Tag: Municipales

  • Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Par 199 voix pour face à 38 votes blanc, le maire de Salon-de-Provence Nicolas Isnard a été élu président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, ce mardi 7 avril. Seul candidat en lice, il ne lui a manqué que les voix de l’extrême droite.

    « La Métropole des maires est en marche », s’est-il empressé de célébrer sous les applaudissements, rendant hommage à ses prédécesseurs, Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal (DVD), qui ont « eu le mérite de lancer et d’installer » cette Métropole « mal née ».

    Des Maisons de la Métropole

    « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes », défend le Salonnais de 55 ans, qui souhaite laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer les compétences de proximité, qu’ils connaissent mieux que quiconque ». Marseille, insiste-t-il, « doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ».

    D’ores et déjà, il promet de créer des Maisons de la Métropole au cœur de chaque territoire, adossées à un contrat de projet avec les maires concernés. De quoi permettre à l’institution de se concentrer sur ses compétences propres, en premier lieu les transports. « Nous consacrerons plus efficacement nos énergies dès lors que nous serons débarrassés de ces contrariétés », pointe-t-il, partageant son espoir de « réussir ensemble dans un climat apaisé ».

  • [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des municipales à Martigues ?

    Axel Samuel : Nous avons gagné une bataille locale, après avoir constitué et maintenu un rempart contre la droite et l’extrême droite. Dans nos perspectives, nous continuerons à montrer les errances de l’extrême droite et de la droite, comme par exemple au niveau national à la commission parlementaire de l’audiovisuel public, leur rôle dans le racisme ambiant, les amendements du RN sur les fraudes à la Sécu, sans oublier localement l’embauche d’un vieux lepéniste et ancien paramilitaire comme collaborateur du député RN en place. Notre enjeu politique est aussi de donner une meilleure visibilité au Bouclier Martégal dans cette société fracturée qui divise les gens.

    Comment comptez-vous agir ?

    A.S. : Les élus communistes sont déjà sur le terrain, dans les luttes, à défendre la classe menacée de fermeture à Louise-Michel, le budget de Langevin, la flottille pour Gaza et les habitants de Notre-Dame-des-Marins. Sans oublier de soutenir les travailleurs de Kem One. Notre Parti va poursuivre le travail de terrain avec les « cafés coco », les marchés solidaires, la vente de La Marseillaise, nos soirées internationalistes pour la paix au Liban, à Gaza, et partout. Mais aussi les campagnes sur les droits des femmes, l’environnement ou le narcotrafic. La campagne municipale a éveillé des consciences et nous avons 25 nouveaux adhérents à accueillir lors d’un temps dédié. Ils verront leur premier congrès à l’été.

    Qu’est-ce que le congrès du PCF ?

    A.S. : Un moment statutaire important pour faire notre bilan et positionner le Parti dans la France de demain, notamment avec les élections à venir. Quels rapports de force ? Comment forger les unions pour que chacun, même les abstentionnistes, reprenne en main son destin pour construire de nouveaux jours heureux. Le PCF a sa place dans ce processus. Nous défendons un intérêt de classe, la notion n’est pas obsolète, elle a vocation à être popularisée et mise au centre de notre projet.

  • Au Grand Avignon, l’enjeu est aussi le territoire

    Au Grand Avignon, l’enjeu est aussi le territoire

    C’est une élection « aussi importe que celle de maire », selon Olivier Galzi, qui se joue ce mercredi matin (9h30). Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous à la salle polyvalente de Montfavet pour élire le président de l’Agglomération. Mobilités, transition écologique, développement économique, gestion des déchets ou encore politique de l’habitat, tout se joue à l’échelon intercommunal. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    « Ça va être du tout cuit pour Galzi », prédit un conseiller communautaire, alors que le scrutin s’annonçait très serré en cas de duel avec Joël Guin. À cette heure, l’ensemble des maires semble s’être fait une raison, « même si ce n’est pas ce qui me fait le plus plaisir », glisse l’un d’entre eux. Les quinze autres premiers magistrats hors Avignon posent comme condition d’être représentés au sein de l’exécutif avec une vice-présidence. Il n’est toutefois pas exclu qu’une autre candidature se présente, même de témoignage, histoire que chacun se compte. Et voir, aussi, où iront les voix des onze élus du RN, en froid avec Joël Guin, et des sept élus de gauche avignonnais.

    Mais, au-delà du « qui » à la tête du Grand Avignon, le « pour faire quoi » doit prévaloir. En 2020, un projet de territoire avait été élaboré à l’issue de l’élection. « C’est une conception de l’intercommunalité, fondée sur la concertation et la dynamique de l’échange », livre Joël Guin. La plupart des maires ont apprécié le soutien technique et financier du Grand Avignon, mais concèdent « qu’il y a encore du boulot ». Surtout côté projets structurants, où aucune infrastructure majeure de transports n’a été enclenchée.

    « Si on parle bien d’Avignon,

    on parlera bien du Grand Avignon »

    Côté Olivier Galzi, qui a précisé à l’écho du mardi que, s’il est élu, il n’aurait pas de directeur général des services mutualisé entre Ville et Agglo, mais bien deux DGS, on cherche à déminer toute volonté d’hégémonie. « Le rayonnement de la ville centre est aussi indispensable qu’à craindre, si on parle bien d’Avignon, on parlera bien du Grand Avignon », note Philippe Armengol, maire (DVG) de Velleron et vice-président sortant. « Il y a des grandes communes, des petites, mais il n’y a pas de petits maires et grands maires. Tous doivent pouvoir fonctionner dans un système de parité et dans une solidarité, quelle que soit leur couleur politique », défend le maire d’Avignon. Dans son projet, il souhaite faire du territoire la capitale des industries culturelles et créatives, domaine sur lequel l’Agglo est déjà engagée. Rayon mobilités, Olivier Galzi croit encore à la LEO actuelle et préfère le bus à haut niveau de service au tramway.

  • Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Sans entourloupe la
    présidence de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) devrait revenir à Josée Massi, à l’issue du vote, ce jeudi. La maire sans étiquette du Port du Levant n’a jamais caché, tout au long de sa campagne électorale, sa volonté de conduire la collectivité, comme l’a fait depuis sa création son prédécesseur, Hubert Falco (DVD). Et cela jusqu’à sa condamnation en 2023 pour recel de détournement de fonds publics, qui l’avait contraint à lâcher les rênes au profit de Jean-Pierre Giran, désormais lui aussi hors course. L’ancien maire (DVD) de Hyères vient de perdre son fauteuil après avoir choisi de s’allier à l’extrême droite, au second des municipales.

    On ne voit donc pas, sauf coup tordu de dernière minute de la droite LR, qui pourrait encore disputer le poste à Josée Massi. Même si le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), avait laissé entendre officieusement, durant un temps, qu’il était lui aussi intéressé, mais seulement en cas de prise de la ville préfecture par le Rassemblement national. Le danger ayant été écarté, même si Toulon se retrouve à présent entourée par des municipalités RN, tout le monde devrait logiquement serrer les rangs derrière Josée Massi.

    Même le maire de La Crau, Christian Simon (LR). Ce dernier aurait lui aussi exprimé des velléités de candidature pour porter une autre voix que celle défendue par les deux plus grandes villes de la Métropole. Le blocage de son projet de regroupement des cliniques toulonnaises et hyéroise sur son territoire lui était longtemps resté en travers de la gorge. Mais, là encore, personne n’y croit vraiment et l’intéressé aurait ravalé sa rancœur au profit de l’intérêt général. Et de toute façon, par qui aurait-il été suivi ?

    Un geste politique fort

    Du côté du RN, avec 29 conseillers métropolitains sur 89, Laure Lavalette dispose certes d’une grande capacité de nuisance et compte bien pouvoir l’utiliser. Mais pas, a priori, lors de ce scrutin : les prises de contact n’auraient vraisemblablement pas permis de « retourner » suffisamment d’élus pour jouer un rôle de premier plan ou même d’arbitre.

    Peut-être assistera-t-on tout de même à une candidature de son poulain, le jeune maire de La Valette, Julien Argento, pour la forme.

    La bonne nouvelle, c’est que la maire de Toulon « milite » auprès de ses pairs « pour ne pas proposer » de vice-présidence aux maires RN de La Valette, La Seyne-sur-Mer et Six-Fours, mais plutôt à un des élus de leur opposition. Une décision très politique que l’ensemble des progressistes ayant soutenu la candidature de Josée Massi ne pourrait que saluer.

    Une gauche désormais très peu représentée dans cette assemblée, où elle ne dispose plus que d’un seul conseiller métropolitain : le Seynois Stéphane Sacco (GRS). Mais le chef de file des progressistes dans l’ex-cité des Chantiers, aujourd’hui tombées dans le giron du RN, compte bien incarner une opposition certes constructive, mais fidèle à ses valeurs. « On espère que ce sera Josée Massi, mais on attend de voir, ensuite, quelles seront les orientations elle donnera à la Métropole », explique-t-il.

    Sur la question des vice-présidences, Stéphane Sacco trouve que « politiquement, le geste serait fort », pour marquer clairement le désaccord de la future patronne de TPM avec les valeurs défendues par l’extrême droite, tout en anticipant déjà la victimisation des édiles écartés : « C’est à double tranchant », juge-t-il. Et de conclure : « Pour ma part je veux être le porte-voix de l’ensemble des forces progressistes des communes de la métropole et faire avancer, avec le peu de moyens que j’aurai, certains sujets seynois. »

  • [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    « C’est avec une détermination joyeuse que j’ouvre ce nouveau mandat », assure Olivia Fortin devant le conseil d’arrondissement réuni en séance en plein air, sur le parvis de la mairie, à la Villa Bagatelle.

    L’élue du Printemps marseillais, qui avait recueilli 51,51% au 2d tour, a été largement reconduite à la tête du 4e secteur, qui regroupe les 6e et 8e arrondissements, grâce aux 32 voix de son groupe, obtenues à la majorité absolue. L’élection s’est déroulée sous la présidence intérimaire de Micheline Abours (PCF), doyenne de l’assemblée et 10e adjointe, accompagnée d’Espérance Laggiard comme secrétaire. Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) et son adjoint (EELV), Amine Kessaci, étaient présents, accompagnés du sénateur (EELV) Guy Benarroche.

    L’opposition fait figuration

    Huit élus de l’extrême droite (UDR), emmenés par Jean‑Baptiste Rivoallan au nom de Franck Allisio (RN), sont dans l’opposition. Deux élus divers droite, conduits par Catherine Pila pour la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal, complètent l’assemblée dans l’opposition. Les deux têtes de listes étaient d’ailleurs absentes de ce premier conseil. Aucune autre candidature n’a été présentée face à celle du Printemps marseillais, et aucune prise de parole n’est intervenue.

    Cela n’a donc pas empêché Olivia Fortin de faire élire les 16 adjoints d’arrondissements proposés par le Printemps marseillais, soit le maximum autorisé. La maire présente une équipe décidée à « fédérer et cultiver du lien », une force « à partir de laquelle construire un projet de transition écologique, économique et sociale », en partenariat avec « la Métropole au service de tous », et dans un « nouvel élan construit ensemble » pour ce deuxième mandat. « La fraternité est exigeante car elle n’est jamais acquise, elle mérite qu’on se batte pour elle », conclut Olivia Fortin. Les embrassades ayant ponctué la remise des écharpes en témoignent.

    Les adjoints

    Jean-Marc Pantalacci-Bonnaffous, 1er adjoint ; Anna Sinsoilliez, 2e adjointe ; Cyprien Vincent, 3e adjoint ; Bania Medjbar, 4e adjointe ; Pierre-Emmanuel Vidal, 5e adjoint ; Marie-Hélène Amsalem, 6e adjointe ; Anthony Canali, 7e adjoint ; Dominique Morand, 8e adjointe ; Eliott Perenchio, 9e adjoint ; Micheline Abours, 10e adjointe ; Christophe Monnier, 11e adjoint ; Pauline Rossell, 12e adjointe ; Zacharie Bruyas, 13e adjoint ; Dona Richard, 14e adjointe ; Laurent Benac, 15e adjoint ; Camille Langlais, 16e adjointe.

  • [Maj] Éléonore Bez, la digue brisée et le bruit dans le 5e secteur

    [Maj] Éléonore Bez, la digue brisée et le bruit dans le 5e secteur

    Au milieu de leurs soutiens, les élus RN multiplient les selfies dans le parc de Maison blanche. Pour la première fois depuis 1995, la droite a perdu son fief des 9e-10e à l’issue de ces municipales et, ce dimanche après-midi, la conseillère régionale Eléonore Bez ne dissimule pas son plaisir au moment du décompte des voix.

    Élue maire du 5e secteur avec les 36 voix de la majorité d’extrême droite, elle célèbre « l’aboutissement d’une campagne de terrain longue, rude, comme notre ville en a le secret ». Une campagne « à l’écoute permanente des Marseillais des noyaux villageois des 9e et 10e arrondissements », lâche la fidèle militante du RN, face aux députés de son camp – Gisèle Lelouis, Franck Allisio, Emmanuel Taché, Romain Baubry et le numéro 3 du parti, Sébastien Chenu. Malgré cela, elle le promet : « Si nous sommes élus par des personnes, nous sommes élus pour tous ».

    « Trop tendre »

    Autour d’elle, quelques visages sont déjà bien connus dans le secteur. L’ancien premier adjoint Blaise Rosato, désormais rallié à l’UDR, est renouvelé dans ses fonctions, tout comme l’adjoint d’arrondissements Guil Darmon. « C’est le principe du changement maîtrisé, on change ce qui devait être changé, on garde ce qui devait être gardé », sourit Franck Allisio, assumant de récompenser « le courage et la compétence ». Face à la presse, sa tête de liste dans les 9-10 se vante : « Nous sommes la droite, il y a des élus qui viennent de tous les horizons de la droite ». Et celle qui a débuté aux jeunes UMP d’assurer avoir reçu les félicitations de l’ancien maire LR du secteur, le très droitier Guy Teissier, « ravi que j’ai gardé le secteur à droite ». Le rideau de la normalisation est plus que jamais tiré devant les convictions de l’extrême droite.

    Le premier adjoint du secteur, lui, apprécie cette nouvelle compagnie. « J’aurais plus de liberté de m’exprimer, célèbre Blaise Rosato. Avant, quand on n’obtenait pas satisfaction, on ne communiquait pas. Maintenant, on va le faire savoir, on va embaucher des community managers ! » Assurant encore que la droite « était trop tendre ».

    Les adjoints

    Blaise Rosato, 1er adjoint ; Gisèle Triaire, 2e adjointe ; Guil Darmon, 3e adjoint ; Claude Goulon, 4e adjointe ; Marc-Antoine Ponelle, 5e adjoint ; Brigitte Bénichou, 6e adjointe ; Thomas Gensollen, 7e adjoint ; Nicole Gaudin-Toussaint, 8e adjointe ; Pierre Couve, 9e adjoint ; Roza Saadi, 10e adjointe ; Stéphane Collet, 11e adjoint ; Sylvie Roux-Cogoni, 12e adjointe ; Jean-Bernard Butavand, 13e adjoint ; Yannick Drayon, 14e adjoint ; César Gervais, adjoint de quartier ; Mireille Casassa, adjointe de quartier ; Cyril Kestellikian, adjoint de quartier ; Jane Sampol, adjointe de quartier.

  • [Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »

    [Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »

    À chaque nom d’adjoint, ce sont des acclamations, des applaudissements nourris. Ce dimanche soir, la mairie de secteur des 15e-16e était comble, dans le Parc François-Billoux, pour l’élection de l’ancien adjoint PCF à la culture, Jean-Marc Coppola, qui succède à Nadia Boulainseur (DVG). Une élection avec vingt-six voix sur son nom, au-delà des seuls rangs du Printemps marseillais dans le secteur.

    Dans le fond de la salle, le député LFI Sébastien Delogu reconnaît avoir voté pour l’ancien syndicaliste cheminot. « Le pire a été évité et on a le meilleur », rit-il. Allusion directe à la rumeur d’une candidature de l’ex-adjoint (PS) aux sports, Sébastien Jibrayel, condamné pour violences en juillet dernier.

    Les bulletins dépouillés, c’est la maire adjointe (DVG) Samia Ghali qui remet à Jean-Marc Coppola son écharpe tricolore. « Nous avons souvent mené des combats ensemble, nous nous sommes aussi confrontés, mais toujours en partageant les mêmes objectifs », salue celui qui était candidat face à elle en 2020. Il rend surtout hommage aux maires communistes qui ont dirigé ce secteur jusqu’en 2008, le ministre François Billoux, les anciens députés Guy Hermier « qui aura formé toute une génération de militants » et Pascal Posado. « Je suis l’héritier de leur abnégation d’être au service des autres, de leur attachement aux valeurs de solidarité », partage-t-il.

    « Au moment où nous vivons des guerres, des conflits que nous n’aurions pas imaginés, au moment où les forces de l’argent attisent et profitent de ce chaos, nos enfants et nos familles ont besoin d’être protégés. La ville a besoin qu’on répare ses fractures et qu’on prépare son avenir », martèle le nouveau maire du secteur. Il promet d’ores et déjà d’œuvrer pour développer les services publics, renforcer la tranquillité, défendre l’accès au sport et à la culture, le droit à vivre dignement. « Les 15-16 sont l’avenir de notre cité », appuie-t-il.

    Pour cela, il peut compter sur une équipe largement rajeunie, qu’il réunira mardi, « pour aller très rapidement sur le terrain ». Après vingt-cinq ans de mandats dans le secteur, Nadia Boulainseur, de son côté, n’a pas désiré y reprendre de responsabilités, espérant un rôle d’adjointe au conseil municipal, qu’elle n’a pas eu. « Je suis surtout ravie de savoir que c’est Jean-Marc Coppola qui reprend les rênes du secteur, sourit-elle. Nous allons pouvoir pérenniser ce qui a été mis en place ».

    Les adjoints

    Saïd Ismaila, 1er adjoint ; Férouz Mokhtari, 2e adjointe ; Karim Djebali, 3e adjoint ; Sadjia Oudina, 4e adjointe ; Anthony Biondo, 5e adjoint ; Aïcha Mansouri, 6e adjointe ; Eugène Christo-Foroux, 7e adjoint ; Catherine Vestieu, 8e adjointe ; Nadia Zerdab, adjointe de quartier ; Akim Benrezkallah, adjoint de quartier ; Sabrina Hout, adjointe de quartier.

  • [Maj] La bascule à l’extrême droite avec Olivier Rioult dans le 6e secteur

    [Maj] La bascule à l’extrême droite avec Olivier Rioult dans le 6e secteur

    José Gonzalez, Emmanuel Fouquart, Stéphan Ravier… Il faut les voir ces parlementaires d’extrême droite bomber le torse, en compagnie de leurs fidèles aux costumes bleu marine et lunettes aux verres fumés, en ce dimanche 5 avril, devant la mairie des 11e et 12e arrondissements. à l’approche de l’élection de leur favori RN, Olivier Rioult, Franck Allisio plastronne : « C’est le début de quelque chose, de la prochaine victoire ».

    Après 30 ans de domination politique sur ce secteur de l’Est marseillais, la droite passe désormais les clefs de cette mairie au RN. Le maire (LR) sortant, Sylvain Souvestre, laisse donc son écharpe à Olivier Rioult (49,5% des voix au 2d tour des municipales). Le miroir protocolaire du glissement des électeurs du secteur de la droite vers son extrême, comme le symbolise l’élection de cet ancien membre du cabinet de Martine Vassal au Département, débauché par le RN en 2024. Fort de 32 sièges en conseil d’arrondissements, le RN est en position de force dans les 11-12, face au Printemps marseillais qui en compte huit et la droite, trois, dont Valérie Boyer, qui s’est faite remarquer par son absence.

    Cloches en série

    « à compter de ce jour, je ne suis plus l’homme d’un camp, ni d’un parti. Je suis le maire de tous les habitants du secteur », se convainc Olivier Rioult, qui voit dans son avènement du jour, en ce dimanche de Pâques, « un symbole ». « Notre secteur représente ce que Marseille a créé de plus beau et authentique. Nous sommes le Marseille de Marcel Pagnol », édicte ce propret quadragénaire qui n’hésite pas à faire tinter les cloches de « nos églises » et autres « monastères ». Et qui dit s’« inspirer de Roland Blum », ancien maire des 11-12 et homme lige du système Gaudin.

    Les adjoints

    Gérard Audibert, 1er adjoint ; Nicole Pichinoty, 2e adjointe ; Emmanuel Bozzi, 3e adjoint ; Aude Pover, 4e adjointe ; René Coulet, 5e adjoint ; Carole Saenz, 6e adjointe ; Romain Couturier, 7e adjoint ; Karine Fauchard, 8e adjointe ; Jean-Luc Pélégri, 9e adjoint ; Sandra Avogadro, 10e adjointe ; Olivier Siame, 11e adjoint ; Valérie Menager, 12e adjointe ; Roger Guichard, 13e adjoint ; Gabrielle Occuly, 14e adjointe ; Claude Dupont, 15e adjoint ; Monique Costa, 16e adjointe.

  • [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    « Aujourd’hui, je peux vous l’affirmer, Marseille restera Marseille. Une ville plus juste, plus verte et plus solidaire. » Tels sont les premiers mots de Didier Jau, sous les applaudissements. L’élu écologiste rappelle combien, « pour les novices qu’ils étaient il y a six ans, rien n’a été simple. Covid, drame de la rue Tivoli… Nous avons été violemment confrontés au réel. » Ce dimanche, la petite mairie est en fête : on se bouscule un peu à l’entrée pour assister à l’événement. Pas de panique : la cour intérieure est ouverte, équipée d’un écran et de sièges, permettant à chacun d’assister à la séance. Sur 32 votants, l’écologiste Didier Jau (Printemps marseillais) obtient 24 voix. Léa Bijaoui (LFI) en recueille 3, auxquels s’ajoutent 4 bulletins blancs et 1 nul. Patricia Rolland (LR), qui remplace Bruno Gilles pour la liste « Marseille je t’aime », étant absente, le nombre de votants est ramené à 32.

    La relève

    Sur les murs de la salle, des plaques rappellent les maires successifs de ce secteur. Elles témoignent notamment des cinq mandats remportés jadis par Bruno Gilles, dont le dernier fut transmis en cours de route à Marine Pustorino. En 2026, seuls deux sièges reviennent désormais aux élus LR. Un autre temps.

    Léa Bijaoui, élue LFI, n’a pas manqué d’intervenir dès ce conseil d’installation, déplorant « le manque de démocratie », malgré « le choix du dialogue » évoqué par l’édile fraîchement élu. Avec 24 sièges pour le Printemps marseillais, le premier point à l’ordre du jour est adopté rapidement : il y aura 9 adjoints d’arrondissements et 3 adjoints de quartier.

    Dans un esprit de renouveau, Lucile, Milo, Louana et Driss, du conseil municipal des enfants, ont revêtu leurs écharpes tricolores. Avec sérieux, ils entourent Didier Jau après la remise de l’écharpe par la présidente de séance. Sous les applaudissements, ils ne cachent pas leur joie d’être associés à ce moment solennel.

    Les adjoints

    Anne Vial, 1ère adjointe ; Jean-Pierre Rolland, 2e adjoint ; Jacqueline Vesperini, 3e adjointe ; Vincent Kornprobst, 4e adjoint ; Michèle Nonotte-Varly, 5e adjointe, Hervé Street, 6e adjoint ; Marie-Luce Massot, 7e adjointe ; Gérard Orregia, 8e adjoint : Enja Boutin, 9e adjointe.

    Les adjoints d’arrondissements chargés de quartiers : Marcel Touati, Coralie Matrat et William Leday.

  • [Maj] À Marseille, installation festive pour Tina Biard-Sansonetti dans les 13-14 arrondissements

    [Maj] À Marseille, installation festive pour Tina Biard-Sansonetti dans les 13-14 arrondissements

    C’est en extérieur, sur l’impressionnante terrasse de la bastide Saint-Joseph, qui accueille la mairie des 13e et 14e arrondissements, que s’est tenu le conseil d’installation du secteur le plus peuplé de Marseille. L’heure était à la fête : la mairie, dirigée par l’extrême droite entre 2014 et 2020, puis par la droite de 2020 à 2026, compte désormais 41 élus du Printemps marseillais sur 53 sièges.

    C’est donc sans difficulté que Tina Biard-Sansonetti, tête de liste du PM dans le secteur, a été élue maire des 13-14, dimanche. Sur 51 votes exprimés, elle obtient 39 voix et reçoit une salve d’applaudissements de la part d’un public venu en nombre. « Dans ce secteur, comme ailleurs, certains ont cherché à opposer, à diviser, à dresser les habitants les uns contre les autres, les quartiers les uns contre les autres, a-t-elle rappelé, émue. Nous, nous avons fait un autre choix, celui de rassembler, de tenir bon sur nos valeurs et de ne jamais céder à ce qui abîme notre République. Parce que nous méritons mieux, nous méritons d’être unis, solidaires et fiers de ce que nous sommes collectivement. »

    La liste d’adjoints proposée par le Printemps marseillais, seule candidate, a elle aussi été élue dès le premier tour, obtenant 40 voix sur 51.

    Foule de soutiens

    Scrutée par une foule ne sachant plus ou s’asseoir, la séance s’est déroulée au rythme d’un public plus qu’enthousiaste, scandant le nom des élus au moment de leur appel. Parmi ces soutiens figuraient Benoît Payan, maire de Marseille (DVG), ainsi qu’Amine Kessaci (EELV), désormais adjoint du maire. Sous protection policière depuis l’assassinat de son frère Mehdi, tué par des narcotrafiquants, le jeune élu a été chaleureusement applaudi dès son arrivée.

    Du côté de l’opposition, la soirée fut évidemment moins joyeuse. Sur les 12 sièges non occupés par le Printemps marseillais, 11 sont désormais détenus par le Rassemblement national, qui avait recueilli 42,56% des suffrages au second tour des municipales, contre 50,89% pour la majorité actuelle. Reste une maigre place pour Marion Bareille, maire sortante (DVD), candidate de la liste soutenue par Martine Vassal, qui avait obtenu 6,55% au 2nd tour.

    Les adjoints

    Ahmed Taoré, 1er adjoint ; Monique Cordier, 2e adjointe ; Archad Utsahoi, 3e adjoint ; Haouria Hadj-Chikh, 4e adjointe ; Antoine Cortez, 5e adjoint ; Malory Honde, 6e adjointe ; Yohann Soler, 7e adjoint ; Nawelle Benmahrouz, 8e adjointe ; Azdine Hammache, 9e adjoint ; Marion Honde-Amar, 10e adjointe ; Frédéric Pinatel, 11e adjoint, Lynda Kherbache, 12e adjointe ; Mouataz Mahmoud, 13e adjoint ; Malika Doghmane, 14e adjointe ; David Emain, 15e adjoint ; Morgane Dutertre Altese, 16e adjoint ; Mohamed Arouel, 17e adjoint ; Nouria Sirat, 18e adjointe ; Ali Makkaoui, 19e adjoint, Ilyana Abidelli, 20e adjointe