Tag: Municipales

  • Deux visions s’engagent à Aubagne pour le scrutin municipal

    Deux visions s’engagent à Aubagne pour le scrutin municipal

    Si à gauche, deux candidatures sont déjà déclarées, d’autres personnalités, non encartées, sont depuis sorties du bois (ou plutôt, ici, de la garrigue). Après Giovanni Schipani, estampillé « sans étiquette », Jeannine Levasseur s’est déclarée, courant octobre.

    Native d’Aubagne, cette femme de 76 ans, « à droite et au centre droit » dit-elle, a été assistante de direction chez Nestlé et a dirigé une entreprise avec son mari. Elle a longtemps été dans l’équipe du maire actuel, Gérard Gazay. Directrice de campagne en 2014, elle a été adjointe à l’urbanisme durant le premier mandat (2014-2020), puis adjointe de quartier.

    Son intervention lors du conseil municipal du 25 mars dernier, au sujet de la véritable superficie du futur Office de tourisme cours Voltaire – « intox ou méconnaissance du dossier ? », interpelle-t-elle alors le maire – a conduit Gérard Gazay à la pousser vers la sortie. Ce dernier lui a demandé de démissionner de son poste d’adjointe, en juillet. Le préfet a accepté sa démission, courant octobre. Toujours conseillère, elle est aussi, depuis cette date, candidate aux municipales. Dans la profession de foi de sa liste « Un nouvel espoir pour Aubagne », Jeannine Levasseur indique : « Depuis plusieurs mois, de nombreux aubagnais m’ont interpellée. Ils se sentent écartés des décisions, ignorés par un maire qui semble avoir oublié ce qu’est la proximité. » Aussi a-t-elle décidé de se présenter « pour redonner à Aubagne le souffle qu’elle mérite ».

    Ex-adjointe de Gérard Gazay, très impliquée dans le social, Valérie Morinière l’a rejointe. Quatre des idées fortes de Jeannine Levasseur sont « un moratoire pour la construction à Aubagne, car là on construit pour récupérer la taxe foncière, or la ville est défigurée. Une meilleure gestion des finances, avec rigueur et bon sens pour que l’argent public serve pleinement l’intérêt collectif. Une gouvernance exemplaire et transparente. Un grand parc urbain au Bras d’Or ».

    « Nouvel élan »

    Dans ce même lieu, le chirurgien Mohammed Salem, qui a inauguré son local de campagne au 9 avenue Loulou-Delfieu le 14 novembre dernier, veut créer un espace « intergénérationnel ». Président de la Commission médicale d’établissement au centre hospitalier Edmond-Garcin, Mohammed Salem avait annoncé sa volonté de partir pour les municipales il y a plusieurs mois. Avec sa liste « Ensemble vers l’avenir », il souhaite « s’engager afin de donner un nouvel élan à cette ville qui s’éteint. »

    « Afin d’enrichir et amender ensemble nos propositions », a-t-il annoncé lors de son discours le 14 novembre, il donne rendez-vous à la population « courant janvier ».

  • Unis pour La Garde : le rassemblement en marche

    Unis pour La Garde : le rassemblement en marche

    L’infirmière libérale a officiellement annoncé sa candidature à la mairie de La Garde dans la salle Gérard-Philipe. L’occasion pour la tête de liste du rassemblement des forces de gauche, des écologistes et des citoyens, réunis sous la bannière « Unis pour La Garde », de défendre la nécessité d’ouvrir « une nouvelle ère démocratique fondée sur la proximité, la transparence et l’intérêt général ». Et d’insister : « Nous ne sommes pas la liste d’un parti. Nous sommes une équipe de citoyens unis par une conviction : La Garde mérite mieux. »

    Des citoyens rassemblés dans une dynamique transpartisane « pour réhabiliter une gouvernance locale apaisée, exemplaire et tournée vers les habitants, loin des querelles politiciennes et des pressions locales ».

    Une méthode, assure-t-elle, basée sur le dialogue, la proximité et la coconstruction avec les habitants. « Votre porte, je l’ouvre tous les jours. Vos inquiétudes, vos espoirs, vos colères, je les entends. Ce sont eux qui guident ma candidature », a mis en avant la professionnelle du soin à domicile.

    Elle propose la mise en place d’un pacte de gouvernance locale, fondé sur la transparence, l’écoute et la concertation, bien ancré dans le réel pour protéger mieux aujourd’hui et préparer demain.

    Parmi les grandes lignes du programme, on retrouve entre autres la tranquillité publique, une « transition écologique ambitieuse », ou encore « la création d’une mutuelle communale pour améliorer l’accès à la santé tout en récupérant du pouvoir d’achat ».

    Elle propose de faire de La Garde « une ville qui protège, qui respire, qui rayonne ». Et qui prépare l’avenir. En tout cas, ici, toute la gauche semble tirer dans le même sens pour reprendre la ville.

  • Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Ces mouvements appellent à l’unité de la gauche dans le Var

    Face à une montée impétueuse du Rassemblement national, qui risque de s’emparer des plus grandes villes de notre département, il y a urgence à s’unir à gauche pour offrir une alternative à ce parti d’extrême droite, mais aussi à une droite qui est en perte de vitesse et accrochée par un certain nombre de procès et de condamnations pour des prises illégales d’intérêt notamment. » Pour Laurent Gilbert (L’Après), comme pour tous les membres des forces politiques rassemblées (Génération.s, Les Écologistes, L’Après et Le Var Debout), ce lundi matin sur le port de Toulon, pas question de se satisfaire du statu quo.

    Faire front contre l’extrême droite

    Tous dénoncent « les intérêts partisans qui s’imposent, notamment à Toulon et La Seyne ». Avec « des listes concurrentes montées au détriment du peuple de gauche ». Une situation qui risque, il est vrai, d’en démobiliser certains, avec les risques évoqués plus haut. Ils appellent donc à un ressaisissement collectif, en pointant les exemples réussis d’union, comme à Fréjus et Draguignan, où le rassemblement va du PS jusqu’à LFI.

    « C’est que nous avons réussi à faire au Pradet également », intervient Chantal Moutet (Les écologistes), qui met en garde sur la future composition du conseil métropolitain : « Quand on voit la porosité entre la droite actuelle et l’extrême droite, on ne peut pas imaginer leur abandonner l’hémicycle. » Elle insiste sur la nécessité absolue de renforcer la présence d’élus de gauche.

    « Si nous retrouvons nos quatre mouvements ensemble, dans cette initiative, c’est aussi le résultat du lancement au niveau national du Front populaire pour 2027 », explique Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes). Pour le responsable politique, l’un des enjeux majeurs de ces municipales est aussi de créer un rapport de force pour les prochaines échéances électorales, dont la présidentielle. Et de prévenir : « S’il n’y a pas une candidature unique à gauche, c’est la porte ouverte au RN. »

    Daniel Bombert (Le Var Debout) veut mettre en avant que, pour autant, la gauche est loin d’être éparpillée, même si certains ont décidé de faire cavalier seul (principalement les partisans de Jean-Luc Mélenchon), comme en témoigne le travail effectué par Toulon en Commun dans la ville préfecture. « Le machisme et les arrangements népotiques ne sont pas une fatalité dans le Var, et c’est un axe de travail qu’on est les seuls à vraiment pouvoir bien développer », ajoute-t-il. « Je pense que c’est de notre responsabilité, à gauche, de faire front contre ce qui risque d’arriver », affirme à son tour Jézabel Aded (Le Var Debout).

    Guy Calmes (L’Après) fait partie de ces militants seynois qui ont refusé la stratégie de division de LFI pour se reconstruire ailleurs et travailler à faire gagner le camp des progressistes. « Nous n’avons jamais cessé d’appeler à l’union et nous le faisons encore, même si, parfois, on peut désespérer de la situation », avoue-t-il. Il poursuit : « On est dans une ville qui a un passé ouvrier et où un habitant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté. » Et il est évident que ce n’est ni la droite ni l’extrême droite qui leur apportera du mieux-vivre. D’où la nécessité de construire un bloc fort.

    « J’ai peur que ça nous fasse perdre »

    Christian Bernezet (G.s) veut décrire, lui aussi, la réalité du terrain : « À Hyères, en 2020, il y avait deux listes. On s’est débrouillés pour que tout le monde se mette autour de la table pour discuter. Aujourd’hui, pratiquement tout le monde est sur une seule liste, à part le PS, mais on l’aura bientôt. » David Lapendry (G.s) poursuit : « à Toulon, la situation m’a surpris et m’attriste beaucoup, parce que j’étais souvent en contact avec LFI. J’ai peur que ça nous fasse perdre ! »

    Tout le monde est donc rappelé à ses responsabilités et devra en répondre devant le peuple de gauche.

  • Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Cette fois, la candidate de la droite et du centre pour les municipales à Marseille, Martine Vassal, a été contrainte de clarifier, noir sur blanc, sa position. « Aucune alliance n’est envisageable avec les extrêmes », énonce son équipe de campagne à travers un communiqué transmis à la presse ce lundi, en début d’après-midi. Et d’insister : « Au second tour, il y aura bien Martine Vassal, face à Benoît Payan. »

    C’est que son refus en début de matinée, sur les ondes de Sud Radio, de répondre sur la question d’une potentielle alliance avec le RN au second tour, avait suscité un tollé. « On verra à ce moment-là », évacuait-elle, préférant jeter l’opprobre sur une très hypothétique alliance du maire sortant avec les insoumis. Et de renvoyer dos à dos les candidats lepénistes « qui n’en ont rien à faire des problématiques locales » avec la majorité municipale de gauche : « On a d’un côté l’amateurisme et d’un autre côté l’incompétence. »

    Indignation jusqu’au centre

    « J’espère vraiment que ses mots ont dépassé sa pensée », s’inquiétait à chaud le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Avant de hausser le ton sur les réseaux sociaux. « J’ai honte pour Marseille et les Marseillais, écrivait-il. La candidate de la droite et de Renaissance est prête à s’allier au Rassemblement national pour espérer exister et garder sa place. »

    Une indignation abondamment relayée à gauche. « Prête à sacrifier l’avenir de notre ville et de ses habitants à l’extrême droite pour conserver leurs postes, la droite marseillaise est à la dérive », dénonçait l’adjointe (PCF) aux Solidarités, Audrey Garino, quand le Parti radical de gauche, par la voix de son président Hugo Roche Poggi, assurait que « le camp des modérés marseillais ne peut pas l’accepter ». « Ils font la même campagne bas de plafond, ils finiront ensemble sous le même plafond », taclait de son côté la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard.

    Mais jusqu’aux macronistes la sortie a fait des vagues. « Une fois de plus… une fois de trop », déplorait ainsi l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut. « J’avais demandé le non-franchissement des lignes écarlates, le parti présidentiel doit prendre ses responsabilités », explosait de son côté l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache. Avant de lâcher : « Pour le plan B, les regards vont se tourner mécaniquement vers moi, je vais choisir mon moment. »

    Face à l’ampleur des réactions, la présidente de la Métropole a dû corriger le tir. « En aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique », écrivait-elle sur le réseau social X, soutenue par le président (Ren.) du conseil régional, Renaud Muselier, pour qui « on veut se débarrasser » d’elle. Et le parti de Gabriel Attal de rappeler que le refus d’une alliance avec le RN « est une condition absolue du soutien de Renaissance à tous nos candidats ».

    Le RN applaudit

    « La première clarification qu’il y a eu, c’est quand elle a signé notre charte », rappelle le porte-parole de Renaissance à Marseille, Maxime Boudet. Le texte, qu’elle avait approuvé le 1er octobre dernier, écartait déjà toute alliance avec le RN (notre édition du 02/10). « Là, ça permet de remettre une couche, au moins c’est clair », relativise le militant. « Tout le monde veut parler du second tour avant le premier, certains par calcul politique », déplore pour sa part le porte-parole de la candidate, Romain Simmarano, ciblant « les beuglements de certains qui ont fait du cynisme leur seule boussole » et sommant le maire de prendre position vis-à-vis des insoumis.

    Depuis sa rentrée politique, la candidate n’en avait pas moins joué sur le flou, moins pour se rapprocher des dirigeants du RN que pour espérer rallier le tiers de Marseillais votant pour l’extrême droite. Allant jusqu’aux outrances lorsqu’elle qualifie le centre-ville de « crackopolis ». Quant au RN lui-même, il reste le seul à applaudir cette séquence.

    « J’espère
    que ses mots ont dépassé
    sa pensée »

  • Martine Vassal contrainte de réaffirmer son refus des « extrêmes »

    Martine Vassal contrainte de réaffirmer son refus des « extrêmes »

    La chasse à l’électorat du RN est un sport périlleux. Invitée sur Sud Radio ce lundi matin, la candidate de la droite et du centre à Marseille, Martine Vassal, a une nouvelle fois refusé de se prononcer contre une alliance avec le parti lepéniste au second tour. « On verra à ce moment-là », a elle répété, préférant renvoyer dos à dos le maire (DVG) Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio, comme elle le fait depuis sa rentrée politique (notre édition du 27/09). « On a d’un côté l’amateurisme et d’un autre côté l’incompétence », balayait-elle, insistant sur une potentielle alliance du Printemps marseillais avec les insoumis.

    De quoi susciter un tollé. «J’espère vraiment que ses mots ont dépassé sa pensée», réagissait à chaud Benoît Payan. Avant de hausser le ton sur les réseaux sociaux : «J’ai honte pour Marseille et pour les Marseillais. La candidate de la droite et de Renaissance est prête à s’allier au Rassemblement national pour espérer exister et garder sa place.» «J’avais demandé le non-franchissement des lignes écarlates, le parti présidentiel doit prendre ses responsabilités», s’irritait de son côté l’ex-secrétaire d’Etat Sabrina Agresti-Roubache. Avant de lâcher : « Pour le plan B, les regards vont se tourner mécaniquement vers moi, je vais choisir mon moment. »

    Face à l’ampleur des réactions, la présidente de la Métropole a dû corriger le tir. « En aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique », écrivait-elle sur le réseau social X, soutenue par le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier pour qui « on veut se débarrasser » d’elle. Sans convaincre à gauche.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Romain Simmarano

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Romain Simmarano

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Romain Simmarano président d’Une Génération pour Marseille. Municipales, Marseille, rapport au RN, narcotrafic, logement, écoles, transports…

    À vous la parole ⬇️

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Dans les prochaines semaines, nous allons vous faire vivre les différentes campagnes au cœur du berceau de la démocratie : la commune. Quelles que soient leur taille, rurales ou urbaines, les communes sont le lieu de la vie quotidienne de tous.

    Les maires, élus et les agents municipaux sont au service des citoyens. En première ligne. Les habitants aussi auront la parole. Car nombreux travaillent le « vivre ensemble », en témoignent la force et le nombre d’associations, sportives, culturelles, humanitaires, de loisirs… Loin de la basse « politique politicienne » et des guerres picrocholines que d’aucuns aiment mettre en scène, le souci premier de votre journal est de faire vivre le débat sur les sujets essentiels qui préoccupent les habitants. Sur les valeurs républicaines et de progrès.

    Alain Giovinazzo, Les Mages (Gard)

    « J’ai envie de le poursuivre, pour que règne ce “bon vivre” chez nous »

    Conseiller municipal depuis 2008, puis maire des Mages depuis 2018, Alain Giovinazzo s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur Jean-Claude Paris, qui a accumulé 37 années de mandat avant lui. « Je me suis posé la question il y a environ un an, et j’ai décidé de continuer parce qu’il me semble que je n’ai pas encore fini mon devoir. Jean-Claude Paris avait fait du très bon travail, et j’ai envie de le poursuivre, pour que règne ce “bon vivre” chez nous », confie le maire de cette commune de 2 200 habitants.

    Quasi-natif du village, Alain Giovinazzo met un point d’honneur à soutenir le monde associatif, qu’il qualifie de « poumon du village ». Il y a d’ailleurs œuvré une grande partie de sa vie, d’abord dans le club local de football, ensuite en tant que parent d’élève. « Les associations permettent l’échange et le vivre ensemble », argue le militant communiste.

    Une mission d’autant plus complexe, ces derniers temps, que les budgets des collectivités locales commencent à crier famine. « Il y a quelques années, 75% du budget servait au fonctionnement. Aujourd’hui, on approche plutôt les 90%. Ce qui fait qu’on n’a plus rien pour investir. Notre marge de manœuvre est de plus en plus réduite », ajoute l’élu qui rencontre aussi de plus en plus de familles plongées dans la précarité. Lors de son prochain mandat, il devrait donc poursuivre les travaux de la « maison en partage », la construction de 9 logements dans le centre ancien et voir naître le pôle médical pour lequel la commune s’était pleinement engagée.

    Prisca Borrel

    Sylvain André, Cendras (Gard)

    « Nous portons un message fort pour la paix et la fraternité » Président de l’association des maires ruraux du Gard qu’il a particulièrement développée puisqu’elle est passée de 38 à 167 membres sous sa mandature, Sylvain André est un élu local reconnu. Il avait d’ailleurs été invité à Matignon lorsqu’Élisabeth Borne était Premier ministre pour lui faire part des difficultés des élus locaux. À Cendras, l’édile communiste porte une politique ancrée à gauche qu’il assume : « Nous avons un programme culturel et festif important qui n’est pas uniquement pour se détendre et passer un bon moment. Il y a une vision politique pour que les gens discutent et échangent entre eux, ce qui est essentiel dans cette période de repli sur soi. Pour moi, être maire, c’est être animateur du village et travailler à des prétextes pour que les gens se rencontrent. Quand tu connais l’autre, ses différences, ça se passe déjà mieux. Nous portons un message fort pour la paix et la fraternité, que ce soit de l’autre côté de la rue, comme de l’autre côté de la planète. La mairie est d’ailleurs adhérente à l’ONG Maires pour la paix. Nous revendiquons cette originalité ».

    Après neuf ans à la tête de la municipalité de Cendras, commune de 1 600 habitants située dans l’Agglomération alésienne, Sylvain André a décidé de se représenter pour un nouveau mandat. « Nous avons beaucoup œuvré sur des questions de solidarité, de transition écologique, de culture, pour les personnes handicapées, les personnes âgées, la santé et la tranquillité publique. Nous voulons continuer ce travail engagé et nous avons beaucoup de projets », explique le maire qui réunit son équipe tous les lundis soir pour piloter ensemble les projets.

    T.A.

    Edouard Chaulet, Barjac (Gard)

    « J’ai l’impression d’être dans les soins palliatifs »

    À 80 ans, Édouard Chaulet n’entend pas raccrocher ses gants de boxe. « Pour moi c’était une évidence. À un moment donné, il peut y avoir un obstacle objectif, comme l’âge, la maladie, ou la mort, mais pas le découragement… Je crois que vivre, c’est lutter. C’est résoudre des contradictions, avancer des solutions et commettre des petites avancées », résume le maire de Barjac, en poste depuis 36 ans. « Gérer une mairie longtemps, c’est un peu comme une œuvre… »

    Sur sa commune, l’élu a initié un festival de chansons à textes en compagnie de Jean Vasca et Jean Ferrat, et créé un cinéma d’art et d’essai. Barjac est aussi réputée pour sa restauration scolaire biologique et autonome, basée sur ses propres cultures maraîchères et son huile d’olive maison. « Nous nous efforçons de faire beaucoup de choses en régie publique. On essaie de s’octroyer une relative liberté », avance-t-il. Mais depuis plusieurs années, l’homme a aussi dû lutter contre un phénomène qui n’était pas forcément de son ressort : celui de la désertification médicale. « On a recruté deux médecins à temps partiel, cela nous a coûté 500 000 euros, et on en cherche encore », constate l’élu.

    Lors du prochain mandat, Édouard Chaulet souhaite rénover les maisons du centre du village et créer de nouveaux logements, dont un habitat inclusif pour seniors et un immeuble dédié aux jeunes ménages ou aux femmes séparées. « J’ai l’impression d’être de plus en plus dans les soins palliatifs à cause d’une politique insuffisante pour le quotidien des gens. On essaie de corriger, d’améliorer, de faire de l’égalité et de la fraternité… »

    P.B.

  • Le local de campagne de François Berga inauguré à Lambesc

    Le local de campagne de François Berga inauguré à Lambesc

    L’occasion pour François Berga (DVG), tête de la liste aux côtés de son colistier Jean-Michel Carretero, d’afficher ses ambitions en vue des élections municipales.
    Le local sera ouvert du lundi au samedi, dans ce lieu « de réunions
    de travail, d’échanges, où toutes discussions autour de la campagne se tiendront
     », indique François Berga. Pour rappel, la liste n’est pas encore composée et reste ouverte à l’implication de futurs colistiers. Un comité de soutien a été lancé, ouvert aux dons de financement pour la campagne, entre autres.

  • Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Le lieu est symbolique. Quatre membres de l’équipe de Gaby Charroux ont choisi la Poste de Ferrières, pour ce premier samedi de campagne après la déclaration de candidature du maire communiste de Martigues, jeudi soir. Symbolique par l’énergie dépensée par le maire et son équipe, en lien le comité de vigilance postale de Martigues, durant plus d’un an et demi, pour le maintien du bureau de Ferrières, menacé de fermeture au prétexte de la baisse de fréquentation.

    Cet usager s’en souvient. « Il y a eu pas mal de manifestations pour que le bureau ne ferme pas. Il est très utile pour beaucoup de personnes âgées qui doivent utiliser leur voiture et pour lesquelles se garer à Jonquières est un enfer », resitue Fatih Resaigui, qui vit et travaille à Martigues. « Je sais comment le maire a poussé pour maintenir le bureau de Poste », affirme-t-il, de même qu’il renouvelle sa « confiance pour défendre la Poste, mais aussi tous les services publics ».

    Confiance mais exigence

    Cette confiance de Fatih Resaigui s’accompagne, comme pour plusieurs autres Martégaux rencontrés, d’une exigence. « Il ne faut pas négliger le volet sécurité, nous avons besoin d’une police de proximité qui réinstaure le dialogue avec les gens » recommande-t-il, en précisant que « ça va de pair avec l’activité des centres sociaux ». Même son de cloche pour ce néo martégal arrivé de Pau depuis un an, qui « ne connaît pas la politique locale ».

    Christian Deprez, élu de la majorité, répond qu’« il y aura toujours à améliorer », tandis que sa collègue Marceline Zéphir (PCF) développe : « Nous voulons aussi la police dans tous les quartiers avec un rôle qui ne soit pas que répressif. »

    Grégoire Benoît, néo martégal depuis un an et demi et travaillant dans une ville voisine, pense que « c’est partout pareil, il faut se battre contre la délinquance ». Mais avant tout, le quadragénaire souligne que « Martigues est une ville chaleureuse. Mes enfants sont heureux, mon fils fait du judo et, cet été, je suis beaucoup allé à la plage de Ferrières avec mes enfants. C’est super, elle a été refaite et c’est agréable l’été avec les paillotes. »

    Face aux nouveaux arrivants, Marceline Zéphir rappelle que « cette ville est dirigée par une majorité de gauche depuis 60 ans. Ça veut dire médiathèques et crèches municipales gratuites, ou cantines peu chères, par exemple ». Christian Deprez renchérit : « Le centre d’initiation sportive permet aux enfants de découvrir tous les sports gratuitement. »

    Un bilan qui appelle d’autres propositions lors du premier atelier citoyen, prévu le 6 décembre à 10h, salle Dufy.

  • Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Les forces de gauche ont annoncé, il y a quelques mois, leur volonté de se présenter côte à côte aux municipales de 2026. Sur le terrain du marché, place de l’Hôtel de Ville, ce samedi matin, les militants du Parti communiste aixois réaffirment leur volonté « d’unité pour changer la vie des Aixois et Aixoises », quelques heures après l’annonce, dans les colonnes de La Provence, de la candidature de Marc Pena, positionné comme meneur d’une liste de gauche baptisée « Aix Avenir ». Une annonce sans grande surprise, puisque le député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône avait déjà exprimé son ambition de briguer le siège de maire.

    David Tessier, désigné chef de file du PCF en cette période électorale, rappelle : « Aujourd’hui, on réaffirme les positions des communistes : celles de construire l’unité la plus large possible de toutes les forces de gauche et écologistes, pour mettre un terme à des années invraisemblable de gestion dynastique de la Ville. ». Parmi les priorités, résoudre la crise du logement, obtenir de meilleurs transports, notamment pour les quartiers populaires, une politique « municipale de gauche et de progrès » pour les services publics, l’arrêt des « intérêts illimités du privé sur les cantines et des crèches », une organisation contre les aléas climatiques et un traitement sérieux de la question de l’enfance.

    La tête de liste, une question « subalterne »

    Quid du contexte électoral et de l’officialisation de la candidature du député socialiste à la tête de l’union à laquelle les communistes participent ? Le tractage du PCF n’a rien d’exceptionnel. « On est sur le marché comme tous les samedis. C’est ça que je voudrais dire de façon très claire (…). Nous ne sommes pas là à cause du contexte, on est là tout le temps. Il faut rassembler. Et pour rassembler, il faut proposer une solution politique qui respecte les partis politiques, les forces citoyennes et le travail des élus sortants du groupe Aix en Partage, qui ont, dans des conditions extrêmement compliquées, mené la bataille à gauche dans l’opposition, pendant six ans. C’est ça, notre sujet », martèle David Tessier.

    Quant à l’union avec Marc Pena, le représentant PCF indique : « La question de la tête de liste, c’est-à dire-la question de savoir qui conduira cette bataille politique, pour nous, est une question subalterne. (…) Marc Pena est député. Il a donc légitimement des raisons objectives d’agir comme il agit. Nous, on soutiendra avec une volonté absolue, en mettant la totalité de nos forces militantes, qui sont les premières à gauche à Aix, il faut le rappeler – avec la liste qui sera conduite par celui ou celle qui s’inscrira dans la perspective que je viens de tracer. »

    La vraie question, concluent les communistes, reste le débouché d’une liste « qui porte les espoirs de transformation sociale dans une ville gérée par la droite, parfois une droite dure. » Conclusion : les communistes cherchent « la réussite de l’unité » car le temps presse.

    « Chaque parti a son autonomie »

    Marc Pena (PS) confirme à La Marseillaise être candidat aux municipales à Aix pour « l’arc qui va de Ruffin jusqu’à Place Publique ». « (…) Tous mes partenaires sont à égalité, toutes les composantes sont représentées dans les 12 premiers de la liste. Il y a donc un équilibre qui se tient entre toutes les formations de la gauche, affirme le chef de file du groupe d’opposition. Il y a ma candidature, le rassemblement que nous avons fait ensuite, chaque parti à son autonomie quant à l’action qu’il veut mener et la manière dont il veut parler aux citoyens. (…) Ce n’est qu’une question de jours avant qu’on ne dévoile les vingt premiers de la liste. »