Tag: Municipales

  • Vincent Bouget, « les Nîmois seront le levier de l’avenir »

    Vincent Bouget, « les Nîmois seront le levier de l’avenir »

    La campagne à Nîmes s’intensifie à quelques jours du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. Nous avons rencontré celui qui fait souffler un vent de renouveau sur la cité romaine avec la liste qu’il conduit, Nîmes en commun. Vincent Bouget (PCF), en tête dans les sondages, a su fédérer largement à gauche et, au-delà, chez les citoyens sur la base d’un projet co-réalisé avec les habitants. Rassembler et réconcilier la ville sont ses grandes priorités afin que toutes et tous vivent enfin bien à Nîmes.

    La Marseillaise : Si vous êtes élu maire de Nîmes, le 22 mars, quelle sera votre première mesure ?

    Vincent Bouget : Je serai fidèle à ma méthode et à mes engagements : j’irai voir les agents de la Ville qui seront dès le lendemain de l’élection et tout au long du mandat celles et ceux qui mettrons en œuvre la politique. Ils sortent de 25 ans d’une gestion assez autoritaire. Le maire n’a jamais rencontré les organisations syndicales du personnel municipal. Moi, j’ai besoin de les écouter, parce que c’est avec eux que nous allons agir.

    Ensuite, il faut s’occuper des enfants. D’abord, la préparation de la fin de l’année scolaire parce que l’année dernière 81 écoles sur 83 ont été fermées à cause de la canicule. Ensuite, il y a les vacances et on sait que, pour un certain nombre de nos enfants et de leurs familles, l’été est long, voire dur à passer. Il faut proposer à la fois une véritable offre d’activités à Nîmes, et des départs en vacances pour les plus modestes, en lien avec les associations. Et puis, il faut préparer la rentrée pour que l’école redevienne un lieu d’émancipation pour nos enfants. Et enfin, parce que les arbres qui feront de l’ombre dans 15 ans doivent être plantés aujourd’hui, nous lancerons très rapidement, en avril, le grand plan de végétalisation partagé, accompagné d’urbanistes, dans une démarche de concertation avec les Nîmois.

    Nîmes en commun, c’est un collectif mais c’est aussi une démarche participative menée depuis un an et demi. Est-ce que cela explique la dynamique de votre campagne ?

    V.B : Je fais confiance aux Nîmoises et aux Nîmois pour décider de leur avenir, donc nous avons commencé il y a 18 mois, en les écoutant. Je suis convaincu que cette façon de faire recrée du lien et de la confiance. Loin du spectacle national très rejeté par la population et très éloigné de la vie quotidienne. On ne résout pas les difficultés sociales à coups de tweets : la complexité des situations appelle des réponses de fond, partagées et travaillées avec les habitants. Nous avons donc largement donné la parole, sans la prendre nous, pour rompre avec cette distance entre les responsables politiques et la population. Il a d’ailleurs été beaucoup question de lien social, de retrouver des liens entre les gens. Et aujourd’hui, les propositions que nous faisons, construites avec les Nîmois, trouvent un véritable écho dans la population.

    Chacune de vos réunions publiques fait le plein. Comment l’expliquez-vous ?

    V.B. : Les Nîmois, comme partout ailleurs mais ici encore plus, ont été considérés comme des spectateurs ou des consommateurs de la politique. Notre volonté a été tout de suite de leur dire « soyez actrices et acteurs » en prenant part à la réflexion sur l’avenir de notre ville. Et au soin du 22 mars, nous continuerons. La politique que nous voulons mener ne pourra se réaliser pleinement que si, dans la ville, les Nîmoises et les Nîmoises y prennent toute leur part. La participation citoyenne est un levier de transformation de la ville et de la vie.

    Nîmes en commun c’est aussi une union forte des gauches (hors LFI), citoyenne et écologique. Cette union, dans la diversité, est-elle aujourd’hui indispensable pour proposer une véritable alternative ?

    V.B : Cette union n’est pas un accord électoral de partis où comme d’habitude on se partage des bouts de liste et des bouts de programme. Nous avons fait l’inverse. J’ai proposé à toutes les sensibilités de la gauche politique, sociale et citoyenne de se retrouver dans une démarche d’écoute et de mise en débat avec la population. Une très large majorité à dit « oui » et aujourd’hui, le collectif Nîmes en commun compte plusieurs centaines de personnes. Nous ne sommes pas une superposition de partis, mais un collectif solide, avec des composantes partisanes en soutien de cette démarche et apportant toute leur expérience militante. Nous avons naturellement conjugué nos différences et fait de la diversité un atout. Cette union demain restera toujours solide parce qu’elle est riche d’une expérience, de cette aventure qui dure depuis l’automne 2024. Et je crois que cela répond sincèrement à l’aspiration à l’unité qui est très forte dans la population. Le rassemblement est la seule voie crédible, une des conditions de la victoire.

    Cette culture de l’unité n’est pas propre à cette campagne ?

    V.B : J’ai toujours été convaincu que le rassemblement était la seule voie possible. Rassembler les partis, mais avant tout, rassembler les Nîmois. Je creuse un sillon depuis plus de dix ans. En 2020, c’était une amorce de ce que l’on fait aujourd’hui, c’est-à-dire d’ouvrir la construction du projet aux habitants. Et puis nous avons marqué des points aux municipales, ce qui nous a donné du crédit. En 2021, nous avons réussi l’union aux élections départementales et, avec mon binôme écologiste, nous avons gagné un canton sur la ville, face à la droite, puis à l’extrême droite. Depuis 2020, avec le groupe de gauche à la Ville, nous avons travaillé sur tous les dossiers, pour préparer l’élection de cette année. Quand à l’automne 2024 on a décidé de s’engager dans l’élection municipale on s’est appuyé sur toute cette histoire. J’espère que le travail paiera, au bout. En tout cas, il nous est crédité.

    Les Nîmoises et les Nîmois méritent tout cet engagement. Je ne crois pas qu’on leurre longtemps les habitants à coups de petites phrases, de coups de communication comme on le voit aujourd’hui à droite comme à l’extrême droite avec des gens qui font volte-face, trahissent ou qui débarquent dans cette ville et qui tels des vautours, fondent sur les difficultés sociales en espérant prospérer dessus.

    Je crois que les gens reconnaissent la sincérité, l’humilité, le travail. Je n’ai pas d’autre façon de faire de la politique. Il faut redonner toute sa dignité à l’action publique, c’est la seule façon de respecter les gens. Quand on respecte la parole des Nîmois, on reconnaît leur dignité démocratique.

    Nîmes est une ville qui a des difficultés importantes sur le plan social, économique, de l’emploi. Comment une municipalité peut-elle agir ?

    V.B : On pouvait penser que la droite était une experte en économie. En réalité on voit que les échecs sont nombreux et l’absence de réalisations est patente. L’exemple le plus marquant est la zone Magna Porta qui tous les ans est présentée comme celle qui va créer des milliers d’emplois et, au final, reste désespérément vide. Quand on discute avec les salariés, les chefs d’entreprise on s’aperçoit de l’isolement complet des responsables politiques qui ne dialoguent pas. C’est un constat que j’ai fait en rencontrant les entrepreneurs du territoire. Nous proposons que la Ville joue un rôle de lien. La Ville et l’agglomération doivent mettre autour de la table tous ceux qui participent à la création d’activités économiques. C’est ce que nous proposons avec la création d’une agence de développement économique qui n’existe pas. Et nous devons préparer l’avenir, en créant des filières dans les domaines de la transition écologique, de la gestion de l’eau. Enfin, Nîmes doit renouer avec son histoire, en s’investissant pleinement dans l’économie sociale et solidaire, qui est un vrai modèle vertueux et prospère. Nous créerons une école de la coopération. Cette fierté nîmoise doit être un levier de développement.

    Les sondages vous placent tous en tête du premier tour, le 15 mars. Mais vos adversaires de droite sont bien présents et, surtout, l’extrême droite menace. Pour l’emporter, Nîmes en commun doit largement rassembler. Quel est votre message aux Nîmois ?

    V.B : C’est le message que nous portons depuis le début : réunir les Nîmoises et les Nîmois est notre premier engagement. Réunir et respecter tout le monde. Pour nous, chacune et chacun comptent. Les 15 et 22 mars, les citoyens ont un choix : faire de Nîmes une ville méditerranéenne qui compte, ou ne rien changer, voire sombrer dans le repli sur soi et la haine de l’autre. Nous avons déjà suffisamment de Defi à relever : le réchauffement climatique, la drogue… Je ne me résoudrais pas à ce qu’en plus nous ayons l’extrême droite ! Ce danger, c’est la base de mon engagement. Notre message est donc simple : dès le premier tour, si nous voulons faire face, ensemble aux difficultés et avancer sereinement, il faut une large mobilisation. Être rassemblé, dans le respect des convictions et des différences de chacun.

  • Pas moins de trois candidats pour les Argentiérois

    Pas moins de trois candidats pour les Argentiérois

    Je pars avec cinq adjoints et deux conseillères de l’ancienne équipe, qui ont déjà l’expérience et la connaissance des dossiers de la commune », met en avant Alain Sanchez. Maire sortant, il a succédé à Patrick Vigne en 2021, dans un contexte difficile, suite au décès de ce dernier. L’édile met en avant une liste où se trouvent « cinq adjoints et deux conseillères de l’ancienne équipe, qui connaissent les dossiers et ont l’expérience de la gestion d’une commune. » Il entend s’appuyer sur son bilan en matière de redressement de l’endettement de la commune, une « rigueur budgétaire retrouvée » même si le chantier est loin d’être terminé selon lui.

    De son côté, Rémy Roux, conseiller municipal depuis 12 ans, et départemental depuis cinq ans, mène la liste « L’avenir au cœur de l’Argentière-La-Bessée », composée « d’une diversité qui représente les Argentiérois, des entrepreneurs, des membres du monde associatif, de la fonction publique… Tous et toutes compétents dans leur domaine. » Conseiller municipal pendant plus de trente ans et déjà présent en second dans l’équipe d’Alice Prudhomme en 2020, cette fois Jean-Pierre Rippert, conduira la liste « Quoi de neuf pour l’Argentière ? »

    Rénover le foncier municipal

    Parmi les préoccupations de campagnes, la question de l’aménagement de la friche industrielle des FAP occupe une place majeure pour les trois candidats. Autre problématique structurant à l’Argentière, tous trois ont fait de la question du logement et de la rénovation des logements municipaux une priorité. La commune manque d’offre locative, à la fois pour retenir et installer ses jeunes et pour offrir un habitat adapté à ses aînés.

  • À Sisteron, la liste d’union de la gauche fait salle comble

    À Sisteron, la liste d’union de la gauche fait salle comble

    Syndicalistes, associatifs, maires, députés de gauche et habitants se sont réunis vendredi, à Sisteron, pour soutenir la liste citoyenne d’union de la gauche Demain Sisteron lors de son meeting de fin de campagne. Les colistiers ont insisté sur « la défense des services publics à Sisteron», la santé et l’idée de «dépersonnifier le pouvoir politique». Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04, a évoqué la lutte pour la réouverture des urgences à Sisteron. «La lutte paye quand on a des relais locaux progressistes», a-t-il affirmé. «Tous les hôpitaux tiennent sur un fil, ils sont tellement à flux tendu qu’il suffit qu’un médecin parte à la retraite pour que le service soit menacé de fermeture», a déploré le syndicaliste.

    Michèle Bizot-Gastaldi, maire communiste d’un petit village de 350 habitants, La Palud-sur-Verdon, est également intervenue au meeting. «Il n’y a pas d’élections apolitiques, les listes sans étiquette n’existent pas. Une liste qui rassemble l’ensemble des forces de la gauche dans le département, c’est rare, je salue cette initiative», a-t-elle déclaré. «Tous les services publics sont fondamentaux», a-t-elle ajouté, félicitant les propositions de la liste Demain Sisteron.

    Recruter des médecins salariés

    Olivier Jourdan, deuxième sur la liste, a insisté sur leur proposition phare: recruter des médecins salariés. « Notre collectif s’est fondé sur un gros consensus : mettre les valeurs et le programme avant les noms et les visages », a-t-il martelé. « Nous voulons faire en sorte que chaque Sisteronais et Sisteronaise puisse avoir un médecin traitant, avec l’objectif d’un généraliste pour 1000 habitants », a-t-il expliqué. « Le salariat permet d’attirer médecins plus jeunes », a affirmé Olivier Jourdan.

    Véronique Verdié, secrétaire du collectif Solidarité Réfugiés Sisteron, dont plusieurs membres de la liste font partie, est également intervenue. Elle a insisté sur l’importance d’intégrer les réfugiés et d’avoir une ville accueillante. Claude Mikaelian, colisitier communiste et militant syndicaliste, a évoqué l’importance des «luttes pour le maintien de l’emploi» et a salué la proposition de créer «un lieu de refuge immédiat et sécurisé pour les femmes victimes de violences par un conjoint ou un ex-conjoint». Il a souhaité que Sisteron intègre «l’association internationale des communes pour la paix». L’ancien député Nupes Léo Walter a affirmé : « si on multiplie les communes de gauche dans le département, ça donnera de la force à nos luttes ». «Avoir une commune tenue par la gauche antifasciste est essentiel », a-t-il défendu. La salle était pleine à son comble.

  • À Avignon, Olivier Galzi et sa liste qui cadre à droite

    À Avignon, Olivier Galzi et sa liste qui cadre à droite

    Assis au premier rang, jeudi soir à la salle de Montfavet, le sénateur LR Jean-Baptiste Blanc, et l’un de ses prédécesseurs Alain Dufaut, viennent applaudir Olivier Galzi, qui présentait sa liste. « Je les découvre », assure le candidat (DVD) à Avignon, satisfait du soutien « avec l’étiquette laissée au vestiaire ». Si le Cavaillonnais Jean-Baptiste Blanc prospecte en vue des sénatoriales de septembre en quête de grands électeurs, sa présence vient confirmer que l’ex-journaliste TV est le candidat de la droite.

    Un créneau que préempte aussi Stéphan Fiori, l’entrepreneur qui ici même un mois plus tôt, dévoilait une liste très pro business. « Ce n’est pas mon sujet, on ne discute pas ensemble ni avant, ni après le premier tour », répond Olivier Galzi alors que Stéphan Fiori a assuré vouloir se maintenir, hypothéquant de fait une possible victoire de la droite. Mais avant cela, il y a un premier tour et 52 colistiers, de 18 à 77 ans. « Ils se sont engagés sans rien négocier, pas par calcul électoral ou personnel, la seule promesse que l’on s’est faite, c’est de donner notre temps et notre énergie », revendique Olivier Galzi.

    Le candidat, qui met en place une charte éthique pour ses colistiers, liste six principes : transparence, équité, lisibilité, responsabilité, intégrité et consultation. Des promesses distillées sous forme de critiques à l’endroit de la majorité sortante et de celui qui entend la poursuivre, David Fournier (PS). En parlant de transparence, Olivier Galzi aurait pu être un peu plus clair sur certains profils de colistiers, dont plusieurs ont déjà été élus (Valérie Wagner, Christian Paly, Isabelle Altayrac) sous la majorité de droite de Marie-Josée Roig (UMP). Jamais dans leur présentation, cela n’a été évoqué. Le seul dans ce cas fut Florian Borba-Da Costa, adjoint au commerce de la maire Cécile Helle lors du premier mandat. Ou Marc Serein, antépénultième de liste, et maire (PS) de Bollène (2000-2008). Les possibles délégations n’ont pas été confirmées, mais Jean-Luc Queyla (3e de liste) et ancien chef des pompiers d’Avignon [candidat en 2020 avec Michel Bissière (LR)] devrait s’occuper de la sécurité.

    On note beaucoup de cadres, consultants, entrepreneurs, directeurs, responsables. Un manque de diversité ? « Non, coupe court Olivier Galzi. On a énormément de gens qui sont issus de la méritocratie, qui ont des compétences et ont, comme point commun dans leur parcours, de s’être mis au service des autres. » À l’instar de sa « moitié, bien qu’elle ne soit pas là pour ça », Anaïs Haussmann.

  • À Avignon, Amine Kessaci appelle à voter David Fournier

    À Avignon, Amine Kessaci appelle à voter David Fournier

    Vous êtes un héros, Monsieur, je ne pensais pas vous voir ici », salue, la voix tremblante, un ado de 17 ans à destination d’Amine Kessaci. En ce début d’après-midi de vendredi, sur la place de l’Horloge, le militant antinarcotrafic, candidat aux municipales à Marseille en 3e position sur la liste de Benoît Payan (DVG), est là en appui de David Fournier (PS) et sa liste de rassemblement de plusieurs partis, dont les Ecologistes où Amine Kessaci milite. Même à Avignon, sa popularité dépasse celle du candidat local. « Tu es un exemple, ton aura, ton combat sont un modèle d’engagement », ne manque pas de souligner David Fournier, qui s’était rendu, mi-novembre à Marseille, à l’hommage rendu à Mehdi, petit-frère d’Amine Kessaci, froidement abattu dans un crime considéré comme d’intimidation.

    « Je n’ai pas peur, personne ne m’empêchera d’aller tracter », assure avec force et charisme Amine Kessaci, suivi de près par un impressionnant dispositif de sécurité. En aparté, il confie qu’il est plus facile pour lui de faire campagne hors de Marseille et défendre ses idées au niveau national par le biais de son association Conscience ou le projet qu’il porte avec l’association des maires de France. « On souhaite créer un dispositif très concret de dépaysement, qui permettra entre maires de s’entraider pour sortir des jeunes des réseaux de narcotrafic en les envoyant dans d’autres villes avec un emploi et un logement », illustre-t-il. En attendant, Amine Kessaci vient dire « toute sa confiance à David pour porter la dignité dans les quartiers populaires, pour réparer ce qui a été cassé, réapporter du service public, travailler avec la police municipale, qu’il ne faut pas désarmer », glisse-t-il, dans une allusion à certaines prises de position de la France insoumise.

    Un appel au vote utile

    dès le 1er tour

    David Fournier se pose en garant d’une approche globale sur la sécurité, défendant la proximité en misant sur des postes mutualisés entre police nationale et municipale, comme celui en travaux sur la Rocade (lire page 16), sans oublier les attentions portées aux enfants (petit-déjeuner dans les écoles, bas tarifs dans les cantines) ou à la jeunesse et leurs familles (sécurité sociale de l’alimentation, mutuelle communale pour le logement et les véhicules). Juste avant de conclure la séquence, Amine Kessaci insiste sur le vote utile. « Face à la droite et son extrême, la désunion n’est pas la solution, je dis à tous les électeurs de gauche, la seule liste en capacité de gagner, c’est celle de David dès le 1er tour, quand on se dit antifasciste, il faut aussi parfois accepter de se retirer », prévient-il.

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Pour leur avant-dernier meeting, Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à gauche se sont penchés sur le logement et les transports, deux de leurs engagements phares. Un programme basé sur « la concertation », pour « un logement accessible à tous. » À ce titre, la liste milite pour la relance du logement social, à « 9% aujourd’hui alors qu’on devrait être à 25, ce qui fait payer à la ville une amende de 570 000 € par an ! », pointe la candidate.

    Outre celui-ci, Saint-Cyr à gauche veut renforcer le prêt locatif aidé d’intégration et le bail réel solidaire pour les plus précaires, l’encadrement des loyers, la taxation des résidences secondaires (45% des logements saint-cyriens), la limitation des Airbnb, ou encore la création de logements pour les saisonniers et d’une deuxième résidence seniors.

    « L’OAP Pradeaux Gare ne pourra pas se faire »

    Pour les transports, la candidate veut mettre en place « un véritable plan », qui comprendra la « réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat », en bus et en navette maritime, des « navettes électriques à la demande pour seniors et PMR », ainsi qu’un stationnement « qui ne doit pas être augmenté mais revu » avec des zones bleues, et une limitation de la gratuité « pour éviter les voitures ventouses » dans certaines zones, telles que le parking de la gare.

    C’est d’ailleurs dans ce quartier de la gare que se tenait la réunion publique, pour aborder la question des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) Pradeaux-Gare. Lancé en 2014, le projet n’avance pas, alors que la commune a obtenu la construction du pôle d’échange multimodal de la LNPCA Marseille – Nice, terminus du « RER toulonnais », en 2020 : « Le maire a voulu faire financer par la SNCF le réseau viaire autour de la gare, en espérant qu’elle allait s’occuper de l’acquisition des terrains pour aménager la gare, et qu’il puisse asseoir son programme immobilier autour », précise Joël Duret, l’un des colistiers. Mais la cinquantaine de familles qui doivent être expropriées, faute d’accord avec la mairie « qui propose des prix 30 à 40 % en dessous du marché », ne l’entendent pas ainsi et empêchent toute avancée. « Le projet ne pourra pas se faire », certifie Joël Duret. Et comme, par définition, l’OAP ne met « rien par écrit qui engage la mairie », elle pourra être entièrement redéfinie par la future municipalité. De son côté, Saint-Cyr à Gauche la fera valider par référendum.

  • Les progressistes au service de l’intérêt général à Six-Fours

    Les progressistes au service de l’intérêt général à Six-Fours

    La politique nous concerne tous c’est notre présent, notre futur, notre vie, ne la laissons pas à d’autres », commence le chef de file de Six-Fours à gauche, Pascal Cabras, en rappelant que « l’abstention est la pire des défaites ».

    Pour le syndicaliste apparenté communiste « les citoyens doivent redonner un nouveau souffle à la démocratie », et arrêter de laisser les autres décider à leur place.

    L’occasion de rappeler que la liste de rassemblement des progressistes leur donne justement l’opportunité de faire entendre leurs voix et refuser « l’entente bilatérale entre une droite extrême et une extrême droite ». En notant que 70 % des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN.

    Et de lancer : « Nous sommes la seule opposition présente au conseil municipal depuis 2020, la seule liste qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale profitable à tous nos habitants. »

    « L’entre-soi c’est terminé ! »

    Avec un certain nombre d’atouts pour changer la donne, comme celui de regrouper toutes les composantes de la gauche et des écologistes.

    Pascal Cabras a dit également la fierté d’être soutenu par le parti communiste, en rappelant toutes les avancées sociales dont il a été le moteur et sa résistance aux heures de la déshonorante de la collaboration.

    «  Avec un parti communiste à 28 %, nous avons obtenu la Sécurité sociale. Avec un FN à 30 %, nous aurons bientôt la retraite à 67 ans », met-il en garde.

    Concernant le programme, Pascal Cabras a insisté sur l’urgence de s’attaquer à la crise du logement, en notant qu’il manque 2 842 logements sociaux dans la commune pour se mettre en conformité avec la loi. Un retard assumé par la municipalité sortante puisque relevant d’« un choix purement dogmatique ».

    Et de poursuivre : « Nous remplacerons l’entre-soi par la mixité sociale ! »

    Pour autant, pas question de construire de manière anarchique ni d’empiéter sur les zones agricoles ou sensibles qui seront au contraire sanctuarisées. Mais plutôt de densifier le centre-ville.

    La création d’un centre de santé a également été mis en avant ainsi que des places de crèches municipales avec une tarification progressive.

    Il en est également d’une maison de retraite municipale adaptée et d’un service de pompes funèbres lui aussi géré par le public. Un changement de cap au service de l’intérêt général, cette fois.

  • À La Bouilladisse, un « contrat de confiance » avec José Morales

    À La Bouilladisse, un « contrat de confiance » avec José Morales

    La salle des fêtes était comble de Bouilladissiens venus écouter le programme de José Morales ce jeudi soir. Accueilli par une trombe d’applaudissements, le maire, élu en 2020, brigue un deuxième mandat. Il précise que « ces élections ne sont pas comme les autres, parce que ce sont celles de gens qui décident pour vous de gérer un village » lance-t-il, aux côtés du sénateur écologiste des Bouches-du-Rhône, Guy Benarroche également colistier « d’Unis pour la Bouilladisse » .

    Un mot d’ordre pour José Morales : poursuivre son action. Le maire a pointé avec fierté un bilan positif : « on arrive à la fin du mandat et on n’a pas tout fini mais presque ». Avec plus de neuf millions d’euros « investis dans des projets structurants », il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « on a honoré nos engagements et on repart tout de suite », déclare-t-il.

    Avec son programme, qu’il reconnaît « dense », José Morales entend établir « un contrat de confiance avec vous, concitoyens, que l’on sait que l’on va tenir ». Il l’affirme, « chaque ligne écrite est un engagement pris au lendemain des élections. On a déjà entamé des choses, gérer une commune ce n’est pas des idées en l’air, c’est sérieux ».

    Un programme dense

    « Culture et patrimoine », « Éducation et petite enfance », « Environnement et développement durable » : dans le détail, son programme s’articule autour de dix axes thématiques, avec comme fil rouge, la volonté de continuer à construire une commune conviviale. Pour chaque sujet, l’équipe présente un bilan, puis une, ou plusieurs nouvelles idées, basées sur « vos envies, ce que vous nous avez raconté, tout est pensé sur un principe de réalité », précise le candidat. Dans ses priorités, José Morales insiste sur les services publics, qu’il considère être « la base des missions d’une commune, ce qui doit être la qualification de la vie publique de la Bouilladisse ». Pointant avec fierté le maintien de « la cantine et de la crèche publiques », il promet « de continuer la concertation, pour assurer à nos habitants un service public de qualité ».

    L’arrivée du Val’Tram à La Bouilladisse est une opportunité à saisir. Pour Serge Coucoulis, membre de la liste, c’est « une étape pour notre commune, une occasion pour faire du centre-ville un cœur de vie ». Autour de ces nouveaux rails, le programme projette la construction « d’une halle ouverte de 1 000m2, durable. Elle accueillera des événements, le marché hebdomadaire, un boulodrome, pour en faire un lieu de convivialité et de dynamisme sportif » détaille-t-il.

    Construction d’un café culturel, d’une maison associative ou instauration d’événements inter-générationnels, la liste « Unis pour la Bouilladisse », menée par José Morales, laisse transparaître une volonté d’union et de lien dans le village. Le maire-candidat insiste, à La Bouilladisse, « on construit ensemble, on est arrivés à bien avancer, et on va continuer. On est une commune pas très riche mais pleine d’idées ».

  • Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    La simple évocation d’un festival antifasciste à l’arrêt depuis 2011 dans le programme d’un candidat d’extrême droite suffit à faire monter ses anciens organisateurs au créneau, par le biais d’un communiqué de presse paru jeudi.

    « Nous, anciens membres de l’association « Avec la tête », créatrice du Festival des Agglos, avons été surpris qu’un candidat d’extrême droite, issu d’une alliance avec le RN, se permette de poser dans son programme l’idée qu’il puisse en être à l’origine alors que la volonté première de ce festival est le combat de ses idées » taclent ceux qui visent Pascal Spanu, candidat du RPR du député RN Franck Alisio.

    Car précisément, le festival est né « en 2002, entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque Le Pen [FN] accède au second tour face à Chirac » rappellent ses organisateurs, qui se sont « mobilisés comme partout en France pour dire non à l’extrême droite ».

    « Un sursaut démocratique »

    « À Port-de-Bouc, ville populaire, ouvrière, maritime, cette mobilisation prend une forme particulière, celle d’un festival » rappellent les anciens organisateurs, affirmant que « le Festival des Agglos n’est pas né d’une logique commerciale. Il est né d’un sursaut démocratique » dont « aujourd’hui encore l’esprit demeure », après sa disparition en 2011 après 10 éditions.

    Dans son programme, Pascal Spanu veut passer « du festival des Agglos à un nouveau festival », promettant de « refondre les animations de la ville : festival, concerts, (…) ». Mais pour les anciens du Festival des Agglos, c’était « bien plus qu’un événement musical : un acte citoyen, une réponse culturelle à la montée de l’extrême droite ». Loin d’un « exercice nostalgique, c’est rappeler qu’une ville rassemblée, peut transformer l’inquiétude en création, la colère en musique, et la peur en fraternité », concluent-ils.

  • Marignane a besoin d’un cœur social et culturel

    Marignane a besoin d’un cœur social et culturel

    Je ne l’ai jamais vu ouvert ce musée, sauf pour les fêtes d’Halloween », déplore le jeune Taylan Demir. Engagé sur la liste Mieux vivre à Marignane, il témoigne d’un grand vide à combler : « j’ai tellement galéré pour trouver des occupations sportives ou culturelles dans ma ville. Il y a des structures pour les petits et les anciens, mais rien entre les deux. Les jeunes n’ont rien d’autre à faire que bloquer chez eux sur des écrans ou traîner leur ennui ».

    Devant le portail de l’ancien musée Raimu, verrouillé depuis plus d’un an et demi, Taylan Demir avait rejoint la tête et les membres de cette liste qui fait l’union de la gauche et le trait d’union entre les générations. Ils y ont organisé un happening, pancartes revendicatives en main, pour proposer d’y créer un centre social et culturel, « dans cette ville où ils font cruellement défaut », regrette Ariane Lombardi. Au-delà du symbole d’une politique ambitieuse pour la jeunesse, la candidate souhaite que « ce site devienne le cœur battant de notre ville ».

    Aux fenêtres de la villa des affiches scotchées à l’effigie de l’acteur ont commencé à se décoller. Cette belle bâtisse en cœur de centre-ville, à l’entrée du Cours Mirabeau, n’attend qu’une nouvelle affectation pour que la vie raisonne entre ses murs. C’est aux anciens qu’il faut s’en remettre pour connaître l’histoire de la villa Tiflis. « C’est un cuisinier marignanais parti travailler en Géorgie, à la fin du XIXe siècle à Tiflis, aujourd’hui Tbilissi, qui, de retour l’a faite construire, explique Jean-Louis. Également appelée maison Monchablon après son rachat par un médecin, qui y a pratiqué jusque dans les années 1980, « elle est devenue un centre médical, puis un centre de radiologie et la Ville l’a racheté et a offert à la petite-fille de Raimu d’y installer son musée ».

    Non pas que l’acteur ne mérite pas qu’on lui consacre un musée, mais plutôt que Marignane avait moins de légitimité à l’accueillir que Cogolin où il a vécu. Mais surtout, en peine de dynamisme, Marignane a de grand besoin d’animations culturelles. Parmi les quatre anciennes maisons bourgeoises du centre ancien, celle-ci côtoie un bar historique aux trompe-l’œil défraîchi, également fermé, et fait front au chantier de réhabilitation de l’îlot moyenâgeux de 6 000m2, coin de ville fantôme depuis 2010, qui doit accueillir le futur bâtiment de l’École des Arts.

    Moteur d’un renouveau

    Enseignante en histoire géographie depuis une vingtaine d’années dans le 14e arrondissement de Marseille, Ariane Lombardi est d’abord une enfant de Marignane revenue au pays il y a dix ans. Elle propose d’accueillir dans cette villa « un véritable pôle jeunesse, un espace dédié à l’information, l’orientation, pour trouver un stage, un premier emploi, pour ne laisser aucun jeune sans solution ». Il s’agira également de développer l’accès au sport et à la découverte pour tous « en augmentant le nombre de places dans les activités de loisir et en centres de vacances ». L’extension de l’amplitude horaire du périscolaire et l’accompagnement des parents seront encore un des axes de travail du futur centre.

    Véritable lieu « de culture populaire, de dialogue entre les habitants, pour aborder les difficultés du quotidien », l’équipement municipal pourrait ainsi devenir le « moteur d’une dynamique » destinée à « refaire vivre le cœur de Marignane avec des services publics accessibles, un centre ancien dont il faut accélérer la réhabilitation, des événements festifs, des commerces soutenus et diversifiés, un marché replacé sur le cours Mirabeau, avec une place pour les producteurs locaux », complète la tête de liste. Dans cette ville qui connaît des divisions, « ce projet correspond aux attentes et aux besoins », estime Jérémy Bacchi. Le sénateur communiste était venu soutenir « la campagne dynamique menée par la liste Mieux vivre à Marignane, qui tranche avec celle du maire sortant ».

    De quoi changer de cap pour les 33 000 habitants qui « ont besoin d’autre chose que d’une cité-dortoir », considère Ariane Lombardi, déterminée à sortir Marignane de la torpeur dans laquelle des décennies de politiques conservatrices l’ont plongée. Contre ce « repli sur soi », la candidate propose une alternative progressiste, convaincue qu’il « est grand temps de commencer à envisager de construire une ville accueillante, ouverte sur son territoire », bassin d’emplois où se redessine une industrie décarbonée.