Tag: Municipales

  • Mickaël Tedesco, porte-parole du PCF au sein d’Aubagne en commun

    Mickaël Tedesco, porte-parole du PCF au sein d’Aubagne en commun

    Depuis la défaite aux dernières élections municipales, la gauche a semble-t-il retenu la leçon », déclare Mickaël Tedesco, vendredi, dans le local du PCF, au 12, cours Beaumond

    « Unis, nous pouvons gagner. Aucun de nous, en agissant seul, nous mènera à la victoire. Ensemble, rassemblés, nous le pouvons », dit-il. À ses côtés, se tient Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti au PCF. C’est pourquoi, explique Mickaël Tedesco, le PCF s’inscrit « naturellement au sein de la liste Aubagne en commun. Une liste à parité, ouverte et populaire, qui réunit des militants, des citoyens, des élus, des progressistes ».

    Marié, père de deux enfants, ce jeune Aubagnais, qui a grandi et vit quartier des Passons, participe depuis plus d’un an à Aubagne en commun, la liste conduite par Jean-Pierre Squillari. Son rôle est aujourd’hui « de représenter le PCF, en qualité de porte-parole », au sein de la liste. « Je porterai les propositions des camarades de la section pour enrichir le programme. » Au sein d’Aubagne en commun, Mickaël Tedesco défend par exemple un cap clair : « Faire barrage à l’extrême droite, en toutes circonstances. » Mais aussi, ajoute-t-il, « assumer un front républicain au second tour, si la démocratie est menacée. On ne tergiverse pas face au danger que représente l’idéologie du Rassemblement national (RN). On ne joue pas avec la République, on la protège ».

    « Servir sa ville »

    Parmi les autres sujets qui tiennent à cœur à Mickaël Tedesco, et qu’il souhaite porter au sein de la liste, figure par exemple « la création d’une mutuelle communale ». Négociée par la Ville, une telle mutuelle peut « permettre à chaque habitant de faire de grosses économies », fait-il valoir. Autre thème qui lui est cher : « La lutte contre l’habitat indigne. Au sein d’Aubagne en commun, on y travaille », lance-t-il. « L’idée est de s’inspirer des bonnes idées des mairies communistes des villes de la même strate », intervient Dylan Zeitoun. Pour lui, « les élections municipales vont se jouer sur le logement et la sécurité ».

    Depuis l’exclusion de quatre membres de la section d’Aubagne et une suspension pour « propos antisémites » « des recours ont été déposés par les intéressés contre leur exclusion », indique Dylan Zeitoun celle-ci n’a plus de bureau. Ce dernier devrait être renouvelé « entre avril et juillet prochains ». La section PCF d’Aubagne compte environ 70 adhérents.

    Au PCF depuis 2012, Mickaël Tedesco, technicien en distribution automatique, a à son actif « un engagement associatif, aussi bien dans le domaine sportif que scolaire ». Entre 2020 et 2023, il était secrétaire de la cellule PCF Colette-Molina, au Charrel. « Si je m’engage aujourd’hui, ce n’est pas pour un poste, ni pour une carrière, ni par ambition politicienne. C’est par conviction, par loyauté envers ma ville. Pour la servir, et non se servir », dit-il.

  • La gauche embraye pour les municipales à Saint-Cyr

    La gauche embraye pour les municipales à Saint-Cyr

    Ce vendredi, la gauche (PCF et PS), l’Association Saint-Cyr citoyenne, écologique et sociale, ainsi qu’un groupe de citoyens ont annoncé leur candidature commune au sein de la liste « Saint-Cyr à gauche, vers une ville juste et solidaire », menée par Sylvie Vinceneux, responsable de la commission nationale logement du PCF. Comme d’autres colistiers, elle figurait sur la liste « Un nouvel élan pour Saint-Cyr », conduite en 2020 par Dominique Olivier (PS), élu municipal depuis 2015, qui fera partie de l’aventure en position non-éligible.

    Le logement en priorité

    « Seule femme tête de liste », Sylvie Vinceneux aura pour concurrents la liste de la majorité sortante conduite par Pierre Luciano (DVC), adjoint du maire Philippe Barthélémy (qui ne se représentera pas), le conseiller municipal d’opposition Yvan Maubé (DVD) et Philippe Serre (ex-PS devenu macroniste), tête de liste à gauche en 2014. Pas de liste RN en vue. Mais l’enjeu autour de ses électeurs, majoritaires lors des législatives de 2024, est primordial : « Beaucoup votent pour eux et cherchent des coupables. On s’adresse aussi à eux et on prouvera que le RN n’est pas la réponse », annonce Sylvie Vinceneux.

    Dans un « contexte de cadre budgétaire contraint qui aura des répercussions au local », la liste veut faire évoluer « une ville vieillissante et repliée sur elle-même, avec un manque de démocratie locale » où « 43% population a plus de 60 ans » et qui connaît « une baisse démographique depuis une dizaine d’années, ce qui peut avoir des effets néfastes ».

    Pour ce faire, le logement est une priorité : « 45% sont des résidences secondaires. Il y a beaucoup d’Airbnb et seulement 9% de logements sociaux alors que 70% des habitants y ont droit. Les prix ne permettent pas aux jeunes actifs de rester », détaille Sylvie Vinceneux, qui relève aussi « près de 6% de passoires thermiques ». À ce titre, le projet de constructions de logements sociaux dans le quartier Pradeaux-Gare ne doit cependant « pas exproprier une cinquantaine de familles. On proposera un contre-projet », annonce la tête de liste. Ainsi, « la solidarité » est mise en avant pour « venir en aide aux plus fragiles, dont les seniors », et lutter contre « un taux de pauvreté de 10%, avec 14% de familles monoparentales ».

    Parmi les autres sujets abordés, celui de l’écologie et de la justice sociale, avec une « préoccupation particulière pour l’agriculture, les plages et le littoral, notre bien commun », dans une ville qui devra « bâtir sans bétonner ». Dans cette logique, a aussi été abordée la question des mobilités, notamment celle de la nouvelle gare, sur laquelle « il paraît impossible de revenir en arrière quant à l’implantation », mais « qui doit répondre aux besoins en termes d’accès et de stationnement, permettre de fluidifier la circulation à Saint-Cyr et y être reliée par des transports en commun ».

    Enfin, des propositions sur des sujets communautaires (gestion de l’eau, des déchets…) seront mis au débat, avec la volonté « d’informer la population plutôt que de passer des projets en catimini », conclut Sylvie Vinceneux, qui invite « les Saint-Cyriennes et Cyriens partageant nos valeurs à nous rejoindre ».

  • Vaucluse : Christophe Baudet veut redonner du Peps à gauche

    Vaucluse : Christophe Baudet veut redonner du Peps à gauche

    Depuis plusieurs mois, le collectif Peps (Participatif, écologique populaire et solidaire) s’attelait à préparer le terrain d’une liste de gauche à L’Isle-sur-la-Sorgue, pour les municipales (15 et 22 mars). Ce travail vient de connaître une première concrétisation, ce jeudi matin, avec la présentation de sa tête de liste, Christophe Baudet.

    Ce retraité de 71 ans au dense parcours professionnel (ouvrier, éducateur, cadre), néo-Islois, jamais encarté, mènera « en équipe une liste citoyenne ancrée à gauche », indique-t-il. Pour l’heure, pas encore de soutiens officiels de partis, mais ceux de LFI, PCF, EELV ou Génération.s devraient suivre. « On souhaite apporter une nouvelle respiration à la ville autour de trois axes majeurs : plus de démocratie, mettre l’écologie au cœur des projets et avoir un logement digne pour tous », synthétise la tête de liste. Le programme se bâtira dès les prochaines semaines.

    « Il ressort de tous les échanges qu’il y a un manque de lien entre la population et l’équipe municipale [du maire LR, Pierre Gonzalvez], estime Christophe Baudet. Nous susciterons l’avis des habitants lorsque des choix importants seront à prendre. » Sur le volet écologique, la priorité sera mise dans la « lutte contre les logements passoires » et le développement des « mobilités douces et végétalisations ». Enfin, sur le logement, dans une commune très touristique prisée de la location saisonnière, « il faudra renverser la donne, car les loyers sont prohibitifs et les gens n’arrivent plus à se loger ».

    Christophe Baudet veut aussi incarner « une liste en résistance contre l’extrême droite ». Le RN a apporté son soutien, comme en 2020, à Christian Montagard, élu sortant pourtant passé un temps chez Reconquête. Pierre Gonzalvez devrait se représenter pour un 4e mandat.

  • [Municipales] L’union de la gauche implose à Bagnols-sur-Cèze

    [Municipales] L’union de la gauche implose à Bagnols-sur-Cèze

    Les discussions ont accouché d’une souris. Tout l’été, les organisations politiques et certains responsables associatifs se sont vus pour tenter d’obtenir une liste commune à gauche. Mais comme aucun compromis n’a été trouvé, chacun avance désormais dans son coin.

    Le premier à avoir dégainé, c’est Michel Cegielski. Dans la majorité depuis 2008 après avoir occupé plusieurs postes à la sécurité, aux sports, aux finances et enfin à la culture, l’ex adjoint a perdu sa délégation en juin dernier après avoir refusé de voter le budget. Le 22 septembre, il a donc annoncé sa démission du conseil municipal et son entrée en campagne pour les prochaines élections, où il assure qu’il sera tête de liste.

    Membre depuis 1995 du Parti radical de gauche qu’il vient de quitter, il n’est pas parvenu à rassembler la gauche, lui qui est jugé trop proche du maire sortant. L’ancien insoumis qui a rejoint le parti de François Ruffin et seul opposant de gauche au sein du conseil municipal, Jérôme Jackel, a aussi officialisé sa candidature le 16 octobre. Il assure avoir les 33 noms prêts pour sa liste mais laisse tout de même la porte ouverte aux forces de gauche. « Nous étions pour l’union. Au départ, je me suis relégué pour éviter la guerre des ego mais les partis de gauche n’ont pas réussi à s’accorder sur la tête de liste donc j’ai décidé de me lancer parce qu’à moins de six mois de l’élection, il fallait y aller », explique Jackel qui, après avoir distribué des cahiers de doléances cet été, veut axer sa campagne sur « la sécurité, la mobilité, le cadre de vie, l’économie et la jeunesse ».

    Que vont faire les socialistes ?

    Mais les socialistes et les communistes jugent le profil de Jackel pas suffisamment rassembleur. Une troisième liste est donc en préparation derrière une figure associative bien connue de la troisième ville du Gard. La section communiste y travaille mais la récente fusion des sections socialistes de Bagnols-sur-Cèze pourrait rebattre les cartes. En effet, si la majorité des militants locaux souhaitent l’union, ils n’ont pas encore choisi leur tête de liste. Si certains veulent s’allier avec les communistes derrière cette figure associative, d’autres penchent pour un soutien à Cegielski.

    Il se murmure aussi que Carole Delga pousserait pour un accord avec le maire sortant, Jean-Yves Chapelet, pas encore officiellement dans la course mais dont la candidature ne fait que peu de doute. Face à la menace très prégnante de l’extrême droite (qui connaît aussi des turbulences en interne), la présidente de la Région serait favorable à une alliance dès le premier tour avec le maire sortant, qui est pourtant fragilisé après le scandale de l’imam Mahjoub Mahjoubi et la prolifération du narcotrafic.

    Si les socialistes ne décident pas à eux seuls du résultat de l’élection, ils ont entre leurs mains la possibilité d’insuffler une réelle dynamique pour un candidat. Un coup de pouce non négligeable car tous espèrent finir en tête du camp républicain au 1er tour pour être en capacité de rassembler au second tour face au RN.

  • Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Puisque le Collectif tramway interpelle les listes qui vont s’affronter aux municipales pour leur demander de défendre une autre trajectoire que celle du BHNS (Bus à haut niveau de service), en optant pour la solution sur rail, la parole est aujourd’hui donnée à une gauche depuis longtemps convaincue par cette option.

    « L’enquête publique n’a pas comparé l’utilité du Bus à haut niveau de service par rapport à celle du tramway. La comparaison était avec l’existant, qui est très insuffisant », a tenu à souligner, pour commencer, le conseiller d’opposition de Toulon en Commun, André De Ubeda (PCF). Et de poursuivre : « Évidemment, le BHNS, c’est mieux que rien, mais c’est “faute d’une alternative” comme le dit l’enquête elle-même. Or, une alternative existe et c’est celle du tramway, une solution infiniment plus adaptée. »

    Pour répondre aux défis

    du XXIe siècle

    « Toutes les métropoles en ont, sauf la métropole de Toulon », rappelle André De Ubeda. Et d’assurer : « Toulon en Commun remettra en question le choix du BHNS. Nous sommes les seuls. Les études sont déjà faites en grande partie, le financement est prêt, l’emprise au sol est moindre. Il n’y aura pas de perte de temps. Nous faisons le choix de la modernité, de l’efficacité. »

    Même son de cloche pour Stéphane Sacco (GRS), le candidat de la gauche à La Seyne-sur-Mer. « Nous sommes pour le tramway et contre le BHNS parce que ce dernier va circuler sur 30% de son tracé noyé dans le flux de circulation, avec tout ce que cela implique en termes de retards et de lenteur », commence le président de l’association La Seyne à Venir.

    Il poursuit en soulignant que le BHNS permet de transporter « seulement » 200 personnes par heure, contre 4 200 pour le tramway. Une capacité sans commune mesure, donc.

    Il pointe, également, une couverture territoriale insuffisante avec le tracé actuel du BHNS, qui prévoit pour l’instant, concernant l’ex-cité des Chantiers, un terminus à Porte Marine.

    Pour la tête de liste de la gauche, il est clair que « le BHNS ne répondra pas aux enjeux des décennies à venir ». Et de conclure, donc : « Seul le tramway est susceptible de relever les défis du XXIe siècle. »

  • Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Continuer la campagne malgré tout. Alors que les militants écologistes restent encore suspendus à une décision des instances après la suspension et la mise en retrait temporaire de leur chef de file désigné, Hassen Hammou, le bloc majoritaire issu de l’assemblée générale du 14 octobre dernier a décidé de lancer, malgré, tout un comité de campagne. Mandataire du chef de file, l’adjoint d’arrondissement dans les 2-3, Thomas Laffare, a ainsi annoncé, dans un courriel adressé aux adhérents et que La Marseillaise a pu consulter, qu’il assurerait « la coordination du travail de préparation de la campagne des municipales des Écologistes à Marseille ».

    « J’ai à cœur de proposer aux personnes qui le souhaitent de trouver leur place dans ce comité de campagne en cours d’élaboration », écrit-il, indiquant avoir déjà échangé avec des responsables nationaux, ainsi qu’avec la tutelle mise en place au mois de mars sur la fédération régionale du parti. Arrivée en troisième position lors de l’assemblée générale, la responsable des Jeunes écologistes, Mirabelle Lamoureux, a déjà accepté d’y participer. Une place de coprésidente du conseil politique de la campagne est aussi proposée à l’adjointe Christine Juste, arrivée en 2e position. « Pour l’instant, rien de cela n’est officiel ou validé », modère-t-elle, attendant une réunion de la tutelle, ce jeudi matin, et des consignes du national pour lancer ce travail d’organisation.

    Quoi qu’il en soit, le bloc majoritaire propose déjà d’organiser de « grandes écoutes » auprès des habitants, avant la mise en place d’un organigramme et d’outils de campagne. Ainsi que la constitution d’une liste de candidats écologistes.

  • À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    La bataille est de toute évidence loin d’être terminée. Pour mémoire, depuis l’abandon en 2005 par Hubert Falco du projet tramway, qu’il avait pourtant fait voter à l’unanimité par la Métropole, on s’écharpe à n’en plus finir dans le Port du Levant.

    Une véritable guerre du rail oppose les défenseurs de ce mode de transport rapide, écologique et performant à une droite locale devenue frileuse, craignant que les nuisances liées aux travaux ne sclérosent la circulation automobile et ne mettent en péril l’économie déjà précaire du centre-ville. Elle préfère donc le BHNS, moins gourmand en infrastructures, mais aussi bien moins performant.

    Vingt ans de procédure plus tard, tout le monde reste figé dans son couloir. La bataille des municipales relance le dossier. D’autant que les conclusions de l’enquête d’utilité publique, tout en donnant son feu vert au BHNS, en soulignent les limites.

    Des recours vont être déposés

    Pour le Collectif tramway, c’est donc « le choix de la médiocrité » qui a été retenu.

    Le rapport de la commission d’enquête a en effet clairement « émis des doutes sur la viabilité du projet en termes stratégique, de validation du concept et du choix du mode ». Il ajoute que « la capacité d’emport du BHNS et l’ampleur de la restructuration du réseau de bus paraissent limitées, avec une faible capacité d’évolution dans le temps, au regard des besoins futurs liés au dynamisme économique et démographique de MTPM ».

    « C’est exactement ce que nous exprimons depuis de nombreuses années », enrage le président du collectif, Maurice Franceschi. Des remarques, poursuit-il, auxquelles s’ajoutent, « six réserves dans lesquelles la commission indique que le projet n’est pas à la hauteur des besoins futurs ».

    Parmi les points problématiques mis en avant : le BHNS sera, sur au moins 30% de son parcours, soumis au flux de la circulation automobile, notamment à Saint-Jean-du-Var, un quartier particulièrement embouteillé aux heures de pointe, mais aussi à la Coupiane. Ce qui aura nécessairement un impact négatif sur la vitesse commerciale et la régularité du service.

    à cela s’ajoute la mise en circulation qui n’est pas programmée avant 2038, soit encore 13 ans d’attente, « alors que les autres métropoles réalisent leurs lignes de Bhns en 3 ans en moyenne ». Un véritable gâchis pour Maurice Franceschi, alors que les travaux déjà réalisés pour le tramway, d’un montant de 180 millions d’euros, ont permis de faire l’acquisition d’une grande partie du site propre et de réaliser plusieurs ouvrages d’art.

    Un autre point reste non élucidé : le franchissement du port de La Seyne où, pour l’instant, « il n’y a pas encore de solution technique définie et évaluée financièrement ».

    Pour le collectif, cette déclaration d’utilité publique est donc faite par dépit, « pour éviter une dégradation du service public des transports en l’absence d’un autre projet ».

    Le Collectif tramway déplore donc que la solution retenue permette uniquement de compenser l’augmentation de la population, avec pour conséquence une stagnation du niveau d’utilisation des transports en commun à moins de 10%, alors que les autres métropoles en sont à plus de 20%.

    Pas question, donc, de se contenter d’un tel dénouement. « Nous avons besoin d’un tramway qui permettrait de transporter deux fois plus de passagers par rame, avec une ponctualité d’un site propre à 100% et une attractivité de 50% supérieure », souligne Maurice Franceschi.

    Des recours contre ce projet, « qui n’est qu’un gaspillage de l’argent public pour un résultat qui n’est pas à la hauteur des besoins », vont donc être entamés.

    Avec un appel lancé à toutes les listes, pour les prochaines élections municipales, à rectifier ce choix en revenant à la solution tramway qui bénéficie, elle, d’une déclaration d’utilité publique depuis 2005.

  • À Marseille, les Écologistes cherchent la sortie de crise

    À Marseille, les Écologistes cherchent la sortie de crise

    « Il faut qu’on avance et nous allons avancer », assure le sénateur (EELV) Guy Benarroche. Une semaine après l’assemblée générale qui a validé leur stratégie pour les municipales à Marseille, les Écologistes tentent de trouver une issue à la crise qui secoue leurs rangs. Si l’alliance avec le Printemps marseillais a bien été validée, ils n’ont pas encore de candidats, la liste de vingt noms proposée par la tutelle ayant été refusée par les trois quarts des votants. Ni de chef de file : désigné par les militants, Hassen Hammou est temporairement mis en retrait, dans l’attente d’une décision de justice face à des accusations de corruption de mineur qu’il conteste, évoquant un « guet-apens ».

    Alors, pour sortir de l’ornière, chacun en appelle aux instances nationales. Un premier courrier a été adressé, dimanche, au bureau politique des Écologistes, signé par seize militants, dont le mandataire du chef de file suspendu, Thomas Laffare, adjoint dans les 2-3, la responsable des Jeunes écologistes et ex-candidate Mirabelle Lamoureux, le maire des 4-5 Didier Jau, les élus municipaux Hervé Menchon et Lydia Frentzel… Ils réclament « la mise en place de procédures transparentes pour les prochaines étapes des municipales », espérant une « sortie de crise constructive ». Et de mettre en avant un bloc majoritaire au sein du parti, les équipes de Hassen Hammou (55% des votants) et Mirabelle Lamoureux (7%) souhaitant fédérer leurs forces, tandis que dans leurs rangs, on en appelle à « une paix des braves », pour pouvoir enfin lancer la campagne.

    Décision proche

    En réponse, un courrier daté de ce lundi a été envoyé, cette fois, au conseil fédéral du parti, signé par douze militants, dont les conseillers métropolitains Jean-Marc Signes et Anne Meilhac, appelant à « reconstruire sans délai un climat de confiance » pour mener campagne. Et de demander, en creux, que soit désigné un nouveau chef de file au plus vite. « Nous refusons que l’avenir politique de l’écologie à Marseille soit suspendu à une décision judiciaire », écrivent-ils. Prenant la défense de la tutelle mise en place par le national au mois de mars, ils appuient : « Nous n’avons ni le temps, ni le luxe d’attendre. »

    « Sur le chef de file, nous allons prendre une décision en fin de semaine ou début de semaine prochaine pour savoir si l’on s’en passe, si on le remplace par quelqu’un d’autre, ou pas », annonce pour sa part Guy Benarroche, dont les discussions avec la tutelle étaient pointées du doigt. Il espère que sera proposée dans le même temps une liste de candidats « qui soit acceptée par tout le monde sans créer de nouveaux affrontements ». Tout en rejetant un changement de tutelle et n’estimant pas prioritaire une direction de campagne.

  • Le premier adjoint en mairie des 9-10 rallie l’extrême droite

    Le premier adjoint en mairie des 9-10 rallie l’extrême droite

    Le mensonge n’aura pas tenu. Ce samedi, le candidat du RN pour les municipales Franck Allisio s’est affiché à ses côtés sur le Vieux-Port, pour annoncer son ralliement, tandis que l’intéressé écrivait qu’il quittait ses fonctions de référent de circonscription pour Horizons « parce que je crois en une droite fidèle à ses valeurs ». Ces valeurs de l’extrême droite, il est désormais le quatrième à s’y rallier dans les 9-10, après Sophie Arrighi, Guil Darmon et l’ex-président du bailleur social Patrick Pappalardo. Au moment où l’ex-maire (Ren.) et député du secteur Lionel Royer-Perreaut annonce quitter la vie politique à la fin de son mandat.

  • À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    Soutenu par le « RPR », le mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio et le maire de Marignane Éric le Dissès, Pascal Spanu officialise sa candidature aux élections municipales de Port-de-Bouc. « Je ne gagnerai pas sans le Rassemblement national, mais j’ai des divergences avec le parti, sinon je serais encarté », affirme le conseiller municipal d’opposition de 65 ans, créateur des centres d’orthopédie de Martigues et de Marignane. Des divergences, mais aussi des points de convergence. Ses priorités : propreté, « fin du matraquage fiscal » et sécurité, la police municipale en totem. Le candidat souhaite installer une brigade cynophile et des caméras supplémentaires tout en baissant la taxe foncière qu’il considère punitive à 48,65%. Comment financer ces mesures ? « Il y a des équilibres à trouver », répond-il, en certifiant toutefois qu’il ne tapera pas dans le budget de la culture ou du sport.

    Pascal Spanu assure qu’il mènera une liste de rassemblement évoquant même « des syndiqués CGT » et « un ancien de LFI » qui seraient à ses côtés, sans plus de précisions. Ce grand écart « ni droite, ni gauche », propre au discours d’extrême droite, fera-t-il illusion ? Virginie Pepe (DVD), sa directrice de campagne qui avait tenté sa chance aux municipales en 2014 sous l’étiquette UMP (16,44%) puis en 2020, après avoir quitté LR (13,73%), précise : « On souhaite réunir au-delà de l’étiquette, le seul parti qui nous anime c’est notre ville, on est rassemblés derrière un projet. » La liste sera présentée en début 2026.