Tag: Municipales

  • De nouvelles implantations pour sortir du désert médical à Port-de-Bouc

    De nouvelles implantations pour sortir du désert médical à Port-de-Bouc

    « Nous sommes dans un désert médical, c’est une souffrance et nous allons faire ce qu’on peut pour renverser la tendance », assure le maire (PCF) de Port-de-Bouc et candidat à sa succession aux élections municipales. La réunion publique organisée à la salle Gagarine, jeudi soir, par ses soutiens est dédiée à la question de la santé.

    Le postulat de départ de l’édile est simple : « l’État a limité le nombre de médecins avec le numerus clausus », causant un déficit année après année, dès lors « il ne se passe pas une semaine sans que la population nous demande si des médecins vont venir s’installer ». « Nous avons décidé par tous les moyens possibles d’aider les projets d’installation publics comme privés même si ce n’est pas censé être notre compétence », poursuit le maire, annonçant que « nous avons repris le centre mutualiste avec l’hôpital de Martigues et les amis de la médecine sociale pour en faire une permanence de spécialistes de l’hôpital ».

    Un participant salue l’initiative, mais prévient : « Attention, il faut parfois avancer le tiers payant, qui peut être rédhibitoire pour certains » en fonction sa mutuelle. Laurent Belsola indique qu’« il n’y aura pas de problèmes » avec l’hôpital.

    Quel prix à payer ?

    Mais en dehors de la mutuelle, le principe d’avancer les frais dérange. « L’État a une responsabilité dans le manque de médecins, y’en a marre de payer à sa place », s’insurge une participante. Une autre nuance : « Si un spécialiste vient consulter en pratiquant des dépassements d’honoraire, c’est le prix à payer. » Plusieurs participants s’opposent.

    Le conseiller municipal sortant Houcine Rehabi indique en réponse que « les 11 médecins que nous avons à Port-de-Bouc ont tous plus de 1 500 patients. 24% de la population n’a pas de médecin traitant. On arrive à la rupture, on ne peut pas se priver des libéraux ». L’actuel adjoint (PCF) Akrem M’Hamdi développe : « Nous avons une population fragile et le reste à payer peut être gênant pour terminer son mois. C’est la politique d’écrasement de classe de l’État. Nous y faisons attention et nous mettrons en place des conventions pour tenter de contrôler le phénomène », avance l’élu. Houcine Rehabi rappelle que « certaines villes ont donné une maison et un cabinet à un interne avec une prime. Nous ne pouvons pas le faire. Mais nous les aiderons pour l’administratif, trouver des locaux ou un logement ». Comme à l’ancien bar de la paix, où « un médecin généraliste devrait venir s’installer » selon Laurent Belsola. Le maire indique que « les annonces seront confirmées lorsqu’elles seront signées » pour ces projets privés.

  • Aux antipodes des résultats de 2020, Robin Prétot se rêve un avenir à Istres

    Aux antipodes des résultats de 2020, Robin Prétot se rêve un avenir à Istres

    Cette année, les vœux revêtent une importance toute particulière. À l’approche des élections municipales, les candidats l’ont bien compris. À Istres, le principal opposant au maire sortant Robin Prétot (LR) profite de ce temps solennel pour revenir sur son entrée en campagne, dont on peut aisément dire qu’elle a été dense.

    Depuis septembre dernier, le conseiller municipal d’opposition a multiplié les actions : l’inauguration de son local en octobre, une réunion publique de questions-réponses à Entressen, puis le dévoilement de deux projets structurants que sont le parc de Boisgelin et la rénovation de la place d’Entressen. « On a quelques indicateurs qui témoignent de cette dynamique, affirme-t-il : 10 260 euros, c’est la somme d’argent qu’on a collectée de la part de 67 donateurs. Depuis le début de la campagne, on a ouvert 533 portes en porte à porte et on a désormais 80 militants dans l’équipe bénévole. »

    Robin Prétot est confiant pour la suite : « On est les seuls à avoir avancé des idées, des projets. On trouve que l’adversité n’est pas très puissante et l’accueil sur le terrain est hyper enthousiaste. Plus les jours passent plus on sent que le désir de changement est incontestablement là dans la ville. Maintenant il faut que ça se transforme en vote, mais on est confiants. Cette fois-ci, plus que jamais, on a des chances très sérieuses de l’emporter.» En 2020, l’élu d’opposition avait obtenu 15,63% des suffrages exprimés, tandis que François Bernardini avait été élu dès le premier tour avec 54,79% des voix. Son dynamisme suffira-t-il à inverser la tendance ?

  • Les vœux de proximité et de solidarité de Sophie Camard

    Les vœux de proximité et de solidarité de Sophie Camard

    La cérémonie officielle des vœux de la mairie des 1er et 7e arrondissements s’est déroulée jeudi soir en grande pompe dans le palais du Pharo (7e). Empêchés par leur devoir de réserve à l’approche des municipales, les élus n’ont pas pu évoquer les projets prévus pour 2026, se contentant donc d’aborder « par une forme brève et succincte », comme le veut la loi, les actions menées en 2025. Une vidéo a dans un premier temps énuméré une dizaine d’initiatives municipales de l’année passée, parmi lesquelles : l’inauguration de l’école Baya (1er), du centre sportif Pape Diouf (1er) et du Jardin Saint-Nicolas (7e). Trois projets que Sophie Camard a rappelé dans son discours car, selon elle, représentatifs « de la volonté [de la Ville, Ndlr] de maintenir des espaces de rencontre, de dialogue et de vie collective, dans un contexte où notre quotidien numérique est souvent marqué par la rapidité et la distance ».

    « Rompre la peur »

    L’élue glissera un mot pour Noailles, quartier du 1er arrondissement, où un pôle d’équipement associatif pour la mairie de secteur est en cours d’installation. Il comprendra deux espaces, « un lieu de mémoire et de ressources au 63 rue d’Aubagne, choisi avec les familles des victimes de l’effondrement des immeubles, et un immeuble en réhabilitation au 44 rue d’Aubagne, pour accueillir des activités sociales et associatives ». La maire aura aussi une pensée pour Belsunce, « marqué récemment encore par l’actualité tragique du narcotrafic ». « Néanmoins, l’action conjointe des services publics, des forces de sécurité, du tissu associatif, de la régie de quartier, des collectifs d’habitants s’est poursuivie sans relâche. Nous avons besoin de cette solidarité dans un monde angoissant qui marche à la guerre. La proximité permet de se parler. Parler, c’est rompre la peur et l’isolement », a-t-elle déclaré dans la foulée.

    Dans son intervention, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, a lui proposé une sorte d’ode à l’amour, une forme de résistance « dans ce monde où tout est basculé, où les politiques internationales nous montrent que des destins changent en quelques mois, à des moments où le président des États-Unis d’Amérique veut s’emparer d’une partie de l’Europe comme d’une proie et (..) où celle et ceux qui n’acceptent plus les différences se lèvent sans complexe ». Et de conclure : « Vous [Sophie Camard, Ndlr] avez donc compris que je n’ai pas pu dire, à quel point votre secteur est formidable. »

  • Suspension contestée chez Renaissance à Marseille

    Suspension contestée chez Renaissance à Marseille

    « Le débat public c’est quelque chose de sain, je ne comprends pas cette suspension immédiate », déplore toujours Jean-Philippe Vigneron, entouré de quelques proches. Fondateur de son propre think tank Marseille vision, le militant de Renaissance était convoqué ce jeudi soir devant la commission départementale des conflits du parti, pour se prononcer sur son cas. En cause, un billet de blog qu’il avait publié le 30 novembre dernier sur le site d’information Marsactu, et dans lequel il déplorait qu’au sein du parti présidentiel, « tout a été fait pour écarter les voix qui refusaient la dérive droitière et la stratégie d’alignement ». Des propos qui lui ont valu une suspension dès le lendemain, à titre transitoire, avant une sanction qui devra être prise par la commission nationale des conflits.

    « Le sujet n’est pas ce que pense Jean-Philippe Vigneron, pose d’emblée le responsable départemental, Bertrand Mas-Fraissinet. Nous sommes un parti politique et comme dans tout collectif humain, il y a des règles à respecter. » Et d’indiquer que plusieurs militants ont demandé que des sanctions soient prises envers celui qui avait rejoint les rangs macronistes dès 2017, des sanctions qui peuvent aller du blâme à la suspension temporaire ou définitive. « Il a diffamé des cadres de Renaissance », pointe le porte-parole marseillais Maxime Boudet, rappelant que son texte était publié sous des publications d’Erwan Davoux comme de Franck Allisio… Et soulignant que liberté de ton ne vaut pas sanction : « Lionel Royer-Perreaut est contre le soutien à Martine Vassal, mais il n’est pas exclu. »

    « Je ne cite personne », conteste Jean-Philippe Vigneron, étrillant encore l’union avec la candidate de droite. « C’est l’alliance avec une droite revancharde prête à toutes les compromissions quitte à s’allier avec le RN », estime-t-il. « Le sujet lié au positionnement de Martine Vassal a été clarifié par elle-même », rappelle Bertrand Mas-Fraissinet. Peu importe : le militant suspendu qui avait milité avec Yvon Berland en 2020 lance cette fois un appel du pied à Benoît Payan : « Il faut qu’il élargisse le Printemps marseillais à des gens responsables et compétents, et je veux bien en faire partie. »

  • Vaï ! veut aller plus vite, plus loin et plus fort à Marseille

    Vaï ! veut aller plus vite, plus loin et plus fort à Marseille

    Rallié à la France insoumise en vue des élections municipales, le collectif écologiste et citoyen, Vaï !, présentait ses vœux et de futurs candidats, jeudi sur le toit de l’Artplex aux Réformés (1er). Ils étaient cinq autour de Sébastien Barles, adjoint (ex-EELV) au maire de Marseille en charge de la transition écologique, à pointer le bilan du Printemps marseillais.

    Pas assez vite, pas assez radical, pas assez démocratique. C’est en substance le fond de la critique ouvertement formulée ici. « Avec en plus à Marseille une approche conservatrice du pouvoir », pousse Sébastien Barles déplorant le manque de « vision et de volonté de transformation de la ville ». Pour lui l’arrivée d’un nouvel acteur (La France insoumise) qui avait enjambé les dernières élections municipales change la donne.

    Maria Mouries Estevens, « artiste-performeuse curatrice et facilitatrice », Lisa-Dounai Soncin, neuropsychologue dans les quartiers Nord, Antoine Bennahmias, enseignant en urbanisme et « fils » de l’ancien député européen (Les Verts), Pierre Brechet, professeur d’occitan, et Elise Méouchy, militante associative engagée dans le Donut Infolab ou le Collectif des écoles de Marseille, l’ont suivi dans son aventure.

    Le programme insoumis dévoilé le 15 janvier

    Tous seront candidats dans un secteur. À l’instar de celle-ci, portée sur les questions d’ouverture des données qu’elle met en lien avec l’engagement citoyen, tous ont fait part de leur sensibilité et décliné la trame de propositions programmatiques devant figurer dans le programme de La France insoumise. Il sera présenté le 15 janvier après une plénière qui permettra aux insoumis, vaïstes et citoyens engagés sur la campagne, de se « l’approprier » a expliqué Hedi Bounouar, directeur de la campagne de LFI, venu assister au point presse.

  • Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Clap de fin ? Trois semaines après sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur, pour laquelle il a fait appel, Hassen Hammou, ex-cadre marseillais du parti Les Écologistes, était de retour devant la justice. Il comparaissait cette fois pour usurpation d’identité. L’objet du délit ? Avoir créé, fin novembre, un compte Snapchat au nom d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dans le but d’obtenir des informations.

    Ce dernier a déposé plainte le 25 novembre, moins de deux semaines après le retentissant assassinat de son frère Mehdi. Jeudi, à l’issue de sa garde à vue, Hassen Hammou a reconnu les faits et accepté, dans le huis clos d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une peine de deux mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité.

    La validation devant le juge, en audience publique, sera hésitante. « Il n’y a pas de peine partielle ici, sinon, c’est le procès », s’agacera le président du tribunal face aux hésitations de l’accusé. « Il n’a aucunement voulu nuire, son but était de savoir ce qu’il allait advenir de lui au sein du parti », explique l’avocate d’Hassen Hammou à la barre. Désigné chef de file des écologistes pour les municipales à Marseille, ce dernier croyait alors encore à une issue positive à son procès pour corruption de mineur, dont le délibéré est attendu le 16 décembre.

    « En se faisant passer pour Amine, il voulait tester la parole d’un membre de son parti pour savoir s’il était en quelque sorte loyal envers lui, s’il pouvait avoir son soutien en vue des élections », abonde Soraya Slimani, l’avocate d’Amine Kessaci. Reçu comme partie civile, il n’était pas présent à l’audience et réclamait un euro symbolique.

    Stratégie inchangée

    pour Les écologistes

    à la barre, son avocate souligne « la dignité » de son client, soucieux « d’apaiser le débat ». Dans un message qu’il l’a chargée de lire au tribunal, Amine Kessaci estime que « l’identité, le deuil et la parole ne sont pas des outils politiques ». « Il a été sidéré, consterné, attristé d’apprendre qu’un camarade qui partage les mêmes convictions, ait pu usurper son identité, son image, sa cause » et ait pu « parler à sa place », note l’avocate. Comme lui, Hassen Hammou avait fondé un collectif de soutien aux victimes du narcotrafic.

    Cette condamnation à trois ans d’inéligibilité scelle l’avenir politique immédiat d’Hassen Hammou, ex-membre du bureau national d’EELV, suspendu le 17 octobre puis exclu en décembre de son parti qui a exprimé son « profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci ».

    Le 2 janvier, le conseil statutaire d’EELV avait par ailleurs invalidé le vote des adhérents, portant sur la stratégie municipale et la désignation du chef de file, en annulant pour « irrégularités » l’AG qui avait servi de support. Un vote réalisé sous le contrôle de la tutelle nationale… La stratégie d’alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais reste toutefois la règle. Personne ne demande à la revoter, expliquait mardi Olivier Bertrand, responsable national des élections, à nos confrères du Monde, qui ont révélé l’information.

  • La gauche à Solliès-Pont invite à penser global pour agir localement

    La gauche à Solliès-Pont invite à penser global pour agir localement

    Le collectif qui regroupe des militants associatifs, politiques et des citoyens guidés par l’intérêt général, réaffirme en ce début d’année les valeurs de justice sociale, de solidarité, d’engagement écologiste et humaniste, qui président à ce rassemblement. Ainsi que ses ambitions pour cette commune varoise. Et cela tout en souhaitant ses meilleurs vœux à la population « dans un contexte planétaire et national compliqué ». C’est le moins qu’on puisse dire.

    « Solliès-Pont n’est pas un îlot isolé du monde, nous subissons, nous aussi, les conséquences des choix budgétaires qui ont des effets sur les collectivités, mais aussi des dérégulations géopolitiques et environnementales », commence Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes).

    Pour le responsable politique qui introduit la séance, le mot d’ordre « Penser global, agir localement » lui semble, plus que jamais, de circonstance.

    Difficile dans ce contexte en tout cas de se prétendre sincèrement apolitique si ce n’est pour des visées purement électoraliste. Et d’insister donc : « Nous nous ne sommes pas neutres, et nous avons l’honnêteté de déclarer notre engagement dans le respect des autres.»

    La liste candidate à la gestion de la collectivité et de la communauté de communes se revendique donc fièrement de gauche, écologiste et solidaire.

    « André Garron, se présente pour un 4e mandat, ça fait beaucoup ! », insiste le militant écologiste en expliquant vouloir analyser le bilan du maire sortant « en toute objectivité ». C’est-à-dire en reconnaissant « des avancées indéniables mais aussi des désaccords profonds ». Et de revenir donc sur une gestion que la gauche qualifie de « personnelle et autoritaire ». L’occasion de proposer à la population une véritable alternative dans ce domaine, en donnant plus de place au débat et à l’intelligence collective.

    Une véritable alternative progressiste

    L’équipe souhaite également réaffirmer son opposition totale au modèle de société porté par l’extrême droite, et ici sur ce territoire par la député Laure Lavalette (RN) et la candidate du parti à la flamme sur Solliès-Pont, Magali Brune. La stratégie de dédiabolisation ne change absolument rien au « fonds de commerce » dans lequel on retrouve, ajoute Jean-Pierre Luquand, « l’instrumentalisation des peurs, le rejet de l’autre et une politique antisociale ».

    La gauche propose tout au contraire « un projet d’avenir susceptible de répondre aux défis écologiques, sociaux et démocratiques ». Avec « une commune qui donne envie d’y vivre, plus solidaire, participative et citoyenne, et pleinement engagée dans la transition écologique ».

    Des objectifs clairs qui vont permettre de construire un programme dans le dialogue avec la population.

    C’est à Christiane Vincent (sympathisante PCF), la conseillère municipale et communautaire d’opposition sortante, à qui il revient l’honneur de conduire le collectif à la bagarre des municipales de mars prochain.

    « Militante politique, humanitaire et de solidarité, elle correspond aux valeurs que porte notre liste, et je voudrais souligner son courage quand elle s’est retrouvée souvent seule à la Communauté de communes Vallée du Gapeau (CCVG) pour tenir tête à l’ensemble. Il faut le faire », conclut Jean-Pierre Luquand.

    « On va porter la question de la démocratie comme un levier indispensable pour transformer la ville, ça peut aller d’un budget participatif à un référendum », intervient Alain Bolla (PCF).

    Pour le responsable politique, « il faut que les citoyens aient des pouvoirs de décision afin de prendre part aux transformations nécessaires ».

    Parmi les grands projets qui vont être mis en avant, on compte la création d’une régie agricole municipale qui fournira en produits sains les cantines scolaires de la ville.

  • Cyrille Blint rejoint Philippe Klein dans sa campagne

    Cyrille Blint rejoint Philippe Klein dans sa campagne

    C’est « un ralliement extrêmement important, résume Philippe Klein. Il est l’archétype de ce que peuvent être beaucoup d’Aixois (…) moi qui souhaite m’entourer de la société civile. » Élu d’opposition et référent local Horizons, il avait annoncé sa candidature aux municipales avant les fêtes, après avoir tendu la main à Sophie Joissains, maire (UDI) sortante. Sans « retour ». Le conseiller départemental du canton Aix 1, Cyrille Blint, également encarté Horizons a déclaré rejoindre le candidat dans sa campagne. « Le ralliement est logique, mais n’est pas lié qu’au statut Horizons, qui est de la politique nationale. La politique locale est bien différente, justifie Blint. Je constate, depuis le début de mon mandat d’énormes dysfonctionnements sur Aix, mais aussi dans ses quartiers et villages. Sur le terrain, les gens n’ont pas le sentiment d’être entendus. » L’élu départemental considère sa méthode de terrain « proche » de celle de Klein, qu’il qualifie de « proche des personnes ». La place de Blint dans la liste sera « déterminée collectivement », assure Klein.

  • Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Il a consulté sa famille avant de l’annoncer officiellement. Le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG) se lance dans la campagne des élections municipales pour briguer un quatrième mandat. « On ne se rend pas compte de l’investissement que ça représente d’être élu, il faut que je sois tourné vers la ville à 200%, donc il fallait que ce soit un choix collectif avec mes proches », explique-t-il.

    Ce « sacerdoce républicain », l’édile souhaite de nouveau l’endosser pour « protéger les habitants ». « Miramas n’est pas une ville riche, c’est une ville populaire. Elle est plus touchée par les effets du monde, les différentes crises – financières, sanitaires, énergétiques et autres -, donc il faut que sa population soit plus protégée au quotidien par la mairie. » Après avoir réalisé 90% du programme de 2020, malgré deux années compliquées dues au Covid-19, Frédéric Vigouroux a l’ambition « de continuer à transformer cette ville », la « préparer au développement économique, aux effets du changement climatique, préserver son environnement en assurant de l’habitat ».

    Des réunions thématiques

    Certains projets sont déjà dans les tuyaux : le nouveau pôle ferroviaire, la construction d’un hôtel des polices avenue Chalve, la mise en place d’une unité de production culinaire en collaboration avec la Ville de Saint-Chamas pour nourrir les enfants des écoles des deux communes avec des aliments bio et locaux, l’installation d’agriculteurs à Saint-Désiré, mais aussi de commerces à proximité d’Intermarché, de professionnels de santé à la maison pluridisciplinaire du nord de la Ville comme à la Boule Noire, ou encore la réouverture de l’ancien centre mutualiste de santé.

    Certains projets d’aménagement sont à définir avec les habitants. « J’habite la ville, mais je n’habite pas partout. Il faut utiliser les instances participatives pour imaginer la commune de demain », affirme Frédéric Vigouroux. Notamment sur la question du logement : « De nombreux jeunes Miramasséens veulent revenir ici bâtir leur famille, preuve que la ville est attractive. Ces gens nous demandent de construire. Donc on a un gros travail à faire sur le thème : comment la ville se réinvente sur elle-même, sans sur bétonner et en préservant la nature, l’environnement et l’agriculture. C’est ça qu’on va écrire avec les habitants dans le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal de 2028. »

    Des réunions thématiques seront organisées dans les semaines à venir pour co-construire le programme. La première aura lieu le 22 janvier. Le projet électoral définitif devrait être annoncé le 19 février. La liste, sans étiquette, est ouverte à tous les partis « sauf un ». Entendre : le RN. « Il y aura des visages connus, avec un rajeunissement mais une ossature importante de personnes expérimentées », affirme le maire candidat. Rendez-vous « dans quelques semaines », pour connaître les noms.

  • Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Nouvelles perquisitions au siège de 13 Habitat

    Mercredi, des enquêteurs de la Brigade en criminalité financière ont mené des perquisitions au siège de 13 Habitat (4e). Une information révélées par nos confrères de La Provence, confirmée par le parquet. Ces investigations pourraient s’inscrire dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte contre l’ancienne présidente du bailleur social public, Nora Preziosi, pour prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et recel.

    Elle fait suite aux révélations de Marsactu sur l’attribution d’un appartement à la mère de la conseillère départementale des Bouches-du-Rhône. Âgée de 92 ans, elle s’était vu proposer en 2023, un logement social de 90m2 aux Catalans (7e). Le bien a fait l’objet de travaux de rénovation à hauteur de 33 000 euros. L’attribution a été validée en commission, dans un contexte sensible en raison des fonctions occupées par Nora Preziosi au sein d’une structure liée au Conseil départemental. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’élue est intervenue, dans la procédure. Elle avait assuré s’être retirée de la commission d’attribution, tout en reconnaissant avoir donné des consignes.

    Depuis, Nora Preziosi a été écartée de la présidence du bailleur, et la rupture avec la présidente du Département, Martine Vassal (DVD), s’est transformée en conflit. Elle a annoncé sa candidature aux municipales à Marseille, aux côtés d’Erwan Davoux, ancien agent du département et auteur d’une plainte visant l’exécutif du CD13.