Tag: Musique

  • Julien Clerc en ouverture de l’été Marseillais

    Julien Clerc en ouverture de l’été Marseillais

    Depuis six étés maintenant, la Ville de Marseille organise son festival estival qui rassemble des centaines de milliers d’habitants et de touristes, fans de rap, électro et house ou simples curieux. Des artistes francophones et internationaux défileront sur le Vieux-Port du 3 juillet au 1er août. Une 7e édition qui confirme les ambitions de ce rendez-vous incontournable avec de belles têtes d’affiche invitées sur scène.

    Des artistes reconnus

    Dès l’ouverture ce 3 juillet, le festival débutera par un concert de Julien Clerc, icône de la chanson française, auteur de véritables tubes tels que Fais-moi une place ou Ma préférence. La chanteuse Blandine complétera le show d’ouverture. Le festival n’est pas seulement un spectacle musical, il célèbre le mois des fiertés avec une soirée Pride organisée le 4 juillet. Les célèbres Drag Queens Mami Watta et la Marseillaise Ruby on the Nail assureront le show, accompagnées par le groupe de pop, Yelle.

    La musique électronique sera mise à l’honneur au fil du mois avec des artistes reconnus comme Sébastien Tellier (10/07), Myd et Cassius (11/07), ou encore Folamour (17/07). La danse sera aussi représentée avec de nombreux spectacles, avec notamment, le 25 juillet, la représentation du spectacle 360, de Mehdi Kerkouche, qui mêle chorégraphie et énergie de concert, portée par Lucie Antunes, et une scénographie d’Emmanuelle Favre. Ce même 25 juillet les amateurs de musique urbaine pourront assister au show de l’étoile montante Jungeli qui sera présent au Vieux-Port pour enflammer la scène. Artiste qui a notamment participé à la célèbre émission Danse avec les stars et auteur du hit de l’été 2024 Petit Génie.

    La 7e édition de l’Été Marseillais se déroulera du 3 juillet au 1er août. Programmation disponible sur le site de la Ville et les réseaux sociaux de l’Été Marseillais.

  • Alpes-de-Haute-Provence : des Escapades gratuites pour une programmation internationale

    Alpes-de-Haute-Provence : des Escapades gratuites pour une programmation internationale

    Le festival gratuit des Escapades revient en juin pour sa 16e édition, mais il durera, pour la première fois, trois jours au lieu des deux habituels. « On a fait le pari de programmer deux concerts chaque soir pendant trois jours plutôt que trois concerts par soir sur deux jours », explique Elodie Presles, la directrice du théâtre Durance, organisateur du festival. Pour le rendre encore plus accessible, l’équipe du théâtre a mis en place des gilets vibrants afin que les personnes sourdes, malentendantes ou atteintes de troubles autistiques puissent « écouter la musique autrement ». Une brigade verte a également été prévue pour veiller au bon recyclage des déchets.

    « Et demain ? »

    Au programme pour le premier soir de cette édition, la chanteuse Ala.ni, « choriste à la base » qui tient à venir avec son propre micro, et Mélissa Laveaux, canadienne et haïtienne. Elles laisseront la place à une artiste originaire des Hautes-Alpes, OTTiLiE [B], vendredi 19 juin, explique Elsa Gaubert, administratrice du théâtre en charge de la programmation. Le groupe Karma Sheen, qui a une « esthétique proche des Beatles et de Led Zeppelin », prendra sa suite sur scène. Ce sera le seul groupe exclusivement masculin du festival, les organisateurs prêtant une grande attention à la parité, avance Elsa Gaubert. « Le vendredi soir, c’est souvent un public de festivaliers qui viennent de loin, alors que le samedi, c’est plutôt des familles », remarque la directrice. La DJ franco-algérienne La Louuve clôturera cette soirée festive aux platines, avec ses inspirations raï et électro. « Elle s’est donnée comme défi de faire danser toutes les mamans », relate Elsa Gaubert. Le samedi, ce sera au tour de Sarab, groupe franco-syrien qui chante aussi bien en français qu’en arabe. Le groupe autrichien « 100% féminin » Friedberg jouera ensuite. « L’un de leurs morceaux a été utilisé pour la bande-annonce du jeu vidéo Fifa 2000 et pour celle de la série Normal People », se réjouit la programmatrice. « C’est une musique pop, envoûtante, qui donne envie de partir en road trip », décrit-elle. Entre chaque concert, deux DJ de Montpellier tiendront un « buffet sonore » et mixeront depuis leur « caravane rouge vintage repimpée ».

    La directrice du théâtre n’a pas caché ses inquiétudes « pour demain » : « notre exception culturelle française a du plomb dans l’aile en raison des baisses de subventions » a-t-elle souligné, évoquant une « guerre culturelle ».

  • « Uzès Seul en Scène » mise sur l’émotion et la solidarité

    « Uzès Seul en Scène » mise sur l’émotion et la solidarité

    Quatrième édition, et déjà l’allure d’un rendez-vous bien installé. Du mercredi 6 au samedi 9 mai, le festival Uzès Seul en scène revient dans la cité ducale avec une programmation resserrée, populaire et ambitieuse, portée par son directeur artistique Patrick Timsit. Théâtre, danse, humour, stand-up, musique : l’événement veut faire dialoguer les formes et les publics, sans réserver la scène aux seuls initiés.

    Une nouvelle dimension solidaire

    Les premières têtes d’affiche annoncées sont déjà complets : Alex Lutz ouvrira le bal le 6 mai avec Sexe, grog et rocking chair, finalement présenté à l’Ombrière pour des raisons techniques. Suivront Marie-Claude Pietragalla avec Barbara, Philippe Caverivière avec Tu crois que c’est une bonne idée ?, puis Bernard Lavilliers et Le comptoir des voyageurs.

    Trois nouveautés viennent compléter la programmation. Le vendredi 8 mai à 11h, la réalisatrice et scénariste Danièle Thompson donnera une masterclass au cinéma Capitole, animée par Karim Ghiyati, directeur d’Occitanie Films. Le soir même, place au Comedy Club avec Amandine Lourdel, Yacine Belhousse, Adel Fugazi, Ethan Lallouz et Denise.

    Enfin, samedi 9 mai à 21h30, Philippe Corti clôturera le festival avec un DJ set à l’Ombrière. Cette soirée, comme la masterclass, aura aussi une dimension solidaire : les recettes seront reversées à la Banque alimentaire du Gard. « C’est vraiment local et les gens savent où ça va. C’est important de le savoir. C’est concret », insiste Patrick Timsit.

  • Une grande amicale du hip-hop à Marseille

    Une grande amicale du hip-hop à Marseille

    Réunissant 38 figures du hip-hop marseillais ainsi que quelques-uns de leurs acolytes internationaux, Marseille & friends répand ses effluves hip-hop à l’ancienne dans les bacs de disquaires et sur les plateformes de streaming depuis fin 2025. Pilotée par la galaxie Galette Records, une grande amicale boom bap qui se donne rendez-vous vendredi 8 mai dans la salle de concerts du Dodu, à la Belle de Mai. « Back to the old school hip-hop », aguiche le disquaire de la rue des trois frères Barthélémy (6e), à propos de cette soirée qui convie sur scène interprètes, producteurs et Dj’s du projet.

    Faf Larage, Napoleon Da Legend, Inoki, Imhotep…

    Cette « release party » de Mars & friends, opus au cours duquel les Mc’s livrent leurs visions de Marseille, invite une trentaine d’artistes parmi lesquels les internationaux Napoleon Da Legend, Mc américain installé dans la ville, et Inoki, « équivalent d’AKH en Italie », cadre Olivier Gilles, taulier de Galette Records. Beaucoup de rappeurs locaux sont aussi évidemment annoncés comme Gino 1313 qui clame sur l’album avoir « grandi entre le Panier et l’Opéra, et traîné jusqu’à l’heure où les requins côtoient les rats », Faf Larage et son Ronin de Mars, ou encore Imhotep, K-Meleon, Maze, Jo Popo, Muge Knight, Costello et bien d’autres.

    Vendredi 8 mai à partir de 20h30 au Dodu. 22, rue Jobin (3e). 25 euros sur www.shotgun.live/fr

  • Avignon, l’île de la Barthelasse vibre au rythme de l’Afrique

    Avignon, l’île de la Barthelasse vibre au rythme de l’Afrique

    Un événement culturel et artistique qui se caractérise par sa convivialité. C’est également un lieu d’échange qui favorise le lien et la rencontre sous forme d’une grande fête.

    Grande fête qui se concrétise sous la forme de concerts, d’un marché artisanal et solidaire, d’animations et de stages artistiques divers tout au long du week-end.

    Le tout avec une volonté claire depuis la création de ce festival africain : le rendre accessible au plus grand nombre avec une participation libre.

    Un programme
    riche et varié

    Le marché artisanal et solidaire vous accueillera sur les deux jours. D’abord samedi entre 13h et 22h pour une journée qui débutera à 10h30 et se terminera à minuit. Puis dimanche de 11h à 19h, heure de clôture de l’événement.

    Au programme samedi un stage de percussion traditionnelle de Casamance, avec Aziz Loulou Manga, l’un des plus jeunes joueurs de Bougarabou vous attend dès le début de la matinée. Il sera suivi d’un stage de danse traditionnelle aux côtés d’un danseur et chorégraphe professionnel. Pour les enfants le rendez-vous est donné à partir de 14h avec des jeux géants en bois mais aussi des contes ou encore des activités pédagogiques dont la thématique est « culture et patrimoine », s’offrent aux enfants entre 3 et 14 ans. C’est à 18h30 que débuteront les concerts avec Paamath et Davy Kilembe suivi de Burkina Azza, un concert de musique traditionnelle du Burkina Faso pour terminer avec Basafrika, une fusion world dynamique. Le soir même, un repas africain est proposé à partir de 19h30.

    Dimanche, découvrez le chant et le balafon, un instrument de percussion africain. Une session contes est également au programme et les concerts s’enchaîneront ensuite à partir de 14h avec Sandro Joyeux, Diako, de l’afroworld music et le week-end se terminera avec le concert de Djama, six musiciens de cultures et d’origines variées.

    Infos et résa : 06.72.21.35.63.

  • La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    Instrument au fort ADN méditerranéen, la mandoline a connu son apogée entre les XVIII et XXe siècles à Marseille, notamment avec « l’immigration massive des Napolitains et Siciliens ». Un essor couronné par la création en 1921, a coutume de rappeler le fondateur du Mandol’in Marseille festival, Vincent Beer-Demander, « de la première classe de
    mandoline au monde au conservatoire de Marseille
    ». Une riche histoire réactivée par cette manifestation
    dont la 6e édition offre, le 30 juin, un prélude aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône, théâtre de Concertos en folie. Assurés par des solistes de l’Académie de mandoline et de guitare de Marseille, un répertoire aussi bien irrigué par Vivaldi, que Richard Galliano ou du compositeur Vladimir Cosma. « Nous allons fêter » ce musicien, 86 printemps et toujours actif, « dernier des grands dinosaures de la musique à l’image », prévient le directeur artistique du festival. Au menu, une soirée prévue le 3 juillet au conservatoire Pierre-Barbizet, en présence de ce chef d’orchestre et compositeur de musiques de films comme Le grand blond avec une chaussure noire, Les aventures de rabbi Jacob, ou encore L’as des as. Après une « conversation » avec le public à 19h, Vladimir Cosma assistera ensuite à un programme de trois de ses « créations récentes pour la mandoline », interprétées par l’Orchestre de chambre de Marseille ainsi que des élèves et professeurs des conservatoires de Marseille et d’Aubagne. Ce même conservatoire sera officiellement baptisé, le lendemain, du nom du compositeur de la musique de La gloire de mon père.

    Sauvée par une impro

    « Avec un succès populaire qui s’étoffe d’années en années », estime Maxime Vagner, directeur délégué de la compagnie VBD & Co qui porte le festival, « le pari de faire de Marseille une capitale de la mandoline est réussi ». Parmi les autres propositions de cette manifestation attendant « 2 500 spectateurs », on notera une « carte blanche » donnée au trio de Sam Karpienia, qui répand son répertoire occitan et français au rythme de la mandole algéroise. Le Musée d’histoire de Marseille abritera quant à lui, le 6 juillet, 1789. « Entre humour et virtuosité », situe Laure Soutenet, administratrice du festival, une création mettant aux prises le mandoliniste Vincent Beer-Demander et la violoncelliste Marine Rodallec. Tous deux font revivre une correspondance entre « Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres et grand protecteur des mandolinistes » qui « vota la mort du roi et fut lui aussi guillotiné pendant la Révolution française » et la marquise Hélène de Montgeroult, « brillante musicienne et compositrice qui n’échappa à la guillotine qu’en improvisant au pianoforte des variations sur la Marseillaise devant le tribunal révolutionnaire ».

  • La Citadelle lance sa nouvelle saison artistique

    La Citadelle lance sa nouvelle saison artistique

    « Nous voulions ouvrir la saison avec un événement destiné aux familles, qui parle à tout le monde. Pas seulement aux visiteurs qui s’intéressent à l’histoire du Fort, mais aussi à ceux qui cherchent à se divertir. » Alors qu’elle tente de se couvrir du soleil qui frappe sur le fort, Mathilde Rubinstein, directrice déléguée de la Citadelle de Marseille explique ainsi ce qui l’a motivé à accueillir le projet. Au programme de la journée : solo de guitare, spectacle d’acrobatie, une exposition, et plusieurs visites « flash » dans l’après-midi. L’objectif : faire d’un monument historique, un lieu qui continue de « vivre et de bouger » poursuit la directrice. Un pari réussi puisque le site affichait complet ce samedi. En famille ou entre amis, les Marseillais et visiteurs ont répondu en nombre pour suivre le circuit culturel proposé. Des propositions motivantes car « accessibles pour découvrir une partie du patrimoine », déclare Alice.

    Un lancement inédit

    Mère de deux enfants en bas âge, elle affirme s’être déplacée « pour assister aux différentes performances », une bonne occasion pour « profiter de la vue imprenable et découvrir l’architecture du site ». Un événement inédit puisque pour la première année, les artistes ont « carte blanche » sur leurs productions artistiques. Une manière de « lancer différemment la saison portée par un programme assez dense », annonce Benjamin Lengagne, directeur de la communication de la Citadelle de Marseille. « Nous accueillerons, en mai, les festivals Marsatac et Basse Fréquence, ainsi que l’événement Résistance et Désobéissance porté par Saison Méditerranée », énonce-t-il. Des manifestations que certains des visiteurs ne comptent pas manquer comme Mathieu et sa compagne Clara, bien décidés à « suivre de près les événements culturels qui rythmeront la saison ».

    plus d’infos sur : citadelledemarseille.org

    Légendes photos

    1 – Mathilde Rubinstein, la directrice déléguée de la Citadelle, en pleine visite express du site.

    2 – Le guitariste Benjamin Dupé, artiste résident à la Citadelle s’est produit sur la scène du site, samedi après-midi.

    3 – Un spectacle d’acrobaties aériennes intitulé « Li(e)n » a été donné par la compagnie Appesa devant un public aussi surpris de la proposition que séduit.

    4 – La Citadelle, classée monument historique et surplombant le port de Marseille a fait l’objet d’un très important chantier de restauration conduit par l’association spécialisée dans l’insertion Alta Vista.

    PHOTOs C.S. et Pierre Gondard/La Citadelle

  • Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    En Italie, le 25 avril marque la célébration de la libération du nazisme et du fascisme. La fin d’une dictature, le point de départ de la démocratie. Ce jour-là, il y a quatre-vingt-un ans, furent posés les fondements historiques de la Constitution.

    Cette année, le 25 avril revêt une signification particulière. Car, avec le référendum sur la justice du 23 mars, les Italiens furent, de fait, appelés à défendre les valeurs de la Charte constitutionnelle. Supprimer certaines dispositions aurait porté atteinte à certains des principes fondamentaux du droit qui régit notre démocratie.

    Contre toute attente, 58,9% des Italiens se sont rendus aux urnes. 53% ont rejeté la réforme.

    Mais le revirement spectaculaire ne résidait pas seulement dans la victoire du Non. C’était aussi le fait que 61% des jeunes de 18 à 34 ans aient voté « non ».

    Un chiffre frappant, inattendu, inimaginable. Il a soulevé de nombreuses questions, tant à droite qu’à gauche. Et un coup dur pour Giorgia Meloni et sa coalition. Car ces jeunes qu’elle imaginait hypnotisés par leurs écrans de téléphone portable, donc influençables et soumis, se sont mobilisés pour défendre la liberté.

    Où étaient-ils cachés ? se demandaient Giorgia Meloni et Elly Schlein, secrétaire du Parti démocrate. Sans oublier les analystes de la société italienne qui les imaginaient survivre péniblement, dans leur situation précaire, pour un salaire de misère.

    Pourtant, un signe était là. Lors des grandes manifestations pour Gaza en octobre dernier, qui ont rassemblé deux millions de personnes dans les rues, on a remarqué une forte présence des moins de 30 ans.

    Les jeunes sont donc là. Invisibles en politique, mais présents dans le grand chœur italien qui n’a pas oublié les accents de Bella Ciao !

    « Les jeunes nous ont sauvés ! », ont commenté de nombreux partisans du Non.

    Il s’agit maintenant d’aller de l’avant. D’élaborer des propositions politiques pour reconquérir ces énergies, qui ont prouvé qu’elles étaient loin d’être indifférentes.

    La droite tente de rectifier le tir en revoyant certaines positions qui se sont révélées contre-productives, à commencer par son soutien au trumpisme.

    La gauche commet la grave erreur de se poser la question des candidatures futures, sans saisir pleinement le message qui, grâce à l’appel du syndicaliste Maurizio Landini, est émané de la grande marche pour Gaza, où la jeunesse « invisible » s’est manifestée pour la première fois.

    Dans cette Italie, outragée par Trump, qui insulte même le Pape, et qui paie et paiera le prix de certaines amitiés malheureuses, pouvons-nous renouer avec le débat politique ? Et surtout, nous adresser aux jeunes ?

    Le 25 avril sera une nouvelle occasion cruciale de le comprendre. Ces événements surviennent alors que Giorgia Meloni rencontre Edi Rama, le Premier ministre albanais, pour renforcer la coopération en matière d’immigration et d’infrastructures. Alors que les centres de détention en Albanie demeurent un échec coûteux et illégal, dénoncé par les manifestations et les tribunaux. Alors que le pays, chiffres à l’appui, est englué dans une pauvreté qui touche également la classe moyenne. Alors que les 18% de jeunes ni en études ni en emploi représentent le deuxième taux le plus élevé d’Europe, cela souligne une crise profonde.

    C’est pourquoi le 25 avril ne sera pas seulement le Jour de la Libération. Ce sera aussi un jour de résistance qui, après 81 ans, est nécessaire pour défendre les valeurs de paix et de liberté. Un acte indispensable dans un monde devenu fou, où seuls ces jeunes, privés même du droit de rêver, peuvent nous sauver.

  • Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    Beethoven, Stravinsky et Brahms au menu du concert

    La célèbre Symphonie n° 3 Héroïque de Beethoven conclura le concert. Conçue en hommage à Napoléon Bonaparte, que Beethoven admirait comme une figure emblématique de la Révolution, la symphonie perdit sa dédicace lorsque Bonaparte se proclama empereur. Déçu, le compositeur raya son nom de la partition. Reste une Symphonie Héroïque dédiée « à la mémoire d’un grand homme », qui marque un tournant de l’histoire de la musique et affirme le génie du compositeur.

    En ouverture, Igor Stravinsky rend hommage à Claude Debussy avec la Symphonie pour instruments à vent, composée en 1920, deux ans après la disparition du musicien français. Stravinsky parlait d’un « hommage, mais non d’une imitation » : une œuvre sobre, mais traversée aussi par l’âpreté rythmique et la force expressive propres au compositeur russe.

    Le concert mettra également en avant le Double Concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms, écrit à la fin de sa vie pour sceller la réconciliation avec son ami le violoniste Joseph Joachim. Cette page lumineuse, où les deux solistes dialoguent d’égal à égal, sera interprétée par Da-Min Kim, violon solo de l’orchestre, et Xavier Chatillon, violoncelle solo, deux musiciens emblématiques.

    L’Orchestre philharmonique de Marseille sera placé sous la direction de Lawrence Foster, qui a largement contribué au rayonnement de la formation. Ce dernier concert de la saison symphonique affiche complet.

  • À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    Cela fait plus de trente ans que Maria Pérez dirige le centre Solea situé rue Sainte. Passionnée de Flamenco, elle ouvre son école de danse en 1994 avec son mari Marc Bamoudrou pour transmettre la culture andalouse. En cette 8e édition, son festival reçoit, cette année, une attention particulière. « Le maire de la Union, en Espagne, Joaquin Zapata, animera la soirée de samedi. C’est un honneur ainsi qu’une grande marque de reconnaissance de l’accueillir en nos lieux », annonce-t-elle fièrement.

    Populaire et solidaire

    Le maire et directeur du Festival international espagnol du Cante de las Minas prendra la parole à 18h30, pour une conférence sur l’histoire, l’identité et l’évolution du Flamenco. Intervention qui sera suivie d’un concert du guitariste Joaquín Muñoz Fernández. Plus de place disponible pour cette soirée, qui promet d’être « explosive », selon la directrice.

    Un engouement qui s’accélère depuis trois ans et se confirme une fois de plus cette année. Une réussite due, selon Maria Pérez, aux « valeurs populaires et solidaires » que prône le Centre. « Nous avons à plusieurs reprises travaillé avec T’Cap 21, pour les jeunes trisomiques. Mais aussi pour A Pulso, un cycle d’ateliers de danse flamenca avec des femmes réfugiées ou en difficulté sociale, à Marseille et à Arles. » Une volonté donc d’unir à travers la danse, mais aussi de « combattre les préjugés », selon Claude Freissinier, directeur de la société Arts et Musiques. « La programmation de vendredi est aussi une manière de valoriser le Flamenco de nos quartiers. Mettre en lumière la communauté gitane de notre région avec, par exemple, l’intervention de Manuel Gomez, un guitariste de Martigues », confie-t-il.

    Quelques places sont encore disponibles pour la soirée de vendredi, qui s’ouvrira sur un bal sévillan à 19h. Au menu : des spectacles de Flamenco traditionnel puis la projection d’un film dédié au guitariste Yerai Cortés.

    Renseignements sur festivalflamenco-azul.com