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  • [Entretien] Nicky Doll : « Le drag est avant tout un art vivant »

    [Entretien] Nicky Doll : « Le drag est avant tout un art vivant »

    La Marseillaise : jeudi 21 août a eu lieu le tournage de la finale de Drag Race France All stars. Comment était l’ambiance ?

    Nicky Doll : La finale était incroyable. Je pense que les fans vont adorer. Parce que c’est tout ce qu’on a déjà vu en dix fois plus gros, dix fois mieux. Et le niveau est très, très haut cette année.

    L’émission Drag Race est arrivée en France en 2022 et a, depuis, enchaîné les saisons et les tournées de spectacle. Visibiliser l’art du drag contribue-t-il à faire évoluer les mentalités en France ?

    N.D. : Apporter des exemples de vie et créer une proximité pour que les gens puissent vraiment se faire une idée de ce que c’est le drag, les personnes queers et l’art queer, forcément, ça aide à faire avancer les mentalités. Après, je pense qu’en France, on peut avoir beaucoup de problèmes, mais s’il y a bien quelque chose que les Français ont, c’est la curiosité. Et ça se ressent, parce que les gens qui viennent nous voir, ce ne sont pas uniquement des gens de la communauté. En France, on aime l’art en général, donc on vient, on est curieux. Et je suis content de voir que plein de gens ont été assez curieux pour venir découvrir ce qu’on fait.

    Votre nouvel album « Apollo-Artémis », qui sortira le 5 septembre, a un côté clair symbolisé par le dieu grec des arts et un côté obscur, incarné par la déesse de la chasse. Pourquoi avoir fait ce choix ?

    N.D. : C’est important pour moi de montrer qu’à l’intérieur de moi, il y a une dualité. J’ai une part de féminité et une part de masculinité. Apollon et Artemis sont des jumeaux divins. Ils sont nés au même moment. Et j’ai un côté très solaire, tant musicalement qu’en termes de personnalité. En même temps, j’ai un côté un peu plus dangereux, un peu plus femme fatale. Il y a différentes chansons pour différents types de moments dans la journée ou dans la vie.

    L’album invite les auditeurs à s’accepter tels qu’ils sont et montre que l’identité peut être fluide. Est-ce un message facile à porter dans un contexte de montée de l’extrême droite ?

    N.D. : Je pense que maintenant plus que jamais, il faut porter ce message parce qu’on a l’impression qu’on était beaucoup plus ouverts d’esprit il n’y a pas si longtemps, et que là, on est en train de revenir en arrière. C’est très important de continuer à parler haut et fort d’amour-propre et d’acceptation de soi. En fait, on n’a pas forcément besoin d’être macho si on est un homme, ou d’être une lolita si on est une femme. Je pense qu’on est tous beaucoup plus complexes que ce que la majorité veut bien admettre. C’est très important de justement montrer à la nouvelle génération, qui est née avec la montée de l’extrême droite, qu’il y a aussi du pouvoir et de la beauté à s’affirmer et se battre pour ce qui est important.

    Vous êtes née à Marseille et avez passé votre adolescence à Tanger, au Maroc. Selon vous, où en est-on de l’acceptation des personnes queer autour du bassin méditerranéen ?

    N.D. : Ça dépend où. Par exemple, je pense qu’il y a, en Espagne, une ouverture d’esprit beaucoup plus prononcée. Après, il y a encore du travail, notamment dans les pays du Maghreb. Pour y avoir vécu, il y a énormément de personnes queers au Maroc, mais il y a une pudeur. Il y a aussi le danger de se faire arrêter, parce que ce n’est pas légal. Et donc, je pense qu’il faut encore continuer à humaniser nos vies, nos témoignages, pour que les personnes puissent se rendre compte qu’on naît juste comme ça. Et puis, il faut laisser les gens tranquilles.

    Pour la première fois en France, cet été, des viewing parties (rassemblements pour regarder l’émission) ont eu lieu dans un cinéma à Marseille. À vos yeux, est-ce un moyen pour les personnes queer de se réunir dans des safe spaces (refuge, espaces sûrs) ou bien Drag Race est-il devenu plus largement un événement populaire ?

    N.D. : La viewing party, c’est un moyen de se créer une communauté, des amis autour d’un programme qui nous passionne. Ça permet aussi d’aller voir du drag parce que c’est avant tout un art vivant, ce n’est pas qu’une émission. Généralement, on regarde l’épisode, et ensuite, on regarde des artistes performer. C’est clairement un safe space pour les queers, mais aussi pour beaucoup d’alliés. Il y a énormément de femmes, par exemple, qui préfèrent venir dans nos milieux parce qu’elles ne vont pas se faire agresser ou embêter par des hétéros un peu trop en rut. Et il y a des hommes hétéros qui viennent avec leurs copines, ils découvrent l’émission et ils l’adorent.

    Vous performez partout dans le monde, notamment à New York où vous êtes basée. Depuis les États-Unis, comment avez-vous perçu l’élection de Trump et, notamment, sa croisade contre les personnes transgenres ?

    N.D. : Ça a été une déception totale de voir qu’il était élu à nouveau. Je pensais qu’on avait appris de nos erreurs et que ça n’arriverait plus jamais. Surtout, ça a permis de me motiver et d’être hyper actif en essayant justement que ça n’arrive pas ici, qu’on ne fasse pas les mêmes erreurs en France. Parce que je vois à quel point ça a des répercussions néfastes sur le pays. Il a été élu il y a à peine six mois et il y a déjà tellement de choses qui ne vont pas. Donc si on venait à faire la même chose en France, ça serait catastrophique.

  • La Guinguette sonore,un festival rock et inclusif

    La Guinguette sonore,un festival rock et inclusif

    La Guinguette sonore, un festival de rock indépendant avec une programmation « exigeante et engagée » revient à Istres pour une huitième édition. Rock, Indie, post-punk, garage… autant de styles qui seront à écouter dans le cadre idyllique de la plage de la Romaniquette.

    Créé en 2017 par l’association Les oreilles en face des Trous, La Guinguette sonore est déterminée à proposer un festival fidèle à ses valeurs. Malgré les coupes budgétaires dans la culture, le festival promet un week-end suspendu fait « de chaleur humaine, de musique sincère, de bonheur partagé sous un soleil rock » !

    Au programme : dix groupes de qualité venus de France et d’ailleurs et qui comportent un nombre important de chanteuses. Comme l’année précédente, le festival est adapté aux familles (entrée gratuite pour les moins de 16 ans) et propose des activités ludiques pour les enfants. L’entrée est à 16 euros pour un jour, 24 euros pour le week-end (tarif réduit : 10 euros par jour et 16 euros le week-end).

    Un dispositif spécifique

    La nouveauté de cette année : « Proposer de la musique à des personnes sourdes », explique Sébastien Dreyer, président de l’association Les Oreilles en face des Trous et directeur artistique du festival. Un nouvel univers à découvrir pour les organisateurs, qui « se sont renseignés pour savoir quels sont les écueils à éviter, et au contraire, ce qu’il faut faire ». En partenariat avec la ville d’Istres, ils ont créé le dispositif OctoPulse, qui comporte deux volets.

    OctoPulse, c’est d’une part la mise à disposition de gilets vibrants qui impulsent la musique en vibrations (réservation par mail adminisatration@laguinguettesonore.fr ou au 06. 21. 86. 02. 85). Les gilets vibrants sont à destination des personnes atteintes d’un handicap auditif, mais également des personnes avec un symptôme autistique.

    OctoPulse, c’est aussi, chaque soir, un concert performé en chansigne par Laëty ChanSigne et Théo Gauliard. L’objectif ? « faire en sorte que le public sourd puisse autant profiter et kiffer que le public entendant », déclare Laëty.

    Un concert en chansigne, ce n’est pas seulement une traduction des paroles, mais un véritable travail de création. Pour préparer les deux concerts, il aura fallu trois mois de travail, environ 20h à 30h par titre. Après l’étape de traduction, les artistes LSF (langue des signes française) vont travailler le rythme, la tonalité puis la mémorisation et, enfin, les répétitions. Un travail de longue haleine pour aboutir à un spectacle chansigné salutaire !

    « L’idée de potentiellement pouvoir attirer une famille avec quelqu’un qui est sourd et qu’ils puissent se retrouver et vivre le moment ensemble, c’est notre volonté », confie Sébastien Dreyer, animé par des valeurs de partage et de convivialité.

    Pour assister à ces performances « chansignées », rendez-vous le vendredi 29 août à 20h30 pour le concert de Crache (rock’n’roll absolu) et samedi 30 août, toujours à 20h30, pour le concert de Irnini Mons (indie/ post punk). Laëty invite le public « à venir nombreux pour qu’on puisse tous faire la fête sous les signes du rock’n’roll ! »

    Vendredi 29 août : Le Bien, 111, Ramkot, NastyJoe et Crache.
    Samedi 30
    août :
    Curtism, Treaks, Projector, Péniche et Irnini Mons.
    Dès 18h30, plage de la Romaniquette
    Tarif : 16
    euros(10 euros réduit) pour un jour ; 24 euros (16 euros réduit) pour deux jours. Gratuit moins de 16 ans

  • Cassis : le violoniste Nicolas Dautricourt fait vibrer Les Accords face à la mer

    Cassis : le violoniste Nicolas Dautricourt fait vibrer Les Accords face à la mer

    « C’est un événement qui me tient très à cœur », assure Nicolas Dautricourt. Reconnu par ses pairs « comme l’un des violonistes français les plus brillants et les plus attachants de sa génération », le musicien, qui se produit régulièrement dans les grandes salles internationales a choisi, pour la deuxième année consécutive, d’ancrer son festival à Cassis.

    « Je n’ai pas de sang cassiden, mais mon oncle et ma tante vivent à Cassis depuis vingt ans, je suis venu souvent », explique le concertiste qui a fait ses débuts en 2019 à la Philharmonie de Paris. S’il a connu cette année des déboires dans la préparation du festival, « ce qui m’a donné la force de continuer, c’est mon amitié avec la maire Dany Milon qui me fait confiance, et l’accueil du public. L’an dernier, les concerts faisaient le plein chaque soir », livre-t-il. Cette année, les Accords de Cassis s’étoffent d’un concert nocturne supplémentaire. « L’endroit est magique », salue le musicien. Les concerts* sont en effet donnés sur la Promenade Aristide-Briand, entre quai et mer avec, au loin, la silhouette ocre de la falaise du Cap Canaille… Une toile protège les musiciens et le public au cas où la pluie s’inviterait sans y être conviée…

    « Mon objectif avec ce festival, c’est de réunir le public autour de la musique, avec des concerts de grande qualité, où tout le monde se sente bien », déclare le violoniste. Le 20 août, Family Business ouvrira le bal. Dans « un programme surprise entre concert et jazz », évoque Nicolas Dautricourt, la cantatrice Natalie Dessay (soprano), se produira avec son époux baryton Laurent Naouri et leurs enfants Tom et Neïma. Ils seront accompagnés par celui qui fut « pianiste de Johnny Hallyday », Yvan Cassar. Le lendemain, le violoniste a invité deux lauréats de la fondation Gautier Capuçon, Luka Ispir (violon), et la japonaise Karen Kuronuma (piano), avec lesquels il interprétera le trio de Brahms. Le 22 août, le duo de piano à 4 mains explorera le répertoire, « de Rachmaninov à Gershwin ».

    À l’image de Nicolas Dautricourt, qui aime l’éclectisme en musique, le concert de clôture, le 23 août, réunira sur scène un pianiste, un contrebassiste et deux violonistes, pour donner aux « Quatre saisons de Vivaldi et à la Fantaisie des airs de Carmen des couleurs tsiganes ». Si Les Accords de Cassis enchantent les nuits, ils ne délaissent pas pour autant le jour. Du 20 au 23 août**, des concerts gratuits seront donnés dans la ville, par « de bons musiciens amateurs ».

    * À 20h30. Tarifs : 25 euros adulte, réduit 13, enfant : 10. Billetterie Office de tourisme. Tél. : 04. 28. 01. 01. 03
    ** À 11h et 17h30.

  • L’épopée des Beatles revisitée à Maison Blanche pour la tournée d’été de La Marseillaise

    L’épopée des Beatles revisitée à Maison Blanche pour la tournée d’été de La Marseillaise

    Des garçons dans le vent attendent le public, jeudi soir, dans le cadre enchanteur de Maison Blanche, berceau de la mairie des 9e et 10e arrondissements de Marseille pour l’avant-dernière date de la tournée d’été de La Marseillaise. Pour enflammer la piste de danse, le groupe « Get The Beatles Back », composé de quatre musiciens et chanteurs, vont faire revivre la révolutionnaire épopée musicale des Beatles à travers plus de 2h de concert.

    Grands standards

    De « Twist and Shout » à « Help ! », en passant par « Yesterday » et « Ticket to Ride », les grands standards des quatre garçons de Liverpool vont résonner à Marseille.

    Maison Blanche, 150 Boulevard Paul Claudel, Marseille 9e, à partir de 19h30, gratuit.

  • Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Alors que la rentrée se profile, c’est un rendez-vous qui, chaque année, prolonge un peu l’été. Du 21 au 24 août, le magnifique parc de l’Orangerie, à Lunel-Viel, va se transformer en scène à ciel ouvert à l’occasion de la 17e édition du festival « Un piano sous les arbres », organisé par la commune.

    Le principe est simple : quatre jours de concerts et spectacles en plein air, gratuits et payants, où le piano, dénominateur commun, visite tous les styles : classique, jazz, rock, musique tzigane, électro… Un festival qui met en avant, outre des artistes confirmés, de jeunes talents et se distingue par sa programmation éclectique.

    Parmi les temps forts de cette nouvelle édition, la chanteuse Jeanne Cherhal (22 août, 21h30), « engagée au service de la liberté, celle des femmes et, par ricochet, celle des hommes qui les accompagnent », interprétera ses chansons « magnifiquement ornées de cuivres et de cordes par Benjamin Biolay », décrit le directeur du festival, Fabrice Fenoy. « Leonid relira l’œuvre de Renaud (21 août, 21h30). L’incroyable “killer on the keys” Peter Cincotti nous rappellera que les États-Unis sont aussi un pays de musique et de culture (23 août, 21h30). Les Swing Cockt’elles nous réjouiront de leur malice et de leurs harmonies vocales impeccables (24 août, 21h30). Charlotte Planchou et Mark Priore feront oublier leur technique exceptionnelle en interprétant avec une stupéfiante spontanéité des chansons de Purcell, de Léo Ferré ou de Carole King (24 août, 16h30) », poursuit-il.

    Un piano sous les arbres, c’est aussi de nouvelles formes d’écoute, comme la sieste musicale (23 août, 15h30) ou un concert sous les étoiles, offert chaque soir à 23h.

    Les musiciens amateurs sont encouragés à jouer eux aussi, avec la mise à disposition d’un piano en libre-service, des scènes ouvertes ou encore un piano crochet organisé le dimanche soir à la buvette. Les enfants, quant à eux, pourront profiter de nombreuses activités qui leur sont dédiées (grimpe aux arbres, manège, contes, atelier musical…) Enfin, des stands de restauration seront proposés en continu, manière de contenter à la fois les oreilles et les papilles !

    * Tout le programme sur<a target="_blank" href="http:// www.unpianosouslesarbres.com

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