !

    Savez-vous ce qu’il vous est arrivé ?

    P.R. : J’ai fait ce qui s’appelle une dissociation. Tous les événements gravés dans ma mémoire ont été effacés. Pour les retrouver, j’ai fait des recherches, sur Internet, j’ai retrouvé des articles de journaux, des amis, des inconnus qui me croisaient dans la rue et me reconnaissaient m’ont ainsi aidé à retrouver une partie de mon histoire personnelle. À ce sujet, Franck Lebœuf, un ancien coéquipier, a été incroyable.

    Ainsi, qu’avez-vous appris ?

    P.R. : Comme Franck Lebœuf me l’a dit, j’ai eu une carrière de footballeur professionnel. Avec plus de 600 matches quand même, dont je n’ai aucun souvenir ! J’ai ainsi appris que j’ai débuté au Paris FC, que j’ai joué à Lille, qu’avec Rennes, j’ai fait partie de l’équipe qui s’est ancrée en Ligue 1 à partir de 1994. Et que j’ai même été champion de France avec l’OM. Je trouvais cela incroyable. Mais que des supporters marseillais me téléphonent pour m’en parler, je trouve ça exceptionnel.

    Vous ne vous souvenez donc d’aucun moment de votre carrière, ni de votre vie avant vos 57 ans ?

    P.R. : J’ai tout oublié. Ce que je retrouve, c’est grâce aux témoignages de gens qui me racontent ce qu’ils ont partagé avec moi. Comme, par exemple, mon premier match au Vélodrome, c’était un OM-Bordeaux, le jour où Claude Bez est arrivé au stade en Cadillac. J’imagine que j’ai dû vivre quelque chose de dingue. À Rennes, j’ai retrouvé les capos du kop, qui m’ont rappelé que nous regardions ensemble les matches de Ligue des Champions, chez moi. Ainsi, de ce que j’entends dire sur moi, je me dis que je devais être quelqu’un de bien. Mais tout est effacé.

    Pour vous, ce livre est une autre forme de thérapie ?

    P.R. : Ce n’est pas mon idée. Mais des proches m’ont suggéré de l’écrire, pour en faire une thérapie et, surtout, faire connaître la dissociation. Certains ont encore du mal à croire ce que je vis. En témoignant, cela va permettre d’essayer de comprendre. Même si je sais, sept ans après, que seuls les témoignages m’ont aidé. Sans cela, ma mémoire serait repartie à mes 57 ans, le reste aurait totalement disparu.

    Avez-vous des projets ?

    P.R. : Grâce à Franck Lebœuf, je vais en faire un seul en scène, dans lequel je vais me raconter. J’aimerais le tester dans les salons des stades des clubs où j’ai joué.

    « Amnésique », avec Florence Bouté.
    City éditions, 256 pages

  • L’OM rate encore son final

    L’OM rate encore son final

    S’ils étaient toujours sixièmes au coup d’envoi, les résultats des matches précédents plaçaient les Olympiens face à un impératif.

    La victoire contre Nice constituait la seule possibilité de rester au contact de Lyon, Lille et Rennes, vainqueurs respectivement d’Auxerre, Paris et Nantes. Seul Monaco, tenu en échec à Toulouse, avait raté l’occasion de doubler provisoirement les Marseillais.

    Des Marseillais qui n’avaient pas d’autre choix que gagner le derby de toutes les angoisses, face à des Niçois revigorés par leur qualification en finale de la Coupe de France. Mais aussi par les mésaventures auxerroises à Lyon et nantaise à Rennes. Ce qui devait compliquer la mission d’un OM attendu au tournant par ses supporters.

    Un OM qui, pendant une grosse dizaine de minutes, donnait le sentiment d’avoir retrouvé un certain allant. Mais hormis une reprise de la tête d’Arthur Vermeeren, obligeant Yehvann Diouf à un arrêt réflexe, le seul fait marquant de la première période restera l’intrusion d’un supporter, venu du sud, et qui avait le temps de taper sur les épaules de Quinten Timber puis Pierre-Emerick Aubameyang avant d’être maîtrisé.

    C’était trop peu pour mettre le feu à un Vélodrome pourtant encore mobilisé. Un Vélodrome qui devait attendre l’heure de jeu pour, enfin, vibrer. Fallait-il y voir un rapport de cause à effet ? Toujours est-il que c’est quelques secondes après l’entrée de Mason Greenwood que l’attaque phocéenne faisait parler la poudre. L’Anglais n’y était pour rien, c’est le tandem Nnadi- Höjbjerg qui faisait voler en éclats la défense azuréenne.

    Même si son scénario avait été compliqué, la victoire était à portée de main. Et avec elle l’entretien de la flamme d’une qualification en Ligue des Champions. Malheureusement, Jonathan Clauss et Elye Wahi, anciens Phocéens, se ligaient pour arracher le pénalty de l’égalisation azuréenne.

    La malédiction du money time refaisant surface au plus mauvais moment, l’OM laissait filer deux nouveaux points sur sa pelouse.

    OM 1 (0) NICE 1 (0)

    31e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (60 021 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod

    Buts : Höjbjerg (66) pour l’OM, Wahi (88 sp) pour Nice.

    Avertissements : Emerson (29), Medina (44) à l’OM, Wahi (44) à Nice.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Medina – Weah, Höjbjerg ( c ), Nnadi (Kamissoko, 80), Emerson (Mmadi,63) – Timber (Abdelli, 80), Aubameyang – Vermeeren (Greenwood, 63).

    Entraîneur : H. Beye.

    NICE : Diouf – Clauss, Mendy, Bah, Oppong, Bard (Abdi, 80) – Abdul-Samed (Carlos, 80), Boudaoui – Cho (Boudache, 66), Wahi (Vanhoutte, 90), Sanson ( c, Diop, 46 ).

    Entraîneur : C. Puel.

    Le fait de match

    Messages interpellant joueurs et dirigeants, bâches renversées… Les Virages ont fait part de leur colère après les derniers résultats.

    Néanmoins, la ferveur a repris le dessus chaque fois que Willy Delajod a donné le coup d’envoi d’une mi-temps. Avec, toutefois, une bronca de mécontentement face à la stérilité du jeu proposé sur le terrain.