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  • OM : une belle ouverture face à Strasbourg

    OM : une belle ouverture face à Strasbourg

    Le match de toutes les peurs, vendredi, s’est transformé en démonstration de la part de l’OM.

    Avec à la clef un succès net, 4 – 0, obtenu avec des buteurs symboliques. Il y a d’abord le doublé d’Amine Gouiri, qui montre que l’international Algérien reste concentré sur son rôle en pointe de l’attaque, malgré les rumeurs de départ.

    Il y a eu le dernier but de Pierre-Emile Höjbjerg, suivi d’une manifestation qui en dit long sur l’attachement du Danois au maillot olympien. Mais également le troisième but, signé Keyliane Abdallah, symbole de ces Minots qui devraient jouer un rôle important cette saison.

    Si elle a rassuré, la victoire n’a pas fait perdre son sang-froid à Bruno Genesio. « Nous avons fait pas mal de bonnes choses, même s’il a manqué un peu de folie dans les 25, 30 derniers mètres, de dribbles, de percussion, de vitesse », a-t-il noté. Pour lui, son équipe a su gérer la situation après la rapide ouverture du score au retour des vestiaires. « Quand vous marquez si vite au retour des vestiaires, ça vous libère. Ensuite, nous avons su profiter de notre supériorité numérique ».

    Il a surtout rappelé que « cela va donner de la confiance, mais je le redis, attention de ne pas croire que tout est réglé. Il y a encore 33 matches à jouer et s’il n’y avait pas eu ce résultat, j’aurais dit la même chose. Donc à nous de rester comme nous sommes, de continuer à travailler ».

  • Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Agatha Christie aurait pu rédiger un chapitre supplémentaire à ses « Dix petits nègres ».

    La reine du polar aurait pu s’inspirer d’un été olympien marqué par des ventes à gogo. Et surtout utiliser le onze de départ de vendredi, face à Strasbourg, pour imaginer qui se cache derrière les « trois, quatre ou cinq joueurs » pouvant encore être transféré d’ici la fermeture du mercato, le 31 août.

    Au micro de Ligue 1+, alors que son équipe venait de réussir une belle démonstration collective en s’imposant 4 – 0, Bruno Genesio s’est montré fataliste. « On doit baisser la masse salariale. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas recruter. Ça peut être trois, quatre, cinq joueurs. »

    L’entraîneur olympien était au courant des discussions entre Frank McCourt et les représentants de groupes de supporters, avant le coup d’envoi du match. Le boss de Boston s’est montré intraitable sur la question. Il n’y aura aucune recrue tant que les plus gros salaires n’auront pas changé d’air.

    La manière dont ces gros salaires, notamment Pierre-Emile Höjbjerg, se sont comportés face à Strasbourg, pourrait-elle infléchir la volonté du patron ? Car cet OM, sans recrue mais avec des joueurs revanchards, a montré de belles choses.

    Ils étaient huit titulaires, vendredi, à cocher les cases des exigences du propriétaire. Et la manière dont l’OM a abordé le match de toutes les peurs contre Strasbourg a montré qu’il fallait peu de choses pour que le groupe, tel qu’il est, puisse être compétitif.

    Rendez-vous européen

    Même si la victoire a été acquise aux dépens d’un adversaire qui cherche encore son style de jeu et ses repères, il était capital d’ouvrir la saison de cette manière. Ne serait-ce que pour aborder plus sereinement le premier déplacement à Monaco, dimanche. Un voyage que certains ne feront donc peut-être pas. Un voyage qui sera intercalé entre le tirage au sort de la Ligue Europa, vendredi, et le dernier jour du mercato, lundi.

    Cette semaine s’annonce donc cruciale pour l’avenir du club. Bruno Genesio va vivre des heures compliquées, alors que les supporters, mêmes s’ils n’y croient pas trop, espèrent une fin heureuse de ce suspense intenable.

    1ere journée

    OM – Vendredi 4 – 0

    Lens – Auxerre 5 – 2

    Le Mans – Brest 2 – 2

    Nice – Lorient 0 – 0

    Toulouse – Lyon 0 – 2

    Troyes – Paris FC 0 – 0

    Angers – Lille 0 – 2

    Le Havre – Monaco 0 – 1

    PSG – Rennes tardif

    « On doit baisser
    la masse salariale… de 3, 4, 5 joueurs »

  • Les Marseillaises s’imposent face à Toulouse

    Les Marseillaises s’imposent face à Toulouse

    Un premier match officiel a toujours une certaine importance. Il donne le ton de ce qu’une équipe est capable de faire. Cette saison, c’est par la Coupe de la Ligue que les Marseillaises sont entrées dans le vif sujet. Avec l’accueil de Toulouse, un promu en Première Ligue dont le plan de jeu aura tenu vingt minutes.

    Le temps pour les coéquipières de Jenny Perret de trouver les bons réglages. Ceux permettant notamment à Mathilde Bourdieu d’ouvrir son compteur but. Les Olympiennes retournaient aux vestiaires avec un avantage, mérité, d’un but. Avantage qui allait rapidement gonfler, dès la reprise, avec un deuxième but, signé Jenny Perret, à la conclusion d’une offensive éclair.

    Pour les Toulousaines, c’était le coup de massue. D’autant plus qu’au tournant de l’heure, alors que leur entraîneur tentait un coup de poker, les Marseillaises triplaient la mise, quelques secondes après qu’Antoine Gérard ait lancé du sang neuf chez les « violettes ». Avec trois buts d’avance, les Marseillaises pouvaient voir venir. Et Nicolas Chabot faire tourner, en vue des prochaines échéances. Avec un déplacement à Montpellier, le 29 août, pour la deuxième journée de la Coupe de la Ligue, puis la reprise du championnat, le 6 septembre avec la réception du Havre, toujours à Martigues.

    Les Marseillaises – Toulouse 3 – 0 (1 – 0)

    1re journée de Coupe de la Ligue.

    Stade Francis Turcan

    Arbitre : E. Daupeux.

    Buts : Bourdieu (20), Perret (47), Rodriguez (62)

    Avertissements : Lavogez (5), Bamenga (30) à l’OM, Bogi (44) à Toulouse.

    LES MARSEILLAISES : Burns (Sieber, 46) – Rodriguez, Baltrip, Cosson, Fleury – Garbino (Ouédraogo, 62), Bamenga (Elisor, 62), Lavogez (Thibaud, 82) – Pina, Bourdieu ( c ), Perret (Missimo, 72). Entraîneur : N. Chabot.

    TOULOUSE : Fernandes – Rabanne (Pardon, 61), Bogi, Gallo, Tapia – Solanet (Jurado, 61), Marty (Ferreira, 69), Atamaniuk – Gavory (Grinfan, 69), Gay, Altunkulak ( c, Bironien, 69). Entraîneur : A. Gérard.

  • Nouveau visage et grand projet pour les Marseillaises

    Nouveau visage et grand projet pour les Marseillaises

    Nouvelle saison, nouvelle équipe et toujours plus d’ambition pour les Marseillaises. Comme leurs homologues masculins, les féminines reprennent leur saison ce week-end. La première de l’année se déroule à domicile, au stade Francis-Turcan de Martigues, contre Toulouse (samedi, 17h). Le championnat, ce sera pour début septembre, l’OM commence son aventure 2026-2027 par un match de Coupe de la Ligue LFFP. Cette compétition subit un lifting pour sa 2e édition avec une poule unique sur le modèle des Coupes d’Europe, puis une phase à élimination directe.

    Après un maintien obtenu à l’avant-dernière journée l’an passé, les Marseillaises veulent poursuivre sur leur lancée et faire mieux. Pour cela, l’effectif a été complètement chamboulé. 14 départs et 13 arrivées d’un calibre élevé pour atteindre les objectifs du club. Si chaque ligne a été améliorée, le secteur offensif a été revu. La serial buteuse de la saison dernière, Mathilde Bourdieu, sera accompagnée de l’internationale française Claire Lavogez et de Louise Fleury, autre attaquante expérimentée du championnat.

    Nouveau coach en poste

    Les rares Marseillaises qui ont connu la saison du maintien ont gagné en expérience et c’est justement sur cette voie que le mercato olympien s’est dirigé. Nous pouvons également citer les noms de Julie Thibaud, Sonia Ouchène, Maëlle Garbino ou encore du prêt de la jeune Américaine Lexi Missimo.

    Un effectif remanié, mais le principal mouvement est sans doute celui du banc de touche. Corinne Diacre a validé sa mission, c’est-à-dire maintenir l’équipe en première division. Usée par le challenge phocéen, l’ex-sélectionneuse de l’équipe de France s’en est allée d’un commun accord. Pour la remplacer, l’OM est allé chercher le coach d’une équipe performante ces dernières années. Nicolas Chabot a quitté le FC Nantes pour rejoindre le projet des Marseillaises. Les Nantaises ont terminé derrière les trois gros du championnat – Lyon, Paris FC, Paris SG -, tout en sécurisant leur place pour les demi-finales de Première Ligue. Malgré le revers 8-0 contre les Lyonnes, le FCN a réalisé un exercice plein, distançant rapidement ses principales poursuivantes, Fleury et Dijon. Chabot a même été récompensé du titre de meilleur entraîneur. « Nous avons un projet d’au minimum cinq ans pour structurer la section féminine dans tous les aspects : du centre de formation à l’équipe première, avec des investissements pour créer des leviers de valeur et pour nous établir dans le haut du panier du football féminin français », appuyait Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises.

  • Un premier succès qui amène de la confiance

    Un premier succès qui amène de la confiance

    Il y a eu de l’émotion, avec l’hommage à Eric Roy, ancien joueur de l’OM et qui avait amené Brest en Ligue des Champions en tant qu’entraîneur, décédé le 17 juin.

    Il y a eu des messages, contre le naming du Vélodrome, et une interpellation du boss, « McCourt : des centaines de millions investis depuis 10 ans, Mais pour quels résultats ? Pas de titre, pas d’équipe, pas d’ambition…uniquement des désillusions et des humiliations ! » Les Virages avaient donné le ton.

    Sur le terrain, c’est un OM cacochyme qui a lancé sa saison. Avec une bonne volonté évidente de mettre en pratique sur le terrain ce que Bruno Genesio a tenté d’inculquer à des joueurs qui avaient avant tout besoin de se rassurer. Face à des Strasbourgeois dont le but était visiblement de prolonger le doute ambiant.

    Le but marseillais, dès le retour des vestiaires, devait changer la donne. Obligeant les Strasbourgeois à se découvrir et commettre encore plus de fautes. Ce dont les hommes de Bruno Genesio ont su tire profit pour aller chercher un premier succès rassurant.

  • Un OM au presque parfait

    Un OM au presque parfait

    Un stade presque plein et une météo plus clémente, quelques ingrédients étaient réunis pour assurer une soirée de reprise intéressante.

    Néanmoins, c’est avec de nombreuses questions toujours sans réponse que le peuple du Vélodrome a vécu sa soirée de reprise, coup d’envoi de la saison de toutes les peurs pour ceux qui ont l’OM chevillé au cœur.

    Un OM qui, au coup d’envoi, ressemblait énormément à celui de la fin de saison dernière. Seul Amine Harit avait fait son retour, avec la lourde charge de faire oublier l’efficacité de Mason Greenwood dans le couloir droit de l’attaque marseillaise.

    Le Marocain y a mis de la bonne volonté. Son entente avec Timothy Weah a même parfois mis en difficulté son garde du corps. Mais, comme Igor Paixão sur l’autre aile, il a longtemps manqué un soupçon de réussite pour que, dans l’axe, quelqu’un vienne finir le travail. En première période, Amine Gouiri puis Pierre-Emile Höjbjerg s’y sont essayés. En vain.

    Hugo Oliveira avait mis en place un dense réseau défensif devant le but de Filip Jörgensen, dans le prolongement de ce qu’il faisait sur le banc de Famalicão et sa défense hermétique, la saison dernière. Mais pour sa première en France, son système n’allait pas tenir.

    Il était capital pour l’OM de marquer en premier, afin d’éviter que le coffre-fort adverse ne se referme définitivement en cas d’ouverture du score par les Alsaciens. En trouvant la faille, dans les premières secondes de l’acte II, Amine Gouiri plaçait son équipe sur de bonnes bases. Lui permettant d’envisager une fin de soirée positive. D’autant plus que, quelques minutes plus tard, pour un vilain geste sur Pierre-Emile Höjbjerg, Samir el-Mourabet laissait ses coéquipiers à dix.

    Pour l’OM, les clignotants étaient au vert. Il restait à garder la concentration et le rythme pour aller chercher trois premiers points précieux. Comme sur le carton rouge, l’assistance offrait sur un plateau la balle de break aux Olympiens. Avec un penalty qui permettait à Amine Gouiri de réaliser son premier doublé de la saison. Et ouvrait les portes d’un premier succès.

  • [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    La Marseillaise : Comment avez-vous suivi la préparation de la saison qui s’annonce ?

    Jacques Bayle : J’ai observé avec intérêt tout ce qui s’est déroulé. Je dois admettre que je pensais que pour l’OM, cette période serait moins compliquée. Il y a des ventes et un allègement rapide de la masse salariale. Et là, je commence à me poser des questions.

    Est-ce que les matches de préparation vous ont rassuré.

    J.B. : Ils ont été rassurants. Je dois reconnaître que jusqu’à présent, j’ai vu plus de cohérence que l’année dernière. Avec Angel Gomes et Pierre-Emile Højbjerg que je trouve métamorphosés. Et je vois aussi des choses qui me font plaisir réalisées par Himade Abdelli. Maintenant, j’ai besoin de voir des remplaçants à la hauteur et comment ce groupe, s’il reste en l’état, va supporter les rendez-vous qui vont s’ajouter, à savoir la coupe d’Europe, puis la coupe de France. Pour jouer sur ces trois tableaux, il faut un effectif avec des remplaçants qui font progresser l’équipe, ou du moins n’en réduisent pas le niveau général, lorsque le coach fait appel à eux.

    Comprenez-vous la politique actuelle de l’OM ?

    J.B. : Il y avait une urgence, faire partir les gros salaires pour que l’OM soit libre d’un poids trop lourd et de joueurs qui ne justifiaient pas forcément ces revenus hors normes. Maintenant, il faut laisser du temps à Bruno Genesio afin qu’il mette en place son plan de jeu. Dans le football, il n’y a pas que le physique qui permet de construire une équipe qui tienne la route. Un entraîneur doit réfléchir à plusieurs tactiques pour que son équipe puisse toujours surprendre son adversaire. Pour y parvenir, il a besoin de joueurs ayant les capacités de s’adapter à toutes les circonstances. Il arrive après un Roberto De Zerbi qui avait des idées bien arrêtées, mais je dois admettre que je n’ai pas du tout adhéré à sa vision du football.

    Êtes-vous confiant ou inquiet avec l’OM dans cette configuration ?

    J.B. : Je suis comme tous ceux qui aiment ce club. Ce qui s’est passé, jusque-là, a de quoi alimenter mes inquiétudes. Maintenant, j’ai hâte d’être au 31 août, lorsque le mercato fermera ses portes. C’est à ce moment-là que nous saurons où l’OM en est et s’il peut avoir des ambitions en championnat, mais aussi en coupe d’Europe et en coupe de France. Ce n’est qu’à partir du 1er septembre que nous saurons s’il faut espérer quelque chose de cette saison. Ou si elle risque de devenir celle de toutes les peurs.

  • Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Qui d’autre, finalement ? Si l’on demande à 100 personnes qui remportera la Ligue 1 en fin de saison, ils sont sans doute 99 à répondre le Paris Saint-Germain. L’évidence est nette, il est difficile d’imaginer une équipe autre que celle de la Capitale soulever le trophée en mai prochain. Lens, Monaco, Lille, Rennes, Marseille et Lyon font tous figure d’outsiders, mais voir l’une de ces formations imiter les Monégasques et Lillois, victorieux en 2017 et 2021, paraît simplement utopique.

    Les hommes de Luis Enrique foncent donc vers un 15e titre national alors que la saison n’a pas encore débuté. Le fait de pouvoir aligner deux équipes de très haut niveau facilite les choses, surtout dans le championnat de France. Finalement, le suiveur lambda de la Ligue 1 ne se demande pas qui gagnera à la fin, mais quels records peut battre ce PSG double vainqueur de la Ligue des Champions. Les Parisiens courent après le record d’invincibilité sur une saison du FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau et un autre challenge semble intéressant à réaliser. 16 victoires d’affilée en 2017, l’AS Monaco de Falcao, Mbappé, Bernardo Silva et Fabinho avait frappé fort pour aller subtiliser la première place à Paris.

    Derrière le mastodonte et sa pelletée de stars, la lutte pour le podium sera intense et indécise, comme ce fut le cas en 2025-2026. Même avec une boule de cristal ou autres pouvoirs divins, impossible de prédire avec justesse l’ordre du classement final. Changement de coach, ventes de piliers de l’effectif et pourtant, le RC Lens nous laisse croire que rien n’a changé sur ce début de saison. Vainqueur du Trophée des Champions, dimanche dernier, face au PSG (1-0), les Sang et Or ont posé leurs tripes sur la pelouse de Bollaert, montrant que l’été n’avait pas évaporé leur sens du collectif. La principale inconnue concernant le RCL repose sur l’enchaînement de matches puisque la Ligue des Champions est de retour dans le bassin minier.

    Si les Lensois ont une bonne tête de dauphins des Parisiens, l’incertitude est totale derrière. Monaco est une équipe difficilement lisible à l’instant T, Lyon est encore dans le brouillard sur ses capacités, le Lille de Davide Ancelotti doit encore se découvrir, Rennes paraît emballant, mais les derniers mercatos estivaux ont laissé cette impression sans que les résultats suivent ensuite. Et puis il y a l’OM. Les Marseillais sont sans recrue à présent, inévitablement sans C1 cette saison et ils doivent se serrer la ceinture sans brider leurs ambitions de retrouver la plus grande des compétitions de clubs en fin d’exercice.

    Valse à 12 têtes

    sur les bancs de Ligue 1

    Globalement, les deux tiers de la Ligue 1 plongent dans l’inconnu puisque douze clubs sur dix-huit ont changé leur entraîneur durant l’intersaison. Olivier Pantaloni est passé de Lorient à Nice, Bruno Genesio de Lille à Marseille et des techniciens étrangers vont découvrir le championnat. Dino Toppmöller arrive à Lens alors que le Norvégien Jens Berthel Askou débarque à Toulouse, en provenance de Motherwell (Écosse). N’oublions pas Brest, tout le club étant orphelin d’Eric Roy, parti trop tôt. Son humanité et sa passion du football manqueront, son ancien adjoint, Julien Lachuer, a la lourde tâche de prendre la suite.

    En bas de tableau, la peur flotte au-dessus de certaines têtes. Les promus Troyes et Le Mans sont ambitieux et ont bien l’intention de conserver leur place dans l’élite du football français. Un peloton d’équipes pourrait donc se battre pour ne pas retomber en Ligue 2. Auxerre et Nice l’ont échappé belle l’an passé et sont attendus à un niveau plus élevé, Le Havre et Angers seront sans doute de cette bataille et Brest tentera de ne pas l’être. Peu importe l’ambition, ce nouvel épisode de la ligue des talents s’annonce palpitant de haut en bas.

  • Une nouvelle ère pour l’OM

    Une nouvelle ère pour l’OM

    Nouvelles tenues, nouveau partenaire, la CEPAC, pour le Vélodrome, nouveau staff et nouveau président.

    L’intersaison a été synonyme de changements à presque tous les étages dans la maison OM. Presque, car il y a en un, celui de l’effectif où si des modifications ont été enregistrées, c’est, jusque-là, à sens unique. Et c’est donc avec un groupe sans renfort que Bruno Genesio va vivre son baptême, cette fois « du bon côté du terrain » avait-il plaisanté, lors de sa première prise de parole.

    Celui qui a accepté de relever le gant, tout en sachant qu’il aurait à faire face à d’énormes contraintes, confesse son impatience « après sept semaines de préparation, retrouver le public est un plaisir ». Il a pu humer l’atmosphère, lors des deux matches de gala contre l’Athletic Bilbao et l’Atlético de Madrid. Mais cette fois, il y aura les groupes de supporters.

    Leurs représentants ont eu une rencontre avec Bruno Genesio, en début de semaine. Les échanges ont été tendus, montrant que ces derniers étaient en colère vis-à-vis d’un mercato jusque-là cantonné aux départs, estimant que Franck McCourt ne s’investissait plus suffisamment dans le club.

    Malgré ces tensions, Bruno Genesio clame son envie d’entrer dans le vif du sujet. « Comme chaque début de saison, nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes ». Tentant de faire abstraction d’un contexte particulièrement anxiogène. Avec une double sanction de la DNCG et l’UEFA qui a réduit la marge de manœuvre sur le mercato.

    Il s’est donc concentré sur le sportif. Avalant au passage quelques couleuvres, notamment un changement de capitaine imposé par sa direction. Et s’il ne veut pas évoquer les résultats des matches de préparation, pour lui, « ce qui compte, c’est la progression que j’ai constatée dans nos sept semaines de préparation avec des joueurs qui ont compris ce que j’attends d’eux ». Le moment est donc venu de valider ces acquis. Et Strasbourg est la première épreuve pour y parvenir. Face à un adversaire qui connaît lui aussi un été compliqué, l’OM a peut-être l’opportunité de se lancer sereinement, après une saison 2025/2026 qui a viré au fiasco.

    « C’est le moment de montrer nos forces. De respecter le football face à un adversaire ambitieux », commente Timothy Weah. Celui qui est désormais capitaine n’affiche pas d’inquiétude quant à la situation compliquée que vit le club. « Notre groupe mérite beaucoup de choses et surtout de gagner des matches ». À commencer par celui de ce soir. La manière dont l’OM se comportera pourrait être un bon tremplin pour la suite.

    « Nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes »

  • Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    L’OM va donner le coup d’envoi de la nouvelle saison, vendredi.

    Pour ce rendez-vous avec Strasbourg, Bruno Genesio doit faire face à plusieurs interrogations, qui s’ajoutent aux incertitudes liées au mercato. Car, s’il sait qu’il peut à tout moment perdre un, voire plusieurs cadres d’ici la clôture du marché estival des transferts, dans douze jours, l’entraîneur marseillais doit aussi faire face à des impondérables.

    Et après le dernier match de préparation, perdu (1-2) face à l’Atlético de Madrid, l’infirmerie a reçu du monde. Leo Balerdi y a pris ses quartiers alors que Geoffrey Kondogbia est resté en salle. Ainsi, c’est la charnière centrale du dernier match qui risque de rater l’ouverture.

    À ce sujet, Bruno Genesio a apporté des précisions. Pour Leo Balerdi, « il y a une incertitude liée à une douleur au mollet. Il a donc passé un examen ce matin. On verra cet après-midi et demain comment il est pour savoir s’il peut participer au match » a-t-il d’abord précisé au sujet de l’Argentin. Concernant Geoffrey Kondogbia, « c’est simplement de la précaution. Nous avons bien travaillé et, avec certains joueurs, nous avons parfois besoin de les ménager. Là, il est à deux jours du match, donc c’était davantage par précaution. Il a travaillé individuellement en salle ».

    Néanmoins, il n’a encore aucune certitude quant à la capacité des deux éléments à débuter face à Strasbourg. Quant à savoir si Nayef Aguerd, qui a participé aux exercices collectifs mercredi matin, peut-être appelé, Bruno Genesio a tenu à faire une mise au point. « Oui, il est opérationnel », avant de préciser qu’il « faut voir combien de temps il peut jouer ».

    Bruno Genesio

    a besoin de tout le monde

    Cela fait maintenant cinq mois que le Marocain n’a plus joué. d’après ses propos, c’est son protocole de retour à la compétition qui a fait capoter son prêt à la Réal Sociedad.

    Quant à savoir si le forfait probable de Leo Balerdi pouvait lui ôter une épine du pied, en lui évitant de titulariser l’Argentin, victime d’une bronca du Vélodrome lors du dernier match, Bruno Genesio a pris immédiatement la défense de son joueur.

    « Je pense que Leonardo Balerdi a beaucoup souffert de ce qui lui est arrivé, mais je suis là pour l’aider » a d’abord indiqué son entraîneur. « J’échange avec lui régulièrement pour le soutenir », enchaîne-t-il. Avant de rappeler la situation dans laquelle se trouve l’OM. « Nous sommes aussi en début de saison, dans une situation assez incertaine, notamment dans ce secteur de jeu. Aujourd’hui, compte tenu des blessures des uns, des départs ou non des autres, il y a quand même très, très peu de solutions. »

    C’est pourquoi il rappelle que « mon job, c’est de constituer la meilleure équipe possible, le meilleur onze possible pour le match de vendredi, en tenant compte, bien sûr, de certains événements, mais aussi en me disant que ça fait partie du métier de joueur et d’entraîneur de surmonter ces difficultés-là. Mais il ne peut pas les surmonter tout seul. Il a besoin de nous ».