Dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », l’artiste âgé de 32 ans, devenu l’un des phénomènes culturels majeurs de sa génération, promet un show incandescent porté par les rythmes du reggaeton, de la salsa et du merengue. Avec des dizaines de milliers
de fans attendus, cette unique escale marseillaise s’annonce comme l’un des temps forts musicaux de l’été, dans une enceinte du boulevard Michelet prête à se transformer en immense piste de danse.
Tag: Musique
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Le phénomène Bad Bunny débarque au Vélodrome
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Ils parcourent le monde pour Bad Bunny
« Je suis Portoricaine et j’habite à New York. J’ai choisi de voir Bad Bunny dans un pays où l’on ne parle pas espagnol, car je pense que c’est une occasion unique de constater son impact mondial », s’émerveille Bri, artiste venue des États-Unis avec sa famille.
Portoricains, Costariciens et états-uniens arrivent à Marseille, depuis le week-end dernier, pour le concert du chanteur latino-américain Bad Bunny au Vélodrome, ce mercredi soir, où près de 70 000 spectateurs sont attendus.
En dessous de la place Jean-Jaurès, Bri attend son taxi avec sa mère, son frère et sa sœur. « C’était incroyable de suivre son ascension, depuis ses débuts en tant que petit artiste de reggaeton, jusqu’à sa prestation en tête d’affiche du Super Bowl. Je suis fière de lui, c’est comme si j’avais grandi à ses côtés ! », s’enthousiasme l’artiste new-yorkaise.
Dans les rues du Panier, les fans étrangers sont nombreux. Yirehi Rôman, Portoricaine de 27 ans, a fait le déplacement seule et spécialement pour le concert. « J’adore Bad Bunny. Il est le porte-parole de nombreux Portoricains, il parle de ma culture et attire l’attention sur plusieurs réalités de notre île avec sa musique », déclare la coach sportive. Yirehi ne le savait pas et l’a appris « à la dernière minute », trois amies états-uniennes à elles se rendent aussi au Vélodrome. « Je suis la seule portoricaine, mais elles peuvent aussi l’être un peu pour le concert », ironise-t-elle.
« Il nous défend contre
le racisme »Un peu plus loin, la famille Gomez, originaire du Costa Rica, arpente les petites ruelles du Panier. Pour ces quatre Latino-Américains, Bad Bunny est une histoire de famille. Les parents et les enfants écoutent l’artiste portoricain. De passage sur la Costa Brava et dans le sud de la France pendant plusieurs semaines, ils ont acheté des billets pour le concert il y a un mois. « Je suis chirurgien orthopédiste, quand j’opère mes patients, j’écoute Bad Bunny », raconte leur père, Antonio. « C’est le meilleur du monde. Au Costa Rica, tous les latinos aiment Bad Bunny parce qu’il nous représente. Il nous défend contre le racisme et les discriminations », explique Philippe, 16 ans. « Oui », acquiesce sa petite sœur, Martina, 13 ans, des étoiles dans les yeux.
Parmi les fans, des Français sont aussi venus jusqu’à Marseille pour voir le phénomène portoricain. À l’image d’Amélie, Toulousaine, et de Tiphaine et Inès, Paloises, toutes les trois âgées de 24 ans. Pour ce groupe de copines, se rendre dans la cité phocéenne, plutôt qu’à Paris, pour voir Bad Bunny, était évident. « À Marseille, il y a la plage et le soleil », explique l’une d’entre elles. « Ça nous fait une pierre deux coups : le concert et des petites vacances entre copines », complète son amie.
C’est aussi le cas de ces quatre Toulousains, amis depuis plusieurs années, croisés près de la Vieille Charité. « Bad Bunny, c’est des souvenirs de soirées passées tous ensemble. C’est aussi les messages qu’il transmet dans ses chansons. Je pense qu’il nous touche tous », s’exprime Alizée. « Il est très engagé. Il a des valeurs qui nous représentent et auxquelles on tient », ajoute son ami Adrien.
L’artiste portoricain se produira aussi les 4 et 5 juillet à Paris. La capitale attend des milliers de spectateurs français et étrangers.
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« Sketches of Spain » lance et chauffe le Marseille jazz des cinq continents
Un voyage dans les musiques traditionnelles espagnoles dont s’enivrent le trompettiste new-yorkais Michael Leonhart et le danseur-chorégraphe Israel Galvan, « l’un des plus éminents représentants du flamenco contemporain », situe Hughes Kieffer, directeur artistique du Marseille jazz des cinq continents, à propos de ce spectacle qui lance le festival, mercredi 1er juillet à 20h, à la Vieille Charité. Les deux artistes revisitent cet opus dont les premières notes éclairent sur ce que la musique et ses mélanges ont fait de plus beau. Ses ingrédients ? une sauce à base de Concerto d’Aranjuez, composé par Joaquin Rodrigo 20 ans plus tôt, liée par le génie de Miles Davis, sur des arrangements de Gil Evans. Une œuvre mélancolique et ensoleillée qui nous tabasse l’âme dont Miles Davis disait : « Cette mélodie est si forte que, plus elle est jouée douce, plus elle est forte et, plus elle est jouée forte, plus elle devient faible. »
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« La musique de Carla Bley peut toucher tout le monde »
La Marseillaise : Vous êtes la première femme à diriger l’Orchestre national de jazz depuis sa création, il y a 40 ans. Y attachez-vous une importance particulière ou pas ?
Sylvaine Hélary : Un peu des deux. J’ai postulé à l’Orchestre national de jazz en tant que musicienne, compositrice, flutiste, mais pas en tant que femme spécialement. En revanche, je mesure l’importance que cela peut par exemple avoir pour de plus jeunes musiciennes quant à leur manière de s’identifier à des figures féminines. À partir du moment où les femmes sont un peu plus visibles, qu’elles soient sur scène ou à des postes de direction, cela peut contribuer à changer la place des femmes dans la société en général : affirmer peut-être quelque chose ou rassurer, donner envie, se dire que c’est possible. Je mesure le pouvoir que cela peut avoir au niveau de la transmission.
Si tout cela évolue aujourd’hui, c’est aussi grâce à des pionnières comme la compositrice et cheffe Carla Bley, à une époque où les femmes se comptaient sur les doigts d’une main à ces postes…
S.H. : Complètement. J’ai rencontré sa musique il y a 30 ans quand je faisais des sessions avec le saxophoniste Rémi Sciuto, à qui j’ai confié les arrangements de la plupart du programme de Carla Bley. Avant, j’avais quelques références de musiciennes françaises comme Joëlle Léandre ou Hélène Labarrière. Mais elles étaient peu nombreuses. Puis la compositrice Carla Bley m’a ouvert tout un nouveau monde. Elle m’a impressionné par sa liberté, sa manière de naviguer entre des musiques différentes : elle a aussi bien travaillé avec des pointures jazz que Robert Wyatt ou le batteur de Pink Floyd, Nick Mason. Cette touche-à-tout a développé en même temps son propre langage. Elle a aussi joué toute sa vie avec certains de ses compagnons comme Steve Swallow, le dernier en date. Elle coche tous les souhaits que l’on peut avoir quand on est une jeune femme et qu’on veut devenir musicienne.
Le directeur du festival des cinq continents dit qu’elle « fait un jazz qui tire jusqu’à la musique contemporaine, mais comporte aussi beaucoup de mélodies »…
S.H. : Tout à fait. Avec notre projet, on voulait donner à entendre toute sa panoplie et pas seulement un son, celui de son orchestre avec beaucoup de cuivres. On a donc aussi ajouté un quatuor à cordes pour changer un peu la couleur, avoir notre propre son et ne pas faire une pâle copie du sien. Sous des airs très mélodiques, qui rappellent des musiques de films, le son de Carla Bley est très exigeant. Et dans le même temps, elle prodigue quelque chose de très accessible. La musique de Carla Bley peut toucher tout le monde. On a joué notre projet dans plein d’endroits comme l’opéra de Dijon. Les spectateurs ne la connaissaient pas bien, et pourtant, 1 600 spectateurs ont fini debout.
Les 12 titres de votre album alternent le doux et le vigoureux. À l’image de sa personnalité ?
S.H. : On n’avait pas envie que ça soit portrait en cire de Carla Bley, mais on se l’est approprié. On a voulu représenter plusieurs facettes de son écriture. possiblement reliable à celles de sa personnalité. Il y a à la fois des tubes comme « Utviklingssang » et « Musique mécanique », mais aussi « End of Vienna », plus chambriste que jazz. Elle a un parcours incroyable, est partie très tôt de chez elle, a même vendu des cigarettes au Birdland [club mythique de jazz new yorkais, Ndlr.]. Le monde du jazz et des musiques improvisées, à l’époque bouillonnant, a été pour elle fondateur.
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La Marseillaise dans les Hautes-Alpes, un moment de convivialité et de lutte
Ce samedi à la salle 750 à la Bâtie-neuve, la Fête de La Marseillaise était presque aussi attendue que le retour du journal lui-même. Une table ronde en compagnie de journalistes du Dauphiné Libéré, de Ram05 et de BFMDICI a animé la matinée, avant l’ouverture de la restauration à midi.
En parallèle, plusieurs associations tenaient des stands sur place, de Terres de lien, association qui acquiert des terres agricoles pour installer les jeunes paysans, à France Solidarités Palestine et Solidarité Madagascar en passant par la coopérative Scop-Ti, célèbre pour son mouvement social de 1336 jours et ses thés. « Cela montre la symbiose entre un certain nombre d’associations et de mouvements et ces moments de retrouvaille, de convivialité, sont importants pour créer de la solidarité entre nous », a souligné Frédérique Lainé, présidente du comité alpin des Amis de La Marseillaise, qui a beaucoup œuvré pour que notre journal parte à la conquête des Alpes.
« L’envie de rencontrer les acteurs de la presse, c’est quelque chose qui revient beaucoup dans les discussions ici, pour qu’ils puissent parler de leurs contraintes, des pressions, des réalités des médias qui ne sont pas aux mains des milliardaires », rapporte-t-elle.
L’occasion était aussi de se serrer les coudes dans une période politique inquiétante qui vire au brun, et de s’appuyer sur les conseils des anciens. « La Marseillaise porte une ligne éditoriale précieuse, surtout dans cette période où l’on nous met en condition de concevoir et d’accepter la guerre comme une nécessité, où l’on fournit des milliards d’euros pour des armes, pour tuer, alors qu’on refuse d’allouer des crédits à la santé, à l’éducation, pour tout le service public », a affirmé Antoine Mignemi, survivant de la rafle du Vieux-Port à Marseille en 1943 et infatigable militant communiste.
De la musique qui secoue pour une fête engagéeL’après-midi a été rythmée par les Fralibos, groupe formé par des ouvriers de l’usine à thé Fralib durant leurs 1336 jours de grève, une musique aux accents de solidarité et de progrès social qui résonne avec les valeurs de La Marseillaise. Pour la soirée, la scène du 750 a vu défiler la musique punk du groupe Red Shift de Chorges, puis le rock haut-alpin de De Mist et le néo-métal montagnard de Spit on that thing, avant de conclure avec Airain, groupe de métal Embrunais.
Fatigués mais heureux, les artisans de la Fête, pensaient déjà à l’année prochaine.
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Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome
Bad Bunny au stade Vélodrome. Pas le surnom d’une chèvre qui vient encore de signer à l’OM, mais bien le bouillant lapin des musiques latines, qui se produit mercredi 1er juillet dans l’antre des Olympiens. Cet artiste parmi les plus écoutés à travers le globe fait escale à Marseille dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », d’après le nom de son sixième album sorti l’an passé. Une discographie qui monte qui monte depuis les années 2010, et un opus hissé au firmament par le tremblement de terre en mondovision provoqué en février 2026 par son show à la mi-temps du Superbowl, cette parenthèse artistique de la finale de football américain, illustration suprême de la victoire culturelle d’el « imperialismo yankui ». Et pourtant. Truffée de références à ses racines portoricaines, notamment le perreo, danse reggaeton à se déglinguer le bassin et reprise notamment dans les mouvements contestataires de cette île colonisée il y a près de 130 ans par les États-Unis, la prestation de Bad Bunny a bien fait enrager Trump. « Ils veulent me prendre ma rivière et aussi ma plage. Ils veulent mon quartier et que ma grand-mère soit partie. Non, ne lâche pas ton drapeau. Je veux pas qu’ils fassent de toi ce qu’il est arrivé à Hawaii », chante, sur le titre « Lo Que Le Pasó a Hawaii », la superstar de 32 ans devenue égérie anti-Trump en multipliant notamment les prises de position contre l’ICE et pour l’accueil des migrants ou les droits LGBT.
Coups de chaudDésormais icône politique tout autant que de la mode et de l’entertainment en général, une figure portée aux nues ou détestée, comme seuls les États-Unis savent enfanter et raffolent. Dans tout cela, on en oublierait presque la qualité de Debí Tirar Más Fotos, album sacrément bien produit au cours duquel reggaeton, salsa et merengue immergent les auditeurs dans ses influences portoricaines et caribéennes. Par-dessus, les scansions suffocantes de Bad Bunny achèvent de tirer les oreilles des lapins du monde entier pour les traîner fissa sur la piste de danse. De son « Nuevayol » introductif qui dope et sample le thème d’« Un Verano en Nueva York » d’El Gran Combo de Puerto Rico (1975), à la salsa survitaminée « La Mudanza », 17 titres chargés qui décupleraient la canicule marseillaise actuelle en un tour de chant ou de reins. Sûrement aussi de quoi mettre un coup de chaud supplémentaire à la RTM qui annonce encore son cortège de modifications des lignes passant vers le Vélodrome mercredi 1er juillet dès 16h. Il faut dire que le concert de Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, se jouera à guichets fermés et que les reventes de places se monnayent encore très cher.
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Spectacles en pagaille aux Nuits de Bayssan
Après une année blanche, les Nuits de Bayssan sont de retour au domaine départemental éponyme, à Béziers. Du 27 juin au 17 juillet, danse, cirque et musique se mêleront pour le bonheur des petits et des grands. La recette ne change pas, misant sur l’éclectisme et l’accessibilité. « La programmation rassemble du hip-hop, de la culture urbaine, du jazz, de l’électro. C’est un temps festif, familial, qui lance la saison estivale qui s’annonce chaude », souligne Bruno Houlès, directeur de la scène de Bayssan.
Premier rendez-vous est donc donné le 27 juin pour une soirée réunissant 3 spectacles de danse. « Nous aurons la présence du chorégraphe Amala Dianor pour deux spectacles : Level up et M&M, un programme avec douze danseurs, un DJ. La soirée se prolongera avec eux puisqu’ils nous proposeront une danse participative », détaille Bruno Houlès. En première partie de soirée, l’école Epse Danse, sous la houlette du chorégraphe Kader Attou, reprendra notamment des extraits du spectacle de ce dernier, Prélude.
Une édition anniversaire
Le 2 juillet, ce sera au tour de la compagnie MazelFreten, révélée lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, d’assurer le show avec Rave lucid (21h45). Le lendemain, après une pièce de théâtre en suspension de la compagnie Concordance (19h30), le cirque prendra le relais de la danse avec la venue des Sud-Africains de Zip Zap Circus (21h45). « C’est assez exceptionnel, ils profitent de leur tournée en Europe cet été pour faire une halte à Béziers. Les numéros sont superbement interprétés avec des danses traditionnelles sud-africaines », poursuit Bruno Houlès. Sa particularité ? Être une troupe de cirque social. « Les artistes sont découverts et recrutés dans la rue, au Cap. On accompagne ces jeunes sur des pratiques circassiennes. »
Cette édition des Nuits de Bayssan se refermera avec quatre soirées musicales. Le 10 juillet, place à la soul, avec la venue de Ben l’Oncle Soul (21h). « Il viendra présenter son nouvel album après seize ans d’absence. C’est l’occasion de le redécouvrir », fait valoir le directeur. Un concert précédé par celui du quartet funk Head Fools, basé à Montpellier.
La scène s’électrisera un peu plus avec le concert de Nina Attal, venue présenter avec son groupe 100 % féminin des reprises tirées de l’album Electric ladyland de Jimi Hendrix (12/07, 21h). Avant que le groupe de soul Electro Deluxe ne prenne la relève pour fêter ses 25 ans de carrière. Une édition spéciale anniversaire puisque seront également célébrés les 40 ans de Radio Pays d’Hérault le 15 juillet (19h-20h30, 22h30-1h), avec une soirée dub. Entre deux sets, ce sera au tour de Queen Omega, chanteuse trinidadienne de reggae, de faire danser le public (21h). « On clôturera ces festivités avec un hommage à Rachid Taha, le 17 juillet. C’est un projet qu’on porte avec le festival Arabesques. On invite à découvrir cette relecture de tous les grands succès de Rachid Taha », précise Bruno Houlès.
En somme, une programmation éclectique pour tous les publics. Une belle manière de lancer la saison estivale.
Programme complet à retrouver sur scene-de-bayssan.herault.fr.
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La note bleue sous toutes ses couleurs à Vitrolles
Irriguées par le jazz comme le rock, notes en fusion en ligne de mire pour l’ouverture de la 28e édition du Charlie jazz festival. À Vitrolles, le jeudi 2 juillet, les riffs ravageurs du guitariste du New Jersey Al Di Meola en personne, résonneront au Domaine de Fontblanche. Révélé au sein de Return to forever dans les années 1970, groupe de jazz fusion du pianiste Chick Corea, ce tout frais septuagénaire ne cesse depuis d’éblouir le public avec sa technique tout autant que son sens de la mélodie tranchants. En mode Elegant gypsy ou bien paré de son Friday night in San Francisco, suggèrent deux de sa trentaine d’albums sémillants, Al Di Meola montera sur scène, lors de la soirée inaugurale, juste après le « jeune virtuose du trombone » Robinson Khoury. Un « musicien explorateur » qui, dans son dernier album MYA, « propose une synthèse audacieuse entre jazz contemporain, sonorités moyen-orientales, musique ancienne et textures électroniques », campe l’association Charlie Free, aux manettes du festival.
New York, Inde, Mali…« Le festival se distingue par une programmation audacieuse et accessible qui s’adresse aussi bien aux amateurs éclairés qu’aux néophytes. Défendant une vision du jazz affranchie des standardisations médiatiques et des logiques industrielles, il met en lumière une musique vivante, inventive et ouverte aux croisements esthétiques », soulignent ses organisateurs. Illustration supplémentaire vendredi 3 juillet avec la venue de Lakecia Benjamin. Cette saxophoniste et chanteuse new yorkaise poursuit dans son récent et très abouti album We dream, son ascension des sommets jazz. Un son qu’elle croise avec le hip-hop et les musiques latines, comme un symbole des multiples influences ayant irrigué son quartier d’enfance, Washington heights, où vit une forte communauté dominicaine. Adepte lui-aussi de pareilles fusions au groove certain, le batteur Nate Smith sera également de la partie.
Chaque soirée du Charlie jazz festival voit ainsi le « dialogue de figures majeures de la scène jazz internationale et de talents émergents de la création contemporaine ». Si certains esprits grincheux en doutaient encore, le genre continue de vivre la tête haute, fidèle à son ADN voyageur. Le lendemain, la flûtiste d’origine syrienne Naïssam Jalal défendra l’opus Landscapes of eternity, « fruit de son immersion dans la tradition hindustani, musique classique du Nord de l’Inde ». Avant que la diva malienne Oumou Sangaré ne prenne son relais mélodieux, « portant à son plus haut niveau le wassoulou, cette musique envoûtante du Sud du pays, faite de rythmes hypnotiques de polyrythmies et de chants incantatoires », situent encore le Charlie jazz festival qui s’achèvera le 5 juillet avec le maestro du oud, Dhafer Youssef.
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Le Cratère sort de la Prairie pour animer la ville
Après une saison passée sous un chapiteau, travaux sur le bâtiment du Cratère obligent, la scène nationale relance son festival hors les murs Cratère Surface avec trois jours de spectacles dans les rues d’Alès. Si le but est d’animer la ville et d’apporter la culture au plus près des habitants, Cratère Surface se voit aussi comme « une plateforme de visibilité et d’export de la création régionale et nationale des arts de la rue », dixit Olivier Lataste, directeur du Cratère.
Ce sera notamment le cas pour le spectacle de danse Amin de la compagnie Dyptik, place de l’Hôtel de Ville (les 3 et 4 juillet), où six danseurs vont s’exprimer autour d’un radeau échoué, entre hip-hop et musique traditionnelle.
Autre moment fort : la compagnie Out of the blue, qui avait installé son aquarium dans la grande salle du Cratère en 2022 revient, non pas à deux mais à quatre, pour deux représentations au bord du Gardon. Entre les traditionnelles animations de fanfares, le cirque sera aussi à l’honneur sur les berges du Gardon (3 et 4 juillet), entre danse au bout d’une perche et acrobaties à plusieurs mètres de hauteur. Toujours impressionnants, les spectacles sur la roue giratoire seront à découvrir au parc du Colombier (3 et 4 juillet).
Pays basque à l’honneur
Chaque année, Cratère Surface met aussi la tradition des arts de rue d’un pays à l’honneur. Cette année, c’est le Pays basque qui a été choisi, avec la présence de sept compagnies dont trois qui effectueront leur première en France et deux présenteront une nouvelle création. Elles allieront ainsi cirque, danse, musique live, bal traditionnel, marionnettes, théâtre, mapping vidéo et même pyrotechnies. « Le Pays basque a une vitalité d’arts de rue très forte. L’Allemagne ou les Pays-Bas par exemple n’ont pas le niveau de la Catalogne ou du Pays basque concernant les arts de rue. C’est pour cela que nous voulions les mettre à l’honneur », explique Olivier Lataste.
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Nile Rodgers, légende vivante funky à Aix
On l’écoute parfois même sans s’en rendre compte tant il se cache derrière un nombre de hits incommensurables. Le sceau d’un musicien qui collectionne les tubes et laisse durablement sa trace à travers les époques. We are family de Sister Sledge, Upside down de Diana Ross, Let’s dance de David Bowie, Like a virgin de Madonna, Get lucky des Daft Punk… un inventaire à la Prévert et une galaxie disco-funk au centre de laquelle trône Nile Rodgers, qui se produit vendredi 26 juin à l’Arena du Pays d’Aix dans le cadre du mini festival Rock en Aix. Une « légende vivante du groove » aux « 500 millions d’albums vendus » à travers le globe, ne s’y trompent pas les organisateurs de la manifestation.
« Hitmaker »Producteur, auteur-compositeur mais avant tout guitariste hors pair, Nile Rodgers sera en concert à Aix aux côtés de son groupe de toujours, Chic. Chic, comme Le freak, c’est chic, ou encore Good times, ces morceaux ayant dès la fin des années 1970 imprimé la mémoire collective, des simples auditeurs comme des musiciens professionnels qui les ont samplés ou repris à leur sauce à l’infini. Comme son surnom l’indique, mais aussi le montant de ses droits à la Sacem, un « Hitmaker » que même les nouvelles générations ne sont pas près de finir à écouter.
P.A.Places à partir de 61 euros. www.arenaaix.com