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  • L’OM toujours dans le dur avant la reprise à Troyes

    L’OM toujours dans le dur avant la reprise à Troyes

    Huit matches attendent les Olympiens jusqu’à la prochaine trêve.

    Du 11 octobre au 8 novembre, ils auront à négocier six rencontres en Ligue 1 et deux en Ligue Europa. Avec pour mise en bouche un déplacement à Troyes. Un duel entre deux équipes engluées dans le bas du classement, mais qui s’annonce d’ores et déjà comme déterminant pour l’orientation de la suite de la saison marseillaise.

    Au soir de la défaite au Vélodrome face au PSG, qui n’était pas encourageante, « car une défaite n’est jamais encourageante », rappelait-il, Bruno Genesio montrait un certain soulagement avec l’arrivée de la pause.

    Il comptait mettre à profit cette longue trêve pour revoir certains fondamentaux. Tester certains jeunes. Et surtout rassurer ses ouailles après une entame catastrophique, qui a vu l’OM passer la parenthèse internationale en position de relégable.

    Gêne et défaite amicale

    Afin de mettre en pratique le travail à la Commanderie, un match amical face à Montpellier a été organisé. Match auquel ont pris part essentiellement des jeunes joueurs, les cadres étant soit avec leur sélection nationale, soit ménagés. À l’exception de Tochukwu Nnadi, qui devait voir où il en était après sa blessure.

    Si l’OM comptait se rassurer face au club de Ligue 2, c’est raté. Car Montpellier s’est imposé (1-0) dans cette confrontation, jouée à huis clos à Martigues. Sportivement, les Olympiens n’ont donc pas été capables de sortir de la morosité. À cela sont venues s’ajouter les mauvaises nouvelles venues des diverses rencontres internationales. Amine Gouiri et Himad Abdelli se sont blessés avec l’Algérie. Même souci avec le Canada pour Derek Cornelius. Les ennuis volant en escadrille cette saison, Pierre-Emile Højbjerg a lui aussi rejoint l’infirmerie marseillaise après sa séquence avec le Danemark.

    Sont venues s’additionner également les blessures durant les entraînements. Celles d’Amine Harit puis de CJ Egan-Riley, l’Anglais étant le dernier en date à intégrer l’infirmerie de la Commanderie. Il se plaint d’une gêne à la cheville, qui l’avait empêché de participer au match amical au stade Francis-Turcan.

    S’il n’est pas encore forfait pour le déplacement à Troyes, cette incertitude n’arrange pas Bruno Genesio. Pour composer sa défense, qui sera aussi privée de Timothy Weah (suspendu), devra tester également Nayef Aguerd après sa participation aux matches avec le Maroc. Et dont l’état physique reste préoccupant.

    Les derniers entraînements seront primordiaux. Bruno Genesio va devoir trancher concernant les titularisations à des postes clefs. Il faut donc s’attendre à voir de nouveaux visages dans le onze de départ, dimanche (20h45), au coup d’envoi du match sur la pelouse du stade de l’Aube. Les Marseillais seront attendus et devront faire en sorte de sortir du marasme.

    Troyes aussi compte ses blessés

    Sans être comparable à ce que vit Bruno Genesio, Stéphane Dumont doit lui aussi faire face à des absences plus que probables dimanche.

    L’entraîneur Troyens devait déjà se passer des services d’Ismaël Boura et Yvann Titi. Les deux défenseurs se sont blessés, le premier à la hanche, le second à la cuisse, durant le mois d’août. Les dates de leur retour ne sont pas encore déterminées.

    À cela est venue s’ajouter une autre blessure, celle d’Anis Ouzenadji. Il a été victime d’un tacle appuyé avec la sélection des U23 algériens et a été touché à la cheville et au genou. C’est également un défenseur qui risque de faire défaut pour la réception de l’OM.

  • Casse-tête à venir pour Bruno Genesio et son staff

    Casse-tête à venir pour Bruno Genesio et son staff

    Les maux de tête vont se poursuivre pour Bruno Genesio et son staff. Les séances de réflexion s’annoncent intenses, ne serait-ce que pour aligner onze joueurs compétitifs et tenter de mettre un terme à la série de défaites. Les instances du football mondial ont instauré une trêve de trois semaines afin de limiter le nombre de fenêtres internationales durant l’automne. De nombreux joueurs ont ainsi passé les deux dernières semaines avec leur sélection, y compris pour les Marseillais. Ces derniers sont tombés comme des mouches, de l’Afrique à l’Amérique du Nord en passant par la Scandinavie.

    Le dernier en date : Pierre-Emile Højbjerg. Le Danois est sorti blessé après seulement 10 minutes de jeu, dimanche soir, à Cardiff, lors de la rencontre entre le Pays de Galles et le Danemark. Visiblement, le milieu de terrain était touché musculairement à la cuisse. Le corps n’a pas tenu pour celui qui a joué toutes les minutes de tous les matches depuis le début de la saison. Avec sa sélection, il avait également joué l’intégralité des trois premiers matches face à la Norvège, au Portugal et au pays de Galles. Au moment de retrouver les Gallois, l’ancien joueur de Tottenham a mimé un geste de rotation avec ses doigts pour signifier qu’il lui était impossible de poursuivre.

    Une énième tuile pour l’Olympique de Marseille. Pierre-Emile Højbjerg était indéboulonnable au cœur du jeu marseillais, homme de confiance de Bruno Genesio de par sa connaissance du club et son expérience. Il sera difficilement remplaçable puisque les solutions sont limitées. D’autant plus que Himad Abdelli a lui aussi connu la blessure avec l’Algérie. L’ex-Angevin est apparu en béquilles, attelle sur la cheville gauche, la semaine dernière. Amine Gouiri a également écourté son stage avec les Fennecs, suite à une gêne à la cuisse. Son indisponibilité pourrait être la plus courte parmi les récents blessés.

    À l’inverse, Derek Cornelius semble parti pour une absence beaucoup plus conséquente. Le Canadien a subi un gros choc à l’entraînement avec sa sélection. Transporté à l’hôpital, il souffrirait d’une grave blessure à la hanche et pourrait revenir seulement en 2027. Le défenseur central est rentré dans les Bouches-du-Rhône pour effectuer d’autres examens.

    Des alternatives

    loin d’être évidentes

    Quelles solutions face à ces contrariétés ? Le milieu de terrain est de toute évidence décimé, Tochukwu Nnadi est une option, tout comme Angel Gomes, qui peut occuper plusieurs postes, même s’il a été utilisé plus haut depuis le début de la saison. Le coach marseillais pourrait donc se tourner vers la jeunesse. L’alternative Nouhoum Kamissoko, 21 ans, semble la plus logique. Le milieu défensif a été sur quatre feuilles de match avec les pros, sans entrer une seule fois en jeu. Yanis Sellami vient de prolonger son contrat jusqu’en 2029 et, à 19 ans, peut être un candidat, bien que son niveau de jeu réel soit probablement loin de celui de la Ligue 1 actuellement.

    Le déplacement à Troyes, dimanche (20h45), s’annonce incertain, malgré l’obligation de résultat pesant sur les épaules marseillaises.

    Timothy Weah, capitaine à remplacer à Troyes

    En plus des interrogations liées au milieu de terrain, le côté droit de la défense marseillaise sera à combler lors du voyage à Troyes, ce dimanche, à 20h45. En effet, Timothy Weah a été expulsé après deux cartons jaunes reçus lors du revers face au Paris Saint-Germain (1-2). Suspendu une seule rencontre, l’Américain doit tout de même être remplacé.

    Là aussi, les options manquent. Kelyann Bezahaf a disputé quelques minutes contre le PSG, mais prend le plus souvent place sur le banc depuis le mois d’août. Bruno Genesio pourrait réaliser un changement de bord pour Ulisses Garcia. Le Suisse semble avoir été testé à droite, lui qui occupe le couloir gauche habituellement.

    P.G.

  • Bezahaf, latéral pas maladroit

    Bezahaf, latéral pas maladroit

    À seulement 20 ans, Kelyann Bezahaf peut se targuer d’être le plus ancien pensionnaire de l’Olympique de Marseille. Le Martégal compte onze saisons derrière lui au sein de la maison olympienne. « C’est son club de cœur », lance son père Khelifa, immensément fier du parcours du fiston.

    Champion de France U17, vainqueur de la Coupe Gambardella au cœur d’une génération dorée –en compagnie de Keyliane Abdallah, Gaël Lafont, Darryl Bakola et Enzo Sternal entre autres–, puis membre de l’équipe qui a réussi à être qualifié pour les 16es de finale de la Youth League (Ligue des Champions U19), le jeune défenseur a vu ses efforts récompensés en juillet en signant son premier contrat professionnel à l’OM. Dans la foulée, Kelyann Bezahaf a débuté les deux premiers matches amicaux de la préparation face à Nice et Nîmes, délivrant deux passes décisives, avant d’entrer en jeu contre l’Atlético Madrid et l’Athletic Bilbao au stade Vélodrome.

    Selon un membre de son entourage, ces bonnes prestations lui ont permis de « se faire connaître du staff » et de « marquer les esprits ». « Ils lui font énormément confiance. Ils apprécient énormément le profil et veulent vraiment le former pour qu’il soit prêt au plus vite possible », complète Khelifa. Il souligne que son fils est « très content d’évoluer au quotidien avec le groupe professionnel ».

    De buteur à défenseur

    « Travailleur, respectueux et discipliné », selon l’un de ses anciens entraîneurs, le jeune martégal s’est notamment illustré aux entraînements de pré-saison en signant les meilleurs résultats des tests VMA avec Neal Maupay.

    Jérémie Brechet et Dimitri Farbos, adjoints de Bruno Génésio, lui ont ainsi demandé de « se tenir prêt à jouer » en cas d’absence de recrues lors du mercato. « Kelyann avait quelques possibilités pendant l’intersaison, notamment en Ligue 2, mais il ne regrette pas d’avoir continué l’aventure à Marseille », assure un proche.

    Après être resté sur le banc lors de la première journée contre Strasbourg, puis du déplacement européen à Besiktas, l’international algérien a finalement disputé ses premières minutes en Ligue 1 lors du Classique face au Paris Saint-Germain. Un grand moment pour son père. « Ça m’a fait bizarre, parce que j’ai réalisé à quel point il a grandi. C’est un petit qui est discret, mais c’est un super travailleur, tout en restant humble », insiste Khelifa, son premier éducateur au club de Châteauneuf-les-Martigues, où Kelyann évoluait au poste d’attaquant de pointe et enchaînait les buts. « Des clubs professionnels sont rapidement venus taper à la porte », raconte-t-il.

    L’OM lui propose alors de s’entraîner chaque mercredi pendant un an avec sa catégorie d’âge, avant de l’intégrer définitivement. Lors de son entrée en U11, Andoni Zubizarreta, alors directeur sportif de l’OM, le repositionne en défense.

    « Avec les datas, le staff a estimé que Kelyann pouvait énormément apporter dans un couloir. Il est donc redescendu d’un cran. Puis, un jour, Zubizarreta l’a essayé latéral droit à l’entraînement. Il disait avoir déjà connu des profils similaires en Espagne. Très peu d’entraîneurs étaient convaincus, mais ça a été une révélation », lance Khelifa, conscient que son fils a été formé sur six postes différents durant sa formation.

    Convoqué avec les U23 de l’Algérie pour un stage en Afrique du Sud en vue des qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations, le capitaine des Fennecs ne sera pas aligné pour le match amical contre Montpellier ce samedi (à 17h) au stade Turcan à Martigues.

    En revanche, la suspension de Timothy Weah pour le déplacement à Troyes, dimanche prochain, pourrait lui ouvrir les portes d’une première titularisation avec l’OM. « On a l’impression sur le papier que c’est sa chance », espère son père.

    Ce dernier souligne la transformation physique de son fils depuis juillet, avec notamment une prise de masse importante grâce au travail en salle. « Mais c’est pas nous qui décidons. Il faut accepter les choix. On a toujours été patient et on le restera si besoin », conclut Khelifa.

  • Avec Amandine Béché,un couloir droit au top

    Avec Amandine Béché,un couloir droit au top

    Chez les Marseillaises, le trombinoscope a son importance. Durant l’été, les supporters du club ont pu découvrir une vingtaine de nouveaux visages, staff compris. Un bouleversement de l’effectif en long, en large et en travers pour permettre à l’équipe d’assumer ses ambitions. Parmi les nouvelles têtes apparues lors de l’intersaison : Amandine Béché.

    Jeune latérale droite, la Bretonne franchit également un cap avec cette venue dans les Bouches-du-Rhône. L’acclimatation a été rapide, puisqu’avec un tel chamboulement, tout le monde devait s’habituer au plus vite. « J’ai été super bien accueillie par le staff, les joueuses. On a eu beaucoup de recrues, le staff a changé, donc ça a permis à toutes de s’intégrer en même temps. Et puis c’est un staff qui se connaissait déjà, donc ils avaient déjà leurs automatismes entre eux et franchement, ça s’est super bien passé », raconte la principale intéressée.

    La joueuse n’a beau avoir que 24 ans, elle a déjà connu cinq clubs professionnels avant de rejoindre Marseille. Formée à Guingamp, elle s’est aussi développée à Nantes, Fleury, Montauban et Strasbourg, jusqu’en juin dernier. À l’OM, la défenseure née à Rennes souhaite s’installer sur la durée : « Avant, c’est vrai que j’étais vraiment jeune et je pouvais me permettre de beaucoup bouger. Là, c’est sûr que le club a des ambitions sur le moyen et long termes, donc j’ai l’envie de prendre part à ce projet-là. »

    « Une athlète, au sens propre du terme »

    Une autre donnée majeure est entrée en considération au moment des négociations : le coach. Nicolas Chabot a été « élu meilleur coach du championnat la saison dernière », comme le souligne Amandine Béché, un élément qui a fait pencher la balance du côté des Marseillaises.

    Le nouvel entraîneur phocéen fait d’Amandine Béché l’une de ses joueuses les plus utilisées. Du haut de son mètre 64, elle a débuté les trois rencontres de championnat disputées par son équipe cette saison. Elle est piston droit dans le 3-5-1-1 de Chabot, un dispositif peu utilisé dans le monde professionnel. « Déjà la saison dernière, je jouais à ce poste-là, que je connais bien. Je me sens mieux utilisée parce que j’ai tout mon couloir et je peux être aussi bien offensive que défensive. »

    Son coach abonde : « C’est une joueuse qui a des qualités très importantes sur l’aspect défensif, qui a d’énormes qualités en termes de volume de jeu, d’intensité. C’est une athlète au sens propre du terme. On essaie de la développer d’un point de vue tactique, sur les idées, sur la variété avec ballon, sur la capacité à être un peu plus tranchante dans les 30 derniers mètres. On est contents de son rendement, mais on sait que c’est une joueuse qui est capable d’aller chercher encore plus. »

    Après un début de saison canon, la Bretonne pourrait devenir l’une des incontournables de l’effectif marseillais lors des huit prochains mois.

  • Entre Marseille et le Sénégal, le ballon rond comme trait d’union

    Entre Marseille et le Sénégal, le ballon rond comme trait d’union

    Au bout de la rue Pastoret, près du cours Julien, dans le 6e arrondissement de Marseille, le restaurant Ziguinchor affiche fièrement les couleurs vertes, jaunes et rouges du Sénégal. À chaque match des Lions de la Teranga, l’établissement, spécialisé dans les plats traditionnels comme le thiéboudienne, le yassa et le mafé, devient un lieu de fête.

    « On vibre pour notre pays », clame Richard, son propriétaire, impatient de voir la sélection sénégalaise fouler la pelouse du Vélodrome. « On aime le Sénégal et on aime l’OM, on va vivre un grand moment », ajoute-t-il, soulignant les liens historiques entre Marseille et la diaspora sénégalaise, particulièrement présente dans les quartiers de Noailles et Belsunce. « À l’époque, les Sénégalais venaient en Europe et passaient par Marseille parce qu’on venait en bateau. La plupart restaient à Marseille avant de monter à Paris », explique El-Hadji Diouf, l’un des plus célèbres footballeurs sénégalais. Double Ballon d’Or africain en 2001 et 2002, il avait conduit le Sénégal jusqu’en quarts de finale de la Coupe du monde 2002.

    L’OM dans la peau

    Désormais ambassadeur de la sélection auprès du président Bassirou Diomaye Faye, il accompagnera les Lions, dirigés depuis un mois par Patrick Vieira, pour leur match amical contre les Comores, dimanche à 15h, au stade Vélodrome. « C’est un stade à part, avec des supporters toujours derrière leur équipe », témoigne Pape Fall, ancien international sénégalais passé par l’Olympique de Marseille lors de la saison 1987-1988, par le biais de Michel Hidalgo et Bernard Tapie. « L’ambiance y est bouillonnante, c’est un stade où l’on a vraiment envie de jouer. Quand on a eu la chance d’y évoluer, ne serait-ce qu’une seule fois, on peut dire qu’on a joué dans un grand stade. Parce que le Vélodrome, c’est quelque chose. C’est un lieu mythique, porté par des supporters passionnés et fervents. Marseille est une véritable ville de football », poursuit le défenseur originaire de Diourbel, à environ 150 km à l’est de Dakar. Dans la cité phocéenne, Pape Fall était notamment conseillé par un certain Pape Diouf, journaliste à La Marseillaise avant de devenir agent de joueurs, puis président de l’OM entre 2005 et 2009.

    « Pape c’était tout pour nous. C’était notre grand frère et surtout un grand homme », confie l’ex-entraîneur du Stade Malherbe de Caen. « Gagner à Marseille contre les Comores, c’est gagner pour Pape Diouf et pour le peuple marseillais qui aime l’équipe du Sénégal et qui l’a supportée lors de la dernière victoire en Coupe d’Afrique des Nations », complète El-Hadji Diouf, grand supporter de l’OM.

    Ndiaye, héritier de Diouf

    « Mon idole était Jules Bocandé, mais j’étais un grand fan d’Abédi Pelé et de l’OM. Quand ils perdaient, je ne mangeais pas et je pleurais », lance-t-il. « Si vous venez aujourd’hui au Sénégal, la génération actuelle supporte le Paris Saint-Germain, mais la génération d’avant, ceux qui connaissent le championnat de France et le football, sont des supporters de l’Olympique de Marseille. Je crois qu’aujourd’hui, il y a plus de Marseillais que de Parisiens. Et c’est pour ça qu’il y a une grande histoire d’amour entre Marseille et le Sénégal », note l’ambassadeur, conscient de la tradition sénégalaise à l’OM.

    Les Marseillais auront d’ailleurs l’occasion de revoir sur la pelouse du Vélodrome d’anciens joueurs du club, à l’instar de Pape Gueye, Ismaïla Sarr et surtout Iliman Ndiaye, dont la technique et la vista rappellent El-Hadji Diouf. « Les supporters marseillais ne laissent pas assez de temps aux joueurs prometteurs. Iliman Ndiaye en est la preuve. Il n’a jamais douté de ses qualités et a connu un parcours remarquable », souligne-t-il. « Aujourd’hui, il a changé de dimension et peut prétendre au Ballon d’Or africain, voire mondial. Il en a les qualités », conclut le vieux Lion.

  • La trêve internationale vire au cauchemar pour l’OM

    La trêve internationale vire au cauchemar pour l’OM

    Au soir de la défaite amère face au PSG, Bruno Genesio comptait sur la trêve internationale pour panser les plaies de son équipe.

    « Nous allons prendre un peu de repos et ensuite travailler avec ceux qui vont rester », indiquant : « Je ne baisse pas les bras… Ce groupe a fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas m’en satisfaire ». L’entraîneur marseillais avait devant lui trois semaines pour réfléchir à des solutions.

    Il devait notamment profiter de cette parenthèse pour faire travailler sa classe biberon, dans l’optique du match amical face à Montpellier, samedi, au stade Francis-Turcan de Martigues. Et se projeter sur les deux déplacements à Troyes et Angers ou la réception d’Olympiakos, qui seront déterminants pour la suite en Ligue 1 et en Ligue Europa, alors que l’OM a vécu la trêve dans la peau d’un relégable.

    Deux Fennecs sur le flanc

    C’était sans compter sur les aléas des rencontres internationales. Depuis le début de cette trêve, quatre Olympiens se sont blessés avec leur équipe nationale. Le premier a été Derek Cornelius. Le Canadien a été touché à la hanche, à l’occasion d’une séance d’entraînement. Il a dû être hospitalisé et les nouvelles n’ont pas été bonnes pour Bruno Genesio. Il ne devrait pas pouvoir rejouer avant le début 2027.

    Dans la foulée, ce sont Amine Gouiri, puis Himad Abdelli, qui ont connu la blessure. Le premier lors du premier match de l’Algérie face à la Zambie. Si les Fennecs se sont imposés 3-1, le meilleur buteur marseillais (4 buts) a ressenti une douleur à cuisse. Il a immédiatement été libéré par Brahim Hemdani, nouveau sélectionneur, et a été rapatrié à la Commanderie pour se soigner.

    L’Algérie a disputé un deuxième match, face au Burundi. Outre d’avoir été tenus en échec (2-2), ils ont surtout enregistré la blessure d’Himad Abdelli. Victime d’un gros tacle à la cheville, il a quitté le stade de Bujumbura en s’aidant de béquilles. Il doit passer des examens pour connaître la nature de son mal.

    Bruno Genesio n’était pas au bout de sa peine. Une autre mauvaise nouvelle est venue de l’équipe de France espoir. Tadjidine avait été appelé par Bernard Diomède, mais a face à l’Allemagne, pour le premier match, il a dû quitter le terrain en fin de rencontre. Le minot a été laissé au repos face à l’Angleterre pour le deuxième match. Il devrait ne pas participer au troisième, contre l’Italie.

    Côté marseillais, Bruno Genesio croise les doigts pour que la blessure de Tadjidine Mmadi ne soit pas trop grave. Alors que son staff médical est à pied d’œuvre pour soigner au plus vite Amine Gouiri, en vue du match de reprise à Troyes.

    Quant aux blessés d’avant la trêve, Tochukwu Nnadi et Geoffrey Kondogbia poursuivent leur remise à niveau. Alors que les nouvelles concernant Igor Paixão sont rassurantes. Le Brésilien avait été remplacé par précaution face au PSG. Et devrait être apte le 11 octobre, au stade de l’Aube.

  • Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Matches amicaux, Ligue des Nations ou encore éliminatoires pour la CAN 2027, les Marseillais ont répondu à l’appel de leur sélection pour cette première trêve de la saison. Près de 3 semaines loin des Bouches-du-Rhône pour 23 joueurs, des moins de 16 ans aux A. Parmi eux, plusieurs éléments de l’équipe première mais aussi des jeunes à fort potentiel.

     Amine Gouiri

    et Himad Abdelli (Algérie)

    Ils sont deux Olympiens à rejoindre la sélection algérienne pour cette phase de qualifications à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Amine Gouiri et Himad Abdelli ne joueront que deux matches, contrairement à leurs coéquipiers en club. Après une Coupe du monde décevante – élimination au 2e tour par la Suisse (2-0) –, les Fennecs ont un nouveau sélectionneur en la personne de Brahim Hemdani. Comme Zidane, il effectuera ses deux premières rencontres avec son pays. La Zambie viendra, vendredi à 20h, à Tizi Ouzou, avant un déplacement mardi prochain, à Bujumbura, capitale du Burundi.

     Pierre-Emile Højbjerg (Danemark)

    Cette fenêtre internationale verra Pierre-Emile Højbjerg voyager entre Copenhague, Oslo et Cardiff. Quatre matches sont au programme de la sélection danoise en ce début d’automne. Absents à la Coupe du monde, les Danois souhaitent remonter la pente. Ils commenceront ce jeudi en Norvège avant d’accueillir par deux fois, le Pays de Galles (dimanche) puis le Portugal (jeudi prochain). Le dimanche 4, ils se déplaceront en terres galloises pour leur quatrième rencontre de Ligue des Nations. Après cette série, ils y verront plus clair dans le groupe 4 de la Ligue A.

     Derek Cornelius (Canada)

    Aperçu par bribes depuis le début de la saison, Derek Cornelius reste un maillon important de la défense canadienne. L’équipe du sélectionneur américain Jesse Marsch effectuera trois matches face à des nations du continent américain. Deux affrontements à domicile, pour commencer, les samedis 26 septembre et 3 octobre. Le Chili débarquera à Toronto avant que le Pérou ne pose ses valises à Montréal. Ensuite, un derby aura lieu à Minneapolis puisque Canadiens et Américains se joueront pour un nouveau match amical (mardi 6 octobre).

     Nayef Aguerd (Maroc)

    Lui aussi retrouve sa sélection, mais parce qu’il était blessé toute la fin de saison dernière. Nayef Aguerd a vécu la Coupe du monde sur son canapé suite à une tenace blessure à l’aine. Pour ce rendez-vous automnal, lui aussi aura deux rencontres à jouer dans ces éliminatoires pour la CAN 2027. Ce vendredi, contre le Gabon, les Marocains lancent leur campagne de qualification. Suivra ensuite un déplacement abordable en Afrique du Sud, pour y affronter le Lesotho (mardi 29). De quoi permettre au défenseur de retrouver ses compatriotes en douceur.

     Antoine Valero et Milan Leccese (France U19)

    Dans une liste de haut niveau pour la relève du football français, Antoine Valero et Milan Leccese sont bien à leur place. L’attaquant et le milieu de terrain ont été récompensés de leur bon début de saison avec les U19 et la Pro 2 des Olympiens pour figurer dans un groupe partant en stage en Espagne. Le dernier cité s’est illustré en National 2 avec deux buts en autant de matches, ajoutant deux autres unités et deux passes décisives lors de ses prestations chez les moins de 19 ans. En N2, Antoine Valero a lui aussi marqué à deux reprises réalisant trois rencontres solides à ce niveau. Dans la région de Valence, la génération 2008 des Bleuets affrontera, coup sur coup, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie. Un programme riche pour les Minots.

  • Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Au cœur d’un début de saison particulièrement corsé, marqué par un calendrier peu clément et un enchaînement d’affrontements face à des cadors de la Ligue 1, l’OM n’a pas encore trouvé les ressources nécessaires pour sortir la tête de l’eau. Défaits dimanche soir au Vélodrome lors du célèbre « Classique », les Olympiens sont tout de même parvenus à tenir tête au Paris Saint-Germain, double champion d’Europe en titre, qui a, lui aussi, affiché une certaine maladresse depuis le début du championnat.

    Mais une défaite reste une défaite aux yeux de Bruno Genesio, frustré de voir les mêmes scénarios se répéter semaine après semaine. « À Marseille, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable. Ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les mêmes erreurs. Ce groupe-là a donné le maximum ce (dimanche) soir et a même fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas me satisfaire de ça. Je ne fais pas ce métier pour me satisfaire de perdre 2-1 parce que c’est la meilleure équipe d’Europe en face. Ce n’est pas pour ça que je fais ce métier », a lancé le technicien marseillais.

    Ce dernier reproche notamment à ses joueurs un manque de maturité et de concentration, deux défauts criants sur le second but parisien, intervenu seulement trois minutes après l’égalisation phocéenne. Cette quatrième défaite en seulement cinq journées a ainsi précipité l’OM à la dix-septième et avant-dernière place du championnat, à l’aube de la première trêve internationale.

    Genesio ne lâche pas

    Sur le terrain, la blessure d’Igor Paixão, touché à la cheville à la demi-heure de jeu, n’a pas encore livré son verdict. En cas d’absence prolongée, malgré les trois semaines de pause qui se profilent, l’attaque marseillaise se retrouverait notamment entre les mains d’un Amine Gouiri inspiré, entouré de jeunes encore inexpérimentés et de briscards en manque de temps de jeu. Parmi ces derniers, Neal Maupay est passé à côté de son match dimanche soir, en manquant notamment deux grosses occasions devant la cage de Safonov.

    « Je suis un attaquant, je veux marquer des buts et ça aurait récompensé la plutôt bonne performance de l’équipe. J’aurais aimé marquer, j’aurais dû marquer. C’est compliqué pour moi, parce que quand on est attaquant et quand on se retrouve dans ces positions, on doit mettre les occasions au fond. J’aimerais bien être comme Harry Kane ou Erling Haaland et marquer cinquante buts par saison, mais ce n’est pas comme ça », souligne le Francilien de 30 ans, remplacé en fin de match par Faris Moumbagna.

    Emporté dans cette spirale négative, l’entraîneur olympien a également assuré à l’issue du match qu’il n’avait « pas l’idée de démissionner ». « Je ferai un point avec la direction, avec mon staff, avec les joueurs, parce que pour l’instant, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe », ajoute l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais et du Losc, entre autres.

    Après la trêve, durant laquelle un match amical est prévu le 3 octobre au stade Francis-Turcan à Martigues face à Montpellier, l’OM sera confronté à des adversaires jugés « plus abordables » sur le papier, à l’image de Troyes, Angers et du Havre. « J’entends que ça va aller mieux après. On sait que tous les matches en Ligue 1 sont difficiles. Sur les derniers matches, on n’est pas payés, mais on n’a pas fait suffisamment pour mériter mieux, également », estime Bruno Genesio.

  • [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    [OM-PSG] La dernière demi-heure encore fatale

    Après la correction reçue de Besiktas en Ligue Europa, Bruno Genesio devait trouver les ingrédients pour en éviter une autre, cette fois au Vélodrome.

    Il a donc repositionné Igor Paixão et Amine Harit sur leur aile habituelle. Rappelé Amine Gouiri, mais aussi sacrifié Angel Gomes pour tenter l’association de l’Algérien avec Neal Maupay en voltigeur. Une configuration qui permettait à l’OM d’exister sur quelques coups d’accélérateur. Néanmoins, le danger était plus souvent sur le but de Jeffrey de Lange.

    La perte d’Igor Paixão n’altérait pas une organisation marseillaise bien en place. Avec des joueurs qui s’appliquaient dans leurs transmissions et veillaient au grain pour éviter de laisser des espaces aux attaquants du PSG.

    À la pause, tous les espoirs étaient encore permis. Mais dès l’entrée de Ferran Torres, le champion du Monde mystifiait la défense marseillaise permettant au PSG de prendre le contrôle, alors que l’OM, jusque-là, n’avait pas démérité. Mais encore une fois, la dernière demi-heure aura été fatale à leurs espoirs face au réalisme parisien.

  • L’OM ne le méritait pas

    L’OM ne le méritait pas

    Comme le 28 janvier dernier à Bruges, l’orientation de la suite de la saison marseillaise s’est jouée ailleurs.

    En la Ligue des Champions, c’est un but improbable face au Real d’Anatolyi Trubine, le gardien de Benfica, qui qualifiait les Portugais pour les barrages, aux dépens des Olympiens. À la veille de la première trêve du championnat, si l’OM ne la passera pas en position de lanterne rouge, c’est grâce à la victoire de Toulouse face au Havre (3-2) qui hérite de cette position peu enviable.

    Néanmoins, lorsque François Letexier donnait le coup d’envoi du match de toutes les peurs face au PSG, les Olympiens étaient avant-derniers de la Ligue 1. Les victoires d’Auxerre et Nice, plus tôt dans la journée aux dépens de Brest et Lille, les ayant repoussés dans la zone rouge. Le seul moyen de ne pas y passer les trois semaines de parenthèse et s’éviter trop de gamberger était donc de réussir un coup face au double champion d’Europe.

    Si cela était loin d’être acquis, même face à des Parisiens encore en rodage, la première période s’est révélée plus équilibrée. Seul point noir de cet acte 1, la blessure d’Igor Paixão. Tandis que sur la même action, Amine Gouiri et Amine Harit manquaient l’ouverture du score, alors que le Virage sud voyait déjà le ballon au fond du but de Matvei Safonov (38).

    Même cacochyme, l’OM semblait en mesure de s’offrir l’exploit de son début de saison. S’offrant même une autre balle de but après l’heure de jeu. Que la maladresse de Neal Maupay ne permettait pas de concrétiser (62).

    Le but marseillais venait quelques minutes après que Ferran Torres ait refroidi le Vélodrome. L’égalisation d’Angel Gomes déclenchait une éruption de joie dans le Vélodrome. Mais l’espoir devait être rapidement douché par un nouveau but opportuniste, signé Marquinhos, avec dans la foulée un carton rouge brandi sous le nez de Timothy Weah, pour un second avertissement.

    Menés et réduits à dix, les Phocéens voyaient arriver une nouvelle défaite qui va leur faire passer les trois semaines de trêve dans la peau d’un relégable.

    OM 1 (0)

    PSG 2 (0)

    5e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (61 499 spectateurs)

    Arbitre : F. Letexier

    Buts : Gomes (70), pour l’OM, Torres (66), Marquinhos (73) pour le PSG.

    Avertissements : Weah (32), Abdallah (80), Gomes (90) à l’OM, Nuno Mendes (39) au PSG

    Exclusion : Weah (77) à l’OM.

    OM : de Lange – Weah ( c ), Egan-Riley, Aguerd, Emerson (Garcia, 85) – Höjbjerg, Abdelli (Bezahaf, 85) – Harit (Abdallah, 63), Maupay (Moimbagna, 85), Paixão (Gomes, 30) – Gouiri.

    Entraîneur : B. Genesio

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery, Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Ruiz (Akliouche, 65), Vitinha, Neves – Doué (Beraldo, 79), Dembélé (Godts, 79), Kvaratskhelia (Torres, 60).

    Entraîneur : L. Enrique

    C’est la trêve

    La Ligue 1 va faire relâche trois semaines. « Nous allons pouvoir en profiter. Il y aura du repos, puis du travail individuel pour corriger les manques. Cela peut être une bonne période », indique Bruno Genesio. L’entraîneur de l’OM a également confirmé le match amical contre Montpellier. Ce sera le samedi 3 octobre, au stade Francis-Turcan de Martigues.