Tag: Municipales

  • Gaby Charroux (PCF) candidat pour un nouveau mandat à Martigues

    Gaby Charroux (PCF) candidat pour un nouveau mandat à Martigues

    « Ce soir, c’est la présentation de candidature. Ce n’est ni le bilan, ni le projet, ni la liste. On tient notre calendrier », a expliqué Gaby Charroux, entouré de nombreux soutiens, devant près de 200 personnes.

    Avant d’ajouter : « Ma candidature aux municipales 2026 s’appuie sur une méthode et un collectif en place, pour une part renouvelée. (…) Notre ambition est toujours la même : faire de Martigues une ville qui protège ses concitoyens (…). On a une forte envie et une forte énergie. »

    Cette déclaration de candidature fait suite à sa désignation comme chef de file du PCF, à Martigues, par la direction nationale du Parti, en juillet dernier.

    Dès ce vendredi 28 novembre, une lettre du candidat à l’attention des Martégaux sera distribuée par les militants communistes et leurs partenaires.

  • L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    Deux mois après leur appel au rassemblement à gauche pour les élections municipales de mars, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale) rallie le candidat socialiste David Fournier.

    Une décision qui « n’est pas sortie du chapeau », assure Frédérique Boyer, cofondatrice de l’Après 84, qui évoque des discussions « de plusieurs mois » avec plusieurs candidats. Elle estime « que c’est le seul qui répond à un désir d’union » et insiste sur le fait qu’ils rejoignent « David Fournier et pas le Parti socialiste ». Yves-Marie Cardine, co-référent de l’Après 84, parle d’une « étape importante », d’un « moment charnière » ou encore d’un ralliement qui n’est « pas un accord d’appareil ». Notamment face à « l’extrême droite qui menace la vie commune », poursuit-il.

    Tandis que David Fournier se réjouit d’une décision qui entre « dans la volonté commune du rassemblement des forces de gauche », tout en annonçant fièrement que plusieurs autres organisations politiques allaient également se joindre à eux, dans les prochaines semaines. Il tiendra son premier grand meeting le vendredi 5 décembre à la salle polyvalente de Montfavet.

    Tout en évoquant la volonté « de rassembler le plus largement possible » car « Avignon mérite une équipe de gauche engagée », l’actuel adjoint à l’administration générale insiste particulièrement sur des aspects programmatiques « en direction des plus faibles et des plus fragiles pour une meilleure justice sociale ». Yves-Marie Cardine ajoute : « On n’est fort que s’il y a un programme clair et solide », avant de présenter les « 10 mesures emblématiques de l’Après ». Parmi lesquelles on retrouve la sécurité sociale de l’alimentation, des cantines bio locales plus poussées, des assemblées de quartier décisionnelles, un moratoire sur les projets climaticides et les bureaux trop nombreux, ou encore la pédagogie, la tranquillité publique et la sécurité. Une manière de répondre au candidat Place publique, Benoît Belvalette, qui estimait que la question du leadership prenait le dessus sur le programme.

    « On a la dynamique »

    Ce ralliement ne réduit toutefois pas le nombre de candidats à gauche en Cité des Papes, avec toujours en lice Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (la Convention), Mathilde Louvain (la France insoumise) et donc Benoît Belvalette (Place publique). « Mais à gauche, la dynamique est de notre côté », lance Maryline Croyet, secrétaire de la section PS d’Avignon, avant que le candidat ajoute avoir « la dynamique tout court ». Il précise que les liens avec les autres candidats « ne sont pas rompus », avec des discussions encore « en fin de semaine dernière et en cette fin de semaine ». Mais aussi avec Farid Faryssy, ancien co-chef de file des insoumis pour les municipales, qui a annoncé quitter LFI après
    la nomination de Mathilde Louvain comme tête de liste.

  • Allauch à gauche lance sa campagne

    Allauch à gauche lance sa campagne

    « Les gens de gauche ont décidé de se rassembler pour faire barrage au danger de l’extrême droite sur la ville et à la gestion conservatrice du maire sortant », campe le communiste Frédéric Dutoit. Composée par « toutes les forces de gauche »*, insiste-t-il, la liste, Allauch à gauche « appelle tous les citoyens attachés à nos valeurs à nous contacter, sur Facebook, Instagram (…) pour travailler le programme avec nous », énonce-t-il. Frédéric Dutoit, 69 ans, n’est pas un novice de la politique. Il a été maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements de Marseille de 2001 à 2008 et député de la 4e circonscription d’alors entre 2002 et 2007. Cet habitant d’Allauch depuis quinze ans, ancien directeur d’une entreprise de services à domicile, ne fait pas mystère que ses « camarades et forces de gauche sur Allauch sont venus le chercher ».

    Défaut de logement social

    Pour lui, le danger de l’extrême droite à Allauch, ville de 22 000 habitants est bien réel. « Ce parti a été majoritaire à toutes les dernières élections. » Frédéric Dutoit et ses trois premiers colistiers, Dorothée Sudan (LFI), Vincent Coulomb (PS), Denise Triscari (les Écologistes) étrillent « la gestion conservatrice du maire sortant Lionel de Cala (LR) ». Même si eux-mêmes disent vouloir protéger l’environnement et les collines allaudiennes, ils dénoncent le fait que le maire s’arc-boute sur son refus de logement social. Avec pour conséquence : « La jeunesse ne peut plus se loger et doit s’expatrier », souligne Frédéric Dutoit. Sa liste entend faire vivre la démocratie autrement, le vivre ensemble. La culture doit s’ouvrir aussi dit-il « à ce qui intéresse les jeunes ».

    * Les Écologistes, Génération. s,
    la France insoumise, le Parti socialiste, le PCF, Place publique, le Mouvement des progressistes.

  • Faire mieux manger est un enjeu éminemment politique

    Faire mieux manger est un enjeu éminemment politique

    Réfléchir à ce que les municipalités peuvent faire en matière d’alimentation est un enjeu central, tant sur le plan sanitaire que social et environnemental.

    C’est ce que propose de faire Toulon en Commun, ce jeudi soir, en invitant comme à chaque fois des élus des villes où des alternatives ont été mises en place pour permettre à la population de mieux se nourrir. Parmi elles, Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes. L’adjoint Gilles Perole sera présent pour mettre en avant cette aventure qui a déjà fait ses preuves et qui a inspiré d’autres communes. L’objectif est de montrer que sur un sujet comme celui-là aussi, il existe des marges de manœuvre pour impulser un projet politique.

    Baisse du gaspillage alimentaire

    Ce modèle repose d’abord sur la création d’une régie agricole municipale. Depuis 2011, Mouans-Sartoux a en effet mis en place une ferme municipale de six hectares, qui produit des légumes destinés à la restauration collective de la commune, désormais 100% bio et locale.

    Mieux encore, grâce à un travail sur les portions, le tri des restes et la sensibilisation des enfants, le gaspillage a fortement baissé avec une réduction d’environ 80% des déchets alimentaires dans les cantines. Ce qui a permis de maintenir le coût des repas stable tout en passant au bio.

  • Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    C’était attendu, c’est désormais officiel : Pascale Bories brigue un deuxième mandat. La maire (LR) de Villeneuve-les-Avignon a levé le faux suspense, ce mardi soir devant la presse. « J’ai la passion et l’énergie pour repartir pour un second mandat », annonce-t-elle dans un pub de la commune gardoise, entourée de plusieurs membres de sa majorité. Se sentant « soutenue » par son équipe, celle qui avant d’être maire était première adjointe de 2001 à 2020 ne s’est pas vraiment épanchée sur son bilan et encore moins les projets à venir, remettant cela à la rentrée de janvier. Son équipe souffle toutefois « les pistes cyclables » ou « le nouveau réfectoire ».

    Troisième commune la plus importante du Grand Avignon, Villeneuve a forcément une place prépondérante dans l’agglo. Est-ce que comme son prédécesseur à la mairie, Jean-Marc Roubaud, vise-t-elle aussi la présidence ? « La question n’est pas du tout à l’ordre du jour, ce qui m’importe c’est le projet de territoire mais mon rôle sera de peser sur les projets du mandat », soutient Pascale Bories, élue au 1er tour en 2020 (60% des voix) face à deux listes. La conseillère départementale veut que « le territoire parle d’une même voix », soulignant son travail à la présidence du Scot (schéma de cohérence territoriale) « voté à l’unanimité ». « Il faut cesser d’opposer les Gardois et les Vauclusiens, je l’ai trop entendu sur ce mandat de la part d’élus vauclusiens », déplore-t-elle. Villeneuve avait pourtant donné le bâton pour se faire battre car lors d’une consultation de la population fin 2022, la crainte « d’afflux d’indésirables » [venus d’Avignon] avait suscité l’indignation de la majorité municipale avignonnaise.

  • Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Ce n’était pas un secret mais c’est désormais officiel. Déjà candidat en 2020, Olivier Lutersztejn se lance à nouveau dans la bataille des municipales. Leader du groupe d’opposition « La Valette en Action », qui revendique trois représentants au conseil municipal, il mène depuis longtemps une lutte contre la municipalité en place et le maire Thierry Albertini (LR). Un édile contre qui il a déposé deux plaintes pour soupçons de favoritisme, ce qui avait conduit à la perquisition de la mairie, en février. L’opposant l’accuse également de manquements sécuritaires concernant plusieurs bâtiments publics de la commune. « J’ai été témoin de pratiques si douteuses qu’il était de mon devoir d’élu et citoyen d’alerter la justice, qui doit se prononcer et faire éclater la vérité.C’est un enjeu de démocratie essentiel », soutient l’intéressé.

    Mais il ne s’agit pas des seuls griefs exprimés par le chef d’entreprise : « Il y a beaucoup de gaspillage d’argent public, la Ville est mal gérée et très fortement endettée [de 28,4 millions en 2020 à 43,9 millions en 2025, Ndlr]. L’insécurité s’est installée. La ville est ultra-bétonnée et sous tutelle des promoteurs. Les Valettois étouffent sous la circulation et les problèmes de stationnement. »

    En conséquence, Olivier Lutersztejn veut « mettre fin aux dérives financières et engager une baisse des impôts ». Mais aussi donner « plus de moyens à la police municipale », stopper « les projets immobiliers incohérents et téléguidés par les promoteurs » et mener « deux projets de rénovation urbaine menés dans le cœur du centre-ville et de la Coupiane », avec « une liste citoyenne sans étiquette. Je ne suis pas candidat pour une carrière et ne suis lié à aucun parti. Mon parti, c’est La Valette ! », martèle-t-il.

  • Claude Passerel, candidat sans étiquette aux municipales à Saint-Zacharie

    Claude Passerel, candidat sans étiquette aux municipales à Saint-Zacharie

    « J’ai toujours été passionné par ma mairie », avoue d’emblée Claude Passerel. « On est proche de la population, proche des soucis des gens. Cela m’a toujours plu », assure-t-il. De fait, il a passé une grande partie de sa vie professionnelle en tant que comptable à la Ville de Saint-Zacharie, de 1979 à sa retraite en 2020. « J’ai une maîtrise totale de tous les services », ajoute-t-il. Lors des dernières élections municipales, en 2020, alors que le maire élu depuis 1980 ne se représente pas au profit de son fils Jean-Jacques Coulomb, il accepte sur la proposition du maire alors élu, de devenir son conseiller municipal délégué aux finances.

    « La commune avant tout »

    En 2023, il démissionne. « Les adjoints n’étaient pas assez associés aux prises de décisions. Quand je n’étais pas d’accord avec le maire, celui-ci me disait que j’étais contre lui… », relate Claude Passerel, 66 ans.

    Depuis début 2025, « j’ai pris la décision de me lancer en politique », dit-il. Il a déjà constitué sa liste de 31 colistiers, « de tous âges, Zachariens de souche, gens venus d’ailleurs. Je veux que les gens qui vivent à Saint-Zacharie un peu comme dans une cité-dortoir participent à la vie du village. »

    Dans cette cité d’environ 6 000 habitants, au pied de la Sainte-Baume, où pas mal de gens vont travailler sur Aubagne, Aix, Marseille, lui et son équipe se présentent « sans étiquette. Notre seule priorité, c’est servir la commune avant tout. » La deuxième réunion publique (voir page Facebook) « est fixée au dimanche 30 novembre, de 9h30 à 11h30, sous barnum, quartier des Nayes ».

  • Les Centristes aux côtés de Martine Vassal à Marseille

    Les Centristes aux côtés de Martine Vassal à Marseille

    Dans les nouveaux locaux de campagne du cours Pierre-Puget, le chef de file des Centristes, Bruno Genzana, l’affirme très clairement : « Le centre est aujourd’hui clairement engagé au côté de Martine Vassal. Et si ce n’est pas avec Martine Vassal, je ne sais pas avec qui il peut être ! » Au côté du président de son parti Hervé Morin, le conseiller régional déplore l’absence de son camp depuis 2020 dans l’hémicycle municipal pour la première fois, et dénonce une alliance inévitable du Printemps marseillais avec les insoumis pour le second tour. « Malheur à ceux de nos amis qui seraient tentés d’aller dans cette aventure : ils seront les dindons de la farce quand il faudra rayer les noms de la liste, car les insoumis auront un appétit d’ogre ! », lance Bruno Genzana.

    Hervé Morin après lui souscrit pleinement à l’alliance du centre et de la droite. « L’état de décomposition du paysage politique français fait que si nous ne sommes pas rassemblés, on ne peut pas gagner », avertit le président de la Région Normandie. Lui qui connaît la puissance du port du Havre souligne l’importance des liens avec l’économie portuaire : « Quand on n’a pas cette relation, on n’incarne pas la fonction ! »

    Martine Vassal salue le travail réalisé par Bruno Genzana. « Il est arrivé à faire quelque chose de particulier chez les centristes, les mettre tous d’accord », tance-t-elle. Et d’applaudir cette union : « C’est comme un mariage, il faut l’entretenir, l’alimenter, faire des concessions, mais plus ça va, plus on est soudés. » Puis de rabâcher sur « l’état catastrophique » de Marseille : « On est en train de faire du centre-ville crackopolis », attaque celle qui déplorait plus tôt un débat politique « en dessous du caniveau ».

  • Un forum creuset du centre gauche à Marseille

    Un forum creuset du centre gauche à Marseille

    Soirée de lancement ce mercredi à 19h au Square, place Sadi-Carnot du « Forum marseillais ». L’espace de débats, initié par la Convention, le mouvement de l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, rejoint récemment par le Parti radical de gauche, vise à regrouper le centre-gauche en vue des municipales de Marseille.

    Pour cette première date, c’est la question des transports qui a été retenue par les
    organisateurs, Christian Monferrini, référent départemental de la Convention, et Hugo Roche-Poggi qui est à la fois le président départemental du PRG et le chef de file de la Convention pour Marseille.

    Objectif : « Faire émerger une majorité pour combattre les idées extrémistes qui pèsent sur l’avenir de notre ville, nous voulons œuvrer pour l’intérêt général, le vivre ensemble sans aucune exclusion, la valeur travail nécessaire à la liberté individuelle, la tranquillité publique ainsi que pour une politique écologique juste », écrivent-ils dans un communiqué commun.

  • L’égalité des droits, priorité cardinale du Printemps de Béziers face à Ménard

    L’égalité des droits, priorité cardinale du Printemps de Béziers face à Ménard

    Ruban blanc à la boutonnière en lien avec la journée internationale contre les violences faites aux femmes, les militants du Printemps de Béziers ont l’intention d’en finir avec l’image archaïque des femmes que la Mairie en place propage depuis 2014. Sur les futures affiches municipales s’ils sont élus, plus de femme attachée sur les rails, dans le Journal du Biterrois plus de poupées fardées façon années 50.

    Que ce soit Lil Margerin (PS), Fabienne Mateu (PCF), ou Chantal Lapuerta (Place Publique), personne sur la liste n’a l’intention d’encourager la culture patriarcale. « Le féminisme n’est pas une option c’est une urgence politique et humaine », dit la première. « Parler égalité à Béziers ce n’est pas symbolique c’est un choix de société », soutient la seconde qui rappelle qu’à Béziers, 52% des enfants vivent dans des familles pauvres. Et Chantal Lapuerta, également présidente de l’association « Les Simone veillent », d’évoquer les 118 femmes tuées par un homme en 2022 – dont les Biterroises Cindy et Claire – et les 142 déjà recensées cette année. Tête de la liste, Thierry Antoine (EELV) ajoute « qu’il n’est pas besoin d’être une femme pour être féministe. Les hommes et les femmes gagneront ensemble ». Cela posé, l’idée est de faire de l’égalité « le fil rouge » des politiques municipales. Un adjoint ou une adjointe dédiée, une action qui impactera toutes les actions de la Ville, un coup de pouce aux associations qui aident les femmes, un rééquilibrage des subventions sportives… Voilà certains des engagements du Printemps de Béziers pour lequel, assurent ses membres, une seule question se posera à chaque « euro dépensé » : « Est-ce que cette action réduit ou aggrave les inégalités ? »

    On pourrait penser que l’égalité est du ressort de l’État. Pour Fabienne Mateu, pas seulement : « Une mairie a un sacré pouvoir », assure-t-elle. La possibilité de mettre un terme par exemple aux primes qui sautent à Béziers pour 5 jours d’absence. Or qui s’absente pour garder les enfants malades en général ?

    Seules 31% des femmes travaillent à Béziers

    Celle d’embaucher, aussi. Évelyne Coulouma (Place publique), qui fut directrice du Centre municipal de santé de Béziers, témoigne : « J’ai participé à beaucoup de commissions d’embauche où l’on se demandait si une telle avait fait son plein d’enfants. » À Béziers, seules 31% des femmes travaillent. Les marchés publics peuvent jouer un rôle si la Ville demande aux entreprises candidates de mettre en place des mesures d’égalité salariale.

    Une mairie peut aussi aider les femmes victimes de violence. Les protéger et les accompagner. L’actuelle Maison des femmes a des horaires de bureau, indique Chantal Lapuerta, qui souhaite un accueil 7 jours/7, 24h/24. Elle évoque aussi les bons de taxi pour l’urgence de la fuite, l’aide au déménagement, le soutien juridique, des espaces de paroles, la formation pour les personnels, plus de crèches… « Ce ne sont pas des dépenses, ce sont des choix politiques et des investissements », note Thierry Antoine.

    Des communes ont des expériences réussies dans ce domaine. Nantes avec un lieu d’accueil ouvert en permanence, Lyon et son budget sensible au genre, Strasbourg avec des plans pluriannuels. « On peut rejoindre ce mouvement », insiste Fabienne Mateu. En sortant de la permanence, Thierry Antoine colle sur la porte une affichette : « Ici demandez Angela. » Comme peuvent le faire les commerces, établissements de nuit ou acteurs culturels signalant ainsi un réseau solidaire pour les femmes agressées ou harcelées dans la rue. « Robert Ménard ne devrait pas attendre les élections pour le mettre en place. »