Tag: Municipales

  • Et maintenant…

    Et maintenant…

    Comme toutes les communes de France, Marseille dispose désormais de son conseil municipal. La large victoire de dimanche offre au Printemps marseillais 73 sièges, c’est beaucoup plus que la fragile majorité de 2020. En face, l’extrême droite, avec 34 sièges et deux secteurs gagnés, s’impose comme la principale force d’opposition. La droite républicaine sort, quant à elle, laminée d’une triangulaire qui a plutôt pris la forme d’un duel. C’est une mauvaise nouvelle pour le fonctionnement à venir de l’assemblée municipale, un débat démocratique sain reposant sur le clivage droite-gauche.

    En revanche, grâce à la réforme de la loi Paris, Marseille, Lyon, la majorité municipale pèsera plus fortement dans l’hémicycle métropolitain.

    Métropole

    Qui sera la prochaine présidente ou le prochain président de cette institution qui gère les transports, les déchets, l’environnement, le logement ?

    Une chose est certaine : ce ne sera pas Martine Vassal. La présidente sortante, au soir du second tour, a annoncé son renoncement à se porter une nouvelle fois candidate.

    L’absence de majorité politique claire dans le conseil de métropole devrait contribuer à faire évoluer la gouvernance de l’institution vers un mode plus « intercommunal », laissant aux maires les compétences de proximité.

    Marseille devra y trouver toute sa place. C’est une question de justice, de développement équilibré du territoire et de réponse aux besoins des habitants.

  • À Nîmes, le nouveau maire Vincent Bouget lance son mandat sur le terrain

    À Nîmes, le nouveau maire Vincent Bouget lance son mandat sur le terrain

    À Nîmes, la première journée de Vincent Bouget (PCF) « maire élu » ressemble à un manifeste en actes. Pas encore officiellement installé – il faudra attendre le prochain conseil municipal – le vainqueur du second tour (40,97%) a choisi d’entamer son mandat au plus près de celles et ceux qui font vivre la ville. Lundi matin, dès 8 heures, au lendemain d’une alternance qui a mis fin à 25 ans de gestion à droite, direction le service des « Ateliers » de la municipalité. À ses côtés, Amal Couvreur, numéro deux de la liste.

    Dans un atelier aux odeurs de métal et de peinture, le ton est donné. Le nouveau maire serre des mains, échange quelques mots, écoute. Aux agents, il adresse un message simple, presque inaugural : la nouvelle équipe veut leur exprimer « toute la considération, le respect et la confiance ». Manière de rappeler que le service public municipal ne se décrète pas depuis un bureau : il se construit au quotidien, sur le terrain, avec celles et ceux qui réparent, entretiennent, aménagent, assurent la continuité.

    Cette entrée en matière n’est pas improvisée. Vincent Bouget l’avait annoncée dès le soir de sa victoire : « Nous nous adresserons aux agents de la Ville », première priorité avant la passation. « Ce sont eux qui feront vivre les politiques publiques », répétait-il pendant la campagne. Dans la continuité, il veut « embarquer » l’administration municipale dans la dynamique nouvelle : dès les prochains jours, il promet d’aller de service en service, de rencontrer les équipes, de prendre la température, de « rassurer » ceux qui doutent, et d’entendre les difficultés du quotidien. Le maire élu évoque déjà une tournée plus large des services entre avril et juin et, fin avril, des Assises du personnel pour partager les constats et recueillir les propositions.

    D’abord écouter

    L’après-midi, changement de décor : cap sur le centre-ville. À 15 heures, départ annoncé depuis la Petite Bourse pour une déambulation au contact des Nîmoises et des Nîmois. Là encore, le geste est politique : montrer, au lendemain d’une alternance historique, que le mandat s’ouvrira dehors, au milieu des habitants, et pas seulement dans les salons de l’Hôtel de Ville.

    Après la nuit de liesse au bar du Prolé et la marche vers la mairie, Nîmes se réveille avec un nouveau visage à sa tête. Et dès le premier matin, Vincent Bouget et Amal Couvreur veulent graver une idée : gouverner, ce sera d’abord écouter, rassurer et travailler.

  • Danielle Milon repart officiellement pour un quatrième mandat à Cassis

    Danielle Milon repart officiellement pour un quatrième mandat à Cassis

    La majorité de la première magistrate dispose de 23 élus et l’opposition de six sièges.

  • Belles victoires à gauche et jolis camouflets pour le RN

    Belles victoires à gauche et jolis camouflets pour le RN

    Environ 17,1 millions d’électeurs étaient appelés à voter dans 1 580 communes. Comme la semaine dernière, la participation a été historiquement basse à ce second tour, si l’on fait exception de celle encore plus faible de 2020, en plein Covid-19. Elle s’affiche à environ 57% selon les institutions de sondage, même s’il y a un sursaut dans plusieurs villes où les batailles comprenaient le RN ou LFI.

    Quelques belles victoires pour la gauche

    Marseille, Paris et Lyon : la gauche a réussi à maintenir dans son giron les trois grandes villes du pays. La capitale était dans tous les radars suite aux alliances derrière la candidate de droite et le retrait de celle d’extrême droite. Mais Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, a remporté haut la main la mairie de Paris, battant d’au moins dix points sa rivale de droite Rachida Dati qui échoue une deuxième fois à ravir la capitale à la gauche.

    À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet, a été réélu face à l’ancien patron de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, longtemps favori des sondages. Autre trophée : Pau où le socialiste Jérôme Marbot soutenu par Place publique, le Parti communiste et les Écologistes, a délogé l’ex-Premier ministre et président du MoDem François Bayrou, maire depuis 2014. Le PS reprend également Carmaux, fief de Jean Jaurès, perdu en 2020. La maire PS de Dijon, Nathalie Koenders, a confirmé 25 ans de règne socialiste avec une large victoire lors d’une triangulaire avec le RN et une liste de droite-centre-droit. À Lille, Arnaud Deslandes, « héritier » de Martine Aubry est confirmé. Mais les socialistes déplorent aussi quelques pertes comme Foix, Cherbourg, Brest, Besançon… Enfin, le parti communiste peut s’enorgueillir de la prise de Nîmes grâce à la victoire de Vincent Bouget à la tête d’une liste union de la gauche hors LFI, face au RN Julien Sanchez.

    Les alliances avec

    les insoumis échouent

    Côté insoumis, le bilan n’est pas reluisant. LFI a certes réussi à prendre Roubaix après Saint-Denis au premier tour et à gagner la Courneuve, mais aussi Vaulx-en-Velin face aux socialistes ou encore Vénissieux face aux communistes avec 25 voix d’avance. Mais il a perdu Faches-Thumesnil, dans la banlieue lilloise, qui était jusque-là la plus grande ville de France gérée par LFI, le sortant Patrick Proisy ayant été battu par l’ex-LR Brice Lauret. Et surtout, les alliances avec le mouvement de la gauche radicale ne se sont pas avérées payantes dans plusieurs villes.

    À Toulouse, le ralliement des listes socialistes au candidat LFI arrivé en tête au premier tour a échoué. Dans la ville rose, Jean-Luc Moudenc (DVD) a été réélu. À Limoges, le président de la métropole, le LR Guillaume Guérin a remporté le siège de maire, battant la gauche unie derrière le député LFI Damien Maudet qui souhaitait reprendre la tête de cette ville dirigée par le PS pendant plus d’un siècle jusqu’en 2014. À Poitiers, la sortante écologiste Léonore Moncond’huy, qui s’était alliée au parti de Jean-Luc Mélenchon, a été sèchement battue par le centriste Anthony Brottier, tandis que le PS s’était retiré pour contrer cette fusion. Même chose pour une autre édile de la vague verte de 2020, Anne Vignot à Besançon, qui avait réuni toute la gauche mais s’incline face au candidat Les Républicains Ludovic Fagaut. À Strasbourg, la socialiste Catherine Trautmann va redevenir maire, élue avec environ 37% des voix face à la sortante écologiste Jeannne Barseghian à 32,1%, qui s’était alliée avec LFI.

    L’extrême droite rate les grandes villes espérées

    Si Marine Le Pen a voulu se féliciter de voir le RN l’emporter dans des « dizaines » de communes, l’extrême droite a échoué à Toulon avec la députée Laure Lavalette face à la maire sortante SE Josée Massi ainsi qu’à Nîmes où le RN Julien Sanchez, en tête au premier tour, a été battu par la liste d’union de la gauche hors LFI menée par Vincent Bouget. Le RN a aussi perdu la ville de Villers-Cotterêts qu’il contrôlait depuis 2014, face à une liste fusionnée divers centre, menée par une vice-présidente du département, Jeanne Roussel.

    Mais l’extrême droite a réussi à prendre Carpentras, la Seyne-sur-Mer, Fos, Castres… Avec Saint-Avold et Amnéville, Val-de-Briey, le RN s’implante en Lorraine, après la réélection de Fabien Engelmann pour un 3e mandat à Hayange au premier tour et une première dans les Vosges, Nomexy, avec l’élection de Yann Traiteur, 19 ans. Dany Paiva a, lui, remporté Liévin dans le Pas-de-Calais, ville de 30 000 habitants jusque-là ancrée à gauche, renforçant ainsi l’emprise du RN dans le bassin minier. À La Flèche, dans la Sarthe, le RN prend un bastion socialiste depuis 1989. Enfin, avec son allié Eric Ciotti que l’extrême droite arrive à marquer un point dans la grande ville : Nice. Avec la victoire de Union des Droites pour la république (UDR), l’ex-patron de LR incarnant le succès de la stratégie d’union de la droite et de l’extrême droite, que le président du RN, Jordan Bardella, tente d’imposer dans la course à l’Élysée.

    Petites prises de la droite

    et de Renaissance

    À la tête de nombre de villes petites ou moyennes, la droite ne dirige plus qu’une poignée de villes de plus de 100 000 habitants. À noter la réélection d’Edouard Philippe (Horizons) au Havre dont il avait fait un préalable pour se présenter à la présidentielle. La droite parvient à tirer son épingle du jeu, notamment là où les alliances à gauche n’ont pas convaincu. Ville socialiste, Clermont-Ferrand tombe dans l’escarcelle des républicains : Julien Bony l’emporte face à une liste menée par le maire socialiste sortant Olivier Bianchi qui avait fusionné avec LFI. Même Tulle, ville de François Hollande, où le même type d’alliance a été conclu, bascule à droite au détriment encore une fois du PS.

    Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, dont le parti ne remporte que peu de nouvelles villes, dont Bordeaux et Annecy, a d’ailleurs tendu la main aux électeurs de la gauche républicaine « écœurés » par les « accords » entre le PS et LFI.

    La présidentielle

    dans le viseur

    Sans perdre un instant, le chef des députés LR Laurent Wauquiez, a estimé que « le résultat des municipales doit nous projeter sur 2027 » : « si on est divisés, il n’y aura pas de candidat de droite au second tour ». Et Gérald Darmanin (Renaissance) a insisté pour qu’il n’y ait à la présidentielle qu’« un seul candidat de la droite et du centre » et peut-être même de la gauche républicaine.

    De son côté, le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a constaté que « La France Insoumise fait perdre », tandis que l’Écologiste Marine Tondelier reconnaissait que « les partisans des gauches irréconciliables ont gagné ».

  • Michaël Delafosse réélu à la mairie de Montpellier

    Michaël Delafosse réélu à la mairie de Montpellier

    Michaël Delafosse a lui-même annoncé sur les réseaux sociaux la victoire de sa liste « Demain Montpellier ».

    « Nous sommes très largement en tête, avec près de 51% des suffrages selon les premières tendances. N. Oziol (LFI) 25% et M. Altrad 24%, la victoire est acquise, elle est celle de la cohérence, de la clarté et du sérieux », a déclaré le maire sortant, réélu ce dimanche soir. Le résultat définitif le crédite en fait de 53,61% soit 20 points de plus qu’au premier tour. « Merci à toutes et tous de votre confiance, nous allons continuer à affirmer Montpellier comme une ville plus solidaire, plus écologique, plus innovante et plus fraternelle. Une ville qui porte avec résolution et sans concession les valeurs de la République. Ce soir, cette victoire de la gauche et de l’écologie est une belle nouvelle pour une gauche en grande difficulté dans le pays. Le laboratoire montpelliérain doit inspirer l’indispensable remise en mouvement des forces progressistes face à la vague conservatrice et réactionnaire », a développé Michaël Delafosse.

    Ses deux concurrents en lice pour cette triangulaire ont amélioré leur score du premier tour. Nathalie Oziol pour la France insoumise a obtenu 23,6%. La députée de l’Hérault avait réalisé 15,35% au premier tour et le milliardaire Mohed Altrad avait recueilli 11,31% et a obtenu 22,79% au second tour.

    Agde bascule au RN

    Dans l’Hérault, le taux de participation s’établissait à 17h à 54, 93%. Si la ville de Montpellier reste ancrée bien à gauche, l’extrême droite déloge la droite en perdition à Agde, sa première commune dans l’Hérault avec l’élection de Aurélien Lopez Liguori (54,87%) face au divers droite Thierry Nadal (45,13%).

  • À Marseille, les votants défilent à Saint-Vincent-de-Paul

    À Marseille, les votants défilent à Saint-Vincent-de-Paul

    Le bureau de vote 501, logé aux côtés des bureaux 451 et 502 dans l’école maternelle Saint-Vincent-de-Paul (4e), était au premier tour le meilleur élève marseillais : 27,54% d’abstention seulement, soit le plus faible taux de la cité phocéenne. À 19h50 dimanche, la tendance semblait se confirmer avec 70,73% de participation. « On n’a pas énormément d’inscrits, seulement 639, mais c’est vrai qu’ils sont au rendez-vous, note Michèle, présidente du bureau. Et on voit de tout : des jeunes, des vieux et des familles. » En sortie d’isoloir, les inscrits sont surpris de leur première place. « Je m’étonne mais je suis plutôt fier, s’enthousiasme Guillaume, dentiste de 40 ans. Après, nous sommes dans un quartier assez socialiste, avec un bon degré d’instruction, sans doute que ça aide ». Car l’abstention s’explique aussi peut-être par un manque de politique concertante, accessible. C’est en tout cas ce que suggère Pierre-Laurent, musicien de 55 ans installé dans le quartier depuis plus de 10 ans. « Je comprends aussi qu’apparaisse un certain ras-le-bol, une sensation d’impuissance, se désole-t-il. On peut avoir l’impression que ça tourne en rond, c’est un sentiment qu’on a tous déjà eu. » Gaspar, 19 ans, qui votait ce dimanche pour la deuxième fois, comprend lui aussi quelques-uns des arguments abstentionnistes. « J’ai deux trois amis qui ne voulaient pas voter. Ils disent que les politiciens sont tous pareils. Je suis un peu d’accord, mais je pense qu’il faut quand même venir, même pour mettre un bulletin blanc, défend-il. Bon, finalement, j’ai convaincu un de mes potes, qui est même allé voter motivé au deuxième tour. » Installés juste à quelques mètres, les bureaux 451 et 502 avaient mobilisé au premier tour 67,48 et 67,01% des inscrits.

  • À Marseille, l’impression d’un « bureau fantôme » au Parc Kalliste

    À Marseille, l’impression d’un « bureau fantôme » au Parc Kalliste

    « Quatre votants entre 8h et 9h. Je suis choquée, je n’ai jamais vu ça de ma vie », n’en revient toujours pas Nassima, en indiquant le tableau de suivi de participation. Secrétaire adjointe du bureau de vote 1581, établi en ce dimanche 22 mars dans l’école élémentaire du Parc Kalliste, elle en a pourtant écumé et supervisé depuis une vingtaine d’années, des lieux où la désaffection des électeurs symbolise le sentiment d’abandon qu’ils nourrissent vis-à-vis des politiques. « Mais pas à ce point-là. On a l’impression que c’est un bureau fantôme », exprime avec dépit l’une des secrétaires de ce bureau de vote qui a concentré, lors du premier tour des élections municipales, il y a une semaine, le plus fort taux d’abstention de tout Marseille. Sur 819 inscrits, y ont été dénombrés 172 votants, soit une participation de 21%. Au cœur de cette copropriété dégradée du 15e arrondissement, dans le quartier Notre-Dame-Limite, il est 16h en ce jour de second tour et le tableau affiche 158 votants. « Les gens n’ont pas envie de venir. Ils n’ont plus du tout confiance en la politique », ne peut qu’observer, comme une majorité de présents, Linda Boadis, secrétaire générale d’un bureau dont les assesseurs s’enthousiasment à chaque arrivée d’un nouveau votant. « Tu votes ici pour la mairie centrale, puis tu fais le tour et tu fais la même chose avec la mairie de secteur. C’est bien que vous soyez venus », s’adresse-t-elle en direction de deux jeunes qui font leur devoir de citoyen pour la première fois.

    « Tant de promesses »

    Une satisfaction hélas trop rare tout au long de cette journée où le peu d’enveloppes bleues et marron des deux urnes se comptent aussi peu que les bus 97 qui passent dans le quartier. Le désert. « On nous fait tant de promesses ici depuis l’époque de nos grands-parents qu’ils n’ont plus du tout confiance. Des promesses de logements, de transports, d’écoles, de travail », estime Marco, la trentaine, qui a tout de même fait l’effort de se déplacer à Kalliste depuis le 10e arrondissement où il habite désormais. Quelques minutes après lui, Ounaya et Saira Sidi, deux jeunes sœurs résidant à Kalliste depuis une vingtaine d’années, lui emboîtent le pas. « C’est mon frère qui m’a convaincue de venir. Il m’a parlé de ce qu’il s’est passé au premier tour et qu’il fallait absolument que je vote », explique la cadette qui déplore entre autres le trop « grand nombre d’enfants dans les rues et le quartier qui se vide avec les destructions et travaux de certains bâtiments ».

    Jugement sur pièce

    Au sein de cet ensemble construit dès 1958 pour accueillir à l’origine les rapatriés français d’Indochine, les problèmes se sont accumulés : de l’insalubrité à la violence en passant par les squats sur lesquels les marchands de sommeil se sont goinfrés. Des travaux de démolition du bâtiment G de la cité ont démarré il y a plus d’un mois. Bailleur social de la Ville, Marseille Habitat a racheté au fil du temps ses 129 logements pour y parvenir. Un chantier dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain qui prévoit notamment un parc, aire de jeux pour minots, écoles ou encore la reconstruction de logements privés et sociaux. « On ne peut pas se contenter de la situation actuelle mais les choses sont en train de se faire, personne ne peut le nier. Les crédits sont lancés », réagit Hedi Ramdane (DVG), adjoint au maire en charge de la jeunesse et élu des 15-16. « Il y a eu quelques évolutions, mais ça a pris énormément de temps. J’ai vu les plans de ce que le quartier allait devenir. Ça me plaît sur le papier. Mais je ne demande qu’à voir. Est-ce que tout cela va marcher et être tenu ? », s’interroge Louiza, ici depuis 33 ans. Il est 20h. Le bureau ferme. La participation atteint cette fois 23,96%, soit 196 votants.

  • Arnaud Murgia réélu à Briançon

    Arnaud Murgia réélu à Briançon

    Briançon Territoire Vivant, liste citoyenne d’union de la gauche qui présentait un visage collectif avec quatre têtes de liste, récolte 38,09% des voix. Richard Nussbaum (sans étiquette) est lui crédité de 13.55% des votes. Si la liste citoyenne n’est pas parvenue à créer la surprise face à Arnaud Murgia, l’une de ses têtes de liste, Vincent Virat a affirmé que son équipe était « fière d’avoir obtenu un résultat plus qu’honorable pour un mouvement encore jeune, créé il y a à peine plus d’un an ». Mais aussi « d’avoir tenu la dragée haute malgré les récentes attaques du maire sortant et d’avoir bâti une union de la gauche ». Vincent Virat a d’ores et déjà annoncé que son équipe allait poursuivre sur sa lancée en créant une association Briançon Territoire Vivant, qui aura pour but de « continuer à faire le lien entre les élus d’opposition et les citoyens, à les informer et à les impliquer sur ce qui se passe au conseil municipal ».

  • Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    « Il n’y aura pas rupture, pas de temps perdu, nous allons tout de suite nous remettre au travail. » Entouré de son équipe et de ses soutiens, le maire sortant de Gap, Roger Didier (divers droite) peut savourer, il est réélu à Gap pour la quatrième fois de suite. Savourer, et souffler également, car le scrutin aura bel et bien été aussi serré qu’annoncé. Le maire sortant l’emporte avec une centaine de voix d’avance sur l’alliance de gauche emmenée par Élie Cordier, d’après les estimations en début de soirée.

    Il y avait des motifs de croire à un retournement de situation malgré l’avance nette de Roger Didier au premier tour (40,58%). En effet, Elie Cordier (union de la gauche), arrivé deuxième avec 26,91% des votes avait fusionné dès lundi avec la liste de Charlotte Kuentz (gauche citoyenne) qui avait elle récolté 18,68% des voix. Mathématiquement, la gauche pouvait l’emporter. Mais il semble qu’une mobilisation plus prononcée des soutiens du maire sortant et une réorientation d’une partie des votes du candidat RN Raphaël Leroux, qui avait réalisé 10,94% des voix au premier tour et en récolterait environ cinq au second d’après les estimations, aient joué en sa faveur.

    Des scores plus faibles qu’en 2008 et 2014

    « Je tiens à remercier les plus de huit mille électeurs qui nous ont accordé leur confiance », a entamé Roger Didier avant d’avancer son bilan comme clé de sa réussite. « Nous avons su faire entendre notre voix, grâce au travail que nous avons accompli, à notre très, très bon bilan pour la ville. La ville de Gap a connu des progrès sur plusieurs aspects, un progrès démographique, un progrès de qualité de vie, la ville a été modifiée, embellie, elle est dynamique. » Cette action pour la ville, l’édile entend bien la poursuivre et au plus vite. « Nous sommes déjà en place pour commencer, dès demain, à réaliser les 100 propositions que nous avons présentées pendant la campagne », a-t-il annoncé.

    Plus contesté qu’au cours des deux précédents scrutins, avec un score au premier tour plus faible qu’en 2008 et 2014, Roger Didier a cependant, une nouvelle fois, su convaincre les Gapençais de lui accorder leur confiance. Lancé tard dans la campagne, voulant vivre son mandat de maire jusqu’au bout, le sortant, désormais réélu, se disait confiant dans son bilan pour la ville, qu’il estime partagé et reconnu de ses concitoyens. Dans les rangs la liste Agir ensemble pour Gap, fusion d’Union pour Gap et d’Ambition pour Gap, il y avait évidemment de la déception tant la victoire paraissait possible, et tant le sort du scrutin se sera joué à peu de voix.

    « Une union d’opposition intransigeante »

    Mais il y avait aussi le sentiment d’avoir construit quelque chose pour l’avenir. « C’était presque inespéré d’en arriver là même si l’on aurait aimé gagner, a réagi la tête de Liste Elie Cordier. Nous sommes partis de rien et nous sommes arrivés à cent voix de Roger Didier, nous avons réussi à créer une dynamique hors-norme, qui va se poursuivre. » Pour la nouvelle tête de liste, qui a tenu à remercier les électeurs qui ont fait confiance à sa candidature, « une nouvelle campagne démarre ». Il s’engage déjà à ce que « l’ union de citoyens humaine et cohérente », construite autour de sa candidature, devienne « une union d’opposition, intransigeante et constructive au conseil municipal ».

    Du pain sur la planche pour la liste d’union des partis de gauche d’Elie Cordier (PS, PCF, Écologistes) et le mouvement citoyen de Charlotte Kuentz.