Tag: Musique

  • Soprano provoque un coup de chaud durant la fête de la musique

    Soprano provoque un coup de chaud durant la fête de la musique

    « Aujourd’hui, pour le lancement de l’Été marseillais, veuillez accueillir… Soprano ! » À 21h45 dimanche soir, face à la scène installée par la Ville de Marseille sur la corniche, ce n’est que hurlements et sifflements. « Ça fait super plaisir de vous voir ! », lâche l’artiste, « c’est la fête de la musique et le plus important, c’est que tout le monde puisse s’amuser ! ». Le rappeur marseillais lance la soirée avec Cosmo avant d’enchaîner avec En feu ! « C’est surprenant, super cool qu’il soit venu en personne », n’en revient pas Suzanne. « On est là, on profite ! », s’enflamme Chiara.

    Diversité musicale

    À la Plaine, en début d’après-midi, tout le monde se prépare. L’Intermédiaire, bar emblématique de la scène rock marseillaise, a avancé les horaires pour accueillir un large public. « Des jeunes, des vieux, des touristes, des riverains, qui viennent pour écouter une musique qui nous porte », apprécie Annaëlle Loze qui souligne : « C’est un grand moment de rock, dans ce que cela implique en qualité musicale et en valeurs qu’on défend : l’antifascisme, l’antiracisme, le respect », poursuit-elle.

    Une musique live qui est également portée par des particuliers qui installent leurs systèmes sont à chaque recoin de la place. Parmi eux, un groupe d’amis se préparent depuis trois mois, en bricolant des caissons. « C’est la première fois qu’on fait ça. On pose les enceintes et on propose aux gens de venir mixer », explique l’un d’entre eux.

    À la Citadelle, le Swing du Camas fait résonner son jazz manouche devant un public familial. « Le cadre est trop beau, savoure Kevin, on a de la chance de commencer la soirée ici avant d’aller papillonner et profiter ailleurs », savoure Kevin. « Pour moi, la fête de la musique c’est les musiciens », précise Michael, Parisien récemment installé à Marseille, « on est venu pour le gipsy jazz et on reste pour le conservatoire ».

    Sur la corniche, beaucoup de monde se presse. Les scènes s’enchaînent sur une voie libérée des voitures, dans des petits chapiteaux, des DJ sets dans les bars… Beaucoup de jeunes se pressent devant la grande scène mise en place par la Ville de Marseille. Un collectif fait danser et chanter des jeunes de 15 à 20 ans, sur les tubes de SCH, PLK, Maître Gims… Et Soprano débarque.

  • [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ? Est-ce que ça a toujours été une passion pour vous ?

    Mélissa Laveaux : Non. Je voulais être médecin, puis peintre et ballerine. Je me suis mise à faire de la musique pour soutenir des associations pour lesquelles j’étais bénévole, comme des associations féministes d’Ottawa, la ville où j’ai grandi, qui soutiennent les femmes qui sont victimes de violences sexuelles, des associations punk. C’était mes communautés et c’est pour ça que je me suis lancée dans la musique. Tout le monde m’a dit qu’il fallait que je mette ma musique sur Myspace. Cela fait plus de 20 ans que je fais de la musique, donc Spotify n’existait pas encore. Pas mal de gens m’ont découverte sur Myspace, et c’est là où mon ancien label m’a repérée. Maintenant, je suis devenue une artiste indépendante et autoproduite.

    La Marseillaise : Vous chantez en plusieurs langues, mais plus en français. Pour quelle raison ?

    Mélissa Laveaux : Je chantais en français, mais on m’a dit que mon français n’était pas correct, alors que je suis francophone, c’est ma langue maternelle. Du coup, j’ai arrêté de chanter en français en France. Je l’ai vraiment pris comme une insulte personnelle. Je refuse de chanter en français en France. J’ai perdu l’envie. Par contre, je chante en français au Québec. Et je chante en créole parce que physiquement, sensoriellement, c’est hyper délicieux. C’est comme manger un bon dessert. Je compose par rapport au goût.

    La Marseillaise : Quelles sont vos inspirations musicales ?

    Mélissa Laveaux : J’aime beaucoup le groupe écossais Young Fathers. J’ai toujours aimé Nina Simone. Après, il y a une énorme panoplie de chansons qu’on m’a fait écouter quand j’étais plus jeune. J’étais beaucoup inspirée par la Tropicalia brésilienne, par des artistes cubains, des femmes à la guitare. C’est ce qui m’intéresse beaucoup.

    La Marseillaise : Vous vous considérez comme un ovni ?

    Mélissa Laveaux : Oui. J’aimerais beaucoup qu’il y ait d’autres personnes qui fassent de la musique bizarre. Je trouve que je fais de la musique bizarre parce que j’écris pas de chansons d’amour. J’écris des chansons sur la mort, sur la maladie, sur la destruction de la planète. Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je chanterais des chansons d’amour et je me tairais politiquement.

  • Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    MONTPELLIER. Le centre-ville en fête

    Du rock aux sons saturés, des chœurs aux mélodies pop, il y en aura pour tous les goûts à Montpellier. L’esplanade du Peyrou prévoit une expérience variée de 18h30 à 00h30. Ouverture du bal avec le binôme Mauvaise Bouche et Dab Rozer, qui proposera un mélange entre chanson française, rap indie et électro. Ce sera ensuite au tour de BülBül Elektro, un sound system balkanique, de proposer une performance psychédélique et hypnotique. S’ensuivra un concert de rap avec Carbonne, la fanfare balkanique Balkan Paradise Orchestra avant de terminer entre les mains de Ryuden et son show de rock industriel.

    BAGNOLS-SUR-CÈZE. Une programmation éclectique

    Des concerts, mais aussi un spectacle de danse et une soirée bodega… Début de soirée avec une représentation de chorales, puis la soirée continuera Place Auguste-Mallet avec le groupe Akèstéko, mêlant chanson française, électro, swing et rock balkanique qui chauffera le public avant l’arrivée du duo de folk américaine The Scenar.

    LUNEL. Un week-end polyrythmique

    À Lunel, le week-end de la fête de la musique sera varié avec du blues, de la soul, du jazz, de la musique des Balkans, des pays de l’Est, des rythmes africains ou brésiliens, du reggae, du chant choral, et plus encore. Laplace de la République et le cours Gabriel Péri centraliseront les artistes principaux.

    NÎMES. La ville voit les choses en grand

    À Nîmes, sur la place de la Maison Carrée, seront présentés les lauréats de la Bourse des jeunes talents, qui laisseront ensuite place à des concerts pop rock, rock et métal avant de terminer la soirée avec le groupe de musiques afro-latines Onda Ya. Au même moment, une scène de musique actuelle animera la place de la Calade : de l’afrobeat avec Muyiwa Kunnuji, du rap avec Leio, de la techno avec Mellanie… Il y aura de la musique pour tous les goûts dans les rues de Nîmes. Toute la programmation sur le site de la ville.

    SÈTE. Un dimanche en fête

    L’espace public sétois proposera un mélange de musique d’ailleurs et de classiques français. En bord de mer, le Praïa proposera une ambiance brésilienne avec le groupe Roda Do Brasil, guidé par Dan’ilê et Felipe Bastos, des airs de carnaval brésilien pour bien commencer la soirée. Devant l’espace Georges Brassens, autre ambiance, une scène ouverte aux artistes amateurs et professionnels, permettra de revisiter les classiques de Georges Brassens. De nombreux concerts auront lieu toute la soirée.

    ALÈS. Du traditionnel et plus encore

    De la place de la mairie à la place de l’Abbaye en passant par celle des martyrs de la Résistance et au Fort Vauban, Alès se met au diapason et proposera des animations et des concerts toute la soirée du 21 juin. Flamenco, comédie musicale, chorale gospel, soirée swing et spectacle de danse, tout le monde y trouvera son compte.

  • Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    À peine les derniers échos de la Feria dissipés, les arènes changent de peau. La piste antique devient scène géante, les gradins se préparent à vibrer, tandis que le Festival de Nîmes a ouvert, jeudi 11 juin, une édition 2026 annoncée comme l’une des plus denses de son histoire. Jusqu’au 26 juillet, 31 soirées feront défiler artistes internationaux, grandes voix populaires, rockers cultes, orchestres, humour et ballet sous les pierres romaines.

    Le coup d’envoi a été donné par Theodora, figure montante d’une scène française qui mêle rap, pop, afro et électronique. Dès le vendredi 12 juin, Vanessa Paradis partagera l’affiche avec Gaëtan Roussel, avant une première séquence très francophone, marquée notamment par Feu ! Chatterton et Benjamin Biolay. Entre les deux, le 13 juin, les arènes accueilleront aussi Clair Obscur : Expedition 33 – A Painted Symphony, phénomène venu du jeu vidéo, porté sur scène par le compositeur Lorien Testard, la chanteuse Alice Duport-Percier et l’Orchestre Curieux. Une parenthèse symphonique et visuelle pour le titre montpelliérain devenu événement culturel au-delà des manettes, et soulignant l’éclectisme de l’événement.

    Un été à guichets serrés

    Le festival confirme son pouvoir d’attraction. Plusieurs soirées affichent déjà complet, dont The Cure, attendu trois soirs de suite, mais aussi Sting, Katy Perry, Julien Doré, Jamiroquai ou encore Joe Hisaichi accompagné de l’orchestre national d’Avignon-Provence pour jouer des musiques des films du Studio Ghibli et de Miyazaki. D’autres rendez-vous restent accessibles, permettant encore de trouver sa place dans cette grande traversée musicale.

    La programmation balaye large : Sabaton pour le metal, Lenny Kravitz et Nick Cave & The Bad Seeds pour la classe rock, Pixies pour la mémoire indie, Lorde pour une pop féminine et radicale, Charlotte Cardin et Sébastien Tellier pour les élégances électro-pop. Plus rare dans les arènes, le Béjart Ballet Lausanne viendra offrir un temps suspendu autour des grandes chorégraphies de Maurice Béjart. Et, surprise ajoutée à l’affiche, l’humoriste Paul Mirabel investira lui aussi l’amphithéâtre le 12 juillet.

    Avec ses 11 000 places les soirs de concert, le Festival de Nîmes reste une machine culturelle impressionnante. Une vitrine populaire, parfois vertigineuse, où l’été gardois se joue à ciel ouvert.

  • Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le Festival d’Aix s’ouvre largement au-delà du seul domaine lyrique. En témoigne la programmation « Jazz & Méditerranée », dans le cadre d’Aix en juin, avec des concerts gratuits ou plus, lors de sessions plus institutionnelles en juillet. En hommage à Pierre Audi, l’ancien directeur du Festival, brutalement disparu l’an passé, Pauline Chaigne, directrice adjointe à la programmation, a tenu à teindre cette session d’une couleur libanaise et, plus largement, orientale. Premier point fort, le ténor Karim Sulayman dialoguera avec Sean Shibe à la guitare acoustique, croisant ses racines libanaises à sa formation lyrique.

    Les Aga Khan Master Musicians présenteront un programme intitulé « Broken Branches » qui mêle baroque, chants du Moyen-Orient et créations contemporaines avec la rencontre d’instruments traditionnels et d’artistes jazz. L’idée est de lancer un pont entre cultures asiatiques et méditerranéennes. Liban toujours, incarné par Layale Chaker & Sarafand pour un programme qui mêlera jazz et musique contemporaine, rythmé par la poésie de l’auteur libanais Ounsi el-Hage.

    Dialogues méditerranéens

    Aix en juin fera découvrir la jeune scène jazz algérienne émergente avec le Trio Jazz TinniT formé par Hacène Zemrani, Youcef Bouzidi et Nazim Ziad. C’est toute la nostalgie de la culture séfarade et arabo-andalouse que chantera le duo Ana Silvera & Saied Silbak, oudiste palestinien, ainsi que la chanteuse sarde Alessandra Soro, associée à l’Ensemble vocal EV’AMU. Cet esprit sarde se veut un prélude à la création en juillet de l’opéra Accabadora de Francesco Filidei. L’œuvre, inspirée par la romancière Michela Murgia, évoque les ancestraux rituels du passage vers la mort.

    Enfin, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, avec sa nouvelle cheffe Sora Elisabeth Lee, mettra en valeur des talents des musiciens issus du bassin méditerranéen, avec son programme croisant répertoire symphonique et la désormais composition collective, mise au point lors de leur session en Égypte. Ces dialogues entre cultures musicales et peuples de la Méditerranée joueront dans différents lieux du pays aixois : le Pavillon noir, le Conservatoire, l’Abbaye de Silvacane, le chapiteau du CIAM, route de Galice, Vauvenargues et bien sûr le Théâtre de l’Archevêché.

    La saison méditerranéenne du Festival d’Art Lyrique est un dispositif qui vise à la diffusion de la francophonie. La saison 2026 se veut l’héritière de l’esprit de Pierre Audi qui en avait donné l’impulsion. Le but de La programmation « Jazz & Méditerranée » est de faire entendre la richesse des cultures méditerranéennes et de faire découvrir au plus grand nombre la diversité des talents qui la parcourent.

  • Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Du monde, jeudi matin, derrière et devant le pupitre du salon Clemenceau de la mairie d’honneur pour mettre en avant la politique culturelle de la Ville de Toulon pour la saison estivale. Avec, comme temps fort de la programmation, le festival Jazz à Toulon, qui revient du 26 juillet au 8 août faire swinguer le Port du Levant au rythme des sonorités du monde. Et ce sur les places, en ville comme dans les quartiers, de Saint-Jean du Var au Pont du Las.

    Pour cette 36e édition, parmi les invitations au voyage proposées, on retient le projet New Sketches of Spain, avec le retour d’Erik Truffaz aux côtés d’Antonio Lizana, « qui signe un mariage audacieux entre jazz classique et flamenco ». Pour les rythmes endiablés puisant aux sources de la salsa et du jazz afro-cubain, cette fois, place à Spanish Harlem Orchestra, Orquesta Akokán et le collectif El Comité. « Tandis qu’Alfredo Rodríguez et Fabiola Mendez sublimeront leurs racines latines par une approche soliste d’une grande finesse poétique », comme le décrit la maire de Toulon (SE), Josée Massi, dans son édito.

    En tout, dix soirs de concerts gratuits transformeront Toulon en une scène de jazz à ciel ouvert. Sans oublier « les Off » du festival, qui prendront place dans les quartiers de la ville, à l’heure de l’apéritif.

    Morceaux choisis

    Pas de bel été non plus sans lecture. L’occasion donc de « Partir en Livre » jusqu’au 20 juillet, avec une 11e édition riche aussi en ateliers, rencontres et jeux. Le jeune public étant invité à venir exercer son imaginaire dans les médiathèques. Mais aussi en plein air.

    Sous les arbres du parc, bien installés dans l’herbe, les enfants pourront par exemple découvrir, avec « À l’ombre des pages », de nombreuses histoires partagées par les bibliothécaires. Comme les 9 et 11 juillet de 9h30 à 11h, au parc du Pré Sandin.

    Sur le parvis du Zénith revient également, du 12 au 25 juillet, le festival Son By Toulon. Avec de grosses pointures, telles que Ben Harper, Bigflo & Oli et Mika.

    Côté expo, le Musée d’art de Toulon propose de découvrir Man Ray avec « Magie de l’image ». Près de 200 œuvres, photographies, peintures… retraçant le parcours de l’artiste. Et du côté de la Maison de la photographie, jusqu’au 19 septembre, place au travail de Martin Parr, de ses premiers reportages en noir et blanc réalisés dans le nord de l’Angleterre dans les années 70, jusqu’à ses gros plans d’objets de consommation, à la fin de son parcours.

    Mais aussi de l’opéra, de la musique classique et de la danse à Châteauvallon. Ou encore du chant a cappella avec les Voix Animées et leur répertoire de la musique vocale de la Renaissance. Le tout se déroulera à la Tour Royale.

    Et pour se mettre dès dimanche soir dans l’ambiance, 94 groupes seront présents dans les rues de la cité pour la Fête de la musique, sur 33 scènes.

    La Marseillaise ne pouvait pas non plus faire l’impasse sur la pièce Les Résistantes, consacrée au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans le combat contre le nazisme. Ce projet participatif retrace l’engagement de ces héroïnes entre 1940 et 1944. Elle sera jouée le 4 juillet, à Châteauvallon.

    Retrouver le programme complet dans le magazine de l’été sur le site toulon.fr

  • Les « musiques en fête » aux Chorégies d’Orange

    Les « musiques en fête » aux Chorégies d’Orange

    Comme il est de coutume depuis 15 ans, l’ouverture des Chorégies d’Orange coïncide avec la soirée « Musiques en fête », diffusée en direct sur France 3. Cette année, le vendredi 19 juin au Théâtre antique. Un rendez-vous assuré par l’Orchestre national de Cannes dans le but de « réunir sur une même scène les plus belles pages de la musique classique et lyrique, les grands standards de la chanson, les comédies musicales de Broadway et les plus belles musiques de films ».

    Cette date inaugurale donnera ainsi le la d’un programme 2026 qui « associe l’excellence des artistes à la diversité des propositions avec le choix assumé de s’adresser à tous les publics », résume Richard Galy, président de la Société publique locale (SPL) des Chorégies qui n’attend plus que l’aval de l’État pour transiter vers le statut d’Établissement public de coopération culturelle (EPCC). Suite à la démission de Jean-Louis Grinda, en poste depuis 10 ans, un nouveau directeur artistique doit être nommé à l’issue d’un conseil d’administration prévu la semaine prochaine.

    Traviata et Katerine

    La présente édition marquera le retour de La Traviata de Verdi, le 4 juillet, doté d’une « distribution exceptionnelle avec Jessica Pratt dans le rôle-titre aux côtés de Ludovic Tézier ». Parmi les autres temps forts, la venue de la grande soprano Nadine Sierra, le 27 juin, ou encore une invitation faite le 7 juillet au chanteur Philippe Katerine « à faire entendre ses textes et mélodies en version orchestrale avec l’Orchestre national Avignon-Provence ».

  • Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Qui dit début de l’été, dit retour des Escapades au Théâtre Durance. Le festival, gratuit, fait la part belle à l’éclectisme, entre promotion des artistes locaux et ouverture aux musiques d’ailleurs. « On travaille sur la découverte musicale, amener le public vers autre chose que ce qu’il a l’habitude d’écouter. L’esprit c’est la qualité artistique et la découverte », explique la programmatrice Elsa Gobert.

    Pour la première fois, le festival démarre ce jeudi soir avec ALA.NI, artiste londonienne originaire de Grenade qui propose « un son assez music-hall mais pas que. Elle peut nous emmener aussi jusqu’aux îles Caraïbes d’aujourd’hui, c’est assez solaire, détaille Elsa Gobert. Ensuite, ce sera Mélissa Lavaux, Une artiste d’origine haïtienne très engagée, qui a livré un dernier album très personnel où elle raconte toutes les fois où elle a frôlé la mort. Un sujet qu’elle aborde d’un point de vue poétique. Elle n’en rit pas mais presque ». Vendredi 19 juin, la première partie de soirée sera assurée par une artiste locale résidant à Embrun, Ottilie B. D’ordinaire adepte de musique électronique, elle revisite son répertoire intégralement en acoustique. Suivra le groupe Atomic PingPong, « une formation qui vient de l’art de rue, à l’esthétique fanfare, presque dadaïste, colorée, décalée et très festive », décrit Elsa Gobert.

    À côté des deux groupes, se produira la Djette, La Louve, qui reprend les musiques maghrébines à la sauce électro. Enfin, samedi 20 juin se partagera entre Sarab, quatuor capable de passer « de la poésie arabe à un rock très underground et post-punk » d’après la programmatrice du festival, et Friedberg, groupe autrichien avec « une pop rock assez envoûtante, qu’on écouterait pour aller faire des road trips ».

    Ottilie B, un répertoire

    en réinvention

    Parmi les artistes de cette édition, Ottilie B, musicienne associée au Théâtre de Gap, est sans doute la plus locale mais aussi la plus difficile à enfermer dans un seul genre. « Le projet actuel, “En boucle”, est une réinterprétation de mon répertoire, en version acoustique, totalement libérée des machines, explique l’artiste embrunaise. Je dis libérée, c’est volontaire, parce que c’est un peu à l’inverse de ce qui se fait aujourd’hui. J’avais envie de quelque chose de plus brut, de plus aux prises avec les choses essentielles. C’est un peu une récréation pour moi. » Un style qui se prête d’ailleurs particulièrement bien aux événements comme les Escapades. « Ma démarche s’inscrit dans un lien au plus près du spectateur, explique-t-elle. D’ailleurs, j’aime bien dire spect’acteur, spectact’rice, les rendre partie prenante de mes créations. Ça m’intéresse de faire sentir au public que sans lui, il n’y a pas de spectacle. C‘est un rendez-vous qu’on se donne. » Le rendez-vous est donc pris, du 18 au 20 juin au Théâtre Durance.

  • Les collégiens brisent les barrières par la musique avec Marsatac School

    Les collégiens brisent les barrières par la musique avec Marsatac School

    Sur scène, quelque 150 jeunes des collèges Stéphane-Mallarmé (13e), Henri-Barnier (16e) et Françoise-Duparc (4e) défilent devant un public de parents, d’amis et de curieux venus assister à ce grand concert. « C’est un projet d’initiation à la musique qui est né en 2018, justement au collège Françoise-Duparc », rappelle Pauline Wohlhuter, administratrice de Marsatac School.

    Pendant dix séances d’une à deux heures, des élèves de la sixième à la troisième ont été accompagnés par des artistes, lyricistes et beatmakers pour réaliser leurs propres musiques. « On leur montre comment on crée des rythmes, des rimes, des paroles. Après ils apprennent à chanter, à rapper, et ils arrivent comme des vrais artistes sur scène », sourit Loucas, qui a accompagné le projet.

    Soutenue par le Département des Bouches-du-Rhône, cette initiation à la musique a permis à trois classes, dont une classe Ulis pour enfants en situation de handicap, de créer quatre chansons chacune. « Le but c’est aussi d’être inclusif et de les aider. On a des retours sur des élèves qui sont en décrochage scolaire, et c’est un projet pour lequel ils reviennent à l’école », affirme Pauline Wohlhuter.

    Artistes en devenir

    Grâce à Marsatac School, certains se voient déjà continuer dans cette voie. « Maintenant on sait rapper et écrire. Peut-être que plus tard, on percera dans le rap et on fera un groupe », rêvent Ylias et Mehdi, élèves de troisième au collège Françoise-Duparc.

    Le projet permet aussi aux jeunes de s’affirmer. « Déjà, ça donne un accès à la culture et en plus ça joue sur leur confiance, leur sociabilité, leur empathie », admet Loucas. « Au début j’étais timide. Maintenant je me dis, autant me lancer », atteste Linoa, qui espère poursuivre dans le rap. Une volonté entendue par Pauline Wohlhuter, qui souhaite que l’accompagnement des élèves perdure. « On essaie de travailler sur une Marsatac Academy pour donner l’opportunité à ces jeunes de continuer à pratiquer. »

    Dans le public, les cris de soutiens fusent. « Ça les a vraiment rassemblés, ils créent de la coopération. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à participer à Marsatac School », détaille la professeure d’anglais des collégiens. De quoi confirmer le pouvoir de la musique comme levier d’inclusion pour les jeunes.

  • Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Samedi et dimanche, le parc de l’Arbousière, à Châteauneuf-de-Gadagne, prend des airs de fête à l’occasion de la 9e édition de « Terroirs en fête ». Un événement organisé par le Département de Vaucluse. « C’est l’un des plus grands rendez-vous pour les agriculteurs et artisans de bouche dans le Vaucluse », explique Pierre Charline, créateur de l’événement et responsable événementiel pour le Département de Vaucluse. « Plus de 150 exposants seront présents cette année et nous avons à cœur de leur demander un stand qui soit unique pour Terroirs en fête, un stand que l’on ne retrouve pas ailleurs parce que ce n’est pas juste un grand marché. »

    Au programme, tout au long du week-end, des démonstrations culinaires, des concerts et musiques lives, mais aussi un salon des vins et spiritueux ou un espace élevage pour découvrir ce que le Vaucluse à de meilleur à offrir.

    Un événement convivial et familial

    « Avec Terroirs en fête nous voulons montrer et faire découvrir au public la beauté et le savoir-faire dont regorge notre département. Nous accordons aussi une place importante aux activités familiales puisque cette année nous proposons par exemple des balades à poneys, des jeux en bois divers ou un jeu de piste géant », poursuit-il. « Les maîtres-mots pendant ces deux jours sont convivialité, partage et rencontre, c’est pourquoi nous voulons que chacun passe un bon moment dans un lieu exceptionnel. » Depuis 4 ans maintenant l’événement est associé à une personnalité et cette année c’est Mercotte qui en sera la marraine. « Nous en sommes ravis car elle est connue du grand public et elle a un capital sympathie qui est assez incroyable ! Elle sera donc présente samedi et dimanche et évoluera au sein de l’événement en participant à diverses animations », sourit le responsable. Parmi les temps forts, un concours de tartes aux fraises samedi mais aussi l’épreuve nationale du concours international de hamburgers dimanche où 6 chefs venus de toute la France vont s’affronter pour réaliser le meilleur burger avec des produits du terroir vauclusien.