Tag: Municipales

  • L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    Le chemin de l’union de la gauche pour les municipales risque bien d’être semé d’embûches. Alors que, dimanche 7 décembre, le collectif La Ciotat nous rassemble, « composé de femmes et d’hommes de gauche, écologistes et citoyens » a distribué des tracts en ville, intitulés « Rassembler la gauche, les écologistes et les citoyens, c’est possible ! », Toni Delogu a réagi, ce lundi. « Je trouve cela très prématuré, car au niveau local et fédéral, aucun accord n’a été conclu à ce jour entre le PCF, le PS, les Verts… Il ne faut pas un rassemblement de façade », a-t-il désapprouvé.

    Désaccord sur la tête

    de liste

    Avant d’enchaîner : « On est à ce jour en capacité de monter une liste avec le PS, Place publique, Génération.s et certains membres du collectif “Pour que vive le NFP à La Ciotat”. Mais pas avec le représentant de LFI, Jean-Paul Coste, un mélenchoniste qui nous traite de “traîtres”. » Il poursuit : « Nous avons rencontré les Verts, il y a quelques jours. Ils sont favorables à un renouvellement de l’échiquier politique et à une tête de liste féminine. »

    Si La Ciotat nous rassemble a démarré la campagne des municipales en solo, « c’est parce que chaque jour, on me demande : “que fait la gauche ?” », justifie le communiste Karim Ghendouf. Il précise : « Et il est hors de question que nous laissions l’espace d’expression politique à l’extrême droite. »

    Dans la commune, Daniel Salenc, soutenu par le RN, a été le premier à se déclarer candidat aux municipales. Quant au maire (DVD) Alexandre Doriol, « il est ultraprésent et utilise les moyens de communication de la Ville pour sa campagne qui ne dit pas son nom », attaque le conseiller municipal d’opposition.

    Karim Ghendouf reconnaît que le contenu du tract distribué dimanche est « une déclaration d’intention. Notre volonté est de rassembler toute la gauche sans exclusive. à ce jour, elle n’a pas été entendue. Mais je ne désespère pas que la gauche prenne ses responsabilités ».

    Parmi les « points de blocage » à l’union, il cite « le périmètre de l’union. Nous la souhaitons du PS à LFI. Or, le PS ne veut pas travailler avec LFI et vice versa ». Il évoque aussi un désaccord sur « la méthode » : « Je ne veux pas que les gens soient dans une posture politique, mais qu’ils se mettent autour de la table et travaillent pour leur commune et ses habitants. » Mais le désaccord le plus flagrant concerne la tête de liste. « À ce jour, on n’a pas posé de préalable. Mais on pense avoir une légitimité non négligeable », défend Karim Ghendouf. Le comité de soutien à la liste a d’ores et déjà rassemblé « 150 personnes », indique-t-il.

    La Fédération du PS des Bouches-du-Rhône « a émis le vœu d’une candidature féminine pour la tête de liste », confie la socialiste et conseillère municipale d’opposition Martine Cuccaroni. Native de La Ciotat, engagée en politique depuis 2012, cette monitrice de sport à la retraite « à la fibre sociale » s’est portée candidate. Aux militants ensuite de voter. Pour elle, il est temps que Karim Ghendouf, « qui se présente depuis dix-huit ans dans le cadre d’une liste d’union de la gauche », passe la main, « car ses résultats plafonnent ».

    Nouveau venu, non pas dans le paysage politique ciotaden, mais dans cette nouvelle campagne des municipales : Bernard Ougourlou-Oglou. L’ex-premier secrétaire du PS se présente comme « un social-démocrate au-dessus des partis ». Commentaire de son ex-colistière, Martine Cuccaroni : « Bernard cherche à affaiblir l’union de la gauche ».

  • Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste écologique et de gauche, mais pas une liste « citoyenne » – nom trop emprunté – estime Hervé Plisson. Le septuagénaire, adhérent depuis plus de deux décennies au parti Les Écologistes, ancien conseiller municipal d’opposition entre 2014 et 2020, prend la tête du Printemps boucain, en lice pour les élections municipales. Le nom ? Un « léger » clin d’œil au Printemps marseillais.

    Au sein des 33 noms qui composent la liste, ce sont « toutes les gauches » qui seront représentées, puisque deux Insoumis sont intégrés au groupe. « Bien que la liste soit majoritairement composée de membres de l’association Bouc-Bel-Air pour Tous (présidée par Gérard Blanc) ».

    Deux autres listes sont pour le moment en lice face au Printemps boucain : celle menée par Mathieu Morateur (SE) et celle portée par Bruno Aubry (DVG). Le maire actuel, Mathieu Pietri (DVD), n’a pas encore officialisé sa candidature.

    La liste du Printemps boucain brandit, parmi ses priorités, le retour à une ville durable dans cette commune enclavée entre « l’usine Lafarge, une ligne à haute tension, un gazoduc et maintenant un data center, liste le candidat. Mais, à ce jour, c’est une ville traversée par un trafic routier insupportable », rapporte aussi ce Boucain qui entend défendre un projet de « régulation » des entrées et sorties de la commune.

    C’est une longue liste d’ambitions et de propositions que met sur la table Hervé Plisson. Y compris « mettre fin au développement urbain au coup par coup ». Côté social, le projet de « pousser la construction de logements sociaux, jusqu’à 60% des parts (réservées) » est envisagé, malgré les contraintes.

  • Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Il y a du changement à gauche pour les municipales. Suite à un deuil familial, Patrice Philip (PS) se désiste et laisse la tête de liste à Laurence Jouanaud (PCF). Cette institutrice à la retraite, installée à La Mède depuis 32 ans, s’était déjà présentée aux élections législatives de 2017 et aux départementales de 2015.

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union des forces de gauche progressistes et de personnes issues de la société civile, face au maire sortant élu par deux fois au premier tour, Roland Mouren (DVD), et au candidat d’extrême droite, actuellement conseiller municipal d’opposition, Alain Vaccalluzzo. Pour elle, la menace RN est « réelle et grave vu leurs scores aux dernières élections législatives et européennes ».

    « On s’est réunis sur cette liste sur la base : plus Mouren et pas le RN », explique-t-elle. La gauche veut en finir avec l’édile sortant, qui a « agité pendant douze ans le spectre des bêtises qui avaient été faites par ses prédécesseurs socialistes, cet emprunt toxique, disant que grâce à lui, la dette va beaucoup mieux ». Mais à quel prix ? « Il a notamment fait des économies sur le tissu associatif, avec des subventions données au coup de cœur. »

    Redynamiser

    le centre-ville

    Laurence Jouanaud dénonce l’immobilisme de Roland Mouren, qui « n’a rien dépensé pour la population, en dehors de la construction de la salle des fêtes qui a coûté plus de 10 millions d’euros, qui a été sa seule réalisation en douze ans ».

    La tête de liste veut se battre pour la qualité de vie des habitants de Châteauneuf-les-Martigues. « Il faut arrêter de faire de cette commune une ville dortoir avec des ensembles résidentiels, des immeubles qui se développent partout sans espace vert, ni aire de jeux pour les enfants, affirme-t-elle. Rien n’est prévu pour la vie des gens. On veut développer les espaces de vie collectifs. »

    Elle ajoute : « On veut aussi redynamiser le centre-ville, qui se meurt, en aidant les bistrots, les restaurants et les petits commerces à s’installer, en baissant les loyers par exemple. »

  • Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala a choisi La Provence, où il a fait ses classes il y a 25 ans, pour officialiser, lundi, sa candidature à un deuxième mandat à la mairie d’Allauch. à 42 ans, ce proche de Renaud Muselier resté chez LR, fixe deux priorités : « L’éducation et la sécurité. »

    Dans ce premier mandat qu’il rappelle marqué par une succession de crises sanitaire, sociale, économique, géopolitique, et aujourd’hui institutionnelle, Lionel de Cala met à son actif la restauration de l’hôtel de ville historique et l’ouverture du pôle culturel de l’Usine électrique. Le président du groupe majoritaire Provence Unie au conseil départemental met aussi en avant la nouvelle caserne des pompiers d’Allauch et Plan-de-Cuques « promise depuis 20 ans ».

    Le RN en embuscade,

    la gauche unie

    Un établissement largement financé par le Département, « premier partenaire financier » de la commune, dont les subventions en tout genre sont passées de 820 000 euros en 2020 à 8,3 millions. La Chambre régionale des comptes pointe dans un rapport ces aides dont le montant « explique 55% de la dette » de la collectivité et ne sont pas orientées vers les municipalités qui en ont le plus besoin.

    Le maire défend aussi dans son entretien sa politique en matière de logement social et continue d’espérer une « réforme » de la loi SRU, jugeant « inutilement punitif de devoir verser des pénalités de plus de 1,2 million d’euros à l’État », alors que sa commune ne compte que 7,5% de logement sociaux. Un argument de choix, visiblement, pour celui qui a mis fin en 2020 à 45 ans de règne Povinelli, devançant au second tour (59,66%), la candidate divers droite Monique Robineau-Chailan (24,41%) et l’extrême droite (RN) menée par Laurent Jacobelli (15,91%). C’est Christelle Varnier qui sera, en mars prochain, la tête de liste du parti lepéniste.

    Balayées au 1er tour il y a six ans, les forces de gauche et écologistes ont choisi cette fois l’unité. « Face à la menace grandissante de l’extrême droite et à une gestion municipale conservatrice, nous soutenons une liste écologique sociale et solidaire », indiquait, début décembre, un communiqué signé de l’ensemble des forces de gauche, appelant « tous les citoyens qui le souhaitent » à apporter leurs contributions dans l’élaboration d’un « projet alternatif et concret ». Cette liste sera conduite par Frédéric Dutoit, Dorothée Sudan, Vincent Coulomb et Denise Triscari.

  • Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Un incinérateur qui ne chauffe pas assez fort pour détruire les Pfas. Entendre les composés « per » et « polyfluoroalkylés », présents notamment dans les textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie ou encore les revêtements antiadhésifs. Pour Sébastien Barles, conseiller communautaire écologiste, responsable du collectif écolo-citoyen Vaï Marseille, et Paul Poulain, ingénieur prévention, le centre Évéré, basé depuis 15 ans à Fos-sur-Mer, n’est pas adapté à l’élimination de certains déchets devenus omniprésents dans les ordures ménagères.

    « En chauffant à 850 degrés, il ne prend pas en compte la résistance au feu des Pfas qui, pour être détruits, doivent brûler entre 1 100 et 1 400 degrés », pose Paul Poulain. De quoi garantir une minéralisation de ce genre de déchets, précise une étude de l’Ineris parue en 2023.

    L’ingénieur prévention dans les assurances et auteur de Tout peut exploser, Enquête sur les risques et les impacts industriels (Fayard), insiste sur la dangerosité de ce polluant méconnu. « 4 700 substances au total listées par l’OCDE », précise-t-il, citant une étude de 2018, mise à jour en février 2025. Si un plan d’action interministériel sur les Pfas a été mis en place en 2024, la réglementation au niveau national et européen de ces substances reste embryonnaire.

    Des bases de données limitées

    Paul Poulain entend alerter et sensibiliser le grand public aux risques sanitaires de ce genre d’installation et au-delà des émissions des zones industrielles. « Ce n’est pas comme si on avait des doutes », considère-t-il, se basant sur une étude de Santé publique France, parue ce 4 décembre, sur l’état de santé des populations autour des grands bassins industriels où la zone de Berre, Fos et Marseille a été prise en compte. Les conclusions de l’établissement public ne sont pas aussi tranchées. Ce dernier indiquant que « des résultats ont montré une association entre une exposition liée à des industries (…) et des surrisques pour certains indicateurs de santé », mais qu’ils sont à « mettre en perspectives, au vu des limites identifiées des bases de données utilisées et du design même de l’étude, qui ne permet pas d’établir de lien causal entre l’exposition industrielle et l’apparition des pathologies étudiées ». Il souligne néanmoins « l’importance de maintenir et renforcer la surveillance environnementale des installations industrielles ».

    Concrètement, « nous avons écrit au préfet de région sur la question du contrôle et de l’accès à l’information », indique Sébastien Barles, pour qui cette question s’inscrit également dans un contexte électoral. « Ce sera un sujet de l’élection métropolitaine, niveau auquel nous comptons organiser des états généraux des déchets », espère l’élu. Paul Poulain ne cache pas non plus ses ambitions. « Je vais rejoindre Vaï pour les municipales, je serai sur la liste dans les 15e et 16e arrondissements, secteur de Marseille le plus impacté » par la pollution estime-t-il, dénonçant au passage une « inégalité territoriale ».

  • Municipales : les communistes de Montpellier « dans la dynamique » avec des propositions sociales fortes

    Municipales : les communistes de Montpellier « dans la dynamique » avec des propositions sociales fortes

    C’est Place Albert 1er, alors que le tramway de la nouvelle ligne 5 fait ses essais « à blanc» (sans passagers) avant sa mise en service, le 20 décembre, que les communistes de Montpellier ont rendu publiques ce lundi 8 décembre leurs propositions pour les élections municipales de mars 2026.

    « Les élections municipales se déroulent dans un contexte national très compliqué et particulier avec la contradiction des 211 milliards d’aides aux entreprises sans aucun contrôle ni social et écologique et dans le même temps des collectivités à qui on va demander encore 8 milliards d’économies», introduit Clara Gimenez, conseillère municipale déléguée à la vie étudiante et vice-présidente de la Métropole Montpellier Méditerranée. Cela posé, la détermination reste de mise et Hervé Martin, adjoint aux sports, souligne la qualité du bilan municipal de la majorité du maire Mickaël Delafosse (PS) à laquelle les communistes participent. « On coche toutes les cases du projet que l’on avait proposé aux Montpelliérains en 2020.» résume Hervé Martin. « D’abord, des gros investissements avec la ligne 5 de tramway, la prolongation de la ligne 1, la gratuité des transports. Tout le bouclier social qui avait été promis aux Montpelliérains, au-delà des gros investissements, a été réalisé », appuie l’adjoint aux sports. Hervé Martin rappelle que pour une famille, la gratuité des transports représente l’équivalent d’un 13e mois de salaire. Le bilan « c’est aussi la mutuelle communale, les premiers m3 d’eau gratuits, le coup de pouce pour inscrire un enfant dans un club de sport ou une association culturelle. C’est l’encadrement des loyers…»

    Pour poursuivre cette dynamique, les communistes de Montpellier ont des propositions nouvelles à mettre en débat pour construire le projet municipal de la prochaine mandature. La première est plus que symbolique : « Nous faisons la proposition qu’il y ait quelque part à Montpellier sur une place, dans un lieu emblématique un monument pour la paix», quelle que soit sa forme : «une statue, une grande fresque. On fera appel à des artistes pour réfléchir à ce sujet pour nous absolument fondamental», insiste Hervé Martin.

    la deuxième grande proposition est la création d’une agence municipale du logement. « C’est un vrai sujet, particulièrement à Montpellier avec des ménages qui peinent de plus en plus à se loger avec un secteur privé qui spécule», explique Clara Gimenez. Après l’encadrement des loyers, le permis de louer «on a besoin de passer un nouveau cap et c’est dans ce contexte que l’on propose la création de cette agence municipale du logement qui permette de regrouper tous les dispositifs existants et de nouveaux. Que les gens aient un lieu unique pour poser leurs questions, connaître leurs droits».

    La troisième grande proposition des communistes montpelliérains est l’accès aux vacances. «Pas un enfant ne doit entrer en classe de 6e sans souvenirs de vacances» annonce Hervé Martin. « On propose que la ville de Montpellier achète un centre de vacances, que cela soit à la mer, à la montagne, peu importe, de façon à pouvoir accueillir tous les enfants de Montpellier qui ne peuvent pas partir en vacances. C’est absolument fondamental».

    Alors que le maire sortant Mickaël Delafosse n’a pas encore déclaré sa candidature pour un deuxième mandat (il prendra sa décision en début d’année), les communistes de Montpellier précise : « Pour nous, les discussions commencent de parti à parti pour s’entendre sur les contenus. Il est bien évident que si l’équipe a bien fonctionné pendant six ans, c’est aussi parce qu’elle avait un capitaine qui savait faire fonctionner l’équipe. Bien entendu nous souhaitons pouvoir continuer à travailler dans cette équipe élargie avec le même capitaine», précise Hervé Martin.

  • Un cap pour prendre soin de Gardanne

    Un cap pour prendre soin de Gardanne

    « Je ne suis pas un homme de parti, je porte des valeurs de gauche », a affirmé le candidat DVG aux municipales de 2026. En 2020, c’est une gauche fragmentée qui avait fait virer de bord une commune confiée depuis la Libération aux mains des communistes. PS, PCF, les Écologistes et Place publique, ainsi que des militants associatifs, se rassemblent aujourd’hui autour de l’ancien colistier de Roger Meï, pour porter une vision « collectiviste », face au « modernisme sectariste » d’une mandature LR entachée d’erreurs.

    Derrière le fondateur de l’établissement de soins palliatifs La Maison, c’est une gauche unie qui avance. D’abord pour réparer les plaies, « restaurer la confiance abîmée » par une « politique d’improvisation », a enjoint Jean-Marc La Piana. Après 5 ans aux manettes, Hervé Granier laisse un goût amer dans l’ex-cité minière : « Une gestion de la rénovation des écoles qui impose une délocalisation des élèves dans des modulables pendant trois ans de travaux, un projet de smart city à 40 millions d’euros retoqué pour ses irrégularités », rappelle un militant PCF. « L’abandon du centre de culture scientifique, des services publics dégradés et des agents municipaux en souffrance », ajoute une habitante de la cité Veline.

    Travail de terrain

    Pour balayer ce faux pas, Jean-Louis Guil, Gardannais depuis trois générations, s’est engagé dans le comité de soutien à la liste Ensemble, changeons de cap car, dit-il, « je retrouve dans cette équipe les valeurs de bienveillance et proximité de la ville de mon enfance ». Personnalité de la vie culturelle et sportive gardannaise, Silvia Caramanna a également choisi d’épauler « un homme de confiance, qui connaît nos enjeux, écoute et agit ».

    C’est à la fois en héritier et en bâtisseur d’un avenir « à construire ensemble » que Jean-Marc La Piana veut fédérer. De même que durant 31 ans, il a géré de manière collective La Maison, il invite les Gardannais et Biverrois à participer aux ateliers de travail déjà à l’œuvre « pour une action publique qui s’appuie sur l’écoute, le travail de terrain, car on ne construit pas la politique dans des bureaux ». En s’appuyant sur les atouts de la commune « son industrie, son offre de formation, sa capacité de résistance, de résilience », le candidat de gauche veut voir s’éloigner le spectre d’une ville-dortoir et rendre « leur fierté » à ses habitants. Une ville où « la sécurité ne se prône pas sur la peur mais sur la protection, qui accompagne les plus fragiles, répare les fractures ». Cette liste lance une invitation à prendre « un chemin collectif » avec « pour seule boussole l’intérêt général ».

    Nouvelle séance du conseil lundi soir

    Les élus gardannais se réunissent à nouveau ce lundi soir, à partir de 18h30, en salle du conseil municipal de l’hôtel de ville pour débattre et voter 32 délibérations, dont plusieurs portant sur les finances de la ville. Une décision modificative du budget 2025, les recettes et dépenses du budget 2026, des autorisations de programme et aussi quelques ventes de terrains communaux… Il ne devrait pas en falloir plus pour entrer dans le vif des débats sur la gestion controversée des finances de la ville, à quelques mois des prochaines élections municipales. À noter que les élus auront l’occasion aussi de faire un point sur l’avancée des travaux de rénovation du Cinéma 3 Casino dont « l’inauguration de l’établissement et de son parking est prévue pour novembre 2025 », annonce encore fièrement le site de la Ville… Une dizaine de délibérations portent également sur la gestion du personnel. LM

  • L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    Depuis la dissolution de « Maison commune » fin septembre, on pensait les trois gauches alésiennes irréconciliables. En mars, le Printemps alésien de Paul Planque (PCF) avait déjà perdu ses alliés Insoumis, socialistes et écologistes. Et voilà qu’à la fin de l’été LFI divorçait elle aussi du PS et des Verts. Alors, game over ?

    Non, car la perspective de trois listes de gauche ne convient à personne. Si bien que chacun espère et appelle toujours à l’union. Le 28 novembre, les insoumis se sont prononcés majoritairement pour cette option. Les 6 et 13 décembre, deux réunions viennent d’être calées avec le Printemps alésien de Paul Panque (PCF) pour « dépasser les blocages », indique Armand Crépin. Si l’Insoumis avait quitté le Printemps alésien car, dit-il, « tout était verrouillé », il ne « désespère pas de mettre les ego de côté ». « On est d’accord sur le programme à quelques nuances près mais rien d’insurmontable », glisse-t-il à l’attention des socialistes avec qui il s’est brouillé au sujet du chef de file mais auprès de qui il veut encore bien discuter. « Avec le départ d’un baron (Max Roustan) après 30 ans de règne, on a une fenêtre, ce serait dommage de ne pas s’entendre ».

    Les raisons de se retrouver ne manquent pas. Le programme fait quasi l’unanimité, le volonté d’écarter le risque RN (Pierre Meurin) est forte et la moindre notoriété du maire LR Christophe Rivenq ouvre une brèche inédite.

    C’est aussi l’avis de Paul Planque. Fort de son expérience de 2020, désigné par 112 militants, il s’estime « légitime » pour conduire une liste d’union de la gauche. « On prend le chemin du rassemblement avec LFI. J’ai proposé un vote mais les socialistes refusent. Je vais les relancer, j’espère qu’au final ils seront avec nous ».

    Mais aujourd’hui, le jeune Basile Imbert (PS), qui voudrait incarner le changement, estime qu’il existe un « désir de renouveau à Alès ». « La désunion me chagrine mais j’en prendrais acte. Si nous échouons, le 1er tour sera la primaire de la gauche ». À condition de dépasser les 10%… « L’union ne sera pas suffisante pour gagner. On devra récupérer une partie de l’électorat roustanien. La gauche ne doit pas se parler qu’en vase clos ».

    Certes, mais elle doit d’abord faire bloc. Le déclic viendra-t-il de plus haut ? « Cette situation commence à interroger à Paris. Nos États majors pourraient nous obliger à nous entendre », confie Basile Imbert, misant sur la carte de l’équilibre PCF/PS entre Nîmes et Alès. Pas du goût de Paul Planque. « Pourquoi cet équilibre ne vaudrait-il que pour le Gard ? ».

  • À Avignon, David Fournier veut être le maire de la proximité

    À Avignon, David Fournier veut être le maire de la proximité

    Il avait été le premier candidat, début juillet, à tenir une grande réunion publique pour mettre sur les rails sa campagne pour les municipales (15-22 mars). Cinq mois plus tard, ce vendredi soir lors d’un meeting à Montfavet, David Fournier croit plus que jamais être la locomotive de l’union de la gauche pour conserver l’Hôtel de ville. L’actuel adjoint à l’administration générale se prévaut souvent d’être « le seul candidat qui rassemble » et a aimanté plusieurs wagons : Les Écologistes, l’Après, Génération écologie et même le Parti animaliste lui ont apporté leur soutien, tout comme l’insoumis déçu, Farid Faryssy.

    « David est le meilleur candidat pour éloigner le risque de l’extrême droite, construire une ville encore plus solidaire où tout le monde a sa place », présente Marie-Anne Bertrand, actuelle élue (l’Après), et animatrice d’un trio sur la jeunesse, aux côtés de Mazy Djezzar (Génération écologie) et Jérôme Molle, sous-directeur de la mutuelle sociale agricole, où travaille également le candidat. Là où à entendre les autres principaux prétendants, Avignon ne serait que déclin et chaos, les propos du soir dressent le portrait d’une « ville accueillante », « à la forte identité dont on tombe amoureux ». « On peut faire mieux sur la sécurité mais pas dans un discours de peur », projette Jérôme Molle.

    Entré ensuite sur scène, David Fournier ne dit pas autre chose. « Comptable » du bilan comme il le disait un peu plus tôt dans la semaine, le candidat cite des palmarès positifs (meilleure ville culturelle, label argent de la Ville amie des aînés) et se pose en chantre de la proximité. « Nous ne voulons laisser personne de côté : écouter, associer, agir, voilà ma gouvernance, elle ne sera pas verticale dans l’unique but d’être proche de vous », soutient-il, comme un petit coup de griffe à la maire PS Cécile Helle, dont il lui est souvent fait ce reproche. Il n’aura jamais, dans son discours, cité un adversaire ou concurrent.

    Partisan de la gratuité

    des transports

    Comme en juillet, David Fournier a ensuite esquissé quelques grandes lignes de son projet, sans entrer dans le détail des mesures mais balayant toutes les thématiques brûlantes : sécurité (« je protégerai ma population coûte que coûte »), logement (pression mise sur le bailleur social, réduction des locations saisonnières), environnement (plantation de 30 000 arbres, développement des berges), ou circulation et mobilités. « Je développerai le tramway vers Agroparc, les allées de l’Oulle, l’hôpital en instaurant la gratuité progressive des transports », annonce l’élu socialiste, comme un gage donné aux Écologistes qui défendent cette mesure depuis des années. Un dispositif qui ne pourra être voté qu’en ayant les manettes du Grand Avignon. Sans en revendiquer la présidence, David Fournier estime que son « projet peut séduire » au-delà de la ville-centre.

  • À Avignon, Olivier Galzi veut mettre du bleu à tous les étages

    À Avignon, Olivier Galzi veut mettre du bleu à tous les étages

    Beaucoup reprochent à Olivier Galzi d’être un bleu, méconnaissant le terrain et les mesures locales. Le candidat « du bon sens », officiellement SE mais avec des soutiens de droite, veut pourtant « voir du bleu ». En l’occurrence, des policiers municipaux en masse sur le terrain. « Notre objectif est d’en recruter 60 supplémentaires dans les trois premières années du mandat, permettant de doubler la présence sur le terrain », annonce l’ex-journaliste TV, ce vendredi devant la presse lors de la présentation de ses mesures pour « restaurer la sécurité, la priorité absolue ».

    À ce titre, il n’entend pas, comme le candidat Stéphan Fiori (DVD) ou la maire actuelle Cécile Helle (PS) en cette fin de mandat, prendre la délégation sécurité. « C’est un sujet suffisamment important pour s’y mettre à deux », estime Olivier Galzi qui compte présider tous les mois un comité de sécurité, mêlant polices, parquet, bailleurs, services municipaux. Parmi les cinq leviers sur le sujet, rien sur le narcotrafic. « Tous y répondent et viennent en aide à cette lutte, avec les caméras intelligentes, la présence policière… », répond-il, se gardant bien de ne pas se proclamer « comme le maire qui va éradiquer le narcotrafic alors que la puissance étatique n’y arrive pas ».

    Une application pour signaler les incidents

    Tout en comptant équiper les policiers municipaux de tasers, le candidat martèle que ces agents « doivent être dans la rue et pas derrière les murs », ne s’interdisant pas, après analyse, de fermer la maison de la tranquillité publique ouverte par la Ville rue de la République cet été. Denrée rare et prisée, comment attirer les policiers municipaux alors que les marges de manœuvre financière sont serrées ? « Il y a des primes, du matériel mais surtout l’impulsion donnée par le maire qui les considère et sait les motiver », pense Olivier Galzi. Enfin, dans le cadre d’une application dédiée de la Ville, « Mon Avignon », les habitants « pourront signaler en temps réel des incidents, qui remonteront de façon géolocalisée aux forces de l’ordre ». Le candidat a chiffré l’ensemble de ses mesures à quelque 2,5 millions d’euros d’investissement.