Tag: Municipales

  • À Sète, le socialiste Sébastien Denaja candidat à la mairie

    À Sète, le socialiste Sébastien Denaja candidat à la mairie

    Après 30 ans d’engagement à Sète, c’était presque une évidence pour moi, d’autant plus après 25 ans de travail dans l’opposition au système en place. » À 46 ans, Sébastien Denaja se porte candidat pour les élections municipales de Sète des 15 et 22 mars 2026. Une seconde tentative après le scrutin de 2020. L’occasion, pour le socialiste, de mettre fin au système Commeinhes, ancien édile LR démissionnaire pour avoir été condamné pour détournements de fonds publics en avril 2025. Et ainsi de reprendre les rênes de l’Île Singulière, où la droite règne depuis 2001.

    Référendum local

    S’il concède « quelques réussites » à François Commeinhes, Sébastien Denaja reste critique sur l’action municipale entreprise depuis 25 ans. « La dette est importante, le taux de pauvreté et de chômage toujours élevé, la pression fiscale au-dessus des villes comparable à Sète et l’insécurité liée au narcotrafic gagne du terrain », soutient celui qui est aussi conseiller régional. Mais surtout, « le problème lié au système en place, c’est celui de l’opacité de la gestion et de dérives graves qui ont fini par la condamnation de l’ancien maire ».

    Un manque de transparence que l’élu pense résoudre en proposant un « contrat de confiance » aux Sétois. « On propose de la démocratie directe et permanente. Aujourd’hui, ça ne peut plus être un maire et son équipe qui décident de tout. Les Sétois doivent être non seulement consultés mais aussi décideurs. On propose donc d’utiliser la technique du référendum local décisionnel, prévu dans la Constitution depuis 2003 », détaille Sébastien Denaja. Ainsi, les décisions normalement prises en conseil municipal ne le seraient plus par les élus mais bien par les citoyens.

    Un procédé novateur dont le candidat espère qu’il le mènera au strapontin de maire de la commune. Mais Sébastien Denaja n’axe pas seulement sa campagne sur cette opacité municipale à résorber. Il propose également de créer « des emplois durables, bien rémunérés  », en se basant sur l’action de la Région Occitanie réalisée depuis 15 ans au port de Sète. « 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour 1 700 emplois bien payés. Quand on gagne bien sa vie, on peut vivre dignement. Le travail est notre priorité. » Un développement économique qui va de pair avec l’urgence climatique, deuxième axe du candidat. « On proposera un pacte vert, où toute politique publique sera passée au crible de l’exigence écologique  », précise Sébastien Denaja. Sans oublier de miser sur la solidarité avec « un plan de lutte contre l’isolement, à l’heure où 12 000 personnes vivent seules à Sète. »

    Si le projet est bel et bien lancé, la liste sera, elle, dévoilée avant la fin de l’année. Une « liste d’un large rassemblement avec des personnalités issues de la société civile ». Mais sans Nouvelle page, l’autre liste de gauche en lice pour ces élections. « Un certain nombre de discussions n’ont pas permis de nous entendre sur une liste commune. Car nous avons notamment la difficulté de la présence de LFI, telle qu’elle est aujourd’hui, sous l’emprise de Mélenchon. » La droite se frotte les mains.

  • Renaud Muselier : « Notre pays dysfonctionne, il faut un fédéralisme à la française »

    Renaud Muselier : « Notre pays dysfonctionne, il faut un fédéralisme à la française »

    Ce week-end, Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Le Macronisme
    Didier Gesualdi : Quelle triste fin pour le macronisme nous sommes en train de vivre. Qu’en pense le président de Région Renaissance que vous êtes encore ?
    Triste fin… je ne sais pas comment ça va finir en fait. Je ne suis pas pour son départ, je pense que ça ouvre la porte à d’autres problèmes pour l’avenir. On a un Parlement, il faut qu’il trouve des solutions. Le problème, c’est que les parlementaires n’arrivent pas à s’entendre. Le fait qu’on ait voté le non-cumul des mandats fait que les députés sont aux ordres de leurs chefs de parti. Certains demandent le départ du président de la République, on en a eu quelques-uns avant lui. Avec des hauts et des bas. Quand ça va pas, si on fait partir le président de la République, qu’est-ce qui va se passer pour le prochain ?
    Didier Gesualdi : On a l’impression qu’il joue un peu avec les Français non ?
    Léo Purguette : Il y a de la colère dans le pays !
    Ce sont deux choses différentes. La colère est réelle, les incertitudes sont nombreuses, dans toutes les couches sociales. Du patron au salarié tout le monde déteste ce contexte d’instabilité donc il y a une sourde colère mais ce qui me gêne le plus, au-delà de ce sentiment que je partage quelque part, je n’arrive pas à comprendre que les parlementaires ne s’entendent pas. Ça m’énerve ! Leur façon de se comporter, de s’exprimer, de voter… Un jour je suis pour, un jour contre…
    Léo Purguette : C’est particulièrement caractéristique dans votre ancienne famille politique, LR, avec l’exclusion de 6 ministres qui viennent d’être nommés.
    Ils ne sont pas exclus… Je regarde ça avec un peu de sidération aussi. Je regarde la totalité du schéma là-haut qui est assez incroyable. Vous avez le RN, l’extrême droite, qui demande absolument la dissolution non pas pour régler nos problèmes collectifs mais pour voter une loi d’amnistie pour Mme Le Pen. C’est ça son problème à elle. Quant à M. Mélenchon, il veut absolument faire partir le président parce que des socialistes qui arrivent à vivre sans lui, reprennent du poids. Les communistes sont tiraillés là-dedans, je ne les vois pas trop au niveau national. Et vous avez le bloc central, où vous avez des trucs incroyables. M. Bayrou qui dit « c’est moi ou le chaos » en rentrant de vacances. On lui a dit, ben c’est toi. Au revoir et merci…
    Le bloc central

    Léo Purguette : Édouard Philippe d’Horizon qui demande le départ du chef de l’État, c’est assez significatif des dissensions qui règnent dans ce bloc central.

    Ou des stratégies complexes. Il a vu que dans les sondages, il était en train de s’effondrer donc il prend un autre chemin. Moi j’essaye d’être plus raisonnable. D’abord parce que je ne suis pas candidat à la présidence de la République. Quand on veut le devenir, si on peut gagner, on ne déstabilise pas la fonction.

    Léo Purguette : Êtes-vous favorable à la concession faite avec la suspension de la réforme des retraites et en cohérence avec le budget qui continent un certain nombre de reculs sociaux dénoncés par la gauche et les syndicats ?

    C’est deux questions en une. Sur la première, je pense que la réforme des retraites est indispensable. Il y a de moins en moins d’actifs, de plus en plus de retraités. Ce sont les jeunes qui payent pour les vieux et les vieux veulent partir de plus en plus tôt. C’est une inégalité sociale incroyable. Je suis pour la réforme des retraites. Une fois que j’ai dit ça, je ne suis pas pour la dissolution parce que c’est le chaos dans le pays. Donc chacun doit faire des efforts. Il y a une démarche à l’Assemblée nationale, s’il n’y a pas un mouvement sur la réforme des retraites, le gouvernement saute. Ça coûterait encore plus cher que de lever la plume de la réforme. Il faut que chacun fasse un effort. Sur la physionomie du budget, il faut laisser une chance au débat parlementaire. Je souhaite que chacun soit capable de discuter avec son voisin.

    Dissolution

    Didier Gesualdi : Certains ont peur de repasser devant les urnes, pourtant la dissolution pourrait clarifier les choses, non ?

    Moi, je n’ai pas peur des électeurs. J’ai fait 17 campagnes, j’en ai gagné 15. En général, c’est ceux qui ont été candidats une fois ou deux qui ont peur, ou ceux qui se disent « j’ai pas reçu les gens, j’ai traîné tout le temps à Paris parce que j’étais tranquille sans électeurs pour m’ennuyer ». Il n’y a pas à avoir peur du peuple mais quand vous faites une dissolution, tout s’arrête au niveau national. Donc ce qui pose question, c’est que pendant un moment bien particulier, plus rien ne bouge.

    Les municipales

    Léo Purguette : Vous êtes partisan de ce qu’on pourrait appeler un « socle commun » au niveau marseillais. Peut-il tenir localement alors qu’il a volé en éclat au plan national ?

    L’unité c’est toujours difficile. Quand les états-majors sont loin d’être exemplaires, forcément ça a des conséquences au niveau local. Mais ici je pense quand même que chez Renaissance, les LR, chez Horizon, chez les divers droite, les écologistes raisonnables, tous ceux qui composent ma majorité en réalité, il y a des gens qui se respectent, qui fonctionnent assez bien.

    Didier Gesualdi : En face, c’est qui l’ennemi ?

    Tous ceux qui sont candidats contre nous. Le RN s’est uni. LFI veut y aller et déteste le Printemps marseillais et Benoît Payan. Il y a les Verts qui ont décidé de soutenir le Printemps marseillais mais chez les Verts, je connais plutôt M. Barles qui était le chef des Verts depuis longtemps et qui était candidat la dernière fois, même s’ils s’étaient mariés entre deux tours. Aujourd’hui, il est plutôt proche de LFI. Chacun a ses problèmes et son histoire. Moi je trouve que cette mairie est mauvaise. Je disais à l’un de vos confrères de me dire ce que Benoît Payan a réussi. Il m’a répondu les JO ! Mais vous rigolez ou quoi ? ! C’est moi qui suis allé les chercher à l’époque quand il y avait Jean-Claude à la mairie. Et eux, ils votaient toujours contre !

    Léo Purguette : Benoît Payan a décroché le plus grand plan d’aides de l’État de l’histoire de Marseille.

    Vous me reprochez à moi d’être Renaissance et quand le président de la République Renaissance donne à Marseille, vous dites que c’est lui. J’espère que vous rigolez ! Ou alors c’est lui qui ment. Soyons sérieux.

    Léo Purguette : M. Sarkozy, ne vous avait pas beaucoup aidé quand vous étiez aux responsabilités.

    C’est pas parce qu’ils nous ont aidés ou pas beaucoup aidés qu’il faut donner la paternité de la victoire à l’adversaire.

    Léo Purguette : La maire de Marseille a récemment inauguré un parc Jean-Claude Gaudin. Quel regard avez-vous porté sur cela ?

    Je suis un peu mort de rire et triste à la fois. Mort de rire parce que c’est la honte absolue. Quand il y a eu la rue d’Aubagne, c’est lui qui organisait les trucs en criant « Gaudin assassin » et maintenant, c’est lui qui va nous expliquer que Gaudin était un homme merveilleux ? J’ai travaillé avec Gaudin suffisamment longtemps, j’ai eu une proximité avec lui que personne n’a eu dans cette ville, j’ai eu des difficultés avec Jean-Claude que personne n’a eu dans cette ville…

    Didier Gesualdi : …Est-ce que le Printemps marseillais n’a pas fait sortir Marseille de sa torpeur ?

    Non mais ça va bien là ? Pourquoi, il dormait ? On a eu Euroméditerranée, un certain nombre de choses quand même ! Et maintenant ça irait bien ? On connaît pas la même ville alors…

    Léo Purguette : Dans les enquêtes d’opinion, les Marseillais semblent dire que cela va plutôt mieux…

    Le dernier sondage on avait un point d’avance sur le Printemps marseillais, vous l’oubliez ?

    Léo Purguette : Comment analysez-vous le rapprochement Allisio-Ravier ? À moi la mairie, à toi le Sénat ?

    Vous avez M. Ravier qui représente le plus extrême de l’extrême et M. Allisio qui ne voulait pas lui parler. Donc oui, ils lui ont promis le Sénat.

    Didier Gesualdi : La droite va-t-elle courir après le RN dans cette campagne ?

    D’abord, c’est pas la droite, c’est une addition de forces pilotée par des gens comme Romain Simmarano, Mme Blanchard qui sont des jeunes, la génération pour Marseille. C’est la droite et le centre élargi.

    Décentraliser

    Didier Gesualdi : Il faut un geste de décentralisation ?

    Il faut aller beaucoup plus loin que ça. La loi 3DS, c’était des ajustements législatifs et réglementaires des dysfonctionnements français, ce n’est pas ça la décentralisation. Il faut faire ce que propose M. Borloo : un fédéralisme à la française où les territoires ont la capacité de faire et l’État s’occupe du régalien.

    Léo Purguette : Ça veut dire une autonomie fiscale pour les Régions ?

    Oui. Regardez on s’occupe bien des lycées, on les a tous refaits, ils étaient tous pourris, c’est la Région qui l’a fait, pas l’Éducation nationale. Là, c’est la Région qui paye le nouveau Samu qui arrive à Marseille. Est-ce que c’est dans notre mission ? C’est plutôt à l’État non ?

    Léo Purguette : Justement, ça ne vous fait pas craindre qu’avec une nouvelle décentralisation, il y ait une nouvelle déresponsabilisation de l’État ?

    Pourquoi on ne pourrait pas nous faire confiance à nous les élus locaux. On pleure pour avoir 4 euros 50 et quand on les a, on nous prend 1 euro 50…

    Personnalité régionale

    Didier Gesualdi : Vous avez été désigné personnalité régionale de l’année par le Trombinoscope. Il n’y a pas beaucoup de macronistes qui remportent des prix dans la période…

    Oui, ça m’a fait vraiment plaisir. J’ai passé ma vie et je passe ma vie à essayer de développer, de valoriser ce territoire, à trouver des solutions. J’ai amené les Jeux olympiques, je suis allé chercher les fonds européens, je travaille contre la désertification médicale… Là c’est un panel de journalistes qui s’est prononcé et j’ai gagné, moi le Marseillais, le bébé Chirac, un amoureux de la vie qui essaye d’aider son pays. Ou alors peut-être que les autres sont très très mauvais et que c’est pour ça que j’ai gagné.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Nathalie :

    Bonjour. Pourquoi s’obstiner sur la privatisation du rail alors que ça a été une catastrophe partout en Europe ?

    Ça n’a pas été une catastrophe dans toute l’Europe et ça a été très instructif d’arriver les derniers dans l’appel à manifestation d’intérêt, justement parce qu’on a vu là où ça ne marchait pas et là où ça marchait. Ça a été une catastrophe en Angleterre, un semi-succès en Italie, plutôt un échec en Espagne, un semi-succès en Allemagne, d’ailleurs parce que Transdev s’en occupe chez eux. En arrivant les derniers, on a vu ce qu’il ne fallait pas faire. Globalement, c’est plutôt un très gros succès. Sur les trains -à la louche- on perdait 365 millions d’euros par an, un million par jour ! On avait 80% de trains à l’heure. Aujourd’hui on est à l’équilibre et on a 97% de trains à l’heure. On a fait trois lots. Un a été gagné par la SNCF, l’autre par Transdev, ça marche plutôt bien. On vient d’attribuer le troisième, ce vendredi, pour le train des Alpes. C’est la SNCF qui a gagné, loin devant. Donc quand ils veulent, ils peuvent.

    Par ailleurs, on a diminué de 20% le prix des abonnements, parce qu’on a bien réalisé qu’il y a une gare à moins de 10mn de chaque habitation. Comme on ne peut pas faire de routes, d’autoroutes supplémentaires, on refait les gares.

  • Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Un mandat, ce n’est pas suffisant », justifie Hervé Granier, maire (LR) de la commune depuis 2020. Succédant à Roger Meï (PCF), qui a exercé sept mandats, Hervé Granier, ancien policier municipal, se félicite d’un premier mandat qu’il juge positif : « On a réussi à réaliser 80 % des projets annoncés. Il y a des actions réalisées, d’autres en cours, mais on se dit que ce n’est pas mal, pour un maire néophyte. Je pense humblement, que nous méritons d’être réélus. »

    En matière de sécurité, le maire estime que la ville est devenue « plus sûre, plus apaisée », passant notamment de 12 à 21 policiers municipaux et de 44 à 108 installations de vidéosurveillance. Sont également mis en avant des moyens supplémentaires mis à disposition de « la réussite éducative » pour les près de 2 000 écoliers de la ville. « On a dit : on met une Atsem par classe, on a recréé les Coups de Pouce, on a instauré les études du mercredi, on a lancé la Ville Unicef, fait le Conseil municipal des jeunes… On a donné aux écoliers les moyens d’avoir les bons codes et repères », tient à préciser Hervé Granier. « À la fin du mandat de Monsieur Meï, les parents étaient agacés, le personnel éducatif était en grève toutes les semaines. On a donné les moyens de travailler, en remettant à plat une administration qui était bancale. »

    Ni fusions ni alliances

    Le maire met aussi en avant une culture « redynamisée », un service public « développé et efficient », ainsi qu’un « investissement » dans la transition écologique et énergétique. Il rappelle que la ville compte « 25 % de logements sociaux (…), mais il faut qu’il y ait une mixité dans le logement ».

    « Depuis six ans, j’ai toujours été au plus près, à l’écoute des habitants, la proximité a sans cesse été ma priorité. Humaniste, je saurais tendre la main à tous, mais je ne mènerai en aucun cas une politique d’assistanat », martèle Hervé Granier, qui précise : « Trop de social tue le social. Un jeune qui vous demande du travail, on lui tend la main. S’il revient vous le demander une deuxième, c’est terminé. J’aurais eu l’occasion de lui donner sa chance. Il y en a du travail à Gardanne », estime l’élu.

    La campagne sera menée par une liste sans étiquette, bien que le maire lui, reste encarté LR : « Je suis d’une droite républicaine : je veux que tout se passe bien. Sur ma liste, j’accepterais des gens qui auront dans l’esprit de faire avancer la ville, qu’ils soient de gauche, de droite, ou syndicalistes. Les seuls que je n’accepte pas, ce sont les extrêmes.  ». Aucune alliance ne sera faite dans cette campagne. « Depuis le premier jour de mon engagement en 2020, j’ai décidé de faire de la politique autrement, sans petits arrangements entre amis, sans alliances contre nature (…), ils [à gauche, Ndlr.] ne sont pas d’accord, mais ils s’allient quand même. Je demande à ce que ce soit une campagne propre », justifie Hervé Granier. Un bilan plus détaillé sera présenté « dans les prochaines semaines », ainsi que le « projet pour le prochain mandat » et l’équipe « qui m’accompagnera ».

  • Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Après Avignon, c’est Carpentras qui fait l’objet d’un sondage Ifop pour les municipales (15 et 22 mars). L’étude, auprès de 507 habitants et réalisée par téléphone du 30 septembre au 6 octobre, a été commandée par Aimer Carpentras, la liste de l’actuel maire, Serge Andrieu (DVG). Publié vendredi dans La Provence et Ici Vaucluse, le sondage, consulté par La Marseillaise, donne le maire sortant en tête au premier tour.

    À la question « si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour ? », Serge Andrieu, qui avait annoncé il y a un an et demi sa candidature dans nos colonnes, recueillerait 33 % des voix. Il devance Francis Adolphe (27 %). Ce dernier, maire jusqu’en 2018, avait dû démissionner après avoir épuisé tous les recours pour faire annuler sa condamnation pour violences conjugales. Pas encore candidat, bien qu’ayant déjà ouvert un local de campagne, Francis Adolphe est aujourd’hui en froid avec son successeur.

    Suit derrière de près Christian Richaud, investi par le RN (26 %). Encore peu connu, il dirigeait auparavant le magasin de bricolage Weldom. Enfin, l’élu d’opposition, Bertrand de la Chesnais, soutenu par le RN en 2020, récolterait 14 %. Candidat, le général est sondé sur une liste divers droite, mais il reste bien à l’extrême, ayant été le directeur de campagne d’Éric Zemmour à la présidentielle 2022.

    Même pris avec prudence, ce sondage rassure Serge Andrieu, qui a fait face à des remous dans sa majorité – en mai le plan local d’urbanisme avait initialement été rejeté – ou, il y a trois semaines, le maire a annoncé le départ de trois de ses élus, qui « m’ont informé de leur volonté de rejoindre une autre liste [a priori celle de Francis Adolphe] ». Ce sondage « ne présage de rien, mais il a le grand intérêt de faire taire tous ceux qui, par leurs bavardages, racontent n’importe quoi. Je ne veux pas laisser notre ville à ceux qui la salissent pour leur intérêt personnel », réagit-il. Le PCF a annoncé son soutien à Serge Andrieu. Par ailleurs, le sondage place aussi le maire en tête de la notoriété. 90 % des sondés le connaissent. Francis Adolphe (80 %), Bertrand de la Chesnais (60 %) et Christian Richaud (31 %) complètent ce classement.

  • Hervé Granier, maire de Gardanne, candidat pour un nouveau mandat

    Hervé Granier, maire de Gardanne, candidat pour un nouveau mandat

    Herve Granier, maire de Gardanne, annonce se représenter “humblement” pour le scrutin 2026 des municipales. Il est à la tête de la commune depuis 2020 et premier maire de droite en plus de 40 ans. Hervé Granier a succédé, il y a cinq ans, à Roger Meï (PCF), resté 43 ans en poste.

    La liste, comme en 2020, sera sans étiquette, indique le maire sortant. Dans les prochaines semaines, le maire “présentera un bilan précis et détaillé” de son mandat. Mais, à ce jour, c’est un état des lieux positif qu’Hervé Granier présente. “En six ans, Gardanne et Biver ont avancé dans tous les domaines”. Sécurité, “réussite éducative”, amélioration du “cadre de vie” des habitants, culture, services publics…

    La Marseillaise détaillera ce bilan dans son édition du week-end. “Je saurais tendre la main à tous, mais je ne mènerai en aucun cas une politique d’assistanat”, annonce Hervé Granier, qui souhaite rester “fidèle à ses convictions”. Dans ce sens, le maire sortant précise qu’il ne fera aucune alliance ni fusion “avec aucun de mes adversaires”.

  • Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée « offensive, unitaire, les deux pieds dans la réalité », a rappelé David Tessier, chef de file des communistes pour les élections municipales 2026. Ce jeudi, à l’occasion de la rentrée politique du PCF dans ses locaux aixois, « l’urgence » d’une union a été réitérée par les communistes. Dans un contexte où les discussions entre les forces de gauche unies pour les municipales – hors La France insoumise jusqu’ici, mais dont les représentants étaient présents lors de la cérémonie de rentrée – se poursuivent. Les partis qui composent l’union ont affiché leur soutien, tout comme les élus d’Aix-en-Partage (groupe d’opposition municipale), la CGT, la FSU, et d’autres acteurs.

    « Aix est une ville où la majorité des habitants connaît les mêmes difficultés qu’ailleurs : transport, accès aux services publics, évidemment difficultés de fin de mois… Nous, communistes, pour les municipales, nous entendons porter ce combat : celui pour tous de vivre dans une ville solidaire, a rappelé David Tessier, lors de sa prise de parole. Aix est une ville de luttes unitaires menées ensemble. Avec d’autres, parfois en désaccord avec nous, sans jamais rien effacer de nos différences et sans considérer qu’elles soient des obstacles insurmontables. »

    Les « combats à porter ensemble » pour les élections municipales ont été rappelés. Celui du logement social, des transports en commun pour tous, pour l’école, pour l’hôpital, pour l’écologie, une culture pour tous, pour la jeunesse, la paix, celui d’avoir des moyens pour « mener des politiques municipales de gauche et donc que cesse la baisse continue des dotations qui asphyxie les collectivités locales ».

    « Nous le redisons, insiste David Tessier, l’unité et le rassemblement de toutes les forces de gauche et écologistes est la condition de la victoire. » Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF, le rappelle : au national comme au local, « la lutte paie ».

  • Le Printemps pradétan en ordre de bataille

    Le Printemps pradétan en ordre de bataille

    Dans le camp des progressistes, au Pradet, la démocratie participative bat son plein depuis déjà plusieurs mois. Une nouvelle réunion publique, organisée la semaine dernière, a marqué, pour le Printemps pradétan, le lancement officiel de la campagne pour les élections municipales de 2026. Cette fois encore, une centaine de personnes étaient présentes pour s’informer, soutenir ou participer activement à la co-construction d’un projet alternatif.

    Démocratie participative

    « Ils ont pu découvrir une équipe dynamique, soudée et fortement représentée par une jeunesse mobilisée », se félicite Laurent Bailloux (PS), fraîchement désigné porte-parole de la liste portant fièrement les valeurs de la gauche et de l’écologie.

    Un support de démocratie interactive assez novateur a d’ailleurs été présenté, lors de cette rencontre. Il vise à rendre les participants pleinement acteurs de l’aventure, en facilitant l’apport de chacun à la richesse de l’intelligence collective.

    Avant cela, une vingtaine de candidates et candidats, ayant exprimé le souhait de figurer sur la liste qui sera présentée en mars prochain, se sont présentés à l’assistance. Cette liste reste bien entendu ouverte à toute personne se reconnaissant dans le projet porté.

    Le casting définitif n’interviendra en effet qu’en janvier prochain, à l’issue de la désignation démocratique des candidats et de leurs positionnements sur la liste par l’ensemble du groupe Printemps pradétan.

    Tout est donc fin prêt, de ce côté de l’échiquier politique, pour mener en toute transparence la bataille des idées et construire une ville plus équitable, solidaire et écologique.

    Le collectif est solide et entend poursuivre sereinement le déploiement de son programme.

  • A Barjols, le dissident François Volpi se (re)lance dans la course à la mairie

    A Barjols, le dissident François Volpi se (re)lance dans la course à la mairie

    à Barjols, la vie politique est bien plus animée qu’on ne pourrait l’imaginer d’une commune de 3 000 habitants. La maire, Cathy Venturino-Gabelle, a été élue en 2020. Mais, fin 2023, son adjoint à la culture, François Volpi, quitte le conseil municipal, avec deux membres de la majorité dans son sillage, et les cinq membres de l’opposition. Les raisons ? Des divergences idéologiques et de gouvernance, et un « point de rupture » concernant la mise à disposition des salles communales pour l’associatif, que l’actuel directeur du cabinet du maire du Beausset voulait garder gratuite. Plus d’un tiers des 23 membres du conseil ayant démissionné, des élections partielles ont lieu en mars 2024. La maire sortante l’a emporté avec 53,5% des voix contre 46,5% pour son ancien adjoint frondeur.

    La menace RN

    Malgré cet échec, celui qui se présente comme un candidat « de centre-gauche » n’a pas dit son dernier mot. Avec sa liste « Aimer Barjols, Village d’Avenir », structurée autour d’une association citoyenne visant à élaborer un programme participatif, ouvert à tous, mais avec une « une ligne rouge concernant l’extrême droite », François Volpi veut « sortir Barjols de l’immobilisme et du repli sur soi. Il est temps de bâtir un projet cohérent, structurant et ambitieux, avec les habitants, à la hauteur du potentiel de notre village et de son territoire ».

    Parmi les grandes lignes directrices : « Une gouvernance démocratique et transparente, un soutien au tissu économique local, assurer la sûreté et améliorer le cadre de vie, une vision d’avenir structurante pour la commune et une réponse aux enjeux climatiques et environnementaux. » Et une opposition ferme au Rassemblement national, soutenu par le député de la circonscription Philippe Schrek, dont il se murmure qu’une liste pourrait voir le jour : « Il a soutenu la maire sortante en 2024. Il n’a pas apprécié le côté non-assumé de ce soutien et ne le renouvellera pas. Je ne sais pas où en sont ses prétentions, mais quand on est fidèle aux valeurs républicaines et qu’on porte un héritage que le Var a tendance à trop facilement oublier, on espère qu’aucune commune ne tombera entre les mains du RN », clame François Volpi.

  • La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    Depuis deux mandats, Michel Terrisse (DVD) préside aux destinées d’Althen-des-Paluds (3 000 habitants entre Monteux et Entraigues). Si le maire sortant n’a pas encore fait part de ses intentions pour mars prochain, la gauche, elle, se met en ordre de marche pour reconquérir l’Hôtel de ville. Entre 2001 et 2014, Lucien Stanzione en a été le maire. Toujours conseiller municipal, le sénateur PS vient d’apporter son soutien au collectif Ambition Althen, qui, sans revendiquer d’étiquettes, entend porter « une liste progressiste ».

    Elle est notamment le fruit d’un rapprochement entre les deux listes d’opposition, celle de Lucien Stanzione et celle d’Yvan Capo. Une trentaine de personnes participe au collectif, qui promet « une gouvernance honnête, transparente et démocratique », selon Jean Maître, conseiller municipal d’opposition. « Ce projet est l’affaire de tous, il ne se concentre pas dans les mains d’un seul homme, mais d’un collectif volontaire et solidaire », poursuit-il.

    Ciblant des « gaspillages » d’argent public (manière dont le projet de nouvelle cantine a été monté, lotissement de 50 lots en jachère), Yvan Capo parle de « dépenser autrement avec une approche qui repose sur la compétence, la rigueur et l’efficacité ». Davantage de poids pour le CCAS, un lieu d’accueil pour les jeunes ou « des festivités fédératrices » sont quelques-unes des premières propositions de campagne.

  • Place publique met la sécurité au centre

    Place publique met la sécurité au centre

    L’actualité du jour pour Benoît Belvalette, c’est l’inauguration de son local de campagne des municipales, ce vendredi à 18h30 (2 rue de l’Olivier), en face des Halles, le même que celui de Cécile Helle en 2020… Ce jeudi, la devanture finissait de se mettre aux couleurs du candidat investi par Place publique, soutenu par le premier adjoint Claude Nahoum, mais « dont le dialogue est permanent avec David Fournier, Joël Peyre et Paul-Roger Gontard [trois candidats issus de l’actuelle majorité, Ndlr.] ».

    Benoît Belvalette a reçu La Marseillaise pour évoquer « une préoccupation forte » de campagne, la sécurité. « Un des trois cailloux actuels d’Avignon », résume l’ancien directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Il tiendra le 7 novembre à 18h30, au théâtre du Rouge-Gorge, une rencontre sur le sujet. « La droite n’a pas le monopole de la sécurité, Place publique ne mettra pas ce droit fondamental sous le tapis », défend-il, s’estimant « légitime, plus que d’autres candidats » sur la question en raison de son expérience professionnelle.

    Dans le sillage de Claude Nahoum, Catherine Gay, actuelle adjointe à la sécurité, soutient aussi Place publique. « Il y a pourtant quelque chose d’inabouti, qui manque de lisibilité dans la politique » de la majorité sortante, relève Benoît Belvalette, qui répète comme un mantra les termes « de collégialité et d’approche globale ». Le candidat du parti de Raphaël Glucksmann veut s’appuyer sur deux piliers équilibrés : l’ordre républicain et la prévention. « être ferme, juste et efficace avec une police municipale [parvenir aux 120 agents contre 90, présence 7 jours sur 7, 24 heures sur 24] et une vidéo surveillance renforcées, utiliser le rappel à l’ordre lors des incivilités », liste Benoît Belvalette. Le second pilier implique « davantage de médiateurs, un soutien toujours fort aux centres sociaux ou développer la cité éducative toute l’année ».