Tag: Municipales

  • Olivier Galzi élu à la tête du Grand Avignon

    Olivier Galzi élu à la tête du Grand Avignon

    Avec 63 voix, il est élu avec 87,5% devant Mouloud Rezouali (Les Écologistes) avec 6 voix et Mathilde Louvain (LFI), 3 voix. « Mon score est la meilleure réponse pour le territoire dont la division aurait été mortelle. J’ai entendu parler de volonté hégémonique, c’est un non sens, l’essence même d’une agglomération c’est d’agglomérer », déclare-t-il. Place désormais à l’élection des 15 vice-présidences. Chaque maire et chaque commune devraient être représentés a promis Olivier Galzi.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce jeudi.

  • Le nouveau maire de Sisteron élu à la tête de l’intercommunalité

    Le nouveau maire de Sisteron élu à la tête de l’intercommunalité

    Après 43 ans à la tête de la mairie de Sisteron et neuf ans de présidence de l’intercommunalité, c’est avec émotion que Daniel Spagnou (DVD) a laissé son siège à son successeur mardi. « Je me souviens du moment où l’État a décidé d’unir sept communautés de communes dans trois départements et deux régions. C’était un véritable pari », s’est-il rappelé. « Peu de personnalités pensaient que nous allions réussir, et moi le premier. »

    Jean-Pierre Templier, qui lui a déjà succédé à la mairie de Sisteron, était le seul candidat pour prendre sa suite à la tête de l’intercommunalité. « Je suis devenu maire de Sisteron après 43 ans de mandat et 24 années de premier adjoint », a-t-il tenu à rappeler aux élus. « Ma vision sera fondée sur la solidarité, fondement de notre intercommunalité, la considération pour chacune des communes quelle que soit sa taille, le respect de leur souveraineté, la concertation et le dialogue », a-t-il promis.

    Le nouveau président échoue à s’entourer

    « Cette confiance m’engage, et je veux vous l’affirmer, j’en serai digne et je ne la trahirai pas », s’est-il engagé au moment de son élection à 83% des voix. « Le développement de notre territoire ne peut se faire que si nos plus grandes communes, comme Sisteron, jouent ce rôle de moteur, de catalyseur, et garantissent aux plus petites les moyens de se développer et d’offrir des services de qualité à leurs habitants. »

    Alors que Jean-Pierre Templier assurait déjà que Gérard Tenoux, maire de Valdoule (Hautes-Alpes) et premier vice-président sortant, serait « son binôme, son premier vice-président », pour ce mandat, c’est finalement Lionel Tardy, maire de Rosans (Hautes-Alpes), qui a été élu avec 50 voix, contre 32 pour Gérard Tenoux.

    Le nouveau président n’a fait élire qu’un seul vice-président, n’ayant « pas eu le temps » de composer une équipe pour l’entourer. « Le délai imparti s’est avéré être très court, avec les fêtes de Pâques au milieu », a-t-il avancé. « La composition du bureau sera complétée lors de la prochaine réunion du conseil », a-t-il promis.

    La communauté de communes rassemble 60 municipalités des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et de la Drôme.

  • La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    Derrière le pupitre installé au cœur de l’hémicycle pour sa première prise de parole, Nicolas Isnard s’empresse de célébrer : « La Métropole des maires est en marche ! » Seul candidat en lice, le maire de Salon-de-Provence a été élu ce mardi midi président de la Métropole Aix-Marseille-Provence par 199 voix pour, et 38 votes blancs. Sans les voix de l’extrême droite, donc. De quoi ouvrir un nouvel acte pour cette institution de tout juste dix ans, après les présidences successives de Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal.

    Pas candidate à sa propre succession, celle-ci avait eu « la responsabilité exigeante et fondatrice de mettre en place cette Métropole », lui a rendu hommage le doyen de l’assemblée présidant la séance, le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Mais s’il salue sa « détermination », il n’en appelait pas moins à franchir « une nouvelle étape dans la clarté, la confiance, l’efficacité ». « L’équilibre à construire est connu, une Métropole stratégique et des communes pleinement respectées dans leurs responsabilités », insistait celui qui, par deux fois, s’était porté candidat à la présidence de la Métropole.

    Équilibre de l’exécutif

    Ce respect des communes faisait figure de programme pour le maire de Salon-de-Provence, depuis de longs mois en campagne. « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes, défend-il après son élection. Ce que nous avons entre les mains, c’est un outil de coopération, qui doit être le fruit des communes de travailler ensemble. » Et notamment avec la première d’entre elles, Marseille, « qui doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ». La distribution des vingt vice-présidences, après une longue interruption de séance, illustre la recherche de cet équilibre à la fois politique et territorial. Les quatre premières vice-présidences sont accordées aux quatre premières villes, une suggestion qui avait été faite, il y a deux ans, par le député Éric Woerth chargé d’un rapport sur les compétences locales. Surtout, la majorité marseillaise, enfin, hérite de cinq vice-présidences. « C’est un grand soulagement, cette élection à Marseille nous a permis de provoquer le grand changement espéré dans cette Métropole », célébrait son maire (DVG) Benoît Payan qui en arrivant au Pharo attendait « des preuves d’amour » du futur président. La gauche métropolitaine au total hérite de huit vice-présidences, proportionnelle à son poids dans l’hémicycle. L’extrême droite n’a aucun siège, « une ligne que nous ne voulions pas franchir », se réjouit Gaby Charroux. « Mais il y a un vrai trou à l’Est de l’étang de Berre », déplore le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Face aux menaces de suspension de séance, la désignation des onze autres membres du bureau est repoussée au 16 avril.

    Pour ce nouvel exécutif, la priorité est donnée à la décentralisation de la Métropole. « Avant d’avoir des ambitions, il faut d’abord organiser la maison », explique face à la presse Nicolas Isnard. « Cette Métropole a trop souffert de ces querelles du quotidien, ces difficultés à gérer les compétences de proximité », déplore-t-il. Dans l’hémicycle, il redit sa volonté de laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer ces compétences de proximité que nous connaissons mieux que quiconque ».

    Décentraliser les services

    De quoi répondre aux attentes des maires. « Sur la collecte des ordures ménagères, la gestion de l’eau et de l’assainissement, si demain il y a un arrêté, je signe ! » fête Gaby Charroux. « C’est depuis la Métropole que Marseille s’occupera de ces questions-là », défend pour sa part Benoît Payan, demandant deux ans au moins « pour commencer à voir des résultats ». Même s’il reste « des cliquets législatifs à lever pour aboutir sur les transferts de certaines compétences », alerte la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    Cette décentralisation prendra une forme concrète à travers des Maisons de la Métropole, « de véritables antennes métropolitaines installées au cœur des territoires qui auront vocation aussi bien à accueillir les habitants qu’à être des espaces de rencontre pour les maires », présente Nicolas Isnard, qui souhaite les associer à des contrats de projet. Elles devraient servir de point d’appui à une réorganisation de l’administration, avec l’installation de directeurs et la décentralisation de certains services. « Si on ne se dispute plus pour un abribus ou un passage de benne, nous aurons plus d’énergie à dépenser pour trouver de vraies solutions aux vrais problèmes de la Métropole, le premier d’entre eux étant le transport », résume son nouveau président. Une priorité suivie du développement économique, de la construction de logements, de la transition écologique, de la gestion des déchets… « Nous avons un devoir, de réussir ensemble dans un climat apaisé », conclut-il. Même si le maire de Marseille reconnaît : «Il y a des sujets qui seront éminemment plus politiques, et nous aurons des débats, qui seront peut-être compliqués. »

    Grand Avignon mercredi, Toulon PM jeudi

    Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous ce mercredi matin (9h30), à la salle polyvalente de Montfavet, pour élire le président de l’Agglomération. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    L’élection du président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) aura lieu ce jeudi 9 avril à 9h, en préfecture du Var. La présidence de l’institution devrait revenir à Josée Massi (SE), réélue maire de Toulon au second tour des municipales.

  • L’ère des maires

    L’ère des maires

    Une nouvelle page de l’histoire de la Métropole Aix Marseille Provence s’ouvre. Institution mal aimée, imposée par l’État aux maires, la Métropole a eu des débuts chaotiques sous la présidence de Jean-Claude Gaudin. Martine Vassal, avec l’appui du Département, a cherché à la « stabiliser » tout en ayant à gérer la suppression des conseils de territoire. Une évolution législative là aussi mal vécue par les communes qui y ont vu la négation des bassins de vie sur lesquels repose le quotidien des habitants.

    Premier président non-marseillais de la courte histoire de la Métropole, Nicolas Isnard a su créer les conditions d’un large consensus incluant les maires de gauche et singulièrement celui de la deuxième ville de France.

    Gérer les contradictions

    En promettant une « Métropole des maires », le premier magistrat de Salon-de-Provence a su trouver les mots justes pour convaincre, il lui reste à ne pas décevoir dans la mise en œuvre.

    Le principe de primauté des maires sur les affaires de leur commune ne manquera pas de rencontrer quelques contradictions dans son application concrète lorsqu’il s’agira d’investir ici mais un peu moins là, de garantir la gratuité des transports ici mais pas forcément là.

    Nicolas Isnard devra faire montre de diplomatie et jouer collectif. Il aura aussi à convaincre l’État de mettre au pot pour les grands projets structurants de la Métropole maintenant que les relations entre élus semblent s’apaiser.

    C’est la condition pour que notre territoire rattrape son retard et pour que la Métropole des maires devienne aussi celle des habitants.

  • La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    Il a fallu une longue interruption de séance, ce mardi 7 avril, avant de pouvoir présenter une liste de vingt présidents, un nombre inchangé par rapport à la dernière mandature. « J’ai d’abord souhaité que les quatre premières places soient données aux quatre plus grandes villes de la Métropole », indique son président (LR), Nicolas Isnard, précisant que les autres « ont été choisis pour des questions de compétences ».

    Les onze autres membres du bureau métropolitain seront quant à eux désignés le 16 avril et les représentants dans les différents organismes le 28 avril. « Ceux qui voudront s’investir pourront le faire savoir rapidement et pourront rejoindre ce grand exécutif œcuménique que j’aspire à conduire », glisse le président de la Métropole, soulignant que l’exécutif sera plus restreint qu’auparavant, les représentants de conseil de territoire ne siégeant plus.

    1er vice-président : Pierre Huguet (G.s), adjoint au maire de Marseille
    2e vice-présidente : Sophie Joissains (UDI), maire d’Aix-en-Provence
    3e vice-président : Gaby Charroux (PCF), maire de Martigues
    4e vice président : Robin Prétot (LR), maire d’Istres
    5e vice-président : Georges Cristiani (SE), président des maires des Bouches-du-Rhône
    6e vice-présidente : Olivia Fortin (MadMars), maire des 6e-8e
    7e vice-président : Pascal Montécot (DVD), maire de Pélissane
    8e vice-président : Arnaud Drouot (PS), adjoint au maire de Marseille
    9e vice-président : Alexandre Doriol (LR), maire de La Ciotat
    10e vice-présidente : Capucine Edou (EELV), adjointe au maire de Marseille
    11e vice-président : David Ytier (LR), adjoint au maire de Salon-de-Provence
    12e vice-présidente : Pascaline Lécorché (Place publique), adjointe au maire de Marseille
    13e vice-président : Frédéric Vigouroux (DVG), maire de Miramas
    14e vice-président : Laurent Simon (DVD), maire de Plan-de-Cuques
    15e vice-président : Serge Perottino (LR), maire de Cadolive
    16e vice-président : Eric Garcin (DVG), maire de Jouques
    17e vice-président : Anne Reybaud, maire de Vernègues
    18e vice-président : Jean-Pascal Gournès (DVD), maire de Meyreuil
    19e vice-président : Martial Alvarez (DVD), maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône
    20e vice-président : Maxime Marchand (div. écol.), maire de Sausset-le-Pins

  • Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Par 199 voix pour face à 38 votes blanc, le maire de Salon-de-Provence Nicolas Isnard a été élu président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, ce mardi 7 avril. Seul candidat en lice, il ne lui a manqué que les voix de l’extrême droite.

    « La Métropole des maires est en marche », s’est-il empressé de célébrer sous les applaudissements, rendant hommage à ses prédécesseurs, Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal (DVD), qui ont « eu le mérite de lancer et d’installer » cette Métropole « mal née ».

    Des Maisons de la Métropole

    « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes », défend le Salonnais de 55 ans, qui souhaite laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer les compétences de proximité, qu’ils connaissent mieux que quiconque ». Marseille, insiste-t-il, « doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ».

    D’ores et déjà, il promet de créer des Maisons de la Métropole au cœur de chaque territoire, adossées à un contrat de projet avec les maires concernés. De quoi permettre à l’institution de se concentrer sur ses compétences propres, en premier lieu les transports. « Nous consacrerons plus efficacement nos énergies dès lors que nous serons débarrassés de ces contrariétés », pointe-t-il, partageant son espoir de « réussir ensemble dans un climat apaisé ».

  • [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    [Entretien] Axel Samuel : « Nous défendons l’intérêt de classe des abstentionnistes »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des municipales à Martigues ?

    Axel Samuel : Nous avons gagné une bataille locale, après avoir constitué et maintenu un rempart contre la droite et l’extrême droite. Dans nos perspectives, nous continuerons à montrer les errances de l’extrême droite et de la droite, comme par exemple au niveau national à la commission parlementaire de l’audiovisuel public, leur rôle dans le racisme ambiant, les amendements du RN sur les fraudes à la Sécu, sans oublier localement l’embauche d’un vieux lepéniste et ancien paramilitaire comme collaborateur du député RN en place. Notre enjeu politique est aussi de donner une meilleure visibilité au Bouclier Martégal dans cette société fracturée qui divise les gens.

    Comment comptez-vous agir ?

    A.S. : Les élus communistes sont déjà sur le terrain, dans les luttes, à défendre la classe menacée de fermeture à Louise-Michel, le budget de Langevin, la flottille pour Gaza et les habitants de Notre-Dame-des-Marins. Sans oublier de soutenir les travailleurs de Kem One. Notre Parti va poursuivre le travail de terrain avec les « cafés coco », les marchés solidaires, la vente de La Marseillaise, nos soirées internationalistes pour la paix au Liban, à Gaza, et partout. Mais aussi les campagnes sur les droits des femmes, l’environnement ou le narcotrafic. La campagne municipale a éveillé des consciences et nous avons 25 nouveaux adhérents à accueillir lors d’un temps dédié. Ils verront leur premier congrès à l’été.

    Qu’est-ce que le congrès du PCF ?

    A.S. : Un moment statutaire important pour faire notre bilan et positionner le Parti dans la France de demain, notamment avec les élections à venir. Quels rapports de force ? Comment forger les unions pour que chacun, même les abstentionnistes, reprenne en main son destin pour construire de nouveaux jours heureux. Le PCF a sa place dans ce processus. Nous défendons un intérêt de classe, la notion n’est pas obsolète, elle a vocation à être popularisée et mise au centre de notre projet.

  • Au Grand Avignon, l’enjeu est aussi le territoire

    Au Grand Avignon, l’enjeu est aussi le territoire

    C’est une élection « aussi importe que celle de maire », selon Olivier Galzi, qui se joue ce mercredi matin (9h30). Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous à la salle polyvalente de Montfavet pour élire le président de l’Agglomération. Mobilités, transition écologique, développement économique, gestion des déchets ou encore politique de l’habitat, tout se joue à l’échelon intercommunal. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    « Ça va être du tout cuit pour Galzi », prédit un conseiller communautaire, alors que le scrutin s’annonçait très serré en cas de duel avec Joël Guin. À cette heure, l’ensemble des maires semble s’être fait une raison, « même si ce n’est pas ce qui me fait le plus plaisir », glisse l’un d’entre eux. Les quinze autres premiers magistrats hors Avignon posent comme condition d’être représentés au sein de l’exécutif avec une vice-présidence. Il n’est toutefois pas exclu qu’une autre candidature se présente, même de témoignage, histoire que chacun se compte. Et voir, aussi, où iront les voix des onze élus du RN, en froid avec Joël Guin, et des sept élus de gauche avignonnais.

    Mais, au-delà du « qui » à la tête du Grand Avignon, le « pour faire quoi » doit prévaloir. En 2020, un projet de territoire avait été élaboré à l’issue de l’élection. « C’est une conception de l’intercommunalité, fondée sur la concertation et la dynamique de l’échange », livre Joël Guin. La plupart des maires ont apprécié le soutien technique et financier du Grand Avignon, mais concèdent « qu’il y a encore du boulot ». Surtout côté projets structurants, où aucune infrastructure majeure de transports n’a été enclenchée.

    « Si on parle bien d’Avignon,

    on parlera bien du Grand Avignon »

    Côté Olivier Galzi, qui a précisé à l’écho du mardi que, s’il est élu, il n’aurait pas de directeur général des services mutualisé entre Ville et Agglo, mais bien deux DGS, on cherche à déminer toute volonté d’hégémonie. « Le rayonnement de la ville centre est aussi indispensable qu’à craindre, si on parle bien d’Avignon, on parlera bien du Grand Avignon », note Philippe Armengol, maire (DVG) de Velleron et vice-président sortant. « Il y a des grandes communes, des petites, mais il n’y a pas de petits maires et grands maires. Tous doivent pouvoir fonctionner dans un système de parité et dans une solidarité, quelle que soit leur couleur politique », défend le maire d’Avignon. Dans son projet, il souhaite faire du territoire la capitale des industries culturelles et créatives, domaine sur lequel l’Agglo est déjà engagée. Rayon mobilités, Olivier Galzi croit encore à la LEO actuelle et préfère le bus à haut niveau de service au tramway.

  • Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Sans entourloupe la
    présidence de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) devrait revenir à Josée Massi, à l’issue du vote, ce jeudi. La maire sans étiquette du Port du Levant n’a jamais caché, tout au long de sa campagne électorale, sa volonté de conduire la collectivité, comme l’a fait depuis sa création son prédécesseur, Hubert Falco (DVD). Et cela jusqu’à sa condamnation en 2023 pour recel de détournement de fonds publics, qui l’avait contraint à lâcher les rênes au profit de Jean-Pierre Giran, désormais lui aussi hors course. L’ancien maire (DVD) de Hyères vient de perdre son fauteuil après avoir choisi de s’allier à l’extrême droite, au second des municipales.

    On ne voit donc pas, sauf coup tordu de dernière minute de la droite LR, qui pourrait encore disputer le poste à Josée Massi. Même si le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), avait laissé entendre officieusement, durant un temps, qu’il était lui aussi intéressé, mais seulement en cas de prise de la ville préfecture par le Rassemblement national. Le danger ayant été écarté, même si Toulon se retrouve à présent entourée par des municipalités RN, tout le monde devrait logiquement serrer les rangs derrière Josée Massi.

    Même le maire de La Crau, Christian Simon (LR). Ce dernier aurait lui aussi exprimé des velléités de candidature pour porter une autre voix que celle défendue par les deux plus grandes villes de la Métropole. Le blocage de son projet de regroupement des cliniques toulonnaises et hyéroise sur son territoire lui était longtemps resté en travers de la gorge. Mais, là encore, personne n’y croit vraiment et l’intéressé aurait ravalé sa rancœur au profit de l’intérêt général. Et de toute façon, par qui aurait-il été suivi ?

    Un geste politique fort

    Du côté du RN, avec 29 conseillers métropolitains sur 89, Laure Lavalette dispose certes d’une grande capacité de nuisance et compte bien pouvoir l’utiliser. Mais pas, a priori, lors de ce scrutin : les prises de contact n’auraient vraisemblablement pas permis de « retourner » suffisamment d’élus pour jouer un rôle de premier plan ou même d’arbitre.

    Peut-être assistera-t-on tout de même à une candidature de son poulain, le jeune maire de La Valette, Julien Argento, pour la forme.

    La bonne nouvelle, c’est que la maire de Toulon « milite » auprès de ses pairs « pour ne pas proposer » de vice-présidence aux maires RN de La Valette, La Seyne-sur-Mer et Six-Fours, mais plutôt à un des élus de leur opposition. Une décision très politique que l’ensemble des progressistes ayant soutenu la candidature de Josée Massi ne pourrait que saluer.

    Une gauche désormais très peu représentée dans cette assemblée, où elle ne dispose plus que d’un seul conseiller métropolitain : le Seynois Stéphane Sacco (GRS). Mais le chef de file des progressistes dans l’ex-cité des Chantiers, aujourd’hui tombées dans le giron du RN, compte bien incarner une opposition certes constructive, mais fidèle à ses valeurs. « On espère que ce sera Josée Massi, mais on attend de voir, ensuite, quelles seront les orientations elle donnera à la Métropole », explique-t-il.

    Sur la question des vice-présidences, Stéphane Sacco trouve que « politiquement, le geste serait fort », pour marquer clairement le désaccord de la future patronne de TPM avec les valeurs défendues par l’extrême droite, tout en anticipant déjà la victimisation des édiles écartés : « C’est à double tranchant », juge-t-il. Et de conclure : « Pour ma part je veux être le porte-voix de l’ensemble des forces progressistes des communes de la métropole et faire avancer, avec le peu de moyens que j’aurai, certains sujets seynois. »

  • [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    « C’est avec une détermination joyeuse que j’ouvre ce nouveau mandat », assure Olivia Fortin devant le conseil d’arrondissement réuni en séance en plein air, sur le parvis de la mairie, à la Villa Bagatelle.

    L’élue du Printemps marseillais, qui avait recueilli 51,51% au 2d tour, a été largement reconduite à la tête du 4e secteur, qui regroupe les 6e et 8e arrondissements, grâce aux 32 voix de son groupe, obtenues à la majorité absolue. L’élection s’est déroulée sous la présidence intérimaire de Micheline Abours (PCF), doyenne de l’assemblée et 10e adjointe, accompagnée d’Espérance Laggiard comme secrétaire. Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) et son adjoint (EELV), Amine Kessaci, étaient présents, accompagnés du sénateur (EELV) Guy Benarroche.

    L’opposition fait figuration

    Huit élus de l’extrême droite (UDR), emmenés par Jean‑Baptiste Rivoallan au nom de Franck Allisio (RN), sont dans l’opposition. Deux élus divers droite, conduits par Catherine Pila pour la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal, complètent l’assemblée dans l’opposition. Les deux têtes de listes étaient d’ailleurs absentes de ce premier conseil. Aucune autre candidature n’a été présentée face à celle du Printemps marseillais, et aucune prise de parole n’est intervenue.

    Cela n’a donc pas empêché Olivia Fortin de faire élire les 16 adjoints d’arrondissements proposés par le Printemps marseillais, soit le maximum autorisé. La maire présente une équipe décidée à « fédérer et cultiver du lien », une force « à partir de laquelle construire un projet de transition écologique, économique et sociale », en partenariat avec « la Métropole au service de tous », et dans un « nouvel élan construit ensemble » pour ce deuxième mandat. « La fraternité est exigeante car elle n’est jamais acquise, elle mérite qu’on se batte pour elle », conclut Olivia Fortin. Les embrassades ayant ponctué la remise des écharpes en témoignent.

    Les adjoints

    Jean-Marc Pantalacci-Bonnaffous, 1er adjoint ; Anna Sinsoilliez, 2e adjointe ; Cyprien Vincent, 3e adjoint ; Bania Medjbar, 4e adjointe ; Pierre-Emmanuel Vidal, 5e adjoint ; Marie-Hélène Amsalem, 6e adjointe ; Anthony Canali, 7e adjoint ; Dominique Morand, 8e adjointe ; Eliott Perenchio, 9e adjoint ; Micheline Abours, 10e adjointe ; Christophe Monnier, 11e adjoint ; Pauline Rossell, 12e adjointe ; Zacharie Bruyas, 13e adjoint ; Dona Richard, 14e adjointe ; Laurent Benac, 15e adjoint ; Camille Langlais, 16e adjointe.