Tag: Municipales

  • Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Le projet de Pôle de transition écologique (PTE) au Puits de l’Éouve, à l’est de la commune, ne verra pas le jour, tel que l’avait annoncé le maire (DVD) de Draguignan, Richard Strambio, en avril dernier. Raisons invoquées : son coût (132 millions d’euros), l’absence de subventions de la part de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui refuse depuis fin 2024 de financer la production des combustibles solides de récupération (CSR) destinés à alimenter la chaufferie du PTE, ainsi que la nécessité de créer une piste de défense anti-incendies, qui aurait généré un surcoût de 15 millions d’euros.

    Il faut donc trouver une solution, d’autant que la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) oblige les collectivités à réduire de 50% leur stockage de déchets non dangereux non inertes. Cela signifie que Dracénie Provence Verdon Agglomération doit diminuer de moitié les 33 000 tonnes de déchets stockés annuellement au Cannet-des-Maures et à Bagnols-en-Forêt.

    C’est à ce titre que la liste « Uni.e.s pour Draguignan » organise une réunion publique ce vendredi (18h) à la Maison des Sports et de la Jeunesse.

    Farouchement opposés au PTE, « Uni.e.s pour Draguignan » veut lancer d’autres pistes de réflexion. « On a soumis un questionnaire à la population il y a un mois. On en a recueilli environ 150. On en fera la restitution avant de proposer des solutions », explique Philippe Jérôme, l’un des colistiers (PCF).

    « On militera toujours pour une gestion publique »

    Il ajoute : « On veut s’orienter vers une réduction des déchets avec une campagne sur le tri et sur une restructuration de la déchèterie de Draguignan, qui n’est plus en phase avec l’évolution de la ville, d’autant plus avec l’interdiction de brûler des déchets verts. » Il ne s’agira que « de propositions », assure-t-il. « Notre idée reste de coconstruire avec la population », tel que la liste l’a déjà fait, sur ce même procédé, pour l’école publique, et le fera, prochainement, sur les questions liées aux transports et à la démocratie locale.

    Philippe Jérôme reconnaît toutefois que tout ne pourra être réalisé tel que le voudrait « Uni.e.s pour Draguignan », notamment en raison du renouvellement du renouvellement du contrat de délégation de service public (DSP) sur la gestion des déchets avec Pizzorno jusqu’en 2032 : « On militera toujours pour une gestion publique, mais si on étions élu, ça coûterait très cher de remettre en cause la convention. Nos propositions viennent s’insérer dans le cadre contraint de ce contrat. » Cette réunion débutera par ailleurs par une prise de parole de la tête de liste, qui devrait être investie ce jeudi.

  • Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    « Le contournement autoroutier est ma plus grande fierté. » Près d’un mois après avoir annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026, le maire (PCF), Laurent Belsola, tire le bilan de son premier mandat à la tête de Port-de-Bouc face à la presse, autour d’un café pris au restaurant des Arcades, mercredi matin. Le douanier de métier, toujours à mi-temps, se dit satisfait d’avoir « réalisé 90% de ce qu’on avait annoncé » en 2020.

    équipements publics

    Plusieurs équipements publics ont été rénovés ou créés. Comme le réseau de chaleur Seanergies, pour lequel les travaux sont engagés depuis début septembre, en même temps que la réfection des canalisations d’eau et des routes « percées dans toute la ville », comme précise l’édile. Le maire énumère aussi « la rénovation énergétique de la maison des services publics, du centre culturel Triolet, la salle Gagarine et la maison des associations ».

    Au niveau sportif, Laurent Belsola indique que « le parc Jean-Christophe Unia est fini », avec gymnase, stade, trois courts de tennis et deux de padel, au nord-est de la ville. Le stade Bianco, en centre-ville, a été entièrement refait avec « tribunes, éclairage et pelouse synthétique », inaugurés en avril 2024.

    La culture n’est pas en reste. La Micro-Folie est aussi « une grande fierté » pour Laurent Belsola : « Ce musée numérique permet à ceux qui ne peuvent pas aller à Paris ou Madrid de voir les œuvres et de se les faire expliquer comme avec un guide. Il est déjà réservée sur 2 ans par les écoles ! » Une nouvelle maison des jeunes « sera inaugurée en janvier », promet l’édile, « un bel outil hors des quartiers, central pour la jeunesse, qui pourra aussi servir pour des expositions » dans l’ancienne criée du port Renaissance.

    Tranquillité publique

    Autre sujet majeur, la tranquillité publique. « Le combat mené avec la population contre les narcotrafics à payé », considère Laurent Belsola. « Nous avons une présence régulière de la police, une trentaine sur le terrain. Ils ont assaini une situation difficile avec six points de deal au début du mandat et maintenant un et demi », poursuit le maire. Ce dernier estime avoir « gagné une bataille, mais pas la guerre », après avoir « rencontré les préfets et deux ministres », notamment Bruno Retailleau (LR) avec Fabien Roussel (PCF), en début d’année.

    C’est dans ce cadre que l’édile a demandé à l’état, en septembre, de créer « un commissariat mixte des polices nationales et municipales, pour lequel nous avons des locaux ».

    L’élu communiste assume « se différencier de la droite qui favorise la police au détriment du sport, de la culture ou de l’éducation ».

    Rénovation urbaine

    Laurent Belsola inscrit la rénovation urbaine « dans la continuité de ce qui a été lancé en 2015 », lorsqu’il était adjoint aux sports de Patricia Pédinielli (PCF). En cette fin 2025, l’édile souligne que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) prévoit de « faire tomber les maisons en ruine et la barre de la Lèque », ainsi que de « refaire la place comme avant, près des commerces et piétonnisée, d’ici fin 2026 ». Il concède « des temps administratifs » longs, mais assure qu’« on a relogé tout le monde et on entre dans la phase de destruction », comme pour les Aigues Douces, où les rendez-vous avec les habitants se sont multipliés récemment.

    L’actuel maire ne cache pas sa « fierté quant au contournement autoroutier attendu depuis 50 ans. Quand il sera réalisé, on pourra réaménager la RN 168 en boulevard métropolitain, ça va redessiner la ville ».

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Michel Mercier, Le Martinet (Gard)

    « Le mandat de maire est un joli mandat, j’avais envie de rendre service »

    Édile de ce village de 740 âmes depuis 2008, Michel Mercier a encore envie de continuer. C’est donc naturellement qu’il est candidat à sa succession. « On travaille sur le long terme, cela fait quelques temps que je suis maire et il y a une volonté de poursuivre la politique menée depuis une décennie dans un esprit de solidarité. On est dans la continuité avec de l’enthousiasme, de la sérénité. Le mandat de maire est un joli mandat, j’avais envie de rendre service », soutient Michel Mercier. Néanmoins, la majorité sortante sera quelque peu remaniée afin de prendre en compte la dernière réforme des municipales dans les villages de moins de 1 000 habitants, la parité au sein des listes étant de rigueur et le panachage étant fini.

    Pas de quoi démotiver l’équipe de Michel Mercier, ce dernier misant « sur le travail collectif, je ne crois pas à la divine personne avec toutes les qualités » afin de développer les deux thèmes principaux de sa campagne, l’éducation et la jeunesse. « On pallie les carences de l’agglo d’Alès qui a la compétence de la jeunesse. Nous organisons donc des séjours à thème pour les enfants, la cantine est à un euro », énumère Michel Mercier. Un élan de solidarité que l’édile souhaite amplifier. Bien que le contexte économique soit un peu morose, la fiscalité ne bougera pas. « Cela fait 30 ans que nous n’avons pas touché à la fiscalité. Nous avons une gestion rigoureuse, ce qui nous permet de ne pas avoir beaucoup de dettes et l’excédent nous permet d’investir. » Un investissement qui pourra servir à l’aménagement du cœur de village et la réhabilitation d’une résidence pour personnes âgées.

    L.D.

    Jacques Demanse, Sauveterre (Gard)

    « Se présenter, c’est faire de la Résistance »

    Trente ans après s’être assis pour la première fois dans le fauteuil de maire de Sauveterre, Jacques Demanse n’est pas prêt à jeter l’éponge. « J’ai toujours la même motivation pour continuer à travailler pour les Sauveterrois et pour la qualité de vie de la commune. On va se serrer les coudes surtout dans le contexte actuel où on va se faire assassiner par le gouvernement dans les dotations. Mais je vais mouiller ma chemise pour Sauveterre. Se présenter aujourd’hui, c’est faire de la Résistance pour que la commune sorte au mieux les administrés de cette tempête », précise l’édile.

    Une résistance qui passe par la poursuite de la rénovation énergétique des bâtiments communaux, impulsée lors du précédent mandat. Mais Jacques Demanse ambitionne d’aller plus loin avec un véritable service public de l’énergie. « On pousse pour faire notre propre énergie. Le soleil appartient à tout le monde, on en marre de donner quitus à des sociétés privées qui se gavent comparé à ce que nous rapporte la location des terrains. On veut créer notre propre énergie solaire et la raccorder à nos bâtiments pour réduire la facture énergétique. »

    Christian Miaille, La Vernarède (Gard)

    « Maire rural, c’est la gestion du quotidien »

    Maire PCF de La Vernarède depuis 2020, Christian Miaille repartira en 2026. Sans slogan ni bilan ronflant, il avance une raison simple, presque désarmante : « Parce que j’adore ça. » Ce qu’il aime, précise-t-il, c’est « rendre service aux gens ». Rien d’autre.

    Dans ce village cévenol de 420 habitants, l’élu revendique une gestion au ras du terrain. « On est là pour écouter et apporter ce dont les habitants ont besoin. Un petit village, ça ne se gère pas avec des grandes phrases, mais avec du concret. Le reste, je m’en fous. » Miaille assume une approche totalement dépolitisée : « Ma politique, c’est quand je vote. Après, je suis là pour la population, pas pour autre chose. »

    Face à la montée de l’extrême droite dans le Gard, il a sa propre idée : l’écoute avant tout. « Les petits villages n’ont qu’à faire comme moi, il y aura moins d’extrême droite », lâche-t-il. Être présent, jouer les médiateurs, résoudre les petites tensions du quotidien, même celles qui semblent anodines : « Les fleurs volées au cimetière, par exemple… On cherche, on trouve, on parle. C’est ça, un maire rural. »

    A.J.

  • [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    La Marseillaise : Jeudi 11 décembre, a lieu la restitution publique des réponses au questionnaire de « Nîmes en commun » auxquels ont répondu plus de 3 000 habitants. Pourquoi cette démarche ?

    Vincent Bouget : C’est une des étapes de la construction politique que nous avons engagé il y a un an maintenant et qui consistait à changer de perspective dans une campagne électorale. C’est-à-dire qu’au lieu d’arriver avec des propositions soumises au choix des électeurs nous avons d’abord souhaité écouter les habitants de la ville. Quels étaient les sujets qui les préoccupaient le plus ? Les objets de débats, de controverses, les problématiques essentielles pour eux. Cela a été la première partie du travail, jusqu’en juin.

    Ensuite, à partir des problématiques et des controverses qu’on avait identifiées nous avons essayé de voir quelles étaient les priorités et les réponses à apporter. Dans les sujets de débat qui avaient été posés – le cadre de vie, la question de la réussite économique ou sociale, la question de la démocratie, du rôle du politique – il n’y avait pas toujours les mêmes priorités émises par les uns et les autres dans la population. On voulait avoir l’émanation la plus fidèle possible de là où en était la population nîmoise.

    La Marseillaise : Ces réponses
    vont-elles charpenter le programme de «
     Nîmes en commun » ?

    V.B. : Ce questionnaire vise à la fois à quantifier les sujets et à dégager un certain nombre de priorités telles qu’elles sont pensées par les habitants. Elles peuvent, des fois, nous percuter ou ne pas être dans nos façons de penser ou de faire. Mais on doit répondre aux questions telles qu’elles sont posées et pas telles qu’on imagine qu’elles devraient l’être ! Souvent, on a l’impression d’avoir la science infuse et des propositions qui peuvent être crédibles mais qui ne rencontrent pas d’écho parce qu’on arrive pas en entrer en dialogue avec la population.

    L’enjeu de la soirée du jeudi 11 décembre est d’affiner le projet et de dégager les priorités du prochain mandat : priorités opérationnelles, dans le temps, de voir par quoi on commence et de quelle manière. Après, nous ferons des choix politiques. L’objectif est de présenter publiquement soit fin janvier ou début février la liste et le programme.

    Le nombre de questionnaires
    à analyser est impressionnant…

    V.B. : Oui, nous avons plus de 3 000 questionnaires remplis, essentiellement « papier ». Ce n’est pas le questionnaire en ligne qui a le mieux marché. C’était une volonté parce qu’un questionnaire « papier » permet la rencontre. Cela nous a permis de nous déployer dans la ville et d’aller échanger avec les habitants. Et cela a permis à des habitants de se retrouver dans un appartement ou dans un marché pour engager une discussion. Notre volonté, depuis le début, c’est vraiment de retrouver les voies de la discussion et de la délibération collective. Parce ce que dans nos sociétés ces espaces démocratiques existent de moins en moins et sont mis à mal. Le monde politique est déconnecté parfois du débat.

    La volonté est de dialoguer, d’échanger, confronter des idées et de faire que les gens se reparlent. Quand on crée les cadres du débat, on s’aperçoit que non seulement les gens ont envie et besoin de s’exprimer mais, qu’en plus, cela se passe bien. Partout depuis le début, on a trouvé des gens prêts à s’écouter. Tout cela avec un collectif de trois cents personnes qui nous permet d’être dans tous les quartiers.

    Comment va se constituer la liste qui va incarner Nîmes en commun ?

    V.B. : Nous sommes un collectif soutenu et investi par la quasi totalité des partis de gauche [sauf la FI, Ndlr.], et des propositions de candidatures émaneront des forces politiques mais pas que. Notre objectif est d’avoir une liste représentative de ce que nous sommes, c’est-à-dire à la fois un mouvement qui est soutenu par des organisations politiques et un mouvement ancré dans la ville avec des personnalités engagées aux profils différents. Il faut qu’on soit à l’image de la gauche et à l’image de la ville. Ensemble, on va porter un message dans ces élections. Car nous sommes à la croisée des chemins dans cette ville. On ne pouvait pas se résigner à ce qu’une minorité de personnes s’engagent dans les élections juste pour mettre un bulletin dans une urne. Parce que ça, c’est le risque de laisser la place à des discours qui vont s’appuyer sur la division, la méfiance des uns vis-à-vis des autres. « Nîmes en commun » c’est dire : On construit ensemble. On n’est pas d’accord sur tout – à gauche c’est le cas – on a des différences et on a fait le pari que nos différences nous enrichissent et que la diversité est un atout. On veut être l’équipe de toute la population.

    En fait, vous êtes le véritable antidote à l’extrême droite RN ?

    V.B. : Face à la division, il faut faire du commun et je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite. Si on veut faire reculer le terreau sur lequel se nourrit l’extrême droite, c’est aussi en proposant un espace démocratique, apaisé, dynamique qui permet aux gens de se reparler. Parce que c’est quand on ne se parle plus que l’on cherche des boucs émissaires, qu’on a de la frustration. Mais cela ne suffit pas. Il y a aussi des réponses économiques et sociales qu’ils nous faut apporter.

    On a vocation, quand nous serons aux manettes après mars, à continuer cette méthode participative tout en apportant des réponses concrètes aux difficultés qui sont posées immédiatement et des choses qui nous permettent de se projeter.

    Si on ne se projette pas collectivement, soit on fait du chacun pour soi, çà c’est la ville libérale où les intérêts particuliers priment sur le collectif. Soit on fait du tous contre tous, çà c’est les forces de l’extrême droite qui divisent la population. Soit on regarde ensemble, on se parle et on fait du commun.

    Bouget en tête au premier tour

    Selon un sondage, Vincent Bouget arrive en tête du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, devant le Rassemblement national. Réalisée par Le Réveil du Midi et l’Institut Quorum, l’enquête crédite Vincent Bouget de 28% et le candidat de l’extrême droite (pas désigné) de 27%. La droite pointe en 4e et 5e position avec 22% pour Franck Proust et 8% pour Julien Plantier devancé par les 9% de Valérie Rouverand (Ren). La FI obtient 6%. Le scrutin est ouvert avec une dynamique à gauche incarnée par « Nîmes en commun ».

  • Municipales : le préfet de Vaucluse « inquiet des tensions »

    Municipales : le préfet de Vaucluse « inquiet des tensions »

    Sauf chamboulement national, les municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochain. Une échéance électorale qui préoccupe beaucoup la préfecture. Et pas que pour des questions organisationnelles. « Je suis inquiet des tensions, j’appelle les candidats et les électeurs à être respectueux les uns des autres », implore le préfet Thierry Suquet qui recevait la presse, jeudi matin. Le représentant de l’État prend l’exemple de « Carpentras, un cas caricatural », où notamment le maire-candidat Serge Andrieu (DVG) a déposé plainte après avoir reçu une lettre anonyme d’intimidation, y voyant la patte de son prédécesseur et aussi candidat, Francis Adolphe.

    « Il ne faut pas que le débat démocratique ne déverse des menaces sur les maires », estime le préfet. Ou que cela les aggrave car plusieurs élus ont déjà témoigné de violences verbales ou physiques reçues. « Des maires me disent recevoir des menaces sur leur famille, il y a des demandes de protection fonctionnelle, quatre élus au total sont déjà équipés d’un système de bouton d’alerte », décrit-il.

    Autre menace, celle de l’entrisme du narcotrafic dans la campagne. La Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques a pointé du doigt cette possible ingérence. Se disant « attentif », Thierry Suquet tempère : « Je n’ai pas de crainte particulière sur le fait que les réseaux de narcotrafiquants tenteraient de s’introduire en masse dans les conseils municipaux ». Sans pour autant exclure que « le risque de se laisser corrompre et d’acheter la paix sociale existe, mais le système des comptes de campagne permet de contrôler qui donne, il n’y a pas de don en liquide ».

  • L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    Le chemin de l’union de la gauche pour les municipales risque bien d’être semé d’embûches. Alors que, dimanche 7 décembre, le collectif La Ciotat nous rassemble, « composé de femmes et d’hommes de gauche, écologistes et citoyens » a distribué des tracts en ville, intitulés « Rassembler la gauche, les écologistes et les citoyens, c’est possible ! », Toni Delogu a réagi, ce lundi. « Je trouve cela très prématuré, car au niveau local et fédéral, aucun accord n’a été conclu à ce jour entre le PCF, le PS, les Verts… Il ne faut pas un rassemblement de façade », a-t-il désapprouvé.

    Désaccord sur la tête

    de liste

    Avant d’enchaîner : « On est à ce jour en capacité de monter une liste avec le PS, Place publique, Génération.s et certains membres du collectif “Pour que vive le NFP à La Ciotat”. Mais pas avec le représentant de LFI, Jean-Paul Coste, un mélenchoniste qui nous traite de “traîtres”. » Il poursuit : « Nous avons rencontré les Verts, il y a quelques jours. Ils sont favorables à un renouvellement de l’échiquier politique et à une tête de liste féminine. »

    Si La Ciotat nous rassemble a démarré la campagne des municipales en solo, « c’est parce que chaque jour, on me demande : “que fait la gauche ?” », justifie le communiste Karim Ghendouf. Il précise : « Et il est hors de question que nous laissions l’espace d’expression politique à l’extrême droite. »

    Dans la commune, Daniel Salenc, soutenu par le RN, a été le premier à se déclarer candidat aux municipales. Quant au maire (DVD) Alexandre Doriol, « il est ultraprésent et utilise les moyens de communication de la Ville pour sa campagne qui ne dit pas son nom », attaque le conseiller municipal d’opposition.

    Karim Ghendouf reconnaît que le contenu du tract distribué dimanche est « une déclaration d’intention. Notre volonté est de rassembler toute la gauche sans exclusive. à ce jour, elle n’a pas été entendue. Mais je ne désespère pas que la gauche prenne ses responsabilités ».

    Parmi les « points de blocage » à l’union, il cite « le périmètre de l’union. Nous la souhaitons du PS à LFI. Or, le PS ne veut pas travailler avec LFI et vice versa ». Il évoque aussi un désaccord sur « la méthode » : « Je ne veux pas que les gens soient dans une posture politique, mais qu’ils se mettent autour de la table et travaillent pour leur commune et ses habitants. » Mais le désaccord le plus flagrant concerne la tête de liste. « À ce jour, on n’a pas posé de préalable. Mais on pense avoir une légitimité non négligeable », défend Karim Ghendouf. Le comité de soutien à la liste a d’ores et déjà rassemblé « 150 personnes », indique-t-il.

    La Fédération du PS des Bouches-du-Rhône « a émis le vœu d’une candidature féminine pour la tête de liste », confie la socialiste et conseillère municipale d’opposition Martine Cuccaroni. Native de La Ciotat, engagée en politique depuis 2012, cette monitrice de sport à la retraite « à la fibre sociale » s’est portée candidate. Aux militants ensuite de voter. Pour elle, il est temps que Karim Ghendouf, « qui se présente depuis dix-huit ans dans le cadre d’une liste d’union de la gauche », passe la main, « car ses résultats plafonnent ».

    Nouveau venu, non pas dans le paysage politique ciotaden, mais dans cette nouvelle campagne des municipales : Bernard Ougourlou-Oglou. L’ex-premier secrétaire du PS se présente comme « un social-démocrate au-dessus des partis ». Commentaire de son ex-colistière, Martine Cuccaroni : « Bernard cherche à affaiblir l’union de la gauche ».

  • Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste écologique et de gauche, mais pas une liste « citoyenne » – nom trop emprunté – estime Hervé Plisson. Le septuagénaire, adhérent depuis plus de deux décennies au parti Les Écologistes, ancien conseiller municipal d’opposition entre 2014 et 2020, prend la tête du Printemps boucain, en lice pour les élections municipales. Le nom ? Un « léger » clin d’œil au Printemps marseillais.

    Au sein des 33 noms qui composent la liste, ce sont « toutes les gauches » qui seront représentées, puisque deux Insoumis sont intégrés au groupe. « Bien que la liste soit majoritairement composée de membres de l’association Bouc-Bel-Air pour Tous (présidée par Gérard Blanc) ».

    Deux autres listes sont pour le moment en lice face au Printemps boucain : celle menée par Mathieu Morateur (SE) et celle portée par Bruno Aubry (DVG). Le maire actuel, Mathieu Pietri (DVD), n’a pas encore officialisé sa candidature.

    La liste du Printemps boucain brandit, parmi ses priorités, le retour à une ville durable dans cette commune enclavée entre « l’usine Lafarge, une ligne à haute tension, un gazoduc et maintenant un data center, liste le candidat. Mais, à ce jour, c’est une ville traversée par un trafic routier insupportable », rapporte aussi ce Boucain qui entend défendre un projet de « régulation » des entrées et sorties de la commune.

    C’est une longue liste d’ambitions et de propositions que met sur la table Hervé Plisson. Y compris « mettre fin au développement urbain au coup par coup ». Côté social, le projet de « pousser la construction de logements sociaux, jusqu’à 60% des parts (réservées) » est envisagé, malgré les contraintes.

  • Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Il y a du changement à gauche pour les municipales. Suite à un deuil familial, Patrice Philip (PS) se désiste et laisse la tête de liste à Laurence Jouanaud (PCF). Cette institutrice à la retraite, installée à La Mède depuis 32 ans, s’était déjà présentée aux élections législatives de 2017 et aux départementales de 2015.

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union des forces de gauche progressistes et de personnes issues de la société civile, face au maire sortant élu par deux fois au premier tour, Roland Mouren (DVD), et au candidat d’extrême droite, actuellement conseiller municipal d’opposition, Alain Vaccalluzzo. Pour elle, la menace RN est « réelle et grave vu leurs scores aux dernières élections législatives et européennes ».

    « On s’est réunis sur cette liste sur la base : plus Mouren et pas le RN », explique-t-elle. La gauche veut en finir avec l’édile sortant, qui a « agité pendant douze ans le spectre des bêtises qui avaient été faites par ses prédécesseurs socialistes, cet emprunt toxique, disant que grâce à lui, la dette va beaucoup mieux ». Mais à quel prix ? « Il a notamment fait des économies sur le tissu associatif, avec des subventions données au coup de cœur. »

    Redynamiser

    le centre-ville

    Laurence Jouanaud dénonce l’immobilisme de Roland Mouren, qui « n’a rien dépensé pour la population, en dehors de la construction de la salle des fêtes qui a coûté plus de 10 millions d’euros, qui a été sa seule réalisation en douze ans ».

    La tête de liste veut se battre pour la qualité de vie des habitants de Châteauneuf-les-Martigues. « Il faut arrêter de faire de cette commune une ville dortoir avec des ensembles résidentiels, des immeubles qui se développent partout sans espace vert, ni aire de jeux pour les enfants, affirme-t-elle. Rien n’est prévu pour la vie des gens. On veut développer les espaces de vie collectifs. »

    Elle ajoute : « On veut aussi redynamiser le centre-ville, qui se meurt, en aidant les bistrots, les restaurants et les petits commerces à s’installer, en baissant les loyers par exemple. »

  • Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala a choisi La Provence, où il a fait ses classes il y a 25 ans, pour officialiser, lundi, sa candidature à un deuxième mandat à la mairie d’Allauch. à 42 ans, ce proche de Renaud Muselier resté chez LR, fixe deux priorités : « L’éducation et la sécurité. »

    Dans ce premier mandat qu’il rappelle marqué par une succession de crises sanitaire, sociale, économique, géopolitique, et aujourd’hui institutionnelle, Lionel de Cala met à son actif la restauration de l’hôtel de ville historique et l’ouverture du pôle culturel de l’Usine électrique. Le président du groupe majoritaire Provence Unie au conseil départemental met aussi en avant la nouvelle caserne des pompiers d’Allauch et Plan-de-Cuques « promise depuis 20 ans ».

    Le RN en embuscade,

    la gauche unie

    Un établissement largement financé par le Département, « premier partenaire financier » de la commune, dont les subventions en tout genre sont passées de 820 000 euros en 2020 à 8,3 millions. La Chambre régionale des comptes pointe dans un rapport ces aides dont le montant « explique 55% de la dette » de la collectivité et ne sont pas orientées vers les municipalités qui en ont le plus besoin.

    Le maire défend aussi dans son entretien sa politique en matière de logement social et continue d’espérer une « réforme » de la loi SRU, jugeant « inutilement punitif de devoir verser des pénalités de plus de 1,2 million d’euros à l’État », alors que sa commune ne compte que 7,5% de logement sociaux. Un argument de choix, visiblement, pour celui qui a mis fin en 2020 à 45 ans de règne Povinelli, devançant au second tour (59,66%), la candidate divers droite Monique Robineau-Chailan (24,41%) et l’extrême droite (RN) menée par Laurent Jacobelli (15,91%). C’est Christelle Varnier qui sera, en mars prochain, la tête de liste du parti lepéniste.

    Balayées au 1er tour il y a six ans, les forces de gauche et écologistes ont choisi cette fois l’unité. « Face à la menace grandissante de l’extrême droite et à une gestion municipale conservatrice, nous soutenons une liste écologique sociale et solidaire », indiquait, début décembre, un communiqué signé de l’ensemble des forces de gauche, appelant « tous les citoyens qui le souhaitent » à apporter leurs contributions dans l’élaboration d’un « projet alternatif et concret ». Cette liste sera conduite par Frédéric Dutoit, Dorothée Sudan, Vincent Coulomb et Denise Triscari.

  • Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Un incinérateur qui ne chauffe pas assez fort pour détruire les Pfas. Entendre les composés « per » et « polyfluoroalkylés », présents notamment dans les textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie ou encore les revêtements antiadhésifs. Pour Sébastien Barles, conseiller communautaire écologiste, responsable du collectif écolo-citoyen Vaï Marseille, et Paul Poulain, ingénieur prévention, le centre Évéré, basé depuis 15 ans à Fos-sur-Mer, n’est pas adapté à l’élimination de certains déchets devenus omniprésents dans les ordures ménagères.

    « En chauffant à 850 degrés, il ne prend pas en compte la résistance au feu des Pfas qui, pour être détruits, doivent brûler entre 1 100 et 1 400 degrés », pose Paul Poulain. De quoi garantir une minéralisation de ce genre de déchets, précise une étude de l’Ineris parue en 2023.

    L’ingénieur prévention dans les assurances et auteur de Tout peut exploser, Enquête sur les risques et les impacts industriels (Fayard), insiste sur la dangerosité de ce polluant méconnu. « 4 700 substances au total listées par l’OCDE », précise-t-il, citant une étude de 2018, mise à jour en février 2025. Si un plan d’action interministériel sur les Pfas a été mis en place en 2024, la réglementation au niveau national et européen de ces substances reste embryonnaire.

    Des bases de données limitées

    Paul Poulain entend alerter et sensibiliser le grand public aux risques sanitaires de ce genre d’installation et au-delà des émissions des zones industrielles. « Ce n’est pas comme si on avait des doutes », considère-t-il, se basant sur une étude de Santé publique France, parue ce 4 décembre, sur l’état de santé des populations autour des grands bassins industriels où la zone de Berre, Fos et Marseille a été prise en compte. Les conclusions de l’établissement public ne sont pas aussi tranchées. Ce dernier indiquant que « des résultats ont montré une association entre une exposition liée à des industries (…) et des surrisques pour certains indicateurs de santé », mais qu’ils sont à « mettre en perspectives, au vu des limites identifiées des bases de données utilisées et du design même de l’étude, qui ne permet pas d’établir de lien causal entre l’exposition industrielle et l’apparition des pathologies étudiées ». Il souligne néanmoins « l’importance de maintenir et renforcer la surveillance environnementale des installations industrielles ».

    Concrètement, « nous avons écrit au préfet de région sur la question du contrôle et de l’accès à l’information », indique Sébastien Barles, pour qui cette question s’inscrit également dans un contexte électoral. « Ce sera un sujet de l’élection métropolitaine, niveau auquel nous comptons organiser des états généraux des déchets », espère l’élu. Paul Poulain ne cache pas non plus ses ambitions. « Je vais rejoindre Vaï pour les municipales, je serai sur la liste dans les 15e et 16e arrondissements, secteur de Marseille le plus impacté » par la pollution estime-t-il, dénonçant au passage une « inégalité territoriale ».