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  • [Entretien] Michel Arrouy : « Être un maire réparateur plutôt qu’un bétonneur »

    [Entretien] Michel Arrouy : « Être un maire réparateur plutôt qu’un bétonneur »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir voulu vous représenter ?

    Michel Arrouy : J’arrive à la fin de mon premier mandat. L’action et les projets en cours nécessitaient un deuxième mandat pour les finaliser. Mais je ne suis pas pour le cumul des mandats et la longévité. Par contre, il faut un minimum de temps pour que l’action publique se mette en place.

    Quels sont les projets à finaliser ?

    M.A. : On a attaqué la rénovation du cœur de ville, des quais au bord du canal avec le pôle culturel et le cinéma qui a ouvert. Demain, on va attaquer les 11 hectares de la zone d’Exon Mobil où la dépollution a démarré le lendemain de mon élection. Il y a eu cinq ans de remédiation et puis là, c’est ce grand projet qui va démarrer avec la nouvelle gare, le pôle d’échanges multimodal. Mais aussi des activités de loisirs, d’animations et des entreprises qui s’implanteront sur le site. C’est un grand projet qui va permettre d’accélérer la requalification, la revitalisation de notre cœur de ville qui est un enjeu majeur.

    Il y a beaucoup de fonciers disponibles à Frontignan, est-ce un atout pour la commune ?

    M.A. : À Frontignan, on a cette chance d’avoir la maîtrise du foncier puisque ces 11 hectares sont la propriété de la Ville donc il n’y a pas de procédures d’acquisition. C’est une chance aussi pour la ville d’avoir ces zones industrielles. Nous avons commencé il y a quelques années sur la ZAC des Pielles avec la médiathèque, du logement, des espaces publics. On a une chance de reconstruire la ville sur elle-même sans utiliser de nouveaux espaces.

    Mais le contexte économique ne risque pas de limiter votre marge de manœuvre ?

    M.A. : Non, puisque nous sommes sur du volontarisme politique. Par exemple, sur ce mandat, on n’a pas augmenté les impôts et on n’a pas endetté la Ville d’un euro supplémentaire. Si on travaille collectivement sur des projets, on peut y arriver mais ça veut dire qu’il faut se retrousser les manches et aller chercher les financements là où ils sont. Je crois à l’intelligence collective dans ces projets, par exemple, nous avons ouvert un cinéma dans une période où il n’y a pas d’ouverture de cinémas et c’est un véritable succès puisqu’il y a eu quasiment 30 000 entrées en deux mois. Donc, si on travaille les projets véritablement, qu’on les boucle bien, on peut le faire sans dégrader les finances communales.

    Quels sont les nouveaux projets ?

    M.A. : À la Peyrade, on aura un pôle sportif. Nous réalisons un travail de bouclage du secteur en termes de voirie. Le nouveau gymnase du collège Simone-de-Beauvoir du Département sera implanté. Il y aura aussi la nouvelle piscine intercommunale financée par l’Agglo. Ça, c’est un gros projet qui est attendu parce que notre piscine est désuète. Ça n’impactera pas les finances communales, le projet est financé à la fois par l’Agglo et le Département. Autre projet, la friche Lafarge en bordure de l’étang de Thau. Ce sont 70 hectares que nous allons renaturer et qui permettront de reconnecter la ville et la Peyrade à notre façade du bassin de Thau. Car nous avons oublié à Frontignan qu’on était véritablement une ville du bord du bassin de Thau. Nous sommes une des seules parties du bassin qui n’est pas urbanisée. On va le rendre à nos concitoyens à travers des promenades, quelques activités culturelles et d’économie circulaire. Ce sera un des enjeux du prochain mandat, il faudra être un maire réparateur plutôt qu’un maire bétonneur. Il va falloir retrouver de l’espace public, des espaces de fraîcheur dans la ville, créer des lieux de rencontre, parce que je crois que c’est ce qui manque aujourd’hui dans notre société. Le programme ne doit pas être lié uniquement à du bétonnage et à des grands ensembles.

    Frontignan n’échappe pas à la tendance nationale de la montée de l’extrême droite. En deux ans, le RN progresse de dix points. Comment lutter ?

    M.A. : Les chiffres du RN sont très forts sur le bassin de Thau depuis très longtemps sauf pour les élections locales. Sur les élections locales, les citoyens font confiance à leur maire, aux élus locaux. Et ça, c’est important. Je pense qu’il y a un divorce de nos concitoyens avec nos élus nationaux plus qu’avec nos édiles locaux. Le maire ou les élus, que ce soit Frontignan ou ailleurs, sont les interlocuteurs de proximité des citoyens. Concernant la ville de Frontignan, le candidat RN habite à Frontignan depuis six mois, il n’est pas d’ici et est un parachuté. Je ne pense pas qu’on fasse de la politique en prenant les administrés pour des imbéciles. Je crois que c’est important que les élus, quels qu’ils soient, nationaux ou locaux, renouent la relation avec leurs concitoyens et ne sortent pas juste six mois avant les élections.

  • Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    1. Réunir une ville jugée « à deux vitesses »

    Premier objectif affiché, martelé : rééquilibrer les politiques publiques entre les quartiers. La liste estime que certaines zones populaires souffrent d’un manque d’équipements et de services. Pour y répondre, elle propose la création de « Places communes » dans chaque quartier, des lieux de proximité mêlant services publics, activités associatives et espaces de rencontre. Ces structures pourraient accueillir, par exemple, des permanences d’élus, des jardins partagés, des ateliers associatifs ou des équipements sportifs ouverts aux habitants.

    2. Redonner du pouvoir aux habitants

    La question démocratique constitue un autre pilier du projet. La liste promet de renforcer la participation citoyenne avec des conseils de quartier plus décisionnels et des budgets participatifs. L’idée serait de permettre aux habitants de décider directement d’une partie des investissements municipaux : rénovation d’une place, aménagement d’un square ou création d’équipements de proximité.

    3. Renforcer la solidarité

    Face à la précarité, la coalition propose plusieurs dispositifs sociaux. Parmi eux, la création d’une mutuelle municipale négociée par la ville pour permettre aux habitants d’accéder à une complémentaire santé à tarif réduit. Le projet évoque aussi un campus des solidarités, destiné à coordonner associations, services publics et initiatives citoyennes. Des mesures plus concrètes sont envisagées, comme le développement de jardins partagés, d’épiceries solidaires ou de ressourceries.

    4. Une approche de la sécurité mêlant prévention et proximité

    Sur la sécurité, la liste défend une approche combinant présence policière et médiation. La liste propose notamment de renforcer la police municipale de proximité, avec des postes mobiles dans les quartiers, des bornes d’appel et d’augmenter les effectifs de médiateurs urbains chargés de prévenir les conflits. Elle souhaite aussi réaliser un audit du parc de caméras de vidéoprotection pour en évaluer l’efficacité.

    5. Faire de la jeunesse une priorité municipale

    La situation des jeunes à Nîmes constitue un axe central du programme. Parmi les propositions : gratuité progressive des transports publics pour les moins de 25 ans, création d’un pôle ressource jeunesse pour accompagner les jeunes dans leurs démarches (logement, formation, emploi) et renforcement du conseil municipal des jeunes avec un budget propre. Des actions sont également prévues contre le décrochage scolaire, notamment via des dispositifs d’accompagnement éducatif.

    6. Adapter la ville au changement climatique

    Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, la liste met en avant une transformation écologique de l’espace urbain. Elle propose notamment une végétalisation massive de la ville, la création d’îlots de fraîcheur et la désimperméabilisation des sols pour lutter contre les fortes températures et les inondations. Les écoles et les quartiers les plus minéralisés seraient prioritaires dans ce plan d’adaptation.

    7. Développer l’économie sociale et solidaire

    Enfin, le collectif souhaite renforcer la place de l’économie sociale et solidaire dans le développement local. Le projet évoque notamment la création d’une école de la coopération, destinée à former habitants, entrepreneurs et associations aux pratiques coopératives. L’objectif serait d’encourager des modèles économiques plus participatifs, selon le principe « une personne, une voix ».

  • L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’occasion pour la candidate Simone Chagniard-Marand (DVG) de présenter ses colistiers et de revenir sur les grandes lignes du programme portées lors de cette campagne municipale. « Notre projet vise à faire de Reillanne un espace de rencontres, de solidarité et de transmission, en nous appuyant sur la diversité de ses habitantes et habitants et sur le lien intergénérationnel. Nous souhaitons une commune qui protège ses ressources, soutient ses acteurs locaux et prépare l’avenir en conjuguant écologie et qualité de vie », détaille la liste sur son site internet.

  • Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    « Je tiens à apporter tout mon soutien aux membres de mon équipe départementale candidats aux élections municipales », pouvait-on lire sur le communiqué de la présidence des Hautes-Alpes, paru ce vendredi 6 mars. Parmi les vingt conseillers Les Républicains qui siègent au sein de la majorité au conseil départemental, aux côtés de Jean-Marie Bernard, vingt se lancent dans la bataille des municipales. Parmi eux, six sont têtes de liste : Arnaud Murgia à Briançon, Valérie Garcin Eyméoud à Molines-en-Queyras, Marcel Cannat à Réotier, Christian Hubaud à Pelleautier, Françoise Pinet à Aspres-sur-Buëch et enfin Gérard Tenoux à Valdoule.

    Six têtes de liste

    Le président du Département n’a pas manqué de leur adresser ses encouragements, ni de rappeler « l’échéance particulièrement importante » de ces élections en raison de la préparation des Jeux olympiques d’hiver dans 4 ans : « Un projet ambitieux de territoire, qui trouvera son apogée en 2030 et dont la portée ira bien au-delà. » Reste à savoir si ce soutien pèsera dans la balance pour les protégés de Jean-Marie Bernard ? Réponse dans les urnes les 15 et 22 mars.

  • Aloïs Eymard, figure montante de la gauche à Embrun

    Aloïs Eymard, figure montante de la gauche à Embrun

    Agé de 32 ans, Aloïs Eymard est secrétaire de la section embrunaise du Parti communiste français et travailleur saisonnier « dans la restauration principalement ». Ce trentenaire occupe la deuxième place sur la Liste d’union de la gauche « Uni.e.s pour demain », menée par Martina Sandri à Embrun.

    Une position qui reflète autant son engagement politique que la confiance que lui accordent les composantes de cette liste rassemblant communistes, écologistes, socialistes et un collectif citoyen. « On a décidé, par un vote démocratique, que Martine porterait notre rassemblement. Ensuite, les places dans la liste se sont faites naturellement, au vu de l’implication de chacun. Je suis très honoré d’être deuxième. »

    Même s’il n’a pas encore occupé de mandat, Aloïs Eymard se dit conscient de l’importance de ce scrutin : « En 2020, il n’y avait pas de liste unie à gauche. Ces derniers mois, de nombreux habitants nous interpellaient pour demander une liste de gauche. Les politiques nationales restent hors du débat local. Nous proposons une alternative à la majorité de droite en place depuis 25 ans. »

    Né à Embrun, Aloïs Eymard est revenu s’installer dans cette commune d’environ 6 500 habitants. Son parcours a forgé son engagement : « Les conditions de travail, en tant que saisonnier, sont difficiles. Se loger est une horreur en station. Le droit des travailleurs n’est pas bien respecté. Je me suis intéressé à la politique lors de mes études à Aix, pour un Diplôme d’accès aux études universitaires, où j’ai rencontré les JC [Jeunes communistes]. »

    Pour cette campagne municipale à Embrun, Aloïs Eymard, met en avant « la démocratie participative, l’accès au logement, notamment social, et la mobilité ».

  • À Morières, la liste d’union de la gauche épingle le bilan du maire RN

    À Morières, la liste d’union de la gauche épingle le bilan du maire RN

    L’équipe progressiste, qui a mené campagne en fin de semaine dernière pour échanger avec les habitants à la résidence Paul-Aymard, évoque « un écart important entre les promesses de 2020 et la réalité » et l’absence de dispositifs de participation citoyenne. Elle critique aussi une sécurité « sans résultats annoncés » et des engagements environnementaux « non tenus ». La liste de gauche accuse enfin le maire de mener « une campagne de diversion », en déplaçant le débat sur des sujets nationaux.

  • À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    Ancien adjoint aux finances du maire actuel Jean-Jacques Coulomb (DVG), ayant démissionné en 2023 en raison de désaccords avec ce dernier, Claude Passrel (SE) tente aujourd’hui de reprendre la mairie à celui dont il fut le colistier.

    À 66 ans, celui qui a été responsable des finances de la commune et acteur associatif local s’est entouré d’une équipe intergénérationnelle, de 21 à 76 ans, composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons : anciens élus, chefs d’entreprise, professionnels de santé, enseignants, agents publics, éducateurs sportifs, bénévoles et présidents d’associations, étudiants ou jeunes actifs.

    « Une nouvelle page »

    Une liste qu’il décrit « d’une diversité rarement observée dans la vie politique locale, engagée et tournée vers l’avenir, déjà investie dans la vie du village et porteuse d’une dynamique nouvelle. Cette pluralité traduit la volonté d’incarner une alternance collective et crédible, fondée sur les compétences et l’engagement citoyen ».

    Par ailleurs, « Saint-Zach’ pour vous et avec vous » compte de nombreux jeunes parents, dont plusieurs ont été délégués de parents d’élèves dans les écoles du village. Une composition qui, selon Claude Passerel, incarne « une attention particulière portée à la jeunesse, à l’éducation et à la qualité de vie des familles. » Il conclut : « Sans renier le passé, nous faisons le choix d’ouvrir une nouvelle page pour Saint-Zacharie. Cette équipe rassemble des habitants qui partagent une même envie : servir le village avec sérieux, transparence et esprit collectif. »

  • Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Militant associatif, figure de proue du Collectif anti-carrière de Mazaugues (CACM), Thierry Gontier se lance dans la course à la mairie. Et ses engagements n’y sont pas étrangers : « On est une liste composée de citoyens engagés contre la carrière. Il est temps de faire différemment afin de prendre, avec les Mazauguais, des décisions qui impactent notre quotidien et celui de nos enfants. »

    Celui qui n’avait encore jamais fait de politique entend « préserver la qualité de vie » : « Il y a beaucoup à faire : réfléchir à un développement cohérent, ne pas priver les générations futures de nos ressources et qualité de vie, en portant une vision à long terme, pas que sur six ans. » Thierry Gontier ne souhaite pas se précipiter et prévoit un audit « pour voir où en sont les dossiers », notamment sur le « réseau d’eau, obsolète » : « On ne pourra pas prendre des décisions directement. Ce qu’on veut faire n’a pas été fait avant, c’est-à-dire travailler en transparence, tenir les Mazaugauias informés des décisions, voire les prendre avec eux. »

    « Changer de cap »

    À ses côtés, ses colistiers de « Mazaugues Ensemble » (SE) revendiquent « des âges (18-70 ans), parcours et sensibilités différents. Même si certains ont leurs idées, le but est de travailler pour Mazaugues, sans couleur politique ». « La commune va perdre son identité. Il faut changer de cap, ne pas l’empêcher de se développer, mais réfléchir aux conséquences en tenant compte de ses moyens, en accueillant des projets agricoles, touristiques, plutôt qu’industriels ou urbanistiques », propose-t-il.

  • Naziha Boulassel, la voix des quartiers populaires à Toulon

    Naziha Boulassel, la voix des quartiers populaires à Toulon

    C’est au départ comme cofondatrice du collectif Beaucaire, du nom de ce quartier populaire de l’ouest de Toulon, que nous l’avions rencontrée. La profondeur et la structuration de son discours de classe laissaient déjà entrevoir un engagement plus affirmé.

    La jeune femme, mère de trois enfants, vit depuis quinze ans dans ces tours HLM où les assignations à résidence rendent difficile l’accès à l’ascenseur social, de toute façon bien souvent en panne par ici.

    Naziha Boulassel est très vite convaincue de la nécessité de faire valoir ses droits et ceux de toutes les personnes partageant son quotidien. Elle s’oriente donc vers des études de juriste et, après avoir obtenu un master 1 en droit privé, s’engage dans le monde associatif. Puis, face à la difficulté de trouver un emploi pérenne, elle passe un CAP Petite Enfance. « C’est un corps de métier passionnant, puisqu’on participe à l’évolution des enfants, ce qui n’est quand même pas rien », confie-t-elle.

    Ce qui ne l’empêche pas d’exercer sa « vocation première » au sein du collectif pour faire prévaloir les droits des locataires et se battre, avec eux, pour une vie digne. « C’est ce qui m’anime réellement », insiste Naziha Boulassel. Une prise de conscience qui va lui faire franchir le pas pour prendre part à cette campagne des municipales. Elle précise : « Plus jeune, j’avais l’impression que tout ça me dépassait un peu, mais à travers le collectif, j’ai pris conscience qu’on était tous politisés d’une certaine façon, sans le savoir. De manière active, puisqu’on avait décidé de mener des actions et d’arrêter de laisser les autres parler et décider à notre place. »

    C’est pourquoi elle s’efforce aujourd’hui de faire comprendre aux habitants qu’ils sont mieux placés que quiconque pour porter leurs propres combats. Elle détaille : « Parce que même avec la meilleure des volontés, lorsqu’elle existe, les politiques ne peuvent pas comprendre notre quotidien. Ils ne savent pas ce que nous subissons. »

    Elle rappelle les multiples impacts du mal-logement, aussi bien sur la scolarité que sur la santé ou l’accès à l’emploi. Naziha Boulassel explique subir elle-même une triple discrimination : comme femme, comme personne d’origine maghrébine et comme habitante d’un quartier populaire. Des freins qui, selon elle, contribuent à ce que « les habitants des quartiers populaires perdent totalement confiance en la politique ». Et de poursuivre : « On espère que cela va changer et c’est ce dont nous sommes porteurss, avec Toulon en commun, mais c’est un travail qui va devoir être mené sur le très long terme. »

    La priorité, insiste-t-elle, « c’est de tout faire pour que les jeunes comprennent qu’ils sont des citoyens à part entière, qu’ils sont l’avenir du pays, et pas seulement des “jeunes des quartiers”. Pour cela, on doit commencer par leur donner la parole ». Elle insiste : « Il faut leur faire comprendre qu’ils ont la possibilité de pouvoir aspirer à autre chose que seulement le trafic, le rap ou le foot. »

    Naziha Boulassel évoque aussi le scepticisme de ses enfants face à son engagement militant. Il l’interroge : « Maman, tu t’intéresses à la politique, mais est-ce que ça va vraiment servir à quelque chose ? » Patiemment, elle essaie donc de leur inculquer que c’est effectivement en se levant de plus en plus nombreux qu’on peut faire advenir le changement. Pas question, en tout cas, pour elle, d’accepter son sort sans se battre.

    Optimiste, Naziha est convaincue que la prise de conscience est à portée de main. Et de conclure : « Je suis consciente que ce changement ne se fera pas d’un claquement de doigts, mais par petits pas. Et si tout le monde s’y met, on peut au final faire de grandes choses avec de petits pas. »

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».