Tag: OM

  • Après l’échec à Rennes, l’OM doit revoir ses ambitions à la baisse

    Après l’échec à Rennes, l’OM doit revoir ses ambitions à la baisse

    Pour Bruno Genesio, le retour au Roazhon Park n’a pas donné lieu au scénario qu’il espérait.

    Car, même s’ils n’ont pas démérité, ses Olympiens se sont à nouveau inclinés (0 – 1). Les progrès par rapport au voyage à Monaco n’ont pas été suffisants pour éviter une nouvelle déconvenue. « Bien sûr que mon équipe progresse, y compris la semaine dernière [défaite face au Paris FC au Vélodrome, ndlr] même s’il nous a manqué beaucoup de choses pour faire un résultat. Mais il faut beaucoup de temps pour progresser et concurrencer ce genre d’équipes », reconnaît l’entraîneur marseillais. Tout en relevant qu’à Rennes, « cela reste une défaite, et qu’il n’y a pas de défaite encourageante ! »

    Dans le constat général d’une nouvelle soirée compliquée, il souligne quelques aspects qui alimentent l’espoir de jours meilleurs. « Nous avons fait une bonne première mi-temps dans l’animation défensive, dans l’animation offensive. Nous avons réussi à presser assez haut, à nous créer des occasions, malheureusement nous n’avons pas réussi à les concrétiser », a-t-il soupiré en conférence de presse au Roazhon Park. Constatant que « nous ne sommes pas parvenus à maintenir le même niveau d’engagement ensuite, et Rennes a été plus dangereux avec l’entrée d’Al-Tamari qui nous a fait beaucoup de mal ».

    Un nouvel appel

    Le constat est là. Rennes a su faire la différence grâce à ses joueurs sortis du banc de touche. Alors que l’OM a petit à petit perdu le fil, plongeant physiquement et avec des finisseurs ne faisant pas le poids. Un problème qui n’incite pas à l’optimisme, avec trois défaites face à des adversaires qui sont censés boxer dans la même catégorie que les Marseillais.

    « La question est de savoir avec qui va-t-on rivaliser ? », s’interroge Bruno Genesio. Admettant qu’avec ses moyens actuels, « je ne suis pas capable de le dire. Et ce n’est pas à moi de le dire. Nous avons la capacité pour rivaliser, je pense, avec des équipes comme Monaco ou le Paris FC, mais pas encore suffisamment pour gagner ces matches. Il y a des raisons à tout cela, vous le savez aussi bien que moi ».

    Le stratège a ainsi lancé un nouvel appel à ses dirigeants, le président olympien Stéphane Richard était au Roazhon Park vendredi, rappelant leurs responsabilités dans ce que vit son équipe en ce début de saison. Un début de saison qui rappelle ceux des saisons 2007/2008, 2011/2012 ou encore 2015/2016.

    L’OM s’était retrouvé avec trois points après quatre matches, tout en n’ayant concédé qu’une défaite. Sur ces trois entames, seul Didier Deschamps avait réussi à passer l’écueil. Albert Emon avait été remplacé par Erik Gerets en 2007, alors que Marcelo Bielsa avait démissionné au soir de la défaite inaugurale au Vélodrome face à Caen donnant le top départ d’une saison à trois changements d’entraîneurs (Franck Passi, Michel, puis à nouveau Franck Passi).

    Alors que se profile l’entrée en Ligue Europa, jeudi face à Besiktas, et la réception du PSG au Vélodrome trois jours plus tard, la question de quels sont les adversaires avec qui l’OM est capable de rivaliser cette saison se pose. « Il faut peut-être expliquer les choses plus clairement. Et ce n’est pas à moi de le faire », estime Bruno Genesio.

    Le groupe tel qu’il est actuellement ne peut pas prétendre jouer dans la même cour que celles qui visent la Ligue des Champions. Ce qui signifie revoir à la baisse les ambitions sportives, et viser la huitième place. « Il faut peut-être le dire pour que les gens le comprennent. Les supporters, qui sont des connaisseurs, s’en doutent je crois » s’interroge-t-il. Avant de saluer au passage l’attitude de ces mêmes supporters. Ils étaient plus d’un millier à Rennes, vendredi, et n’ont jamais baissé l’intensité de leur soutien. Ils ont même bravé l’interdiction de déplacement à Monaco, pour manifester leur amour du club. « Ils nous encouragent même après les défaites, ils ne nous lâchent pas », a rappelé Bruno Genesio.

    Il reste deux matches très difficiles, qui sont autant de risques de nouvelle défaite, avant qu’il ne puisse souffler et lancer une nouvelle réflexion sur la gestion de la pénurie et un nouveau schéma de jeu.

  • Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    « Mon style est assez simple : j’ai envie de m’asseoir sur un banc et d’aimer ce que je vois », a souligné Nicolas Chabot, récemment nommé à la tête des Marseillaises, la section féminine de l’OM. Derrière cette réponse, banale de prime abord, se cache en réalité une réflexion plus complexe sur le football féminin. « Je pense qu’il n’y a pas un style de jeu qui permette de gagner tous les matches. Mais on veut un style qui corresponde aux qualités du foot féminin et à l’identité de Marseille, notamment la technicité. Les filles ont de vraies qualités techniques, là où l’aspect athlétique est davantage prédominant chez les garçons », analyse l’ancien entraîneur du FC Nantes, très attaché à la capacité de ses joueuses à combiner sur le plan relationnel.

    Deux écoles de pensée

    Cette capacité cognitive, qui dépend de facteurs techniques et sociaux, est aussi appelée « socio-affective ». Pour Nicolas Chabot, l’étape suivante après cette connexion est l’influence footballistique, qu’il divise en deux grandes écoles : espagnole et anglaise. « Les Espagnols montrent qu’en termes d’intelligence collective, de capacité à se connecter entre eux, ils sont au-dessus de tout le monde », souligne le technicien de 31 ans, qui a nourri sa passion pour le ballon rond devant les matches de Premier League. « J’adorais les matchs qui finissaient à 4-4, ceux où il y avait 3-3 à cinq minutes de la fin, avec des buts dans tous les sens », ajoute-t-il.

    Avec ce mélange des genres, l’entraîneur marseillais veut avant tout apporter un sens du spectacle « à la fois intense, technique, collectif, tactique et qui colle parfaitement à l’identité marseillaise où les gens font les choses avec le cœur ».

    Il n’y a plus qu’à le montrer sur le terrain tout au long de la saison.

  • L’OM ne craint pas Rennes

    L’OM ne craint pas Rennes

    Rennes – OM est une affiche qui réserve souvent son lot de surprises. Toutefois, lors de leurs cinq derniers déplacements en Ille-et-Vilaine, les Marseillais ne se sont imposés qu’à une seule reprise. Le 11 janvier 2025, grâce à des réalisations de Mason Greenwood et Adrien Rabiot, ils avaient remporté la rencontre (2-1). Leur dernier passage au Roazhon Park avait, lui, laissé un goût amer aux Olympiens, en août 2025. Battus dans le temps additionnel (1-0), ils avaient ensuite été secoués par une altercation dans le vestiaire, dont les conséquences s’étaient traduites par les départs de Jonathan Rowe et d’Adrien Rabiot.

    Cette fois, c’est dans un contexte totalement différent que Rennais et Olympiens se retrouvent. Dans le cadre d’une nouvelle saison où les Bretons ont des moyens et des ambitions, alors que les Phocéens sont en manque de moyens, et entretiennent le doute de leurs suiveurs quant à leurs ambitions, alors que l’Europe se profile.

    Après la défaite au Vélodrome dimanche, qui a un peu plus mis en lumière les carences actuelles de son groupe, Bruno Genesio reste confiant. L’entraîneur marseillais a identifié ce qui n’a pas fonctionné face au Paris FC : « Il y a eu une mauvaise gestion des pertes de balle qui nous font concéder trop d’occasions ! » Il a constaté que son équipe « était mal positionnée quand elle attaque, ce qui laisse beaucoup d’espaces à l’adversaire ». Sa priorité, ces derniers jours, a donc été de reconstruire un bloc plus compact en vue du déplacement à Rennes. « Je me dois de trouver un équilibre », insiste-t-il. Tout en rappelant le contexte : « Je n’ai pas beaucoup de solutions ! »

    Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi sont toujours indisponibles. « Ils reviendront, au mieux, après la trêve internationale », espère l’entraîneur marseillais. Malgré tout, il veut voir son OM capable de tirer son épingle du jeu à Rennes : « Nous avons les qualités pour inquiéter cette équipe sur un match. »

    Il faudra toutefois un OM appliqué et efficace pour briser la muraille bretonne. Le PSG a failli craquer (2-2), en ouverture de la saison. Les hommes de Franck Haise ont enchaîné deux succès, face au Mans et à Angers. Ils sont dans une dynamique positive, avant, eux aussi, de débuter leur campagne européenne à Graz.

    Ces derniers jours, Bruno Genesio a beaucoup travaillé. « Il me faut trouver l’équilibre entre ce qui fonctionne bien et ce qui est à corriger », confesse-t-il. Avec un onze de départ qui devrait être inchangé, il espère récolter les fruits de son labeur. Sans révolution tactique, « juste des corrections ».

    REPÈRES

    Un voyage sous contrôle

    Les supporters de l’OM seront à Rennes. Mais la préfecture interdit le port des couleurs marseillaises dans le centre-ville. Ils se rendront en convoi, et sous escorte, au Roazhon Park.

    4e journée

    Rennes – OM 20h45

    Samedi

    Strasbourg – Monaco 17h15

    Le Havre – Angers 20h45

    Paris FC – Lyon 20h45Auxerre – Nice 20h45

    Lorient – Toulouse 20h45

    Dimanche

    Lille – Troyes 15h00

    Le Mans – Lens 17h15

    Brest – PSG 20h45

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif1.

    Monaco 9 3 3 0 0 5 1 4

    2. Paris FC 7 3 2 1 0 6 2 4

    3. Lyon 7 3 2 1 0 6 2 4

    4. Lille 7 3 2 1 0 5 2 3

    5. Rennes 7 3 2 1 0 7 5 2

    6. Strasbourg 6 3 2 0 1 8 7 1

    7. Brest 5 3 1 2 0 6 5 1

    8. Lorient 4 3 1 1 1 2 2 0

    9. Troyes 4 3 1 1 1 4 7 -3

    10. OM 3 3 1 0 2 6 5 1

    11. Lens 3 3 1 0 2 6 5 1

    12. Angers 3 3 1 0 2 4 5 -1

    13. PSG 2 3 0 2 1 5 6 -1

    14. Le Mans 2 3 0 2 1 5 6 -1

    15. Nice 2 3 0 2 1 1 4 -3

    16. Le Havre 1 3 0 1 2 2 4 -2

    17. Toulouse 1 3 0 1 2 2 5 -3

    18. Auxerre 0 3 0 0 3 4 11 -7

    Les bons souvenirs de Bruno Genesio

    Si, côté rennais, trois anciens olympiens figurent dans le groupe de Franck Haise, côté marseillais, Bruno Genesio connaît bien le contexte. « J’ai vécu là-bas une de mes périodes les plus abouties en tant qu’entraîneur », se souvient-il.

    Arrivé en cours de saison, en mars 2021, après la démission de Julien Stephan, et après une parenthèse chinoise, il débute sur une défaite contre l’OM au Vélodrome (1-0). Il parviendra tout de même à qualifier les Hermines en Conférence européenne.

    « J’étais dans un contexte favorable, avec des joueurs qui correspondaient à ce que je voulais mettre en place dans le jeu. Les résultats ont suivi, ce qui m’a permis d’avoir de la confiance. » La saison suivante, il réussira un bon parcours européen et enverra Rennes en Ligue Europa, grâce entre autres à une victoire aux dépens de l’OM (2 -0), en fin de championnat. Saison qui le verra battre les records rennais (66 points, 82 buts marqués et meilleure différence de buts à +42).

    M.Ga.

  • Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Au soir de la victoire contre Strasbourg, Bruno Genesio a eu raison de garder la tête froide. Certes, l’OM avait réussi une belle entrée en matière, avec un succès 4 à 0. Depuis, les Alsaciens ont enchaîné deux succès, notamment face à Lens, alors que les Marseillais ont été surclassés à Monaco. Avant d’être douchés par le Paris FC au Vélodrome.

    Au-delà de ces deux résultats négatifs, c’est le comportement collectif des Olympiens qui interpelle. À quelques exceptions près, les joueurs de Bruno Genesio ont montré une forme de résignation. Surtout, avec un Igor Paixão ou un Nayef Aguerd encore fragiles, c’est la pénurie de solutions qui pose question.

    La défense marseillaise a notamment concédé cinq buts en deux rencontres. De quoi semer le doute dans l’esprit de son entraîneur. « On ne peut pas espérer grand-chose quand on défend comme on a défendu. Il va falloir qu’on prenne conscience de ça », a-t-il admis dimanche, en commentant la prestation de son équipe.

    Adepte d’une défense à quatre, il va sans doute devoir réorganiser son dispositif. Car son arrière-garde demeure, encore et toujours, le maillon faible de son équipe. Dans le passé, Bruno Genesio a montré qu’il pouvait s’adapter. Passer à une défense à trois axiaux. Même si à Lille, la solution n’a pas toujours été efficace. Alors que se profile une première séquence de trois matches en dix jours, avec l’ouverture de la Ligue Europa à Istanbul dans une semaine, le technicien va-t-il remodeler son schéma tactique, afin de colmater les brèches qui plombent son équipe ?

    Deux jours de réflexion

    Pour pouvoir mettre en place un nouveau plan de jeu, Bruno Genesio aurait besoin de temps. Les deux mois de mise en route ne lui ont pas permis de travailler dans la sérénité, du fait des complications extra-sportives qui l’ont vu perdre la majorité de ses meilleurs éléments, sans voir arriver de renfort.

    S’il y a eu des succès dans les matches de préparation, chacun a montré que l’OM, en version austérité, avait du mal à rester efficace sur la durée totale d’un match. Cela s’est vu contre l’Atlético de Madrid. Cela a été plus flagrant dimanche, face à un Paris FC qui a su porter le fer dans les points faibles de la cuirasse phocéenne. Et ce dès le coup d’envoi.

    Bruno Genesio, qui a assumé ses choix, a encore deux jours pleins pour réfléchir à un éventuel changement. Il aura l’occasion de le tester à Rennes, dans un contexte particulier. Pour lui, qui est un ancien de la maison Rouge et Noir. Pour l’OM, car la dernière visite au Roazhon Park, en ouverture de la saison dernière, avait laissé des traces indélébiles dans les têtes marseillaises.

    Le voyage en Bretagne doit servir de planche d’appel. Il s’annonce déjà déterminant pour la suite de la saison. Car, si la crise n’est pas encore là, les ingrédients pour qu’elle se déclenche sont d’ores et déjà réunis. Bruno Genesio se doit de montrer sa capacité à gérer la pénurie. Une première pour lui.

    L’OM recherche l’auteur présumé d’une agression sexuelle

    C’est d’abord sur TikTok que la jeune femme a réagi. Dimanche dernier, lors d’OM-Paris FC, cette habituée du Virage Nord affirme avoir retrouvé des traces de sperme dans le dos de son tee-shirt et sur le haut de son pantalon. Après avoir reçu de nombreux témoignages de soutien, la jeune femme a été contactée par l’OM, comme l’indique un communiqué officiel du club, indiquant avoir « été informé des faits particulièrement graves rapportés » et apporter « tout son soutien à la supportrice concernée ».

    L’OM affirme qu’il « mettra à disposition tous les éléments en sa possession, collaborera pleinement avec les autorités compétentes et prendra toutes les mesures qui s’imposeront au regard des faits qui pourront être établis ». .

  • Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    C’est la belle éclaircie du moment à l’OM. À seulement 20 ans, Keyliane Abdallah s’illustre depuis le début de la saison avec le groupe professionnel de l’Olympique de Marseille. À chacune de ses entrées, le jeune ailier apporte percussion, insouciance et énergie à l’animation offensive. Un potentiel repéré par son agent Cyril Astier lorsqu’il évoluait encore avec les U17 de l’OM.

    « Ce qui m’a directement plu chez lui, c’est qu’il est capable de jouer aux trois postes offensifs. C’est un joueur “frisson“. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose », raconte-t-il. Le Marseillais a rapidement rencontré la famille du jeune joueur, notamment son oncle Toifilou Maoulida, ancien attaquant de l’OM, qui lui apporte son expérience du monde professionnel.

    Le sacre en Gambardella, en 2024, a confirmé la polyvalence d’Abdallah. Principalement utilisé sur un côté, il dispute notamment la finale au poste d’avant-centre. « C’est un garçon qui s’adapte facilement et qui ne rechigne pas. Si demain Genesio lui demande de jouer latéral, il le fera », assure Astier.

    Reste alors à franchir le cap entre les promesses chez les jeunes et les exigences du haut niveau. Le club a fini par accélérer : trois mois après le sacre en Gambardella, Abdallah a signé son premier contrat marseillais. Titou Hasni, directeur du centre de formation, a joué un rôle important dans cette évolution. « Il a toujours fait partie des gens qui l’ont poussé auprès du club pour que les choses avancent pour lui », souligne Cyril Astier.

    L’OM, le rêve de sa vie

    Mais après une saison et demie passée avec la Pro 2 en National 3, Abdallah avait besoin d’un nouvel environnement pour poursuivre sa progression. « Par expérience, j’ai vu beaucoup de jeunes, aussi talentueux les uns que les autres, qui n’ont pas eu le déclic dans cette période de transition. Il n’y a pas un problème de formation à l’OM, il y a un axe de progression sur la post-formation. Le club est d’ailleurs en train d’y remédier », souligne-t-il.

    Malgré des offres de clubs de Ligue 3 française et de Ligue 2 scandinave, son agent lui a conseillé alors le Gimnàstic de Tarragone, en troisième division espagnole. Un choix guidé par l’adéquation entre son profil et le jeu espagnol, mais aussi par la garantie d’un temps de jeu. « C’est toujours mieux que d’être sparring-partner aux entraînements et qu’il ne se passe rien jusqu’à la fin de ton contrat », estime Astier. L’expérience lui a permis aussi de franchir un cap humain. Loin de Marseille, confronté à une nouvelle langue et à un nouvel environnement, Abdallah a appris à se débrouiller seul. « Il est devenu plus mature et responsable. Ce prêt est la meilleure chose qui lui soit arrivée », assure son agent. De retour à Marseille, le jeune homme originaire de Mayotte a rapidement su qu’il allait débuter la saison avec les professionnels.

    Le contexte économique et sportif de l’OM, ainsi que l’arrivée de Bruno Genesio, réputé pour faire confiance aux jeunes, ont favorisé l’émergence des pensionnaires du centre, notamment lors des matches amicaux. Ses prestations ont alors attiré des clubs de Ligue 2 française, néerlandaise et espagnole, « pratiquement tous les clubs de Ligue 3 espagnole », dont Tarragone, mais aussi des formations de première division slovaque, croate et ukrainienne, dans les dernières semaines du mercato. Certaines disposent même de projets « avec lesquels certains clubs de Ligue 1 ne peuvent pas rivaliser ». Mais « jouer à l’OM, c’est le rêve de sa vie ».

    Keyliane Abdallah a déjà disputé 70 minutes depuis le début du championnat, ce qui en fait le 5e joueur offensif le plus utilisé par Bruno Genesio. Il est même devenu l’option n°1 sur l’aile droite en remplacement d’Amine Harit. « Il y a eu une opportunité qui n’a jamais existé à l’OM, c’est de faire jouer les jeunes. Je ne sais pas si une saison comme celle-ci, avec un tel contexte, arrivera de nouveau », réalise Cyril Astier.

  • Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    C’est la belle éclaircie du moment à l’OM. À seulement 20 ans, Keyliane Abdallah s’illustre depuis le début de la saison avec le groupe professionnel de l’Olympique de Marseille. À chacune de ses entrées, le jeune ailier apporte percussion, insouciance et énergie à l’animation offensive. Un potentiel repéré par son agent Cyril Astier lorsqu’il évoluait encore avec les U17 de l’OM.

    « Ce qui m’a directement plu chez lui, c’est qu’il est capable de jouer aux trois postes offensifs. C’est un joueur “frisson“. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose », raconte-t-il. Le Marseillais a rapidement rencontré la famille du jeune joueur, notamment son oncle Toifilou Maoulida, ancien attaquant de l’OM, qui lui apporte son expérience du monde professionnel.

    Le sacre en Gambardella, en 2024, a confirmé la polyvalence d’Abdallah. Principalement utilisé sur un côté, il dispute notamment la finale au poste d’avant-centre. « C’est un garçon qui s’adapte facilement et qui ne rechigne pas. Si demain Genesio lui demande de jouer latéral, il le fera », assure Astier.

    Reste alors à franchir le cap entre les promesses chez les jeunes et les exigences du haut niveau. Le club a fini par accélérer : trois mois après le sacre en Gambardella, Abdallah a signé son premier contrat marseillais. Titou Hasni, directeur du centre de formation, a joué un rôle important dans cette évolution. « Il a toujours fait partie des gens qui l’ont poussé auprès du club pour que les choses avancent pour lui », souligne Cyril Astier.

    L’OM, le rêve de sa vie

    Mais après une saison et demie passée avec la Pro 2 en National 3, Abdallah avait besoin d’un nouvel environnement pour poursuivre sa progression. « Par expérience, j’ai vu beaucoup de jeunes, aussi talentueux les uns que les autres, qui n’ont pas eu le déclic dans cette période de transition. Il n’y a pas un problème de formation à l’OM, il y a un axe de progression sur la post-formation. Le club est d’ailleurs en train d’y remédier », souligne-t-il.

    Malgré des offres de clubs de Ligue 3 française et de Ligue 2 scandinave, son agent lui a conseillé alors le Gimnàstic de Tarragone, en troisième division espagnole. Un choix guidé par l’adéquation entre son profil et le jeu espagnol, mais aussi par la garantie d’un temps de jeu. « C’est toujours mieux que d’être sparring-partner aux entraînements et qu’il ne se passe rien jusqu’à la fin de ton contrat », estime Astier. L’expérience lui a permis aussi de franchir un cap humain. Loin de Marseille, confronté à une nouvelle langue et à un nouvel environnement, Abdallah a appris à se débrouiller seul. « Il est devenu plus mature et responsable. Ce prêt est la meilleure chose qui lui soit arrivée », assure son agent. De retour à Marseille, le jeune homme originaire de Mayotte a rapidement su qu’il allait débuter la saison avec les professionnels.

    Le contexte économique et sportif de l’OM, ainsi que l’arrivée de Bruno Genesio, réputé pour faire confiance aux jeunes, ont favorisé l’émergence des pensionnaires du centre, notamment lors des matches amicaux. Ses prestations ont alors attiré des clubs de Ligue 2 française, néerlandaise et espagnole, « pratiquement tous les clubs de Ligue 3 espagnole », dont Tarragone, mais aussi des formations de première division slovaque, croate et ukrainienne, dans les dernières semaines du mercato. Certaines disposent même de projets « avec lesquels certains clubs de Ligue 1 ne peuvent pas rivaliser ». Mais « jouer à l’OM, c’est le rêve de sa vie ».

    Keyliane Abdallah a déjà disputé 70 minutes depuis le début du championnat, ce qui en fait le 5e joueur offensif le plus utilisé par Bruno Genesio. Il est même devenu l’option n°1 sur l’aile droite en remplacement d’Amine Harit. « Il y a eu une opportunité qui n’a jamais existé à l’OM, c’est de faire jouer les jeunes. Je ne sais pas si une saison comme celle-ci, avec un tel contexte, arrivera de nouveau », réalise Cyril Astier.

  • Amine Gouiri, détonateur offensif des Marseillais

    Amine Gouiri, détonateur offensif des Marseillais

    Mine déconfite, voix basse, Amine Gouiri s’est présenté devant la presse moins de 30 minutes après le coup de sifflet final de Clément Turpin, dimanche soir. Ses deux buts auraient pu être une raison de sourire, mais inscrire un doublé n’a pas été suffisant pour vaincre le Paris FC (2-3). Pendant une poignée de minutes, l’attaquant international algérien a parlé au nom de son équipe, refusant de placer son rendement individuel au-dessus. « Je pense qu’on s’est battus, mais il nous a manqué beaucoup de choses pour remporter ce match. Certains n’avaient pas joué depuis longtemps et tout le monde n’est pas au même point physiquement, mais on va continuer à travailler. Je pense qu’il y a de belles choses avec le ballon et sans le ballon. »

    En effet, les mouvements avec ballon ont pu être satisfaisants par moments. Certes, pas suffisant face à un milieu parisien dense, très actif et de toute évidence plus créatif que le trio Højbjerg-Gomes-Abdelli. Amine Gouiri est un buteur appréciant décrocher pour toucher plus de ballons et libérer potentiellement des espaces. Là aussi une amélioration devra arriver, car le joueur formé à Lyon redescend parfois et personne ne prend sa position. « C’est à nous d’être intelligents sur le terrain. Si je décroche, forcément, quelqu’un doit prendre ma place. C’est quelque chose que l’on travaille aussi à l’entraînement. Quel que soit le joueur qui se retrouve dans une position, on doit réussir à occuper tous les espaces. »

    Bruno Genesio ne voyait pas forcément les choses de la même manière, avec des courses dangereuses mettant à mal l’équilibre du PFC. « Je trouve au contraire que dans notre animation offensive, on a posé des problèmes à cette équipe grâce à des permutations, grâce à des dédoublements. Le rôle d’Amine est important parce qu’il participe beaucoup à notre jeu, ce qui ne l’empêche pas d’être à la conclusion de nos actions », justifiait Genesio.

    Des liens renforcés

    avec Amine Harit

    En avant-match, le coach olympien évoquait déjà les axes de progression de son attaquant et ce qu’il a déjà pu réaliser pour s’améliorer. Un développement en cours, qui se travaille chaque jour à l’entraînement. « C’est un buteur, capable de marquer et de faire marquer. Je trouve qu’il a déjà progressé dans la continuité de ses matchs ou de ses séries de matchs. L’objectif que je lui ai fixé est justement d’être plus constant sur l’ensemble d’une saison. »

    L’un des rares motifs d’espérance dans cet OM trop juste à tous les niveaux vient également de la connexion entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Encore dimanche, ils se sont trouvés avec fluidité, les actions de l’un étant bénéfiques pour l’autre. Leur jeu en première intention a permis de déstabiliser l’arrière-garde parisienne, là aussi un lien bossé longuement à l’entraînement. « On parle beaucoup de football et c’est aussi le coach qui nous demande de créer ce genre de connexions dans les 30 derniers mètres, dans ces espaces, de faire des une-deux, de mettre le feu. » Un feu dont les Phocéens auront bien besoin afin de terminer au mieux ce premier bloc de compétition.

    Jusqu’à la trêve, un calendrier sans pitié

    Déjà mal en point en Ligue 1 avec une victoire pour deux défaites, l’OM a droit à un calendrier costaud jusqu’à la première trêve internationale.

    Vendredi, ils seront à Rennes, là où tout avait mal débuté, il y a un an.

    Ensuite, ils entreront dans le bain européen, avec un bouillant déplacement à Besiktas (jeudi 17, à 21h), tombeur de Fenerbahçe, ce week-end, en championnat (2-1).

    Pour terminer, le Classique revient au Vélodrome. Également un an après leur victoire 1-0, les Olympiens accueilleront le PSG, le dimanche 20. Alors que Paris a encore plus mal débuté la saison que les Marseillais.

    P.G.

  • OM : Jul, le retour

    OM : Jul, le retour

    Le D et le P enlacés du label de Jul ont changé de place. Il se retrouve désormais dans le dos des maillots, juste au-dessus du nom des joueurs. C’est là une nouvelle manière d’affirmer que Jul, et son label, D’or et de platine, sont toujours derrière l’Olympique de Marseille, au sens propre comme au figuré.

  • La défense olympienne encore à la faute

    La défense olympienne encore à la faute

    Si le match contre Strasbourg avait rassuré, celui contre le Paris FC a fait revenir les doutes sur la capacité de l’OM à tenir son rang cette saison.

    À Monaco, déjà, le groupe avait affiché ses faiblesses. Pour le retour au Vélodrome, l’occasion était belle de balayer toutes les idées noires. Malheureusement, comme en Principauté, la défense marseillaise a de nouveau été le maillon faible. En offrant les deux premiers buts aux visiteurs, dans une entame de match qui a rappelé un certain France – Angleterre, au stade San Mamès de Bilbao, lors de la Coupe du Monde 1982.

    Comme les Bleus de Michel Hidalgo, les hoplites de Bruno Genesio avaient donné le sentiment de pouvoir revenir et même renverser trois fois un adversaire qui a connu quelques faiblesses. Mais qui a su les surmonter. Contrairement aux Marseillais, qui dans les derniers instants ont donné une troisième fois le bâton pour se faire battre. Avec un penalty qui scellait leur destin. Et laissait les doutes faire leur nid dans les têtes.

    Avec au final une première défaite concédée au Vélodrome qui risque de faire mal.

  • L’OM baisse pavillon

    L’OM baisse pavillon

    Ce duel entre l’OM et le PFC, en clôture de la troisième journée de Ligue 1, a d’abord été une histoire de duels.

    Duel à distance entre les deux gardiens. Avec côté marseillais, un Jeffrey de Lange trahi par ses défenseurs. Pour se retrouver deux fois dans l’impossibilité d’empêcher un but parisien. Alors que dans l’autre cage, Kevin Trapp se rappelait aux (mauvais) souvenirs du Vélodrome, donnant le sentiment que rien ne pouvait briser la muraille qu’il avait construite. Cela malgré une première égalisation opportuniste d’Amine Gouiri.

    Duel de buteurs surtout, avec d’un côté l’international Algérien de l’OM qui, à deux reprises, répondait à la vista de Lassine Sinayoko, dont la réussite avait planté la graine du doute dans les têtes marseillaises.

    Après que l’homme fort de l’attaque parisienne ait donné pour la deuxième fois l’avantage au PFC, on a senti un OM proche de l’abdication. Et même de concéder un troisième but qui aurait sans doute enterré les espoirs de retour. La pause aura été la bienvenue pour permettre à Bruno Genesio de remettre son équipe en ordre de bataille.

    Galvanisés par un Vélodrome qui, sans être à guichets fermés, n’avait pas perdu espoir, les Phocéens, après quelques hésitations, retrouvaient leurs esprits. Et Amine Gouiri le chemin du but, pour son second doublé, après l’initial face à Strasbourg.

    L’OM semblait être sur le bon chemin. Malheureusement, les mauvais génies sont revenus hanter la défense au plus mauvais moment. En obtenant un pénalty, après intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage, le Paris FC se voyait offrir la victoire sur un plateau. Et Lassine Sinayoko l’occasion de réussir un triplé.

    Autre Parisien qui aura marqué la soirée, Kevin Trapp a confirmé qu’il était bien la bête noire des Phocéens. Après quatre victoires avec le PSG, quatre autres sous le maillot de Francfort et un nul la saison dernière à Paris, le gardien Allemand s’est offert un dixième match sans défaite, dont neuf victoires. Prolongeant son invincibilité. Et provoquant un nouveau malaise dans le camp olympien.