Tag: Municipales

  • Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Aix-en-Provence : la contestation interne de LFI échoue devant le juge

    Quarante militants de LFI ont assigné en justice le mouvement de gauche, informait La Provence dans son édition de ce jeudi 11 décembre. En cause, selon eux, le non respect du règlement en vue de la désignation des candidats choisis pour représenter LFI aux élections municipales 2026, à Aix.

    Le 25 octobre dernier, lors d’une assemblée municipale tenue rue Voltaire, des militants de divers groupes d’actions rapportaient une « reprise » illégitime, à leurs yeux, de la réunion par le correspondant départemental de LFI pour les municipales, Axel Bruneau. Ce même jour, les militants, rapportaient des faits de violences et d’exclusions arbitraires présumées. Jour où, justement, les candidats du parti auraient du être désignés de manière unanime, sans vote obligatoire.

    Ces arguments ont été présentés au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, le 1er décembre, quatre jours seulement avant la désignation de Julie Boronad et Guillaume Dalla Costa pour mener la liste du mouvement aux municipales.

    « On se réserve le droit

    de faire appel »

    Pourtant, les militants, représentés par Me Paul Le Gall, n’ont pas obtenu gain de cause, ce jeudi. « La décision ne nous a pas été favorable, le juge a rejeté notre demande. Mes clients se réservent le droit de former appel de cette décision. Ils sont quarante à cette heure-ci, nous n’avons pas de mandat et ils attendent de se compter pour savoir ce qu’ils font, explique Me Le Gall.

    « En deux mots, il y a un règlement intérieur du 11 août 2025 qui fixe les conditions d’élections. Nous estimions que ce règlement avait été violé, mais la décision n’en parle pas. Elle considère que les deux députés, au nom desquels la direction de LFI a indiqué reprendre l’organisation et la tenue de l’assemblée, sont fondés à intervenir dans le processus et reprendre la direction. Ces députés sont des Bouches-du-Rhône certes, mais de la 4e [Manuel Bompard, Ndlr.] et la 7e circonscription [Sébastien Delogu, Ndlr.] qui sont à Marseille et n’ont aucune compétence sur Aix-en-Provence. Elle a considéré que le comité électoral de LFI était compétent, or, il intervient pour valider les élections et régler les cas de conflit. Il y aurait conflit d’intérêt s’ils pouvaient à la fois faire l’élection, décider si elle est valable et trancher des conflits », ajoute l’avocat des militants.

    Concernant les exclusions, il n’y aurait « pas un mot sur les droits de la défense et la magistrate a considéré que la direction pouvait alors exclure comme elle souhaitait », poursuit Me Le Gall.

  • Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    Nicolas Koukas en campagne pour « un mandat de la proximité » à Arles

    « On rentre dans le vif du sujet. » Baptiste Guéri, de l’équipe de campagne de Nicolas Koukas (PCF), ne croit pas si bien dire, alors que la tête de liste de l’Union pour Arles a lancé la campagne, jeudi soir, dans l’école André-Franck de Trinquetaille avec plus de 200 participants annoncés.

    La participation est justement l’un des enjeux majeurs développés par l’équipe de l’Union pour Arles. Le directeur de campagne, Jean-Frédéric Déjean, a introduit cette aventure comme « n’appartenant pas à une tête de liste, ni aux partis, ni à personne, mais à chaque participant ». Nicolas Koukas a répété que « les Arlésiens en ont assez que des décisions soient imposées sans concertation », à l’image du contournement autoroutier d’Arles, pour lequel il réitère sa proposition de consultation citoyenne.

    Même constat dans les quartiers. Comme à Barriol, où cet habitant conteste un programme immobilier : « On veut un square et du vert, plus de béton ni de grands immeubles qui nous ont été imposés sans concertation. » « On ne peut pas passer en force comme ça », lui répond le candidat.

    Une charte d’engagement

    Au-delà de la consultation, le candidat insiste sur la proximité et la démocratie participative. « Les gens veulent discuter, échanger, voir leurs élus en physique », insiste la tête de liste. C’est sur ce fondement que Nicolas Koukas annonce de premières mesures. « Nous réouvrirons des mairies annexes pour renforcer notre présence dans tous les quartiers, hameaux et villages » de même que « nous demanderons à nos élus d’être présents et de tenir une permanence chaque semaine ». Pour ce faire, le candidat souhaite également « une charte de déontologie et d’engagement des élus avec présence obligatoire dans les quartiers ».

    Un volet financier est prévu à ce sujet. Nicolas Koukas propose de construire « un budget participatif avec les habitants », dont la participation serait « organisée sous forme de conseil de quartier ». « Ce sont les quartiers les plus difficiles qui ont été abandonnés, il leur faut une enveloppe à la hauteur des enjeux », souligne le candidat, en réaction à une habitante évoquant la perte de subventions pour de nombreuses associations.

    Pour le financement, l’équipe vise notamment les fonds européens.

  • [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    [Vidéo] Des jeunes s’engagent avec le Printemps marseillais

    Jeunes Socialistes, syndicalistes étudiants, représentants d’associations étudiantes, Jeunes Génération·S, ex-Insoumise… Mobilisés derrière le Printemps marseillais, tous étaient réunis près de l’ombrière du Vieux-Port, ce jeudi après-midi, afin de mener des opérations d’inscription sur les listes électorales et d’appeler la jeunesse marseillaise à se mobiliser en vue des élections municipales de mars 2026.

    « C’est une démarche importante dans une ville où le Rassemblement national est donné très haut dans les sondages et c’est aujourd’hui un risque contre lequel il faut se mobiliser », affirme Clara Jaboulay, militante pour le Printemps marseillais et ex-Insoumise. « Il faut recommencer à se mettre dans une dynamique d’union à l’image de celle du Printemps marseillais. »

  • A Prades-le-Lez (34), Florence Brau : « Il faut s’accrocher, agir pour le quotidien, être un acteur du changement »

    A Prades-le-Lez (34), Florence Brau : « Il faut s’accrocher, agir pour le quotidien, être un acteur du changement »

    Le 23 novembre, Florence Brau annonçait qu’elle brigue un second mandat à Prades-le-Lez, près de Montpellier. « On a été confrontés à beaucoup de difficultés : la guerre en Ukraine qui a fait exploser nos devis et le coût des travaux, l’incertitude née de la dissolution et maintenant les errements du gouvernement. C’est difficile de se projeter et de monter un budget », souffle l’édile écologiste qui s’attendait à davantage de subventions. « On va les chercher avec les dents. »

    Au vu de la situation nationale et internationale, Florence Brau concède qu’il peut y avoir du découragement. « On se sent parfois démunis face à la détresse des gens. Mais il faut s’accrocher, je crois qu’on peut encore agir pour le quotidien, être un acteur du changement. » Consciente de ses limites à l’échelle d’une commune de 6 300 habitants, elle imagine un second mandat plus participatif. « On va se rapprocher de la population, des associations, des commerçants. Il faut se serrer les coudes », insiste celle qui se dit soutenue par son équipe municipale et sa famille.

    Côté projets, l’édile écologiste entend poursuivre la rénovation énergétique des écoles maternelles, la végétalisation, la déminéralisation et l’accessibilité en ville. « Il faut redonner leur place aux piétons. » Et plus généralement, tisser du lien entre les gens. « La ville a beaucoup grandi, il ne faut pas qu’on devienne une commune dortoir. »

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Armand Rivière, Pézénas (Hérault)

    « On arrive encore à changer les choses »

    À quelques jours d’officialiser sa candidature (vendredi 12 décembre à 18h place des États du Languedoc), Armand Rivière, élu maire en 2020, a encore faim. « Les raisons de mon engagement et de ma passion sont intactes même si on se confronte aux difficultés financières, administratives et au changement de la société. » En repartant avec une équipe de gauche plurielle (hors LFI qui cherche à bâtir une liste concurrente), l’élu socialiste de 43 ans entend continuer à œuvrer pour le quotidien des habitants qu’il croise dans la rue. « On est amené à s’expliquer sur les projets contestés, sur des travaux qui durent… On est en proie directe avec les gens, on arrive encore à changer les choses. » Fier de son tarif progressif à la cantine (dès 1 euro), de la rénovation de l’école de musique ou encore de la création d’un festival, Armand Rivière insiste. « Gauche et droite ce n’est pas la même chose, il y a des choix politiques à faire. » S’il est réélu face à l’ancien député macroniste Philippe Huppé, le maire maintiendra le cap sur les « valeurs humanistes ». Sujet de discorde, le projet du quartier Saint-Christol avec son réseau de chaleur sera mené à terme « en préservant les espaces ». « Pézenas perd des habitants donc des dotations. Il y a un réel problème de logement. » R.C.

    Pierre Polard, Capestang (Hérault)

    « On va gérer en bon père de famille »

    Après deux mandats à la tête de Capestang, Pierre Polard a la conviction qu’il peut encore apporter à sa commune. Malgré les difficultés, il estime le mandat qui s’achève « satisfaisant car on peut encore agir sur la vie des gens, on se sent utile. L’envie d’agir est plus forte que les contraintes qui pèsent sur les communes ».

    Depuis 2020, la cantine est passée à 1 euro, de l’argent a été injecté dans les écoles et le principe de gratuité des fournitures scolaires a été établi. Une patte sociale et solidaire que le maire veut sacraliser. À l’avenir, il n’envisage pas de « projets pharaoniques ». « En terme d’équipements, on a tout ce qu’il nous faut : salle polyvalente, station d’épuration, bon réseau d’eau… On va investir sur l’espace public, le cadre de vie. Gérer en bon père de famille et attendre des jours meilleurs. »

    Depuis son divorce politique avec Jean-Luc Mélenchon, l’ancien insoumis est aux côtés de François Ruffin (Debout). Mais le « bazar de la politique nationale » ne le passionne guère. Son équipe de gauche renouvelée pourrait avoir face à elle un ancien soutien, Pierre Cuestas, et peut-être une liste aux relents du RN. « Une élection n’est jamais gagnée mais on a de bons retours, je ne suis pas inquiet. »

    Cyril Meunier, Lattes (Hérault)

    « En gestion, il faut être un vrai pro. Je ne laisserai pas Lattes à des incompétents »

    Maire depuis 2001, Cyril Meunier qui à l’époque se revendiquait « frêchiste », n’en a pas fini avec Lattes, 3e commune de la métropole de Montpellier. S’il se représente pour un « dernier mandat », c’est d’abord « parce qu’il y a des choses qu’on n’a pas terminées ». Par exemple le quartier Ode à la mer ou le pôle autonomie santé qui vient d’ouvrir et doit être accompagné. Tandis que la crise immobilière se poursuit, Cyril Meunier veut « embellir l’espace public » et faire du logement une priorité. « Si on se livre aux promoteurs, on est mort. »

    Au contraire, celui qui est aussi vice-président de la Métropole entend « conserver mixité sociale et générationnelle ». « Depuis mon arrivée, le logement social a été multiplié par 10 et ça marche, tout le monde s’intègre. On est passé de 250 à 570 demandes annuelles de logement social émanant de Lattois. Si on veut que nos jeunes s’installent à Lattes, il faut faire aussi de l’accession libre. » Voilà pour les dossiers. Côté motivation : « Je ne laisserai pas la ville à des gens incompétents. » Une manière d’entrer en campagne contre Jean-Noël Fourcade (DVD), le Ciottiste Josyan Oliva et le proche du RN, Wassim Boughnim. Consultant en développement local (auprès des collectivités) de métier, Cyril Meunier insiste. « Le combat contre l’État sera très dur. En matière de gestion, il faut être un vrai pro. » Craignant des jours sombres, il veut continuer « dans l’intérêt général ». « On ne va pas s’en aller au bord du précipice. »

    Florence Brau, Prades-le-Lez (Hérault)

    « Il faut s’accrocher, agir pour le quotidien, être un acteur du changement »

    Le 23 novembre, Florence Brau annonçait qu’elle brigue un second mandat à Prades-le-Lez, près de Montpellier. « On a été confrontés à beaucoup de difficultés : le Covid qui a fait exploser nos devis et le coût des travaux, l’incertitude née de la dissolution et maintenant les errements du gouvernement. C’est difficile de se projeter et de monter un budget », souffle l’édile écologiste qui s’attendait à davantage de subventions. « On va les chercher avec les dents. »

    Au vu de la situation nationale et internationale, Florence Brau concède qu’il peut y avoir du découragement. « On se sent parfois démunis face à la détresse des gens. Mais il faut s’accrocher, je crois qu’on peut encore agir pour le quotidien, être un acteur du changement. » Consciente de ses limites à l’échelle d’une commune de 6 300 habitants, elle imagine un second mandat plus participatif. « On va se rapprocher de la population, des associations, des commerçants. Il faut se serrer les coudes », insiste celle qui se dit soutenue par son équipe municipale et sa famille.

    Côté projets, l’édile écologiste entend poursuivre l’agrandissement des écoles maternelles, la rénovation thermique, la végétalisation, la déminéralisation et l’accessibilité en ville. « Il faut redonner leur place aux piétons. » Et plus généralement, tisser du lien entre les gens. « La ville a beaucoup grandi, il ne faut pas qu’on devienne une commune dortoir. »

  • Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Uni.e.s pour Draguignan organise une réunion publique sur la gestion des déchets

    Le projet de Pôle de transition écologique (PTE) au Puits de l’Éouve, à l’est de la commune, ne verra pas le jour, tel que l’avait annoncé le maire (DVD) de Draguignan, Richard Strambio, en avril dernier. Raisons invoquées : son coût (132 millions d’euros), l’absence de subventions de la part de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui refuse depuis fin 2024 de financer la production des combustibles solides de récupération (CSR) destinés à alimenter la chaufferie du PTE, ainsi que la nécessité de créer une piste de défense anti-incendies, qui aurait généré un surcoût de 15 millions d’euros.

    Il faut donc trouver une solution, d’autant que la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) oblige les collectivités à réduire de 50% leur stockage de déchets non dangereux non inertes. Cela signifie que Dracénie Provence Verdon Agglomération doit diminuer de moitié les 33 000 tonnes de déchets stockés annuellement au Cannet-des-Maures et à Bagnols-en-Forêt.

    C’est à ce titre que la liste « Uni.e.s pour Draguignan » organise une réunion publique ce vendredi (18h) à la Maison des Sports et de la Jeunesse.

    Farouchement opposés au PTE, « Uni.e.s pour Draguignan » veut lancer d’autres pistes de réflexion. « On a soumis un questionnaire à la population il y a un mois. On en a recueilli environ 150. On en fera la restitution avant de proposer des solutions », explique Philippe Jérôme, l’un des colistiers (PCF).

    « On militera toujours pour une gestion publique »

    Il ajoute : « On veut s’orienter vers une réduction des déchets avec une campagne sur le tri et sur une restructuration de la déchèterie de Draguignan, qui n’est plus en phase avec l’évolution de la ville, d’autant plus avec l’interdiction de brûler des déchets verts. » Il ne s’agira que « de propositions », assure-t-il. « Notre idée reste de coconstruire avec la population », tel que la liste l’a déjà fait, sur ce même procédé, pour l’école publique, et le fera, prochainement, sur les questions liées aux transports et à la démocratie locale.

    Philippe Jérôme reconnaît toutefois que tout ne pourra être réalisé tel que le voudrait « Uni.e.s pour Draguignan », notamment en raison du renouvellement du renouvellement du contrat de délégation de service public (DSP) sur la gestion des déchets avec Pizzorno jusqu’en 2032 : « On militera toujours pour une gestion publique, mais si on étions élu, ça coûterait très cher de remettre en cause la convention. Nos propositions viennent s’insérer dans le cadre contraint de ce contrat. » Cette réunion débutera par ailleurs par une prise de parole de la tête de liste, qui devrait être investie ce jeudi.

  • Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    « Le contournement autoroutier est ma plus grande fierté. » Près d’un mois après avoir annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026, le maire (PCF), Laurent Belsola, tire le bilan de son premier mandat à la tête de Port-de-Bouc face à la presse, autour d’un café pris au restaurant des Arcades, mercredi matin. Le douanier de métier, toujours à mi-temps, se dit satisfait d’avoir « réalisé 90% de ce qu’on avait annoncé » en 2020.

    équipements publics

    Plusieurs équipements publics ont été rénovés ou créés. Comme le réseau de chaleur Seanergies, pour lequel les travaux sont engagés depuis début septembre, en même temps que la réfection des canalisations d’eau et des routes « percées dans toute la ville », comme précise l’édile. Le maire énumère aussi « la rénovation énergétique de la maison des services publics, du centre culturel Triolet, la salle Gagarine et la maison des associations ».

    Au niveau sportif, Laurent Belsola indique que « le parc Jean-Christophe Unia est fini », avec gymnase, stade, trois courts de tennis et deux de padel, au nord-est de la ville. Le stade Bianco, en centre-ville, a été entièrement refait avec « tribunes, éclairage et pelouse synthétique », inaugurés en avril 2024.

    La culture n’est pas en reste. La Micro-Folie est aussi « une grande fierté » pour Laurent Belsola : « Ce musée numérique permet à ceux qui ne peuvent pas aller à Paris ou Madrid de voir les œuvres et de se les faire expliquer comme avec un guide. Il est déjà réservée sur 2 ans par les écoles ! » Une nouvelle maison des jeunes « sera inaugurée en janvier », promet l’édile, « un bel outil hors des quartiers, central pour la jeunesse, qui pourra aussi servir pour des expositions » dans l’ancienne criée du port Renaissance.

    Tranquillité publique

    Autre sujet majeur, la tranquillité publique. « Le combat mené avec la population contre les narcotrafics à payé », considère Laurent Belsola. « Nous avons une présence régulière de la police, une trentaine sur le terrain. Ils ont assaini une situation difficile avec six points de deal au début du mandat et maintenant un et demi », poursuit le maire. Ce dernier estime avoir « gagné une bataille, mais pas la guerre », après avoir « rencontré les préfets et deux ministres », notamment Bruno Retailleau (LR) avec Fabien Roussel (PCF), en début d’année.

    C’est dans ce cadre que l’édile a demandé à l’état, en septembre, de créer « un commissariat mixte des polices nationales et municipales, pour lequel nous avons des locaux ».

    L’élu communiste assume « se différencier de la droite qui favorise la police au détriment du sport, de la culture ou de l’éducation ».

    Rénovation urbaine

    Laurent Belsola inscrit la rénovation urbaine « dans la continuité de ce qui a été lancé en 2015 », lorsqu’il était adjoint aux sports de Patricia Pédinielli (PCF). En cette fin 2025, l’édile souligne que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) prévoit de « faire tomber les maisons en ruine et la barre de la Lèque », ainsi que de « refaire la place comme avant, près des commerces et piétonnisée, d’ici fin 2026 ». Il concède « des temps administratifs » longs, mais assure qu’« on a relogé tout le monde et on entre dans la phase de destruction », comme pour les Aigues Douces, où les rendez-vous avec les habitants se sont multipliés récemment.

    L’actuel maire ne cache pas sa « fierté quant au contournement autoroutier attendu depuis 50 ans. Quand il sera réalisé, on pourra réaménager la RN 168 en boulevard métropolitain, ça va redessiner la ville ».

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Michel Mercier, Le Martinet (Gard)

    « Le mandat de maire est un joli mandat, j’avais envie de rendre service »

    Édile de ce village de 740 âmes depuis 2008, Michel Mercier a encore envie de continuer. C’est donc naturellement qu’il est candidat à sa succession. « On travaille sur le long terme, cela fait quelques temps que je suis maire et il y a une volonté de poursuivre la politique menée depuis une décennie dans un esprit de solidarité. On est dans la continuité avec de l’enthousiasme, de la sérénité. Le mandat de maire est un joli mandat, j’avais envie de rendre service », soutient Michel Mercier. Néanmoins, la majorité sortante sera quelque peu remaniée afin de prendre en compte la dernière réforme des municipales dans les villages de moins de 1 000 habitants, la parité au sein des listes étant de rigueur et le panachage étant fini.

    Pas de quoi démotiver l’équipe de Michel Mercier, ce dernier misant « sur le travail collectif, je ne crois pas à la divine personne avec toutes les qualités » afin de développer les deux thèmes principaux de sa campagne, l’éducation et la jeunesse. « On pallie les carences de l’agglo d’Alès qui a la compétence de la jeunesse. Nous organisons donc des séjours à thème pour les enfants, la cantine est à un euro », énumère Michel Mercier. Un élan de solidarité que l’édile souhaite amplifier. Bien que le contexte économique soit un peu morose, la fiscalité ne bougera pas. « Cela fait 30 ans que nous n’avons pas touché à la fiscalité. Nous avons une gestion rigoureuse, ce qui nous permet de ne pas avoir beaucoup de dettes et l’excédent nous permet d’investir. » Un investissement qui pourra servir à l’aménagement du cœur de village et la réhabilitation d’une résidence pour personnes âgées.

    L.D.

    Jacques Demanse, Sauveterre (Gard)

    « Se présenter, c’est faire de la Résistance »

    Trente ans après s’être assis pour la première fois dans le fauteuil de maire de Sauveterre, Jacques Demanse n’est pas prêt à jeter l’éponge. « J’ai toujours la même motivation pour continuer à travailler pour les Sauveterrois et pour la qualité de vie de la commune. On va se serrer les coudes surtout dans le contexte actuel où on va se faire assassiner par le gouvernement dans les dotations. Mais je vais mouiller ma chemise pour Sauveterre. Se présenter aujourd’hui, c’est faire de la Résistance pour que la commune sorte au mieux les administrés de cette tempête », précise l’édile.

    Une résistance qui passe par la poursuite de la rénovation énergétique des bâtiments communaux, impulsée lors du précédent mandat. Mais Jacques Demanse ambitionne d’aller plus loin avec un véritable service public de l’énergie. « On pousse pour faire notre propre énergie. Le soleil appartient à tout le monde, on en marre de donner quitus à des sociétés privées qui se gavent comparé à ce que nous rapporte la location des terrains. On veut créer notre propre énergie solaire et la raccorder à nos bâtiments pour réduire la facture énergétique. »

    Christian Miaille, La Vernarède (Gard)

    « Maire rural, c’est la gestion du quotidien »

    Maire PCF de La Vernarède depuis 2020, Christian Miaille repartira en 2026. Sans slogan ni bilan ronflant, il avance une raison simple, presque désarmante : « Parce que j’adore ça. » Ce qu’il aime, précise-t-il, c’est « rendre service aux gens ». Rien d’autre.

    Dans ce village cévenol de 420 habitants, l’élu revendique une gestion au ras du terrain. « On est là pour écouter et apporter ce dont les habitants ont besoin. Un petit village, ça ne se gère pas avec des grandes phrases, mais avec du concret. Le reste, je m’en fous. » Miaille assume une approche totalement dépolitisée : « Ma politique, c’est quand je vote. Après, je suis là pour la population, pas pour autre chose. »

    Face à la montée de l’extrême droite dans le Gard, il a sa propre idée : l’écoute avant tout. « Les petits villages n’ont qu’à faire comme moi, il y aura moins d’extrême droite », lâche-t-il. Être présent, jouer les médiateurs, résoudre les petites tensions du quotidien, même celles qui semblent anodines : « Les fleurs volées au cimetière, par exemple… On cherche, on trouve, on parle. C’est ça, un maire rural. »

    A.J.

  • [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    La Marseillaise : Jeudi 11 décembre, a lieu la restitution publique des réponses au questionnaire de « Nîmes en commun » auxquels ont répondu plus de 3 000 habitants. Pourquoi cette démarche ?

    Vincent Bouget : C’est une des étapes de la construction politique que nous avons engagé il y a un an maintenant et qui consistait à changer de perspective dans une campagne électorale. C’est-à-dire qu’au lieu d’arriver avec des propositions soumises au choix des électeurs nous avons d’abord souhaité écouter les habitants de la ville. Quels étaient les sujets qui les préoccupaient le plus ? Les objets de débats, de controverses, les problématiques essentielles pour eux. Cela a été la première partie du travail, jusqu’en juin.

    Ensuite, à partir des problématiques et des controverses qu’on avait identifiées nous avons essayé de voir quelles étaient les priorités et les réponses à apporter. Dans les sujets de débat qui avaient été posés – le cadre de vie, la question de la réussite économique ou sociale, la question de la démocratie, du rôle du politique – il n’y avait pas toujours les mêmes priorités émises par les uns et les autres dans la population. On voulait avoir l’émanation la plus fidèle possible de là où en était la population nîmoise.

    La Marseillaise : Ces réponses
    vont-elles charpenter le programme de «
     Nîmes en commun » ?

    V.B. : Ce questionnaire vise à la fois à quantifier les sujets et à dégager un certain nombre de priorités telles qu’elles sont pensées par les habitants. Elles peuvent, des fois, nous percuter ou ne pas être dans nos façons de penser ou de faire. Mais on doit répondre aux questions telles qu’elles sont posées et pas telles qu’on imagine qu’elles devraient l’être ! Souvent, on a l’impression d’avoir la science infuse et des propositions qui peuvent être crédibles mais qui ne rencontrent pas d’écho parce qu’on arrive pas en entrer en dialogue avec la population.

    L’enjeu de la soirée du jeudi 11 décembre est d’affiner le projet et de dégager les priorités du prochain mandat : priorités opérationnelles, dans le temps, de voir par quoi on commence et de quelle manière. Après, nous ferons des choix politiques. L’objectif est de présenter publiquement soit fin janvier ou début février la liste et le programme.

    Le nombre de questionnaires
    à analyser est impressionnant…

    V.B. : Oui, nous avons plus de 3 000 questionnaires remplis, essentiellement « papier ». Ce n’est pas le questionnaire en ligne qui a le mieux marché. C’était une volonté parce qu’un questionnaire « papier » permet la rencontre. Cela nous a permis de nous déployer dans la ville et d’aller échanger avec les habitants. Et cela a permis à des habitants de se retrouver dans un appartement ou dans un marché pour engager une discussion. Notre volonté, depuis le début, c’est vraiment de retrouver les voies de la discussion et de la délibération collective. Parce ce que dans nos sociétés ces espaces démocratiques existent de moins en moins et sont mis à mal. Le monde politique est déconnecté parfois du débat.

    La volonté est de dialoguer, d’échanger, confronter des idées et de faire que les gens se reparlent. Quand on crée les cadres du débat, on s’aperçoit que non seulement les gens ont envie et besoin de s’exprimer mais, qu’en plus, cela se passe bien. Partout depuis le début, on a trouvé des gens prêts à s’écouter. Tout cela avec un collectif de trois cents personnes qui nous permet d’être dans tous les quartiers.

    Comment va se constituer la liste qui va incarner Nîmes en commun ?

    V.B. : Nous sommes un collectif soutenu et investi par la quasi totalité des partis de gauche [sauf la FI, Ndlr.], et des propositions de candidatures émaneront des forces politiques mais pas que. Notre objectif est d’avoir une liste représentative de ce que nous sommes, c’est-à-dire à la fois un mouvement qui est soutenu par des organisations politiques et un mouvement ancré dans la ville avec des personnalités engagées aux profils différents. Il faut qu’on soit à l’image de la gauche et à l’image de la ville. Ensemble, on va porter un message dans ces élections. Car nous sommes à la croisée des chemins dans cette ville. On ne pouvait pas se résigner à ce qu’une minorité de personnes s’engagent dans les élections juste pour mettre un bulletin dans une urne. Parce que ça, c’est le risque de laisser la place à des discours qui vont s’appuyer sur la division, la méfiance des uns vis-à-vis des autres. « Nîmes en commun » c’est dire : On construit ensemble. On n’est pas d’accord sur tout – à gauche c’est le cas – on a des différences et on a fait le pari que nos différences nous enrichissent et que la diversité est un atout. On veut être l’équipe de toute la population.

    En fait, vous êtes le véritable antidote à l’extrême droite RN ?

    V.B. : Face à la division, il faut faire du commun et je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite. Si on veut faire reculer le terreau sur lequel se nourrit l’extrême droite, c’est aussi en proposant un espace démocratique, apaisé, dynamique qui permet aux gens de se reparler. Parce que c’est quand on ne se parle plus que l’on cherche des boucs émissaires, qu’on a de la frustration. Mais cela ne suffit pas. Il y a aussi des réponses économiques et sociales qu’ils nous faut apporter.

    On a vocation, quand nous serons aux manettes après mars, à continuer cette méthode participative tout en apportant des réponses concrètes aux difficultés qui sont posées immédiatement et des choses qui nous permettent de se projeter.

    Si on ne se projette pas collectivement, soit on fait du chacun pour soi, çà c’est la ville libérale où les intérêts particuliers priment sur le collectif. Soit on fait du tous contre tous, çà c’est les forces de l’extrême droite qui divisent la population. Soit on regarde ensemble, on se parle et on fait du commun.

    Bouget en tête au premier tour

    Selon un sondage, Vincent Bouget arrive en tête du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, devant le Rassemblement national. Réalisée par Le Réveil du Midi et l’Institut Quorum, l’enquête crédite Vincent Bouget de 28% et le candidat de l’extrême droite (pas désigné) de 27%. La droite pointe en 4e et 5e position avec 22% pour Franck Proust et 8% pour Julien Plantier devancé par les 9% de Valérie Rouverand (Ren). La FI obtient 6%. Le scrutin est ouvert avec une dynamique à gauche incarnée par « Nîmes en commun ».

  • Municipales : le préfet de Vaucluse « inquiet des tensions »

    Municipales : le préfet de Vaucluse « inquiet des tensions »

    Sauf chamboulement national, les municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochain. Une échéance électorale qui préoccupe beaucoup la préfecture. Et pas que pour des questions organisationnelles. « Je suis inquiet des tensions, j’appelle les candidats et les électeurs à être respectueux les uns des autres », implore le préfet Thierry Suquet qui recevait la presse, jeudi matin. Le représentant de l’État prend l’exemple de « Carpentras, un cas caricatural », où notamment le maire-candidat Serge Andrieu (DVG) a déposé plainte après avoir reçu une lettre anonyme d’intimidation, y voyant la patte de son prédécesseur et aussi candidat, Francis Adolphe.

    « Il ne faut pas que le débat démocratique ne déverse des menaces sur les maires », estime le préfet. Ou que cela les aggrave car plusieurs élus ont déjà témoigné de violences verbales ou physiques reçues. « Des maires me disent recevoir des menaces sur leur famille, il y a des demandes de protection fonctionnelle, quatre élus au total sont déjà équipés d’un système de bouton d’alerte », décrit-il.

    Autre menace, celle de l’entrisme du narcotrafic dans la campagne. La Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques a pointé du doigt cette possible ingérence. Se disant « attentif », Thierry Suquet tempère : « Je n’ai pas de crainte particulière sur le fait que les réseaux de narcotrafiquants tenteraient de s’introduire en masse dans les conseils municipaux ». Sans pour autant exclure que « le risque de se laisser corrompre et d’acheter la paix sociale existe, mais le système des comptes de campagne permet de contrôler qui donne, il n’y a pas de don en liquide ».